Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (20)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (20)

Bonjour, vous êtes le doyen de ceux que j’ai reçu ici. À votre âge, on se présente encore ?

Salut bande de tarés, niaaaaaa (ouais, c’est mon rire, et alors?). Moi c’est Mollard, Renaud Mollard. Je suis ce qu’on appelle un sale vieillard, rapport à mon grand âge et à quelques traits de caractère que nous allons voir plus loin. Je suis probablement l’homme le plus vieux sur cette terre, et l’explication s’en trouve dans l’un des romans de l’autre con de Cetro. Je vis la majorité du temps enfermé dans une chambre d’hôpital, d’où il me fait parfois sortir.

Après tout ce temps sur notre planète, vous devez avoir un caractère bien affirmé…

Les mauvaises langues diront volontiers que je suis un emmerdeur, un fléau sur pattes (bien que je ne tienne plus sur mes vieilles guibolles). Je suis irascible, intolérant, raciste, colérique, j’ai l’insulte facile et le verbe haut. Je suis plus vif d’esprit que de corps, toujours prompt à dégainer mes saillies verbales, rarement flatteuses. Je ne suis pas avare de mes excréments, non plus, dont je gratifie le personnel soignant avec une régularité de métronome. Je crois pouvoir dire qu’entre moi et la Berthe, le colonel infirmière, le panzer à blouse blanche, c’est une histoire d’amour vache.

Le tableau est charmant… Et pour Cetro alors, combien de temps il vous a tenu enfermé dans sa tête ?

Tu sais, pas facile de savoir ce qu’il a au juste dans la tête, ce malade, niaaaaaa. Je crois que j’y suis né le jour où il a dû s’occuper d’un vieillard présentant à peu près les mêmes défauts que moi.Et depuis, mon gars, j’en suis jamais ressorti, de sa foutue tronche.

Mais vous n’êtes pas dupe, il doit bien y avoir des parts de lui dans votre personnalité.

Non ! Des parts de moi en lui, ça oui. Tu sais que sans moi, il n’est pas grand chose.

Je dirais que mes pires travers sont les siens aussi. Cette grossièreté, cette manie de faire chier son monde sans autre but… ouais, je crois que c’est ça. Ce mec est un vicelard, une pourriture, tout ce qui pourrait vous faire penser l’inverse ne serait que pure connerie.

Vous avez une relation compliquée avec lui, il me semble. C’est pour cela qu’il ne vous épargne pas dans les romans ?

Ca, je te le fais pas dire. J’apparais dans 3 de ses bouquins, un 4ème devrait suivre. Eveil, l’élue 1 et 2, reste à venir le 3. Il me fait faire les pires saloperies, cet abruti, notamment dans Eveil. Si je lui en veux ? Il faudrait déjà que j’en ai quelque chose à cirer de cet olibrius, niaaaaaa.

 

Ce mec est un vicelard, une pourriture, tout ce qui pourrait vous faire penser l’inverse ne serait que pure connerie.

 

Ça doit quand même vous reposer quand il passe à autre chose non ? Vous occupez comment votre temps libre alors ?

Tu sais, quand il ne m’entraîne pas dans des aventures rocambolesques, j’ai tout loisir pour faire chier ma Berthe. Si tu voyais l’engin, c’est un docker sous stéroïdes avec une paire de mamelles, quoi. Je sais pas trop pour combien de temps j’en ai, avec ce fils de bichon maltais de Cetro, alors je profite comme je peux de cette vie qu’il m’a créée. Mais quand t’es enfermé dans un putain d’hosto, t’imagines bien que les activités sont limitées. Alors je fais chier mon monde, quoi.

Cetro lira sans doute cette interview… Une question à lui poser ?

Huuum, voyons, une question à cette empeigne ? Cetro, crois-tu qu’un jour tu écriras une série dont je serais le personnage principal ? Putain ouais, ça aurait de la gueule, ça !

M’est avis qu’il pourrait se laisser convaincre… Un mot pour conclure ?

Voyons… Je leur dirais probablement que je suis né dans le premier thriller de Cetro, Eveil. Ce malade a écrit ce bouquin en 15 jours, pas étonnant que je sois aussi déjanté. Si vous voulez me découvrir plus en profondeur, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire, hein ? Allez, salut les dégénérés niaaaaaa.

Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 4, Cyril Carrère


Nouvelle innovation au collectif Polar :

l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Cyril Carrère


Aline : Bonsoir à tous, C’est ici que se déroulera l’interview bracelet électronique Grand Froid. Merci Cyril d’accepter cet échange. Peux-tu te présenter aux lecteurs / lectrices qui ne te connaissent pas encore ?

Maud et Jean Paul : 😍

Jean-Paul : Bonsoir Cyril, merci à toi de te prêter au « jeu » !

Maud : 😍

Geneviève : Ok je vous suis de loin mais je garde un oeil sur vous les Flingueuses

Maud : Ah OK ! 

Cyril : Bonjour Aline Jean-Paul et Maud, merci à vous de me proposer cette interview !
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un jeune auteur de thriller de 35 ans, français expatrié au Japon depuis début 2018.
Bien que Messin de naissance, j’ai grandi à Nîmes où j’ai encore de solides attaches.
J’ai publié deux thriller cette année :
Le Glas de l’innocence, dont l’intrigue se déroule au Japon sur deux époques différentes ;
Grand Froid, dont l’intrigue prend racine dans l’ouest de la France. Ce roman a été finaliste du concours VSD-Michel Bussi, qualifié avec le plus grand nombre de votes du public.
Hormis l’écriture, j’aime faire du sport, voyager, découvrir de nouvelles cultures et… lire  🙂 . Avant d’être un auteur je suis un lecteur passionné.

Maud 😍et Jean Paul👍

Maud : Bonjour. Comment t’es venu le thème de Grand froid? Les personnages ?

Cyril : J’avais le thème en tête depuis un certain moment déjà, bien avant le concours. J’ai fait énormément de recherches, beaucoup lu sur le sujet… je laisserai le soin aux lecteurs de découvrir de quoi il en retourne 🙂
Quant aux personnages, au départ je n’avais que Lucas et Gaëlle (sa mère) en tête.
Très vite Jean-Philippe s’est ajouté à l’équation.
Loïc Mandé est un personnage que j’avais aussi prévu de faire apparaître. Pour les autres, ils sont nés au fur et à mesure, même si ma trame était prête (dans les grandes lignes)

Jean-Paul : Combien de romans as-tu écrit à ce jour ? Mais surtout à quel moment et pourquoi as-tu eu l’envie de partager tes textes et d’être publié ?

Maud : Tu veux bien nous parler de ton aventure dans le concours Fyctia?

Cyril : J’ai écrit 3 romans. Avant Le Glas de l’innocence et Grand Froid, j’ai écrit une dystopie, Greyworld (avec laquelle j’ai fait mes armes sur le site Fyctia il y a un peu plus de 2 ans).
Sinon, j’ai toujours écrit dans mon coin. C’est en découvrant le site Fyctia que j’ai essayé de partager mes écrits – sans grande conviction au début. Mais les retours ont été bons, et je me suis pris au jeu. J’ai participé à deux concours :
Un concours thriller parrainé par B.A. Paris, où j’ai été finaliste (classé second) avec la première version du Glas ;
Puis le concours VSD-RTL Michel Bussi avec la première version de Grand Froid, qui a recueilli un grand nombre de votes du public (autant que Vincent Hauuy l’année précédente avec Le Tricycle Rouge).
L’aventure Fyctia a été riche sur le plan humain, je m’y suis fait des amis parmi les auteurs, j’y ai aussi gagné un lectorat – Grand Froid a été très suivi, très commenté, et certains « Fyctionnautes » lisent encore les chapitres que j’ai écrits dans le cadre du concours… 🙂
Une très belle expérience.

Maud 😍et Jean Paul👍

Aline : Qu’est ce qui a fait qu’un jour tu as eu envie de partager tes textes ? Une sorte de test pour savoir si tu devais continuer ou pas d’écrire ?

Jean Paul : 👍

Cyril : Une sorte de test pour voir comment ce serait reçu… mais même si ça n’avait pas été concluant, j’aurais continué à écrire dans mon coin  🙂

Aline :  👍 Dans Le Glas de l’innocence, nous avons un enfant malmené. Dans Grand froid, encore une enfance particulière. Pourquoi ce thème récurrent de l’enfance ?

Jean-Paul : Ton écriture est-elle influencée par d’autres auteurs ? Des auteurs que tu aimes forcément. Si oui, lesquels ?

Cyril : C’est un sujet qui me tient à cœur – l’enfance que l’on vit conditionne en grande partie l’adulte que l’on devient. Au départ c’est plus une réflexion d’ordre général, pas forcément reliée aux événements violents ou tragiques que l’on peut subir. Violence physique et/ou morale, mensonges, abandon… Peuvent radicalement une vie et c’est ce que j’ai voulu mettre en avant dans mes écrits.

Jean-Paul oui, j’aime beaucoup Maxime Chattam (notamment la trilogie du mal), Linwood Barclay et Stephen King.
Ça influence mon écriture, que je veux directe, précise et toujours du point de vue des personnages – l’auteur reste en retrait.🙂

Jean Paul👍

Maud : Alors justement tu abordes le sujet… quel lecteur es-tu ?

Cyril : Je suis gros consommateur de thriller, j’aime me poser des questions, échafauder des théories, être baladé et surpris  🙂

Maud : Des auteurs au-delà de ceux déjà cités ? Un endroit de prédilection pour lire?

Cyril : Pour l’écriture ? Non 🙂

Maud :  Non en tant que lecteurs 🤗

Cyril : En tant que lecteur je suis assez bon public, j’aime découvrir de nouveaux auteurs. Cette année j’ai découvert Denis Zott avec Maudite et la chute du cafard, mon ami Jacques Pons avec Organigramme

Je m’apprête à lire Mattias Koping (les démoniaques, le manufacturier) et Armelle Carbonnel (Sinestra). La liste est encore très longue (et le temps manque)  🙂

Jean Paul👍

Maud : Nous te comprenons tout à fait, c est pareil pour nous 😂

Cyril et Jean Paul😆

Cyril : Toujours côté lecture, j’aime être au calme, chez moi. Je ne lis pas dans les transports par exemple. J’ai besoin d’être dans ma bulle, comme quand j’écris.

