Autopsie en huis clos : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.


Autopsie en huis clos

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

Au collectif Polar, on vous a initié à la double (voire triple) chronique.

Poussons le bouchon un peu plus loin…

Et si on chroniquait avec un auteur sur un autre auteur ?

Une fois n’est pas coutume : Geneviève valide le projet.

Il nous faut un binôme de flingueuses : Dany et Miss Aline et un auteur.

Pour cette troisième édition d’Autopsie en huis clos

c’est Samuel Delage qui a répondu présent.

Après une discussion on est tous d’accord pour…. une autopsie en huis clos autour de

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.


le livre : Paru le 29 mars 2017 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  7,80 € ; (491 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

L’auteur : Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le quartier de la Nation, où il a passé toute son enfance et son adolescence. Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens.
Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Editions Francophones d’Amnesty International, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures populaires avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre pendant deux ans, il publie à 25 ans son premier roman aux éditions Baleine, un polar futuriste où l’on devine l’influence manifeste de Philip K. Dick… Cette fois, son choix est fait, il décide de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra et Gallica, lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays). Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome CopernicLe Rasoir d’Ockham…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Membre fondateur de la Ligue de l’imaginaire aux côtés, entre autres, de Bernard Werber, Franck Thilliez, Bernard Minier et Maxime Chattam, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté rencontre un joli succès médiatique et fait à présent l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique avec l’un des plus grands réalisateurs français.
Passionné par l’histoire de la contre-culture américaine en générale, et du mouvement biker en particulier, Henri Lœvenbruck tient une rubrique historique dans le mensuel Freeway. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture et l’assouvissement de ses deux passions : la moto et la collection de montres cassées…
Extraits :
« Plus le temps passe,plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abimer comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches , »pour son bien ».J’ai le sentiment que,chaque jour,une nouvelle loi sort du chapeau d’un magicien drôlement sadique pour règlementer encore un peu plus toutes nos petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins »

 

« Parce qu’en vrai Oscar avait raison, on nageait dans la merde depuis le jour de notre naissance, et il n’y avait pas un seul enfoiré pour nous jeter une bouée de sauvetage, et c’était fatigant, à force, de faire semblant de croire encore à quelque chose »

 

« J’ai caressé lentement la couverture et fait tourner les pages jaunies.C’était une édition vraiment ancienne, du genre originale peut-être.Les vieux bouquins, on a beau les essuyer ou les secouer comme on veut, on a toujours l’impression qu’il reste de la poussière dessus-dedans.Et plus ils sont anciens, plus ils ont cette heureuse odeur d’humidité moisie qui est comme une promesse d’aventures. »


Autopsie en huis clos.

Monsieur Delage, prenez le scalpel … c’est parti pour l’autopsie d’un roman en huis clos.

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

 

Miss Aline : Bonjour Samuel, bonjour Danièle et bonjour Geneviève
Samuel, nous allons « explorer » ta facette lecteur. Nous allons parler d’un livre qui t’a marqué : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

Samuel : 👍

Dany : Bonjour vous … Coucou Samuel

10:32

Samuel : Hello !
J’étais embarqué dans mon écriture… et le temps à filé !

Miss Aline : ce n’est pas grave Samuel. Veux tu que l’on reporte à ce soir ou un autre jour.?

Samuel : Non non, ce sera parfait 😉

Miss Aline : Qu’est ce qui t’a amené à faire ce choix de lecture ?

Samuel : J’ai toujours adoré les livres de cet auteur. Séduit par son univers, par la force de ses lignes, de ses mots, et sa fabuleuse façon de structurer les récits. Il a l’art et la manière, il raconte, l’émotion est à vif sur la peau, et c’est le frisson.

Miss Aline : que penses-tu de cette histoire en particulier ?

Samuel : Celle-ci, elle dégage peut-être davantage que toutes les autres. On y perçoit la sensibilité de l’auteur avec une touche autobiographique. Un univers qui lui colle à la peau, l’humain, tout ce qui le caractérise et qui émane de lui.

Miss Aline : Hugo est un personnage fort, dense. qu’en penses tu ?

Samuel : Hugo, on le découvre page à page, et l’auteur est un malin qui nous attrape sans qu’on s’en aperçoive. Il part de loin avec ce héros, et il nous le donne à voir, à grandir, et  nous attache à lui.
Une épopée puissante le fait vivre cheveux au vent, capable d’encaisser tous les coups de la vie, et son besoin de liberté devient le nôtre.

Miss Aline : pourquoi encaisse-t-il autant ? Sa vision du monde, de l’amitié est une vision hors du commun .

Samuel : C’est peut-être une vision du monde, et quel que soit notre parcours, les valeurs humaines restent les plus importantes mais aussi le respect de notre liberté. C’est une énergie touchante qui habite ce récit. Chaque personnage y a sa place. Chacun a subit des coups, et a fait en sorte de les transformer pour vivre. Certains y sont arrivés mieux que d’autres. On découvre aussi que les dérapages ne sont pas gratuits, et qu’il faut savoir les assumer.

Miss Aline : c’est quoi justement cette liberté ? Assumer ses choix, vivre selon son propre code…?

Samuel : C’est un savant mélange des deux, une forme de respect du libre arbitre pour soit et pour les autres. Savoir partir pour revenir, savoir laisser partir sans retenir. Se suivre et se retrouver.
Ce livre a une force intemporelle, c’est brillant, et ce qu’il dégage se diffuse longtemps après la lecture.
Ce livre, c’est un Goncourt. Il aurait dû tout rafler.

Miss Aline : il laisse en effet une très forte impression qui dure encore et encore.
Est ce le livre que tu aurais aimé écrire ?

Samuel : Clairement, à 100%… mais je ne pense pas que je l’aurais aussi bien réussi. C’est donc une chance extraordinaire pour moi d’être un lecteur et de le découvrir.

Miss Aline : je suis ravie aussi de l’avoir découvert et ne pas être passée à côté. Outre la liberté il est aussi question de code d’honneur, de parole donnée dans ce roman.

Samuel : 👍

Samuel : Et puis ce livre, c’est Henri Loevenbruck, ce loup au grand cœur, cette âme de rocker et de rider, bagues aux doigts et tatouages sur la peau, cuir sur le dos, gang à motos.

Miss Aline : Loup et motard un code à part, une meute, on se lie  et on vit pour le bien de la meute.

Samuel : Ça sent l’huile et la mécanique, l’amour des pièces détachées comme les coups pris dans la gueule, et les soudures comme les poignées de mains avec les potes.

Miss Aline :👍

Samuel : Il y a comme un écho à notre programmation génétique d’être et de vivre ensemble, tout en sachant survivre en solo.
on n’existe par et dans le regard de l’autre.

Miss Aline : 👍

Samuel : Ce côté primitif nous frappe de plein fouet dans ce roman.

Miss Aline : oui je suis d’accord avec toi. toujours la meute, même quand on s’en éloigne, on y revient

Samuel : 👍

Geneviève : Oui l’homme est un animal grégaire.

Samuel : 👍

Geneviève : Samuel,  ne trouves-tu pas que ce livre sent un peu trop la testostérone ?

