Le top lectures des flingueuse 2018, Cathie


Le top des flingueuse 2018

Le top 12 de Cathie

2018 s’est achevé pour laisser place à une nouvelle année que je souhaite aussi riche en découvertes et heureuses surprises littéraires qu’en 2018. Je peux vous assurer que le choix s’est avéré plus que cornélien dans cette année a été fructueuse en belles lectures. Finalement, j’ai opté pour un top 12 avec un codicille de 3 livres supplémentaires qui méritent amplement de figurer ici. Je tiens néanmoins à préciser que l’ordre choisi ne reflète aucunement une appréciation dégressive des mérites de chaque auteur.

Top 12 de l’année 2018.

1-Une danse avec le diable de Christophe Sémont

: une remarquable maîtrise de la langue pour une efficacité optimale. lire

« Krung Thep, la cité des anges.
Sauf que les anges avaient méchamment morflé. »

Après l’accident de sa fille, Mai se prostitue dans les rues de Bangkok pour le compte de Petchai, un boxeur raté qui croule sous les dettes de jeu de son père. Quand un tueur implacable s’en prend à eux, Petchai s’arrange pour faire entrer dans la danse Prachya Srimonju, un lieutenant de police corrompu jusqu’à l’os.

Il est loin de se douter que ses actes ont enclenché une mécanique implacable, dont nul ne sortira indemne. On ne danse pas impunément avec le diable…

Sac au dos, Christophe Sémont a parcouru le monde en long, en large et en travers. Il en a tiré un goût immodéré pour les histoires, orales ou écrites, réalistes ou fantastiques. 
Depuis, il s’est marié, a posé ses valises en Bretagne et eu deux enfants. 
Une Danse avec le diable, son deuxième roman, explore les bas-fonds d’une ville aussi complexe que dangereuse. Entre policiers corrompus, trafiquants de drogue et prostitution organisée, Bangkok est le théâtre d’une tragédie sanglante qui n’épargnera rien ni personne.

 

2-Où les roses ne meurent jamais de l’auteur norvégien Gunaar Staalesen

: une intrigue classique sous forme de whodunit, un style épuré, un rebondissement final totalement inattendu tant l’auteur excelle à égarer le lecteur dans des impasses.

Où les roses ne meurent jamais

Mette jouait gentiment devant la fenêtre de la cuisine. Soudain, elle ne fut plus là, seul son nounours traînait encore dans le bac à sable. Presque vingt-cinq plus tard, sa mère lance un ultime appel, juste avant la date de prescription pour ce genre de crime. Si crime il y a eu. Et les cas désespérés sont pour Varg Veum. Le privé norvégien lutte pour ne pas succomber à la bouteille d’aquavit qui le nargue. Il se lance dans une enquête où raviver les souvenirs de chacun n’est pas une mince affaire.

Dans ce polar de haut vol, Varg Veum revisite les communautés hippies de la fin des années 1970, icônes de partage et d’ouverture d’esprit. Ou de secrets et mensonges ?

 

 

3-Les blessures du silence de Natacha Calestrémé

: j’ai découvert la plume de Natacha avec ce roman bouleversant que je vous invite vivement à découvrir ici

Les blessures du silence

Une femme a disparu. Son mari évoque un possible suicide, ses parents affirment qu’elle a été tuée, ses collègues pensent qu’elle s’est enfuie avec un amant, et autant de témoignages contradictoires qui ne correspondent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles.

Qui croire ?

Qui manipule qui ?

Connaît-on vraiment la personne qui vit à nos côtés ?

Au fil d’une intrigue aussi poignante que déroutante, Natacha Calestrémé dépeint les effets de l’emprise et de la perversion, les silences qui accompagnent cette violence invisible, les pièges dans lesquels tombe l’entourage… et donne peut-être les clefs pour s’en libérer.

 

4-Chine retiens ton souffle de Qiu Xiaolong

: première incursion dans l’univers du polar chinois, une véritable révélation pour un roman que je qualifie de socio-politique intéressant lire

Chine, retiens ton souffle

L’inspecteur Chen a du mal à reconnaître sa ville dans le brouillard persistant qui l’enveloppe. Shanghai, la perle de l’Orient, n’a pas été préservée du mal insidieux qui gagne tout le pays : la pollution atmosphérique. Si les autorités – à l’abri derrière leurs purificateurs d’air – continuent de fermer les yeux sur le fléau, la population, elle, souffre. Mais pas forcément en silence. Des milliers d’internautes protestent et suivent avec attention les articles postés sur le Net par une activiste que l’inspecteur Chen a bien connue du temps où il avait été envoyé en mission sur le lac Tai. Cette fois-ci, le Parti voudrait qu’il enquête sur elle. Quant au fidèle inspecteur Yu, il aimerait que Chen lui prête main-forte pour identifier l’auteur d’une série de meurtres, perpétrés au petit matin avec une régularité alarmante…

 

5-Le cercle des derniers libraires de Sylvie Baron

: comme toujours avec Sylvie, une intrigue bien ficelée des personnages et des lieux évoluant auteur d’un thème d’actualité qui pose question. lire

Le Cercle des derniers libraires

Cycliste de haut niveau, Adrien Darcy est aussi journaliste sportif. Le vélo, c’est sa passion. Mais depuis son accident, ses blessures le font terriblement souffrir et le laissent affaibli et amer. Pourtant, quand le rédacteur en chef de La Montagne lui propose de mener l’enquête sur trois meurtres de libraires, le jeune homme relève le défi. Malgré ses réticences à pénétrer dans cet univers du livre gui lui semble si éloigné du monde sportif, Adrien se lance à la recherche du meurtrier. Premier indice : les trois victimes appartenaient au Cercle des derniers libraires. Qui se cache derrière cette association ? Qui lui en veut au point d’en supprimer les membres ? C’est bien ce qu’il compte découvrir !

« Notre métier de libraire a une vraie raison d’être. Je crois en sa pérennité, sinon je ne me battrais pas. Ce n’est pas seulement la survie de notre espèce qui est en cause, mais bien celle d’une société à visage humain, une société où on prend le temps d’échanger entre nous plutôt que de se replier derrière son écran. Tout l’enjeu est là, il est énorme, il ne faut pas s’y tromper. »

Sans publicité, cette histoire ne servait pas ses intérêts. Il voyait déjà les grands titres accrocheurs comme « Le Cercle qui tue », « À qui le tour ? », « Vendre des livres est dangereux », ainsi que tout un tas d’articles fielleux qui mettraient Emma en cause.

 

6-Le chevalier du Soleil de Jean-Luc Aubarbier

: un des belles découvertes de cette année que ce roman ambitieux et très réussi mettant en scène le célèbre philosophe Michel de Montaigne. lire

Une aventure de Monsieur de Montaigne

En cette seconde moitié du XVIe siècle, malgré plusieurs tentatives d’apaisement, catholiques et protestants s’entre-déchirent. Le massacre de la Saint-Barthélemy, ravivant les passions religieuses, relance une guerre civile toujours plus cruelle.

Alors que le duc de Guise, dit le Balafré, manigance pour accroître son pouvoir en attisant les haines, les chevaliers du Soleil oeuvrent dans le plus grand secret pour rétablir la tolérance. Michel de Montaigne est l’un d’eux. Élève et ami d’Étienne de La Boétie, il a promis à ce dernier de contribuer à faire vivre ce cercle d’hommes au service de la raison.

Conseiller d’Henri de Navarre qu’il pousse vers le trône, auteur des Éssais, un livre révolutionnaire, il entreprend un long voyage vers Rome pour obtenir une audience auprès de Grégoire XIII et le convaincre d’accepter la liberté de religion.

Bien sûr, les chevaliers du Soleil vont lui prêter main-forte, et Henri de Navarre lui-même ainsi que Guillaume d’Orange se sont engagés à rejoindre le philosophe sur le chemin vers la paix. Un chemin long et périlleux…

 

7-Le retour d’Arsène Lupin de Frédéric Lenormand

: un savoureux petit bijou au rythme haletant écrit avec l’humour inclassable dont use Frédéric Lenormand avec beaucoup de bonheur. lire

1908. Arsène Lupin a entamé une thérapie pour soigner son addiction au vol. Un comble pour notre gentleman cambrioleur, qui se voit contraint de trouver un moyen honnête de gagner sa vie. Pour cela, il ouvre une agence de détectives, l’agence Barnett. Sa première cliente, la très riche Mme Bovaroff, se plaint qu’on lui a dérobé un inestimable autoportrait de Delacroix, L’Homme au gilet vert. Mais voilà que l’oeuvre réapparaît comme par magie, tandis que ceux qui l’ont eue entre les mains disparaissent… Si l’affaire est épineuse, c’est le charme d’une ensorcelante danseuse orientale nommée Mata Hari qui sera l’un des obstacles les plus dangereux que Lupin-Barnett aura à surmonter.

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand nous offre une nouvelle série qui ressuscite magistralement Arsène Lupin, son astuce et sa rouerie légendaires.

Fin connaisseur de la figure d’Arsène Lupin et grand admirateur de l’oeuvre de Maurice Leblanc, Frédéric Lenormand est l’auteur à succès de romans historiques et de séries policières – dont les mythiques aventures de l’écrivain philosophe Voltaire et du juge Ti (JC Lattès).

 

 

8-La disparue de Saint-Maur de Jean-Christophe Portes

: troisième volet des aventures de Victor Dauterive que nous retrouvons avec toujours autant de plaisir pour une lecture divertissante et instructive.

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

En cet hiver 1791, la France est au bord du chaos. Depuis sa fuite à Varennes, Louis XVI est totalement discrédité. Royalistes et nouveaux députés se menacent, armes à la main et la tension est extrême.

C’est dans ce contexte explosif qu’Anne-Louise Ferrières disparaît. La belle et mystérieuse fille d’aristocrates désargentés, encore célibataire à trente ans, n’a pas été vue depuis une semaine. Et une semaine, avec ce froid polaire… Plus personne ne s’attend à la retrouver en vie.

Enlèvement ? Suicide ? Fuite ? Étrangement, la question semble laisser sa famille de glace. Loin de dissuader le gendarme Victore Dauterive, cette indifférence hostile excite sa curiosité. Et il flaire chez les Ferrières des manigances qui débordent largement le cadre familial…

9-Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

: du très bon polar écrit par une romancière très sympathique que vous découvrirez ici; une passionnante intrigue. lire

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs. 

 

 

 

 

 

10-Mystères et diableries sous Louis XI, tome 1: Les loups du Pontet de Alain Bosc

: une très belle découverte pour ce premier tome d’une trilogie policière et historique qui nous fait découvrir une période peu ou mal connue. découvrir

Premier opus d’une saga historique mettant en scène un couple d’enquêteurs.
Louis XI règne depuis deux ans et déjà des troubles agitent le royaume. Trois paysannes disparaissent dans une forêt enneigée. Deux jours plus tard, c’est une famille entière qui est sauvagement massacrée…
Mais qui est donc ce Thomas Russ ?
A la fin de la guerre de cent ans, défaits par Charles VII, les anglais établis à Bordeaux durent s’exiler. Le père anglais et la mère française de Thomas quittèrent Bordeaux pour Bristol. Thomas, lui, choisit de rester à Bordeaux, au service de son oncle marchand lui aussi. Mi commis, mi homme de confiance, mi bras armé (hum, ça fait trois demis ça !), il risque sa vie en compagnie d’une jeune flamande enfuie de Bruges qui se fait passer pour un homme afin d’échapper aux contraintes que l’époque impose aux femmes.
Si un petit séjour à l’époque de Louis XI vous tente, accompagnez Paula et Thomas dans leurs aventures, à Bordeaux pour le premier roman, à Bristol pour le second. Mais attention, ça risque de ne pas être de tout repos!

 

11-Silencieux tumultes d’ Edmée de Xhavée

: seul roman à ne pas appartenir au genre policier; une très jolie histoire avec pour personnage principal une maison et ses secrets. Une plume délicate et efficace à découvrir ici

Une maison, c’est un écrin de rêves d’amour et d’avenir…c’est aussi le témoin discret de ce qui explose ou couve entre ses murs, le seul qui connaisse le labyrinthe émotionnel de ses habitants. C’est le temple de l’âme de la famille…
Car elle sait tout, la maison, mais ne dira rien du poids sur les épaules de Maine, la primesautière jeune fille d’autrefois, ou de ce qui laboure le cœur de Marco et devient douleur et chagrin pour son épouse Anne. De ce qui transforme Christine, anime Mireille ou interpelle Pavlina…
Et elle se réjouit de chaque amour qu’elle abrite et protège, chaque amour qui bénira ses murs vêtus de riantes tapisseries, et dont elle mesurera les douceurs du cœur tout comme l’amertume des pleurs. Les silencieux tumultes…

 

12-Le Tigre et les pilleurs de Dieu de Philippe Grandcoing

: une des belles révélations de l’année pour ce polar historique bien ficelé, bien documenté et passionnant. lire

La première enquête de l’antiquaire Hippolyte Salvignac

Paris, automne 1906 : la France se remet à peine de l’ouragan de l’affaire Dreyfus. La séparation de l’Église et de l’État est dans tous les esprits… Hippolyte Salvignac, modeste antiquaire parisien d’une quarantaine d’années, est recruté par Georges Clemenceau pour aider la police à pourchasser des trafiquants d’oeuvres d’art. Ces derniers pillent les trésors qui sommeillent dans les églises de campagne… Flanqué de l’inspecteur Jules Lerouet, bâtard au grand coeur, Salvignac découvre les méandres d’une situation explosive : luttes politiques, tensions diplomatiques, conflits religieux et trafics internationaux. Au fil de son enquête, il sillonnera l’Europe de la Belle Époque, de son Quercy natal à Londres en passant par les stations thermales d’Auvergne et la banlieue parisienne.

Une galerie de personnages attachants, romanesques ou réels, fait de ce polar historique un livre passionnant, alors que va naître la police moderne des Brigades du Tigre. Fréquentant aussi bien les allées du pouvoir que le monde interlope des marchands d’art ou les soupentes du Quai des Orfèvres, Salvignac entraîne le lecteur dans le tourbillon des années 1900. À travers mille, rebondissements se dévoile tout un monde révolu où se côtoient premières automobiles et voitures à chevaux, lampes à pétrole et ampoules électriques, une société où s’invente chaque jour la modernité du XXe siècle.

CODICILLE: parce que je ne peux me résoudre à interrompre ma liste d’une manière aussi abrupte, j’ajoute ces trois romans mais j’aurai pu également parler de celui de Eric Bony, de Thomas Clearlake, d’Olivia Kiernan, de Jean-François Régnier et d’Alain Fabre…Peut-être que l’année prochaine je ferai un top 20….

 

13-L’or de Malte de Jacques Sudre

: du très lourd en matière de polar historique: une documentation et une reconstitution très soignées, une intrigue passionnante pour ce second opus des aventures du colonel de Sallanches. lire

 

L’or de Malte

« Le corps gisait au centre de la pièce. Le crâne était défoncé mais, moins que la blessure, ia tenue du défunt retenait surtout l’attention : Lestoile était vêtu d’une espèce de combinaison qui recouvrait l’ensemble de son corps. Seules sa tête et ses extrémités en dépassaient. La matière du vêtement, de couleur ventre de biche, ne semblait ni tissu ni acier et paraissait lui coller à la peau. »

Mars 1807, alors que Napoléon se bat en Pologne, le colonel de Sallanches, ingénieur-géographe et aide de camp de l’Empereur, devra enquêter cette fois dans le monde de la finance. Qui en effet a assassiné Perrégaux, le gouverneur de la Banque de France, mais aussi tué le baron Lestoile, le plus riche banquier de Genève ? Qui des Anglais, des Russes ou du Pape mettra la main sur l’or de Malte, l’immense trésor des chevaliers si longtemps recherché et dominera ainsi l’Europe ?