Maud : 👍

Maud : Tu as déclaré faire des recherches pour ton prochain livre. Peux-tu nous en dire un peu plus?

Cyril : Il y a plusieurs axes de recherches, mais pour en citer un, je dirai les montages financiers et leurs dérives. C’est un exemple très spécifique qui sert le pan initial de l’intrigue, et en particulier le savoir d’un des personnages…
Dur d’en dire plus à ce stade, mais on ne sera pas du tout dans du thriller « financier » .🙂
Je passe souvent beaucoup de temps sur le background des personnages, leurs spécificités afin de « maîtriser » leurs connaissances du mieux possible, puisqu’elles vont conditionner leurs actions, leurs décisions, ainsi que leurs interactions avec les autres protagonistes.
J’ai utilisé la même méthode pour Grand Froid, par exemple avec la médecine légale.

Maud : 👍

Aline : Dans vos deux romans c’est « dis-moi ou tu veux aller et on ira ailleurs ». C’est une technique d’écriture ? Une façon de capter l’attention du lecteur ?

Cyril :  (hors interview: mince, je pensais avoir répondu!!! 😮 … pardon…) Une technique, je ne sais pas, mais en tant que lecteur, j’aime être baladé, manipulé… donc j’essaie de penser à cet aspect. Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour surprendre le lecteur? Est-ce que c’est cohérent? Ce questionnement m’accompagne à chaque étape de l’écriture.

Aline : Parle-nous du lieutenant Loïc Mandé. Un auteur mettant souvent une par le lui dans ses romans, quelle part de vous empreinte-y-il ?

Cyril : Loïc est un personnage fort, c’est vrai. Bourru au grand cœur, je pense que c’est sa générosité et sa spontanéité qui sont un reflet de moi-même… toujours « à fond », réactif, brut de décoffrage, qui ne remet pas à demain ce qu’il pourrait faire tout de suite.  🙂
Un personnage que j’affectionne tout particulièrement.

Aline : Sauf erreur de la part, Grand froid a une fin ouverte. Pourrait-on être amené à retrouver Loïc dans d’autres aventures ?

Cyril : Exact… pour être honnête j’aimerais beaucoup revoir Loïc Mandé. Est-ce que ce sera une suite directe ou pas? Au vu de la fin de Grand Froid, ça n’est pas obligatoire (j’aime l’idée de laisser le lecteur se faire sa propre idée de la suite) C’est donc à voir… Mais j’y pense.

Jean Paul : 👍

Aline : Pourquoi cet attachement à ce personnage ?

Cyril : Pour les valeurs qu’il véhicule, et qui sont proches des miennes. Il est intègre, humble, un peu impulsif parfois, mais toujours dans l’humain et l’affectif. Je me reconnais fortement en lui et je veux le voir évoluer devant les lecteurs au-delà de Grand Froid.

Jean Paul : 👍

Aline : En lisant ce roman, Grand froid représente également la Mort. Elle est très présente, elle est même (pour moi) ombre de Lucas. Pourquoi cette place importante ?

Cyril : Parce qu’elle se prête bien à l’intrigue, à l’ambiance que je voulais instaurer pour cette histoire. Elle est toujours là, non loin, menaçante et contribue à l’atmosphère oppressante du livre. Le rythme s’en ressent également. Mais hormis cela, pas d’autre raison sous-jacente.

Aline : Originaire de Nîmes, expatrié au Japon. Grand froid se passe à Nantes. Pourquoi ce choix géographique ?

Cyril : C’est vrai que c’est le grand écart 😂. J’ai aussi passé 5 ans en Angleterre (Canterbury et Londres).
Nantes est une ville que je connais, qui me parle, et j’avais déjà en tête l’ouverture du récit et notamment l’île de Nantes.

Même hors écriture, je reste attentif aux lieux, aux évènements, l’inspiration n’est jamais très loin et j’ai toujours un cahier noir (mon « thriller book » 😂 – moi qui suis fan de death note) dans lequel je gribouille dès qu’un thème, un lieu, ou un personnage me vient à l’esprit.

C’est comme ça que « Nantes » s’est retrouvée couchée sur papier il y a un sacré moment déjà.

Aline : Le prochain roman se trouve dans le « thriller Book »?

Cyril : Le thème principal en fait partie ainsi que certains personnages forts que je voulais utiliser.
Pour le reste, tout évolue au fil de l’écriture – surtout sur la forme.
Pour Grand Froid, l’intrigue a énormément évolué en cours de route, j’avais notamment un « découpage » de l’intrigue assez différent (mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler les potentiels lecteurs).

Aline : Est-il prévu des salons en France, Cyril ?

Cyril : Oui, pour l’instant seulement les Géants du Polar à Douai au mois de juin, pour lequel une seconde nouvelle devrait venir se greffer en début d’année au sujet de Grand Froid
Sinon, pas d’autres dates à ce jour, même si je ne désespère pas. Le roman a moins d’un mois, c’est déjà génial de recevoir de l’intérêt (et puis je découvre un peu tout ça 🙂 )

Aline : As-tu quelque chose à ajouter pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

Cyril :Je souhaite vous remercier, sans vous, les livres ne vivraient pas bien longtemps… 🙂
C’est grâce à vous si Grand Froid prend un si bon départ…
J’espère que ce roman fera son petit bout de chemin, auprès de vous, dans les mois à venir 🙂.

Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année ❄☃️🎄🎁 , surtout profitez de vos proches 😊 !

Jean Paul : 👍

Jean-Paul : Merci Cyril, désolé d’avoir été peu présent sur les échanges, mais j’ai vu que tu étais entre de bonnes mains !
À bientôt

Cyril : @Jean-Paul pas de problème 🙂 , merci à toi ainsi qu’@Aline et @Maud 😊🤗🤗

Maud 😍et Jean Paul👍

Aline : Merci Cyril de nous avoir consacré du temps. On te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. On se retrouve pour le prochain roman ! En attendant on souhaite à Grand froid tout le succès qu’il mérite. À tantôt.

Jean Paul : 👍

Cyril : Merci à tous, j’ai adoré ce format ! 🙂 bonnes fêtes de fin d’année, j’espère à très vite 😊😊

Geneviève : Merci à vous 4 pour cette interview bracelet électronique. Et à très bientôt. Nous vous promettons d’autres auteurs assignés à résidence ou même en GAV.

ITW Sériale Lectrices spéciale flingueuse, Ge est avec Florence Labbé


ITW Sériale Lectrices spéciale flingueuse

 Ge est avec Florence Labbé.

Salut mes polardeux,

Si vous avez suivi l’affaire, lors de notre bilan 2018, je vous prévenais que j’allais recruter de nouvelles Flingueuses.

Et bien voilà c’est chose faite. 2 nouvelles têtes dans la team.

Et la première à se présenter à vous c’est Florence.

Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir notre première stagiaire Flingueuses

Allez hop c’est parti


GVL : Bonjour Florence, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

 Flo : Euh, non, mais je vais faire de mon mieux J .

GVL : Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie

 Flo : Petite fille qui a bien aimé l’école. Scolarité dans l’école de quartier, bonne élève.

Scolarité dans un collège-lycée plus éloigné mais qui permettait d’avoir un enseignement sérieux, de l’avis de mes parents. Donc cursus allemand renforcé en 1ère langue, puis anglais, latin.

Pas très douée en maths et encore moins en physique-chimie. Orientation vers un bac littéraire avec des maths quand même et option bio. J’aurais voulu faire médecine mais pas possible avec mes résultats. Bac A1 mention bien. Puis DUT compta-gestion avec orientation gestion des ressources humaines. Chouette formation. 19 ans à la sortie de l’IUT, envie de partir, donc direction la banlieue de Glasgow comme assistante de français pendant 1 année scolaire. Très beau pays, souvenirs mitigés toutefois car j’ai souffert du mal du pays enfin c’est surtout parce que j’étais éloignée de mon petit ami rencontré juste avant mon départ.

De retour en France chez mes parents, l’envie de quitter le nid familial et de privilégier ma vie amoureuse m’a amenée à partir à Grenoble où je me suis inscrite en 1ère année de Deug de Psychologie (pas d’équivalence). J’ai enchainé mes cinq années et en suis sortie avec un DESS de Psychologie du travail (Master 2 aujourd’hui). Après, j’ai galéré pour trouver un emploi (les années 90 étaient dures) et j’ai démarré comme formatrice en insertion professionnelle dans une asso grenobloise. Puis j’ai fait un remplacement de congé mat de ma responsable de stage de DESS, comme coordinatrice de formation dans un Greta. Puis toujours au GRETA, j’ai occupé différents postes : conseillère en bilan orientation (jeunes de – 26 ans, publics illettrés ou FLE,  formatrice en insertion auprès de toutes sortes de publics plutôt précaires y compris en maison d’arrêt. Ensuite j’ai été promue, coordinatrice puis responsable d’un site de formation. J’ai fait ça pendant 7/8 ans environ. C’était passionnant mais aussi épuisant. Et puis j’ai eu un souci avec une collègue au moment de mes congés maternité. J’ai failli y laisser ma santé, j’ai préféré tout mettre en œuvre pour partir plutôt qu’intenter quelque chose. Progressivement j’ai pu partir à mi-temps puis démissionner complètement pour rejoindre une association d’accompagnement à l’insertion dans le secteur de l’aide à domicile puis après 3 années, j’ai démissionné pour retourner vers la formation continue (coordinatrice de formation). J’avais des groupes de formation en Isère mais partout en Isère donc souvent à 70 bornes de Grenoble). Epuisant, beaucoup d’inégalités dans l’équipe, usée par le secteur de l’économie sociale et solidaire qui est tout sauf sociale et solidaire. Alors j’ai candidaté comme conseillère en bilan de compétences au CIBC de l’Isère, mon premier CDI de ma vie, payée des miettes mais avec une super directrice et des collègues géniales.

