La peine du bourreau d’Estelle Tharreau

Aujourd’hui c’est Triple Chronique sur Collectif Polar. Incroyable, deux Flingueuses et une Indic ont toutes les trois lu le même polar. Mais vont-elles pour autant être d’accord sur leur ressenti. Rien n’est moins sur. Aussi je vous propose de comparer leur avis. Pour cela tout au long de la journée, chacune à leur tour, nos chroniqueuses viendront nous dire ce qu’elles en ont pensé.

Et ce matin c’est Isabelle Villain qui nous propose son billet sur le dernier polar d’Estelle Tharreau


Le livre : La peine du bourreau d’Estelle Tharreau. Paru  le 1er octobre 2020 chez Taurnada éditions dans la collection Le tourbillons des mots. 9€99. (249 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.

Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.

Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls. Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.

Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.

Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

L’auteur :Estelle Tharreau. Passionnée par la littérature, elle se consacre entièrement à l’écriture depuis 2016. « La Peine du bourreau » est son 5e roman.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait : 
Le vieux gardien lui remit les menottes avec calme et douceur. Il avait vu des hommes tenter un baroud d’honneur en resquillant et en les insultant. Il avait vu des hommes devenir hystériques et tenter de se faire du mal pu d’en faire à leurs geôliers. Mais la plupart du temps, il les avait vus pleurer. Même les plus durs avaient eu un passage de désespoir en repensant à leur simulacre de vie passée et de profond abattement face à la faucheuse en chemin. Plus rarement, il avait vu des hommes se contenir et s’avancer dignement vers la mort.

 

Chronique de Flingueuse, l’Avis d’Isa

La peine du bourreau d’Estelle Tharreau

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler du dernier roman d’Estelle Tharreau paru le 1er octobre chez Taurnada.

Mon histoire avec Estelle remonte au printemps 2018. Lorsque Joël Maissa a commencé à s’intéresser à mon « mauvais genre », j’ai décidé de me plonger dans le catalogue Taurnada pour me faire une petite idée. J’ai acheté « De la terre dans la bouche » et j’avoue avoir été bluffée. Puis ce fut le choc de « Mon ombre assassine ». Mais ici avec « La peine du bourreau », je trouve qu’Estelle a franchi un nouveau palier.

J’ai été littéralement happée par ce roman noir, car ici c’est bien de cela dont on va parler. Un roman noir dans la pure tradition américaine.

Un roman ultra documenté sur le système carcéral américain, sur l’état du Texas où la suprématie blanche et le racisme sont encore très présents, sur les partisans et les opposants à la peine de mort.

Un roman très visuel grâce à cette écriture fluide et concise : on est transporté au Texas, on ressent l’enfermement, la prison, la cellule. On se retrouve à l’extérieur de la prison avec les manifestants des deux camps qui s’affrontent, les médias.

Un compte à rebours coup de poing qui va retracer les 4 dernières heures d’un condamné.

4 heures de discussion entre le matricule Ed0451, coupable de 5 homicides, le gouverneur du Texas et Mac Coy, le bourreau, qui a passé 42 ans dans ce couloir de la mort.

4 heures pour savoir si le gouverneur va accorder ou non la grâce au matricule 0451.

4 heures pour découvrir la vie des protagonistes, mais aussi celle des condamnés à mort que Mac Coy a côtoyés.

Un roman qui interroge, mais ne comptez pas sur Estelle pour vous apporter une réponse à vos questions. Elle demeurera sur un fil tout au long du récit, d’une totale objectivité. Pas un seul mot ne fera pencher la balance dans un camp ou dans l’autre.

Vous l’aurez compris cette peine du bourreau est un coup de cœur. J’ai toujours apprécié les romans et les films qui touchent à cette thématique. La ligne verte reste pour moi un modèle du genre. Ce que j’apprécie aussi chez Estelle c’est cette capacité à se renouveler sans cesse. Et franchement… l’exercice n’est pas simple. Quant au final… quel final époustouflant. J’ai dû relire certains passages pour m’assurer d’avoir tout bien compris. Quel twist !

Ce roman est simplement poignant, touchant, émouvant, bluffant.

Une merveilleuse lecture dont je me souviendrais longtemps !

 

9 réflexions sur “La peine du bourreau d’Estelle Tharreau

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s