La seconde aventure du colonel de Sallanches conduira le lecteur des sommets de Chamouny jusqu’aux égouts de Rome en passant par les rives du lac Léman. Un vrai thriller où les protagonistes s’appellent Napoléon, Germaine de Staël ou encore Élisabeth Vigée Le Brun.

14-L’enfant ultime de Yang Yong-Min

: auteur coréen que je découvre avec ce roman bouleversant sur la disparition d’un être cher. découvrir

Alice Rosa qui élève seule sa fille Michelle reçoit un jour la visite de l’agent du FBI Ken Simon. Une lettre de Shin Gaya, qui s’est suicidé dix ans plus tôt, annonce et provoque depuis sa réception, la veille, une vague de meurtres. La petite Michelle qui a une mémoire prodigieuse est aussi capable, comme Gaya, son père, de prédire l’avenir.

 

 

 

 

 

 

 

15-Tuez-les toutes de Sophie Mancel

: véritable coup de coeur avec ce roman bien construit à l’intrigue passionnante, au rythme soutenu comme je les aime. lire

Février 2015,

Il pleut sans discontinuer depuis plusieurs jours sur Périgueux. Deux corps suppliciés d’adolescentes sont retrouvés à quelques jours d’intervalle dans une grotte touristique et flottant sur la Vézère en furie.

Eve Milano et Philippe Tavel, officiers de police judiciaire, sont saisis – avec la gendarmerie -, pour enquêter, au grand dam du major Blainville, misogyne jusqu’au bout des ongles. Cette enquête sur les crimes de tueurs en série va prendre une autre tournure lors de l’assassinat d’une troisième jeune fille. Les trois victimes ne partagent qu’un élément commun, une grossesse précoce ; pas assez concordants, selon le psychologue engagé par la gendarmerie, pour parler de l’oeuvre d’un seul psychopathe. L’abandon d’un message sur le corps de chaque victime interpelle Milano. Il pourrait s’agir d’un rendez-vous morbide pour le crime suivant. Les intempéries vont compliquer le travail des enquêteurs, rendant les routes impraticables et provoquant le déraillement d’un train et une surcharge de travail pour des médecins légistes très investis.

Plusieurs suspects vont chambouler leurs investigations. Milano finit par identifier un tableau peint au Moyen-âge qui inspirerait les meurtriers. Un tableau auparavant accroché aux murs d’une école fermée depuis longtemps.

Une quatrième adolescente disparaît.

Un compte à rebours diabolique s’est enclenché pour tenter de la sauver.

Kawa Littéraire # 7


kawa littéraire printemps ecran

 

Petit compte rendu du KAWA littéraire du 07/04/2018

Encore un Kawa littéraire qui s’est déroulé dans une ambiance cordiale et conviviale.

Nous étions 19 pour accueillir Marc, notre nouveau responsable de la section adulte. Marc qui a trouvé notre petit cercle chaleureux et qui est sorti du Kawa avec de nombreuses envies de lectures.

Comme à leur habitude les lecteurs et lectrices du Kawa avait de nombreux livre à nous présenter, notamment quelques premiers romans.

 

Voici aussi quelques suggestions et propositions de pistes pour valoriser notre rendez-vous mensuel.

  • Il a été évoqué d’organiser un Kawa autour de la poésie

  • Lecture possible d’un extrait(s), ou d’une citation(s) du document présenté, accentuant davantage un plaisir mutuel

  • Donner une occasion supplémentaire à chaque lecteur, de repartir avec un livre de la bibliothèque (en lien avec les documents exposés), de façon à favoriser un

  • échange critique collectif, un partage des sensibilités, lors des KAWA à venir.

  • Afin de promouvoir plus largement le KAWA littéraire, proposer au sous-sol de la bibliothèque, une table thématique valorisant les documents présentés lors des KAWA qui ont eu lieu durant l’année : « Coups de cœur des lecteurs du KAWA littéraire ! »

 

Les documents présentés lors de notre  6e Kawa Littéraire

 

 

1.144 livres

Berthier, Jean

 Laffont

Bibliothécaire né sous X, le narrateur ignore tout de sa mère biologique lorsqu’il reçoit un héritage constitué d’exactement 1.144 livres. Après un refus suivi d’une longue hésitation, il décide d’aller chercher ce legs et de le parcourir à la recherche d’indices sur l’identité de sa mère. Premier roman.

 présenté par Frédérique

 

 

Climats de France

Richeux, Marie

Wespieser éditeur

En 2009, sur les hauteurs de Bab el-Oued, Marie est subjuguée par la cité construite par l’architecte Fernand Pouillon entre 1954 et 1957. Saisie par la nécessité de comprendre l’émotion qui l’étreint, elle se replonge dans son passé. Une succession de récits qui s’entrelacent comme autant de fragments d’une même histoire dont l’auteure traque le motif entre l’Algérie et la France. Premier roman.

présenté par Camille

 

Comment devenir un parfait fayot au bureau

Fabre, Benjamin 

Le Livre de poche

Cinquante leçons pour survivre dans le monde de l’entreprise et apprendre à devenir le meilleur des fayots avec tact et psychologie.

présenté par Priscilla

 

 

Demain j’aurai vingt ans

Mabanckou, Alain

Gallimard

Michel, 10 ans, vit à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo dans les années 1970. A travers son regard, ce roman relate la vie mouvementée d’une famille africaine : le père adoptif de Michel, réceptionniste au Victory Palace, maman Pauline qui a du mal à éduquer son fils unique, l’oncle René, riche communiste, l’ami Lounès et sa soeur Caroline. Prix Georges-Brassens 2010.

présenté par Michel

 

Bourgeois, Louise

Galerie Lelong

Ouvrage essentiel pour entrer plus profondément dans l’oeuvre de la grande artiste franco-américaine dont tout le travail s’est sans cesse nourri de l’histoire de sa famille. Cet ouvrage paraît à l’occasion d’une exposition d’estampes de L. Bourgeois des années 90 à la Galerie Lelong.

présenté par Anne- Marie

 

L’homme qui mit fin à l’histoire : un documentaire

Liu, Ken

le Bélial

En 1936 et 1945, sous mandat impérial japonais, l’Unité 731, une équipe militaire de recherche bactériologique, s’est livrée à une expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo. L’invention d’un procédé scientifique permettant de retourner dans le passé offre enfin la possibilité de connaître la vérité sur ces événements longtemps couverts par le secret.

présenté par Monique

 

L’indolente : le mystère Marthe Bonnard

Cloarec, Françoise

Stock

Marthe Bonnard, épouse de Pierre Bonnard, partagea sa vie de 1893 à 1942. Le couple voyagea, noua des amitiés et fit naître une oeuvre, au rythme des tourments intérieurs de l’un et de la santé fragile de l’autre. A la mort de Pierre, la véritable identité de sa compagne est découverte. S’ensuivent un procès sur l’héritage et la naissance d’une jurisprudence sur le droit moral des artistes.

présenté par Michèle

 

 

Dongala, Emmanuel

Actes Sud

Au Congo, en pleine guerre civile. Johnny, enfant soldat hyperviolent, tue, pille et viole. Laokolé, une adolescente de 16 ans, est du côté des victimes et tente de survivre en pensant à l’avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait. Cette fiction évoque la survie des réfugiés, les manques de moyens humanitaires, l’indifférence des organisations internationales politiques.

présenté par Geneviève

 

Lettre à Jimmy : récit

Mabanckou, Alain

Points

Une lettre que l’auteur veut complice, rend hommage à l’écrivain noir américain James Baldwin, disparu il y a vingt ans et qui consacra sa vie à proclamer l’amour du prochain et la liberté de l’individu.

présenté par Yannick

 

Lumières de Pointe-Noire

Mabanckou, Alain

Points

Après 23 ans d’absence, l’écrivain revient au Congo et entreprend le tour des lieux et des personnages de son enfance et de son adolescence. Il décrit son impression de revenir chez lui comme un étranger, et renoue avec la mémoire de ses parents adoptifs, tous deux morts, et dont il n’a pu assister aux funérailles.

présenté par Michel

 

Ma reine

Andrea, Jean-Baptiste

l’Iconoclaste

Eté 1965, vallée d’Asse en Provence. Un jeune garçon, Shell, ne va plus à l’école. Un jour, il part dans l’armée pour devenir un homme. Puis il rencontre Viviane et tout est nouveau. Shell est en constant balancement entre l’envie de se réfugier dans l’enfance et de se confronter à l’âge adulte. Prix Envoyé par la Poste 2017, prix du Premier roman 2017, prix Femina des lycéens 2017.

présenté par Frédérique

 

Mémoires d’une fleur : vie d’une courtisane chinoise

Pimpaneau, Jacques

  1. Picquier

Les mémoires de Saxifrage durant l’âge d’or de la civilisation chinoise rend hommage aux courtisanes de la dynastie Tang et à leurs descendantes, les geishas.

présenté par Gisèle

 

 

 

Mémoires de porc-épic

Mabanckou, Alain

Points

Deuxième volet d’une trilogie inaugurée par le roman Verre cassé, l’histoire d’un porc-épic chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d’accomplir à l’aide de ses piquants toute une série de meurtres. Le duo sillonne l’Afrique jusqu’à ce que Kibandi rencontre plus fort que lui. Prix Renaudot 2006.

présenté par Yannick

 

 

Petites reines

Levy, Jimmy

le Cherche Midi

Deux femmes, que rien ne semble lier, témoignent sur un épisode de leur vie. En 1952, au milieu du désert, Anoua, presque adolescente, tente de trouver un moyen d’échapper au cruel et traditionnel traitement que lui réserve la tribu dans laquelle elle est née. En 2001, dans une villa californienne, une vieille femme riche et aigrie rêve d’oublier les souvenirs d’une vie bien remplie.

présenté par Monique

 

Photo de groupe au bord du fleuve

Dongala, Emmanuel

Actes Sud

Confrontées à une terrible injustice familiale, des femmes congolaises se mobilisent pour faire valoir leurs droits. Commencent alors une lutte politique et sociale, une quête du bonheur et un regain d’espoir au sein de leur famille et de leur couple.

présenté par Geneviève

 

Rosa Bonheur : une artiste à l’aube du féminisme

Borin, Marie

Pygmalion

Composée à partir de journaux, de correspondances, de témoignages, cette biographie retrace le parcours de Rosa Bonheur, artiste peintre (1822-1899), spécialisée dans les représentations animalières, qui fut la première artiste à recevoir la croix de la Légion d’honneur grâce à l’impératrice Eugénie.

présenté par Michèle

 

Vivre en existant : une nouvelle éthique

Jullien, François

Gallimard

Le philosophe propose un renouvellement de l’éthique par l’existence, définie comme une manière d’être au monde qui refuse l’immobilisme et une identification figée.

présenté par Gabrielle

 

 

 

Vous retrouver ici en ligne  la liste de tous ces bouquins et leur couverture

ICI

 

Par ailleurs, Monique nous a proposé un coup cœur cinématographique :

 Hong Sangsoo : « Le jour d’après ».

Le Jour d’après est un film réalisé par Hong SangSoo avec Min-Hee Kim, Hae-hyo Kwon

Areum s’apprête à vivre son premier jour de travail dans une petite maison d’édition. Bongwan, son patron, a eu une relation amoureuse avec la femme qu’Areum remplace. Leur liaison vient de se terminer.
Ce jour-là, comme tous les jours, Bongwan quitte le domicile conjugal bien avant l’aube pour partir au travail. Il n’arrête pas de penser à la femme qui est partie. Ce même jour, la femme de Bongwan trouve une lettre d’amour. Elle arrive au bureau sans prévenir et prend Areum pour la femme qui est partie…

 

 Nous avons aussi parlé de la visite de

L’exposition Mary Cassat au musée Jacquemart André,

 

 

Grande rétrospective consacrée à Mary Cassatt (1844 – 1926). Considérée de son vivant comme la plus grande artiste américaine, Cassatt a vécu près de soixante ans en France. C’est la seule peintre américaine à avoir exposé avec le groupe des impressionnistes à Paris.

Figure féminine de l’impressionnisme

L’exposition met à l’honneur l’unique figure féminine américaine du mouvement impressionniste, qui, repérée par Degas au Salon de 1874, exposera par la suite régulièrement aux côtés du groupe. Cette monographie permettra aux visiteurs de redécouvrir Mary Cassatt à travers une cinquantaine d’oeuvres majeures, huiles, pastels, dessins et gravures, qui, accompagnés de divers supports documentaires, raconteront toute la modernité de son histoire, celle d’une Américaine à Paris.

Une approche franco-américaine de la peinture

Issue d’une riche famille de banquiers américains d’origine française, Mary Cassatt a séjourné quelques années en France durant son enfance, puis poursuivi ses études à l’Académie des Beaux-Arts à Pennsylvanie, avant de s’intaller définitivement à Paris. Ainsi, elle n’a cessé de naviguer entre deux continents. Cette dualité culturelle se répercute sur le style singulier de l’artiste qui a su se frayer un chemin dans le monde masculin de l’art français et réconcilier ces deux univers.

L’originalité du regard

Tout comme Berthe Morisot, Mary Cassatt excelle dans l’art du portrait, qu’elle approche de manière expérimentale. Influencée par le mouvement impressionniste et ses peintres aimant à dépeindre la vie quotidienne, Mary Cassatt a pour sujet de prédilection les membres de sa famille qu’elle représente dans leur environnement intime. Son regard unique et son interprétation moderniste du sujet traditionnel de la mère à l’enfant lui vaudront, par ailleurs, une reconnaissance internationale. À travers cette thématique, le public reconnaîtra de nombreuses facettes familières de l’impressionnisme et du postimpressionnisme français et découvrira de nouveaux éléments qui relèvent de l’identité farouchement américaine de Mary Cassatt.

Une sélection prestigieuse

L’exposition réunit une sélection de prêts exceptionnels provenant des plus grands musées américains, comme la National Gallery of Art de Washington, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Museum of Fine Arts de Boston, le Philadelphia Museum of Art, ou la Terra Foundation à Chicago, mais aussi d’institutions prestigieuses en France – Musée d’Orsay, Petit Palais, INHA, BnF… – et en Europe – Musée des beaux-arts de Bilbao, Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, Fondation Bührle à Zurich… De nombreuses oeuvres proviennent également de collections privées. Rarement exposés, ces chefs-d’oeuvre sont réunis ici pour la première fois.

Et l’exposition de Picasso « Guernica », a également été évoquées.

 

Exposition Guernica

Du 27 mars au 29 juillet 2018

 

A la suite du 80ème anniversaire de la création de l’œuvre, le Musée national Picasso-Paris, en partenariat avec le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, consacre une exposition à l’histoire de Guernica, tableau exceptionnel de Pablo Picasso qui compte parmi les plus connus au monde. Le chef-d’œuvre est conservé de manière permanente à Madrid depuis 1992.
Peinte en 1937, cette œuvre au format monumental est à la fois une synthèse des recherches plastiques menées par Picasso depuis plus de quarante années, et une icône populaire. Exposée, reproduite partout dans le monde, elle fut à la fois un symbole anti-franquiste, anti-fasciste et pacifiste. C’est aussi une œuvre abondamment citée, commentée, reprise, théorisée par les historiens de l’art et les artistes.