Et j’ai démissionné après 4 ans … en 2013 car mon mari a eu une super opportunité professionnelle mais à Paris. Hors de question de passer à côté, j’étais prête de mon côté à changer de voie. On a vendu la maison achetée 3 ans plus tôt, recherché et trouvé un endroit en RP qui nous plaisait (mon mari habitait à Pontoise quand on s’est connus) et je me suis inscrite au chômage  recherches d’offres, de structures auprès desquelles postuler (missions locales, organismes de Bilan, structures d’accompagnement à l’insertion professionnelle, etc.). Je prends très vite conscience que le bassin d’emploi est différent de Grenoble, je n’ai pas de réseau professionnel ici, il y a très peu d’offres. En parallèle, mon plus jeune fils entre en CM2, le groupe scolaire cherche des parents pour s’investir dans la bibliothèque de l’école. Lectrice depuis toujours, je me dis que cela me permettra de sortir de la maison, je ne connais personne ici, …

Je démarre en sept 2013 avec 4/5 autres parents. Il faut réorganiser la bibliothèque, les collections, etc. C’est un grand chantier. Il y a aussi les prêts aux élèves qui viennent avec leur instit pour emprunter, rendre les livres, etc. L’école héberge 3 bibliothécaires qui travaillent  dans des locaux au 1er étage. Ils constituent les collections de la future médiathèque d’Osny. La bibliothécaire qui s’occupe de la section jeunesse nous explique comment réorganiser la BCD (bib de l’école) en s’alignant sur le classement de la future MéMO. Je me suis régalée dans ces activités (couvrir les livres, refaire les cotes, faire les modifs sur le logiciel de prêt de la BCD, le relationnel avec les enfants et les instits. J’ai posé des questions, proposé ma dispo pour des animations. Bref, j’ai commencé à me renseigner sur le métier, j’ai demandé une EMT (évaluation en milieu de travail à Pôle Emploi), avec l’idée de me réorienter. Une formation m’ayant été conseillée, je me renseigne et j’opte pour le MASTER 2 Littérature de Jeunesse parcours bibliothèque, à distance en 1 an (pour rester dispo / aux enfants) et je demande un financement dans le cadre du DIF. Mon dossier VAP est accepté pour une entrée en MASTER 2 en septembre 2014.  Mon stage se fera avec la Médiathèque de Saint-Ouen l’Aumône et mon mémoire sur les livres animés, leur histoire, etc. J’obtiens le Master 2 à la session de sept, à l’issue d’une année bien remplie ! (cours à distance, devoirs à rendre, stage, mémoire,  et en // bénévolat à la BCD).

La MéMO va recruter seulement 3 agents et 1 directeur au 1er sept. 2015 et le recrutement va se faire en interne. Par chance, les candidatures pour la section jeunesse et multimédia ne conviennent pas, je peux alors postuler et suis recrutée comme agent contractuel suite à un entretien en mai 2015.

Je débute donc le 1/09/2015 et je suis à ce jour toujours contractuelle. Depuis janvier 2018, je m’occupe des fonds polars, Sf, romans jeunesse et romans ados sous l’autorité de la responsable des collections. Je fais partie de l’équipe organisatrice de polar’Osny, avec une complice de choc, Isabelle Bourdial.

 

GVL :  Isabelle Bourdial, tiens ce nom me dis quelque chose…. Mais bon reprenons. Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Mon père avait quelques bouquins, plutôt en lien avec la résistance, la déportation, la 2ème guerre mondiale, je les ai lus aussi ceux-là.

J’ai toujours aimé lire, d’aussi loin que je m’en souvienne même si mes parents lisaient pu de livres finalement (plutôt le journal pour mon père et des revues pour ma mère).

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Mes parents en achetaient peu et m’en achetaient un peu. J’en ai eu en cadeaux par des oncles, tantes. Parfois avec ma mère, en rentrant de son travail, nous passions devant le bureau de tabac maison de la presse de notre quartier, et c’est là que j’ai eu je pense toutes mes bibliothèques roses et vertes et que j’ai acheté mes Agatha Christie.

Sinon, j’ai lu des Mickey, Picsou, des BD classiques (Tintin, Astérix, …). Je lisais tout le temps dans la voiture le week-end, ou pour les départs en vacances.

L’un de mes meilleurs souvenirs de lecture, c’est un emprunt à l’école primaire d’un roman illustré. C’était Robinson Crusoë, un grand et gros livre et un souvenir à vie pour moi !

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

 Ci-dessous, quelques cases de ma bib perso. Elle est dans ma chambre, de mon côté du lit. J’ai une autre bib familiale, au salon mais il y a surtout les BD, les guides de voyages, livres de cuisine, de loisirs créatifs, les classiques, les DVD.

 

 

 

Ma bib pro, le rayon polar de la MéMO, c’est là que je puise la grande majorité de mes lectures !

 

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

 J’ai récemment fait du vide J’avais bcp de poches. J’ai viré (donné) tous ceux d’auteurs étrangers que je ne relirai jamais. Les français qui m’avaient moyennement plu. Et j’ai gardé le reste. Dans les cases de gauche, il y a les auteurs étrangers, Connelly, Denis Lehane, etc. A droite les cases pour les auteurs français, et en bas à droite les livres que j’ai récemment achetés ou qui m’ont été offerts et que je n’ai pas lus (ma CAL).

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Un moyen de s’évader, il me faut du suspense, une jolie plume. Lire, c’est la cerise sur mon gâteau quotidien. C’est rare que je me couche sans avoir lu ne serait-ce qu’une page.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Plutôt papier, j’ai essayé la lecture sur ma tablette (je me suis inscrite sur netgalley) mais je ne ressens pas le même plaisir qu’avec un livre papier dans les mains.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

J’ai des souvenirs de livres en école élémentaire que je ramenais à la maison mais pas si c’était une bibliothèque dans l’école. Au collège/lycée, j’y allais régulièrement pour travailler, pour emprunter un peu aussi. Mes parents ne fréquentaient pas les bibliothèques. Après mon retour d’Ecosse, j’avais 20 ans, j’ai fréquenté assidûment l’une des bib de Grenoble où j’ai lu toute la collection Spécial Suspense d’Albin Michel ainsi que de la SF. Ensuite j’ai arrêté pendant les études de psycho puis repris le chemin des bib avec mes enfants.

 

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

Dans l’une des bibs de la commune où nous habitions (à Villard-Bonnot en Isère), il y avait en fait 3 annexes, et certains mercredis après-midis, nous en faisions 2 avec les enfants. Une des bibliothécaires était super chouette, on discutait polar !!

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

J’ai beaucoup été cliente des Fnac, depuis longtemps car j’ai acheté une grande majorité de ce que j’ai lu, et c’était surtout des poches. Depuis que j’habite à Osny, c’est plutôt la libraire du Grand cercle, grande librairie à Eragny où j’aime m’approvisionner. C’est surtout chez eux aussi que je commande pour mes lecteurs.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion).

En librairie (voir plus haut)  et en salon (du livre pour la jeunesse de Montreuil, SMEP, Polar’Osny J, Nemours). J’achète les livres que je veux pour ma petite bibliothèque perso, avec des dédicaces, parce que j’ai rencontré l’auteur, que l’on a discuté.

Parfois en grande surface, dans ces cas-là, c’est un achat non prémédité.

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

Flo : Oui, ça y est.

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

Ça dépend (de la grosseur du livre, si je suis fatiguée, si j’adhère au livre). 1 livre par semaine en moyenne, voire un peu plus.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 Oui, j’enregistre mes livres sur Babelio. Ça me permet de garder une trace mais je ne le fais que depuis 2 ans.

 

GVL : As-tu une PAL ?

Oui, une case dans ma bibliothèque contient tous les livres que je voudrais lire. C’est donc une CAL. J’ai une petite PAL sur ma table de chevet. Ceux qui vont-être lus dès que le livre en cours est fini.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 Une vingtaine, peut-être plus.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

C’est ambivalent, mon rapport à ma PAL. Un trésor et en même temps un sentiment de culpabilité, une pression car elle monte plus qu’elle ne descend.

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

C’est le seul genre dont je ne me suis jamais lassée ! Romans noirs, polars, thrillers …

Toute petite, j’ai lu le club des cinq, les compagnons de la Croix-Rousse (forcément en étant à côté de Lyon), Alice. J’ai adoré regardé les brigades du tigre les vendredis soirs avec ma mère.  Ma mère écoutait Pierre Bellemare à la radio en début d’après-midi, j’ai écouté ses histoires extraordinaires pendant des années, j’adorais ce suspense. J’ai beaucoup regardé les policiers classiques français avec Delon, Gabin, tout ce qui passait le soir pendant les années 80. Ma mère aimait ces films et m’autorisait à les regarder avec elle mais quand il y avait des scènes difficiles, je me bouchais les yeux et les oreilles. J’ai lu aussi tous les Agatha Christie, certains romans d’Arthur Conan Doyle. Puis j’ai laissé un peu les romans policiers pour aller vers la Fantasy (quelques Tolkien sans enthousiasme, Barbara Hambly, Marion Zimmer Bradley), la SF (Philip K Dick, Van Vogt, Herbert, Dan Simmons, puis l’épouvante, le fantastique (Stephen King, Graham Masterton, Anne Rice et sa sage des sorcières, extraordinaire !). Puis retour au polar, d’abord américain (Mary Higins clark, Patricia MacDonald, Kellerman, Connellt, Coben, etc.). J’ai parfois fait des pauses, occupée à d’autres choses (ma vie de patachon dans les années 90). Je suis revenue à la lecture noire à la fin des années 90 et depuis je n’ai rien lâché.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 J’ai longtemps aimé les auteurs classiques du polar, thriller américain : Coben, Clark, Kellerman, Connelly, Connolly, Gardner, Slaughter,

Puis les auteurs français ont pris le pas : Minier, Japp, Giebel, Thilliez, Lemaître dans un premier temps.

