Kawa littéraire hors les murs, épisode 1

Kawa littéraire hors les murs, épisode 1

La pandémie qui sévit actuellement a fortement perturbé nos activités culturelles tout ce printemps et même cet été.

Aussi depuis fin février nous n’avons pas pu réunir notre club de lecteurs.

Notre bibliothèque étant fermé pour travaux, chacun de nous avons été dispersé dans le réseau parisien au gré des besoin de celui-ci. 

Personnellement, j’ai eu de la chance car je suis restée dans mon arrondissement, venant en renfort à la bibliothèque Violette Leduc durant tout l’été. Ainsi j’ai pu organiser 3 rencontres de notre groupe de lecture 

Ici je vais vous parler du 1er Kawa littéraire de l’été.


 

Kawa littéraire hors les murs, épisode 1

 

Quel ne fut pas notre contentement de pouvoir enfin nous réunir en petit comité durant l’été à Paris.

Bien sur nous avons suivi les consigne sanitaire prévues par le gouvernement.

Nous nous sommes donc vu en extérieur, puisque les réunions ne pouvait avoir lieu dans nos bibliothèques. Nous avons respecter la jauge de 10 personnes maximum et respecté aussi les gestes barrières préconisé cet été.

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvé dans un square du 11e arrondissement

Rendez vous était pris le 30 juillet au jardin Folie-Titon entre le métro Charonne sur la ligne 9 et Faidherbe sur la 8 

L’heure de rendez-vous : 14h30

Ainsi entre 14h30 et 17h nous avions 2h30 pour nous raconter toutes ou en partie nos belles lectures du confinement.

Cela a été un plaisir de revoir nos lecteurs et lectrices aussi enthousiastes autour de nos lectures partagées.

 

 

Vous pouvez retrouver nos lecture ICI

 

 

 

Retour sur notre Kawa Hors les murs

du 30 juillet 2020

au Jardin de la Folie Titon, Paris 11e

Bibliothèque Parmentier

20 bis avenue Parmentier

75011 Paris

 

 

 

Dialogues avec l’ange : édition intégrale

Aubier

En 1943, en Hongrie, Hanna, Lili, Joseph et Gitta, décident d’installer leur atelier d’artistes à la campagne. Peu de temps après, Hanna devient la messagère d’un ange et reçoit sa parole pendant 17 mois. Alors que ses amis sont morts dans les camps de concentration, Gitta, seule survivante du groupe retranscrit ces entretiens et transmet l’enseignement de l’ange.

Christine

 

 

 

 

 

un document recueilli par Gitta Mallasz, édition intégrale

En 1943, alors que la Hongrie n’est encore qu’au bord de la guerre, quatre jeunes gens – Hanna, Lili, Joseph et Gitta – décident d’installer leur atelier de décoration dans un petit village, pour y vivre une vie plus attentive à l’essentiel. Si une même faim spirituelle les rapproche, aucun d’entre eux, pourtant, n’a jamais pratiqué sa religion.

Le jour où ils entreprennent de faire le point par écrit sur leurs problèmes personnels, Gitta se dérobe, se réfugie derrière des banalités. Hanna tout d’abord s’en irrite, puis a juste le temps de prévenir son amie – « Attention, ce n’est plus moi qui parle ! » – avant de prononcer, en toute conscience, des paroles qui manifestement ne peuvent lui appartenir.

Pendant dix-sept mois, des forces de Lumière – que les quatre amis appelleront « Anges » ou « Maîtres intérieurs » – s’exprimeront par la bouche de Hanna. Dix-sept mois qui deviendront de plus en plus dramatiques : juifs tous trois, Joseph, Lili et Hanna partiront pour les camps de la mort. Seize ans plus tard Gitta, la seule survivante, pourra enfin emporter en France les petits cahiers où avait été consigné mot par mot, lors de chaque rencontre, ce véritable « reportage sur une expérience spirituelle ».

L’intégralité des Dialogues est ici présentée pour la première fois, dans une traduction revue et augmentée de nombreux commentaires par Gitta Mallasz.

 

La mise à nu

Blondel, Jean-Philippe 

Gallimard

Louis Claret, professeur vieillissant, séparé de sa femme et éloigné de ses filles, mène une vie monotone. Afin de se distraire, il accepte l’invitation à un vernissage des peintures d’Alexandre Laudin, un de ses anciens élèves devenu une célébrité dans le monde des arts. Ces retrouvailles troublent l’existence ennuyeuse de Louis.

