Apéritif littéraire du 5 octobre 2020, dernier épisode

Retour sur notre Apéritif littéraire du 5 octobre 2020, dernier épisode

par Cat le chat

 

Apéritif Littéraire du Cap-Ferret

Le rendez-vous de ceux qui aiment les livres

Encore de belles découvertes 📚 pour notre apéritif littéraire d’octobre !

Chaque ouvrage présenté sera mis au fur et à mesure en ligne avec avis , résumé et début du roman à lire

Un très bel accueil à l’Escale comme d’habitude 👍

merci à toute l’Equipe ❤️

 

Les autres livres présentés lors de cet apéritif littéraire

Propriété privée

Le livre présenté par Brigitte, Propriété privée de Julia Deck, paru le 5 septembre 2019, aux éditions de Minuit.

Résumé :
Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en beaux matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers.

Notre choix s’est porté sur une petite commune en pleine essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement.

Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l’échelle.

Sur la table de la cuisine, nous déroulions les plans des architectes, et nous jouions à déplacer la bibliothèque, le canapé, à la recherche des emplacements les plus astucieux.

Nous étions impatients de vivre enfin chez nous.

Et peut-être aurions-nous réalisé notre rêve si, une semaine après notre installation, les Lecoq n’avaient emménagé de l’autre côté du mur mitoyen.

Sa note : 3/5

Les évasions particulières

Le livre présenté par Babou, Les évasions particulières de Véronique Olmi aux Éditions Albin Michel, paru le  19 août 2020

Résumé :
Elles sont trois soeurs, nées dans une famille catholique modeste à Aix-en-Provence.

Sabine, l’aînée, rêve d’une vie d’artiste à Paris; Hélène, la cadette, grandit entre son oncle et sa tante, des bourgeois de Neuilly-sur-Seine, et ses parents, des gens simples; Mariette, la benjamine, apprend les secrets et les silences d’un monde éblouissant et cruel.

En 1970, dans cette société française qui change, où les femmes s’émancipent tandis que les hommes perdent leurs repères, les trois soeurs vont, chacune à sa façon, trouver comment vivre une vie à soi, une vie forte, loin de la morale, de l’éducation ou de la religion de l’enfance.

Cette saga familiale, qui nous entraîne de l’après Mai 68 à la grande nuit du 10 Mai 1981, est tout autant une déambulation tendre et tragique dans ce siècle que la chronique d’une époque où les consciences s’éveillent au bouleversement du monde et annoncent le chaos à venir.

Il fallait le talent de l’auteure de Bakhita pour en saisir le souffle épique et visionnaire, et la justesse intime.

Sa note : 4/5

L’inconnue du 17 mars

Le livre présenté par Marilys, L’inconnue du 17 mars de Didier Van Cauwelaert aux Éditions Albin Michel paru le  16 septembre 2020.

Résumé :
« Il fallait que la planète ferme pour que les coeurs s’ouvrent. ».

Le 17 mars 2020, par la grâce d’un virus, un sans-abri se retrouve confiné avec une créature de rêve.

Est-ce la femme qui jadis enflamma son adolescence, une mythomane, une perverse manipulatrice, ou une ultime chance de survie ?

Et si le sort du genre humain dépendait de la relation qui va se nouer, dans une maison à l’abandon, entre un ancien prof de 35 ans brisé par l’injustice et une exilée en manque d’amour ?

Avec ce conte philosophique irrésistible et poignant, au coeur d’une actualité bouleversant tous nos repères, Didier van Cauwelaert entraîne nos peurs, nos détresses, nos colères dans un tourbillon de révolte, de joie libératrice et d’espoir.

Sa note : 2/5

Avant que j’oublie

Le livre présenté par Sylvie L. Avant que j’oublie d’Anne Pauly, paru le 22 août 2019, aux éditions Verdier

Résumé :
Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure.

Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier.

Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier.

De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires.

Que disent d’un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d’érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ?

Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d’outre- tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

Sa note : 4/5

Je ne suis pas une héroïne

Le livre présenté par Marie F., Je ne suis pas une héroïne de Nicolas Fargues paru le 4 janvier 2018 aux éditions P.o.L

Résumé :
Géralde est une jeune femme de 30 ans. Elle est belle, cultivée, maline mais, voilà, ça ne marche pas avec les garçons.

Il faut dire que, bizarrement, elle collectionne les mauvais coups…

Pourtant, une rencontre lui redonne espoir : Pierce, un jeune homme néozélandais, posé, séduisant, d’une délicatesse et d’une attention auxquelles elle n’était pas habituée.

Cela n’est pas vraiment un coup de foudre, mais une agréable opportunité.

La contrepartie est que si elle veut que cela ne soit pas sans lendemain, elle doit rejoindre Pierce en Nouvelle Zélande où il est rentré.

Un détail que nous vous livrons dans le cours de cet argumentaire, comme Nicolas Fargues le fait, lui, après un bon nombre de pages (27 exactement) de son roman (mais beaucoup moins habilement que lui) : Géralde est noire. Dès lors le lecteur comprend mieux certaines de ses réactions sociales ou amoureuses tandis que Nicolas Fargues en accélère la fréquence en même temps qu’il campe une Géralde secrètement assaillie de doutes et de complexes.

Mais déjà les relations avec Pierce, l’accueil de sa famille déconcertée, voire gênée par sa couleur et qui ne trouve qu’à s’extasier sur sa coiffure, préfigurent une rupture qui devient inéluctable.

Si voilà Géralde de nouveau libre, c’est pour retomber aussitôt dans les bras d’un journaliste quadragénaire séduisant qui donne une conférence à l’Alliance française de Wellington.