Depuis que je découvre la richesse de la littérature noire, avec mon travail mais surtout Polar’Osny, la liste de mes auteurs favoris s’est allongée et s’allongera encore à mon avis. En citer veut dire en oublier, mais c’est le jeu : Jacques Saussey, Hervé Le Corre, Marin Ledun, Mattias Köping, Sandrine Collette. J’ai adoré lire Fabrice Pichon, Sandra Martineau, David Coulon, Armelle Carbonel, Isabelle Villain, Mattias Köping, Hervé Commère, Niko Tackian, Lou Vernet, Danielle Thiery, etc. La liste est longue.

 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Des nœuds d’acier, de Sandrine Collette. Un roman terrible, une longue descente aux enfers.

Partir de Tina Seskis. Un roman qui m’a bluffée. Ecriture très fluide, une héroïne que j’ai suivie avec plaisir et que j’ai eu du mal à lâcher.

Je serai le dernier homme de David Coulon. Un style d’écriture qui m’a plu immédiatement, un anti-héros, et des décisions malheureuses qui s’enchaînent.

Maudite, de Denis Zott. Un rythme d’enfer, une héroïne qu’on a envie de secouer, c’est graveleux mais jubilatoire aussi. Un auteur qui a osé ne pas appuyer sur le frein. Je n’irai jamais dans les quartiers de Marseille …

Le manufacturier de Mattias Köping. Une lecture incroyable. Plus de 500 pages lues très rapidement, c’est noir, violent, monstrueux même mais en même temps, ça ne semble pas si fictionnel !  Une plongée dans ce que l’homme a de plus vil. Drogue, prostitution, conflits ethniques, magouille des politiques. Et l’écriture est juste magnifique.  Un grand grand roman.

Un 6ème pour le sujet qu’il aborde, c’est Enfermé.e de Jacques Saussey Pour des raisons personnelles mais aussi parce que l’écriture est magistrale. Et qu’il a su clore son livre par une scène inoubliable.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Les salons du polar, festivals, depuis 1 an seulement.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Quand j’aime un livre, j’avoue que rencontrer l’auteur permet de le lui dire, mais aussi de chercher à savoir comment il écrit, depuis quand. Et puis il y a des auteurs qui sont de vraies perles, que j’adore en tant que personne, pour leur gentillesse, leur simplicité, leur jovialité. Là, je peux ne pas forcément être super fan, avoir tout lu, c’est plutôt l’individu que j’ai plaisir à rencontrer et à retrouver dans des salons.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Oui, ma rencontre à SMEP avec Jacques Saussey que je voulais féliciter pour « principes mortels » que j’avais lu récemment et que j’avais beaucoup aimé. Il avait un signet sur son roman à venir, c’était pour Enfermé.e et il me sort un couplet sur la transidentité, le pourcentage de personnes qui seraient concernées et là, je n’ai pas pu m’empêcher de parler de ma situation de maman d’un ado trans. C’était une scène étrange, je me dis parfois que la vie organise des rencontres qui ne sont pas si fortuites. Jacques Saussey m’a gentiment proposé de recevoir son livre. Je l’ai lu  et je l’ai chroniqué bien sûr.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

 J’ai dit beaucoup de choses …

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

 Oui cheffe !

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Je n’ai pas aimé Meurtre pour rédemption de Karine Giebel, un jour peut-être je réessayerai. De la violence carcérale qui m’a semblée « surjouée », une héroine qui m’a laissée de marbre, un roman trop long, une histoire d’amour peu crédible comme le personnage de Marianne, une fin bof. Bref tout ça pour quoi, le message il est où ? Enfin c’est mon avis (lecture il y a 7/8 ans je dirais).

Gros coup de cœur : c’est dur ! Allez 2 coups de coeur : Enfermé.e de Jacques Saussey, pour des raisons personnelles et pour Jacques Saussey, car j’adore son écriture ! Dernier coup de cœur en date « Le manufacturier » de Mattias Köping. Violent, hyper violent même, mais il y a un message et une écriture extraordinaire. J’ai dévoré les 500 et quelques dizaines de pages. J’ai pu discuter avec Mattias Köping à Nemours, c’est un homme génial, une vraie belle personne.

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Voilà cher Polardeux, vous en savez autant que moi sur notre petit nouvelle.

Maintenant ne lui reste plus qu’à faire ces preuves pour devenir une Flingueuse à part entière.

Allez à très vite

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (19)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (19)

Bonjour, c’est un plaisir de vous recevoir. Alors, tout d’abord, madame, qui êtes-vous ?

J’ai horreur que l’on me pose cette question surtout lorsque vous me regardez comme ça avec votre air emprunté de faux naïf qui s’intéresserait à la réponse. C’est pour ça que généralement c’est moi qui demande aux autres qui ils sont. Sauf que la réponse m’intéresse. Enfin, la vraie réponse. Parce que c’est mon job de la trouver : chercher qui sont les gens, au fond, tout au fond d’eux-mêmes, là où l’on cache le monstre. Par exemple pour moi, je pourrais vous répondre : Sarah Geringën, 37 ans, inspectrice de police à Oslo. Et après, vous en faites quoi de ça ? Super, une femme flic qui a du caractère pour ne pas dire qu’elle est désagréable mais qui doit être quand même gentille parce qu’elle défend la cause du Bien. Mais si ça se trouve, moi aussi je suis capable de tuer par plaisir. Je l’ai déjà peut-être fait, ou pas. Si ça se trouve, je ne fais pas ce travail pour le Bien mais parce que je cherche à savoir ce que j’ai réellement dans le ventre.

Je m’apprêtais à vous demander quels étaient vos traits de caractère mais je crois que j’ai déjà un aperçu…

Comme si j’allais vous répondre.

Le statut de personnage de roman est assez vague, vous êtes restée combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Et vous, vous vous étiez où avant d’être conçu par vos parents ? Comment voulez-vous que l’on sache une chose pareille. Si ça se trouve, je suis née avec lui. Je sais que ma réponse peut paraître perturbante mais depuis l’affaire du patient 488, je ne vois plus la vie de la même façon… L’âme existe-elle ? Où est-elle avant la naissance et après la mort ? Si vous avez le courage de savoir ce qu’on a découvert avec Christopher, ça vous perturbera certainement autant que nous. Mais je vous aurais prévenu, ça peut laisser des cicatrices.

Si ça se trouve, moi aussi je suis capable de tuer par plaisir. Je l’ai déjà peut-être fait, ou pas.

Ce questionnement vous vient-il de lui ou est-il né avec votre création ?

D’après ce que j’entends (quand j’ai un peu de temps à lui accorder pour discuter), il est obsédé comme moi, par un truc qui peut rendre fou : le pourquoi du pourquoi du pourquoi… L’origine avec un grand O. Après tout, est-ce qu’il y a quelque chose de plus important que cette question dans la vie ? Sur ce point, on est raccords. Après, je suis rousse, il est brun. On ne doit pas avoir les mêmes origines pour le coup !

Vous avez donc votre libre arbitre. L’assumez-vous complètement ou vous retranchez-vous derrière la licence accordée par votre créateur ?

Il n’y est pour rien. J’ai toujours pensé que si j’acceptais une enquête, je m’engageais corps et âme pour rendre justice aux victimes. Alors même si j’aime la vie, que j’aime Christopher, que j’aime faire des blagues dans ma vie privée, et que j’ai des projets…je prends les risques qu’il faut. Le premier étant de ne pas être aimé par mes collègues et les témoins. Quand je travaille, je parle peu, je suis froide, je répète les questions jusqu’à obtenir une réponse et j’écarte tout ce qui parasite mon efficacité. Les flics dragueurs, les légistes qui font de l’humour noir et tous ceux qui font semblant de prendre ce métier à la légère parce qu’ils n’en peuvent plus. Dans ma vie familiale et de couple, je suis bien différente. Mais ça ne vous regarde pas.

Cette vie familiale, vous l’assumez entre deux aventures ? C’est à ce moment que vous bénéficiez de temps libre ?

Allez, je vais vous faire plaisir : on a peu de temps pour épanouir notre sexualité au cours d’une enquête. Donc je rattrape le temps perdu. Mais éteignez tout de suite cette lumière dans vos yeux et ne vous sentez pas investi d’une responsabilité, je suis très épanouie.

Vous dialoguez parfois avec Nicolas Beuglet ? Si vous deviez lui poser une question, quelle serait-elle ?

Et toi, c’est qui ton créateur ?

C’est une belle pirouette… Le mot de la fin vous revient.

Je sais que mon créateur a longtemps eu peur de dévoiler l’affaire du patient 488 dans Le Cri. Il a mis 10 ans à se décider à l’écrire parce qu’il était terrifié par le sujet. Maintenant que je connais la vérité, je comprends.

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (18)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (18)

Bonjour, ravi de vous recevoir. Je tiens à vous prévenir directement que pour le confort de nos lecteurs je traduirai vos réponses ? On commence par une petite présentation ?

Mon nom est Mike Logan. Marié, deux enfants. Shérif de River Falls.

Voilà qui est direct et précis. C’est peut-être votre métier qui veut ça. On sent que vous aimez aller droit au but. Vous avez d’autres traits de caractère aussi affirmés ?

Plutôt autoritaire, et avouons-le, légèrement soupe au lait

Vous m’étonnez à peine… Parlons un peu de votre création et de l’auteur, vous êtes restés longtemps dans sa tête avant d’arriver sur le papier ?

Très amusant, personne ne m’a créé ! J’existe en tant que tel, non mais !

J’entends bien. On s’est peut-être mal compris. Alexis Aubenque qui raconte vos histoires doit forcément déformer cette réalité que vous ressentez. Votre caractère par exemple, il a dû mettre des parts de lui dans ce qu’il écrit ?

Dans ses rêves à lui. Je suis sûr que c’est un trouillard, qui n’a jamais eu à faire face à un flingue. Sérieusement, je dirais qu’on a en commun, la capacité de partir au quart de tour, à la moindre contrariété ! Mais ça s’arrête là, lui c’est lui, moi c’est moi.

Arrêter des ordures qui pourrissent nos concitoyens, ça me va tout à fait.

Alors ce qu’il écrit est le reflet de votre existence ? Pourtant il vous inflige pas mal de soucis. Lui en voulez-vous ?

