Apéritif du 7 septembre 2020, second épisode

Retour sur notre Apéritif littéraire du 7 septembre 2020, seconde partie

par Cat le chat

 

Apéritif Littéraire du Cap-Ferret

Le rendez-vous de ceux qui aiment les livres

Apéritif du 7 septembre 2020, la suite

 

Merci à tous ! Cette 7ème rentrée littéraire a été un véritable succès 👍

De belles présentations de 📚 ,

Gentillesse et bonne humeur au rendez-vous ❤️

 

un accueil plus que parfait de l’équipe de L’Escale !

Les derniers livres avec avis, résumés et début du roman seront mis ci-dessous ✍️

Et comme d’habitude, le repas entre amis


Les derniers livres présentés

Ma mère cette inconnue

Le choix de Catherine Ch. Ma mère cette inconnue de Philippe Labro

Résumé :
«Netka, il y a du slave dans ce nom qui sonne clair. Elle a cinquante pour cent de sang polonais dans ses veines. Il me faudra beaucoup de temps pour identifier la Pologne, chercher la trace du père inconnu, éclaircir les mystères, imaginer l’enfant-valise, la petite fille abandonnée. Elle est, elle était ma mère.»

Henriette Carisey dite Netka, est issue de trois générations de femmes seules : Joséphine, fille de ferme, née de père inconnu, et Marie-Hélise, sa fille, séduite par le comte Henryk Slizien, richissime « Magnat » polonais, qui ne reconnaît pas Henri et Netka, les deux enfants illégitimes qu’elle lui donne, mais assume leur entretien.

Les bambins sont confiés dès leur naissance à Manny, vraie mère de substitution, puis à « Marraine » qui, à Versailles, prend le relais avec autant d’amour, élève les petits comme les siens et assure leur tutelle à la mort tragique de leur père putatif.

Mariée très jeune à Jean Labro de vingt ans son aîné, mère de quatre garçons, Netka, dévotieusement servie par Maïté après son veuvage, s’éteint à 99 ans entourée de l’affection des siens, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, honorée comme « Juste parmi les Nations » par Yad Vashem et chevalier de la Légion d’Honneur.

Sa note : 4,5/5

John Fitzgerald Kennedy

Le livre présenté par Yann John Fitzgerald Kennedy de Frédéric Martinez

Sa chronique :
Certains diront une énième biographie sur J.F.K., mais l’auteur Frédéric Martinez nous plonge rapidement dans l’intimité de John Fitzgerald Kennedy à travers ses nombreux écrits.

L’auteur délaisse le Président des Etats-Unis, il s’intéresse à l’homme complexe avec ses forces, ses désirs d’exister dans une famille qui ne pense qu’à la réussite, qui ne vise que les sommets, celui-ci veut jouer très tôt un rôle dans la politique internationale, J.F.K. doit faire face à ses faiblesses, une santé déficiente, la maladie d’Addison très handicapante, son addiction aux drogues, au sexe et ses liens avec les membres de la Mafia.

A travers ce livre nous comprenons pourquoi ce personnage flamboyant est devenu une icône d’une société spectacle.

Frédéric Martinez dessine le portrait subtil et nuancé d’une figure éclipsée par son mythe, l’incarnation d’une Amérique idéalisée où le sublime côtoie le sordide, où le pathétique le dispute au tragique.

Résumé :
Le plus mauvais western de l’Amérique fut joué le 22 novembre 1963.

Le héros meurt à la fin ; il se nomme John Fitzgerald Kennedy et rencontre son destin en plein soleil. Les télévisions du monde entier diffusent les images de son assassinat, changent en légende le mythe lumineux de ce président jeune, beau, riche et béni des dieux qui finissent par lui tirer dessus à balles réelles. La presse du coeur et les biographes lui tressent des couronnes d’adjectifs, expriment dans toutes les langues des regrets éternels.

On sait depuis que l’envers du conte est un roman noir, peuplé de gangsters brutaux et de garces peroxydées, que le héros sans peur ne fut pas sans reproches.

Entre le Superman en habits de président tout droit sorti d’un Marvel et le play-boy compulsif acoquiné avec la mafia, la vérité est bien sûr plus complexe.

Quel homme fut vraiment JFK derrière ses Ray-Ban Wayfarer? Ce livre suit les traces de ce président qui se rêvait écrivain, de cet éternel jeune homme qui incarne à jamais une Amérique idéale.