Gisèle

 

 

 

 

 

 

La mise à nu

« Je reste quelques minutes interdit devant l’entrée de l’immeuble. Je n’ai pas traversé un tel maelström d’émotions contradictoires depuis des années. Depuis la naissance de mes filles, peut-être. Je marche le long du trottoir. J’ai du mal à revenir au quotidien. Mais je ne pense pas que ce soit un mal. À l’intérieur, dans la cage thoracique, il y a un tambour comme j’en ai rarement connu. Cette impression de cheminer sur la corniche étroite d’une montagne. Et, curieusement, de ne pas avoir peur.
Je sais que je vais dire oui. »

« Un roman remarquable. »
François Busnel, La Grande Librairie

 

Les fureurs invisibles du coeur

Boyne, John

Le Livre de poche

Récit de la quête d’identité, en Irlande depuis les années 1940, de Cyril Avery. Fils d’une fille-mère de la campagne, il est placé par une religieuse chez un couple de Dublin et trouve un modèle en la personne de Julien Woodbead, son ami fidèle.

Catherina

Les fureurs invisibles du coeur

Cyril n’est pas « un vrai Avery » et il ne le sera jamais – du moins, c’est ce que lui répètent ses parents, Maude et Charles. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ? Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif des Avery, un couple dublinois aisé et excentrique, Cyril se forge une identité au gré d’improbables rencontres et apprend à lutter contre les préjugés d’une société où la différence et la liberté de choix sont loin d’être acquises.

 

S’émerveiller

Cannone, Belinda

Stock

Un essai sur ce sentiment fugitif qu’est l’émerveillement : un état intérieur favorable permettant de percevoir une dimension secrète et poétique du monde, de vivre pleinement dans le pur présent. Veiller sur ce sentiment est le plus sûr moyen de ne pas sombrer dans le désespoir et le nihilisme. Agrémenté de quatorze photographies anciennes et contemporaines sur le thème.

Yannick

 

 

S’émerveiller

« Parfois le silence règne, nous sommes paisibles et concentrés, la lumière est belle et notre regard vigilant : alors l’émerveillement nous saisit. D’où vient ce sentiment fugitif ? Il ne résulte pas forcément de la nature grandiose de la situation ou du spectacle. Souvent c’est un état intérieur favorable qui nous permet de percevoir une dimension secrète et poétique du monde. Soudain on vit pleinement, ici et maintenant, dans le pur présent. Cette disposition intime est une conséquence du désir de vivre et de la faculté de joie.

Le risque de l’enténèbrement a frappé notre époque mais il faut d’autant plus persister à évoquer l’émerveillement. Car la construction du bonheur, le respect de chaque vie précaire, précieuse et susceptible d’accueillir les plaisirs en même temps que le labeur, sont la marque de notre conception de l’existence. Ici est notre séjour, y porter un regard attentif est le plus sûr remède contre le nihilisme. »

 

Le discours

Caro, Fabrice

Gallimard

Adrien, quadragénaire déprimé, dîne en famille, en attendant désespérément le texto de Sonia, son ex-petite amie qui vient de le quitter. Un récit désabusé et ironique sur la solitude.

Geneviève

« Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. »

 

 

 

 

 

Le discours

« Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo, sinon c’est le bordel. Sept milliards de névrosés essayant de vivre ensemble, se faisant croire que c’est possible, qu’on ne tue pas pour un grincement de fourchette dans l’assiette, qu’on ne quitte pas son amoureux parce qu’il fait du bruit en buvant son café. »

Lors d’un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire plaquer, apprend qu’il doit prendre la parole au mariage de sa soeur. Entre le gratin dauphinois et les tentatives de discours toutes plus absurdes les unes que les autres,  se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques. Il n’espère qu’une chose : que Sonia revienne.

Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion
Un récit digne des meilleures comédies romantiques, où l’on retrouve l’humour décalé de Zaï zaï zaï zaï.

