Recherchée, Karin Alvtegen

le livre : Recherchée de  Karin Alvtegen. Traduit du suédois par Philippe Bouquet. Paru le 21 octobre 2005. chez  Point Seuil dans la collection  Point Policier. 7€10. (274 p.) ; 19 x 11 cm

4e de couv :

Recherchée

Ce n’était qu’un malheureux concours de circonstances ! Pourtant, Sibylla se retrouve impliquée malgré elle dans un sauvage assassinat, et tout la désigne comme la parfaite coupable – elle était en compagnie de la victime durant ses dernières heures… Bientôt, d’autres meurtres sont perpétrés, signés de son propre nom… Recherchée dans toute la Suède, Sibylla peut heureusement compter sur l’aide de son ami Patrik pour démasquer le véritable assassin.

« La peur lui faisait venir un goût de sang à la bouche. »

« Les personnages de Karin Alvtegen évoluent dans un monde sauvage où l’homme est un loup pour l’homme, où l’agneau lui-même n’est jamais totalement inoffensif. »
Le Monde

L’auteur : Karin Alvtegen est née à Stockholm en 1965.    Ayant sombré dans une profonde dépression après la mort accidentelle de son frère, c’est l’écriture qui a aidé Karin Alvtegen à se sortir de l’abîme. Son premier roman fut un succès énorme et fit d’elle l’une des jeunes auteurs suédoises les plus en vue. Recherchée, son deuxième livre est couronné de plusieurs prix. Traduite en 20 langues, elle sera peut-être un jour aussi connue qu’un autre membre célèbre de sa famille : sa grand-tante, Astrid Lindgren, la créatrice de l’inoubliable Fifi Brin d’acier… Recherchée a reçu le prix Glasnyckeln 2 000 (prix du meilleur roman policier nordique) et fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Il a été publié dans 20 pays.

Extrait
 
   Lorsqu’elle se réveilla, le lendemain matin, elle sentit dans tout son corps que quelque chose n’allait pas. Elle éprouvait un sentiment de claustration, dans cette cabane, et désirait en sortir. Le poêle s’était éteint et elle avait froid. Heureusement, sa gorge allait mieux. La veille au soir, elle avait eu peur d’avoir attrapé une angine. Pour guérir cela, il fallait de la pénicilline. Or, il n’était pas facile de se présenter chez un docteur sans carte de Sécurité sociale. Elle était donc heureuse que ce ne soit pas nécessaire.
   Surtout qu’elle était recherchée par la police.
   Et puis elle avait faim. Elle mangea le reste de son pain mais n’avait rien à boire car elle avait fini sa boisson gazeuse lors de son repas du soir. Elle acheva son petit déjeuner avec la tomate et la dernière pomme.
   Puis elle commença à faire son sac. Elle remit soigneusement à leur place le chandelier et la coupe. Après avoir replié et rangé les coussins, elle vérifia que tout était en ordre puis jeta son sac sur son épaule et ouvrit la porte. La main sur la poignée, elle hésité un instant.

Le post-it de Ge

Recherchée, Karin Alvtegen

 

Depuis 15 ans, Sybilla vit dans l’ombre, fuyant le souvenir d’une enfance malheureuse. Traumatisée par cette enfance heurtée auprès de parents sans tendresse, Sybilla mène une existence marginale. Sans domicile fixe, elle réussit néanmoins à s’attirer les bonnes grâces de solitaire auquel elle tient compagnie en échange d’un repas voire d’un gîte.
Une nuit l’homme qui l’accompagner et sauvagement tué.
Ce n’était qu’un malheureux concours de circonstances ! Pourtant, Sibylla se retrouve impliquée malgré elle dans un sauvage assassinat, et tout la désigne comme la parfaite coupable – elle était en compagnie de la victime durant ses dernières heures…
Bientôt, d’autres meurtres sont perpétrés, signés de son propre nom… Recherchée dans toute la Suède, Consciente de faire une coupable idéale elle s ‘enfuit décidée à démasquer seul l’assassin.
Alors que les meurtres se multiplient et que la police mise sur sa piste elle trouve dans sa clandestinité forcée un précieux allié en la personne d’un adolescent de 15 ans passionné d’informatique. Sibylla peut heureusement compter sur l’aide de son nouvel ami Patrik pour démasquer le véritable assassin.
Thriller psychologique où le passé répond sans cesse au présent et dans lequel l’enquête policière se double d’une réflexion sur la marginalisation d’un individu dans la société. Récit tendu du d’une enquête menée dans des conditions particulièrement angoissante. Ce second livre de l’auteur publié en français fais preuve d’une remarquable intensité.

 

Autre extrait :
   Presque tous les après-midi, après ce premier tour en voiture, elle s’arrêta un moment pour voir Micke. Elle resta de plus en plus longtemps et, pour finir, elle renonça à ses promenades et se rendit tout droit à la maison de l’association. Elle fit la connaissance des autres membres, tous des garçons de l’âge de Micke, et, pour la première fois, elle eut l’impression qu’on voulait bien d’elle quelque part. C’était Micke qui l’avait introduite et cela suffisait aux autres, ils n’avaient pas besoin d’en savoir plus sur elle. Ils ne semblaient même pas se soucier qu’elle soit la fille des Forsenström.
   Mais le mieux, c’était quand ils étaient seuls, tous les deux, dans le garage. Micke n’était plus le même, alors, et il lui apprenait tout ce qu’il savait sur les moteurs et les voitures. Parfois, il l’emmenait faire un tour quand il était vraiment de bonne humeur, il la laissait conduire un peu sur une route de forêt. La première fois, elle était assise sur ses genoux. Elle sentit ses cuisses sous les siennes et son ventre contre ses fesses. Cela lui fit un drôle d’effet. C’était à la fois chaud et excitant. Et il avait posé ses mains sur les siennes, sur le volant.
   C’est après cette fois-là qu’elle avait écrit son nom sous la chaise de son bureau, dans sa chambre. Son secret. Un secret qui lui conférait une force étrange. Cela se voyait peut-être sur elle – ou alors c’était elle qui n’entendait plus ; toujours est-il que les moqueries cessèrent et que l’existence lui fut plus facile.
   Elle n’attendait qu’une seule chose, toute la journée ; le moment de le revoir. Son odeur, quand il était près d’elle pour lui montrer un détail, sous le capot. Elle admirait cette somme de connaissances et elle aimait vois ses mains caresser les différentes parties du moteur.
   Elle ne désirait qu’une seule chose : être avec lui, seule avec lui.
   Comme lui.

4 réflexions sur “Recherchée, Karin Alvtegen

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s