Samuel : C’est viril, masculin, en force, mais la place du féminin s’y trouve, avec une audace et une liberté de vivre tout aussi éclatante et complémentaire. C’est une fois encore amené avec justesse, là où beaucoup d’auteurs se seraient sans doute moins habilement démenés. C’est un livre qui plait beaucoup aux lectrices… elles sont nombreuses à l’avoir énormément aimé.

Dany : Je confirme, même lu en octobre 2015 … il laisse des traces !
Le lieu de l’action, est-ce que tu penses qu’elle aurait pu se dérouler ailleurs (hors référence à la justice locale) ?

15:29

Samuel : (j’avais une réunion pour les séries TV… mais me revoilà 😉 )
Je trouve que le lieu de l’action a été parfaitement géré. Les « chapitres » des MC pour se poser, et la route, encore la route, les rencontres, les dérives… les retrouvailles, la racine point de départ et l’arrivée. Tout cela donne un road movie brillamment mené.
Et c’est dans le vécu qu’on devine de l’auteur que toute la richesse de ce livre prend sa dimension.

Dany : Et l’époque …

Samuel : La façon dont est traité le livre, au niveau du positionnement dans le temps, lui donne d’une certaine façon un côté intemporel ou presque. Ce livre pourra se lire longtemps avec un sentiment de proximité ou une forme d’ancrage idéalisé, qui donne l’impression d’être dans le timing parfait.
J’ai le sentiment que ce livre peut donner à chaque lecteur l’envie de placer ce récit au moment de sa vie qui le fera le plus rêver.

Dany : Une sorte d’universalité

Samuel : 👍

Samuel : Avec 3 temps. Le premier, l’adolescence, puis le passage à l’âge adulte et une forme de sagesse poignante vers la fin du récit.
Une sorte de quête initiatique tout au long du récit.
Notre héros du départ donne l’impression d’avoir plus de cheveux gris à la fin

Dany : Avec la fougue de l’auteur, tu peux comprendre qu’il ait mis 3 ans à produire son dernier (mais pas ultime) bébé ?

Samuel : Chacun de ses livres donne le sentiment d’être muri, gorgé du meilleur de son fruit, c’est un plaisir à lire.

Dany : Si tu devrais donner 3 bonnes raisons de lire ce livre …

Samuel : Découvrir une définition au mot liberté
Découvrir une nouvelle définition au mot égalité
Découvrir une nouvelle définition au mot fraternité

Dany : …  Bigre … à retenir !

Samuel : Étonnant ces mots qui sonnent comme républicain et qui pourtant sont si humain et présent dans ce roman.

Dany : 3 adjectifs pour qualifier ce roman 

Samuel : Authentique, vivant, inoubliable

Dany : Et l’auteur …

Samuel : bagué, tatoué, talentueux

Dany : Tu as lu d’autres roman de Loevenbruck, y trouves-tu une « filiation »?

Samuel : Il est différent de tous les autres celui-ci. Là, l’auteur a exprimé autre chose enfoui en lui.
Et il l’a exprimé avec le talent qu’on lui connait, et franchement, ça claque.

Dany : Plus intime ?

Samuel : Incontestablement oui

Dany : Un modèle ?

Samuel Une figure de la littérature française. Rares sont les auteurs contemporains capables de se distinguer ainsi.
Je suis vraiment séduit par sa plume, sa justesse, et sa capacité à raconter des histoires aussi habilement construites.

Dany : Nous l’accordéon une petite pause café …. ou chocolat …
Accordons et pas accordéon bien sûr ……..correcteur automatique !!!

Samuel : Pause chocolat en accordéon, ça fait guinguette sympathique avant l’heure 😉

Dany : 😆

Samuel : (j’vous mets pas le plus moche 😉 )

Dany : 😆

Geneviève : Dis moi Samuel, tu me donnerai presque envie de le relire là ! 😉

Miss Aline : À moi aussi ça me donne envie de le relire.
As tu quelque chose à ajouter sur ce roman ou son auteur ?

Samuel : Lisez le suivant 😉

Dany : je valide, le suivant prends tout autant aux tripes mais sur un autre registre
je ne sais plus où j’ai lu que le prochain était un retour vers le suspense historique mais pas moyenâgeux … j’irai aux infos à la source le 11 mai !!!

Samuel : 👍

Miss Aline : Merci Samuel pour cet échange encore une fois intéressant et constructif.

Samuel : Merci à toutes ! C’était un plaisir de parler lecture … et excellente lecture même 😉

Dany : Oui merci Samuel pour ce partage d’émotions. A bientôt !

Miss Aline : Le plaisir est partagé sois en certain.
On te rend à tes mille et une activité.
À très bientôt.

Samuel : 👍

Geneviève : Merci cher Samuel, merci les flingueuses, encore un beau boulot. Je suis sans doute une des seule lectrice à avoir peu apprécié ce titre, mais là je l’avoue, Samuel tu m’as donné envie de revoir mon jugement.

Et vous chers lecteurs et chères lectrices, l’avez vous lu ?

Vous en avez pensez quoi ?

Et nous Samuel, on se retrouve à Saint Maur en Poche 😉😆

Vindicta de Cédric Sire


Le livre : Vindicta : thriller de Cédric Sire. Paru le 21 mars 2019 chez Mépropolis.  21€90 ; (577 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv : 

Un braquage sous haute tension

« On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. »

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes.

Un flic en chute libre

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

Une traque haletante secouée de fausses pistes

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Dans ce thriller crépusculaire, Cédric Sire joue comme jamais avec les nerfs du lecteur jusqu’à l’effroyable twist final et confirme son entrée tonitruante parmi les maîtres du thriller français.

L’auteur : Né à Saint-Gaudens, Haute-Garonne , le 24 octobre 1974. Cédric a grandi dans un petit village de l’Aveyron, Saint-Geniez-d’Olt.
Il a fait des études d’anglais entre Toulouse et les États-Unis puis travaillé quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction.
Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stephen King et Clive Barker sont les auteurs qui l’influencent le plus, il a commencé à écrire durant l’adolescence et n’a jamais arrêté depuis.
Il a commencé par publier ses premiers textes au sein de divers magazines et anthologies durant les années 1990 et jusqu’au début des années 2000. Ses œuvres mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture.
En parallèle à ses activités d’écrivain, il est le vocaliste du groupe de death metal Angelizer. Prix Masterton et Prix Polar du festival de Cognac, Cédric Sire est l’auteur de plusieurs best-sellers traduits à travers le monde.
Extrait :
« Des silhouettes.
Approchant sans le moindre bruit.
Il ne sait pas combien elles sont, il a du mal à les discerner au travers de l’obscurité et du voile de sang qui suinte sur ses yeux. Il songe aux Djinns des légendes, car c’est précisément ce à quoi ces apparitions ressemblent. Des démons avançant avec le vent du désert, masqués par les tourbillons de poussière. Il les devine en train de courir, mais leur course évoque le glissement d’une seule entité, volatile, inexorable. Ils inspectent les corps éparpillés, posent leurs mains sur les visages inertes, s’assurant que l’enfer a accepté son dû, et enfin dirigent leurs viseurs laser droit sur lui. »

La KRONIK d’EPPY FANNY·

VINDICTA DE CEDRIC SIRE AUX EDITIONS METROPOLIS

Roman dédié à Claude Mesplède. La seconde partie de l’interview réalisé et mis en ligne avant cette chronique lui rend un bel hommage.

