Le top 10 de nos lecteurs # 2 , « les coups de coeur » de Pierre

Le top 10 de nos lecteurs # 2 ,

« les coups de coeur » de Pierre

Le top 10 de nos lecteurs # 2 , « les coups de coeur » de Pierre du blog Black Novel

Salut Geneviève, comme l’année dernière, je me mets au clavier pour t’envoyer mon Top10, parce que je trouve amusant de faire le bilan de l’année en début décembre. D’ici la fin de l’année, je devrais en trouver quelques-uns supplémentaires. Ne sachant pas comment les classer, par titre, par auteur, j’ai choisi l’ordre de lecture, ce qui m’évitera de me prendre la tête pour savoir si tel livre m’a plus plu que tel autre. Avant de passer à la super liste signée Black Novel, je souhaite à l’équipe des flingueuses et à ses lecteurs et lectrices de bonnes fêtes de fin d’année, ainsi que de formidables découvertes littéraires. Enfin, n’oubliez pas le principal, lisez !

L’année 2020 commençait bien avec ce roman à mi-chemin entre polar et hymne à la nature. 

Dans la gueule de l’ours de James McLaughlin (Rue de l’échiquier),

l’auteur a mis toute sa passion pour la nature et démontré la folie destructrice et violente des hommes. Un premier roman littéraire fantastique. J’adore cette auteure, car elle a le don de me surprendre.

Dans la gueule de l’ours

Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel mexicain de la drogue qu’il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d’un ours abattu vient bouleverser son quotidien : s’agit-il d’un acte isolé ou d’un braconnage organisé ? L’affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts, affreusement mutilés.

Rice décide alors de mener l’enquête et met au point un plan pour piéger les coupables. Un plan qui risque bien d’exposer son passé.

 

 

 

Changement d’histoire, changement de personnage, et ici, changement d’éditeur et changement de genre. En passant dans le Post-apocalyptique avec :

Et toujours les forêts de Sandrine Collette (Jean Claude Lattès),

elle a magnifiquement mis en mots, cette balade dans un décor de fin du monde. Cette lecture est un moment introspectif rare pour cette recherche de ses racines.

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser.

Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.

À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente.

Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare.

 

J’adore lire des romans plus anciens et la réédition des romans doit être fêté comme un événement. 

Nous avons les mains rouges de Jean Meckert (Joëlle Losfeld éditions),

bien que situé à la fin de la deuxième guerre mondiale, ce roman devrait être un classique de la littérature française tant il est puissant dans les thèmes qu’il aborde dont la difficulté d’avancer sans objectifs. C’est juste magnifique car c’est un roman anti-militariste majeur.

Coup de cœur.

Les Éditions Joëlle Losfeld poursuivent la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila.

Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d’un maquis, M. d’Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu’ils pensent juste. Ils s’attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu’à ce que la mort de M. d’Essartaut, survenue au cours d’une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n’était pas d’essence plus noble qu’une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules.

Passionnant document sur un moment d’histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.

 

La fabrique de la terreur de Frédéric Paulin (Agullo) :

Le troisième tome clôt avec maestria la trilogie du terrorisme moderne, mettant en lumière nos responsabilités devant les horreurs récentes. Cette trilogie est un monument qui nous permet de comprendre, en même temps qu’elle nous emporte grâce à un souffle épique digne des grands romans.

Coup de cœur !

Janvier 2011 : le peuple tunisien se soulève et « dégage » Ben Ali. C’est le début des printemps arabes. Vanessa Benlazar, grand reporter, pressent que ces révolutions risquent d’être noyautées par les islamistes. Bientôt, la chute de Khadafi, la guerre en Syrie et le chaos qui s’installe lui donnent raison : un groupe venu d’Irak émerge des décombres, un groupe dont la barbarie est sans limite, aux méthodes de recrutement insidieuses, et qui prône la haine de l’Occident. À Toulouse, de son côté, Laureline Fell de la DCRI s’intéresse à un certain Merah, soupçonné de liens avec des entreprises terroristes. Mais les réformes du renseignement français ne lui facilitent pas la tâche : la France n’est pas armée pour affronter ce nouvel ennemi qui retourne ses propres enfants contre leur pays. Autant de bombes à retardement que Laureline, avec l’aide de Vanessa, va tenter de désamorcer.

 

Je suis un fan de Paul Colize et je dois dire qu’avec son dernier roman en date, il a fait fort, très fort.

Toute la violence des hommes de Paul Colize (HC éditions)

raconte l’histoire d’un peintre accusé de meurtre et permet de creuser beaucoup de thèmes intéressant. C’est un fantastique polar, attaquant de front la bêtise de la loi belge, démontrant la force de l’art et rappelant le massacre de Vukovar.

Grand !    

 

Qui est Nikola Stankovic ?

Un graffeur de génie, assurant des performances insensées, la nuit, sur les lieux les plus improbables de la capitale belge, pour la seule gloire de l’adrénaline ?

