Papote d’auteur : Alex était avec Marc Laine

Papote d’auteur : Alex était avec Marc Laine

– Salut Marc. Bon, on devait se voir en vrai mais confinement oblige, ça sera en vidéo Whatsapp. Prêt ? 

-Prêt. 

– On commence par la base. Parle-nous de toi en quelques mots. 

– Je m’appelle Marc Laine, je suis gendarme et j’ai commencé à écrire en 2015 lorsque j’étais en poste à l’ambassade de France au Burundi. J’avais envie de raconter des histoires et l’écriture était le moyen le plus évident pour le faire.  Mon premier livre, Démons, a reçu le prix VSD polar en 2016. 

 

Des meurtres savamment mis en scène qui se succèdent à un rythme effréné, un tueur introuvable, des policiers dans l’expectative.

Maxime, 31 ans, est un jeune lieutenant exerçant ses sombres talents au sein de la police judiciaire avignonnaise. D’ordinaire, aucun malfaiteur n’échappe à son instinct de chasseur, mais cette fois-ci, il va être confronté à la pire des machines à tuer. Sa nouvelle équipière saura-t-elle le guider ? Parviendra-t-elle à le libérer de la noirceur de son passé si torturé ? La quête de Maxime le conduira inexorablement au plus profond des ténèbres qu’il combat.

 

 

 

 

 

(NDLR – Marc Laine est l’auteur de la trilogie Démons, Flambeau et La variation du mal, publié chez les Nouveaux Auteurs. Il a également publié des romans fantastiques –Les Ephulones – et un « polar comique » – Maison de retraite pour tueurs en série, ainsi qu’une comédie sentimentale – Si tu saignes pas t’as pas mal). 

 

– Après avoir écrit Démons, est-ce que c’était facile d’écrire une suite ? 

– Oui. J’ai beaucoup d’imagination et j’ai la chance de n’avoir jamais connu l’angoisse de la page blanche. Comme je travaille souvent de nuit, mes horaires décalés me permettent de me dégager du temps pour écrire.

Flambeau

Une série de crimes qui se succèdent à un rythme affolant, un policier plus dangereux que ceux qu’il traque… Vous ne sortirez pas indemne de ce thriller !

Un an après s’être confronté au mal absolu, Maxime exerce désormais au sein de la prestigieuse DRPJ de Versailles. Espérant trouver le salut dans sa nouvelle affectation parisienne, il continue d’affronter les sombres démons qui l’assaillent chaque nuit Honni par son chef, il trouve pourtant un grand réconfort en la présence de son nouvel équipier. Antoine. Toujours consumé par la plus noire des colères, il devra pourtant apprendre à maîtriser sa rage s’il ne veut pas perdre le combat qui l’attend au coeur de la Brie profonde.

 

– Comme j’ai la chance d’être au comité de lecture des Nouveaux auteurs, je sais qu’il y en a trois autres dans les tuyaux. Tu sais quand ils vont être publiés ? 

– Pas vraiment, même si le rythme de sortie est en général de un livre par an. Donc si tout va bien le prochain sortira en novembre l’année prochaine. L’éditeur suit une dynamique de marché et il faut laisser le temps au livre de vivre. On sort le suivant quand il n’y a plus, ou moins, de ventes. 

La variation du mal

Depuis qu’il a quitté la police, Maxime Delonge exerce comme enquêteur privé. Il peut enfin prendre soin de sa soeur fragile qu’il adore, mais s’il a fait ce choix, même s’il ne veut pas l’admettre, c’est surtout pour s’abandonner à la sombre vocation qui est la sienne : éradiquer le mal, où qu’il soit, et même si celui-ci adopte parfois une bien étrange apparence… Quand Élisa Guillot, une jeune recrue d’Interpol, vient solliciter son aide pour résoudre une série de crimes monstrueux, il hésite.

Confronté au tueur qu’il traque depuis longtemps, Maxime va-t-il enfin pouvoir l’affronter directement ? Ne risque-t-il pas de basculer un peu plus dans la noirceur ?

 

 

– Le petit nouveau c’est donc Le sang de l’hydre – qui fera l’objet d’une chronique détaillée sur un autre post –

Le sang de l’hydre 

Ancienne élève de l’école d’officiers militaires de Saint-Cyr, Emma Duhaut a choisi la gendarmerie par vocation. Résoudre des crimes atroces est devenu sa drogue quotidienne. Lorsqu’elle est appelée sur une nouvelle enquête, un souvenir la frappe : le capitaine de l’armée de terre dont le cadavre est dévoré par de l’acide était de sa promo. Malgré ses efforts l’enquête piétine et les victimes se multiplient. Leur étrange point commun : ils sont tous passés par Saint-Cyr. 

Confrontée à des meurtres violents et à un tueur insaisissable qui se rapproche d’elle, Emma se lance dans un combat acharné et personnel contre cette hydre du mal. Réussira-t-elle à faire couler le sang de l’hydre ?

