Le cheptel  de Céline Denjean

Le livre : Le cheptel  de Céline Denjean. rééditer en poche le 9 janvier 2020 chez Pocket. 9€50. (939 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv

Juillet 2015. Un corps non identifié est retrouvé au bord d’une route des Cévennes. Les premières conclusions de l’enquête tombent rapidement : la victime a été tuée à l’issue d’une chasse à l’homme.

Alors que la piste suivie par les gendarmes nîmois les conduit à Toulouse, où ils devront collaborer avec l’équipe du capitaine Éloïse Bouquet, Interpol se manifeste : le meurtre appartient à une longue série de crimes irrésolus perpétrés sur le territoire européen. Pour les besoins de l’enquête, la cellule TEH – Trafic d’Êtres Humains – voit le jour.

Pris dans une effroyable descente jusqu’au coeur d’un réseau mêlant perversion et manipulation, les enquêteurs ne se doutent pas que la vie d’un septuagénaire en quête de ses origines et celle d’un adolescent piégé en montagne dépendent de leur réussite.

 

l’Auteur : Avec des grands-parents libraires, Céline Denjean a grandi au milieu des livres. Après avoir travaillé dans le domaine social, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. Elle est l’auteur de Voulez-vous tuer avec moi ce soir ? (Nouvelles Plumes, 2015 ; Pocket, 2016) et de La fille de Kali (Marabout, 2016).

 

Extraits : 
« J’ai 73 ans et je m’appelle Louis Barthes. C’est du moins ainsi que je me suis fait appeler toute ma vie, en témoigne la plaque de mon cabinet notarial du 4, rue de la République à Paris. Louis Barthes, c’est mon identité officielle, le nom et le prénom qui font de moi l’homme que je suis aujourd’hui, le socle de la vie que j’ai construite. Et tandis que, dans cette maison de Nogent-sur-Marne qui a connu mes pleurs, mes rires et mes rêves d’enfant, je revois mes premiers pas dans le grand escalier de bois ciré qui distribue les étages, j’ai le sentiment vertigineux et discordant de ma propre dislocation. Parce que mes yeux fixent avec ahurissement mon acte de décès. Un bout de papier jauni par les années, rédigé d’une plume d’antan par un médecin que j’ai très bien connu, notre médecin de famille, mort il y a désormais dix ans, le docteur Paradoux. Celui-là même qui soigna mes oreillons, diagnostiqua mon appendicite, sutura mon coude après une méchante chute d’un chêne centenaire du bois de Vincennes. Le bon docteur Paradoux dont je découvre aujourd’hui qu’il m’a déclaré mort le 18 juillet 1942 – mort subite du nourrisson – trois jours seulement après ma naissance. Comment ai-je ressuscité ? Telle est l’énigme insoluble et ténébreuse à laquelle je fais subitement face. »
« Et la question désormais de se poser avec toute l’inouïe violence qu’elle suppose : suis-je bien Louis Barthes ou Louis Barthes est-il décédé à l’âge de trois jours ? »

Le post-it de Ge

Juillet 2015. Alors que les policiers de la section de recherche de Nîmes enquêtent sur le meurtre d’une jeune femme, Louis Barthes, un notaire retraité, est à la recherche de sa soeur jumelle. Bruno, un adolescent surdoué, tombe dans un torrent et est secouru par une étrange communauté.

Un vieux notaire résolu à percer le secret de sa naissance.

Un ado piégé en montagne, un jour de rando.

Une jeune femme soumise aux ordres d’une mystérieuse Grande Prêtresse.

Entre ces trois êtres si dissemblables, il n’est qu’un seul point commun. Le Cheptel.

Intégrée à la cellule TEH – Trafic d’êtres humains – d’Interpol, l’équipe du capitaine Éloïse Bouquet remonte une piste rouge de sang. Celle d’un monde clandestin où l’homme n’est que bétail – une marchandise, un jouet – à la merci des vices des puissants.

Un polar français très bien écrit, très bien construit aussi. Des histoires qui s’emboite sur fond de dérives sectaire, de traite d’ëtre humain et de rafle.

Ce pavé une fois commencer est difficile à lacher.

Un véritable et pur coup de coeur.

Il faut dire que le cheptel a été récompensé par le Prix Polar du meilleur roman francophone 2018 (Cognac) et le prix de l’Embouchure 2018. Et c’est vraiment mérité. A découvrir de toute urgence.

 

autre extrait :
 C’est la rafle ! Encore une. Ces enfoirés de Boches n’en auront donc jamais assez ! Tu n’as même pas à réfléchir. Tu connais par cœur les gestes de survie. Tu es une grande, toi. Tirés de leur sommeil par le hurlement de l’alarme, les petits commencent à brailler. D’un bond, tu te lèves. Ta responsabilité à toi, c’est Onima. Le reste ne te regarde pas. Le reste s’organise sans toi. Chacun son rôle. Tu cours vers les berceaux alignés au fond du dortoir. Tu ne dois pas te tromper. Ce berceau, tu aurais pu y aller les yeux fermés mais… mais l’alarme est donnée. Le danger pointe. La survie du cheptel ne saurait souffrir aucune erreur.

6 réflexions sur “Le cheptel  de Céline Denjean

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