M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier


Le livre : M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier. Paru le 21 Mars 2019 aux éditions XO. 21.90€. 576 pages. 15,1 x 23,8 cm

4ème de couverture :
Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?
Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

L’auteur : Né(e) à Béziers, le 26/08/1960. Bernard Minier est un auteur français de romans policiers. Il grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France. Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, Glacé, en 2011. Il met en scène le commandant Martin Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.
Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Il est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et du Prix de l’Embouchure 2012. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français.
En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015.
En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’artistes qui accordent beaucoup de place à l’imaginaire dans leurs œuvres respectives.
Aujourd’hui, les livres de Bernard Minier ont été vendus à près de 2,5 millions d’exemplaires en France et sont traduits dans vingt langues.
Extraits :
«Bonjour, je m’ appelle DEUS. Je suis une IA unique qui vous aidera à prendre les bonnes décisions à chaque moment de votre vie […] mais tenez compte du fait que je vous connaîtrai mieux que vous ne vous connaissez vous-même […] Vous ne pourrez plus vous passez de moi. Je suis une invention qui va changer votre vie. Je suis DEUS. »

Les Lectures de Maud :

M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier

 

Débarquée de France à Hong Kong, Moïra a de quoi être dépaysée. Nouveau job, nouvel environnement et nouvelle vie. Travaillant dans les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, Ming a repéré la jeune femme. Cette société où les morts se succèdent, le culte du secret et la délation sont de mise. La police l’approche afin de collecter des informations sur le dirigeant et la firme. Mais comment réagir face à cet accueil en Terre Inconnue ?

Moïra, jeune femme, battante à l’enfance compliquée, elle a du mal à faire le deuil de son passé. Mais c’est également ce qui lui a forgé ce tempérament et ce caractère. Elle ne se laisse pas faire ni intimider. Elle se met en quête de la vérité sur ces morts… Quitte à mettre sa vie en danger. Et si son passé était lié à son présent… Elle est attachante mêlant à la fois naïveté et détermination.

Chan, flic intègre, cherche par tous les moyens d’élucider ses crimes odieux qui sévissent à Hong Kong, il ne lésine pas sur le temps ni sur ces actes. Sa stratégie sera-t-elle suffisante ?

L’auteur signe ici un magnifique thriller, une intrigue très bien ficelée, du suspense et un excellemment déroulé. Très habilement il jongle avec différents thèmes. Il expose les impacts et les dérives des nouvelles technologies, et les risques si elles tombent entre de mauvaises mains, en lumière également le pouvoir et finances. La protection de la vie privée est également très bien évoquée et mise en parallèle entre la vision des orientaux et celle des occidentaux. Sans oublier un rapport entre les nouvelles technologies et le réchauffement de la planète. Nous retrouvons aussi la vengeance et la vérité. J’ai adoré me plonger dans ce livre, retrouver la plume de l’auteur toujours aussi addictive. Il nous entraîne à l’autre bout du monde dans une ambiance oppressante, qui nous pousse à une remise en question du monde dans lequel nous vivons et nous entraîne vers une prise de conscience. Sommes-nous ou devenons nous dépendants aux nouvelles technologies ?  Je ne peux que conseiller ce thriller encore une fois très bien réussi, mêlant intrigue et démonstrations de notre monde très réaliste ; c’est à la fois bluffant, époustouflant, alarmant et criant de vérité.

Version  lue : Brochée

Que Dieu me Pardonne de Philippe Hauret


Le livre : Que Dieu me Pardonne de Philippe Hauret. Paru le 18 Mai 2017 aux Editions Jigal. Collection : Polar. 18.00 euros. 208 pages. 21 x 14 cm.

Paru en poche 15 Février 2019 aux Editions Jigal. Collection : Polar. 9€s. 240 pages. 17 x 11 cm

4ème de couverture :
Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… A quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa cohorte de jeunes désœuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher. D’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’une vie meilleure… De l’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption. Une cohorte d’âmes perdues qui n’auraient jamais dû se croiser… Des destins qui s’emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !

