Papote d’auteur Mamie Danièle était avec Mehdy Brunet

Papote d’auteur Mamie Danièle était avec Mehdy Brunet

A l’occasion de la sortie de son troisième polar, Goliat, le 3 septembre dernier, Mehdy est venu se confier à Dany pour Collectif Polar.

 

Alors c’est parti pour les petites indiscrétions de Mamie Danièle et de Mehdy Brunet

Dany : Bonjour, Mehdy, merci de papoter avec nous … Trois romans au compteur mais les lecteurs ne te connaissent sans doute pas. Peux-tu te présenter ?

Mehdy Brunet : Bonjour Danièle, Je suis un papa de quatre enfants qui vit au fin fond du Médoc et je suis un technicien méthodes qui travaille dans l’industrie pour le secteur automobile. Rien de bien extraordinaire 

Dany : Es-tu lecteur ?

Mehdy : Oui, même si cela ne fait pas si longtemps que ça. J’ai longtemps détesté les livres, car je n’appréciais pas ce que l’on me forçait à lire lorsque j’étais enfant et ado.

J’ai donc beaucoup à découvrir.

Dany : Tu as tout même lu « en cachette » quand tu étais enfant ?

Mehdy : Non, mes seules lectures étaient essentiellement des bandes dessinées sur fond de westerns, de deuxième guerre mondiale et quelques Comics.

Ma maman m’obligeait parfois à ouvrir des romans pour me donner le goût de la lecture, mais ce qu’elle lisait ne me plaisait pas, alors je suis resté avec une mauvaise image des livres.

Dany : Quels sont tes modèles à part Clint

Mehdy : J’aime beaucoup Eddy Mitchell, je possède plus d’une dizaine d’albums de ce chanteur.

J’aime beaucoup Teddy Riner également, parce que je trouve qu’il démontre bien que même au sommet de son art un homme ne doit pas se reposer sur ses lauriers, mais au contraire continuer de travailler pour s’améliorer.

Aujourd’hui il y a aussi quelques auteurs, dont l’écriture a su me toucher particulièrement parce qu’ils ont mis en marche mon imaginaire, m’ont fait frissonner et même m’ont donné l’envie d’écrire moi-même, comme Patrick Graham ou Jean-Luc Bizien. J’affectionne une grande majorité des auteurs de la ligue de l’imaginaire.

Dany : Bon choix …

Quel livre aurais-tu aimé écrire ?

Mehdy : Sans aucune hésitation Tarzan of the apes de  Edgar Rice Burroughs et La planète des singes de Pierre Boulle.

Par contre il ne faut pas me demander pourquoi deux livres dont l’histoire se passe au milieu des singes, parce que je n’ai pas la réponse. J’ai dû en être un dans une autre vie, peut-être en suis-je encore un d’ailleurs 

Dany : Qu’est-ce qui t’a donné le désir d’écrire ?

Mehdy : Deux choses.

La première étant que parfois j’étais frustré par les réactions, ou actions, qui étaient données à certains personnages dans les romans que je lisais. Il m’arrivait de m’entendre dire « Mais non, pas comme ça ! » ou  » Va plus loin ! » J’ai donc voulu créer les miens.

La deuxième, et surement la plus importante, c’est que je me suis rendu compte que l’écriture pouvait réparer beaucoup de choses, ou au moins permettre d’en évacuer. Il y a un petit garçon en moi qui était empli de colère et j’ai pu me débarrasser d’une grande partie de celle-ci grâce à l’écriture.

Dany : Justement tes 3 romans sollicitent beaucoup les valeurs familiales. C’est ton côté petit garçon qui t’inspire ?

Mehdy : Le premier est clairement un problème à résoudre avec la relation père/fils, j’ai expulsé des choses tout en inventant une relation comme je l’aurais préférée. Mais c’est le seul dans lequel je me suis réellement impliqué. Ça a été très dur pour moi émotionnellement, car je découvrais des émotions que je ne connaissais pas.

Pour les deux autres, je ne me suis pas « impliqué » du tout personnellement. J’ai choisi des sujets qui me tenaient à cœur et je me suis contenté de me mettre dans la peau de mes personnages, j’ai pu découvrir d’autres sensations. Je me suis pris pour un metteur en scène et un acteur, j’ai adoré ça.

Dany : Tes deux premiers romans mettent en scène des héros récurrents … est-ce que tu comptes les réutiliser dans un prochain épisode ?

Mehdy : Aujourd’hui la réponse est oui, car j’aime beaucoup Kowalsky et Ackerman, mais tout est une question de temps. Mon métier me prend énormément de temps et d’énergie et j’ai d’autres projets, auxquels je tiens beaucoup, que je souhaiterais coucher sur papier avant.

Mais j’ai tout de même déjà une petite idée pour un retour de ces deux personnages.

Dany : Comment te vient l’idée d’une intrigue ?

Mehdy : C’est compliqué comme question.

Ce n’est pas une intrigue que je cherche, mais plutôt une émotion, découlant d’une catastrophe, vécue par un personnage choisi (que ce soit le gentil, ou le méchant). Je tisse ensuite l’histoire autour de ça sans savoir où aller, je me laisse guider.

