Prisonnier du ciel, James Lee Burke

Le livre : Prisonnier du ciel de James Lee Burke Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Freddy Michalski. Réédité en poche le 12 juin 2019 chez Rivages dans la collection Rivages-Noir. Nouvelle édition, 9€. (396 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv : 

Prisonniers du ciel

Un petit bimoteur s’écrase dans les marais salants de Louisiane. À son bord, deux femmes venues clandestinement du Salvador, un prêtre, l’homme de main d’un caïd de La Nouvelle-Orléans et une petite fille. En sauvant l’enfant de la noyade, et en décidant, avec sa femme Annie, de la garder, l’ex-lieutenant de la criminelle, Dave Robicheaux, ne sait pas qu’il va mettre sa famille en péril et déchaîner les forces du mal.

 

l’auteur : Deux fois lauréat du prestigieux Edgar Award, Burke est mondialement connu pour la saga de Dave Robicheaux, l’enquêteur héros de Dans la brume électrique, porté à l’écran par Bertrand Tavernier, James Lee Burke est né à  Houston, Texas , le 05 décembre 1936. À l’université, Burke rencontre Pearl Pai Chu, native de Pékin. Le mariage a lieu en 1960. Il auront quatre enfants dont l’auteure de romans policiers Alafair Burke (1969). En 2018, James Lee Burke revient avec la 21e aventure de son flic Dave Robicheaux dans « Robicheaux« .
Actuellement Burke et sa femme Pearl partagent leur temps entre New Iberia, Louisiane et Missoula, Montana

 

Extrait : 
Les vieux immeubles créoles et les rues étroites n’avaient jamais changé. Les branchages de palmiers et de bananiers retombaient par-dessus les murs de pierre et les grilles de fer des avant-cours ; les trottoirs étaient toujours ombragés sous les colonnades à volutes qui s’étendaient jusqu’à la rue, et les petites boutiques d’épicerie avec leurs ventilateurs à pales de bois sentaient toujours le fromage, la saucisse, le café moulu, les pêches et les prunes dans leurs cageots. La brique des immeubles était usée par le temps, fraîche et lisse au toucher, les dalles des allées ravinées et creusées par les eaux de pluie qui coulaient à flots des toits et des balcons en surplomb. Parfois, il suffisait de regarder à travers les volutes d’un portail de fer qui ouvrait sur une allée en brique pour apercevoir une cour à l’intérieur d’un immeuble, flamboyant sous la lumière, les glycines mauves et les rosiers jaunes grimpants. Et lorsque le vent soufflait dans la bonne direction, vous parvenaient des effluves de rivière et de murs de briques humides, l’odeur de mare stagnante née du goutte-à-goutte d’une fontaine, le parfum âcre du vin renversé, le lierre qui s’enracinait dans le ciment comme griffes de lézard, les belles-de-nuit qui s’épanouissaient sous les ombrages, et un jardin de menthe poivrée qui éclatait de vert contre un mur de stuc éclaboussé de soleil.

Le post-it de Ge

Prisonnier du ciel, James Lee Burke

Ce polar s’articule autour d’un fait divers tragique : un petit bimoteur s’est écrasé dans le bayou sous les yeux de Dave Robicheaux. Celui-ci parviendra à sauver de la noyade une fillette. Une fillette qu’il décident de garder avec la complicité de sa femme. D’ailleurs qui s’inquiétera de l’escamotage d’un des passagers de l’appareil alors que l’ex-lieutenant de la criminelle est arrivé le premier sur le lieu.
Pourtant ça va s’agiter autour de ce tragique accident. Mais quelle était donc l’Identité véritable des passagers défunts ? Car bien vite la corruption et la haine envahissent bientôt le bayou au point qu’à la fois les fédéraux, la pègre et la police locale voudront à tout prix récupérer l’enfant.
Parallèlement à une création forte et une intrigue sans faille, de superbes descriptions de paysage et l’immersion sans folklore au sein de la culture cajun Burke nous offre font de ce roman un excellent roman policier que je qualifierais de cajun émaillés de coucher de soleil flamboyant et d’expression créole, un vrai régal.

Extrait 2 :
Pourquoi certaines personnes, qui s’étaient donné le mal de dégager un corps de la carcasse d’un avion naufragé pour ensuite mentir à la presse (avec succès, d’ailleurs), seraient-elles assez imprudentes pour laisser derrière elles la chemise du cadavre afin qu’un marchand d’appâts pour la pêche mît la main dessus ? Réponse facile. Menteurs, escrocs-joueurs, manipulateurs et voleurs sont habituellement ce qu’ils sont, simplement parce qu’ils n’ont pas assez de cervelle et de capacité à prévoir pour réussir dans leurs entreprises d’une autre manière. Les cambrioleurs du Watergate n’étaient pas des petits tarés de demi-sel de seconde main. C’étaient des mecs qui avaient travaillé pour la CIA et le FBI. Ils se sont fait épingler parce qu’ils avaient placé un adhésif sur le pêne du verrou d’une porte de bureau horizontalement autour de la serrure plutôt que verticalement. Un garde de la sécurité, au salaire de smicard, a aperçu le morceau d’adhésif et l’a ôté sans le signaler. L’un des cambrioleurs est repassé et a replacé une seconde fois un nouvel adhésif sur la porte pour la maintenir ouverte. Le garde de sécurité, en faisant une nouvelle ronde, a aperçu l’adhésif tout frais replacé, et appelé la police de Washington. Les cambrioleurs se trouvaient toujours à l’intérieur de l’immeuble lorsque la police est arrivée.

7 réflexions sur “Prisonnier du ciel, James Lee Burke

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