Le top 10 d’Eppy Fanny : ses 10 coups de coeur 2020

Le top 10 des Flingueuses et vous, saison 3

Le Top 10 des Flingueuses et des indics

Le top 10 d’Eppy Fanny : ses 10 coups de coeur 2020

 

Top 5 x2 : Top 5 polars (il y a des ex-aequo) et le top 5 hors polars

 

Le top 5 hors polars

 1 Mayacumbra Alain Cadéo

Un roman à part. Immensément lumineux. J’ai entendu le vent souffler, bruire la source, senti les pierres rouler sous mes pas qui accompagnaient ceux de Théo et de Ferdinand dans le sentier. J’ai rêvé de ce bureau enveloppant, tel un cocon, qui permet aux mots chrysalides de s’envoler au loin tels de somptueux papillons. Un immense merci Alain pour ces mots et ces réflexions qui m’ont portée très loin et m’ont fait vibrer.

Entouré de forêts et de brumes, à l’ombre d’un volcan assoupi et pourtant terriblement attentif, croupissent quelques bicoques : Mayacumbra.
C’est un hameau, comme un radeau d’âmes perdues, d’errants, de vagabonds, tous magnétiquement attirés par ce coin de bout du monde.

C’est ici que Théo se retrouve après un long voyage.

Au-dessus, plus haut, à la limite du néant, il va bâtir son ultime refuge.

Il vivra là une intense passion, au cœur de ce « géant de pierres rouges ».

En soi il y a tous les ailleurs.
Mais même là, un jour ou l’autre, viennent ramper les ombres de nos peurs.
Mayacumbra, c’est le creuset où fermentent nos joies, notre innocence et nos terreurs.

 

 2 Mato Grosso Ian Manook

Ce plongeon au cœur brûlant du Brésil, que nous offre Ian, est un voyage inoubliable. Les déviances et les travers de la nature humaine y sont merveilleusement dépeints. J’ai pour ma part adoré ce roman, une ode au Brésil cher à l’auteur, et une histoire dense et prenante dont on ne sort pas indemne. Du très grand Manook.

 

Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d’humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable.

Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu’il a le sentiment que c’est la dernière fois ?

Dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’étouffement, peuplé d’aventuriers, de trafiquants et de Hics corrompus, le nouveau roman de l’auteur de Yeruldegger nous ensorcelle et nous prend à la gorge.

 

 

 

 

3 Lucky Losers Laurent Malot

Ce roman est un mélange de Diabolo menthe et de The Full Monty. Il nous parle du premier amour, de l’amitié, de différence, de la lutte des classes et des injustices. Des sujets sérieux sont abordés par le regard d’un ado que ses hormones travaillent. Et dans la vie, rien n’est tout blanc ou tout noir, et finalement l’amour se fout royalement des torchons et des serviettes.

Lucky losers

Sean Kinsley, dix-sept ans, c’est moi. Il y a moins d’un an, je vivais encore à Londres, jusqu’à ce que ma mère surprenne mon père dans les bras d’un homme. C’est là que tout a basculé : déménagement en Bretagne, inscription dans un nouveau lycée, mais surtout coup de foudre pour la plus belle fille du monde ! Ç’aurait pu être le nirvana si des fils à papa n’avaient pas cherché à nous humilier, mes copains et moi. Et comme je ne réfléchis pas toujours aux conséquences, je leur ai lancé un défi. De quelle façon ce défi a pu embraser tout Douarnenez, je me le demande encore…

Une comédie sociale à l’anglaise, dans la tradition de The Full Monty, Pride et Billy Elliot

 

 

 4 Heureux qui comme Alyce- 1. A fait un beau voyage Jérémy Bouquin

Un récit qui, sous couvert de SF, dénonce sans conteste notre mode de vie axé sur la surconsommation.  Qui parle de pollution, de dérèglement climatique, d’énergies perdues et nouvelles pour qui tous se battent, d’esclavage, des laissés pour compte, de révolte et de pouvoir.  Un futur avec ses règles, ses clans et ses guerres. L’auteur se joue de notre histoire et l’adapte avec brio à son récit. C’est noir, c’est trash, c’est du Jérémie et j’adore.