L’auteur : Philippe Hauret est né en 1963 à Chamalières. Il passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez avant de venir s’installer sur Paris.
Il travaille aujourd’hui pour la bibliothèque d’une université.

 

 

 

 

Extraits :
 « Les gens ne se rendaient pas compte… Il fallait posséder un sacré mental pour passer une vie entière à buller ! L’argent n’évitait pas l’ennui, on pouvait même dire qu’il le favorisait. Que restait-il une fois que vous aviez effectué le tour du monde 5 fois d’affilée, parcouru les greens les plus réputés, que vous vous étiez empiffré des mets les plus raffinés, aviez bu les crus les plus onéreux et aviez sauté toute une colonie de mannequins rachitiques ? En général, un sentiment de grande lassitude commençait à poindre, jusqu’au moment où il gangrenait votre cerveau, vous plongeant dans un état de catatonie absolu dont il était difficile de sortir autrement que par la drogue ou l’abus de boisson. »

Les Lectures de Maud :

Version lue : Broché

Que Dieu me Pardonne de Philippe Hauret

 

Dans cette enquête, deux mondes s’opposent, les riches-les pauvres. Que ce soit leur lieu de résidence ou leur façon de vivre. Globalement tout les oppose !! D’un côté les délinquants chez les pauvres, de l’autre les gentils gens. Que va-t-il se passer lorsque ces deux réalités vont se rencontrer ?

Des personnages, diverses et variés, vont se rencontrer et là, ça va être de la dynamite. Serait-ce forcément les riches les gentils ? C’est ce que l’on va découvrir au travers différents cambriolages et meurtres. Malgré leurs différences sociales, quelque chose à l’air de les réunir, un mal être global, ne pas savoir quoi faire de sa vie, ni comment remplir ses journées, même lot pour les addictions. Ils sont hantés par les mêmes questions, même si suivant de quelle côté on se trouve de la barrière les solutions ou conséquences sont différentes. Et encore, pas si sûre.

Kader et Mélissa ont en commun, outre le fait d’habiter dans la même citée et de ne pas avoir d’emploi : l’appât du gain, le manque d’argent va les amener à faire des choses qu’ils regretteront peut-être plus tard. Leur moral est là.

Rayan, personnage antipathique et détestable au possible qui se permet de prendre tout le monde de haut et de ne se sentir concernée que par sa petite personne, sa position  et son confort uniquement. Pour lui l’argent arrange tous les problèmes, seul Dieu a le pouvoir de le punir.

Mattis va se retrouver à gérer un enquête qui va l’emmener au-delà du pensable, mais aussi il va être confronté à la responsabilité de ses choix. De plus, il n’est pas très en phase avec l’attitude d’un des enquêteurs. Une vie personnelle quelque peu chahutée. Suivant son intuition, il va habilement faire le tri entre le vrai et le faux. Ne va-t-il pas se brûler les ailes ?

L’auteur signe ici un polar magistral, au-delà de l’enquête il souligne les fameux clichés. Il bouscule les idées reçues, par exemple : les délinquants sont pauvres, habitent en cité et sont issus de l’immigration. Il soulève également la notion de moyen qui fait parfois pencher la balance d’un côté ou de l’autre de la justice, meilleure défense car avocat plus onéreux. La différence de prise en compte de la parole est aussi très savamment soulignée. Croirait-on plus un riche, qu’un pauvre ? Sur la pointe des pieds et tout en finesse, il est aussi question de la violence et du racisme dans la police. J’ai dévoré ce livre, happée par le thème, l’écriture, le rythme et les différentes composantes de cette histoire. Je vous recommande très vivement cette lecture !!!

Je remercie Geneviève de m’avoir permis de découvrir ce livre !!