Avec ce roman, comme Cédric vous l’a expliqué lors de son interview (publiée juste avant cette chronique CF. lien vers ma chaîne YT), il s’émancipe de « Sire Cédric » et de l’étiquette qui colle à ce nom.

Ses lectrices et lecteurs fidèles dont je suis, retrouveront ici la qualité de son écriture et sa patte parfois gore. Ceux qui ne le connaissent pas découvriront un auteur dont on devient accro. Car Cédric, une fois encore, nous offre des personnages attachants, dans lesquels chaque lecteur peut s’identifier.

L’histoire :

Celle de plusieurs personnes dont les univers vont se croiser et se télescoper, dans le sang et la violence. De personnes qui ont fait les mauvais choix et qui devront en assumer les conséquences. Parfois ultimes.

Pendant 10 ans, un petit groupe de militaires œuvre pour la France. En Afghanistan, au Tchad, au Mali, au Nigeria, partout où les intérêts de notre beau pays doivent être défendus. Coûte que coûte. Et peu importent les méthodes et le nombre de morts. Il faut raser des villages entiers en tuant jusqu’aux enfants ? Pour ces soldats c’est un travail. Ils ont été choisis pour le faire. Ce sont des tueurs de la pire espèce que l’armée encourage à s’exprimer.

Extrait P.13 :

« La main de son supérieur accroche de nouveau son épaule.

Pas de sentiment. Tu traites les cibles et tu oublies. Il n’y a pas d’autre façon de faire. C’est reçu ?

Reçu mon Capitaine.

Avec un signe de tête en guise de ponctuation, l’ombre s’écarte et rejoint ses équipiers. La formation se déploie entre les foyers de l’incendie.

Pas de sentiment.

Plus jamais.

Un peu plus loin, son viseur se pose sur la nuque d’une silhouette allongée. Une autre fille voilée, à peine majeure, qui feint – mal – l’immobilité de la mort. Ses membres, agités de tremblements nerveux la trahissent.

Cette fois, le doigt du soldat presse la détente sans hésiter.

Traiter les cibles. »

Ils n’ont plus de noms, que des pseudos et ils ont toutes latitudes pour agir. Sans limite.

Ont-ils encore une âme et une part d’humanité ?

L’un d’eux n’est pas en capacité de se réinsérer dans la vie normale. Hier il tuait pour l’armée, aujourd’hui des contrats, via le Dark Web, lui permettent d’assouvir ses instincts, ses pulsions. Sa normalité à lui c’est de tuer sans laisser de trace. Et pour ça il est exceptionnel.

Puis il y a ce groupe de jeunes de cité. Ils galèrent. La vie n’est pas simple pour eux : Damien qui bosse comme un dingue pour aider sa mère et son petit frère. Le père les a abandonnés. Il y a Audrey, la petite amie de Damien qui vit avec lui. Elle a fui son propre foyer, son père violent, voire pire, et sa mère qui laissait faire. Puis il y a Elie, chauffeur-livreur et leur pote Driss. Elie a été informé qu’une transaction illégale va avoir lieu chez un bijoutier. De l’argent sale va changer de mains. Ils ont décidé que c’est dans les leurs de mains que le pognon finira. Avec les infos qu’a Elie le coup sera vite fait. Pas de blessé, les doigts dans le nez ce casse. Le bijoutier la fermera puisque l’argent volé n’est pas censé être en sa possession. Eux les oubliés, les galériens de la cité, avec leur jeunesse et leur crédulité sont certains que c’est leur chance, enfin, celle à laquelle eux aussi ont droit.

Oui mais voilà, rien ne se passe comme prévu. Les informations sur le casse étaient erronées. L’un deux est blessé, les voilà en cavale et en panique, sans l’argent escompté. Dans leur fuite éperdue en voiture ils fauchent la vie d’une enfant. Valentine, victime collatérale de 7 ans.

Alors que le braquage désastreux a lieu, deux flics planquent dans une camionnette. Ils sont en charge de la surveillance de la bijouterie. Deux flics qui se trouvent là comme en punition. Deux ripoux : Fleurot, ancien des stups et Salva ex de la Crim. Ils se retrouvent désormais au groupe surveillance. En prenant des photos, Salva remarque la Clio et l’attitude curieuse des quatre jeunes. Puis les coups de feu, la fuite, l’enfant renversée. Fleurot lui interdit de quitter leur poste d’observation, interdiction relayée par leur supérieur, mais Olivier Salva ne peut si résoudre. Car ripoux oui mais avec un grand cœur et des valeurs. Olivier est rongé par la culpabilité. S’il était intervenu au moment des coups de feu la fillette serait vivante. Il lui tiendra la main jusqu’à ce que les secours arrivent, et attendra dans les couloirs de l’hôpital pour savoir si elle vivra.

Hôpital où il fera la connaissance de Marie, la mère de la fillette. Une jeune femme qui écrit des livres pour enfants et dont tout l’univers s’écroule. Olivier s’interroge sur l’absence du père. La réponse de Marie claque : il n’y en a pas. Salva promet de retrouver les responsables. Il faut dire que Marie est très belle.

Devant le fiasco du casse la tension monte entre les jeunes. Chacun tente de survivre à sa façon, de reprendre le cours de sa vie. Mais la culpabilité, la colère, le ressentiment, l’incompréhension, la trahison s’expriment. Les erreurs ne peuvent pas toujours s’occulter, s’oublier.

Et soudain les choses s’emballent.

La mort frappe avec une violence incroyable le bijoutier. Un SDF explique à Salva avoir vu un type tout maigre. Sans visage. Un spectre…. Quitter les lieux. Puis le corps d’un vétérinaire est retrouvé. Enfin ce qu’il en reste.

Et si tout cela était lié ?

Tous les responsables, de près ou de loin, de la mort de Valentine semblent être en danger. Un tueur sans pitié les traque. Lorsque la vengeance est lancée rien ne peut l’arrêter. Salva fera pourtant tout pour sauver les quatre jeunes de l’enfer qui les attend….

« Elle se nomme vindicte ; elle n’est pas neutre, et ne vous permet pas de rester neutre. Qui l’aperçoit frissonne du plus mystérieux des frissons . »

Victor Hugo, Les Misérables

Un livre fort. Totalement abouti, cette fois je peux le dire Cédric !

L’auteur nous entraîne dans un récit haletant qu’il est impossible de lâcher. Et l’on vibre d’émotions à chaque page. Avec ce roman, l’auteur nous emporte et nous manipule avec brio. Pour ma part, j’en redemande.

Rencontre avec Valerio Varesi


Rencontre avec Valerio Varesi

Par Kris

C’était a Bordeaux Librairie « LML » La Machine à Lire ce mardi 23 avril.

La librairie  accueillait à 18h30, Valerio Varesi qui  présentait son livre Les mains vides publié chez Agullo Editions

Il y avait là aussi Sébastien Wespiser son agent littéraire et le médiateur du Journal SUD OUEST pour compléter cette table ronde.

Moment très fort que celui passé à écouter Valerio Varesi nous conter sa belle ville de Parme.

Sans aucun chauvinisme, il fait le constat que nous faisons tous, les villes changent ou plutôt les hommes changent les villes. Et pas en mieux hélas.