Grâce au prêt exceptionnel du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de nombreuses esquisses et « post-scriptums » de Guernica, la genèse de l’œuvre est présentée depuis la chute de la Monarchie espagnole en 1930 et la proclamation de la République, les corridas et Minotauromachies du début des années 1930. Le parcours vient rappeler le contexte de création du chef-d’œuvre en mettant l’accent sur le choc du bombardement de la ville basque de Gernika le 26 avril 1937. Un partenariat privilégié avec les Archives Nationales de France permet de présenter un ensemble d’affiches issues du fonds des Brigades internationales et des photographies de la Guerre civile.

 

 La seconde partie de l’exposition s’attache à montrer l’histoire et la postérité de Guernica dont la puissance aujourd’hui tient aussi aux contextes visuels, politiques et littéraires dans lesquels elle a été exposée : le Pavillon de l’Exposition internationale des arts et techniques de 1937, l’importance auprès de Picasso d’hommes relais tels Christian Zervos et sa revue Cahiers d’art ou encore Paul Éluard. L’exposition témoigne également du rôle d’image fédératrice pour les milieux artistiques espagnols anti-franquistes qu’a joué le chef-d’œuvre, et de son devenir d’icône pacifiste après-guerre, et aborde ainsi l’histoire de sa restitution à l’Espagne en 1981. Elle interroge enfin l’influence de Guernica sur l’art du XXe siècle jusqu’à nos jours. Des réécritures de grand format réalisées par plusieurs artistes contemporains, tels Robert Longo, Art & Language et Damien Deroubaix, rythmeront le parcours.

 

Voilà chers lecteurs et chère lectrice, j’espère que la diversité de nos lectures vous trouverez de quoi épancher votre curiosité.

Karen Maitland à l’honneur # 19 ; Janvier 2019


Le dix-neuviène « Auteur à l’honneur » et premier de l’année 2019 est une auteure.

Et une auteure britannique qui plus est

C’est donc Karen Maitland que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Karen Maitland  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers

Mais revenant à notre auteur à l’honneur Pourquoi Karen Maitland

J’ai eu la chance de rencontrer Karen Maitland lors du salon Poar à la plage au Havre il y a quelques années, j’avais alors lu son premier roman et j’étais tombé sous le charme, le charme de l’écriture et de l’histoire d’abord puis ensuite sous celui de notre auteure. Karen Maitland est véritable une femme charmante.
Par la suite j’ai eu la chance de la recevoir à la bibliothèque. Elle a charmée le public lors de notre table ronde.
Alors ça vous va comme explications ?

 

Karen Maitland à l’honneur # 19 ; Janvier 2019

Courte biographie

Karen Maitland, née en 1956 au Royaume-Uni, est une écrivain britannique, spécialisée dans le roman policier et le roman policier historique.

Comme les héros de ses livres, Karen Maitland vit dans le Norfolk en Angleterre. Elle fait des études en communication et obtient un doctorat en psycholinguistique. 1996 est l’année de la parution de son premier roman The White Room. Elle se lance ensuite dans l’écriture de trois romans policiers historiques : La Compagnie des menteursLes Âges sombresLa Malédiction du Norfolk publiés chez Sonatine Éditions. À la lecture de chacun de ses ouvrages, le lecteur est transporté dans un Moyen Âge d’un réalisme stupéfiant. Dressant le portrait d’un royaume dévasté par le retour des croisades, la querelle avec le Saint-Siège et l’imminence d’une guerre contre la France, Karen Maitland nous immerge littéralement dans cette Angleterre gothique où rites et superstitions sont omniprésents. Cette authenticité rare ajoute encore à une intrigue passionnante, faite de secrets, de trahisons et de multiples retournements.

 

Bibliographie

 

La compagnie des menteurs

Paru le 18 mars 2010 chez Sonatine

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

 

Réedité en poche chez Pocket le 1er septembre 2011 8€60 (665 p.) ; 18 x 11 cm
1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le nord, afin d’échapper à la contagion.
Parmi eux, un vendeur de sainte reliques, un magicien, une jeune voyante, un conteur, une domestique, deux musiciens italiens, un peintre et sa femme enceinte. Neuf laissés pour compte qui fuient la peste, mais aussi un passé trouble.
Bientôt, l’un d’entre eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré… Seraient-ils la proie d’un tueur plus impitoyable encore que l’épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ?
Toutes les apparences ne vont pas tarder à s’avérer trompeuses, et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d’une incroyable sagacité au milieu des secrets et des mensonges pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l’énigme avant qu’il ne soit trop tard
.Avec cette formidable évocation du Moyen Âge, d’un réalisme stupéfiant, saluée comme un événement majeur dans le monde entier, Karen Maitland nous offre un roman qui captive et ensorcelle le lecteur jusqu’à l’incroyable coup de théâtre final. Rarement authenticité historique et sens de l’intrigue auront été conjugués avec un tel talent. Indispensable !
Après Le Nom de la rose d’Umberto Ecco. Après Le Cercle de la croix de Ian Pears,
La Compagnie des menteurs de Karen Maitland. 
Élu meilleur thriller historique de l’année par le New York Times.

Les âges sombres

Paru chez Sonatine le 16 mai 2012

traduit de l’anglais par Pierre Demarty

 

 réédité en poche chez Pocket le 4 septembre 2014.  8€95 ; (762 p.) ; 18 x 11 cm

 

Avec La Compagnie des menteurs, Karen Maitland a renouvelé le thriller historique. Avec Les Âges sombres, elle confirme sa maîtrise absolue du genre.

  1. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

Avec cet ouvrage d’une intelligence et d’une érudition peu communes, Karen Maitland nous entraîne dans un Moyen-Âge d’un réalisme stupéfiant, sans jamais se départir d’un extraordinaire sens de l’intrigue et du suspense. Après La Compagnie des menteurs, élu meilleur livre de l’année par le New York Times et salué par une critique unanime, elle se hisse désormais au rang des grands maîtres du genre, aux côtés d’Umberto Eco ou de Iain Pears.

 

La malédiction du Norfolk

Paru le 18 septembre 2014 chez Sonatine

traduit de l’anglais par Claude et Jean Demanuelli

 

 

 réédité en poche chez Pocket le 3 septembre 2015.  8€95 ; (765 p.) ; 18 x 11 cm

 

Superstitions, rites, malédictions : bienvenue au Moyen Âge !
1208. Le pape Innocent III, en conflit avec le roi Jean, prononce un interdit sur tout le royaume d’Angleterre. Les églises et les cimetières sont fermés, le haut clergé quitte le pays, les prêtres ont défense de célébrer les offices ou de conférer les sacrements – ni confession, ni mariage, ni extrême-onction. S’ensuit un véritable chaos spirituel dans le royaume, en particulier chez les plus démunis, ceux pour qui la foi est le seul recours. C’est dans ce contexte particulièrement difficile qu’une jeune paysanne, Elena, est appelée au service du seigneur de Gastmere, dans le comté de Norfolk. Là, on l’oblige à s’adonner à un étrange rituel, celui des  » mangeurs de péchés « , consistant, en l’absence d’extrême-onction, à prendre sur sa conscience tous les péchés non expiés d’un mourant. Cette cérémonie va être le début d’une véritable descente aux enfers pour la jeune fille qui se retrouve bientôt accusée de meurtre. Son cauchemar ne fait que commencer…
Après La Compagnie des menteurs et Les Âges sombres, Karen Maitland nous propose un nouveau voyage dans un Moyen Âge d’un réalisme stupéfiant. Dressant le portrait d’un royaume dévasté par le retour des croisades, la querelle avec le Saint-Siège et l’imminence d’une guerre contre la France, elle nous immerge littéralement dans cette Angleterre gothique où rites et superstitions sont omniprésents. Cette authenticité rare ajoute encore à une intrigue passionnante, faite de secrets, de trahisons et de multiples retournements.

 

Voilà mes polardeux,  c’est peu dire que j’ai adoré cette série de roman policier historique.

J’attends avec impatience un prochain titre de Karen Maitland.

Et j’espère que vous aussi après, cette mise à l’honneur, vous aurez envie de découvrir et de lire ses romans.

Kawa Littéraire, spécial premiers romans # 6


Il y a fort longtemps que je ne vous ai pas parlé de mon Kawa Littéraire.

Depuis le mois de mars dernier.

10 mois sans Kawa alors qu’il y en a eu une par mois depuis le printemps dernier.

10 kawas à rattraper ça va vous en faire pas mal d’un coup !

Surtout qu’à chaque rencontre je fais le plein, des aficionados mais aussi à chaque fois 1 ou 2  lectrices supplémentaires qui viennent se joindre à nous.

Aussi autours du noyau dur, nous avons construit une belle communautés de lectrices.

 

Aussi au mois de mars derniers avant nous amorcé un nouveau chapitre pour notre cercle de lecteur mais aussi pour l’équipe de la bibliothèque. (Mais ça je vous en reparlerai bientôt). Donc en ce moi de mars 2017, j’ai proposé à mes lectrices pour une fois de se taire et d’écouter d’autre lectrice leur présenter 10 titres très spéciaux !

En effet…

Lors du KAWA littéraire du 03 mars 2018, nous avons accueillis deux bibliothécaires de la bibliothèque  Marguerite Audoux, Christine et Françoise ainsi que deux lectrices, Josiane et Frédérique  venues nous présenter 10 romans. Les 10 romans finaliste du prix du premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris.

 La bibliothèque Audoux participe depuis une dizaine d’année à la mise en avant des premiers romans au sein des bibliothèques de la ville de Paris et cette année elle participe tout naturellement au 1er prix des lecteurs de nos bibliothèque, un premier prix du premier roman.  Josiane et Frédérique étant elle membres du jury,pour ce prix du premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris.

Successivement, elles nous ont présenté avec enthousiasme et discernement les 10 titres concourant.

 

 

BIBLIOGRAPHIE
Les 10 titres concourant au Prix du premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris viennent d’être sélectionnés !
Jean-Baptiste Andrea : Ma reine (L’Iconoclaste, 2017)
Clarence Boulay : Tristan (Sabine Wespieser, 2018)
Olivier Chantraine : Un élément perturbateur (Gallimard, 2017)
Yves Flank : Transport (L’Antilope, 2017)
Violaine Huisman : Fugitive parce que reine (Gallimard, 2018)
David Lopez : Fief (Seuil, 2017)
Marion Messina : Faux départ (Le Dilettante, 2017)
Guillaume Poix : Les Fils conducteurs (Gallimard, 2017)
Marie Richeux : Climats de France (Sabine Wespieser, 2017)
Pierre Souchon : Encore vivant (Rouergue, 2017)

 

Olivier Chantraine : Un élément perturbateur

Un élément perturbateur

Serge Horowitz est hostile à toute forme d’engagement. Sa soeur l’héberge chez elle. Il ne doit son travail dans un cabinet de Consulting qu’à son frère, ministre des Finances. Pour ne rien arranger, il est hypocondriaque et connaît des moments d’aphasie incontrôlables. C’est une de ces crises qui le saisit alors qu’il est en pleine négociation avec une société japonaise. Quand lui revient la parole, il fait capoter l’affaire…

Mis en demeure de réparer son erreur, le voici lancé dans l’opération de la dernière chance, accompagné de Laura, son associée. Mais les déconvenues s’enchaînent.

 

 

Yves Flank : Transport

« Mon amour, mon amour, ô mon amour, maintenant je crie en plein visage. Vas-tu pleurer, vas-tu revenir, délaisser tes ombres et me sourire, répondre à cette attente infernale, m’empêcher de sombrer de trop de solitude ? Je voudrais lacérer ton épaule, cracher un venin verdâtre, t’anéantir de mes pensées, souffler sur ma douleur, t’aimer intensément. Tu entends, tu entends ? »

Dans un wagon vers l’inéluctable, se croisent les pensées de l’homme brun et de la femme rousse. L’homme brun donne à entendre, à voir, à sentir ce qui s’y passe. La femme rousse revit la passion amoureuse qu’elle chante dans sa tête. Elle appelle son grand amour au secours.

Dans ce premier roman singulier, Yves Flank nous transporte, entre rêve et réalité, aux confins de l’existence.

 

Violaine Huisman : Fugitive parce que reine

Fugitive parce que reine

« Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu. »

Ce premier roman raconte l’amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance. Mais l’écriture poétique et sulfureuse de Violaine Huisman porte aussi la voix déchirante d’une femme, une femme avant tout, qui n’a jamais cessé d’affirmer son droit à une vie rêvée, à la liberté.

 

Marion Messina : Faux départ

D’expérience, la vie qu’on vit a la douceur d’un airbag en béton et la suavité d’un démaquillant à la soude. Ne serait-elle qu’une épaisse couche d’amertume sur le rassis d’une tartine de déception ? L’amour fou, la vie inimitable, le frisson nouveau sont toujours à portée de corps, mais jamais atteints. Ça fait un drôle de bruit au démarrage. Jamais on ne passe la seconde. Faux départ, telle est la règle.

En passant devant les vitrines des voyagistes elle pouvait sentir son coeur se serrer […]. L’aventure et l’imprévu laissaient la place à l’extrême planification, à l’angoisse du lendemain, les road trips avaient disparu au profit des stages de prévention, des spots télévisés de sécurité routière peuplés d enfants aux destins et à la nuque brisés, il ne fallait plus faire l’amour sans connaître les antécédents du partenaire sexuel […]. L’obsession était à la sécurité, le découragement et la lassitude emplissaient les poumons que l’État voulait protéger des méfaits du tabac.

Banlieusarde sans accent, ni pyromane, ni victime, élevée par des ouvriers bibliophiles et fins gourmets, Marion Messina était prédestinée à ne satisfaire aucun cliché. Persuadée qu’une carrière de diplomate l’attend, elle rêve d’Oxford depuis son lycée technique de zone « sensible », tuant ses après-midi à feuilleter des catalogues de voyagistes entre deux cours de bharatanatyam. Las, ni l’ONU ni les théâtres de Madras ne se décident à exploiter son talent. Elle devient pigiste, étudiante en science politique et finit par valider un BTS agricole.

 

Guillaume Poix : Les Fils conducteurs

Les fils conducteurs

« Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur Les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l’âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s’accrocher à leurs phalanges, les mordre – et puis Les avaler. »

Près du port d’Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la « fouille ». Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l’obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l’humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.

 

Jean-Baptiste Andrea : Ma reine (L’Iconoclaste)

 

L’action se situe dans la vallée de l’Asse durant l’été 1965. Shell est un jeune garçon pas comme les autres, « une Alfa Roméo avec dans la tête un moteur de 2CV » dit son père. Surnommé Shell du nom de la station service tenu par ses parents, il fait le plein aux rares voitures qui s’arrêtent. Ayant failli mettre le feu à la garrigue, il décide de s’enfuir et de partir à la guerre « pour devenir un homme ». En lieu et place de la guerre, Shell se retrouve immergé dans une nature à la fois sauvage et bienveillante d’où va surgir une adolescente farouche et indocile qui va se proclamer sa « reine » et qu’il devra servir.

Dans ce roman solaire, poétique et émouvant, Jean-Baptiste Andrea donne la parole à un enfant « différent », si sensible au monde qui l’entoure.

 

Clarence Boulay : Tristan

 

Clarence Boulay : Tristan (Sabine Wespieser, 2018)

Tristan. « Face à moi, le paysage est long et bleu. Sur l’île, je ne connais personne, personne ne m’attend. La page est blanche. Tout est possible. Non. Tout semble possible. Mais, ça, je ne l’ai su qu’après. »

Après sept jours de traversée en plein Atlantique Sud, à bord d’un langoustier assurant la liaison avec la ville du Cap, Ida débarque sur l’île de Tristan. Au fil de ses déambulations dans le village accroché aux pentes d’un volcan, elle découvre son nouvel univers : le vert des collines, les allées courant entre les jolies maisons, les vaches sur les parcelles et les habitants occupés au port, au magasin ou à la conserverie. Dans cette petite communauté, avec pour seules limites le ciel immense et l’océan, ses repères chavirent peu à peu dans une lente dilatation du temps.