Les rêves de guerre de François Médéline


Le livre : Les rêves de guerre de François Médéline. Paru le 5 mai 2014 à la Manufacture de livres. 20€90 ; (327 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité le 7 janvier 2016 chez Point. 7€90 ; (381 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

J’aurais pu le buter, premièrement pour être arrivé dans ma télé, deuxièmement pour avoir parlé de la maman comme ça, troisièmement pour qu’il me jure sur sa putain de supériorité mentale que c’était faux, quatrièmement pour avoir parlé de la maman comme ça, cinquièmement pour avoir le nom du passeur, le Suisse, là, qu’elle suçait le soir, sixièmement parce qu’il avait une sale gueule et puait l’alcool, septièmement au cas où quelqu’un d’autre que moi ait reconnu la maman, huitièmement pour le flinguer, parce qu’il serait juste qu’il crève, et y’a pas de lois pour le dire, c’est la justice, la vraie, celle qui n’est jamais rendue ici bas.

Il a toussé, la fille lui a caressé le dos. Il a repris sa respiration.

Sur les rives du lac Léman, Michel Molina, flanqué de son collègue l’inspecteur Grubin, navigue entre seconds couteaux illuminés, membres du grand banditisme et politiques taiseux près de cette gigantesque masse d’eau prisonnière des montagnes… Manipulations, résilience, sexe, pouvoir, honneur : la petite histoire va percuter la grande. De Mauthausen, son bordel, aux routes froides de Savoie, entre enquête policière et mise en abyme, Les rêves de guerre nous questionnent sur le sens de l’écriture et sur les mécanismes qui conduisent des hommes à prendre la vie des autres.

L’auteur : Naissance à Tassin-la-Demi-Lune le 10 septembre 1977. Cadet d’une fratrie de trois garçons, natif de la banlieue lyonnaise, François Médéline est élevé par sa mère, dans le village de Vernaison au sud de Lyon. Il émigre à Romans-sur-Isère à onze ans. Il y suit ses études secondaires et fait son apprentissage du rugby et du grec ancien. Diplômé de l’Institut d’Étude politique de Lyon où il a été chargé d’enseignement et de recherche (en particulier en sociologie politique), il aime pêcher la perche au bord du lac Léman, ramasser des trompettes de la mort et jouer à la belote coinchée. Il est avec la même fille depuis vingt ans et a deux enfants. Il vit et mange politique. Il a commencé à écrire sérieusement à vingt ans quand il a lu Le Grand nulle part de James Ellroy même s’il en avait envie depuis ses onze ans, et la lecture de L’Étranger d’Albert Camus. Petit lecteur, ses goûts littéraires sont variés : Mort à crédit de Céline, Demande à la poussière de John Fante, Pas d’orchidées pour Miss Blandish de James Hadley Chase, Premier amour de Tourgueniev, Bel ami de Maupassant, Le Dernier baiser de James Crumley, Journal d’un vieux dégueulasse de Charles Bukowski. Il a vu une quinzaine de fois Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, adore Mulholland drive de David Lynch. Il n’a aucune culture musicale.

 

 Extrait : « Des pauvres, il en tombe tous les jours à la carrière, au revier, dans les baraques, les wagons, dans les tunnels, sur la route, à l’appel. Des numéros, des riches aussi, les riches tombaient vite, tous pauvres. Des centaines : chaque jour, tous les jours, depuis le premier et jusqu’au dernier, jusqu’aux volutes qui s’échappaient de la cheminée pour le firmament de nos peines. Un riche pèse lourd, un pauvre pèse lourd, un Juif pèse lourd, un pédé pèse lourd, les Russes étaient grands, les Russes pesaient lourds. « 

 

Le post-it de Ge

Les rêves de guerre de François Médéline : un « presque coup de coeur »

Les rives du lac Léman, à la fin des années 1980. Une enquête criminelle force le policier Michel Molina à affronter ses zones d’ombre et un lourd passé familial, remontant à 1943, quand sa mère devait se prostituer au dispensaire du camp de Mauthausen.

Avec ce second titre, François Médéline confirme tous le bien que l’on pense de lui, enfin de son travail d’écriture.

Car Médéline c’est un style, percutant, vif, alerte. Une écriture acérées qui transperce les pages. C’est aussi une histoire qu’il maîtrise de bout en bout. Nous faisons traverser les décennies en nous bousculant. Le tout est assuré à la perfection.