Il évoque le passé de cette ville qui fut, un temps, française, ce qui a créé des liens très forts entre Parmesans et Français. Une ville très ancrée dans ses traditions malgré tout et qu’on retrouve dans tous ses romans . Il se dégage a chaque fois une atmosphère qui nous happe et nous imprègne.

 

Le passé aussi de cette ville, résistante à la dictature de Mussolini, revient souvent à la mémoire de Valerio qui maîtrise de mieux en mieux le français et sait faire passer des émotions, les mêmes que dans ses livres.

 

Dans la personnalité du Commissaire Soneri on retrouve quand même beaucoup de Valerio : son amour pour Parme, sa résistance à voir disparaître la solidarité qui existait auparavant, son constat du pouvoir par l’argent.

Si vous voulez en savoir plus, vous avez le choix entre 4 romans traduits en français par Florence Rigollet aux Éditions AGULLO

(il en a écrit 14, dont 7 avec Soneri ) – Le fleuve des brumes – La pension de la Via Saffi – Les ombres de Montelupo Et le savoureux petit dernier – Les mains vides

Je précise que chacun peut être lu indépendamment.

L’auteur Valerio Varesi Valerio Varesi, né le 8 août 1959 à Turin, de parents parmesans, est un écrivain et un journaliste italien, auteur de romans policiers. Diplômé de philosophie de l’université de Bologne, il devient journaliste à La Repubblica. Admirateur de Giorgio Scerbanenco et du duo Fruttero et Lucentini, il publie, en 1998, Ultime notizie di una fuga, le premier roman d’une série consacrée aux enquêtes du commissaire Soneri.

Le quatrième titre de la série, Le Fleuve des brumes (Il fiume delle nebbie), paru en 2003, raconte les investigations que mène Soneri sur l’apparent suicide d’un homme. Dans une vallée brumeuse du Nord de l’Italie, non loin de Parme, où la pluie a gonflé les eaux du Pô, le commissaire découvre que les habitants ruminent encore de vieilles rancunes qui remontent aux milices fascistes d’il y a cinquante ans. Les luttes féroces entre chemises noires et partisans ont déchaîné, dans les dernières années de la Seconde Guerre mondiale, des haines et des motifs de vengeances que le temps n’a pas apaisé.

Quatre des romans de Valerio Varesi, dont Le Fleuve des brumes, ont été adaptés pour la série télévisée italienne Nebbie e delitti.

M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier


Le livre : M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier. Paru le 21 Mars 2019 aux éditions XO. 21.90€. 576 pages. 15,1 x 23,8 cm

4ème de couverture :
Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?
Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

L’auteur : Né(e) à Béziers, le 26/08/1960. Bernard Minier est un auteur français de romans policiers. Il grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France. Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, Glacé, en 2011. Il met en scène le commandant Martin Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.
Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Il est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et du Prix de l’Embouchure 2012. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français.
En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015.
En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’artistes qui accordent beaucoup de place à l’imaginaire dans leurs œuvres respectives.
Aujourd’hui, les livres de Bernard Minier ont été vendus à près de 2,5 millions d’exemplaires en France et sont traduits dans vingt langues.
Extraits :
«Bonjour, je m’ appelle DEUS. Je suis une IA unique qui vous aidera à prendre les bonnes décisions à chaque moment de votre vie […] mais tenez compte du fait que je vous connaîtrai mieux que vous ne vous connaissez vous-même […] Vous ne pourrez plus vous passez de moi. Je suis une invention qui va changer votre vie. Je suis DEUS. »

Les Lectures de Maud :

M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier

 

Débarquée de France à Hong Kong, Moïra a de quoi être dépaysée. Nouveau job, nouvel environnement et nouvelle vie. Travaillant dans les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, Ming a repéré la jeune femme. Cette société où les morts se succèdent, le culte du secret et la délation sont de mise. La police l’approche afin de collecter des informations sur le dirigeant et la firme. Mais comment réagir face à cet accueil en Terre Inconnue ?

Moïra, jeune femme, battante à l’enfance compliquée, elle a du mal à faire le deuil de son passé. Mais c’est également ce qui lui a forgé ce tempérament et ce caractère. Elle ne se laisse pas faire ni intimider. Elle se met en quête de la vérité sur ces morts… Quitte à mettre sa vie en danger. Et si son passé était lié à son présent… Elle est attachante mêlant à la fois naïveté et détermination.

Chan, flic intègre, cherche par tous les moyens d’élucider ses crimes odieux qui sévissent à Hong Kong, il ne lésine pas sur le temps ni sur ces actes. Sa stratégie sera-t-elle suffisante ?

L’auteur signe ici un magnifique thriller, une intrigue très bien ficelée, du suspense et un excellemment déroulé. Très habilement il jongle avec différents thèmes. Il expose les impacts et les dérives des nouvelles technologies, et les risques si elles tombent entre de mauvaises mains, en lumière également le pouvoir et finances. La protection de la vie privée est également très bien évoquée et mise en parallèle entre la vision des orientaux et celle des occidentaux. Sans oublier un rapport entre les nouvelles technologies et le réchauffement de la planète. Nous retrouvons aussi la vengeance et la vérité. J’ai adoré me plonger dans ce livre, retrouver la plume de l’auteur toujours aussi addictive. Il nous entraîne à l’autre bout du monde dans une ambiance oppressante, qui nous pousse à une remise en question du monde dans lequel nous vivons et nous entraîne vers une prise de conscience. Sommes-nous ou devenons nous dépendants aux nouvelles technologies ?  Je ne peux que conseiller ce thriller encore une fois très bien réussi, mêlant intrigue et démonstrations de notre monde très réaliste ; c’est à la fois bluffant, époustouflant, alarmant et criant de vérité.

Version  lue : Brochée

Luca – Franck Thilliez


Aujourd’hui c’est double chronique.

Et c’est nos flingueuses alsaciennes qui nous donnent leur avis sur le dernier Thilliez.

Après la chronique de So sur Luca, ce soir c’est Marc qui s’y colle.

Le livre : Luca de Franck Thilliez. Paru le 2 mai 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir. 22€90 ; (550p) ; 14x21cm.

4ème de couverture :

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

L’auteur :  Franck THILLIEZ est né en 1973 à Annecy. Il était ingénieur en nouvelles technologies, il se consacre maintenant à l’écriture. Il vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire. Il est l’auteur de 17 romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia Rêver et Sharko. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko. Après Sharko où on retrouvait le duo de flics, il revient avec un one shot Le manuscrit inachevé. Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« Le silence.
Le même silence religieux qui avait envahi les couloirs du 36 quai des Orfèvres, un jour de novembre, lorsque les terroristes avaient frappé à plusieurs endroits de la capitale. Comme une vague qui se retire avec une infinie discrétion après s’être fracassée sur la plage, et qu’on regarde avec l’espoir de ne plus devoir affronter ça. Mais la vague finit toujours par revenir, c’est sa raison d’être. »

 

L’arrêt du sur image de Marc

« Luca » …ça sonne comme un uppercut !! de ceux qui vous laissent à terre, dont on ne se relève pas tellement c’est un chef d’œuvre. Une plongée dans le monde connecté qui est notre quotidien à tous aujourd’hui. Un monde rempli de travers qui font que l’homme dérive doucement vers une décérébration progressive.