« Si vous n’éclatez pas de rire au premier chapitre, on ne peut rien pour vous. »

 

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

Delerm, Philippe

Gallimard

Porter les gâteaux du dimanche matin, prendre un porto, écouter le bruit de la dynamo, apprendre une nouvelle dans la voiture, glisser sur le trottoir roulant de la station Montparnasse, mouiller ses espadrilles, avoir un couteau dans la poche, lire le journal au petit déjeuner : des plaisirs minuscules.

Lydie

 

 

 

 

 

 

«C’est facile, d’écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s’ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes – une incision de l’ongle de l’index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d’un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer. Ce n’est pas bon, un peu amer, mais frais comme la cuisine de onze heures, cuisine de l’eau froide, des légumes épluchés – tout près, contre l’évier, quelques carottes nues brillent sur un torchon, finissent de sécher.

Alors on parle à petits coups, et là aussi la musique des mots semble venir de l’intérieur, paisible, familière. De temps en temps, on relève la tête pour regarder l’autre, à la fin d’une phrase ; mais l’autre doit garder la tête penchée – c’est dans le code. On parle de travail, de projets, de fatigue – pas de psychologie. L’écossage des petits pois n’est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes, mais c’est bien de prolonger, d’alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C’est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l’on s’étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis :

– Il y aura juste le pain à aller chercher.»

Une trentaine de textes brefs qui déclinent ces petits riens de la vie quotidienne, véritables moments de bonheur indicibles. De la cueillette des mûres, au plaisir sans complexe de savourer un banana-split, en passant par la magie colorée des kaléidoscopes ou l’épluchage subtil des petits pois.

On dit de Delerm qu’il est l’écrivain du minimaliste positif. Il a cette manière spécifique d’être au monde, consacrant le présent comme temps unique et le quotidien comme seul espace d’accomplissement possible. Mais n’y a-t-il pas de bonheur plus simple que ces petits bonheurs quotidiens, ces petits instants volés qui feront nos souvenirs. Ici et maintenant, vivre le présent n’est pas seulement ça le bonheur. Des histoires courtes certes mais des histoires qui font du bien !

34 plaisirs minuscules de la vie de tous les jours, 34 chapitres décrivant les petites joies quotidiennes que l’on a tendance à oublier trop vite, 34 leçons pour atteindre le bonheur en toute simplicité.

 

La chambre des officiers

Dugain, Marc

Pocket

Rescapés de la Grande Guerre mais défigurés, trois hommes une femme doivent affronter une société qui à la fois les honore et les repousse. Prix des libraires 2000.

Geneviève

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l’humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d’hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d’excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n’en finissait plus de s’acharner sur le simple soldat.

C’est cette guerre-là que je n’ai pas connue.»

Dans les premiers jours de 14, Adrien F., lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité.

De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce.

Marc Dugain retrace avec ce premier roman la destinée particulière de son grand-père.

 

L’amie prodigieuse
Volume 1, Enfance, adolescence

Ferrante, Elena

Gallimard

A la fin des années 1950, Elena et Lila vivent dans un quartier défavorisé de Naples. Malgré des études brillantes, Lila abandonne l’école pour travailler avec son père dans sa cordonnerie. Elena, soutenue par son institutrice, étudie dans les meilleures écoles. Durant cette période, leurs chemins se croisent et s’écartent. Publié à l’occasion de l’adaptation en série avec un cahier photo.

Catherina

 

 

 

 

 

L’amie prodigieuse

Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l’école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l’envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s’entraident ou s’en prennent l’une à l’autre. Leurs chemins parfois se croisent et d’autres fois s’écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l’adolescence, à l’aube de l’âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.

Formidable voyage dans Naples et dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu’au plus profond de leur âme.

 

 

On se reverra

Jewell, Lisa

Milady

Graham a perdu la mémoire progressivement depuis ses 17 ans, après le meurtre de sa petite soeur. Vingt ans plus tard, errant sur les lieux du crime, il est pris en charge par Alice, qui souhaite l’aider à retrouver ses souvenirs. Leur destin croise celui de Lily, à la recherche de Carl Monrose, son mari disparu. Mais la police lui annonce que personne ne porte cette identité.

Sonia

 

 

 

 

 

« Les souvenirs, c’est comme les cadavres : tôt ou tard, ils refont surface. »

Qui est cet homme assis sur la plage en pleine tempête, sur le lieu d’un crime commis vingt ans plus tôt ? Il n’a pas de nom, pas de manteau, et a perdu la mémoire. Alice prend l’inconnu sous son aile et décide de l’héberger, sans savoir qu’il va bouleverser sa vie à jamais.