Les personnages aussi sont ciselés, travaillés dans leur moindre faille. Avec Médéline rien n’est laissé au hasard.

Plus qu’un roman noir,  » les rêves de guerre » est une réflexion sur l’humanité, sur les Humanités. Sur la littérature aussi est son rôle salvateur.

Médéline met en scène une effroyable mécanique. Une mécanique qui va vous broyer, vous bousculer, vous malmener. Vous allez douter,

vos convictions vont voler en éclat. Car ce roman est un choc. Un choc frontal qui plus est.

Et pourtant parfois, l’auteur me laisse l’impression de vouloir en faire trop. De s’écouter écrire. C’est sans doute ce qui me fait dire que ce titre est « un presque coup de cœur ».

Mais que cela ne vous empêche surtout pas de lire ce titre car la voix singulière de François Médéline ne vous laissera pas indifférent.

Le Lacher de Grenouilles Papote de Flingueuse


Le Lâcher de Grenouilles Papote de Flingueuse

Jeudi 4 avril, journée officielle de la grenouille

Il y a quelques jours, sortait officiellement le second roman de notre flingueuse légiste Isabelle Bourdial.

Pour l’occasion, Isabelle dédicacait en grandes pompes Sale temps pour les grenouilles à la librairie Gibert Joseph du 13e 

Il y avait là la famille, les amis mais aussi le gang des Flingueuses

Isabelle forcément, Cécile sa comparse légiste, Florence sa complice, Maud, Jean Paul, Sylvie K et Ophélie.

Bref une belle délégation pour soutenir Isabelle notre auteure et sœur Flingueuse

Jeudi 4 Avril 2019, Lâcher de Grenouilles Chez Gibert Joseph (Paris 13)

Maud : Coucou nous étions réunis le 4 Avril 2019 autour d’Isabelle pour le lâcher de Grenouilles!! Vous impressions sur ce moment ?

 

Sylvie : Coucou J ‘ai été ravie de profiter de Cécile, de rencontrer Florence et Isabelle, de revoir Maud et Jean Paul, de papoter avec Sylvie et oups son prénom m’échappe l’ Éditrice … un moment très sympa qui va me permettre de faire découvrir l’écrit de notre flingueuse et du coup prévoir sa venue au salon d Ozouer donc que du bon!

 

Cécile : Comme je le disais quelque part ce sont pour ces moments-là aussi et surtout que le Collectif existe et surtout ce sur quoi se concentrer. 

Et vive les grenouilles d’Isabelle …. euh qui n’est pas dans ce groupe … et bravo à Jean-Paul ! Bises à tous

 

Florence : Superbe soirée. Je vous transmettrai les photos ce soir.

 

Maud : Un très bon moment passé en l’honneur d’Isabelle. Ravie d’y avoir retrouvé des flingueuses, dont certaines pas vues depuis un petit moment. Un verre entre amis pour partager et échanger notre joie et féliciter l’heureuse lanceuse de grenouille

 

Jean-Paul : Très content d’avoir passé un moment avec mes grenouilles préférées… Heu !
Mer flingueuses préférées voulais-je dire !!!

Une très belle soirée tous autour d’Isabelle pour la sortie de son roman que j’attendais avec impatience. Un vrai moment détente, en toute simplicité… Ça fait du bien !
De plus votre loup a été officiellement intronisé par Isabelle, “Roi des grenouilles”… Je ne sais plus où donner de la tête !!!

Un mister flingueuse récompensé @Jean-Paul Dos , une flingueuse-hôtesse au plateau bien garni @Florence , des flingueuses groupies Maud , Sylvie Kowalski, Ophé Lit( partie trop tôt à son grand regret) et Cécile 😉 – avec Florence Labbe, Jean-Paul Dos Santos Guerreiro, Maud Vandenbyvanghe, Sylvie Kowalki et Cécile Pellault

Sylvie : Va falloir fonder un Collectif Grenouille!