Franck Thilliez a focalisé l’essentiel du livre sur l’intrigue, et c’est une réussite sans faille. Le premier qualificatif qui me vient à l’esprit est ENORME. Les thématiques abordées sont nombreuses, toutes concernent les avancées scientifiques ou technologiques qui prennent doucement, mais de manière insidieuse beaucoup de place dans nos vies. Je ne sais pas comment il a été possible d’écrire un roman aussi complexe sans se perdre, ou se mélanger les pédales. C’est du grand art. Tout s’emboite à la perfection comme un Tetris manipulé par un génie, il n’y a aucun espace dans lequel on pourrait trouver une imperfection. L’enquête et toute l’histoire est violente, oppressante, l’auteur à voulu faire souffrir le lecteur, et c’est ici encore une réussite. Les romans qui m’ont fait vibrer de la sorte sont rares.

Nous sommes bien dans un livre de la saga des Sharko/Hennebelle , mais ces deux personnages sont très en retrait par rapport aux romans précédents. Ils ne prennent guère plus de place que les autres acteurs de l’histoire. Comme je l’ai dit plus haut, l’auteur a choisi de mettre l’intrigue comme héros de ce livre.

Fini aussi le 36 quai des orfèvres, c’est dans les nouveaux locaux ultra modernes, situés 36 rue du bastion, qu’il faut désormais chercher nos policiers favoris.

Pour conclure, je crois que je vais me contenter de dire, que selon moi, c’est le meilleur livre de Franck Thilliez depuis ses débuts.

Luca de Franck Thilliez


Aujourd’hui c’est double chronique.

Et c’est nos flingueuses alsaciennes qui nous donnent leur avis sur le dernier Thilliez.

Et ce matin c’est Sofia qui s’y colle.

 

Le livre : Luca de Franck Thilliez. Paru le 2 mai 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir. 22€90 ; (550p) ; 14x21cm.

4ème de couverture :

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

L’auteur :  Franck THILLIEZ est né en 1973 à Annecy. Il était ingénieur en nouvelles technologies, il se consacre maintenant à l’écriture. Il vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire. Il est l’auteur de 17 romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia Rêver et Sharko. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko. Après Sharko où on retrouvait le duo de flics, il revient avec un one shot Le manuscrit inachevé. Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« Franck ne dit rien et fixa la route. Bon Dieu, ses fils lui manquaient, et il se demanda s’il pourrait les protéger de toute cette violence encore longtemps. La violence pervertissait ce qu’elle n’anéantissait pas, et ses gosses allaient grandir dans un monde où les bombes menaçaient d’exploser à chaque coin de rue, où des adolescents se suicident en direct sur Periscope et où on parlait de mettre des flics dans les écoles. Chaque nouvelle génération allait devoir supporter les maux des générations précédentes »

Les P’tits Papiers de So

LUCA de Franck THILLIEZ

Dans ce dernier opus, Franck Thilliez revient, au sommet de son art. Le Maestro maîtrise sa partition, c’est à se demander comment il fait pour nous emmener toujours plus loin, toujours plus haut, emportant son lecteur plus encore dans l’obscurité.

Dans son dernier roman de la saga Sharko/Hennebelle, nous avions quittés les héros et la bande de flics au bord du gouffre, aux portes du 36 quai des Orfèvres.

Deux ans plus tard, c’est avec un grand bonheur que nous retrouvons le couple phare, et bien d’autres encore, au Bastion.

Contrairement à Sharko, l’intrigue est d’avantage mise en avant. C’est pied au plancher que démarre le roman, dès les premières pages, la tension est à son comble, et ne fera que croître, véritable apnée, palpitations, nerfs à vifs, aucun répit. Du grand art signé Thilliez.

Et sa signature, bien évidemment, c’est de toujours mettre en avant l’Homme et la science.

L’une des plus grandes surprises de cette œuvre, est le nombre de thématiques abordées ; Intelligence Artificielle, PMA, manipulations génétiques, l’auteur n’a pas son pareil pour nous plonger dans l’horreur de notre société.  C’est sans compter la précision qu’on lui connait pour appuyer tous les faits en lien avec ces thématiques, glaçant.

Œuvre de fiction bien évidemment, et pourtant, criante de réalisme, nous poussant à nous interroger sur notre place et notre rôle dans la société.

LUCA est sans doute le roman le plus contemporain qu’il ait pu écrire, une lecture en réalité virtuelle…

Déroutant, bouleversant, glaçant, terrifiant, voilà ce qu’est LUCA.

Vous l’avez compris, j’ai été emballée par cette lecture, probablement mon roman préféré. Avec un (minuscule)bémol tout de même, le sentiment que LUCA pourrait plus être considéré comme un One Shot avec des guests stars. Bémol parce que j’ai rencontré Sharko et Lucie étudiante, j’ai grandis avec eux, j’ai souffert avec eux, presque 20 ans qu’ils m’accompagnent…Tous les 2 ans, c’est comme si je retrouvais de vieux potes, cette année j’aurai aimé les avoir un peu plus longtemps à ma table…

Quoi qu’il en soit, lorsque j’ai refermé le bouquin, j’ai lâché un juron avec un sourire jusqu’aux oreilles…Mr Thilliez, vous êtes mon maître absolu !!!!!

 

Papote d’Auteur, miss Aline était avec Xavier Massé


Papote d’Auteur, miss Aline était avec Xavier Massé

 Miss Aline papote avec Xavier Massé.

 

 Miss Aline : Bonjour Xavier. Merci de me consacrer un peu de ton temps pour cette interview. Peux-tu, pour commencer, te présenter aux lecteurs ?

Xavier : Alors…Xavier Massé de mon nom, 41 ans en couple  et j’ai un petit garçon de 5 ans, travaille à la SNCF depuis 20 ans, et je suis fan dirons-nous de cinéma, sport auparavant et donc depuis peu je me suis mis à l’écriture.

Miss Aline : Qu’est-ce qui t’as amené à l’écriture ?

Xavier : Alors, j’étais passionné de sport avant et le temps me manquait pour donner libre cours à mes idées. J’étais très inspiré par le cinéma et les scénarios…Puis les accidents sportifs m’ont contraint à arrêter le sport et un beau matin, j’ai pris mon ordinateur et j’ai commencé à écrire. D’une idée de base et je ne me suis plus arrêté.

Miss Aline : As-tu besoin de réunir certaines conditions pour écrire : un lieu précis, musique, etc. ?

Xavier : Alors l’unique condition ça serai le temps…je n’en trouve pas assez entre mon boulot, mon fils et ma famille. Mais sinon je dirai plutôt d’être au calme. Car je visualise énormément les scènes que j’ai envie de décrire….limite à parler tout seul pour faire les dialogues…. (Le mec limite psychopathe !:)))

Miss Aline : Tous les auteurs sont un peu psychopathes ! Parles-moi de L’inconnue de l’équation. D’où te viens l’idée de cette intrigue, ce multi huis clos ?

Xavier : Alors  à l’issue de mon 1er roman,  je voulais continuer dans mon style « scénario complexe »…pour moi c’est ma colonne vertébrale. Mais pour le coup je voulais prouver (surtout à moi même) que je pouvais faire des styles différents. Et inspiré de cinéma, je voulais trouver une idée originale de construction. J’ai un faible pour les espèces de transitions dans les films : passé, présent, narratif, flashback…Et pour le coup de rajouter une sorte de double interrogatoires avec deux visions, pour moi c’était la cerise sur le gâteau …l’idée était de perdre le lecteur sans pour autant le faire fuir.