Suite au naufrage d’un cargo, l’activité devient soudain frénétique. Quand un soir, à l’Albatross bar, Ida accepte de partir sur les lieux du sinistre, elle ne sait pas que sa vie va basculer. Le sauvetage des oiseaux mazoutés remplit les journées de l’équipe qu’elle constitue avec les trois hommes qu’elle a suivis sur cet îlot désert. Une nuit, l’un d’entre eux la raccompagne dans sa cabane. L’éblouissement amoureux surgit alors. Pendant quinze jours hors du monde – la mer est mauvaise, aucune embarcation ne peut accoster pour venir les chercher -, la valse des corps et des sentiments sera leur unique horizon.

Au rythme de la houle et du vent, Clarence Boulay excelle à donner chair à une vertigineuse sensation de dessaisissement. Son roman largue les amarres, et bouscule toutes les certitudes.

 

Fief / David LOPEZ (Seuil)

 

 

Le territoire de Jonas et de ses potes n’est ni la campagne ni la ville, mais un entre-deux, une zone péri-urbaine pavillonnaire. Leur quotidien est synonyme d’ennui, mais ils se tiennent chaud et appréhendent de quitter leur quartier : « L’ennui, c’est de la gestion. Ça se construit. Ça se stimule. Il faut un certain sens de la mesure. On a trouvé la parade, on s’amuse à se faire chier ». Son copain Untel deale du shit, Lahuiss fait des études, et il y a Ixe, Sucré… Jonas, quant à lui, est boxeur amateur en attente d’un grand combat. Quand il boxe, redoutant les coups, il manie l’esquive comme dans sa vie. Il est le chroniqueur lucide de leur quotidien.

David Lopez retranscrit subtilement, sans porter de jugement, la vie de ces jeunes qui ont du mal à quitter l’enfance et à trouver leur place.

 

Climats de France / Marie RICHEUX (Sabine Wespieser)

 

 

Climat de France est une cité de pierre réalisée dans les années 50 à Alger. La Cité heureuse est une autre cité de pierre où Marie, la narratrice, passa son enfance à Meudon-la-Forêt. Ces deux cités ont un point commun : elles furent réalisées par l’architecte Fernand Pouillon. Autour de ces lieux, Marie Richeux construit un roman polyphonique dans lequel s’entremêlent les époques et les vies de personnages parfois déchirés ou contraints à l‘exil. Malek, son vieux voisin, en est la figure emblématique. En faisant des allers-retours dans le temps et dans l’espace entre Alger et Paris, Marie peint la lumière du sud et réhabilite le grand architecte, presque oublié aujourd’hui, que fut Fernand Pouillon. Par son trait sûr dans lequel perce une grande délicatesse envers ses personnages, Marie Richeux nous fait revivre un moment de l’Histoire.

En marge de cette lecture, il faut redécouvrir Les pierres sauvages, le seul et magnifique roman écrit par Fernand Pouillon.

 

Pierre Souchon : Encore vivant

 

Encore vivant

Il se l’était juré, l’HP, il n’y retournerait jamais. Mais alors qu’il vient de faire un mariage prestigieux et qu’il a trouvé un emploi, Pierre Souchon est délogé d’une statue de Jean Jaurès où il a trouvé refuge et embarqué en hôpital psychiatrique.

À vingt ans, pendant ses études, il avait basculé pour la première fois et été reconnu bipolaire. Passant à nouveau la « barrière des fous », il se retrouve parmi eux, les paranos, les schizophrènes, les suicidaires, brisés de la misère dont il nous livre des portraits à la fois drôles et terrifiants. Son père vient souvent le visiter, et ensemble ils s’interrogent sur la terre cévenole d’où ils viennent, les châtaigniers et les sangliers, sur leurs humbles ascendants, paysans pauvres et soldats perdus des guerres du XXesiècle.

Dans ce récit plein de rage mais aussi d’humour, l’auteur nous plonge au coeur de l’humanité de chacun, et son regard se porte avec la même acuité sur les internés, ses frères dans l’ordre de la nuit, sur le monde paysan en train de mourir ou la grande bourgeoisie à laquelle il s’est frotté.

Il est rare de lire des pages aussi fortes, d’une écriture flamboyante, sur la maladie psychiatrique, vue de l’intérieur de celui qu’elle déchire.

 

Nos collègues et amies ont su parfaitement nous inculquer le goût qu’elles ont pour ces premiers roman. Aussi suite à ce Kawa et l’enthousiasme de mes lectrices, j’ai proposé à mes collègues et ensuite à ma direction de participer au second prix du premier roman. Aujourd’hui c’est chose faite. Avec 4 collègues nous mettant en avant les premiers romans au sein de notre établissement.

Et les lectrices du Kawa se sont engagées à en lire une maximum.

Ce qu’elles ont fait et font encore

Michaël Mention à l’honneur # 18 décembre 2018


Michaël Mention à l’honneur # 18 décembre

Le Dix-huitième « Auteur à l’honneur » et douzième de l’année 2018 est un auteur Française

C’est donc Michaël Mention que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Michaël Mention  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

Michael Mention – Auteur aux Quais du Polar

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers

Mais revenant à notre auteur à l’honneur Pourquoi Michaël Mention ?

Ben…C’est simple pour énormément de choses différentes.
D’abord parce que je le suis depuis ces tous débuts, parce que c’est un petit génie, un mec super sympa et aussi par ce que Power est mon coup de coeur de l’année !
Ah et accessoirement par ce que j’ai eu la chance de l’accueillir 2 fois à la bibliothèque.
Alors ça vous va comme explications ?

Michaël Mention à l’honneur # 18 décembre

Courte biographie

Michaël Mention est né le 13 novembre 1979 à Marseille. Enfant, il se passionne pour le dessin. Adolescent, il réalise plusieurs bandes dessinées. Étudiant, il intègre un atelier d’écriture et rédige de nombreuses chroniques satiriques, avant d’écrire son premier roman qui paraît en 2008. Passionné de rock, de cinéma et d’histoire, sa trilogie policière consacrée à l’Angleterre a été récompensée par le Grand Prix du roman noir au festival international de Beaune
en 2013 et le Prix Transfuge meilleur espoir polar en 2015. Depuis, il varie les univers, de la fresque sportive au survival en passant par le polar historique. Power est son dixième roman.

Bio par lui même qu’il a donné pour Quais du Polar

— Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?
— Ben… j’écris.
— Quoi ? Poésie ?
— Polar, politique, aventure… ça dépend.
— Mm. Et t’es publié ?
— Ouais.
— Ah, c’est sérieux, alors. Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?

 

Bibliographie

 

Le dernier et quel dernier mon coup de coeur 2018.

Power

 

Power

Paru le 4 avril 2018

Ici, comme dans les autres ghettos, pas d’artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c’est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève.

  1. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des sixties.

Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d’actualité. Grand prix du Festival sans nom 2018.

 

 Puis dans l’ordre de parution ou presque …

Le premier

Le rhume du pingouin

Paru le 3 avril 2008

Éric Blakeley, presque trente ans mais toujours ado, vit en banlieue avec sa copine Alice, future éducatrice de jeunes enfants, Pendule son cacatoès et ses albums rock. Trois jours par semaine, il travaille comme portier dans un hôtel de luxe à Paris, mais préfère se consacrer à sa passion : l’écriture. Il a déjà publié deux romans noirs, et son éditeur attend impatiemment son dernier manuscrit.

Éric mènerait une vie somme toute sympathique si sa quête d’inspiration n’était pas freinée par un trouble du langage qui l’oblige à s’enregistrer sur dictaphone. À cette frustration s’ajoute un rêve étrange et récurrent qui, depuis quelque temps, perturbe ses nuits. Un cauchemar qui, chaque fois, s’achève par un cri strident dont il ne peut identifier l’origine. Excédé, épuisé, Éric redoute peu à peu de dormir. Devenu insomniaque, il ne voit pas sa relation avec Alice se dégrader.

Sanctionné par son supérieur hiérarchique, harcelé par son éditeur, incompris par sa compagne, Éric n’a plus d’autre choix que de se forcer à dormir pour enquêter sur le crime qui hante ses rêves.

Entre le réalisme doux amer de Klapisch et les bizarreries de Lynch, agrémenté d’une fraîcheur candide, l’univers merveilleusement juste et attachant de ce premier roman devrait trouver un écho chez des lecteurs de tous âges.

 

La voix secrète

Paru le 16 mai 2011. Réediter en poche le 5 janvier 2017

Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.

«Je me décide, moi, bien vivant, sain de corps et d’esprit, à faire de ma propre main mon autopsie et la dissection de mon cerveau.»

Pierre-François Lacenaire (1803-1836)

Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire

 

Maison fondée en 1959

 

Paru le 16 mai 2011

Je m’appelle Luc, j’ai trente ans et j’écris des polars. Enfin, je les tape sur un PC… auquel je suis désormais enchaîné. C’est à cause de mon éditeur. Il m’a obligé à lui pondre un bouquin et si je ne le fais pas, je crève. Je pourrais vous expliquer, mais j’ai pas envie. Et surtout, j’ai pas le temps. Chaque seconde perdue est un mot sacrifié, alors j’écris, jours et nuits. Plus ça dure, plus je mute et fusionne avec le clavier. Tant mieux : un homme Azerty en vaut deux, et nous ne serons pas de trop pour survivre.

Jeune auteur de polars, Luc ne cesse d’envoyer ses manuscrits aux maisons d’éditions depuis huit ans, toujours sans succès. Après plusieurs refus d’éditeurs, l’un d’eux le contacte pour une future publication et lui impose d’écrire un autre roman.
Nous sommes ici dans une démarche de création littéraire originale et séduisante,   et Michaël Mention  la pratique avec beaucoup d’habilité… et de plaisir.

Sale temps pour le pays

Paru le 5 septembre 2012

1e tome de la trilogie Anglaise

  1. Des femmes, pour la plupart des prostituées, sont agressées ou tuées dans le nord de l’Angleterre. La police locale est sur les dents. Un homme dirige l’enquête : George Knox, avec « sa gueule a la Richard Burton », ses éternelles ray-ban, ses états de service légendaires. Secondé par le détective Mark Burstyn, il se lance a corps perdu dans cette affaire, convaincu que tous les crimes sont liés. Mais le tueur récidive et semble brouiller les pistes à plaisir. Plus le temps passe, plus Knox s’enfonce dans l’abîme. Un abîme a l’image du chaos social et de la dépression qui gagnent le pays…

Fasciné par les possibilités romanesques de l’affaire de l’éventreur du Yorkshire, Michaël mention la revisite en passionné de la culture des seventies, entre hommage au roman noir et portrait d’une Angleterre déboussolée, a un moment charnière de son histoire.

 

Unter Blechkoller

Paru le 20 février 2013

Atlantique Nord, 1944 : après avoir dominé les Flottes Alliées, la Kriegsmarine perd l’avantage et la ferveur des débuts fait place aux désillusions. Repéré en surface, le sous-marin U-2402 plonge en catastrophe et percute une barrière rocheuse. Une brèche s’ouvre dans le submersible : de nombreux marins périssent. Prisonnier des profondeurs, partiellement inondé et encombré de cadavres flottants, il devient une prison pour ses rares rescapés.

Douze survivants se réfugient dans la chambre des torpilles. .

Commence un huis-clos angoissant, d’autant qu’une nouvelle menace surgit

Douze survivants, une asphyxie latente, une hypothermie imminente… mais bien d’autres façons de mourir.

 De livre en livre, l’originalité et le talent de Michaël Mention s’affirment aux frontières des littératures historique, policière et fantastique.

 

Fils de Sam : thriller (true crime)

 

Paru le 16 janvier 2014

Été 1977. L’Amérique croit avoir tout subi : assassinat de JFK, émeutes, fiasco au Vietnam, crise économique. Meurtri dans sa chair et saigné dans ses ambitions, le pays est à genoux. New York aussi, soumise à une canicule sans précédent, au blackout et à son bourreau.

Un tueur mystérieux qui rôde la nuit et décime la jeunesse avec son revolver. Un prédateur unique dans la sphère des tueurs en série, défiant les autorités, les médias et le pays tout entier. Cette affaire criminelle a fait l’objet d’un film, Summer of Sam, réalisé par Spike Lee avec Adrien Brody, mais tout n’a pas été exploré…

Pour la première fois en France, un auteur retrace cette stupéfiante enquête, méconnue en Europe, à travers de nouveaux axes d’investigations. Entre document et thriller, Fils de Sam vous fait revivre la croisade du «Tueur au calibre .44» à la faveur de nombreux documents et photographies qui en font bien plus qu’un livre : un ouvrage qui se lit comme un film, en immersion dans la tête de l’un des tueurs les plus complexes. Une plongée au coeur des États-Unis, du rock au disco, du L.S.D. à la C.I.A., d’Hollywood au satanisme…

Michaël Mention relate la croisade meutrière d’un prédateur unique dans la sphère des tueurs en série, qui a défié les autorités, les médias et l’Amérique dans les années 1970. C’est aussi le portrait d’une nation à travers l’un de ses exclus, devenu icône des serial killers.

 

Adieu demain

Paru le 12 mars 2014

2e volet de la trilogie Anglaise

Vingt ans se sont écoulés depuis l’arrestation de l’éventreur du yorkshire. Un nouveau tueur sévit dans le nord de l’angleterre. Les victimes sont des femmes transpercées par des carreaux d’arbalète. Pour mark burstyn, promu au grade de superintendant, le cauchemar recommence. Il a cependant un atout : l’inspecteur clarence cooper, un jeune flic aussi obsessionnel que lui. La police n’a pas droit à l’erreur et, pour stopper le meurtrier, cooper est prêt à tout. Même à devenir quelqu’un d’autre.

Enquête criminelle dans l’ombre de l’Eventreur du Yorkshire, suite de Sale temps pour le pays  Adieu demain explore, en même temps qu’une Angleterre en déréliction, les fantasmes de la terreur phobique. Un voyage au coeur de la peur par l’auteur de sale temps pour le pays, récompensé par le grand prix du roman noir du festival international de beaune en 2013.

 

Jeudi noir

Paru le 5 novembre 2014

8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France – R.F.A. L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession : gagner sa place en finale. Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. Mais le pire s’invite : les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.

Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.

La demi-finale de la coupe du monde 1982, France-RFA, vue de l’intérieur à la manière d’un thriller.

Rééditer en poche le 16 mars 2016

Le carnaval des hyènes

Paru le 8 juillet 2015

Le carnaval des hyènes

50 % mensonge, 50 % buzz, 100 % audimat

Carl Belmeyer est une figure emblématique du PAF. Présentateur du JT depuis plus de trente ans, il dissimule derrière son sourire une personnalité mégalomane. Manipulateur, il méprise tout le monde, à commencer par son public qui l’adore. Lorsque sa chaîne se retrouve au coeur d’un scandale sans précédent, il est envoyé en Afrique en vue de couvrir une guerre civile. Objectif : redorer l’image de la chaîne pour détourner l’attention des médias concurrents et de l’opinion publique.

Le conflit au Libéria contraint Carl à regarder une réalité qu’il a trop souvent méprisée. Terrorisme, complot, violence… la vie de Belmeyer se joue en coulisses jusqu’au déclin.

