Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Estelle Tharreau

Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Estelle Tharreau

Il y a quelques jours Isabelle V notre Flingueuse nous disait tout le bien qu’elle avait pensé du dernier roman d’Estelle Thareau

« La peine du Bourreau » .

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.

Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.

Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls. Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.

Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.

Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

Aujourd’hui elle nous propose une petite interview exclusive de son auteur.

Je vous laisse avec cette papote entre  nos deux auteures


Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Estelle Tharreau

Bonjour Estelle, pour ceux qui ne te connaissent pas encore très bien, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 46 ans et je vis à Dakar depuis quelques mois. Je me suis lancée dans l’aventure de l’écriture en 2015 et mon cinquième roman est paru le 1er octobre dernier aux Éditions Taurnada qui m’ont donné ma chance et me suivent depuis. Je n’en dirai pas plus, car je ne suis définitivement pas douée pour ces exercices de présentation.

As-tu une autre passion que l’écriture ?

La lecture.

Peux-tu me citer un livre qui t’accompagne ?

Les raisins de la colère de John Steinbeck.

Une chanson ?

Un bel dì, vedremo (Madame Butterfly de Puccini).

Un film ?

Mississipi Burning d’Alan Parker.

Un voyage ?

Les peintures d’Edward Hopper.

Tu écris depuis combien d’années ?

Une vieille envie, mais pas de poèmes de jeunesse, de concours de nouvelles ou de pièces de théâtre inachevées. En clair, pas une ligne avant 2015.

Te considères-tu comme une grosse lectrice ? et si oui quel est ton genre de prédilection ?

Gargantuesque depuis des années. Très classiques français dans ma jeunesse, je me suis ouverte à la littérature étrangère et enfin à la littérature noire. Mon genre de prédilection est le roman noir et j’insiste sur le terme « roman noir », pas exclusivement le polar ou le thriller, mais le roman réaliste très sombre. Ce genre à cheval entre la littérature blanche dramatique et le polar. Un genre qui trouve difficilement sa place dans notre époque où toute chose et toute personne doit rentrer dans une case marketing de préférence, politique correct au pire.

« La peine du bourreau » est ton 5ème roman édité chez Taurnada. Une belle histoire ! Comment parviens-tu à te renouveler à chaque roman ?

A chaque roman j’ai envie d’explorer une thématique, mais également une narration particulière. Je suis quelqu’un qui s’ennuie très rapidement…

Comment trouves-tu l’idée de tes thèmes et combien de temps consacres-tu à tes recherches ?

Je pars toujours d’un sujet qui me pose question. En principe, je passe deux à quatre mois à me documenter selon les thèmes. Les recherches les plus longues ont duré six mois. Dans cette phase de recherche, outre la lecture, je consacre beaucoup de temps au choix de ma bibliographie et à la synthèse de mes notes.

Tu es plutôt du genre « plan super détaillé » ou « écriture au fil de l’eau » ?

Sans hésitation : un plan super, super détaillé où, pour chaque scène, je cale l’intrigue, l’ambiance, les lieux, l’évolution psychologique des personnages et parfois même le champ lexical. J’ai tout un tas de codes couleurs et graphiques pour me repérer. Mais attention, lors de la rédaction, ce plan varie toujours, car le roman prend vie tout comme les personnages qui évoluent presque malgré moi. Donc je m’adapte même si le manuscrit final reste fidèle au plan de départ.

Tu as quitté la France pour l’Afrique. Penses-tu que cette nouvelle vie va t’inspirer pour un prochain roman ?

Certainement.  Le décalage est tel qu’il est impossible d’empêcher l’imagination de s’emballer. Mais je pense qu’il faudra du temps et du recul pour digérer tout cela.

Pour conclure, un coup de cœur ?

James Ellroy encore et toujours.

Un coup de gueule ?

Ne jamais rester en surface, réfléchir à ce qu’on voit, entend et lit. Ne pas être consommateur d’idées et d’éléments de langage.

Et un dernier petit mot ?

Un merci aux ceux qui m’ont donné ma chance, à ceux qui me suivent depuis le début de cette aventure, à ceux qui me découvrent aujourd’hui et surtout à tous ceux qui ouvrent encore des livres quelque soit l’auteur ou le genre littéraire.

Un grand merci pour ta disponibilité Estelle.

Merci à toi.

4 réflexions sur “Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Estelle Tharreau

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