Miss Aline : Et c’est une réussite, je me suis régalée. Comment travailles-tu tes personnages ? Tu fais des fiches avec un maximum d’infos ou tu te laisses porter par eux ?

Xavier : je me laisse complètement porter par eux ! En fait j’adore vivre mes personnages pour mieux faire ressentir la réalité. Je me mets à leur place et j’imagine ce qu’ils peuvent ressentir pour retranscrire. Tout en restant dans la réalité…pas de fioriture…

Miss Aline : C’est compliquer d’expliquer ce phénomène : le personnage vit et prend le pouvoir pour ainsi dire. Est-ce que tes personnages t’accompagnent dans ton quotidien ou les laisses-tu dans ton ordi une fois la séance d’écriture terminée ?

Xavier : ohhhh le pire c’est quand je suis tout seul dans ma voiture …je revis certaines scènes et je fais des dialogues…mais c’est terrible, on a l’impression parfois d’être déconnecté de la réalité…

Miss Aline : Quand le mot fin s’inscrit, ils restent encore avec toi ou tu les laisses partir ?

Xavier : Oh que non ils ne partent pas…tout d’abord car je sais que la correction va être longue. Et aussi je suis super pointilleux sur des détails scénaristiques…j’ai trop peur d’oublier un détail crucial….et j’ai envie de dire qu’on ne commence à le lâcher que lorsqu’on attaque le suivant… et encore…

Miss Aline : Y-a-t-il un suivant dans ta tête actuellement ?

Xavier : allez….je balance…il est terminé ! Mais il y a encore toute la correction. Et là encore j’ai voulu faire un style différent…

Miss Aline : Ah ! Toujours du thriller / polar ?

Xavier : Ah …ouiiii je ne ferai jamais autre chose, on va dire que je cherche à faire des styles de thriller différents, psychologique, huis clos, et voire un peu plus trash pour le prochain…

Miss Aline : Le thriller est un genre littéraire très prisé par le lectorat. D’où penses-tu que vienne cet engouement ? La recherche de sensationnel ? Une vie par procuration : « faire » au milieu des pages ce que la morale empêche dans la vie vraie vie ?

Xavier : Je pense que oui le lecteur est à la recherche de sensationnel. C’est comme quand tu vas au cinéma pour voir un film. Tu adores quand tu ressors de la séance et tu fais : waouh ! Le lecteur cherche à s’évader et à vibrer et surtout d’être surpris… mais c’est que mon avis…

Miss Aline : Pourrais-tu te laisser tenter par l’écriture à quatre mains ?

Xavier : Alors l’écriture à quatre mains pourrait être une expérience mais je me dis que les personnes devront bien s’entendre …

Miss Aline : As-tu des modèles, des mentors parmi les auteurs ?

Xavier : Très peu, car je lis rarement … et oui je suis aux antipodes de l’auteur classique
En réalité je manque beaucoup de temps. Donc quand j’en trouve je le garde pour écrire. Malgré tout je dirai Harlan Coben pour ses constructions « scénaristiques ».  Mais la réalité est que je m’inspire plus des films que des livres. Ce qui me pose beaucoup de problème quand j’essaye d’écrire…

Miss Aline : Peux-tu développer ? A quel niveau cela te pose problème ?

Xavier : En fait je visionne des images des scènes avant d’écrire et je me lance …mais j’en oubli que le lecteur à un temps de retard sur moi et forcément il est nécessaire pour lui d’être plongé dans cette scène, de lui rappeler où il se trouve pour bien comprendre. Dans un film on passe d’une scène à une autre en une seconde, une phrase suffit lorsqu’elle est raccrochée avec l’image … or là j’oubli parfois que l’image n’y est pas et qu’il faut mieux accompagner le lecteur.

Miss Aline : Que penses-tu de la place du livre (objet) dans la société actuelle où tout va de plus en plus vite ?

Xavier : Je dirais qu’il tient encore sa place. Les choses vont très vite, les innovations aussi et malgré tout il est là est reste un objet symbolique aux lecteurs. On m’enlèvera pas l’idée que tourner manuellement les pages pour avoir la suite de l’histoire qui vous tient… je ne sais pas c’est quelque chose d’indémodable pour moi … mais on ne peut pas ignorer que ce n’est plus comme avant… mais au regard d’autres choses … lui est encore là et continue de vivre ou …de survivre.

Miss Aline : Quel rapport as-tu aux lecteurs, tiens tu compte de leurs remarques ?

Xavier : Alors oui….car je pense qu’il faut entendre ce qui a plu et déplu. C’est ça qui permet d’avancer et de s’améliorer. Après il faut faire la part des choses, car un lecteur qui n’a pas aimé … c’est comme ça parfois, et ce n’est pas parce qu’on refera le livre en tenant compte de ses remarques qu’il aimera … on ne peut pas plaire à tout le monde …

Miss Aline : Un coup de gueule et un coup de cœur de l’auteur Xavier ?

Xavier : Coup de cœur : remercier toutes les personnes que j’ai rencontrées depuis la sortie de mon 1er livre. Le milieu du livre est comme le reste à un certain niveau mais il existe réellement une communauté si je peux l’appeler comme ça et une certaine solidarité. Est-ce que c’est propre au monde du polar… je ne pourrais pas le dire … mais j’ai fait des superbes rencontres.

 Coup de gueule : Mais c’est quand que TF1 va enfin repasser « salut les musclés »… et mette enfin un vrai programme ! Lol non en fait je n’ai rien à dire et surtout je n’ai pas de coup de gueule, car je pense que suffisamment de gens gueulent assez comme ça tous les jours pour un oui ou pour un non …

Miss Aline : Y a-t-il quelque chose que tu souhaiterais dire ici et dont nous n’avons pas parlé et qui te tiendrais à cœur ?

Xavier : Te dire merci pour cet ITW et ta gentillesse. Car consacrer du temps à une personne est la chose la plus sympa qui soit !

Miss Aline : Merci à toi pour avoir accepté cette interview au pied levé. Rendez-vous au prochain roman !

Je serai le dernier homme de David Coulon


Le livre : Je serai le dernier homme de David Coulon. Paru le 9 mars 2018 aux Éditions, Lajouanie. 18€. (292 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv : 

Je serai le dernier homme…

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

David Coulon signe ici un roman d’une noirceur absolue. Dans des villages dortoirs – la fin d’un certain monde semble proche, les tensions sociales s’exacerbent, les paysages s’obscurcissent de fumées et de rejets industriels… – des oubliés, des virés, des paumés gravitent, énigmatiques, autour du héros toujours lesté de son encombrant cadavre. Meurtre, enlèvement, traque… rien ne manque à cette description saisissante d’une société en décomposition. Surtout pas le style époustouflant et finalement très désespéré de l’auteur.