Je suis plutôt content de mon sort, en fait, je crois que je peux dire que j’adore ma vie. Arrêter des ordures qui pourrissent nos concitoyens, ça me va tout à fait.

J’ai du mal à vous cerner. Vous êtes assez insaisissable dans vos réponses. Vos loisirs peut-être ?

Je suis un type plutôt dans la norme. Télé, musique, sport et balade en famille, et la chasse. Et si ça ne vous convient pas, on peut s’en tenir là !

Mais… Pourtant Aubenque a fait de vous son héros… Il n’y a pas d’échange entre vous ?

J’aimerais qu’il arrête de raconter ma vie à tous ces gens que je ne connais pas. Je déteste le voyeurisme et je lui en veux de mettre ma vie au grand jour. Mais il parait que c’est la modernité… je préférais l’ancien monde !

Il ne me reste qu’à vous demander de conclure…

Je sais que je n’en ai pas vraiment l’air, mais je suis un type plutôt sympa quand on me connait bien. Quoique, en vérité, je ne cherche pas vraiment à me faire des amis. Ma femme et mes enfants, c’est tout ce qui compte. Le reste, je dois avouer que cela m’est très secondaire.

Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai du boulot. Je ne vous retiens pas

Papote d’auteur, Cathie était avec Lionel Olivier


Les Interviews exclusives de Cathie notre Expert en chef.

Après nous avoir donné son avis sur un bouquin Cathie nous proposera « les interviews d’une experte » où elle interrogera l’auteur sur le titre qu’elle aura chroniqué.

Aujourd’hui c’est Interview de Lionel Olivier, auteur du roman Le crime était signé.


« Les interviews d’une experte »

Papote d’auteur, Cathie était avec Lionel Olivier

Interview exclusive réalisée Cathie : un grand merci à Lionel Olivier, lauréat du Prix du Quai des Orfèvres pour son roman Le Crime était Signé.

Lionel Olivier a écrit: « Je viens de lire votre critique de mon livre et je m’y retrouve complètement, je suis donc pleinement satisfait de voir que votre interprétation correspond à ce que j’avais envie de délivrer dans ce roman. Je réponds donc à vos questions avec le plus grand plaisir. »

  1. Vous avez commencé à écrire en 2011 après une carrière dans la police. Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans une carrière d’écrivain de romans policiers ?

Le mot écrivain me parait trop fort, s’agissant de ma personne, je lui préfère le terme plus soft d’auteur. J’ai toujours eu une imagination fertile : à l’enfance (comme tout le monde, je pense) où l’on échafaude des scénarii en jouant avec des figurines – cow-boys – indiens, puis des jeux de rôles, en grandissant et enfin en écrivant une histoire, en sortie d’adolescence. A l’âge de 20 ans, je m’étais essayé à l’écriture d’un roman (autre que policier), une tentative menée à son terme, cette fois une vingtaine d’années plus tard sous la forme d’un polar et qui ne sortira jamais, volontairement, du tiroir. Le goût de l’écriture ne m’ayant jamais lâché, je me suis finalement décidé à aller au bout de mes envies. Il faut savoir que la majeure partie du travail d’un enquêteur consiste dans la rédaction d’actes de procédures : description d’une scène de crime, de lieux, d’une perquisition, transcription d’auditions, élaboration de rapports de synthèses. Bref ni plus ni moins que le contenu d’un polar.

  1. Qu’est-ce que l’écriture vous apporte par rapport à votre travail dans la police ? Satisfaction ? Frustration ?

Ce que m’apporte l’écriture par rapport à mon travail dans la police ? Certainement pas la marque d’une frustration, d’un manque qui m’obligerait à prolonger un état, une situation perdue, en raison d’une fin d’activité professionnelle. Quand on a tout consacré à une profession, son temps, son énergie, sa disponibilité en lui accordant une priorité non discutable et en rognant sur les heures dévolues à la cellule familiale, on peut sans regret, sans état d’âme, tourner la page. De la satisfaction ? Uniquement celle de partager avec un lectorat, des histoires, des émotions, du rêve.

  1. Cinq romans en 6 ans, c’est un rythme soutenu. Trouvez-vous l’inspiration dans les faits divers, dans des affaires auxquelles vous avez participé dans votre carrière ou tout simplement dans votre imagination ?

Je ne puise pas mon inspiration dans des affaires auxquelles j’ai participé, mes premiers lecteurs ayant en fait été les procureurs et juges d’instruction à qui je transmettais mes procédures. Pourquoi recopier l’existant. Par contre, mes fictions s’appuient effectivement toujours sur une multiplicité de détails, de petits faits que j’ai eus à connaître, apportant ainsi une touche de crédibilité.

  1. Comment procédez-vous pour écrire un nouveau roman : construisez-vous le canevas autour d’un personnage, d’un événement ou d’un lieu ?

J’avais lu une interview de John Irving. Il affirmait qu’au moment de commencer à écrire un roman, il en connaissait le début, la fin, le titre et pratiquement le nombre de chapitres. Il se trouve que j’ai toujours adopté, pour l’instant, la même démarche, avant même d’avoir eu connaissance de cette pratique. Il m’est impossible d’affronter une page blanche et de me laisser aller au gré de l’écriture, espérant une trouée, un éclair, une orientation. J’ai besoin que tout soit structuré en amont, dans ma tête, avant de m’asseoir devant l’ordinateur. Les lieux sont importants pour moi, car ils conditionnent généralement des individus dans leur démarche, leurs gestes, leurs actions. Ainsi, le choix du port de Dieppe dans mon roman “ Passé boomerang”, la forêt guyanaise dans “La petite-fille du forçat”, le lieu symbolique et mondialement connu du 36 Quai des Orfèvres dans “Le crime était signé”. Je pense ensuite à une intrigue, un crime, un auteur puis au flic qui le mettra hors circuit et parallèlement à tous les petits indices que je devrai semer pour aider le lecteur à tenter de trouver la solution avec l’espoir de l’induire en erreur au tout dernier moment. Le lecteur est en droit d’obtenir ce genre de petits détails. Jusqu’à un certain point, bien sûr.

 

  1. Je n’ai malheureusement pas lu les romans précédents ( lacune que je compte combler dans les prochains mois), je découvre donc votre univers avec « Le Crime était signé ». Le fait qu’il ait obtenu le Prix du quai des Orfèvres est-il pour vous une reconnaissance de votre talent par votre ancien milieu professionnel ?

Je n’emploierais pas le mot talent dans votre phrase “reconnaissance de mon talent par mon ancien milieu professionnel”. Je n’ai pas cette prétention d’avoir du talent. Par contre, je suis très heureux que ce jury composé d’anciens grands patrons du 36, de journalistes éminents, de juristes, d’avocats, de légistes, bref de personnes touchant au milieu policier et judiciaire se soit reconnu dans cette ambiance qui est si particulière, car générée par des hommes ordinaires, mais qui font un métier sortant de l’ordinaire, en faisant de ce fait des êtres “extraordinaires”.

  1. Le roman est extrêmement bien documenté, notamment en ce qui concerne les lieux. Effectuez-vous une reconnaissance préalable des endroits sur place ou vous documentez-vous autrement ( internet, manuels, etc…) ?

La crédibilité étant ma marque de fabrique, j’aime situer mes romans dans des lieux que je connais parfaitement. Ainsi, le port de Dieppe, ville où j’ai exercé quinze années, la Guyane que j’ai parcourue de long en large, le 36 où je m’étais rendu pour deux affaires et dont je connaissais les structures, grâce également à la gentillesse d’un collègue y travaillant et qui m’y avait piloté. Pour le reste, internet est aussi un formidable outil d’information.

  1. Lorsque vous étiez policier, avez-vous connu un endroit jouant le même rôle que « La Tour de Montlhéry » dans « Le Crime était signé » ?

Chaque commissariat a son “annexe”en ville, un bar, un restaurant où les policiers aiment se retrouver pour “vider le disque dur”, se ressourcer, décompresser. Certains appellent cela “une cantine”. Les tenanciers font généralement tout pour que leurs petits protégés se sentent comme dans un cocon. Inutile de vous donner le nom de ces points de chute qui ont été les miens à Dieppe et à Auxerre où j’ai exercé, mais sachez que j’y ai passé de nombreuses heures, des moments de convivialité indispensables pour mon bon équilibre et que mon épouse en connaissait l’existence.

  1. Quand vous écrivez un roman, par exemple « Le Crime était signé », vous y consacrez-vous uniquement ou avez-vous déjà en tête des bribes du roman suivant ?

Dans l’écriture, je suis comme en amour, c’est-à-dire fidèle et lorsque je suis plongé dans la rédaction d’un roman, j’y suis pleinement et entièrement jusqu’au mot “fin”.

  1. Pour finir, avez-vous en prévision d’autres histoires mettant en scène le groupe de Quentin Fergeac ?

Bizarrement, lorsque je crée des personnages, je les abandonne ensuite à la fin du roman, considérant qu’ils ont fait leur temps. C’est pour répondre toutefois à des demandes récurrentes de lecteurs rencontrés lors de salons que j’ai opté pour les faire revivre et continuer leur existence. Il en est ainsi pour Thomas Vilars, dans “Passé” Boomerang” et “La petite-fille du forçat”. La demande m’est également parvenue pour Quentin Fergeac. Pourquoi pas ! Mais cette fois, dans les locaux aseptisés du quartier des Batignolles, nouvelle future implantation du 36. A suivre donc. De quoi de donner d’autres perspectives pour les années à venir.

Papote d’auteur : Mamie Danièle était avec Sabine Bolzan


Papote d’auteur : Mamie Danièle était avec Sabine Bolzan

Ce matin Dany nous donner son avis sur le premier roman de Sabine Bolzan,

L’empreinte de la chair

Ce soir elle vous propose une petite interview de l’auteure.

Allez je vous laisse en bonne compagnie.

Belle découverte à vous mes polardeux


Dany : Bonjour Sabine, ravie de te retrouver

Sabine : Bonjour Danièle, le plaisir est partagé, sincèrement

Dany : On a fait connaissance à Blaye, mais pour le Collectif Polar, est-ce que tu peux te présenter brièvement ?