 

Il y a plus de dix ans, Alyce et ses loups s’étaient implantés dans un village du nord du Havre. Alors que Tonnerre, son père, mène sa dernière grande bataille, il la fait rappeler à lui pour l’aider. Ce saigneur de guerre, grand et dernier Daron Noir, fait pilonner sans relâche un quartier de Lutèce. Trois, une guerre qui porte d’ailleurs ce triste nom : celui des trois ans. A l’issu des combats, Alyce ne revient pas chez elle. Ego, son régulier, construit pierre à pierre une chapelle en son hommage en attendant son retour…

Ainsi commence la légende d’Alyce et son terrible voyage…

 

 

 

 

 4 Heureux qui comme Alyce- 2. A vu cent paysages Jérémy Bouquin

Dans cette seconde partie nous découvrons le récit passionnant des 10 années qu’Alyce a traversées, mais également ce qui s’est passé au village, dans la Daronnie, ainsi que les enjeux et les motivations des personnages, attachants comme détestables. Une suite passionnante et qu’il est impossible de lâcher tant que le point final et le mot « fin » ne sont pas arrivés. Pour ma part une belle nuit blanche pour finir ce récit bien noir.  Une fois encore, il y a de l’humour, du cynisme, de la dérision. C’est noir, c’est trash, c’est du Jérémy et j’aime toujours autant.

 

Alyce et ses loups victorieux, de retour de Lutèce, se sont perdus. Attaqués, déroutés puis désorientés, ils ont dû vaincre le Cyclope. Ils ignoraient alors que leur voyage ne faisait que commencer.

Dix ans à la chercher, dix ans qu’on la croyait perdue dans les contrées de l’ancienne Europe effondrée. Toutes les rumeurs ont couru, des histoires ont mêmes circulé, la plupart sont fausses. Des déserts irradiés du Sud au camp sordide de Drancy, en passant par le barnum géant de Circé, Alyce va connaître l’enfer, la mort, puis la résurrection. Une odyssée qui n’a rien d’une partie de plaisir. Dans son village, son régulier Ego, et son fils TélémaK l’attendent, persuadés qu’elle est encore en vie. Le pouvoir en place va-t-il tenir ? Les ambitions des prétendants ne sont-elles pas si puissantes qu’elles pourraient obliger son régulier à tout lâcher ? Alyce arrivera-t-elle au bout du voyage ?

 

Top 5 polars

 

 1 Sous terre personne ne vous entend crier Gilbert Gallerne

La vengeance d’un oublié nourri à la haine. Un secret de famille qui ronge une fratrie. Des égarements… C’est avec intérêt que nous découvrons ces galeries, ces stations fantômes, dans lesquels nous entraîne l’auteur. Ce flic proche de la retraite, qui, malgré les tensions professionnelles et les rancœurs, malgré sa hiérarchie et sa culpabilité écrasante, va aller jusqu’au bout de son enquête, de cette histoire. De son histoire. A lire absolument.

 

Sous terre, personne ne vous entend crier

Sale journée pour le commissaire Jonzac. L’interpellation du Serbe a mal tourné. Un de ses hommes est à l’hôpital entre la vie et la mort. Tension au 36…

On l’appelle pour un meurtre dans les catacombes. La jeune fille à ses pieds est salement mutilée, à moitié dévorée.

Sa nièce. Pour lui, la descente aux enfers commence…

Dans les ténèbres îles couloirs du métro parisien, la bête est tapie, attendant sa proie.

