Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac

Le livre :  Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac – Paru le 17/09/2020 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir – 18.90 € (468 pages) ;  14 x  21 cm

 4ème de couverture :

Ce matin, la DRPJ de Versailles fourmille déjà. On vient de leur signaler un meurtre…
Malgré la fatigue d’une nuit de planque, la commandant Virginie Sevran est envoyée sur la scène de crime. Elle ne cache pas son soulagement d’y retrouver son ancien collègue et ami Pierre Biolet, qui a récemment quitté Clermont-Ferrand pour la rejoindre dans cette partie cossue de la région parisienne.
Sur place, ils découvrent le cadavre de Victor Bardier, bijoutier renommé installé rue du faubourg Saint-Honoré, profondément lacéré et baignant dans son sang. Le corps a été déplacé, la scène de crime n’a pas été correctement gelée, quant à la femme de la victime, elle a disparu… Et que dire de cette énigmatique gemmologue russe avec laquelle le joaillier travaillait depuis peu ?
De la place Vendôme au quartier des diamantaires d’Anvers, ce polar nous entraîne dans un monde confidentiel et feutré où, comme les diamants, la vérité comporte bien des facettes.

L’auteur : Cécile Cabanac a fait ses armes dans la presse écrite au journal Sud-Ouest avant de rejoindre TF1 comme JRI. Elle a intégré par la suite « Le Magazine de la santé », puis « Les Maternelles », réalisant en parallèle des documentaires pour France 5 et de nombreux numéros de « Faites entrer l’accusé ».
Elle est native du Pays basque où elle vit aujourd’hui avec son mari et leur fils. Requiem pour un diamant est son second roman.
Extraits :
 « Sur le trajet de l’hôpital, elle maugréa avec amertume. Ni elle ni ­William n’avaient pensé à vérifier le cahier de leur fille. Elle se faufila dans les avenues, pila devant un passage piéton, son attention happée par le serre-tête en velours bordeaux dans les cheveux coupés au carré de la femme qui traversait. Une troupe d’enfants, plus ou moins grands, tous en uniforme bleu marine, l’entourait. 
Une cane et ses canetons… Non, mais ils sont combien dans cette famille ? » 
 
« À deux pas de la gare d’Anvers, le quartier des diamantaires cachait jalousement ses trésors derrière de discrètes façades de bureaux grises. Quelques bijoutiers affichaient en vitrine une marchandise de seconde zone pour assurer le folklore touristique, mais c’était bien à l’écart, dans des étages aux vitres fumées, que se négociaient 70 % des diamants de la planète. 
Les rues étaient animées, partagées par les juifs orthodoxes en tenue traditionnelle et les marchands de pierres indiens venus en Europe leur tailler des croupières. Elena Pletchkova et Boris pressaient le pas pour se rendre chez les frères Rothman, qui comptaient parmi les quatre mille cinq cents diamantaires de la ville. » 
 

La chronique jubilatoire de Dany

Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac

Pour ce deuxième roman, Cécile Cabanac délaisse l’Auvergne et la ruralité pour installer son intrigue à Versailles. On aurait pu y trouver le triangle amoureux classique qui sombre dans le meurtre avec pour mobile la jalousie. C’est sans compter sur la densité et la complexité de cette histoire d’arnaque aux pierres précieuses avec l’incontournable intervention de truands des pays de l’est. Il est rare de voir apparaître dans le paysage urbain les policiers municipaux, dans ce roman leur présence est primordiale. Quant aux enquêteurs de la DRPJ, leur opiniâtreté aura raison des multiples fausses pistes. Deux sphères de compétences, deux approches. Que dire du détective privé en « guest star » : il vaut bien qu’on s’attarde sur son personnage.

Qui est Mathilde aux multiples facettes comme une pierre précieuse ? Ange ou démon ? Et Héléna, amoureuse éconduite du défunt joailler ou trafiquante de haut vol ? Une très large galerie de personnages à laquelle il faut ajouter les vrais méchants, les amoureux borderline …

Tous les ingrédients d’une bonne enquête dans ce polar rythmé, où l’auteure confirme son talent et sa rigueur dans le déroulement de l’action, sa précision de ton et la psychologie ambigüe de ses personnages, autant d’atouts pour une réussite. Presque 500 pages sans temps mort, un bon moment de lecture !

Lu en version numérique.

Je remercie 12/21 et Fleuve éditions

autre extrait :
« Dans l’échantillon d’humanité qui l’entourait, en cherchant bien, on trouverait certainement de petites escroqueries, de grandes tromperies, de gros mensonges et de sales secrets. Tout ça se dégageait des corps et des esprits. Sur le visage tendu d’un homme occupé à lire le journal, il voyait ceux qui arnaquaient le fisc. Dans le regard fuyant de tel autre en costard, ceux qui piquaient dans les caisses. Dans l’attitude perdue d’une femme qui s’agrippait à la barre métallique, une mère maltraitante, ou bien la meurtrière d’un mari violent… C’est ainsi qu’il voyait le monde. Tel un immense chaos sombre. Au milieu de ce désastre, dans le fond, il ne se trouvait pas si mal. » 

 

14 réflexions sur “Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac

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