La légende de Jack, Hervé Gagnon

Le livre : La légende de Jack de Hervé Gagnon. Paru le 7 février 2019 chez 10/18 dans la collection Grands Détectives. 8€40. (428 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La légende de Jack

Montréal, par une étouffante nuit d’août 1891. Une prostituée est retrouvée sur le pavé mal famé du Red Light, égorgée et mutilée avec violence et précision. Joseph Laflamme, jeune journaliste dont la vie flotte quelque part entre la modestie et la misère, décide d’enquêter sur ce meurtre qui n’intéresse encore personne. Parce qu’il pense à Mary, la petite déesse des rues dont il est amoureux et qui aurait pu être la victime. Parce qu’il a désespérément besoin de vendre ses articles aussi. Ce qui ne tarde pas, le premier indice le mettant sur la piste d’un mystérieux ordre de francs-maçons. Et quand les meurtres s’enchaînent, c’est l’ombre du tristement mythique Jack l’Éventreur qui surgit. Quelqu’un imite-t-il le célèbre tueur ou Jack lui-même aurait-il traversé l’Atlantique ?

L’auteur :Historien et muséologue, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. Après Jack (prix Saint-Pacôme du premier roman policier, finaliste aux prix Tenebris et Arthur-Ellis 2015), Jeremiah (en nomination pour le prix Saint-Pacôme du meilleur roman policier 2015) Maria et Benjamin, il signe ici le cinquième tome des aventures de Joseph Laflamme.

 

 

Extraits :
« Le plus vieux métier du monde, disait-on. Martha Gallagher n’était peut-être pas instruite, mais elle n’était pas stupide non plus. Si le premier client avait eu de quoi payer, c’est qu’il existait forcément au moins un métier plus vieux que celui de prostituée. »
« D’expérience, il connaissait les endroits et les recoins les plus sensibles de son corps et savait les titiller avec un doigté à nul autre pareil. L’adorable petit efféminé était ce qu’aucune femme ne serait jamais : la délicatesse avec un sexe d’homme. Jack avait fait appel à ses services par le passé même s’il coûtait cher, car chaque seconde de la torture qu’il savait si bien infliger valait son pesant d’or.»
« Évidemment, dans les institutions catholiques, ces ouvrages sont interdits, au point qu’ils ne sont même pas conservés à l’index. Il faut protéger l’âme des fidèles, tu comprends ? Et surtout, les curés veulent préserver le contrôle qu’ils exercent sur leurs ouailles. Imagine l’anarchie s’ils se mettaient à penser librement dans une loge !   »
«Les gens riches allaient vers les jeunes poulettes alors qu’elle-même ne faisait plus que des passes au rabais à des ouvriers sales et pauvres. Bientôt, même toutes lumières éteintes, elle ne pourrait plus gagner sa vie.  »

Le post-it de Ge

La légende de Jack de Hervé Gagnon

Montréal, 1891. Le corps mutilé d’une prostituée est découvert. Il s’agit du début d’une série de meurtres qui ressemblent étrangement à ceux commis par Jack l’Eventreur quelques années plus tôt à Londres, mais ni la police ni la presse ne semblent s’y intéresser. Le journaliste Joseph Laflamme s’empare de l’enquête.

C’est avec ce titre que je découvre le nouvel univers de Hervé Gagnon. Il nous entraîne ici dans un pur polar historique.  Et c’est avec avidité que je dévore cette nouvelle série (Les enquêtes de Joseph Laflamme, journaliste) dans la collection grand détective.

Ici Hervé Gagnon transpose l’histoire de Jack the ripper de l’autre côté de l’atlantique, chez nos cousins québécois. Et pour l’occasion il nous fait découvrir la ville du Montréal au 19e. Il nous emmène dans le quartier mal famés du Red Light , on découvre les dessous de la ville, on y découvre aussi certain de ses secrets. Il nous parle de la vie et nous fait part de l’atmosphère fin de siècle dans la capitale provinciale. Il nous fait découvrir aussi l’histoire passionnante de la franc-maçonnerie au Québec.

Mais La légende de Jack c’est avant tout un excellent polar.

C’est une intrigue bien ficelée. C’est une tension qui monte crescendo, C’est des personnages haut en couleur auxquels on s’attache. C’est une écriture efficace. Pas une ligne de trop, pas un mot de trop.  C’est fluide, ça se dévore avec envie. On ne s’ennuie pas un instant dans cette terrible enquête et cerise sur le gâteau, l’auteur nous réserve un final hallucinant. Alors ne bouder votre plaisir.

Ah oui, après coup j’ai appris que La légende de Jack était le cinquième opus des enquêtes du journaliste Joseph Laflamme. Aussi je vais m’employer à trouver et lire les précédentes voire les suivantes.

 

 

7 réflexions sur “La légende de Jack, Hervé Gagnon

  1. Le patatras a eu lieu avec l’explication finale, chez moi. Les vieilles théories délirantes de Stephen Knight, non merci !

    De plus, l’assassinat de MJK, dans ce roman, semble avoir lieu dans une sorte de « pension » au premier étage, avec un couloir. Hors il a eu lieu au rez-de-chaussée, pas de couloir mais une pensionnaire au-dessus de la chambre de MJK. Avec Jack, je ne rigole pas 😉

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