Les yeux sans vie qui le fixent comme pour l’accuser de ne pas avoir été là à temps pour la sauver lui empalent l’âme. Il ouvre la bouche. Cherche en vain sa respiration. Tombe à genoux dans le sang sans plus se préoccuper de tâcher ses chaussures ou son pantalon…

 

 2 Les protégés de Sainte Kinga Marc Voltenauer

Une fois encore un pur bonheur de lecture avec toujours des sauts dans le temps. Ce que pour ma part j’apprécie particulièrement. L’auteur aborde dans ce roman, des faits historiques tels que :a persécution des juifs en Pologne, la ligue des frères afrikaners et d’autres ligues qui prônent la suprématie blanche, l’ANC, le sort des réfugiés d’hier et d’aujourd’hui, celui des homosexuels… Il nous parle également du poids du passé qui construit le présent. De ces nouvelles technologies qui peuvent être dangereuses entre de mauvaises mains. C’est dense. C’est passionnant. Ça interroge sur les moyens de combattre les injustices. Un livre impossible à lâcher tant que la dernière page n’est pas terminée.

1826. Aaron Salzberg descend d’une diligence sur la place de Bex. Il a quitté le royaume de Pologne où il est né pour venir travailler dans les mines de sel qui ont fait la fortune de cette petite ville suisse.

2020. L’inspecteur Andreas Auer est appelé en urgence : une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex, toujours en activité. Un wagon avec un homme solidement attaché à son bord sort de l’étroite galerie souterraine et s’embrase sous le regard stupéfait des négociateurs et des forces de l’ordre. Andreas et son équipe n’ont que quelques heures pour découvrir l’identité des ravisseurs et leurs motivations. Une enquête qui les conduira à remonter jusqu’à l’origine des mines.

 

 

 

 2 Salverney Jean Michel Leboulanger

Ce roman nous parle de guerres, d’amitié, de perversion, de mort, de désespoir, de trahison, de trafic, de vengeance … mais aussi d’amour et de renaissance. Il nous parle aussi de traditions vikings, du passé, plus proche, dont l’occupation des îles Anglo-normandes par l’armée allemande. Un roman riche et foisonnant. Prenant. Et, de bout en bout, nous sommes en équilibre au bord d’une haute falaise battue par les vents, submergés par les odeurs de la lande. Par ses origines bretonnes, Jean-Michel nous fait aimer infiniment cette île fictive et ses voisines bien réelles.

Paradis ou enfer ?

« Ian ferma les yeux. Tout autour de lui respirait la joie de vivre, l’insouciance, la bonté. L’innocence… L’île était belle, gaie.
Exactement comme on la lui avait décrite. »

Le reporter photographe Ian Debaeker débarque sur l’île de Salverney, bien décidé à percer les petits secrets de ces habitants si paisibles. Trop paisibles ? Le coeur de Ian n’est que désespoir et vengeance destructrice.

Il sera leur pire cauchemar !

De par ses origines bretonnes et maritimes, Jean Michel Leboulanger a toujours été attiré par les voyages. Il en ramène des images, des visages, des parfums et des sons dont il parsème ses romans pour leur donner des atmosphères sans pareil, loin des guides touristiques ou des clichés exotiques habituels. Il y parle des hommes et des femmes, de leurs relations, avec dérision et humour même dans les situations les plus désespérées.

 

3 La loi des Hommes Wendall Utroi

Un très beau récit qui nous entraîne dans les quartiers miséreux de Londres. Qui nous parle de ces pauvres que les bourgeois et les puissants refusent de voir et qu’ils accusent du pire. De la violence faite aux femmes, aux filles. De tout temps. De la chape qui recouvre encore et toujours les exactions des puissants. De cette justice à deux vitesses qui n’est pas nouvelle, et qui hélas perdure. De ces différences qui dérangent. De l’hypocrisie des hommes, eux qui font pourtant les lois. J’ai beaucoup aimé ce roman et vous encourage à le découvrir.

Jacques est cantonnier à Houtkerque, dans le Nord. Ce qu’il découvre ce matin-là dans la sépulture centenaire de J. Wallace Hardwell va bouleverser sa vie.

