Papote d’auteur Isabelle Villain était avec Clarence Pitz

Papote d’auteur Isabelle Villain était avec Clarence Pitz

Le 12 octobre sort la nouvelle version de « La parole du chacal » de Clarence Pitz. Nouvelle version. Nouvelle couverture. Nouvelle maison d’édition : IFS/Phénix noir. Et en bonus une nouvelle en exclu ! Cela valait bien une petite mise en avant.

Pour quelle raison ? Car « La parole du chacal » est un roman qui fut l’un de mes coups de cœur de 2019. Parce que ce n’est pas juste un magnifique roman noir, c’est aussi une invitation au voyage, ultra documentée, angoissante et très bien écrite. Un thriller anthropologique étouffant. Clarence Pitz vous offre un aller simple pour le pays Dogon au Mali. Dès les premières lignes, vous serez happé par cette ambiance chaude et oppressante. Un voyage dont vous ne ressortirez pas indemne, je vous en fais la promesse.

Résumé : Réservez un séjour de rêve. Vivez un enfer. Juillet 2027. « Partez à la découverte du Mali et rencontrez son célèbre peuple, les Dogons ! Vous vivrez une expérience unique… » Claire aurait dû suivre son intuition et renoncer à ce voyage. Elle se retrouve plongée en plein cœur de la savane africaine, coincée dans un village isolé où le temps semble s’être figé. Un véritable caveau à ciel ouvert dont il est impossible de sortir. L’expérience va se révéler un peu trop unique… et terrifiante. Claire craint pour sa vie et celle de Sacha, son fils de dix ans. Pourquoi a-t-elle entraîné Sacha dans cet enfer ? Et pourquoi Armand, guide et spécialiste de la région, n’explique pas le comportement hostile des villageois alors qu’un étrange visiteur vient déposer chaque nuit de mystérieux objets près du garçon ? Clarence Pitz nous entraîne au Mali, aux confins de l’horreur, à travers un ethno-thriller singulier, machiavélique et d’une profonde intensité.

Découvrons maintenant qui se cache derrière cette auteure.

Papote d’auteur Isabelle Villain

était avec Clarence Pitz

Isa : Bonjour Clarence, peux-tu nous parler brièvement de toi ? Bonjour ! Je suis belge, j’ai 43 ans et je suis l’heureuse maman débordée de 4 ados. Après des études de Philo et Lettres et Sciences sociales, j’ai travaillé en librairie puis je me suis retrouvée à la tête du casier judiciaire de Bruxelles, fonction que j’ai abandonnée après 7 ans pour me tourner vers l’enseignement. Aujourd’hui, je suis chargée de cours et conseillère qualité dans le domaine de l’enseignement pour adultes. En dehors de lire et écrire, j’aime voyager, visiter des expos et manger (si vous avez faim pendant un salon, venez me voir, il y a toujours de la nourriture sur ma table).

CP : Cette nouvelle édition de la parole du chacal est un peu une renaissance. As-tu apporté des modifications, des corrections à l’histoire ? Pour ceux qui connaissent un peu mon parcours littéraire, cette nouvelle édition est une vraie résurrection. Qu’elle entre dans la collection Phénix noir est très symbolique pour moi. Je n’y ai pas apporté beaucoup de modifications. On va dire que mon chacal a reçu un léger lifting. La forme a été améliorée mais le fond reste le même. Ça a été un choix éditorial. Le livre avait reçu un très bon accueil lors de sa sortie en 2018, il valait donc mieux ne pas le dénaturer. Par contre, j’y ai ajouté une nouvelle qui vient éclairer le passé de deux personnages du livre. Certains lecteurs attendaient cette nouvelle version et je voulais leur offrir quelque chose de neuf.

 

Aurais-tu une petite anecdote à propos de ce livre ? On m’a parfois reproché le manque de vraisemblance dans la scène du marigot au début du livre. Or, cet incident m’est vraiment arrivé il y a 20 ans, au Mali, même si les conséquences ont été moins désastreuses. C’est donc, finalement, la scène la plus ancrée dans la réalité de tout le roman !