Sabine : Pas facile de parler de soi.  Disons que à l’âge de 8 ans, quelque chose, comme ça, ma maman m’a interdit de regarder la télévision et face à ma question « mais que vais-je faire maintenant? » 😉 m’a mis un bouquin entre les mains et m’a dit « lis! ». De la lecture, je suis passée à l’écriture à l’âge de l’adolescence, quand l’anorexie petit à petit a pris possession de mon âme d’abord puis de mon corps. l’écriture m’a nourri et m’a aidée à rester en vie. Ensuite, j’ai grandi, j’ai fait des études, je me suis mariée, suis devenue maman (trois fois), j’ai bossé et un jour, ban! Justine débarque avec son histoire qui me fait replonger dans l’anorexie et les tourments liés à elle…Les abus sexuels sur mineurs. J’écris et je maigris (perte de dix kilos…).

Dany : C’est vrai que ce thème est très présent dans ton roman, dérangeant car tout le monde peut côtoyer des proches affectés et être dépourvu devant l’étrangeté de ce mal et de son pendant la boulimie .. ton inspiration est donc autobiographique ?

Sabine : j’ai pas compris la fin de ta première phrase… Tu parles de boulimie

Dany : il me semble que Justine passe de l’un à l’autre … si je me trompe arrête-moi vite !

Sabine : Mon inspiration sur l’anorexie et les abus sexuels sur mineurs est autobiographique. Oui. Mon problème c’est que la personne qui a abusé de moi quand j’avais 15 ans (je n’ai pas de réels souvenirs, à part quelques flashs mon inconscient me protège parait-il…) est morte de sa belle mort et que je n’ai jamais pu l’affronter. Je tiens à préciser que c’est un homme extérieur à ma famille. A la suite de ses attouchements, je suis devenue anorexie, en disparaissant, je faisais disparaître son désir…
Quant à la boulimie, oui, j’ai aussi connu : 10 kilos en 1 mois. La boulimie, c’était pour combler un manque. J’avais dix-huit ans et par amour pour celui qui est devenu mon époux je suis restée à Bordeaux alors que mes parents étaient mutés sur Paris. Première séparation et éclatement de la cellule familiale car je suis fille unique. Justine comble le manque d’amour de ses parents par la nourriture. C’est le même processus que pour moi. Sauf que pour elle c’est beaucoup plus jeune

Dany : Très dures épreuves en effet et c’est une bonne raison pour lire le tome 1 de ta trilogie … touchant et dur !
Parlons un peu de ton parcours d’auteur …
Si tu parles de ton (nouveau) métier tu dis auteure ou autrice, ou écrivain(e)

Sabine : AuteurE. Je suis féministe (et encore beaucoup moins que ma fille ainée 🙂 )
J’ai été élevée essentiellement par des femmes autonomes et les deux hommes de ma vie (mon grand père paternel et mon papa) étaient eux-aussi des féministes. La femme a une très belle place dans ma famille. Tout est dans le respect et le partage

Dany : Tu as été et es encore une espèce de « touche à tout » … Quand on te demande quel est ton métier, tu réponds …

Sabine : celui qui viendra … si tu savais tout ce que j’ai envie de faire encore et encore ! j’épuise tout le monde ! Je dis souvent vouloir tant et si peu pouvoir

Dany : J’ai bien noté cette envie chez toi et aussi que l’homme de ta vie te soutient et c’est bien 
Au cours de ta jeunesse, tu as été formatée par les livres … je veux dire incitée à lire et quoi ?

Sabine : Alors j’ai commencé par la Comtesse de Ségur. Et je viens d’ailleurs de faire la même chose avec ma fille, 9 ans et demi. Comme ma maman, je lui ai mis « les malheurs de Sophie » entre les mains
Puis est venu le temps des clubs des cinq, des Alices, Joseph Joffo, Patrick Cauvin,  Jeanne Bourrin la chambre des dames, Stephen King etc…

 

Dany : Il y avait des livres chez tes parents ?

Sabine : Plein de livres, ensuite Zola, Mauriac, Balzac etc… Là où franchement je me suis le plus éclatée c’est pendant mes études d’Anglais. J’ai découvert Paul Auster, Arthur Miller, Jane Austen…Keats, Shakespeare…Et puis sont venus les thrillers…

Dany : Tiens on a les mêmes références .. un signe … c’est pour ça que j’aime ton roman … 
Tu viens d’être publiée pour ton premier roman … est-ce vraiment le premier où y a-t-il un vieux manuscrit quelque part dans un tiroir ?

 

Sabine : Alors, il y a deux vieux manuscrits qui traînent mais écrits pendant l’adolescence donc… Si je me lance dans la littérature pour adolescents… Ensuite, beaucoup de poésie ce qui me permet aussi aujourd’hui de réussir à écrire les paroles pour un groupe de musique Bordelais.
J’ai un livre jeunesse qui sort le 13 avril écrit avec ma Fanny
Et dans ma clé USB 5 romans en attente

Dany : Alors « Fanny » on en a 2 chez les flingueuses … rien à voir je suppose ?

Sabine : Non…Ma Fanny, c’est ma fille de 9 ans et demi. On écrit ce livre ensemble depuis ses 8 ans. On choisit un thème et on en parle. Ensuite je retranscris. On a trouvé une super illustratrice. Et j’ai promis à ma fille que son livre sortirait le pour ses dix ans, donc le 13 avril 2019

Dany : C’était difficile de trouver une maison d’éditions pour ton premier roman ?

Sabine : Une personne très sage m’a dit un jour :  » écrire, c’est pas facile, mais on y arrive. Être publié, c’est long, douloureux mais on y arrive. Le plus dur c’est d’être distribué et de communiquer ». Cette personne a raison. J’ai envoyé mon manuscrit an sept 2016. J’ai reçu un retour positif en mai 2017 de la part de mon éditrice qui me demandait de retravailler un peu mon texte. Une fois fait, on a signé le contrat en décembre 2017. Instruite, cela a été un peu long car je ne suis pas la seule auteure dont elle s’occupe.

Dany : Mais tu as eu la chance de trouver la personne qui était sensible aux thèmes et à façon originale dont tu les traites

Sabine : Tout à fait. Elle l’a dit dans une petite vidéo qu’elle a faite. Les thèmes l’ont touchée et ma façon de traiter l’histoire aussi.

Dany : Je comprends tout à fait 
Tu as fait tes premiers pas dans les salons en 2018, comment as-tu été accueillie ? Les lecteurs, les confrères …

Sabine : Super bien. Je fréquente ce milieu depuis plus de 4 ans. Donc, j’y ai de vrais amis. Ils étaient tous si heureux pour moi qu’enfin je sois du même côté qu’eux de la table

Dany : les lecteurs ?

Sabine : Les lecteurs sont adorables, mais c’est plus compliqué. C’est un premier roman et en plus, je dois l’avouer, je ne sais pas le vendre. Quand on me dit de quoi ça parle, je m’embrouille
Alors je leur tends la quatrième de couv et ensuite on parle

Dany : Pourtant tu n’avais plus rien à vendre à Blaye le dimanche après-midi

Sabine : C’est vrai. C’est donc que j’ai une excellente quatrième de couv 🙂 … et la couv aussi attire beaucoup

Dany : Quand on entend les auteurs parler de leur premier salon … ils ont douté pour la plupart !

Sabine : Blaye c’est Blaye…J’ai beaucoup de tendresse pour ce salon. Et je reçois aussi beaucoup de tendresse. A moins que ce ne soient mes muffins et mes sablés qui attirent leur tendresse 🙂
Trêve de plaisanterie, ce salon est bienveillant, j’avais pas à douter. Isa et Laurent Chaulet se sont merveilleusement occupés de moi et Sophie Odin est une vraie perle, un être de gentillesse. Elle m’a si bien accompagnée

 

Dany : Tu annonces une trilogie avec Justin en tome 2 … avec ce qui ressemble fort à une entrée remarquée dans le club des polardeux, tu prévoies la sortie pour quand ?

Sabine : Si c’était moi qui décidais, je le sortirais fin nov. Mais mon éditrice a décidé fin premier semestre 2020.

Dany : C’est déjà une bonne nouvelle d’avoir l’accord de la maison d’éditions

Sabine : 👍

Dany : une actualité riche donc

Sabine : oui, entre le tome 2, le 3, Titi et maman en avril et les paroles pour le groupe Bellirozès, je peux dire que j’ai beaucoup de chance
J’ai déjà commencé le tome 2 : 70000 signes. C’est pas mal…Je me suis donné jusqu’à fin février pour le terminer

Dany : et ton actu salons

Sabine : Alors pour l’instant : les 2 et  3 mars salon « sang pour sang polar » à Saint-Chef. Les 6 et 7 avril « les pages du bassin » à Ares, les 27 et 28 avril « la fête du livre » de Soulac, le 11 mai le « polar de l’entre deux mers »

Dany : Chouette on se voit à Fargues …

Sabine : Ensuite des dédicaces dans des librairies, centres culturels et des causeries sont prévues. Petit à petit l’agenda se remplit.

Dany : Que lis-tu en ce moment ?

Sabine : Rien…J’y arrive pas? Depuis Sinestra d’Armelle Carbonel dévoré en un jour, je suis bloquée. Et puis je ne trouve plus le temps. Cela me manque
Ce livre m’a pris aux tripes et j’en suis encore toute retournée

Dany : A part Armelle … Tu as tout de même des auteurs contemporains que tu aimes lire ?

Sabine : polar? ou autres?

Dany : Tout

Sabine : Laurent Gaudé, Paul Auster, Laure Manel, Jo Nesbo, Harper Lee…et puis à chaque fois que je vais dans un salon, je repars avec les livres des polardeux : Niko Takian, Jacques Saucey, Claire Favan…J’attends avec impatience le dernier de Laurent Philipparie.
Je n’ai pas de code ni de préférence. Un livre pour moi c’est d’abord un contact sensuel avec la couv. Puis je lis la quatrième et si ça colle j’achète. Je peux tout aussi bien lire du classique, du triller, du feel good ou des bouquins sur le bien être.