Une enquête secrète aux relents nauséabonds menée par un inspecteur de Scotland Yard dans les bas-fonds du Londres de Jack l’Éventreur. Entre crimes et passions, amour et trahison, là où s’affrontent l’honneur et l’horreur de la loi des hommes.

Un thriller historique aussi efficace qu’actuel.

 

 

 

 

 

 

 

 4 Le Hameau des Purs Sonja Delzongle

Sonja nous offre un roman passionnant, avec déjà une légère pointe de paranormal. Elle nous entraîne, implacable, pour notre plus grand plaisir de lecteur. Nous conduit de fausses pistes en fausses pistes pour une fin très forte où tous les secrets seront enfin révélés. Vous l’aurez compris j’ai adoré ce roman et je ne peux que vous encourager à le découvrir.

 

Le hameau des Purs

Audrey Grimaud, journaliste, est envoyée sur les lieux d’un incendie criminel ayant fait sept victimes. Dans ce hameau ravagé par les flammes réside une communauté de Purs qui a choisi de vivre à l’écart du monde moderne. Audrey connaît bien l’endroit : ses grands-parents faisaient partie de cette congrégation mystérieuse. Peu à peu, des épisodes troubles de son enfance remontent à la surface. Des disparitions suspectes, d’étranges accidents qui ont émaillé ses séjours là-bas. Et une figure sinistre lui revient en mémoire : l’Empailleur, un meurtrier d’une cruauté inouïe dont l’identité n’a jamais été découverte. Au risque d’y laisser sa vie et sa raison, Audrey décide d’explorer les secrets enfouis dans les ruines fumantes du hameau…

 

 

 

 

 5 Déviation Nord Thierry Berlanda

Un roman implacable, même si dès le début, le responsable est clairement identifiable. Ce qui est passionnant c’est cette course poursuite dans la neige, cette femme différente et le regard qu’elle porte sur ce qui l’entoure, les gens comme les choses, sa ténacité, sa logique qui va lui permettre de comprendre comment tout s’est mis en place. Ces deux gendarmes en roue libre sont particulièrement attachants. Pour ma part je serais ravie de retrouver Émilie dans une autre enquête. Thierry nous offre, avec ce récit, une excellente analyse de la nature humaine, de ses compromis, ses rancœurs, ses barrières mentales et ses limites. Un roman qui se lit d’une traite.

Déviation nord

24 décembre, 18 h 30. Un Range Rover flambant neuf s’élance sur les routes enneigées du Morvan. Au volant, Milton Walsh, célèbre chirurgien à la retraite, est confiant. Agathe, sa femme, anesthésiste brillante, est moins rassurée. À cette allure, ils n’arriveront pas à l’heure au gîte loué par son frère pour l’occasion. À l’arrière, la petite Lola s’est endormie avec son chien.

Au bout de quelques kilomètres, des gendarmes leur indiquent qu’un camion vient de se renverser un peu plus loin. La route est coupée et ne sera pas rouverte avant le lendemain. Le plus sage serait donc de faire demi-tour, mais les Walsh choisissent de continuer par un autre itinéraire : la déviation nord. Ils n’arriveront jamais à destination…

L’adjudant-chef Lehmann, proche de la retraite et loin des procédures, embarque avec lui Émilie Casanave, une jeune adjointe dotée d’un sixième sens mais totalement dénuée de second degré, pour une course contre la montre effrénée. Car en cette nuit glaciale, chaque minute compte pour retrouver les Walsh en vie…

 

20 réflexions sur “Le top 10 d’Eppy Fanny : ses 10 coups de coeur 2020

  1. Mayacumbra… on dirait le titre d’une chanson de Jean-Pierre Mader (ne pas abuser du Madère 😆 )

    ♫ Oh Macumba, Macumba
    Elle danse tous les soirs
    Pour les dockers du port
    Qui ne pensent qu’à boire ♪

    J’ai noté quelques titres et je me demande toujours où est le bouton « désabonne-toi parce que ça va te coûter un bras » ! PTDR 😉

    Aimé par 2 personnes

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