 

 – Jusqu’à présent tes polars mettaient en scène la police. Là on se retrouve en section de recherche avec les gendarmes de Paris.  

– Après la trilogie de Maxime, j’avais envie de changer d’univers, d’où la gendarmerie.  D’ailleurs un nouveau service vient d’être créé qui traite des Cold Case…

– Ah intéressant ! Un prochain Marc Laine autour d’un cold case ? ☺ A ce propos, on parle de ce qui t’inspire pour écrire ? 

– Ce qui m’inspire c’est d’abord ce que j’aime lire. Mes auteurs favoris bien sûr : Chattam, Thilliez, Grangé. J’aime ce qui est noir, sombre, violent, sanglant. L’univers cinématographique autour de Seven et du Silence des agneaux. Je n’aime pas m’inspirer de faits réels. J’écris ce que j’aimerais voir au cinéma. J’essaye d’avoir une écriture visuelle avec beaucoup d’action, des scènes dynamiques et détaillées. Mes intrigues sont généralement très courtes pour que ce soit le plus vivant possible. 

– Ah ah tu ne pourrais pas écrire une enquête autour des stups alors ! 

– Clairement non.

– Comment tu écris alors ? 

– J’écris n’importe où, n’importe quand. Je n’ai pas de rituel particulier. J’ai un ordinateur portable qui me suit partout. Souvent je joue les scènes dans ma tête et il ne me reste plus qu’à les écrire. 

– T’es du genre à te réveiller la nuit quand tu as une idée ? Paf tu dégaines le stylo et le carnet ? 

– Ah ah j’adore l’idée ! Non je dégaine pas ☺ 

– Auteur de polar donc mais aussi de fantastique, de comédie policière… Auteur touche à tout ?  

– Oui et non. Encore une fois mon genre de prédilection reste le thriller. Mais j’aime aussi beaucoup le fantastique. Le polar demande plus de travail, l’intrigue est plus compliquée à construire. Le fantastique et la comédie sont des genres moins prenants. J’écris ce que j’ai envie de lire.  

 

 -Comment tu créés tes intrigues et tes personnages ? Un processus particulier ? 

– Pour créer mon intrigue, j’ai en général un thème de base que je voudrais aborder ou un endroit dans lequel j’aimerais tuer. Je réfléchis à la scène finale puis j’écris un peu le livre à l’envers. Et à chaque fois que je trouve l’intrigue trop simple, j’y ajoute un nouveau bouleversement.  

Pour mes personnages, j’imagine ceux que j’aimerais voir au cinéma, leur physique, leur allure et leurs traits de caractère.  

– Toujours ce côté visuel et cette référence au cinéma ! Et clairement à lire tous tes livres on sent ce côté « rebondissement » et twist.  Et si on parlait un peu de Marc Laine lecteur maintenant ? 

– Alors je suis, ou plutôt, j’étais un gros lecteur de polars et de fantastiques. Avec l’écriture, je lis de moins en moins. Essentiellement le soir. Comme je te disais, mes auteurs favoris sont Thilliez, Grangé et Chatham ; j’en lis peu d’autres par manque de temps. Et puis il faut avouer que je deviens de plus en plus difficile dans mes choix de lecture. J’aime lire ce que j’aime écrire. Une belle intrigue, de la violence et des scènes d’action.  

– Est-ce qu’il y a un style qui te rebute ? 

– Je n’aime pas lire ce qui n’est pas de la fiction, pas imaginaire. Pour moi, la lecture c’est fait pour s’évader. On se prend le réel en pleine tête à longueur de journées, surtout avec mon métier, donc je ne veux pas lire des livres sur des faits de société. 

– Et parmi tous les livres que tu as pu lire, lequel aurais-tu aimé avoir écrit ? 

– Les livres sans nom, de l’auteur inconnu.  

– Ah oui. Cette saga est géniale. Ça pourrait tout à fait être ton style en plus. ☺ Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans l’écriture ? 

– Il faut avoir du temps. Ne pas hésiter à se lancer, on peut tous écrire même si on n’arrive pas tous à être écrivain. Une fois qu’on est arrivé au bout de son manuscrit, il faut le faire lire à ses proches,  et espérer avoir un retour honnête et impartial. Et puis ne pas hésiter à le soumettre aux comités de lectures de petites maisons d’édition pour avoir un retour rapide. 

– Merci pour tes réponses ! Un dernier mot pour les lecteurs ? Une révélation ? 

– L’année prochaine, vous découvrirez mon nouveau héros, Mickael. Un colosse au regard gris que rien n’arrête.  

– Encore un personnage fort ! Je me suis régalée à le découvrir. Merci Marc !

 

Une réflexion sur “Papote d’auteur : Alex était avec Marc Laine

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s