Au même moment, dans la banlieue de Londres, Lily attend en vain le retour de l’homme qu’elle vient d’épouser et dont la police tarde à signaler la disparition. Parviendra-t-elle à retrouver celui pour qui elle a tout abandonné ?

 

Changer l’eau des fleurs

Perrin, Valérie

Le Livre de poche

Violette est garde-cimetière. Les gens de passage et les habitués passent se réchauffer dans sa loge, où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires se révèlent lumineuses.

Anne

Changer l’eau des fleurs

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires se révèlent lumineuses.

Après l’émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur. Avec ce talent si rare de rendre l’ordinaire exceptionnel, Valérie Perrin crée autour de cette fée du quotidien un monde plein de poésie et d’humanité.

Un hymne au merveilleux des choses simples.

 

Cabossé

Philippon, Benoît

Gallimard

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour avec Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre eux tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Prix littéraire du Goéland masqué 2018. Premier roman.

Geneviève Bib

 

 

Cabossé

Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »… Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas…

Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.

« Roy s’assoit dans son bon vieux fauteuil Chesterfield. Le cuir déchiqueté émet un petit gémissement pas déplaisant qui ferait presque office de présence. Ça pourrait être un animal de compagnie. Si c’était un chien, il l’appellerait Evinrude. Roy a toujours bien aimé ce nom : Evinrude. Mais c’est pas un chien, c’est un fauteuil. Un Chesterfield, hein, mais un fauteuil. Il va quand même pas commencer à donner un nom à un fauteuil. On s’inquiéterait pour sa santé mentale. En même temps, qui s’en soucie, de sa santé mentale ? »

 

Philippon, Benoît Mamie Luger

Le Livre de poche

Une escouade de policiers prend d’assaut la chaumière auvergnate de Berthe, 102 ans, qui n’hésite pas à tirer sur eux. Placée en garde à vue, elle passe aux aveux et relate sa vie à l’inspecteur Ventura. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et d’un nazi enterré dans une cave.

Sonia

 

 

 

 

 

 

 

 

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.

Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

Joueuse

Philippon, Benoît

Les Arènes

Dans le milieu des joueurs de poker, Maxine est celle qui sait le mieux tromper son entourage. Malgré un abord particulièrement attirant et séduisant, elle cache un désir de vengeance qu’elle compte bien assouvir. Elle propose une alliance à Zack, joueur de poker professionnel comme elle. Un roman écrit avec de nombreux mots et expressions argotiques.

Sonia

 

 

 

 

 

 

 

Piketty, Thomas Capital et idéologie

Seuil

Cette enquête historique et économique montre que les systèmes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles jusqu’aux sociétés hypercapitalistes, sont des constructions sociales qui dépendent du régime légal, fiscal, éducatif et politique. Ces choix renvoient aux représentations que chaque société se fait de la justice sociale et de l’économie juste. Plus d’égalité est une perspective.

Catherina

 

 

 

 

 

Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c’est l’ensemble de l’édifice politique et social qui menace de s’effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C’est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l’on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.

À partir de données comparatives d’une ampleur et d’une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l’histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu’aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. A l’encontre du récit hyper inégalitaire qui s’est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c’est le combat pour l’égalité et l’éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.

En s’appuyant sur les leçons de l’histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d’imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l’égalité, de la propriété sociale, de l’éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

 

Mémé dans les orties

Valognes, Aurélie

Le Livre de poche

Ferdinand Brun, vieux monsieur bougon qui passe son temps à embêter ses voisins, perd sa chienne, Daisy. Il est dévasté. Juliette, une fillette, et sa grand-mère Béatrice, 93 ans et passionnée d’informatique, le forcent à se remettre d’aplomb et à changer. Publié au Québec sous le titre Pousse mais pousse égal. Premier roman.

Geneviève

Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir.
Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot.
Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.
Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.


Attention : cure de bonne humeur en vente libre !

Voilà c’est ainsi que dans une ambiance très conviviale notre kawa littéraire a enfin pu à nouveau se retrouver après le confinement et malgré la fermeture de la bibliothèque.

12 réflexions sur “Kawa littéraire hors les murs, épisode 1

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