Sa note : 4/5

Une comédie familiale

Le livre présenté par Marie F. « Une comédie familiale » d’Isabelle Hausser aux éditions De Fallois 20/08/2003

Résumé :
Et s’il n’y avait qu’un pas de la comédie à la tragédie ? Cette question est l’une de celles que se pose la narratrice de ce roman : chronique des contrariétés de la vie familiale, suscitées par neuf mois de cohabitation avec son père et sa tante.

Des personnages farfelus, mais aux motivations plus compliquées que ne le donnerait à penser une observation superficielle, traversent ce roman en cinq actes, sans cesse oscillant entre réalisme et absurde, entre burlesque et nostalgie, entre vie quotidienne et fantaisie.

Est-ce parce qu’il se déroule en pays belge, patrie de peintres convaincus de l’insignifiance des frontières qui séparent le réel de l’imaginaire ? Ou parce que, malgré sa plume trempée d’alacrité, au détour de son récit, la narratrice oublie parfois qu’elle n’est plus la petite fille dont la présence hante ce roman ?

Sa note : 4,5/5

Extrait
« …pourtant, une nuit, sans raison, je me suis réveillée en plein mer. La nuit était chaude, le ciel au-dessus de moi resplendissait d’étoiles. Les constellations tournaient lentement à écliptique, comme des figures mythiques sur un vieux manège. Dans lointain coulait la lumière vaporeuse de la Voie lactée. L’univers immense s’était déployé devant moi, chassant le paysage rétréci dont je voulais me contenter jusqu’à l’heure de mourir. Avec la beauté, la vérité m’a transpercée : j’étais amoureuse de Paul. Je l’aimais sans limites, désespérément »
« Mais moi, qui ai été élevée par mon père et sa sœur, j’ai poussé dans un seul terreau. Dans mon enfance, j’éprouvais des élans de jalousie devant la profusion d’expressions inconnues, de chants étranger et de contes nouveaux dont disposaient Béatrice et Benjamin. A ces instants, j’entr’apercevais les fragments du monde qu’en partant ma mère m’avait dérobé. Le ressentiment m’étouffait. Je ravalais mes larmes d’éternelle exilée »

La jeune épouse

Le livre présenté par Nathalie M. « La jeune épouse » d’Alessandro Baricco aux éditions Gallimard Coll. Du monde entier 01/04/2016 traduit de l’italien par Vincent Raynaud

Résumé :
Italie, début du XXe siècle. Un beau jour, la Jeune Épouse fait son apparition devant la Famille. Elle a dix-huit ans et débarque d’Argentine car elle doit épouser le Fils.

En attendant qu’il rentre d’Angleterre, elle est accueillie par la Famille.

La Jeune Épouse vit alors une authentique initiation sexuelle : la Fille la séduit et fait son éducation, dûment complétée par la Mère, et le Père la conduit dans un bordel de luxe où elle écoutera un récit édifiant, qui lui dévoilera les mystères de cette famille aux rituels aussi sophistiqués qu’incompréhensibles.

Mais le Fils ne revient toujours pas, il se contente d’expédier toutes sortes d’objets étranges, qui semblent d’abord annoncer son retour puis signifient au contraire sa disparition. Quand la Famille part en villégiature d’été, la Jeune Épouse décide de l’attendre seule, une attente qui sera pleine de surprises.

Avec délicatesse et virtuosité, l’auteur de Soie et de Novecento pianiste ne se contente pas de recréer un monde envoûtant, au bord de la chute, qui n’est pas sans rappeler celui que Tomasi di Lampedusa dépeint dans Le guépard. Il nous livre aussi, l’air de rien, une formidable réflexion sur le métier d’écrire.

Sa note : 4/5

« …Envoûtante histoire d’amour, « la Jeune Épouse » est aussi une séduisante profession de foi littéraire. Quand Alessandro Baricco suspend l’histoire linéaire de l’initiation sexuelle de la Jeune Épouse — qui doit apprendre comment nouer ses cheveux pour rappeler aux hommes pourquoi ils se trouvent en ce moment précis sur terre —, et glisse un autre narrateur, celui de l’écrivain mélancolique et trouble, c’est accomplir à l’écrit le prélude, c’est gorger les pages d’une sensualité latente, c’est différer le plaisir, le reléguer à la page suivante. La littérature, comme initiation à l’érotisme : chaque page, ne serait-elle pas le prélude de la suivante ? » Christina Hermeziu ActuaLitté