Il s’appel le Hadrien Brach-Rousseau, il est blanc.
Dès lors commence un ballet, un marivaudage qui ne seront pas sans conclusion mais se prolongeront au-delà de cette conclusion, alors qu’ils visitent en amoureux les plus beaux paysages de l’île.

Un marivaudage étrange, agrémenté d’étreintes torrides, au cours duquel les réserves de Géralde nées de la différence qu’elle pense fondamentale entre eux s’envolent, puis reviennent pour disparaître encore, et revenir sans cesse jusqu’à parfois en faire à ses propres yeux une angry black woman à moins que ce ne soit, à l’inverse, une bounty.

Si l’on ajoute à cela que Géralde sauve d’une mort certaine une députée du coin, qu’elle devient de ce fait, le temps d’un emballement des réseaux sociaux, une vedette internationale, et qu’à l’occasion d’un malaise d’Hadrien elle découvre qu’il lui a caché une double vie, tous les ingrédients d’une crise personnelle majeure semblent réunis.

Prenant pour la première fois, et avec quelle réussite, une femme comme personnage principal et narratrice, Nicolas Fargues poursuit et approfondit dans ce nouveau roman sa réflexion sur les sociétés, sur la passion, les malentendus amoureux et notre solitude.

Il s’attache aussi à analyser avec acuité, humour et cruauté tous les malentendus, toutes les arrière-pensées qui creusent d’infranchissables fossés entre les cultures et les origines.

Sa note : 3,5/5

 

L’enchantement du monde

Le livre présenté par Colette, L’enchantement du monde d’Olivier Weber, paru le 14 octobre 2015 aux éditions Flammarion.

Résumé :

1479 . Après la mort de sa femme, le peintre vénitien Gentile Bellini est invité à Istanbul pour réaliser le portrait du sultan Mehmet II, protecteur des croyants, Lumière du monde et vainqueur de l’Empire byzantin.

Alors qu’en terre d’islam la représentation de l’homme à son image est interdite et qu’Istanbul est secouée par les réformes religieuses et les luttes de pouvoir, Bellini parviendra-t-il à peindre ce tableau inédit ?

Pour que l’œuvre voie le jour, il devra échapper aux pièges et aux complots fomentés par le grand vizir, les chefs des janissaires et la secte des Assassins. À la cour fastueuse du sultan, Bellini découvrira la ruse, la peur, l’amitié, et renouera avec l’amour.

L’Enchantement du monde nous révèle l’incroyable histoire de ce tableau et de ce périple initiatique qui, en suscitant espoirs et querelles, changera le visage de l’islam ainsi que les liens entre l’Orient et l’Occident.

Un roman d’aventures qui est aussi une parabole sur la tolérance et contre le fanatisme.

Sa note : 4/5

Héritage

Le livre présenté par Marie-Hélène, Héritage de Michel Bonnefoy, paru le 19 août 2020 aux éditions Rivages

Résumé :
Une prodigieuse saga familiale, pleine de magie et de passion, qui confirme le talent de Miguel Bonnefoy pour mêler les trajectoires intimes à la grande histoire.

Des coteaux du Jura jusqu’aux geôles de Pinochet, des tranchées de la Somme jusqu’au ciel britannique déchiré par les Messerschmitt, la famille Lonsonier a traversé le XXe siècle avec fougue, et y a laissé quelques plumes…

Mais de Lazare le poilu chilien et de sa dulcinée Thérèse amoureuse des êtres ailés, de Margot l’aviatrice intrépide et d’Ilario Da son fils révolté, on retient surtout l’incoercible force de vie.

Ces drôles d’oiseaux migrateurs, pris tour à tour dans l’oeil du cyclone, ne cessent de voler vers leur destin, d’un côté à l’autre de l’Atlantique, avec pour tout viatique la légende mystérieuse d’un oncle disparu…

Sa note : 4/5

Sang pour cent dans le noir

Résumé :
La collection Du Noir au Sud fête son centième titre !

A cette occasion 24 auteurs maison vous proposent une nouvelle noire, locale et inédite ! Ce nombre n’était pas dans nos têtes lorsque la collection Du Noir au Sud s’est créée en 2013.

Loin de s’imaginer que l’on atteindrait en si peu de temps ce nombre mythique. Loin de s’imaginer le succès que la collection rencontrerait tant au niveau du public que des auteurs.

Aujourd’hui, c’est une réalité. L’idée de ce recueil était simple : jouer sur les mots, leur son et leur sens. Cent, sang, sans, sent, c’en, s’en et tant d’autres…

Vingt-quatre auteurs sur la cinquantaine que nous avons publiés depuis le lancement de la collection. C’est dire la fidélité et l’engagement de la team Du Noir au Sud. Du sang !

Du sang partout ! Que ce soient un coup de sang, des faux semblants, des sans-papiers. Que ce soit le sang des pauvres, le sang d’encre et même le sang d’ancre ou le sang de la terre. Que ce soit un rendez-vous à Sang-Sébastien autour d’une sangria bien rouge et cent remords ou lors d’un repas bien innocent entre consanguins. Que ce soit sans peur mais sans reproches et que la sentence finisse dans un sanctuaire. Qu’un certain Santini, au sang blanc, soit sang dessus dessous ou décroissant. Sang équivoque et sans toi lecteur, cet ouvrage de moins de six cent quatre-vingt-dix grammes, ne nous aura pas pris cent ans de négritude à l’imaginer.

Son avis :
Un excellent recueil de 25 nouvelles , 25 auteurs ! Un bel ensemble.

Beaucoup sont vraiment surprenantes et c’est bien le but d’un nouvelle ! Originalité au rendez-nous donc objectif atteint.

Alors laissez vous entraîner dans Sang pour cent dans le noir, vous ne serez pas déçus.

Sa note : 4/5

 

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