 

Et justice pour tous

 

Paru le 9 septembre 2015

dernier toma de la trilogie Anglaise

Le superintendant Mark Burstyn, exclu de la police après l’affaire de l’éventreur du Yorkshire, est aujourd’hui un homme âgé, exilé à Paris. Hanté par son passé, il a sombré dans l’alcoolisme. Seule lueur dans sa vie brisée, sa filleule Amy, la fille de son ancien collègue Clarence Cooper. À Wakefield, ce dernier se retrouve chargé d’une enquête sur l’orphelinat St Ann’s : des adultes affirment avoir été victimes de viols dans leur enfance. C’est le moment où Mark se décide à regagner le Yorkshire. Un retour qui va l’entraîner dans une croisade implacable.

Après sale temps pour le pays (grand prix du roman noir français de Beaune) et adieu demain (prix polars pourpres), ce roman clôt la trilogie anglaise de Michaël Mention. Prix Transfuge du meilleur espoir polar 2015.

« Du football à la musique… En passant par la crise économique et ses conséquences… L’écrivain maîtrise son ambitieux sujet. »
Le Figaro à propos de adieu demain

 

Bienvenue à Cotton’s Warwick

Bienvenue à Cotton’s Warwick

« Ici, il n’y a rien. Excepté quelques fantômes à la peau rougie de terre, reclus dans le trou du cul de l’Australie. Perdus au fin fond du Northern, ce néant où la bière est une religion et où les médecins se déplacent en avion. »

Australie, Territoire du Nord.

Dans l’Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l’autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

 

Voilà, j’espère qu’à travers ces quelques lignes je vous ai donné envie de découvrir ou redécouvrir Michaël Mention.

Pour moi, Michaël est le petit prodigue de la littérature noire française.

Surtout ne passer à coté, ce serait vraiment dommage !

Foi de Porte Flingue

Le top lecture 2018 de Cendrine


Le top lecture 2018 de Cendrine

hello cheffe,  te dépose ici le top 10, j espère que ça ira.

Bisous

 

 

1/ My Absolute Darling de Gabriel Tallent

La claque absolue comme on en prend que tous les dix ans.

 

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

 

 

2/ La Vraie Vie de Aline Dieudonné

Livre frère de My Absolute Darling, autant dans le sujet de la découverte de la vie que dans la musique des mots. Certains auteurs ont pourtant le même vocabulaire à leur disposition que tout un chacun, mais par pure magie, l’on croit découvrir une langue nouvelle, inventive, délicieuse et réjouissante.

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs. Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

 

 

 

 

3/ Série Red Queen de Victoria Aveyard

De la fantasy dystopico-épique addictive, un monde post apocalyptique et médiévo-techno en même temps, où les adolescents ont développé des pouvoirs façon Xmen, notamment une héroïne badasse et pourtant en quête d’elle-même, à conseiller aux jeunes filles. Il y a tout dans cette série, action, magie, romance, intrigues de pouvoir, technologie futuriste…

Notre armée se lèvera, aussi rouge que l’aube.

« Les Argents n’ont rien à craindre de nous, les Rouges. Tout le monde le sait. Nous ne sommes pas leurs égaux, même si rien ne nous différencie en apparence. Le seul signe distinctif. extérieur en tout cas, est que les Argents se tiennent bien droit, tandis que nous avons le dos courbé par le travail, l’absence d’espoir et la déception inévitable face à notre sort. »

Mare Barrow, dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle s’avère détenir des pouvoirs magiques dont elle ignorait l’existence, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais de la famille royale, promise à un prince, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un pouvoir qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis.

4/ Victorian Fantasy de Georgia Caldera

Ambiance romance et intrigues en fond steampunk, dans la veine du Protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger.

1 – Dentelle et Nécromancie

D’aussi loin que remontent ses souvenirs, Andraste, issue d’une longue lignée de sorcières, vit dissimulée aux yeux du monde. Son univers restreint ressemble à s’y méprendre à une cage dorée, elle qui ne rêve que de s’envoler. C’est alors qu’une invitation de la main même de la Reine vient bousculer les plans de sa grand-mère qui dirige la famille d’une main de fer. Et une requête royale ne se refuse pas… à moins de souhaiter perdre la tête.
Sa découverte du monde commence, à mille lieues de ce qu’elle imaginait. La cour est pleine de dangers, de rumeurs et de règles qu’elle ne maîtrise pas.
Mais sa plus grande erreur est de succomber au regard aussi noir que la nuit de lord Thadeus Blackmorgan…

 

 

Victorian fantasy Volume 2, De velours et d’acier

 

5/ Trilogie Endgame de James Frey

On ne présente plus cette série phénomène, hyper addictive, hyper nerveuse et réaliste, impossible de ne pas enchaîner les trois tomes.

Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L’humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d’années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme.
L’un d’eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels. Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions.
Il n’y aura qu’un seul vainqueur.

 

 

 

 

 

6/ Une femme entre nous de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen

J’ai lu quelques polars dans l’année mais celui-ci est le seul qui m’a vraiment apporté une touche de fraicheur dans le style et le jeu des énigmes.

En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions.
Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari.
Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.
Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux.
Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses.
Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

 

 

 

 

 

 

7/ La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker

Très bon polar avec comme héros un auteur, mes préférés ! L’écrivain est un héros comme les autres ? … vous avez trois heures.

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable décrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.

 

 

 

 

 

8/ Jusqu’à la folie de Jesse Kellerman

J’avais adoré « Les Visages » de cet auteur, encore une fois touchée coulée par son univers liant manipulations et délires psychotiques.

 

Dans une rue sombre de Manhattan, très tard dans la nuit, une jeune femme est agressée par un homme armé d’un couteau. Jonah, un étudiant en médecine surmené, vole à son secours et tue accidentellement l’agresseur. Pendant que les médias font de lui un héros, le procureur s’interroge sur son geste. La victime, quant à elle, veut retrouver son sauveur et tient à lui manifester sa reconnaissance. Les événements s’enchaînent et Jonah est entraîné dans une spirale terrifiante. S’il est vrai qu’aucune mauvaise action ne demeure impunie, le châtiment de Jonah ne fait que commencer.

 

 

 

 

 

 

9/ Frida de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe

Non mais quelle beauté ce livre ! Ouvrez-le, c’est tout ce que je peux en dire.

L’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle inspire Benjamin Lacombe et Sébastien Perez pour leur nouvelle collaboration. Pour lui rendre hommage, Benjamin Lacombe propose une immersion inédite dans le processus créatif de l’artiste. Une succession de pages découpées et un texte poétique nous entraînent dans les profondeurs de l’âme de Frida Kahlo. À la manière d’un recueil de pensées, le livre explore les thématiques qui sont chères à Frida : l’amour, la mort, la terre, les animaux… Sébastien Perez insère dans son texte des phrases extraites des correspondances de Frida pour restituer de la façon la plus sincère et vraie ce que l’artiste ressentait  » par-devers elle et face à elle « .

 

Le cernet de Frida de Benjamin Lacombe : Un carnet d’écriture dont l’illustration est inspirée par l’univers de F. Kahlo.

 

10/ série manga L’atelier des sorciers de Kamome Shirahama

Harry Potter version fille/manga, très joli et très abordable pour les plus jeunes, poétique et plein de bonnes intentions.

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

 

 

 

 

 

Bon, arrivée en fin de liste je m’aperçois que j’ai surtout sélectionné des histoires avec des héroïnes badasses, des adolescentes en quête de la vie et qui découvrent leur pouvoir sur le monde. Girl Power !!

Top lecture 2018 d’Eppy Fanny


Top lecture 2018 des Flingueuses

Top  15 Eppy Fanny

 Coucou Patronne,

Et voici mon Top 15 grâce à Aline et toi qui avaient fait toute la mise en page….

Un travail d’équipe.

Vives les flingueuses

Bises

1 – Mapuche, Caryl Ferey

4ème de couverture :

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours…

 

Avis :

Je n’avais lu de Caryl que Zulu. Un des livres qui m’a le plus marqué depuis que je suis en capacité de lire. C’est dire. J’ai croisé cet auteur il y a deux ans à SMEP sans oser l’aborder. Ceux qui me connaissent comprendront donc l’émotion que Zulu m’avait procuré.

J’ai donc savouré cette lecture comme une friandise de qualité. Car de qualité il est question.

Nous sommes en Argentine, un pays meurtri où la misère et la violence ont laissé de profondes cicatrices. Où la violence bouillonne toujours, du côté des victimes comme de celui des bourreaux dont une grande partie n’a pas été inquiétée.

Le récit de Caryl nous renvoie aux pires heures de la dictature. Aux vols des bébés, dont les géniteurs étaient majoritairement exécutés. Bébés remis à des proches du pouvoir en mal d’enfants. Des enfants devenus adultes, sans passé, sans base pour se construire lorsque la vérité se fait jour sur les « parents » qui les ont élevés.

Une histoire parfaitement documentée qui nous plonge dans l’histoire d’un pays trop souvent méconnu. Une histoire d’une force incroyable qui m’a porté tout le long de ma lecture.

La situation du pays est remarquablement dépeinte 

 

 2 – Rouge arme, Maxime GILLIO

 

4ème de couverture :

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement? Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance. Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

Avis :

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

3 – Islanova, CAMHUG

 

4ème de couverture :

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Avis :

J’ai attendu de voir Nathalie et Jérôme pour acquérir ce livre lors de notre RDV annuel auquel je tiens beaucoup. J’avoue avoir une affection particulière pour les êtres humains qu’ils sont et pour leurs écrits. Cette année ce fut SMEP qui nous a réunis, comme en 2017.

Je l’attendais ce nouveau bébé. Avec impatience. Et j’ai encore patienté pour le découvrir. Comme le meilleur chocolat d’une boite que l’on garde précieusement pour la fin. La rencontre avec « Islanova » s’est déroulée en juillet… Puis j’ai voulu digérer ma lecture avant d’en faire un retour, car, comme toujours, les écrits des Camhug trouvent résonnance en moi. Des soucis de mobilité sont venus retarder un peu plus mon retour. Le voici enfin.

Islanova nous parle de la famille, ici recomposée, et des difficultés pour la conserver unie. Nous parle de la nature, de valeurs, de combat, d’engagements, d’amour, de culpabilité et de vengeance. Et d’une louve qui sait aimer comme seule un animal en est capable : totalement et sans rien attendre en retour.

Et ce roman interroge sur le droit à l’eau qui est loin d’être équitable pour tous.

Cette question résonne d’autant plus lorsque les patrons de grands groupes alimentaires estiment que l’eau devrait être taxée et tiennent de plus en plus fermement ce discours.

Et lorsque l’eau d’une fontaine d’un quartier de Nice est refusée aux SDF au printemps 2018, car ils font tâche pour les commerçants de la dite place.

Double peine donc pour ces personnes qui vivent dans la rue. La solidarité, on en parle ?

Hâte de découvrir la suite de cette histoire dans laquelle j’ai retrouvé avec plaisir Anne Chassin, documentariste de W3, et d’autres personnages de ce cycle que j’avais dévoré. J’ai également découvert mon copain David au fil du récit. Un bel hommage mérité.

Ce roman fait la part belle à un endroit que les auteurs affectionnent : l’Ile d’Oléron. Elle est un des personnages principaux de cette histoire. Il faut dire que ce lieu le mérite.

 

 

 

4 – Block 46, Johana GUSTAWSON

 

4ème de couverture :

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

Avis :

Johana Gustawsson c’est avant tout une rencontre humaine faite lors de la remise des Balais d’Or 2016. Une femme désarmante de simplicité et de gentillesse, avec qui je partage la passion pour la famille, les escarpins et les très bons vins rouges. Lors de notre 1er échange je savais que je rentrerai dans son univers et ne serai pas déçue. C’est chose faite.

Avec Block 46, Johana nous fait voyager dans deux pays quelle connaît par cœur, la Suède et l’Angleterre. Elle nous fait également voyager dans le temps, aux heures les plus sombres de notre histoire, au camp de Buchenwald où l’innommable et pire encore était le quotidien des prisonniers.

Johana nous offre un récit fort, remarquablement maîtrisé, sur un sujet qui concerne au plus près sa famille puisque son grand-père faisait partie des hommes qui ont libéré le camp de Buchenwald.

Le dénouement qu’elle nous a concocté est totalement inattendu. Elle sait tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. Chapeau !

Puis son héroïne Alexis lui ressemble beaucoup et de facto je n’ai qu’une envie : la retrouver dans de nouvelles aventures. Ca ne devrait tarder puisque Mör attend que je me plonge dans ses pages.

Si vous n’avez pas encore lui Block 46, foncez ! Ce livre est un gros coup de cœur.

Johana tu m’as bluffée. Que du bonheur.

 

 

            4 bis – MÖR, Johana GUSTAWSSON

 

4ème de couverture :

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans. Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches… Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Avis :

J’ai attaqué ce roman à la suite de Block 46, et comme souvent j’appréhendais de ne pas retrouver la force du 1er roman lu dans le suivant.

Mais que nenni. Je ne regarderai plus jamais Johana Gustawsson de la même façon. Quel talent !

Une fois encore elle nous entraîne dans une histoire sombre et complexe, dans ce que les souffrances de l’enfance laissent comme trace chez certains. Ceux qui seront dans l’impossibilité de sortir de ce schéma et feront, sans répit, souffrir à leur tour. Comme une vengeance sur l’avenir. Un dû.

Nous retrouvons dans ce récit le duo d’enquêtrices : Emily Roy et Alexis Castells qui vont devoir affronter leur passé pour enfin solder les comptes et avancer.

Comme pour Block, Johana nous fait naviguer entre passé et présent et entre Angleterre et Suède. Cette fois le passé est le Londres du XIX siècle, avec ses quartiers populaires où sévit Jacques l’Eventreur. Une peinture sociale emprunte de réalisme sur la condition des moins nantis et la prostitution qui reste le seul recours pour ces femmes qui n’ont rien ou ont perdu le peu qu’elles avaient dans l’indifférence et le mépris de la bourgeoisie.

Dans ce roman les personnages principaux de Block 46 s’étoffent et se dévoilent pour notre plus grand bonheur. L’auteure nous offre, comme pour son roman précédent, un dénouement absolument inattendu, une chute incroyable. Un livre qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Et c’est rare. Très. Un immense merci.

 

 

5 – Le festin des fauves, Dominique MAISONS

4ème de couverture :

A Neuilly, un notable donne une somptueuse soirée libertine. Les hommes portent des masques de lions ou de chacals, les femmes sont les proies : gazelles ou biches. La fête s’achève dans un jaillissement de sang. L’hôte s’écroule. Un poison lui a fait exploser tous les organes. Qui est ce Judex qui revendique le meurtre et se présente en justicier ? Que viennent faire dans ce puzzle sanglant une maîtresse SM en guerre contre les hommes, trois frères brésiliens qui sèment la mort pour récupérer d’étranges urnes funéraires ?
Quand un nouveau grand ponte succombe aux avertissements de Judex, c’est tout l’appareil étatique et policier qui se retrouve en danger. Le Commandant Rossi sait qu’il est le premier fusible. Pour sauver sa peau, il doit remonter la piste de Judex jusqu’aux plus hautes sphères.

Avis :

J’ai rencontré Dominique Maisons pour la première fois le 19/11/17 via l’association Lire C’est Libre. Lors de nos échanges, je lui avais pris son « festin ». J’ai enfin trouvé un moment pour découvrir son univers, sachant que deux autres de ses écrits m’attendent dans ma Pal… Ami(e)s auteurs ne jamais désespérer.

Que peuvent bien avoir en commun la mort d’un plongeur sous-marin, des bocaux anciens couverts de mystérieux symboles en or, un poison complexe, un bal, une église qui porte bien mal son nom, un antiquaire, un manoir inaccessible ? Des histoires qui se croisent et s’entrecroisent pour composer ce fameux Festin. Et quel festin !