Extrait
Il y a trente-six marches à gravir. Elles sont en pierre et le vieillard les gravit lentement, avec circonspection, comme s’il les collectait une par une, avant de les pousser au premier étage : lui, berger, et elles, doux animaux. Modesto, tel est son nom. Il officie dans cette maison depuis cinquante-neuf ans, il en est donc le prêtre.
Parvenu sur la dernière marche, il s’arrête face au large couloir qui s’étend sous ses yeux sans surprise : à droite, les pièces fermées des Maîtres, cinq ; à gauche, sept fenêtres étouffées par des volets en bois laqué.
C’est l’aube, tout juste.
Il s’arrête, le vieillard, car il a son chiffre à mettre à jour : il note le nombre de matins où il a ouvert cette maison, toujours de la même manière. Il ajoute une unité, qui va se perdre parmi des milliers d’autres. C’est une somme vertigineuse, mais ça ne le perturbe pas : accomplir depuis toujours le même rituel matinal lui paraît cohérent avec son métier, respectueux de ses inclinations et symptomatique de son destin.
Après avoir caressé de la paume des mains le tissu repassé de son pantalon — sur les hanches, à la hauteur de cuisses —, il pousse la tête d’un rien en avant et se remet en marche. Il ignore les portes des Maîtres, mais une fois arrivé à la première fenêtre sur sa gauche, il s’arrête et ouvre les volets. Il le fait avec des gestes délicats et précis, qu’il répète à chaque fenêtre, sept. Et c’est seulement alors qu’il se tourne, pour évaluer la lumière du jour dont les faisceaux traversent les vitres : il en connaît chaque nuance possible et, d’après sa consistance, il peut savoir ce que sera la journée, parfois il peut même y lire de vagues promesses. Et comme tout le monde lui fera confiance — tout le monde —, l’opinion qu’il se forge est importante.

Les Riverains

 

Le livre présenté par Babou, Les riverains de Corinne Atlas, aux éditions Herodios, à l’apéritif du 7 septembre 2020

Résumé :
Les habitants d’un immeuble ancien d’un quartier populaire de Paris se côtoient sans pourtant bien se connaître.

En apparence, ils ont peu de choses en commun. Mais, nous sommes un jour de novembre 2015, et un événement terrible au Bataclan va interrompre le cours de ces vies ordinaires et singulières.

Face à la grande violence se manifeste une évidence: la solidarité à travers une chaine humaine protectrice qui révèle la foi dans la vie. Un sentiment naturel de fraternité révèle chez les riverains l’urgence de l’entraide.

Il n’y aura pas de héros mais, chacun à sa manière, va se métamorphoser en brave, en lâche ou en pourvoyeur de réconfort.

Née à Paris, Corinne Atlas est romancière, dramaturge, scénariste et metteuse en scène.

Elle est l’auteur de scénarios de téléfilms, dont « La Famille formidable » et « Le triporteur de Belleville ». Après « Les Soeurs Ribelli » publié aux éditions Fayard en 2012, (Pocket 2013) et finaliste du Prix des Maisons de la Presse, après « Les Filles chéries » publié aux éditions du Seuil en 2015, (Pocket 2018), Les Riverains est son troisième roman.

Sa note : 3,5/5

Les aérostats

Le livre présenté par Brigitte, Les aérostats d’Amélie Nothomb, aux éditions Albin Michel, paru 19 août 2020.

Résumé :
« La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir. »

Amélie Nothomb, dont l’imagination fertile se déploie dans le domaine du merveilleux fantastique évoque, dans son 29e roman, les périls de la relation de maître à élève.

Les classiques littéraires ont construit la personne qu’est Amélie Nothomb comme ils construisent son personnage : ils l’ont fait grandir, ils l’ont sauvée d’un vide, ils lui ont « donné un corps ». L’écriture est par ailleurs pour elle la « seule possibilité de plaire ».

La littérature relate aussi le réel tel qu’il est. Les aérostats décrit une relation particulière, qui n’est pas verticale, entre maître et élève.

Finalement, c’est même l’élève qui transforme le maître. De même, la relation entre le père et le fils est compliquée. L’attitude du père mêle autorité et perversion, et pourtant il désire créer une relation avec son fils. Les personnages inventés, comme chacun et chacune d’entre nous, sont des « composites de beauté et de laideur ».

Sa note : 4/5

Le bord de l’abîme

Le livre présenté par Jean-Philippe M, Le bord de l’abîme de Bernard Minier aux éditions XO, paru le 21 mars 2019.

Résumé :
Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?

Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?

Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?

Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?

Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?

Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

VERTIGINEUX ET FASCINANT.

Le roman d’un monde en construction, le nôtre, où la puissance de la technologie et de l’intelligence artificielle autorise les scénarios les plus noirs. Bienvenue à Hong Kong. Dans la fabrique la plus secrète du monde. Chez M… Au bord de l’abîme…

Sa note : 4,5/5

4 réflexions sur “Apéritif du 7 septembre 2020, second épisode

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