Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard

Le livre :  Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard – Paru le 01/10/2020 chez Belfond – collection Thrillers – 19 € (336 pages) ; format 14 x 22 cm

4ème de couverture :

Lorsque vous lâchez la main de votre enfant, êtes-vous certain de pouvoir la serrer de nouveau un jour ?

Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine dans le naufrage d’un voilier, Sarah et Marc sont rongés par la culpabilité et la tristesse.

Jusqu’à ce que de nouvelles voisines emménagent sur le même palier avec leur enfant, Gabrielle, dont la ressemblance avec Clémentine est troublante. Au contact de cette adolescente vive et enjouée, Sarah reprend peu à peu goût à la vie.

Mais lorsque le destin de Gabrielle bascule dans l’indicible, les démons que Sarah avait cru pouvoir retenir se déchaînent une seconde fois.

Prends ma main, mon cœur. Ne la lâche pas, quoi qu’il arrive. Serre-la fort !

L’auteur : François-Xavier Dillard, né à Paris en 1971, sort son premier livre, Un vrai jeu d’enfant, aux éditions Fleuve noir en janvier 2012. Encouragé par deux nominations pour le prix Polar Cognac et le prix Plume de Cristal de Liège, son éditeur lui fait confiance et l’auteur récidive avec Fais-le pour maman en 2014. Également nommé pour le prix Polar de Cognac, ce roman obtiendra en 2017 le prix Pocket des nouvelles voix du Polar pour son édition poche.
En 2016 l’auteur propose un roman à quatre mains, Austerlitz 10,5 aux éditions Belfond, un thriller d’anticipation autour de la crue de la Seine qu’il co-écrit avec Anne-Laure Béatrix, Directrice des relations extérieures du Louvre.
En juin 2017 sort aux éditions Belfond Ne dis rien à papa, thriller psychologique clin d’œil à Fais-le pour maman, présélectionné pour le prix Polar de Cognac 2017. Prendre un enfant par la main est son sixième roman.
Marié et père de trois enfants, Agathe, Castille et Gaspard, François-Xavier Dillard vit à Tours.
Extraits :
« — Nous allons changer tout ça, je te le promets, mon chéri. Maman est encore très triste. Et moi aussi. Mais je te jure que nous allons essayer. On ne s’est sûrement pas assez occupés de toi, de ta sœur. De votre chagrin, de ta peine…
— Arrête, papa. Je n’ai plus vraiment de chagrin, enfin, c’est plus le même. Ça fait quatre ans… Elle me manque aussi mais moi, je veux vivre normalement, comme avant. Il faut que tu le dises à maman. Il faut que tu lui dises que je l’aime, que c’est elle qui me manque, maintenant.
Marc est bouleversé. Ces quatre dernières années, il a été comme absent de sa propre existence, il le comprend à présent. Et il imagine les dégâts que cela a pu provoquer chez ses enfants. Et chez sa femme. »
« Marc entre dans le salon, Gaspard est vautré sur le canapé, il joue au foot sur son iPad. En réseau, avec des copains. Parfois, son père a envie de prendre un marteau et de cogner une bonne fois pour toutes, de toutes ses forces, sur cette maudite tablette. Et puis après, il lui apporterait un livre, un vrai livre avec des pages qu’il faut tourner. Il poserait le bouquin par terre, à côté de l’iPad fracassé, et il donnerait aussi un grand coup de marteau dessus. Et puis il montrerait le résultat à Gaspard en disant : « Tu vois, le livre est plus fort que ta tablette. »
Quand je vois ça, je me demande soudain : pourquoi les enfants n’obéissent-ils pas à leurs parents ? … Parce que ça semble simple, en vrai, vu de loin. Les parents disent ce que doivent faire les enfants, et les enfants obéissent. Mais même les petits enfants ont leur libre arbitre. Ils ont des désirs, des envies, ils sont curieux, ils veulent explorer le monde qui s’offre à eux. Sans contrainte, sans obstacle. Ils testent la réalité de l’univers, ils grandissent et se font leur propre expérience. Et parfois, ça fait mal, ça blesse. Parfois, ça tue… Personne n’y peut rien. On ne peut pas passer sa vie à tenir la main de ses enfants. C’est comme ça. »

La chronique jubilatoire de Dany

Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard

Marc a pris d’énormes risques en embarquant son épouse Sarah et ses deux enfants pour une traversée par très gros temps. … Accident et la jeune Clémence disparaît en mer. La famille, quatre ans après le drame reste inconsolable, s’abîmant dans l’alcool et le jeu pour le père, la névrose pour la mère, la culpabilité pour le jeune frère.

Jusqu’à ce que Gabrielle apparaisse dans leur voisinage, même âge et ressemblance troublante avec la disparue. Sarah va faire un transfert mais Gabrielle n’est pas la jeune fille parfaite qu’elle aurait souhaitée …les relations entre voisins vont se détériorer et les « fausses pistes » quant au sort de Gabrielle vont égarer le lecteur. Le lecteur tout perspicace qu’il est, va être sûr d’avoir la clef bien avant la fin du roman … Que nenni, c’est sans compter sur le talent de conteur de François-Xavier Dillard, qui a plus d’une fausse piste dans la manche !
De bons personnages avec cette famille meurtrie, Marie la voisine encombrante, et Gabrielle et ses deux mères, certes dans un contexte qui ne connait pas la crise mais cependant pas exempt de risques. Tout y est pour provoquer l’empathie.

Très bon roman psychologique que je recommande, où la famille tient le rôle principal comme dans les précédents thrillers de François-Xavier Dillard et où le contexte nous fait dire que ça peut arriver près de chez nous ! Restons vigilant à la souffrance qui nous entoure pour venir en aide, prévenir les désastres et soyons prêts à prendre un enfant par la main.

En relisant la bibliographie de l’auteur, je me rends compte que je n’ai pas lu le millésime 2018 … je vais donc l’écouter puisqu’il me dit « Réveille-toi ! » …

Lu en version numérique 11.99 €

Je remercie les éditions Belfond et #Prendreunenfantparlamain #NetGalleyFrance

 

Autres extraits :
« — Chloé Montaigu, trente et un ans, blonde, un mètre soixante-douze, née le 18 janvier 1989 à Neuilly-sur-Seine dans le département…
— C’est bon ! Je sais où est Neuilly. Allez à l’essentiel, SVP !
— OK, OK, mais c’est pour bien s’imprégner, chef, c’est vous qui n’arrêtez pas de dire qu’il faut se mettre dans la peau de la personne disparue, qu’il faut « être » cette personne.
— Oui ? J’ai dit ça ? … Et sûrement plein d’autres conneries. Vous n’êtes pas obligé de tout retenir… Ce qui m’intéresse, ce sont ses dernières prouesses, pas ses photos de naissance. »
« Le seul avantage, c’est que plus elle travaille dans ce service, moins elle regrette de ne pas avoir eu d’enfants. Si c’est pour qu’il finisse violé par un éducateur sportif ou un ami de la famille, martyrisé par ses camarades de classe, camé à mort dans une cave ou enlevé et assassiné par un tueur en série, autant lui épargner ce séjour sur notre terre de cinglés. En peu de temps, elle a déjà vu, à plusieurs reprises, chacun de ces cas se présenter dans le service. À part les serial killers, qui, fort heureusement, restent encore assez exceptionnels et plutôt cantonnés dans l’est de la France. »

 

3 réflexions sur “Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard

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