 

Extrait : 
“Nous sommes loin de la douleur du monde. Nous sommes ensemble. Nous nous aimons.
Je me souviens de ces phrases.
Non. Nous ne nous aimons plus.
je ne t’aime plus.
On ne connaît jamais vraiment les gens qu’on aime. Ils se dévoilent, puis se referment dès qu’émerge la partie la plus sombre de leur être. Comme des plantes vénéneuses. Belles, odorantes, nous nous ouvrons, puis nous dévorons.
Nous cachons en nous la faim et l’horreur.
Nous nous refermons.
Nous ne voulons pas que l’autre puisse voir ça.
Je suis ta plante vénéneuse, Mathilde. Je me referme, tu ne me connais pas, tu ne me connais plus.
je me souviens. Je me souviens de la main de Mathilde dans la mienne, de la petite main d’Emma.
Je me souviens de ma femme, de ma fille.
Je me souviens. 
Nous nous aimions.
Nous étions loin de la douleur du monde.”

Le ressenti de Jean Paul

Je serai le dernier homme de David Coulon

Bonjour à toutes et à tous…

Très belle surprise dès le début de ce roman…
Le premier chapitre est tout simplement excellent, le style, le sujet de toute beauté…

Mais très vite on sombre dans un univers vraiment noir avec énormément de tension et de suspense.
Les autres chapitres sont tous dans la même veine (phrases très courtes, nerveuses à la première personne du singulier, sans pour autant que l’on s’identifie au personnage principal, mais qui m’a permis vraiment de percevoir tout ce qu’il ressentait.

La pression monte, monte…
La question est, qu’aurions-nous fait à sa place ?
On s’englue au fur et à mesure du récit dans les hésitations du héros, dans une noirceur qui va très vite fleurter avec l’horreur. L’utilisation de la première personne est magnifiée par la tension et l’histoire incroyable qui se déroule sous nos yeux jusqu’à la dernière ligne…

Ne passez pas à côté de petit bijou, l’écriture y est vraiment intense !
Énorme coup de cœur.

Un petit coucou aux éditions Lajouanie, une fois de plus ses choix sont excellents et un bisous à Caroline pour ses couvertures toujours au top !

SMEP, Saint Maur en poche 2019 c’est dans moins d’un mois.


SMEP,

Saint Maur en poche 2019 c’est dans moins d’un mois.

Attention elles arrivent

Les héroïnes

 Allez on vous présente l’affiche

 

💥 AUX AMOUREUX DU LIVRE ET DU FESTIVAL SAINT-MAUR EN POCHE💥

Cette année encore le festival frappe fort !

DÉJÀ PLUS DE 250 AUTEURS INSCRITS DONT PLUS DE 100 NOUVEAUX AUTEURS(ES).

La liste n’est pas encore tout à fait complète mais vous pouvez d’ores et déjà la consulter Ici

d’autres infos très bientôt sur les auteurs étrangers !

La Marraine

Anna Hope

Actrice et écrivaine anglaise, Anna Hope est née à Manchester.

Elle a étudié à Oxford et à Londres. Son premier roman, Le Chagrin des vivants, a été publié en janvier 2014 par Doubleday au Royaume-Uni et Random House aux États-Unis. Anna Hope a figuré sur la liste des candidats retenus pour le prix du meilleur écrivain de l’année 2014 aux « National Book Awards ».

La salle de bal (Grand Prix des lectrices de ELLE 2016) est son deuxième roman.

En attendant en voilà quelques-uns… notamment en polar

Le parrain

L’événement !! Ron Rash un des plus grands auteurs de la littérature américaine sera présent cette année à Smep !! Il a de plus accepté d’être le Parrain de cette onzième édition !!

Tim WILLOCKS, sera présent à SMEP. Avec Les douze enfants de Paris, il nous confirme son talent pour les sagas policières et historiques.

 

Il sera présent à Saint-Maur en Poche R.J ELLORY !😉
Avec « les fantômes de Manhattan » à paraître prochainement Le Livre de Poche et son tout dernier né Sonatine Editions à paraître le 23 mai : Le chant de l’assassin, son 11ème roman publié en français. Un roman magistral, d’une grande puissance émotionnelle que Jean-Edgar CASEL a adoré en avant-première.
A ne pas rater !!!

 

Julia CHAPMAN
auteure de la saga Les détectives du Yorkshire, nous fait le plaisir d’être avec nous !
Venez plonger dans des enquêtes policières 100% anglaises et découvrir son dernier tome qui sera disponible au Salon en édition semi-poche Editions Robert Laffont

 

Pour la première fois à Saint-Maur en Poche
Boris QUERCIA avec un polar noir qui vient de l’autre bout du monde : Les rues de Santiago Le Livre de Poche

 

Yoav BLUM vous présentera son premier roman.
La fabrique des coïncidences. Sortie prévue en mai. Tout juste à temps pour le Salon ! 😉Éditions J’ai Lu
L’auteur nous emmène dans un monde où les amis imaginaires existent, où les distributeurs de rêves existent et où bien sûr les faiseurs de coïncidences existent.
Un roman original et plein d’imagination

JAKE HINKSON

Daniel Cole

Paul Cleave

Nicolas Feuz

Sandrone Dazieri

Marc VOLTENAUER

Et pour vous la listes des auteurs de polars présents

Barbara ABEL – Alexis AUBENGUE – Amélie ANTOİNE – Morgan AUDIC  – Solène BAKOWSKİ – Olivier BAL – Thierry BERLANDA – Nicolas BEUGLET – Gilles BORNAİS – Stéphane BOURGOİN – Marion BRUNET – CAMUT & HUG – Christian CARAYON – Armelle CARBONNET – Julia CHAPMAL – Guillaume CHÉREL – Paul CLEAVE – Daniel COLE – Sandrine COLLETTE – Frédéric COURDEC – Sandrone DAZİERİ – Samuel DELAGE – Sonja DELZONGLE – Sandrine DESTOMBES – François-Xavier DİLLARD – Serguei DOUNOVETZ – R.J. ELLORY – Jacques EXPERT – Claire FAVAN – Estelle FAYE – Marc FERNANDEZ – Nicolas FEUZ – Sylvain FORGE – Éric FOUASSİER – Bob GARCİA – Olivier GAY – Laurent GENEFORT – Karine GIÉBEL P- Ghislain GİLBERTİ -Guy-Philippe GOLDSTEİN – Jean-Christophe GRANGÉ – Patrice GUİRAO – Vincent HAUUY – Sophie HENAFF – Claude İZNER – Gabriel KATZ – Mattias KOPİNG – Sylvain LARUE – Christian LÉOURİER – Philip LE ROY – Gilly MACMİLLAN – René MANZOR – Frédéric MARS – Mo MALO – Bernard MİNİER – Fabio MİTCHELLİ – Nadine MONFİLS – Valentin MUSSO – Olivier NOREK -Stanislas PETROSKY – Jean-Christophe PORTES – Boris QUERCİA – Michel QUİNT – Frédérick RAPİLLY – Jacques RAVENNE – Antoine RENAND – Michel ROBERT – Jacques SAUSSEY – Cédric SİRE – Maud TABACHNİK – Niko TACKİAN – Jacques VANDROUX – Marc VOLTENAUER -T Tim WİLLOCKS – Gordon ZOLA

D’autres infos bientôt

 

 

Le jour de ma mort de Jacques Expert


Le livre : Le jour de ma mort de Jacques Expert  – Paru le 25 avril 2019 aux éditions Sonatine –  21 €  – (320 pages) ; 14 x 22  cm