PS: depuis, j’ai toujours une petite appréhension quand je conduis sur une route au bord de l’eau. LOL.

 

Pour cette réédition, te sens-tu plus décontractée ou es-tu tout de même un peu stressée ?

Je suis encore plus stressée ! Les éditions IFS m’ont fait confiance et j’ai très envie que tout se passe pour le mieux. Recommencer à zéro n’est pas évident même si le défi est stimulant.

 

De par ta formation, les recherches sur le pays Dogon ont dû être facilitées ? As-tu tout de même appris des choses ?

J’avais déjà une bonne base. J’ai étudié la culture dogon pendant mes études et j’ai séjourné là-bas. Je donne cours en management du tourisme depuis plus de 10 ans, et donc, les thèmes abordés dans le roman ne m’étaient pas inconnus. Malgré tout, les recherches ont été colossales. Sans connaissances préalables, j’aurais été noyée.

 

Tes romans « la parole du chacal » et « Ineffaçables » sont très documentés. La partie « recherche » te prend-elle beaucoup de temps ?

La recherche me prend autant de temps que l’écriture. Mais j’adore ça ! J’aime chercher, découvrir, apprendre, transmettre. Je choisis des thèmes culturels et sociétaux qui m’interpellent et que j’ai envie d’approfondir.

 

Dans l’écriture d’un roman, il y a plusieurs étapes. As-tu préférence ? Concept de départ, recherches, écriture, corrections ?

J’aime toutes les étapes. La recherche, l’écriture, le travail avec mes bêtas lecteurs. Corriger les coquilles est sans doute le moins glamour mais c’est une étape obligatoire au cours de laquelle on peut aussi apprendre beaucoup.

 

Les voyages semblent représenter une part importante dans ta vie. Quel est ton plus beau souvenir de voyage et quel serait ton voyage de rêve ?

Mon voyage de rêve, sans hésiter : l’Île de Pâques. C’est d’ailleurs la seule chose que j’ai inscrite sur ma bucket list. Les statues moai me fascinent. J’ai déjà eu la chance de faire d’autres voyages fabuleux et je garde d’excellents souvenirs de chacun d’eux. Mon cœur penchera peut-être pour le mariage de ma sœur à l’île Maurice. Je ne l’avais pas vue depuis longtemps et elle me manquait beaucoup.

 

Entre ta vie de famille, ton travail et l’écriture, trouves-tu aussi le temps de lire ?

Je trouve peu de temps, mais j’en trouve ! En dehors des bêtas lectures et ouvrages scientifiques (pour la préparation de mes cours ou mes recherches), je lis en moyenne 3 livres par mois. Et je râle de ne pas pouvoir en lire plus.

 

Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

J’ai eu un récent coup de cœur pour l‘écriture sincère de Magali Collet dans La cave aux poupées. Le livre parle d’un sujet dur et classique de la littérature noire mais j’ai adoré la façon dont Magali l’a traité.

 

Par ces temps troublés, les lecteurs auront-ils la chance de te croiser en Belgique ou bien en France ?

J’ai quelques salons confirmés et d’autres qui doivent encore l’être. Je pense que les meilleures chances de me croiser, ce sera en Belgique, à l’Iris noir Bruxelles ou au Salon du livre du pays noir.

 

Pour conclure, un coup de gueule ? Un coup de cœur ?

Pas de coup de gueule mais un gros coup de cœur pour mes nouveaux éditeurs que j’adore et qui font un travail formidable.

Un grand merci Clarence pour cet entretien et je te souhaite plein de réussite avec cette nouvelle édition de la parole du chacal. Vous le méritez tous les deux !

Merci à toi Isabelle !

6 réflexions sur “Papote d’auteur Isabelle Villain était avec Clarence Pitz

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s