 

Maud : Félicitations Jean-Paul !!! Et excellente idée Sylvie 

 

Cécile : Bonne journée les grenouilles 

 

Maud : Merci crouaaaa 

Souhaitez-vous qu’on invite Isabelle?

Ophélie : Coucou Pour ma part je ne peux dire grand-chose si ce n’est que je maudis les bouchons! Ayant dû partir avant l’arrivée d’Isabelle je n’ai pu partager ce moment avec vous. Je tenais à lui faire la surprise mais j’étais avec vous en pensées

Florence : Je ne sais pas très dispo aujourd’hui encore et besoin de souffler un coup. Demain promis. J’ai quelques belles photos à partager.

Un couple père-fille tenanciers de bar 😉, une famille et des amis supporters !! Du beau monde pour notre star des batraciens Isabelle Bourdial !!!

Cécile : Prends toutes les respirations dont tu as besoin ni les grenouilles ni nous n’allons-nous envoler 

Florence : Merci Cécile 

Maud : Alors on invite Isabelle dans cette papote pour avoir son ressenti ou on lui fait la surprise? 

Ophélie: Moi c’est comme vous voulez comme j’ai été peu présente Mais j’aime bien l’idée de rajouter son ressenti à chaud après lecture en toute fin de papote

Cécile : Pareil qu’Ophélie 

Florence : Ressenti plus photos et on l’invite. On pourrait même lui faire un livre photos

Jean-Paul : Désolé journée sans téléphone aujourd’hui… Je reviens vers vous plus tard !!! Bisous

D’accord aussi avec Ophélie

Oui Florence c’est une très bonne idée !!!

Florence : Super

Maud : Super merci 

Maintenant on va pouvoir inviter Isabelle à nous rejoindre et nous confier ses impressions

Un public conquis par les grenouilles 🐸 !!

Vous avez ajouté Isabelle Bourdial.

 

Florence : Voici mes photos du lâcher de grenouilles 
Le ressenti de Flo : une soirée comme je voudrais en vivre souvent. Champagne, mojito light en sucre. Du stress pour Isa qui n’a pu être présente dès 18h, mais par ma faute, car je n’ai pu sauter dans voiture qu’à 16h15 mais relais magique par les copines flingueuses (dont jp of course ) et Laurie, son éditrice, toute en bienveillance. Magnifique réception autour et de ce livre, qui résonne en moi particulièrement ces temps-ci. L’alchimie entre finesse de l’écriture, oscillant entre gravité et humour certes acide, fiction et vécu est parfaite. 
Je suis une grenouille 

Isabelle : J’ai le droit de parler ? Ou faut que j’attende le mot de la fin ? C’est aussi frustrant que d’être coincée dans les bouchons pendant sa dédicace !!!

Florence : Un très chouette moment (La dédicace). Le trajet, un chemin de croix et si j’avais pu porter la croix, je l’aurais fait. Cécile, tu es joueuse, chouette, moi aussi 

Cécile : Mais laissons entrer l’accusée …. Isabelle Bourdial 

Ophélie : Isabelle nous t’écoutons! Enfin te lisons 

Maud : Oui Isabelle bienvenue et c’est à toi 

Florence : Oui, Ton livre est une pépite, et le lancement fut un cadeau dont nous avons tous conscience.

 

Sylvie : Nous t’attendions Isabelle

Isabelle : Plein de choses à vous dire, et maintenant que j’ai la parole je ne sais par où commencer.

Ce lâcher de grenouilles arrive à un moment très particulier de ma vie, mais aussi durant une phase de turbulences pour le collectif, et pour plusieurs d’entre nous.

Lorsque j’ai décidé de mettre en mots la crise profonde que je traversais, je l’ai fait d’abord pour moi. C’était une promesse que je me faisais, celle d’écrire une histoire qui aboutirait quelque part, celle de tracer un jour les mots FIN au bas d’une feuille, de passer à un après, d’être en mesure un jour de tourner la page.

Maud : Ton ressenti sur la soirée?

Isabelle : J’y viens, pardon. je vais faire court. Toute petite déjà… Je plaisante !!