Dany : J’ai noté aussi dans tes multiples activités une « rubrique » cuisine et recettes en ligne

Sabine : oui, mais là, c’est un peu laissé de côté malheureusement. La communication, la distribution, le contact avec les distributeurs, les rappels aux libraires, ça me prend beaucoup beaucoup  de temps. Mais j’apprends le métier…Mes filles me reprochent de ne plus leur faire de petits plats…

Dany : Pour terminer notre « papote » … un coup de gueule ? un coup de cœur ? une question que tu aurais aimé que je te pose ?

Sabine : le coup de gueule je vais le garder pour moi car j’ai une grosse grosse colère. Un coup de cœur ? Mes lecteurs …j’en reviens toujours pas de leur retour, des photos qu’ils m’envoient. Vous les blogueurs qui vous intéressez à L’Empreinte de la Chair et à Justine.
Une question? es-tu comblée?

Dany : Alors ?

Sabine : Suis-je comblée? Ce serait ingrat de répondre « non ». En effet, j’ai pu dans toute ma vie réaliser la plupart de mes rêves, le dernier en date étant la publications de mon roman. Je crois que c’est le plus grand de tous mes rêves.  Cependant comme je l’ai dit plus haut j’ai beaucoup de « vouloir » et pas assez de « pouvoir ». Tu le prends dans le sens du terme que tu veux. 😉
En fait, je manque de temps comme la plupart d’entre nous. Et j’ai encore tant de rêves à réaliser. Et de souhaits…à combler

Dany : Merci beaucoup pour cet échange Sabine, ta confiance et ta sincérité me touchent. A bientôt pour tes nouvelles aventures !

Sabine : C’était un vrai plaisir et je t’ai dit des choses que je n’avais pas encore racontées…Veinarde tiens!

Dany : on se voit à Fargues, j’ai hâte

Sabine : Ça sera avec grand plaisir ! Belle journée et encore merci. Bises

Dany : Bonne journée à toi

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (17)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (17)

Bonjour, vous êtes le plus jeune personnage que j’ai reçu jusqu’à présent. Je vous laisse l’occasion de vous présenter.

Euh… oui. Je m’appelle Daniel Duffermier et je suis, ou plutôt j’étais, lycéen dans le lycée privé Saint Louis de Gonzague, à Bully-en-Yvelines.

Mettez-vous à l’aise, ça va bien se passer… Parlez-nous de vous. Votre caractère par exemple ?

Hum… Je sais pas trop. Je suppose que je suis un peu timide, réservé, discret. Je suis aussi un rêveur. Mais un rêveur réaliste, je sais que la vie n’est pas un conte de fées.

Dans le monde des personnages la jeunesse ne veut rien dire, vous êtes resté combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Pas si longtemps que ça, et en même temps un certain temps. Je lui suis venu assez vite et je suis évidemment resté très présent le temps qu’il écrive mon histoire. Et puis il m’a gardé dans un coin de sa tête quelques années, avant de faire les corrections et de sortir son roman.

Pour en revenir à votre personnalité, c’est la vôtre propre ou a-t-il calqué la sienne ? Je veux dire, il y a des parts de lui en vous ?

Probablement. J’ai lu quelque part que les écrivains s’inspiraient toujours un peu d’eux-mêmes pour créer leurs personnages. Mais pour tout vous dire, je ne le connais pas si bien que ça. Il faudrait lui poser la question directement.

Dans le livre, vos actions sont… comment dire… particulières ! Lui en voulez-vous ?

Vous voulez parler du fait que je tue mes camarades de classe ou de tout ce qui me conduit jusque-là ?

Pendant longtemps, je lui en ai voulu, oui. J’avais envie de lui demander pourquoi il me faisait subir tout ça, ce que je lui avais fait pour mériter un tel traitement. Mais, avec le recul, quand je vois les réactions des gens à mon histoire, je crois que je comprends un peu ce qu’il a essayé de faire. Ceci dit, j’aurais quand même préféré qu’il choisisse quelqu’un d’autre que moi…

 

Je dois admettre que la vie est quand même vachement plus simple quand elle est terminée.

 

La vie d’un personnage n’est pas un fil continu. Ça vous laisse du temps libre. Vous l’occupez comment ?

À l’époque où il écrivait sur moi, je passais le plus clair de mon temps libre à pleurer, maudire le monde ou le nez dans mon cahier, à expulser tous ces sentiments à travers des mots (il a d’ailleurs récupéré un certain nombre de pages pour son roman). J’ai aussi passé des heures à discuter avec Bruno, mon prof d’anglais, qui était là pour moi dans les moments difficiles. Maintenant que le roman est sorti, je profite de ma petite célébrité post-mortem. Je dois admettre que la vie est quand même vachement plus simple quand elle est terminée. Je peux enfin laisser de côté tous ceux qui m’ont fait du mal pour me concentrer sur les gens qui s’intéressent vraiment à moi.

Vous avez une question à lui poser ?

Vous voulez dire à part « pourquoi moi ? » Je crois que je lui demanderais s’il était obligé d’aller aussi loin. Mais en même temps je connais déjà la réponse. Et puis, très franchement, je suis passé à autre chose. C’est un autre avantage à être mort, on accepte vachement plus facilement la réalité.

Et pour les lecteurs qui vont apprendre à vous connaitre, vous voulez leur dire quelque chose ?

Euh… J’aimerais qu’ils gardent un esprit ouvert quand ils liront mon histoire et qu’ils ne m’oublient pas quand ils l’auront terminée.

Jean Luc Bizien à la Coop’s, interview à bout portant.


Jean Luc Bizien à la Coop’s, interview à bout portant.

 Janvier a été synonyme de littératures policières à la COOP’

Jeudi 10 janvier dernier, Jean-Luc Bizien était l’ invité de Cendrine, notre flingueuse mais avant tout responsable de la médiathèque de Lorrez-le-Bocage en Seine et Marne.

 

Notre auteur, présent en métropole pour le le salon autour du polar de Nemours, a fait un détour par la Coop’s.

Cendrine en bonne flingueuse lui avait concocté une interview a bout portant

Nos deux amis ont longuement papoté sur la place du polar dans la littérature de l’imaginaire,  sur ses croisements de genre, et bien sûr de la vie d’écrivain en général mais aussi sur celle de Jean Luc.

L’interview a été diffusée en direct sur la page FB de la médiathèque.

 

Mais avant de se soumettre à cet interrogatoire, Jean Luc  été aussi à la Coop’s pour rencontrer les collégiens du coin.

Une rencontre que nos adolescents ont particulièrement apprécier. Ils ont écouter avec attention Jean Luc leur parlé de littérature.

Et puis… Ils ont assaillis eux aussi notre auteur de leurs questions pertinentes.  Ce fut pour eux un beau moment de découverte!

 

 

 

Allez place à l’ITW à Bout Portant

Car…Pour vous cher polardeux et chère lectrices

La Coop’s, Cendrine et moi même  vous proposons de suivre cette soirée passionnante

Première partie de l’interview de Jean-Luc Bizien à La Coop’

 

 

 

Partie 2 de l’interview exclusive de Jean Luc Bizien à La Coop’!

 

 

Interview à bout portant de Jean Luc Bizien

Suite et fin!

 

 

J’espère que comme moi vous vous êtes régalé(e)s

Et si vous êtes curieux et voulez en savoir encore plus sur Jean Luc, vous pouvez auss lire les retranscriptions de l’apéro polar de notre auteur à la bibliothèque Parmentier

 

Apéro polar Jean Luc Bizien 1

Apéro Polar Jean Luc Bizien 2

Apéro Polar Jean Luc Bizien 3

 

Voilà vous en savez plus sur Jean Luc que vous retrouverz un jour dans nos « Auteurs à l’honneur. »

Assigner à résidence 3, l’interview bracelet électonique de Sonja Delzongle


L’interview « bracelet électronique ». Vous connaissez maintenant.

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Nous avions au départ prévu une Garde à Vue avec notre auteure mais les obligations des unes et des autres à fait que celle-ci c’est transformée en assignation à résidence.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Sonja Delzongle


SAMEDI 13h16

Aline : Bonjour @Sonja ; @Geneviève ; @Danièle et  @Eppy.

S’ouvre maintenant et ici notre bracelet électronique.

 Sonja : 

Aline : Pour rappel, nous n’avons pas besoin de se bloquer derrière nos écrans, nous n’avons pas de timing. Chacune allant quand elle peut sur cette MP.

Sonja et Geneviève :

Aline : Tout ce qui se dit ici sera forcément retranscrit.

Sonja et Geneviève  : 

Aline : Je laisse la parole à notre cheffe en la personne de  @Geneviève.

Sonja :

Eppy Fanny et Danièle : O

SAMEDI 18:10

Geneviève : @Sonja ne sera en résidence assignée qu’à partir de demain. Aussi je laisserai ici les premières questions. Dès que notre prévenue aura son bracelet électronique, elle viendra me répondre. Voilà pour la procédure.

Sonja, tu valides ?

Sonja : 

 Aline et Danièle : ok on valide aussi.

Eppy Fanny : Bien chef. Du coup… maintenant tu as le droit d’aller prendre l’apéro tranquille lol.

Geneviève  vous pouvez toutes allez prendre l’apéro et trinquer à ma santé et à celle de notre auteure

  Sonja : hahaha

DIMANCHE 06:31

Geneviève : Bonjour @Sonja, Bonjour les Flingueuses.

Sonja :

Geneviève : Ce matin débute une interview un peu spéciale. Pas tout à fait une GAV mais un peu plus qu’une simple assignation à résidence puisque nous allons être 4 à te passer à la question@Sonja Delzongle

Sonja  : 

Geneviève : Aussi j’ai insigne honneur de débuter celle-ci

Sonja : 

Aline : Bonjour @Sonja, bonjour Geneviève , Daniele, Eppy.

Geneviève : Bonjour @Aline

Aline : 

Geneviève : Alors pour démarrer en douceur cette interrogatoire, je vais, @Sonja, te demander quel est chez toi la place du livre et de la lecture. Voici donc une série de questions auxquelles tu devras répondre une à une.