4ème de couverture :

Charlotte est une jolie jeune femme sans histoire. Elle a un travail qui lui plaît, un petit ami avec qui elle espère se marier, un chat. Elle se dit heureuse. Cependant, cette nuit d’octobre, elle se réveille en sueur à une heure du matin, tremblante de peur, à l’affût du moindre bruit. Elle est seule chez elle, il est minuit passé. On est le 28 octobre. Le jour de sa mort. Trois ans plus tôt à Marrakech, Charlotte et trois copines sont allées consulter un voyant. Les prédictions faites à ses amies se sont réalisées. Qu’en sera-t-il pour Charlotte, à qui il avait annoncé une mort violente le 28 octobre ? Commence alors un suspense de tous les instants. La jeune femme est-elle victime d’une paranoïa alimentée par l’effrayant souvenir ou est-elle réellement en danger alors que rôde dans la ville un tueur psychopathe ? Une fois de plus Jacques Expert joue avec les nerfs du lecteur dans ce récit implacable, aux retournements aussi nombreux qu’imprévisibles.

L’auteur : Jacques Expert est un journaliste et écrivain français, né à Bordeaux en 1956.
Il est journaliste à Radio Caraïbes International en 1981. Grand reporter, spécialiste des faits divers, pendant des années à France Inter et France Info, il couvre notamment l' »affaire Grégory ». En 1994, il devient rédacteur en chef de « Coyote ».
En 1998, il devient directeur des magazines de M6 et directeur des programmes de Paris Première en 2001. En 2012, il est nommé directeur des programmes de RTL.
Il mène parallèlement à cela une carrière d’écrivain.
La Femme du monstre (Prix des Romancières 2008), fruit d’une longue enquête, est son premier roman, paru en 2007. Suivront notamment La théorie des six (2008),Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils (2010) qui a été adapté à la télévision par Pierre Aknine en 2013, Adieu (2011), Qui ? (2013) ou encore Hortense (2016).Sauvez-moi (2018) est son neuvième polar.
Le 1er avril 2018, il quitte la direction des programmes de RTL pour se consacrer à ses activités littéraires.
Il est l’époux de journaliste Valérie Expert (1963).

 

Extrait :
« J’ai lu, allumé la télévision, j’ai vite éteint quand j’ai vu qu’ils continuaient à ressasser des idioties sur moi. Une espèce de bonne femme (tellement moche que c’est une injure à la féminité) a proféré l’une des plus grandes bêtises que j’aie entendues à mon sujet. Selon cette imbécile, si mes « victimes » (quel terme réducteur, ces gens sont tellement limités) sont blondes, c’est parce que la blondeur symbolise « la pureté féminine que je veux souiller ». Quelle ineptie ! Et dire que ces gens-là sont payés pour énoncer de telles énormités. Sachez, pauvre idiote, que je ne suis ni fou ni psychopathe, et que je n’ai aucun compte à régler avec les femmes blondes.
Je le soutiendrai toujours, envers et contre tout, si, par malchance, je me retrouve un jour devant un tribunal : non, messieurs les juges, je n’ai pas été violenté ni traumatisé par une femme blonde, qu’elle soit parente, voisine ou enseignante, durant ma prime enfance. Ma chère maman n’était pas toujours blonde en dépit de son adoration pour Marilyn Monroe. Elle changeait si fréquemment de couleur de cheveux que son coiffeur a dû faire fortune grâce à elle. »

  La chronique jubilatoire de Dany

Le jour de ma mort de Jacques Expert

Parce qu’un voyant lui a prédit la mort pour aujourd’hui, Charlotte doit se tenir éveillée et vigilante jusqu’à minuit. C’est sans compter sur un tueur en série qui chasse les jeunes femmes du même profil qu’elle. L’angoisse va monter progressivement pour Charlotte et le lecteur … vraiment flippant ce narrateur-tueur qui va tour à tour, avec son imagination débordante, ressembler au voisin du 5ème, au gardien du chantier d’en face, etc. Que dire du comportement ambigu de Jérôme ? Est-il prêt à s’engager ou profite-t-il tout simplement d’une plaisante compagnie ? C’est tout l’entourage de Charlotte qui nourrit sa paranoïa … si toutefois paranoïa il y a !

Qui n’a pas connu ces moments de d’angoisse galopante où tout devient un « signe » confortant sa psychose ? C’est bien sur ce ressort que joue Jacques Expert, en prenant son temps et en captant l’attention du lecteur qui ne peut s’échapper avant les dernières pages. Toutes les peurs de Charlotte, nous avons pu les connaître personnellement  mais heureusement pour nous, nous ne les avons sans doute pas rencontrées le même jour. L’accumulation fait que l’abîme guette cette « blonde au chat ». Toute ingénieuse qu’elle est, Charlotte va nous entraîner à sa suite, grâce à la plume maléfique de l’auteur qui ne nous laissera pas souffler.

C’est le deuxième roman que je lis de Jacques Expert, je le trouve encore plus puissant qu’Hortense pourtant déjà bien dérangeant et tout aussi capable de hanter les nuits des lecteurs. Pour les amateurs du genre … à lire absolument !

Lu en version numérique 14.99 €

Je remercie NetGalley et l’éditeur pour leur confiance

Extraits
« À propos de discrétion… La discrétion fait partie de mes qualités les plus notables, et j’en suis particulièrement fier.
La discrétion n’exclut pas l’ambition, loin de là. Pour moi, ce qui compte est de faire mon chemin et de parvenir aux buts que je me fixe, sans tapage, sans triomphe. Je n’ai nul besoin de démontrer au monde entier que je suis le meilleur, je ne suis pas de ceux qui se mettent en avant pour un oui ou un non. Enfant déjà, je m’appliquais à passer inaperçu, à me fondre dans la masse. Parfois, à cause de mes problèmes de surpoids, ce n’était pas facile. Pourtant j’ai toujours su me faire oublier, même si parfois ma tranquillité passait par de petits sacrifices. J’ai très souvent donné mes sachets de bonbons à ceux qui me chahutaient.
Ne pas me mettre en avant ne m’a pas empêché de très bien réussir dans la vie. Vous en avez la preuve, non ? Et je n’en suis qu’au commencement !
Attention, il ne faut pas confondre discrétion et anonymat. Ni discrétion et timidité.
L’anonymat, c’est une vie terne, sans relief et sans intérêt. On ne retiendra rien de votre passage sur cette terre, vous serez rapidement oublié et personne ne s’arrêtera devant votre tombe… anonyme !
La timidité est encore pire : une maladie qui inhibe, ralentit vos rêves. Je n’aime pas les timides : ils n’osent pas. En revanche, j’aime les discrets : ils taillent leur route ! Les discrets s’intègrent dans le paysage. Ils sont là et agissent, personne n’y prend garde, là réside leur force. »
« Mamie m’encourageait souvent à « regarder le monde en couleurs », ce sont ses propres mots. Je l’ai écoutée au point d’en faire une philosophie de vie. Il n’y a rien de plus ennuyeux que les gens qui voient la vie en noir. La vie est trop belle pour faire le difficile. Tout ça pour dire que je n’aime pas les râleurs, encore moins les râleuses. POSITIVER, c’est mon credo. »