Celui qu’offre Dominique est saignant. Car les morts violentes se succèdent à un rythme soutenu. La violence, le sexe, la cupidité et la folie des hommes en sont la substance. Dominique nous entraîne dans l’ombre des puissants, des intérêts d’Etats (je dis bien Etats et pas citoyens), des intérêts qui ont leurs propres lois et leur propre vérité.

Le dénouement qu’offre Dominique est comme le reste de cet ouvrage passionnant, violent et inattendu. Ou lorsque les consciences s’éveillent… Et s’envolent par pigeons interposés.

J’ai énormément aimé ce livre, tant pour le style, la qualité d’écriture que le sujet abordé.

J’ai hâte de trouver un moment pour un autre RDV avec la plume de Dominique Maison et je vous encourage à le découvrir également.

 

6 – Brutale, J.Olivier BOSCO

4ème de couverture :

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.
Que veulent-ils ? Qui est cet  » Ultime  » qui les terrorise et à qui ils obéissent ?
Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

Avis :

Jacques Olivier Bosco, je l’ai découvert avec son roman « le cramé » que j’avais adoré (cf. ma chronique de l’époque) car j’y avais trouvé des lieux et des ambiances qui me parlaient (et pour cause mon JOB n’est-ce pas) et y étais tombée sous le charme du Cramé.

Que voulez-vous les mauvais garçons sont toujours attirants.

C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman, car j’étais certaine d’aimer. Banco. Encore une fois je suis sous le charme ! C’est rythmé, musclé, sexy. Du grand JOB.

J’ai adoré cette héroïne torturée, qui doit se battre contre elle avant tout. Qui déborde d’énergie et est un électron libre. Qui canalise ses pires pulsions au mieux, à sa façon imparfaite, mais efficace. Et la justice prend le visage de Lise : Le Mal, on le combat.

Je suis désormais impatiente de retrouver cette héroïne (et pas qu’elle Mister JOB) !

Me voilà accro à ton talent l’ami.

Et cette maladie, tout comme celle qu’a Lise, je ne m’en débarrasserai pas.

 

 

7 – Haute voltige, Ingrid ASTIER

4ème de couverture :

«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi ?» Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache… Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache ? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours. De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko ?

Avis :

J’ai découvert l’auteure via ce roman. Jamais lu auparavant et jamais rencontrée (pour le moment).

Ce livre m’a scotchée par la qualité et la maîtrise de l’écriture. Il y a longtemps que je n’avais pas été autant emballée par un roman, même si j’en ai lu de bons récemment.

Ingrid Astier nous offre un récit prenant avec des personnages forts et attachants. Il est impossible de ne pas avoir d’empathie pour ce serbe solitaire et écorché vif et ce policier qui a du mal à trouver du temps pour ce qu’il y a de plus important : sa femme et ses filles.

Puis il y a les femmes de cette histoire, sensuelles et différentes à la fois (Ylana, Myriam et Tamara).

Mais avec un point commun : une force extraordinaire.

La fin du roman m’a laissé une drôle de sensation. Elle laisse présager une suite afin de connaître les tenants de certaines actions… Je refuse de me fier à la parole d’un indic.

Que voulez-vous j’ai foi en l’Humain.

Ingrid, par pitié, dis-moi que l’indic est un fumiste !

 

8 – Féroce, Danièle THIÉRY

4ème de couverture :

Une enquête du commissaire Edwige Marion.
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

Avis :

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

De plus…Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

 

9 –  Kiaï, Alexandra COIN & Eric KWAPINSKI

4ème de couverture :

Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l’une des jeunes filles, est placée d’office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l’exception des morts qu’il a laissés derrière lui et des années qu’il a passées dans la Légion comme tireur d’élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s’est désormais retiré. Jusqu’au jour où Peter Wolff, son vieux complice de randonnée, biker au look de Viking et prêtre défroqué, va attirer sur eux les foudres d’un groupe activiste catholique. Les méthodes de l’Inquisition renaissent de leurs cendres. En quoi cette croisade mortelle concernerait Marie ? Pourquoi elle seule pourrait y mettre un terme ?

 

Avis :

J’ai rencontré ce couple d’auteurs lors du salon de Nemours 2017. Une vraie belle rencontre en particulier avec Alexandra Coin , pour notre amour commun pour la nature et la vie simple et nos souvenirs d’enfance. Ils nous ont réunies ; Comme une évidence.

A l’époque il présentait leur 1er opus à 4 mains « la loi du talion », que je n’ai hélas pas lu.

La lecture de Kiaï m’a donné le désir de le faire pour mieux appréhender le personnage central de ce roman, héros du précédent.

Mais l’on peut tout à fait lire ces romans de façon individuelle, car les histoires sont distinctes.

Alexandra et Erik nous offre un roman fort sur les dérives sectaires, le pouvoir, la culpabilité, la vengeance et la folie. Mais c’est aussi une ode à cette magnifique région de l’Aude.

Les bruits et les odeurs de ces vallées, montagnes et forêts, m’ont accompagnée pendant toute ma lecture. Une immersion totale. Un vrai bonheur de lecture et un twist final génial. Merci à vous deux. Doublement.

 

10 – Les loups et l’agneau, Christophe DUBOURG

4ème de couverture :

1981

Borg traque inlassablement sa princesse. Il a l’espoir de trouver en de très jeunes filles la pureté et l’innocence auxquelles il aspire tant. Mais, invariablement, ses proies le déçoivent. Surgit alors Slavko, son double diabolique. Lui se charge du sale boulot. Pour multiplier les chances de trouver une véritable princesse, Borg décide de gagner une grande ville : Caen. C’est là que son destin croise celui de Jean. L’homme est un ancien mercenaire aguerri rongé par les fantômes de son passé. Sa nouvelle cible ? Robert Chevallier. L’homme est marié et père d’Alice, huit ans et demi. En acceptant ce contrat, le tueur d’élite ne se doutait pas qu’à son tour, il deviendrait une proie.

Avis :

 Christophe Dubourg, je l’ai rencontré à Noeux les Mines pour l’édition des Mines Noires 2017 où il avait déjà été mis dans la lumière.

Je l’y ai retrouvé avec plaisir cette année et nous avons fait une colo dissipée ensemble. C’était en mai chez les irréductibles Bretons de Plaine-Haute.

Ce livre-là, j’avais très envie de le lire depuis sa parution. C’est chose faite.

C’est un 1er roman prometteur avec quelques maladresses inhérentes à un premier roman, et qui, pour ma part, me le rendent encore plus attachant. Un très bon moment de lecture.

De plus Christophe nous offre un final inattendu et une histoire très sombre.

A découvrir de toute urgence

 

11 – Comme de longs échos, Elena PIACENTINI

4ème de couverture :

Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Avis :

J’avais jusque-là croisé Elena Piacentini sur plusieurs salons, mais n’avais pas encore découvert son univers littéraire malgré l’insistance de Geneviève Van Landuyt

Le moment de notre rencontre est enfin arrivé et voici mon retour sur le 1er roman d’Elena lu. Il m’en reste trois dans ma Pal…

Elena nous offre des personnages complexes, meurtris et attachants. Une histoire plausible et documentée. Cette fiction a été inspirée à l’auteure par un fait divers.

Les descriptifs de Lille, ville que j’aime, m’ont fait adhérer de suite à l’histoire, car connaissant les lieux, j’y étais totalement immergée, le récit prenait plus de force.

Comme un écho…

L’enquête aboutira, et un dénouement inattendu se fera jour.

Pour ma part, j’ai envie de retrouver cette équipe policière pour mieux la connaître et savoir, enfin, d’où provient la phobie de Mathilde. Il faudra bien qu’a un moment elle affronte ses souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Sa personnalité ne peut pas, à terme, se satisfaire de compromis.

 

            12 – Je servirais la liberté en silence, Patrick AMAND

4ème de couverture :

La veille du Festival International du Mime de Périgueux, son directeur artistique, Axel Blancard, est retrouvé sauvagement assassiné dans un jardin du centre-ville. Le monde artistique est en émoi et la police piétine. Il n’en fallait pas plus pour revigorer Gregorio Valmy, détective privé déprimé, en vacances dans la capitale périgourdine au moment des faits. Quelques discussions avec des érudits locaux et quelques rencontres insolites suffisent à l’enquêteur pour comprendre que cette affaire n’est pas banale. D’autant qu’Axel Blancard n’est autre que le petit-fils d’une des figures locales de la Résistance et frère du candidat socialiste à l’élection législative partielle : il n’en faut pas davantage pour qu’un passé douloureux ressurgisse…

Avis :

Je découvre cet auteur par ce livre qui est son troisième roman.

J’y fais la connaissance de son détective Grégorio Valmy originaire, comme l’auteur, de Poitiers.

 Ce roman nous replonge dans l’ambiance puante du 93 de la rue Lauriston. Nous permet de revoir à l’œuvre Henri Lafont et sa bande de voyous. De découvrir le parcours d’Alexandre Villaplane, qui de Capitaine de l’équipe de France de football est devenu l’un des pires collabos, membre actif de la BNA. La BNA (Brigade Nord-Africaine), créée par Lafont, est un ramassis de voyous de la pire espèce ayant rejoint la Gestapo pour leur enrichissement personnel. Ce roman nous fait découvrir les exactions commises en cette fin de guerre par cette troupe d’hommes sanguinaires et sans moral qui ont tué et torturé femmes, enfants et vieillards en plus des résistants.

Nous allons constater que le communisme très présent en France, et en particulier dans ce Périgord « rouge » surnommé la Petite Russie en 1944, inquiète et est sous surveillance.

Cette montée du communisme conduira le gouvernement français à lancer le 7 septembre 1950 l’opération « Boléro-Paprika » visant à arrêter les principaux dirigeants communistes espagnols établis en France et les communistes d’autres nationalités, membres supposés de la cinquième colonne.

Nous allons également découvrir, sans surprise, que les méchants ne sont pas tous punis et que l’Etat français, lorsque le nouvel ennemi est devenu de couleur rouge et que la paranoïa était à son comble pendant la guerre froide, en a recruté bon nombre.

Pour ma part j’ai découvert ce qu’étaient les réseaux Stay-behind *.

En revanche je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. La période contemporaine du début, les descriptifs d’une ville que je connais par cœur, tout comme la Région, étaient pour moi trop longs je m’y perdais et m’y ennuyais. Je pense que c’est dû justement au fait que le roman se déroule « chez moi ».

En revanche j’ai été passionnée par toute la partie historique remarquablement documentée qui a fait écho à mes souvenirs personnels pour partie, mes deux grands-pères ayant vécu cette période, mes grand-mères également, qui ont pris des risques fous pour nourrir les maquisards qui se terraient dans les bois…

J’y ai également appris beaucoup sur cette période et ce qui en a découlé*.

Je vous suggère, à la lecture de ce roman qui mêle personnages fictifs et réalité, de pousser vos recherches personnelles. Des notes de l’auteur en fin de roman vous donnent de bonnes pistes à approfondir. Il y en a bcp d’autres lorsque l’on creuse.

Pour conclure, et c’est personnel, j’aurais préféré un roman purement historique. J’ai eu du mal à adhérer aux personnages contemporains du récit.

Mais comme toujours cet avis n’engage que moi et il me semble judicieux que vous vous fassiez le vôtre.

 

                13 – les sanglots de pierre, Dominique FAGET

4ème de couverture :

Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.
En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.
Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région  ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…

Avis :

Dominique Faget nous entraîne une fois de plus en Gironde pour cette nouvelle aventure qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire.

Des secrets de famille inavouables ne demandent qu’à resurgir et la vérité est un dû pour celui qui a vécu le pire.

Dominique nous offre un récit qui nous parle de notre histoire dans ce qu’elle a de pire.

De ces horreurs commises par des « bons français » animés par la haine, la bêtise, la cupidité et l’envie et qui ont, sciemment, au mieux aidé, au pire participé, à la mort d’hommes, de femmes et d’enfants. Elle nous parle de ces secrets, enfouis par commodité, et qui font exploser des familles.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Merci à Dominique Faget et aux Editions City pour leur confiance. Le roman sort officiellement aujourd’hui. RDV dans vos librairies.

 

 

            14 – Les corps brisés, Elsa MARPEAU

 4ème de couverture :

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

Avis :

 Ce récit est inspiré d’un fait divers réel qui est survenu dans l’Yonne dans les années 1980, ce qui lui donne une force supplémentaire, si nécessaire. Même s’il s’agit d’un thriller, le roman fait avant tout réfléchir sur la place des handicapés dans notre société et le regard que nombre de gens « normaux » portent sur eux. Il nous interroge également sur la façon dont nous ferions face si demain les gestes les plus simples de notre vie, que l’on considère comme acquis, devenaient un défi quotidien.

Car lorsque l’on perd la capacité de se défendre dans ce monde de performances on devient une proie, une victime. Une marchandise. Et l’on en est réduit à ça. Jusqu’à la mort. Car il y aura toujours des profiteurs et prédateurs de tout crin dont la jouissance passera par la souffrance (morale et/ou physique) qu’ils pourront affliger aux plus faibles en toute impunité.

Mais Clémence a réveillé en Sarah le goût de vivre… Le rouge sang coulera, éclaboussera les murs de la cave, le rouge feu flambera, mais le jaune soleil et le bleu des montagnes seront les plus forts et éclaireront l’horizon.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui fait la part belle au courage et à la détermination.

Je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour.

 

            15 – Blackstone, Guillaume RICHEZ

4ème de couverture :

Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

Avis :

 En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

 

 

Le top des lectures 2018 de Maud


Le top des lectures 2018 de Maud

Le TOP 12 de notre petite flingueuse

Coucou cheffe

Voici mon top 12 jusqu’à présent :

(Ben oui, il reste encore quelques jours et donc quelques lectures avant la fin de l’année)

Belle journée et mille excuses pour ma blonderie !!!!


Les Jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Résumé : Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.
Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

Avis : L’auteur signe ici son 5ème livre, mon avis : le meilleur « un p***** de livre », un cran au-dessus des autres que j’avais déjà beaucoup apprécié. De tourments en rebondissements, de fausses routes en vérité, un suspense époustouflant, une fin inattendue, je vous laisse découvrir ce livre magnifique et bouleversant.

 

Hunter de Roy Bravermann

Résumé : Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà queHunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Avis : Des chapitres courts, un rythme très soutenu, de rebondissements en questionnements, l’auteur signe ici un excellent thriller, rapide et efficace. Les pages se tournent toutes seules. Le lecteur est entraîné aux côtés de Freeman et partage sa quête de vérité. Un twist final magistral qui me fait languir d’impatience de découvrir la suite !!!!

 

Fleur de Cadavre d’Anne Mette Hancock

Résumé : « Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. » Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel. Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ? Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.

Avis : Un rythme soutenu, de nombreux rebondissements. Cette intrigue met en lumière la puissance des puissants, l’argent peut-il toujours faciliter l’issue d’une affaire ? Lorsque les pièces du puzzle commencent à s’emboîter, le récit devient à la fois touchant, écœurant et bouleversant. Comment traduire ces personnes devant la justice et que la machine infernale ne les libère pas dans la foulée ? Qui sont les victimes ? Les bourreaux ? Une fin, même si prévisible, dans le sens positif du terme, reste magistralement bien amenée.

 

Au 5ème Etage de la fac de droit de Christos Markogiannakis

Résumé : Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour.
Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités.
Markou trouvera-t-il la lumière ?

Avis : Un plume très agréable et dynamique, un rythme en alternance qui permet au lecteur de souffler et de s’interroger aussi. En effet, on ne peut s’empêcher de se poser des questions. Quelques mots sur la fin : magistrale, un véritable coup de théâtre, totalement inattendus tant le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages. Je suis restée sans voix, totalement estomaquée. Mais je vous laisse découvrir par vous-même et vous souhaite un excellent moment de lecture !!!! 