Un peintre virtuose qui sème des messages profonds et cryptés dans ses fresques ultra-violentes ?

Un meurtrier ?

Un fou ?

Nikola est la dernière personne à avoir vu vivante une jeune femme criblée de coups de couteau dans son appartement. La police retrouve des croquis de la scène de crime dans son atelier.

Arrêté, interrogé, incarcéré puis confié à une expertise psychiatrique, Niko nie en bloc et ne sort de son mutisme que pour répéter une seule phrase : C’est pas moi.

Entre Bruxelles et Vukovar, Paul Colize recompose l’Histoire. Au-delà de l’enquête, c’est dans les replis les plus noirs de la mémoire, à travers les dédales de la psychologie et la subtilité des relations humaines qu’il construit son intrigue.

      

Quand on parle des classiques du polar, on oublie souvent

Nécropolis de Herbert Lieberman (Points),

et pourtant, c’est un polar culte de la littérature policière qui n’a pas pris une ride et qui est impossible à oublier. Il est présenté dans ce roman un personnage de médecin légiste hors norme incapable de trouver sa propre fille,  ce roman étant écrit comme un reportage, mettant en valeur la décadence de la société.

Paul Koning, médecin légiste, règne sur la morgue de New York, où défilent cadavres, enquêteurs et familles en deuil. Les dépouilles révèlent toute l’horreur dans laquelle baigne la ville – et où la fille du médecin, Lolly, vient mystérieusement de disparaître.

Un roman culte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin (Manufacture de livres) :

Voilà un premier roman éblouissant, totalement bluffant par sa simplicité de style par laquelle passe une émotion à fleur de peau sur l’incommunicabilité d’un père envers ses deux fils. Ce sont dans ces moments-là qu’on s’aperçoit que la littérature est magique.

Ce qu’il faut de nuit

C’est l’histoire d’un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d’amour. Les années passent, et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l’importance à leurs yeux et ceux qu’ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C’est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.

Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d’hommes en devenir.

Avant les diamants de Dominique Maisons (La Martinière) :

Une plongée fascinante dans les dessous du Hollywood des années 50 avec des personnages formidables et un scenario en béton. L’auteur passionné du cinéma de l’âge d’or mélange des stars avec des personnages fictifs pour nous montrer son amour du cinéma.

Fantastique !   

Hollywood, 1953. L’industrie cinématographique est un gâteau fourré à l’arsenic que se disputent la mafia, l’armée et les ligues de vertu catholiques. Dans ce marécage moral et politique, ne survivent que les âmes prêtes à tout. Le producteur raté Larkin Moffat est de ceux-là. Abonné aux tournages de séries B, il fait vivoter les crève-la-faim du cinéma et enrage contre ce système qui l’exclut. Jusqu’au jour où il se voit proposer la chance de sa vie. Dans cette combine dangereuse vont graviter autour de lui le major Buckman, parieur et coureur invétéré, le très ambivalent père Santino Starace, l’impresario et proxénète Johnny Stompanato. Tous vont croiser leurs destins, multiplier les manoeuvres et les crimes dans ce grand cirque du cinéma américain. Alors que défilent les Errol Flynn, Clark Gable, Hedy Lamarr et autres Frank Sinatra, ce petit monde sans scrupule va s’adonner à ce qu’il sait faire de mieux : manipuler les masses et veiller à son profit.

 

 

           

Nickel boys de Colson Whitehead (Albin Michel) :

Ma découverte de cet auteur en appellera d’autres tant le niveau littéraire est élevé et l’histoire hallucinante, pour la défense des droits civiques des noirs américains. Le style naïf m’a fait penser à Candide de Voltaire, ou comment démontrer par l’absurde combien le racisme ancestral américain est idiot.

Un livre marquant et important.

Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

 

 

 

Loin du réconfort de Gilles Vidal (Zinedi éditions) :

Un roman court, un livre coup de poing, où chaque chapitre présenté comme un paragraphe numéroté est d’une vérité et d’une sincérité prenante. A découvrir absolument. On est tellement immergé dans ce récit qu’on se demande si l’auteur n’a pas écrit une biographie.

Un roman d’une force rare.

Loin du réconfort

Un homme épris de vengeance se lance à la recherche de l’assassin de sa compagne.

Un road movie littéraire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, je m’arrête là, vous pouvez retourner à vos lectures ! A bientôt

12 réflexions sur “Le top 10 de nos lecteurs # 2 , « les coups de coeur » de Pierre

  1. Nécropolis quel chef d’œuvre, le Sandrine Collette sublime, les deux seuls livres que j’ai lu de ce top 10, mais quels livres….Sinon le Paul Colize est au programme, j’ai découvert cet auteur il y a quelques mois, avec « Un long moment de silence » que j’ai trouvé simplement fabuleux. Je lis donc progressivement ses autres livres.

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