Le prochain sera différent parce que, bien que tout sera romancé, j’écris sur des émotions que j’ai personnellement ressenties. La toile qui se tisse est plus facile à faire apparaître.

J’espère ne pas être trop long pour toi dans mes réponses. C’est un exercice dans lequel je ne me sens pas très à l’aise, je prends le temps de réfléchir à ce que je dis 

Dany : C’est pour ça qu’on choisit la formule « messenger » …

Le livre :  Goliat de Mehdy Brunet – Paru le 03 septembre 2020 chez Taurnada – collection Le tourbillon des mots – 9.99 € –  (256 pages) ; format 11 x 18 cm

4ème de couverture :

La mer de Barents, au large des côtes norvégiennes : Goliat, une plateforme pétrolière en proie aux éléments déchaînés, est le sinistre théâtre d’une série de meurtres odieux. David Corvin, ex-agent du FBI, va devoir utiliser toutes ses compétences pour stopper l’hécatombe. Mais au bout du chemin, il risque de perdre son âme…Et bien plus encore…

 

 

 

 

Passons à ton actualité, la sortie de Goliat … Tu nous en dis un peu plus que la 4ème de couverture ?

Mehdy : Pour Goliat je souhaitais parler du stress post-traumatique qui est vécu par d’anciens soldats. Ils doivent supporter des symptômes allant de l’insomnie à la dépression, en passant par les crises d’angoisse, les hallucinations, la violence et l’automutilation.

Je voulais également un lieu hostile au milieu d’éléments déchainés.

Je me suis basé sur de nombreux faits ayant existé pour écrire cette histoire. La plateforme Goliat elle-même existe bel et bien.

Dany : Mais tu as délocalisé tes personnages, hors de France, hors d’Europe … pourquoi quitter ta zone de confort ?

Mehdy : Pour moi, peu importe le lieu, si on se documente suffisamment rien n’empêche de situer l’histoire où on le souhaite.

Pour Goliat, je souhaitais que l’on ressente une sorte de huit clos, c’est pour ça que j’ai choisi une plateforme pétrolière et comme j’ai toujours rêvé de pouvoir voir un jour les eaux glacées de la mer Barents ainsi que les îles qui la composent, j’ai effectué des recherches dans ce sens.

Pour ce qui est de San Francisco, c’est le territoire de l’inspecteur Harry   et j’avais besoin du crash qui s’est passé là-bas en 2013 parce que la date concordait

Dany :  Est-ce que tu as visité une plateforme pétrolière pour t’imprégner de l’ambiance ?

Mehdy : Malheureusement non. Je dis malheureusement parce que j’aurais adoré vivre cette expérience pour savoir ce que l’on ressent lorsque l’on se retrouve sur un morceau de ferraille perdu en pleine mer. J’ai essayé d’entrer en contact avec la société propriétaire de Goliat, pour avoir quelques renseignements, mais ils n’ont pas accepté de répondre à mes questions. Il a fallu que je fasse jouer mon imagination.

Dany : En quoi Goliat est différent des deux précédents romans ?

Mehdy : La première des différences c’est que j’ai mis mes personnages « fétiches » de côté.

Dans Goliat on peut suivre la vie de plusieurs protagonistes à différentes époques. Et les flash-back ont une place particulière. Je pense également que, si dans les deux premiers on voyage déjà pas mal, là on va encore plus loin.

Dany : Peux-tu donner trois bonnes raisons de lire Goliat ?

Mehdy : La première, si cela pouvait permettre de se rendre compte que pour une grande partie des soldats qui y participent, les guerres ne sont jamais terminées.
La deuxième, si les quelques messages (bien que légers) sur fond d’écologie avaient un petit écho ce serait chouette.
La troisième, très personnelle, je n’ai aucune confiance en moi, alors j’ai besoin de savoir si au bout du troisième les lecteurs estiment que je dois continuer ou si tout simplement je ne suis pas fait pour écrire.

 

Dany : As-tu une question que je ne t’ai pas posée et à laquelle tu aurais aimé répondre ? Et ne parle pas de pains au chocolat 

Mehdy : Je ne t’en parlerais pas puisque l’essentiel est dit 

N’as-tu jamais été tenté d’écrire pour les plus jeunes, afin d’essayer de toucher les mômes qui, comme ça a pu l’être pour toi, n’aiment pas les livres ?

Dany : et le réponse est …

Mehdy : Ce serait mon rêve de pouvoir toucher les plus jeunes, en tout cas les ados, mais je crois qu’il me faut emmagasiner plus d’expérience avant de me lancer dans cette voix.

Dany : Avant de nous quitter as-tu un coup de gueule, un coup de cœur ?

Mehdy : Je suis un homme fatigué des coups de gueule, la vie m’a bien trop souvent obligé, et m’oblige encore aujourd’hui, à me rebeller, alors ce sera un coup de cœur.

Actuellement j’écris un quatre mains et je prends un plaisir immense dans cette nouvelle expérience.
Voilà Danièle, je pense avoir répondu à tout. 

Dany : Merci Mehdy d’avoir pris le temps de me répondre, malgré les soucis de réseau 

.. A bientôt et bonnes fin de vacances

Mehdy : Mais de rien, c’était parfait. Merci à toi également.

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