 

Organigramme de Jacques Pons

Résumé : Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochain fashion week, ce ne sont pas les mannequins mais les cadavres qui défilent…
L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…
Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un sérial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaitre de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme

Avis : Le thème du stress extrême, de la compétition, au travail avec ses causes et surtout ici ses conséquences, nous amène également à nous interroger. L’auteur a su justement doser et trouver le bon équilibre entre l’enquête et le monde du travail. Un final magistral et théâtral ponctue ce livre coup de  à découvrir d’urgence !!

 

Un tueur en héritage de Gilles Delmotte

Résumé : Quatre milliardaires décrépis, un soldat viré, une orpheline gâtée, il n’avait pas fallu longtemps à Edgar pour comprendre qu’il s’était fait piéger. Fouiner dans les secrets des milliardaires ne pouvait que mal finir. Il ne manquait qu’un hacker prétentieux, un général zélé et un agent dégradé du FBI pour l’entraîner plus profondément dans cet enfer. À bien y réfléchir, se terrer dans un village abandonné n’était pas une si bonne idée… Sur leur déclin, les hommes qui le traquent s’acharnent à récupérer leur secret volé. Mais celui-ci dévoile bientôt les fractures du passé qui les font trembler. Les contours de la vérité se dessinent dans les flammes de leur colère, ou n’est-ce qu’une nouvelle trahison qui finira par les perdre tous ?

Avis : J’ai tout de suite été enthousiasmée, par le style et le rythme de l’auteur, un roman d’espionnage qui ne laisse aucun répit au lecteur. La vitesse est très bien ressentie, l’impression d’être aux côtés d’Edgar et Lara et de vivre leurs mésaventures, une véritable chasse au duo est lancée et instrumentalisée par les plus grandes puissances gouvernementales. De complots en courses poursuites, je me jetterai sans aucun problème dans la lecture de la suite.

 

Fantazmë de Niko Tackian

Résumé : Une nouvelle enquête du commandant Tomar Khan.
Comment être un bon flic quand les victimes sont aussi des bourreaux ?
Janvier 2017. Dans une cave du 18e arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Sur place, beaucoup d’empreintes et un ADN ne correspondant à rien dans les fichiers de police. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’enquête qui restera en suspens des années, se dit-il.
Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt la rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, le « spectre » en albanais.
Tomar et son équipe se lancent dans l’enquête et seront très vite troublés par le parcours des victimes, qui de leur vivant cultivaient carrément le sordide. Pourtant Tomar s’accroche à son devoir de flic, d’autant plus que son avenir lui semble menacé : un lieutenant teigneux de l’IGPN, la police des polices, a convoqué son adjointe, Rhonda, pour l’interroger sur un couteau, une pièce à conviction dans une affaire de meurtre mystérieusement disparue des Archives. Or, ce couteau, c’est celui de Tomar, et si on remonte jusqu’à lui…

Avis : J’ai découvert l’auteur en 2017, avec Toxique, j’attendais avec impatience la suite ; il nous entraine en immersion, grâce à une écriture fluide et rythmée, je n’ai pas pu refermer ce livre avant la fin. Cette dernière totalement inattendue et magistrale qui laisserait penser que nous devrions bientôt revoir Tomar (enfin moi je l’espère).

 

Monster de Patrick Bauwen

Résumé : Paul Becker a ouvert une unité de soins d’urgence en Floride et consacre peu de temps à sa femme et son fils. Une nuit, un policier lui amène un patient blessé, menotté, nu et aux membres anormalement longs et souples. Une fois cet étrange patient soigné, le téléphone qu’il a oublié sonne : Paul répond… c’est la pire erreur de sa vie, qui tourne alors au cauchemar.

Avis : ne lecture très agréable, une écriture vive, dynamique, les pages se tournent d’elles-mêmes. J’ai été happé par cette histoire, voulant absolument connaître la fin. Un déroulé finement amené, un final digne d’un puzzle lorsque l’on met la dernière pièce et que l’image jaillit sous nos yeux ; avec une petite pointe d’émotion, voir une larmichette.

Une seule question, pourquoi ai-je mis autant de temps avant de lire ce livre ? Ouf heureusement, c’est fait et je le recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas !! Foncez 

 

Dust de Sonja Delzongle

Résumé : Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

Avis : Un suspense maintenu jusqu’au bout avec brio !! 
Emue et fortement troublée à la fin de ma lecture, mais tellement ravie d’avoir découvert cette magnifique plume, dont heureusement j’ai les autres œuvres « Quand la neige danse » et « Récidive » ; car j’ai hâte de retrouver Hanah Baxter.

 

Akowapa de Sébastien Vidal

Résumé : Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million-deux-cent-mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s’il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d’autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le magot vont interférer et évoluer en milieu hostile, dans une nature foisonnante et isolée. Dans ce récit crépusculaire, l’adjudant Walter Brewski est une nouvelle fois embarqué dans une enquête âpre et plus noire que la nuit.

Avis : Une plume toujours aussi entraînante, noire, tout en étant littéraire. Une ambiance glauque, malgré une présence de la nature qui nous laisse respirer parfois dans les moments sombres de l’histoire. Un volet qui n’est pas qu’un polar mais qui a aussi une dimension sociétale qui rend encore plus vraisemblable et touchant ce roman. Encore une fabuleuse lecture touchante et éprouvante que je recommande vivement  

 

La Dernière Couverture de Matthieu Dixon

Résumé : Les recherches de Raphaël, jeune reporter, sur la mort de Bernard, célèbre photographe, vont le mener au-delà de ce qui était prévu…
Voir une de ses photos en première page d’un magazine, affichée sur tous les kiosques, pour Raphaël, jeune reporter, c’est le graal. Mais en travaillant avec Bernard, célèbre photographe devenu son mentor, il comprend très vite que les choses ne sont jamais aussi simples et que les apparences sont parfois trompeuses. En enquêtant sur la mort de celui-ci, tragiquement disparu dans le crash de son hélicoptère, Raphaël va se retrouver seul, en première ligne, à devoir jongler entre rumeurs, paranoïa, bizness, corruption, hommes de l’ombre et affaires d’État. Seul aussi à devoir slalomer entre intégrité et vérité…

Avis : Une lecture addictive, du rythme, des rebondissements ; un angle à la première personne qui implique le lecteur dans l’aventure. Le dur constat des assassinats de journalistes, de reporters, pas toujours élucidés, soulèvent la question : pour une photo, un article, mérite-t-il la mort ? Quand de grandes puissances, souvent invisibles, souhaitent que le secret ne sorte pas… Une très belle découverte, plausible, bien ficelée, une fin tout à fait surprenante !!!! Une lecture que je recommande très vivement  Je suivrai avec attention la prochaine sortie de l’auteur…

Le mur dans la peau de Luce Marmion

Résumé : Lorsque, dans une galerie du Marais Alexis, un artiste urbain, fait la connaissance de Marie, il est aussitôt transporté. Le graffeur ignore encore que l’adolescente est intimement liée à l’équipe de détectives chargés de traquer le tueur en série sévissant sur un site de rencontre. A quelle barbarie, quelle folie, son obsession pour la jeune fille poussera-t-elle Alexis ? Adrien Magadur, une force de la nature qu’une vie nocive ne parvient pas à démolir, se lance à corps et à cœur perdus dans une chasse scabreuse. De Paris à New York, le privé enquête dans le milieu du graffiti. Une fois encore, il est impitoyablement plongé dans la noirceur de l’âme et l’abomination, emporté dans la spirale de ses investigations et de ses sentiments.

Avis : L’auteur m’a littéralement envoûtée par son écriture et son histoire, le lecteur ressent les mêmes émotions que les protagonistes : la frustration des multiples impasses, la joie, l’horreur, la peur, l’amour…. J’ai même ressenti de l’empathie…. Et vous ?

Top 10 des lectures 2018 d’Ophélie


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 13 d’Oph et d’Ophé lit

 

Coucou ma Ge,

Voici mon Top 10 qui est en fait un top 13. Trop difficile de choisir…

Voici donc le résultat:

Hors catégorie puisqu’en littérature blanche:

Les enfants du Dernier Salut de Colette Brull-Ulmann et Jean-Christophe Portes

L’histoire bouleversante de Colette, étudiante en médecine, juive, qui participera au réseau d’évasion de l’hôpital Rotschild. Seul hôpital à employer des juifs pendant la seconde guerre mondiale, ce réseau sauva des centaines d’enfants issus du camps de Drancy.

En 1942, Colette a 22 ans et elle est étudiante en médecine à l’hôpital Rothschild de Paris. En fait d’hôpital, c’est plutôt l’antichambre de l’enfer puisque les Juifs qui passent par cet établissement sont ensuite envoyés dans les camps de la mort.

Face à l’atrocité de la situation, Colette intègre un réseau d’évasion qui permet aux enfants de l’hôpital d’échapper à la déportation. Car, si personne ne sait vraiment ce qui les attend, on connaît l’horreur du transport, entassés pendant des jours dans des wagons sans eau et sans vivres.

Pour sauver ces enfants, le réseau truque les registres ou déclare décédés des nourrissons que l’on fait sortir en passant par la morgue… Malgré les soupçons des Nazis et plusieurs arrestations, des centaines d’enfants sont ainsi sauvés. Dernier membre vivant de ce réseau, Colette témoigne dans ce document bouleversant et essentiel.
L’histoire de l’extraordinaire réseau d’évasion d’enfants Juifs à Paris.

La Chambre des Merveilles de Julien Sandrel

L’histoire touchante de Telma et Louis. Une histoire d’amour entre mère et fils, un roman plein d’émotions qui m’aura fait passer du rire aux larmes et qui ouvre les yeux sur les priorités de la vie.

Inattendu, bouleversant et drôle, le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

En littérature noire:

Je tiens à préciser que le classement est fait par rapport à mon ressenti et mes émotions et en aucun cas de part la qualité d’écriture, même si bien évidemment elle joue dans ce que nous transmettent les auteurs.

1– Elijah de Noël Boüdoü

Ce roman, le premier de Noël Boüdoü m’a complètement chamboulée, bouleversée. Il est violent. Extrêmement violent. Certaines scènes, très visuelles, m’ont donné des hauts le cœur tant elles sont crues et sans filtre.
La souffrance est omniprésente, elle est viscérale et s’immisce dans nos esprits de lecteurs au point de la ressentir physiquement tant l’auteur la décrit avec précision et justesse.
Mais paradoxalement, il émane de ces pages tant de lumière. L’amour que ressent le frère d’Elijah pour celui qu’il appelle « son soleil » est inconditionnel, il est si pur et si fort qu’il est impossible de voir en ce jeune homme un monstre, et pourtant…
Ce roman est une pépite, un de ces rares romans qui vous fait ressentir physiquement les émotions des personnages: l’amour, la haine, la colère, la révolte, la peur, la douleur…
Sous le prisme des violences intra-familiales, Noël dresse un portrait en clair obscur du frère d’Elijah. Un ange déchu, un jeune homme dans lequel cohabite l’enfant brisé et l’adulte aimant, protecteur, capable de tout pour ce petit frère qu’il vénère.

Elijah. C’est le prénom de mon petit frère.
Celui que je lui ai choisi quand on me l’a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l’en empêche.

Jusqu’à ce fameux soir… Quand j’ai eu dix-huit ans.

J’ai attendu qu’il soit ivre à nouveau et je l’ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : Aujourd’hui, il a dix ans et il est handicapé.
Je m’occupe de lui depuis sa naissance. Je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble, on est plus forts que tout, et rien ne peut nous séparer.  Mais un jour ils sont venus chez moi pour le kidnapper.
Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C’est à ce moment-là que j’ai perdu toute raison.  Je suis devenu un monstre. Comme eux. Et la traque pour sauver Elijah, qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé.

 

2- Power de Michael Mention

Écrit avec les tripes, ce roman se lit avec les tripes. Michaël a su m’emporter dans les sixties, au cœur d’une Amérique déchirée. De la naissance du Black Panther Party en passant par l’explosion de la soûl et du Funk, de la guerre du Vietnam aux hippies sans oublier Armstrong sur la Lune ou encore le tueur en série « Le Zodiac », tout les événements marquant de cette décennie ont été évoqués.

« POWER » est un grand roman, plein d’humanité. Il relate non seulement les années soixante aux Etats-Unis mais il est également très actuel. Sur l’ensemble du récit, l’évolution des mouvements politiques mais aussi la radicalisation de certains personnages vers les extrêmes rappelle ce qui se passe dans notre société aujourd’hui: la montée des haines raciales, l’intolérance, la peur de la différence.

 

Power

Ici, comme dans les autres ghettos, pas d’artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c’est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève.

  1. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des sixties.

Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d’actualité.

 

3- L’Affaire Rose Keller de Ludovic Miserole

L’affaire Rose Keller est une exo fiction, une fiction créée à partir d’éléments réels. Ici il s’agit donc bien d’un roman noir puisque l’Affaire Rose Keller est le premier évènement à avoir mis sur le devant de la scène le Marquis de Sade et ses pratiques très controversées. J’ai été fascinée par ce livre et à plusieurs titres.
J’ai découvert un Marquis de Sade philosophe. Si d’aucun ne retienne de cet homme que ses pratiques sexuelles et ses écrits sulfureux, beaucoup oublient que Sade était non seulement homme de lettres, mais aussi d’esprit. En racontant cette histoire, Ludovic a fait le choix de rester totalement objectif, de ne pas tenir compte de ses ressentis par rapport à cet homme. Il nous livre donc un Marquis, allergique à la religion et à tout dogme, qui développe à plusieurs reprises sa vision de la liberté et de ses idées, et j’avoue que je suis encore, une fois ma lecture achevée, pensive.
Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un énorme coup de cœur. Le travail de Ludovic est remarquable et doit être remarqué.

L’affaire Rose Keller

Rose Keller est sans emploi depuis plus d’un mois. Elle est réduite, en ce dimanche de Pâques du 3 avril 1768, à mendier sur la Place des Victoires à Paris.

En acceptant de suivre, pour un écu, un jeune homme soigneusement habillé qui a besoin de quelqu’un pour un peu de ménage dans sa maison d’Arcueil, elle ne peut se douter quelle se dirige tout droit vers l’enfer.

Elle ne sait pas encore que l’homme qui vient de l’engager n’est autre que Donatien Alphonse François de Sade, celui qu’on surnommera « le divin marquis »…

 

 

4- Enfermé.e de Jacques Saussey

Virginie est née dans un corps qui n’est pas le bon. Née femme dans un corps d’homme. Le rejet du Père, les brimades à l’école, les jugements… l’ont conduite dans l’enfer carcéral.
Enfermée dans un corps qui n’est pas le sien, enfermée en prison, enfermée par les comportements abjects des Autres, Virginie sera enfermée de nombreuses années.
C’est sous la plume délicate, poétique mais aussi brute; c’est à fleur des mots de Jacques Saussey que j’ai lu l’histoire de Virginie. C’est les larmes dégoulinant le long de mes joues, la vue souvent brouillée, le cœur révolté que j’ai lu l’histoire de Virginie.

 

 » Si je ne peux pas être qui je suis, je préfère être morte plutôt qu’être emprisonnée dans un corps qui n’est pas le mien. « 
Jacques Saussey aborde magistralement dans ce roman noir social un sujet peu connu : être transgenre dans une prison pour hommes.
Partenariat avec l’association Acceptess-T.
Les premiers papillons ont éclos derrière ses paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignaient de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparu, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
Prix Saint Maur en Poche 2017.

