Les derniers parfaits, Paul Beorn

Le livre : Les derniers parfaits, Paul Beorn. Paru le 21 novembre 2012 chez Mnémos dans la collection Mnémos DéDales. 21€ (321 p.) ; 24 x 16 cm. Réédité en poche  le 5 juin 2014 dans la collection Hélios. (554 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Dans le royaume de France ravagé par la guerre contre les légions catharis d’Occitania, Cristo, un soldat prisonnier, échappe à ses geôliers enchaîné à trois compagnons d’infortune. Les quatre fuyards que tout oppose doivent s’entraider pour survivre, contraints de se cacher puis d’emprunter les chemins de traverse. Commence alors pour eux une haletante course-poursuite à travers un pays ennemi dominé par des démons et vivant sous le joug d’une Église catharis fanatisée. Ici, dans les vestiges d’un antique Empire disparu, une magie ancienne continue de survivre dans des talismans et d’immenses tours-statues. Au coeur des forêts profondes et des montagnes déchiquetées des terres occitanes, pris dans le fracas des combats, Cristo et ses compagnons prendront conscience de porter en eux un pouvoir insoupçonné. Ils verront leur destin basculer et le monde trembler sous leurs pas.

Paul Beorn nous propose un roman de Fantasy sombre et sans retour, aux références dantesques et boschiennes, tant les visions horrifiques qu’il crée nous rappellent certaines des figures de ces deux artistes du Moyen Âge.

l’auteur : Paul Beorn, de son vrai nom Paul Couaillier est née le 24 novembre 1977 à La Rochelle. Amoureux des littératures de l’imaginaire, Paul Beorn a commencé par publier des nouvelles, mais c’est de la Fantasy que naissent ses romans. Après le cycle remarqué de La Pucelle de Diable-Vert publié aux Éditions Mnémos en 2010, avec ce nouveau roman il continue de tracer une voie originale et personnelle dans la Fantasy, loin des poncifs tolkienniens pour s’emparer enfin du folklore si riche du passé médiéval de notre pays.
extrait :
Un bloc de pierre jeté par une catapulte de la citadelle s’éleva dans les airs et retomba presque à la verticale. Plaqué à terre par la violence du choc, le second homme de la chaîne regarda tout ce qui restait de son camarade de devant : un bracelet de fer noir, une main aux ongles crasseux et un moignon de bras déchiqueté à hauteur du coude.
— Avancez ! Avancez ! hurla le mercenaire en remontant la file des prisonniers.
Le sifflement du fouet fit sursauter Cristo avant même qu’il n’en sente la morsure sur ses épaules.
La boue maculait ses cheveux courts d’un noir d’encre. Son caraco de soie déchiré, souvenir des circonstances de sa capture, lui collait à la peau et lui rentrait dans la chair – avec un jupon de femme, c’était les seuls vêtements qu’il portait.
Pataugeant dans la fange, les prisonniers se relevèrent et rajustèrent les sangles du harnais qui leur sciaient les épaules. Le traîneau s’ébranla derrière eux, renversant une partie de son chargement de terre et de rocs. Ils marchaient l’échine ployée, portant sur le dos quelques planches clouées, censées les protéger des flèches. Une pluie violente crépitait sur le bois, s’infiltrait par les interstices et formait des rigoles qui coulaient sur leurs mains et dans leurs cheveux.
Encore combien de pas jusqu’aux douves ?
Un goût métallique lui emplissait la bouche depuis ce coup de gantelet porté par un gardien, qui lui avait brisé une dent. Toute la journée, ils avaient creusé des tranchées et monté des palissades autour de la citadelle sous une grêle de caillasses jetée par les bricoles des assiégés. Cristo avait eu pour consigne d’allumer des feux de branches mortes autour de ses camarades pour brouiller la vue des archers ennemis. L’odeur de la fumée imprégnait encore sa peau.
Puis on les avait enchaînés aux poignets par lignes de vingt hommes. Depuis, ils comblaient les douves devant la courtine sud en vue d’un assaut le lendemain.

Le post-it de Ge

Paul Beorn, le dernier parfait

Fin du XIIe siècle dans le pays occitan. Une forteresse franque est investie par des cathares dévoyés qui ont fait appel à des créatures infernales. Cristo réussi à s’enfuir avec trois compagnons. Cette troupe s’engage alors dans un périple au milieu des armées cathares, des démons et des corps mutilés et croise sur son chemin une forteresse-prison et le village des derniers vrais parfaits.

Je ne sais pas vous, mais personnellement j’ai depuis toujours enfin depuis mes 10 ans été intéressée par la croisade des albigeois. Par ces cathares qui en ce 12e siècle cherchaient la meilleure façon de croire en un dieu miséricordieux. Par cette imagerie du chevalier parfait, tout comme j’ai aimé avant cela les aventures arthuriennes et ses chevaliers de la table ronde puis m’intéresser aux templiers et aux croisades. Mais aussi aux légendes qui entouraient tout cela.

Aussi quand j’ai vu la superbe couverture de ce roman je n’ai su y résister.

Et j’ai vraiment bien fait car ce fout une des bonnes surprises du début de l’année : l’histoire m’emballait à première vue, maisil fallait encore que j’accroche à cette histoire et il faut bien le dire… Une fois commencé, impossible de lâcher ce livre !

Ce qui m’a plu :

Le contexte historique, l’auteur nous transporte en Occitanie après la croisade des Albigeois. Une période trouble et marquante de cette région.

Les personnage complexes. Les antagonismes qui les agitent. Leurs affrontements…

La religion secouée par des bouleversements afin d’en tirer le meilleurs (ou le pire, c’est selon). Cette religion nouvelle sans aucun manichéisme.

Mais j’ai aussi aimé la magie qui émane de ce titre. Celle des maléficiats aussi bien sur.

J’aimé imaginé aussi les paysages, je voyais tout cela se dérouler sous mes yeux.

L’auteur distille à merveilles ses connaissances historique et les mêlent à merveille à son univers onirique et féérique

Paul Beorn nous offre là un véritable récit d’aventure où s’entrelassent dépaysement et émerveillements. De la fantasy épique sombre comme on l’aime, une pure réussite, un pur régal

4 réflexions sur “Les derniers parfaits, Paul Beorn

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s