Sonja : 

Geneviève : Mais avant cela j’aimerai que tu te présentes à nos lecteurs et lectrices. Je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…?

 

DIMANCHE 09h26

Eppy Fanny : Bonjour à vous toutes, Bonjour Sonja

Aline et Sonja : 

Danièle : suis là les filles, bonjour  @Sonja !

Aline et Eppy : 

Sonja : Bonjour à toutes .
Merci pour vos questions actuelles et à venir auxquelles je prendrai bien sûr le temps de répondre avec plaisir.

@Geneviève , m’étant couchée un peu tard ou très tôt, selon (5h30),  je répondrai aux tiennes un peu plus avant dans la journée.
Merci

Eppy Fanny, Aline, Danièle : 

Geneviève :  Pas de soucis @Sonja , à toute à l’heure 😉@Sonja

DIMANCHE 23:11

Sonja : Réponse pour  @Geneviève.

Je me présente…

Après un bac littéraire philo langues, j’ai fait un DEUG LEA (Langues Étrangères Appliquées) et six ans de Beaux-arts à l’École Nationale de Dijon.
Ensuite quinze ans d’exposition de peintures avec des jobs à côté avant de faire six ans de journalisme PQR et mag, puis de me consacrer complètement à l’écriture.
Mon âge : 51
Ma vie : l’écriture de romans et plus précisément de thrillers.

Sonja : Bonnes nuit et belle éclipse de lune !

 

Eppy Fanny et Aline : 

 

LUNDI 05:34

Geneviève : Merci : @Sonja

Mais cette fois c’est moi qui dormais lorsque tu m’as répondu. Et oui hier j’était déjà debout à 4h du mat. Après 23h, ça devient compliqué pour moi.

Alors ce matin j’aimerai savoir qu’elle était la place du livre dans ta famille. ?

Petite étais tu entourée de bouquin ?

 

LUNDI  : 12:33

Sonja : Bonjour aux Flingueuses. Geneviève… Le livre tient une grande place dans le noyau familial. Si grande que chez mes parents il doit y avoir environ cinq mille livres… J’ai toujours été entourée de bouquins, étagères, piles, tas… Et la télévision n’est arrivée que pour les onze ans, je lisais, à la place.

Eppy Fanny : Bonjour @Sonja. Merci pour ta réponse aux questions de la patronne mais ce midi c’est moi qui t’interroge

Voici mes questions listées ci-après pour que tu puisse y répondre au mieux suivant ton planning :

1) Pourrais-tu nous parler de tes 2 premiers romans (ceux parus avant Dust), genèse, genre ?

2) Comment t’es venue l’idée du personnage complexe d’Hanah ? t’a t’il été inspiré par des proches, par toi ?

3) Et en dernier lieu, qui est donc cette Dana qui vit dans ton esprit ? quel est son univers et d’autres histoires de la veine de Sybéria sont-elles prévues ?

Je te laisse à toutes mes interrogations. Le travail m’appelle.

MARDI 20:58

Sonja : Bonsoir Eppy

1) Avant Dust il y a La Journée d’un sniper, le premier, sur fond de guerre des Balkans, un roman court de 50 pages, À Titre posthume, premier thriller dont l’intrigue se déroule dans le milieu (impitoyable) de l’édition et le Hameau des Purs dans lequel je confirme mon goût et mon choix pour ce genre.
Donc genèse en quelque sorte, oui.

2) L’idée d’Hanah m’est apparue dans une sorte de vision provoquée par une musique d’un album dé Buddha Bar.
Une héroïne qui ne m’a pas été inspirée par des proches du tout. Il y a forcément un peu de moi mais pas pour l’essentiel. En fait, je crois que ce personnage était prémonitoire et que je viens de la rencontrer.

Eppy Fanny :  et consernant Dana Skoll

Sonja : 3) Dana Skoll est un pseudo à l’occasion d’une commande d’éditeur. Elle ne vit pas vraiment en moi et pour le moment n’a aucun autre projet que Syberia.

Belle soirée à toutes

Eppy Fanny : Merci Bonne soirée à toi

Aline : Merci et bonne soirée Sonja .

Sonja : 

MERCREDI 05:44

Geneviève : @Sonja tu nous parlais des nombreux livres qui t’entouraient, Pourrais-tu me dire si tu as été tenté de piocher dans la bibliothèque familliale ?

Sonja : 

Geneviève : As tu des auteurs phares ?

 

MERCERDI 14:27

Sonja : Bonjour @Geneviève

Bonjour aux tatas Flingueuses
Bien sûr j’ai été tentée de picorer dans les livres de mes parents, de mon père surtout, qui était professeur agrégé de philo à l’IUFM, des ouvrages de psychologie, philo, mais aussi des romans de Kundera, Moravia, Yourcenar, quelques Agatha Christie, San Antonio pour le fun.
Ma mère m’a fait découvrir les grands classiques russes, Tchékov, Tourguéniev, Dostoïevski, Gogol, également Dickens, Twain, Hemingway, Poe, Carver et des auteurs serbes comme le prix Nobel Ivo Andrić, Milos Tchernianski, Stepanović.

Geneviève : Et quels ont été les bouquins fondateurs pour toi ?

Sonja : Justement tous ces bouquins que je cite, dont les écrivains anglo-saxons pour leur vision de la société américaine ou anglaise et leur efficacité, la littérature française du 19e avec Balzac, Zola, Maupassant, Chateaubriand, Sand.

Geneviève : Quelles types de bouquins affectionnes-tu ?

Sonja : Mes goûts en littérature sont comme en musique, très éclectiques, mais j’avoue que j’ai attrapé le virus du thriller… Sinon j’aime l’aventure et le romanesque.

Geneviève : Et enfin plus globalement que t’a apporté la lecture ?

Sonja : La lecture m’a apporté évasion, émotion, bonheur, réflexion, ouverture et inspiration. Tous les ingrédients de l’écriture. Et de la vie.

Merci encore à vous toutes pour votre intérêt et vos questions. Je retire le bracelet et vous envoie plein de bises.

Danièle : Attention, pas tout de suite …

Sonja : D’accord pour les dernières questions aujourd’hui mais après j’arrête Je n’ai plus le temps, me préparant à partir sur le salon de la mairie du 7 à Paris.

Ah oui et aujourd’hui je ne peux répondre que jusqu’à 15h15 

Danièle et Geneviève : 

Danièle : Ça fait beaucoup de références dans la tête tout ça Sonja, alors au niveau de l’inspiration, de l’envie de passer à l’écriture, qu’est-ce qui arrive en premier … la situation, l’histoire, le message ?

Sonja : Rien n’arrive en premier à part l’inspiration. Tout vient en même temps, indissociable.

Danièle : Quand tu commences à raconter … tu connais la fin de ton histoire ou a-t-elle sa propre vie ?

Sonja : Pour tous mes romans oui, sauf pour le Hameau des Purs et Dust.
Ce qui n’empêche pas les personnages d’avoir leur propre vie ou leur vie propre. Enfin…presque 

Danièle : Pour Boréal par exemple … est-ce que le message écolo était préexistant à l’intrigue ?

Sonja : D’une certaine façon oui. Puisque faisant partie de ma vision de la planète.

Danièle : Est-ce qu’en plus du « divertissement » pour toi l’auteur a un devoir de mémoire, de conscience ?

Sonja : Complètement. De conscience en tout cas. Le reste en découle.

Danièle : Donc les personnages se trouvent au service de l’histoire …

Sonja : D’une certaine façon mais l’inverse est également vrai.

Danièle : Un exemple ?

Sonja : Le personnage d’Hanah Baxter dans la trilogie Dust, Quand la neige danse et Récidive. L’histoire est à son service aussi pour mieux la faire découvrir au lecteur dans toute sa dimension. Ses réactions dans certaines situations, sa personnalité qui se révèle au fil de l’intrigue.

Danièle : C’est l’avantage d’un héro récurrent ! C’est aussi les limites , même si tu peux la faire souffrir le lecteur sait qu’elle s’en sortira en fin de compte.

Sonja : Ah non, pas forcément…

Beaucoup de lecteurs ont douté de son sort dans Récidive.

Danièle : Tu irais jusqu’à la tuer ?

L’auteur s’attache comme le lecteur …

Ta vision pour la planète est bien sombre, tes prochains romans en parleront-ils à nouveau ?

Sonja : Peut-être…j’ai déjà essayé…

Elle est réaliste je crois, mais toujours avec une note d’espoir. Mon prochain roman en parle, oui, sur le thème de l’eau, la folie et la guerre. Désolée mais je dois y aller. Merci pour cet échange. Bel après-midi et attention aux glissades !

Danièle et Aline :

Danièle : Merci Sonja au fait moi c’est Danièle … la doyenne ! A bientôt

Sonja : 

Sonja : Merci @Danièle ! Au plaisir !

Danièle :  On se retrouve quand ?

MER 16:21

Sonja : @Danièle@Aline dans ses instructions m’a dit que ça s’étalait sur 3 jours, 5 grand maximum.
Je suis soumise à l’interrogatoire depuis dimanche, on est mercredi. J’ai donc rempli ma mission de trois jours

Je n’ai que peu de temps et également d’autres ITW et un roman à écrire☺

Pour d’autres questions, je profiterai d’un salon pour y répondre de vive voix avec plaisir

Belle semaine à toutes.

Aline : Merci Sonja pour le temps que vous nous avez consacré. Au plaisir de vous croiser sur un salon prochainement.

Sonja : 

Geneviève : Bon salon parisien@Sonja. Et comme le dis @Aline merci pour cet assignation à résidence. Je te retire ton bracelet électronique que tu puisses voyager tranquille.

Sonja : 

MER 20:08

Eppy Fanny : Pour ma part je te dis à samedi.

Sonja : 

Geneviève : allez laissons Sonja rejoindre la Capitale pour le salon Lire c’est libre où elle retrouveras Eppy et aussi quelques autres flingueuses.

Et je voulais aussi remercier les flingueuses Eppy, Danièle et aussi Aline qui a mis en place cette interview