5- Boréal de Sonja Delzongle

Boreal est certes un thriller, glaçant au sens propre comme au figuré, l’intrigue est passionnante et largement documentée, mais Boreal est tellement plus qu’un thriller.
Au travers de tes mots et de l’histoire des personnages, Sonja a su évoquer des sujets puissants, parfois douloureux, avec une empathie incroyable sans jamais tomber dans le pathos.
Elle y évoque avec pudeur mais de manière si juste le « désir d’enfant », désir ou non d’ailleurs, le sacrosaint instinct maternel que nous devrions toutes ressentir dès l’annonce d’une grossesse; les relations mères-enfants quelques soient la forme de cette maternité: enfant naturel, enfant adopté, enfant désiré ou non…

Un roman à fleur de mots que nous offre l’auteur, pour notre plus grand bonheur.

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

 

6- Mort Point Final de Frank Klarzcyk

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.
Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.
Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.
L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.
Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Un putain de bon thriller!

Mort point final

« La majeure partie des lycéens se mirent à écrire, d’autres firent mine de rédiger, se demandant encore si tout cela était réel. Peut-être que le canular allait soudainement prendre fin et que Cindy et Bertrand allaient se relever en riant de la blague qu’ils venaient de faire à leurs camarades. »

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

7- Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Peu de personnages sont aussi puissant que le géant de brume.
Peu de flics m’auront autant marquée que Stan et Sarah.
Peu d’ambiances sont autant ressenties sans en passer par des descriptions interminables.
Peu de villes deviennent des personnages à part entière comme Détroit l’est dans ce roman. Une ville de Détroit qui ,après avoir connu l’âge d’or, se meurt et entraîne dans sa déchéance tous ceux qui la peuplent.

Sarah et Stan, Le Géant de Brume, des personnages qui m’ont pris dans leurs bras et enveloppés et il m’a été difficile de les quitter. J’aurais aimer leur poser des questions, leur parler tant Jérome a su leur donner une existence propre, au delà des mots.
Si dès le début du roman on assiste à l’arrestation du Géant de brume , le récit à rebours dévoile son lot de surprises et une fois le roman clos il m’a fallu un peu de temps pour digérer les dernières lignes.

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.

 

8- Les Démoniaques de Mattias Köping

Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est ressentir des émotions : frissonner en lisant un thriller, pleurer de joie ou de tristesse sur un policier, rire à toutes formes d’humour… bref : vibrer
Rares sont les lectures qui m’ont autant permis de le faire. C’est le cas des Démoniaques.
Je n’ai pas été choquée contrairement à ce que certains lecteurs avaient pu me dire, sans doute de part mon expérience professionnelle, mais j’ai été bousculée par le melting pot d’émotions que j’ai ressenti au fil des pages.
Mattias Köping, en orfèvre des mots, décrit, avec une précision quasi chirurgicale, les émotions de ses personnages, au point de nous les faire ressentir pleinement. De la peur, à la haine en passant par l’excitation, le manque, la douleur ou l’espoir, j’ai, pour ma part, partagé chacun des ressentis de l’ensemble des protagonistes de ce roman choc.

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au coeur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au coeur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

9- Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.
Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Les Jumeaux de Piolenc

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël.

Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

 


10- Guerilla Social Club de Marc Fernandez

J’ai retrouvé l’écriture dynamique et punchy de Marc que j’avais découvert dans Mala vida. Un roman qu’il m’a été difficile de lâcher. Pas que le suspens y soit haletant, nous ne sommes pas dans du thriller, mais la manière qu’à Marc de nous raconter cette histoire d’hommes et de femmes, combattant de la liberté, m’a transporté.

« Il existe des petites histoires dans la grande Histoire, des exodes et des péripéties personnelles, des trahisons, des victoires et des échecs intimes qui n’ont pas leur place dans les manuels scolaires. » Cet extrait de la préface du roman est le reflet d’une des facettes de « Guerilla Social Club » : des trajectoires individuelles au cœur de l’Histoire collective.
Cette préface, elle m’a donné la chair de poule. Victor Del Arbol, son auteur, y explique, tout en lui rendant hommage, comment Marc, au travers de ses romans, attire notre attention sur des événements moins connus de l’Histoire. Des événements qu’on ne raconte pas dans les manuels scolaires, mais des événements, des histoires personnelles qui ont changé l’Histoire
Plus fort, plus puissant encore que « Mala Vida », « Guerilla Social Club » touche et interpelle.

Guérilla social club

Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martin. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.

Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.

11- Comme des Bleus Alex Laloue et Marie Talvat

Comme des bleus  est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité. Un switch final inattendu et une vraie tendresse pour ces deux jeunes auteurs.

Comme des bleus

Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La Crim’ est sous pression. Il faut dire que tous les Ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent à grands pas et une presse qui se déchaîne.

Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est immédiatement jeté dans le grand bain. Entre doutes et excès de zèle, il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir en elle des démons oubliés.

Reflets d’une génération en quête de sens, les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête. Alors qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre, ils vont se laisser emporter par une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Le premier polar de la génération Y

Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.


Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.

Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue

Avec Ophélie ma complice, nous aurons le privilège de passer  tous les 3 à la question

 Que je vous présente rapidement nos 3 auteurs :

 

Jean-Christophe Portes

Né à Rueil-Malmaison le 21 mars 1966. Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur.  Auteur d’une trentaine de documentaires d’investigation, de société ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision françaises. La série des enquêtes de Victor Dauterive, Laffaire des corps sans tête et La disparue de Saint-Maur, rencontre un beau succès critique et public. Il a remporté le Prix polar Saint-Maur en poche 2018.

Il publie en 2015 L’affaire des corps sans tête la première de Victor Dauterive

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie nationale n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates. Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution

 

 

On y découvre Victor Dauterive, , un jeune sous lieutenant de la non moins jeune gendarmerie nationale.

En 2016 sort L’affaire de l’homme à l’escarpin

En 2017, La disparue de Saint-Maur

Le dernier en date  paru il y a quelques jours : L’espion des Tuileries

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

1792. La guerre entre la France et l’Autriche vient d’éclater. C’est dans ce contexte très explosif que le gendarme Victor Dauterive est chargé d’une délicate mission : escorter un convoi transportant la paye de l’armée, une petite fortune de 500 000 livres.

L’affaire tourne au désastre quand le convoi est brutalement attaqué et dévalisé. Dauterive se lance sur les traces des voleurs qui sèment des cadavres dans leur fuite. La piste le conduit jusqu’aux Tuileries, au coeur du chaudron révolutionnaire.

Le palais, infesté d’espions, est le centre de toutes les convoitises et de tous les complots. Des bas-fonds de la ville au sommet de l’État, entre révolutionnaires et partisans du Roi, le jeune officier va devoir choisir son camp dans un jeu qui pourrait bien devenir mortel…

 

Sylvain Larue

 

Né le 15 octobre 1982 Sylvain Larue est un chercheur, écrivain et chanteur. Il a été un tant typographe, imprimeur. Il a publié aux éditions De Borée dix-huit livres dans la collection des « Grandes Affaires Criminelles ».  Passionné de musique, il se lance aujourd’hui dans l’écriture romanesque .

Il publie en 2016 L’oeil du Goupil

Le premier tome des enquêtes de Léandre Lafforgue


La révolution de 1848 charrie son lot de bouleversements. Le peuple français vient de chasser Louis-Philippe, son dernier roi, et à Paris, la nouvelle République se construit au jour le jour.

Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier président, Léandre Lafforgue, un jeune homme épris de liberté et d’idéal, débarque de sa Gascogne natale à la recherche de son passé. Involontairement mêlé à une mort suspecte, et ayant affaire à une police qui ne semble prêter qu’une attention limitée à plusieurs faits similaires, Léandre se retrouve désigné par le prince Bonaparte pour en démasquer la trame commune. Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer les mystères qui se dévoilent dans les couloirs de l’Assemblée nationale ? Avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, Sylvain Larue compose un grand roman populaire et la première enquête de Léandre promet d’être passionnante…

 

En 2017 parait  une deuxième enquête de Léandre Lafforgue Au bal des muscadins

Et cette année est sortie le troisième tome des enquêtes de Léandre Lafforgue, Le crime de l’Odéon

 

Que le spectacle commence !

En ce mois de novembre 1851, alors que le mandat du président Bonaparte touche à sa fin et que les plus sombres prévisions courent quant à l’avenir de la politique française, Léandre Lafforgue, alias « Le Goupil », songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu’au devenir du pays.

Mais sitôt le rideau de l’Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son oeuvre.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d’éventuelles rumeurs, Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l’enquête… et ce à la place du Goupil !

Tandis que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l’Histoire, entre fausses pièces d’or, corps dépouillés et coup de coeur, Léandre peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s’y perdre tout à fait ?

Après L’Oeil du goupil et Au bal des muscadins, il propose avec ce troisième roman une plongée en pleine Deuxième République, dans les coulisses d’un coup d’État, en un univers de machinations, de mensonges et de crimes variés qui devraient laisser le lecteur impatient de découvrir la suite…

Frédéric Lenormand

 Frédéric Lenormand est l’auteur à succès de romans historiques et de séries policières – dont les mythiques aventures de l’écrivain philosophe Voltaire et du juge Ti.

Frédéric est sans doute l’auteur que je connais le plus des 3 invités
En effet dans les année 90, je me souvient avoir lu quelques titres de Frédéric. Notamment les aventure de 3 scientifique embarqué dans la compagne d’Egypte sous Bonaparte. Ou encore la folle équipé des princesses de sang ( les filles de Louis XV)sous la révolutions
 Dans ces année 90 Frédéric Lenormand est l’auteur de plusieurs romans et de pièces jouées sur scène et à la radio. Il a reçu le prix François Mauriac de l’Académie française en 1999 pour Les Princesses vagabondes (Lattés), le prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres, le prix du jeune romancier de la Fondation Hachette, ainsi que la bourse Del Duca du premier roman.

Je me souvient encore qu’en 2000, Frédéric mettait déjà Voltaire en scène dans La jeune fille et le philosophe. 

Sur le ton d’une satire non dénuée d’affection, notre auteur, à partir d’une histoire vraie, fait du philosophe le héros malicieux, volubile et gesticulant d’un récit savoureux dans l’esprit des contes de Voltaire.

Et puis en 2001 arrive sans doute ce que l’on paut appelé son premier roman historique, Un beau captif 

Nicolas-Joseph Lecacheur est commissaire de police sous le Directoire. Sorte de Maigret d’une Révolution finissante, il tente de faire régner l’ordre à Châlons-sur-Marne entre sa femme, qui vient de profiter de la nouvelle loi sur le divorce et ses concitoyens, prêts à s’exalter pour tout ce qui leur fera oublier la Terreur.

Justement, Lecacheur vient d’incarcérer un jeune vagabond dont la présence met la ville en émoi. Convaincus que ce bel inconnu n’est autre que Louis XVII miraculeusement évadé du Temple, les Châlonnais reconstituent autour de lui une cour fantasque et insolente.

Seul contre tous, Lecacheur s’acharne à mener l’enquête. Il recueille les témoignages, déjoue les pièges qu’une main invisible s’ingénie à semer sur sa route et démêle peu à peu un écheveau où se confondent secrets de famille et vertigineux secrets d’Etat.

Avec ce nouveau personnage d’enquêteur, Frédéric Lenormand nous entraîne à la découverte d’une des époques les plus mouvementées et les plus mystérieuses de l’histoire de France.

Il a écrit aussi sur la révolution. (des polars jeunesses et  et des docs sur la police et la prison)

En 2004 c’est la parution de la première des nouvelles enquêtes du juge Ti

Frédéric Lenornand fait revivre le personnage du juge Ti popularisé par Robert van Gulik. Le magistrat  mandarin au VIIe siècle dans la Chine impériale

11 enquêtes me semble-t-il rééditées en poche

Dans la première enquête, Ti poursuit des assassins de tous bords tout en s’efforçant de retrouver une de ses filles. Dans la seconde, Ti doit découvrir qui des membres du Grand Service médical a introduit un poison dans l’entourage de l’empereur de Chine.

Deux enquêtes du Juge Ti inédites en poche.

Attaque des princes de la dynastie des Tang ou poison mortel dans l’entourage de l’empereur : qui mieux que le légendaire Juge Ti saura déjouer cette succession de meurtres machiavéliques ?

À l’aide d’une documentation méticuleuse, Frédéric Lenormand fait revivre pour ses lecteurs la Chine du VIIe siècle, cette glorieuse civilisation des Tang qui marqua l’apogée de l’Empire du Milieu.

 

Il y a eu aussi beaucoup d’autres bouquins

Notamment

La Série Les Mystères de Venise (en partie publiée sous le pseudonyme Loredan)

Mais aussi :

Un thé chez Confucius ou Une enquête du juge Bao

Qui en veut au Marquis de Sade ?

Seules les femmes sont éternelles

Il y a enfin

Voltaire mène l’enquête

En 2018 l’Orfèvre du thriller historique, Frédéric Lenormand nous offre le huitième tome des enquêtes voltairiennes.

La première est paru en 2012 Voltaire mène l’enquête. La baronne meurt à cinq heures

Après notamment La bonne meurt à cinq heures, prix Historia et prix Arsène Lupin 2011, et Meurtre dans le boudoir, paru en 2013, Un carrosse nommé désir est un petit bijou d’humour et de suspens.

Un carrosse nommé désir Frédéric Lenormand

Voltaire mène l’enquête

Bonne nouvelle pour Voltaire ! Emilie du Châtelet, sa marquise préférée qui l’aime et qu’il adore, est sur le point de faire un héritage. Justement, une occasion se présente : l’achat du magnifique hôtel Lambert, à la pointe de l’île Saint-Louis, pour y loger le prince des philosophes ! Hélas, le banquier qui devait leur avancer la somme vient d’être enlevé.

Voltaire fait des pieds et des mains pour le retrouver au milieu d’une ville rendue folle par les somptueuses fêtes du mariage de la fille de Louis XV avec l’infant d Espagne. Entre bal masqué et joutes nautiques sur la Seine, dans le fracas des canons de la Bastille et des feux d’artifice, les cadavres s’accumulent.

 

Et pour finir vient de sortir ce qui semble être le premier opus d’une nouvelle série, Le Retour d’Arsène Lupin

 

1908. Arsène Lupin a entamé une thérapie pour soigner son addiction au vol. Un comble pour notre gentleman cambrioleur, qui se voit contraint de trouver un moyen honnête de gagner sa vie. Pour cela, il ouvre une agence de détectives, l’agence Barnett. Sa première cliente, la très riche Mme Bovaroff, se plaint qu’on lui a dérobé un inestimable autoportrait de Delacroix, L’Homme au gilet vert. Mais voilà que l’oeuvre réapparaît comme par magie, tandis que ceux qui l’ont eue entre les mains disparaissent… Si l’affaire est épineuse, c’est le charme d’une ensorcelante danseuse orientale nommée Mata Hari qui sera l’un des obstacles les plus dangereux que Lupin-Barnett aura à surmonter.

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand , fin connaisseur de la figure d’Arsène Lupin et grand admirateur de l’oeuvre de Maurice Leblanc, nous offre une nouvelle série qui ressuscite magistralement Arsène Lupin, son astuce et sa rouerie légendaires.

 

Voilà ce que je eux vous dire de nos auteurs mais pour en savoir plus, rendez-vous ce vendredi

7 décembre à 20h, Espace Culturel La Marmite

9 rue Jean Delsol, 77173 Chevry-Cossigny

 

Organisée par la médiathèque La Canopée

Le roman policier historique inaugure notre cycle polar.
Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt, bibliothécaire à Paris et chroniqueuse du blog Collectif polar.
En fin de soirée, la librairie du Château proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.