Maud : Oups pardon j’ai été trop vite

Isabelle : Quand je suis venue à l’écrire, j’étais encore une fois dans une démarche personnelle. Mais là, je me glissais dans la peau de l’auteure. Je travaillais toute cette matière récoltée, pour en faire une histoire valable, un livre lisible.

T’inquiète, Maud, j’arrive à la soirée !

Maud : Je ne suis pas inquiète c’est aussi super intéressant de connaître le parcours de ce livre 

Florence : Oui Maud.

Isabelle : Et puis j’ai ressenti de l’empathie pour Hadrien et ses collègues et dans le même temps je pensais aux personnes que je connaissais qui vivaient ou avaient vécu des choses similaires, à ce qu’elles pouvaient ressentir. C’est exactement ce qui se produit quand tu es en burn-out. Tu es cramée de l’intérieur, tu as du mal à ressentir des émotions, à penser à autrui. Tu culpabilises, mais il faut te réensemencer. Pas facile.

Florence : Oui, je suis d’accord.

Isabelle : Terminer ce livre a été pour moi une double victoire, celle d’avoir créé quelque chose de positif, pas cynique ni revanchard, à partir d’une expérience destructrice, et celle de l’avoir fait aussi pour les autres. Le lancement illustre parfaitement cela.

C’était une soirée où toutes mes familles étaient présentes. Ma famille de sang, mes amis journalistes de ma vie d’avant, ma nouvelle famille, celle du polar qui m’a si bien accueillie, avec Florence et les flingueuses. Des manifestations d’amitié, de soutien, pas de compassion mais l’envie commune de fêter une victoire et de faire tourner toute cette énergie positive.

Alors maintenant cette énergie émise voyage.

Maud : Un très bon message Isabelle

Isabelle : Émise par nous tous.

Florence : Oui, c’est tout le tour de force de ton livre, il est à ton image, authentique, lucide, optimiste mais pas naïf, profondément humain, ne donnant pas de leçon mais montrant le chemin vers un crapeauduc pour s’en sortir.

Isabelle : Je souhaite de tout mon cœur que cette énergie que nous avons fait circuler tous ensemble réconforte les personnes qui, à leur tour, subissent un incendie intérieur.

Maud : Pour ma part après la soirée de lancement, il me restera à te lire. J’ai hâte

Isabelle : Je pense à des êtres chers, qui se reconnaîtront. je pense à cette amie qui, jeudi, est venue la peur au ventre à l’idée de croiser une connaissance, à cette autre qui m’a demandé pardon de ne pas avoir la force de se plonger dans mon histoire.

Florence : Un incendie, un tremblement de terre, un tsunami. Il faut reconstruire, on peut reconstruire, on se le doit aussi comme un cadeau à soi-même.

Isabelle : Je pense au Collectif qui souffre aussi.

Oui, la destruction est un acte rapide, la reconstruction c’est une autre paire de manches.

Pardon d’avoir pris le temps d’expliquer tout cela.

Maud : Ah mais non tu as toute la place que tu veux

Florence : Oui, mais le collectif va surmonter cette épreuve car il est plein de personnes exceptionnelles, il a un sens et une Cheffe si formidable, une charte. Tout est là pour que l’aventure continue et nous fasse encore grandir.

Cécile : C’est malin … je suis une chialeuse moi… je suis capable de pleurer aux arrivées d’aéroports en regardant les autres…. et là j’ai le même sentiment… bon je me reprends… je vais aller parler avec ma belle-mère ça va me faire du bien !! Des bisous et surtout ravie que grâce à l’idée un peu folle de notre Bibliothécaire préférée on en arrive à vivre des moments comme celui-là…. mais où j’ai foutu mon cynisme …. 

Belle complicité entre nos deux légistes

Isabelle : C’est toi, du coup, qui me fais monter les larmes aux yeux.

Cécile : Ça suffit maintenant !! Punaise mon scalpel aussi a foutu le camp 

Maud : Remettez- vous les filles 

Florence : Oui Gé est une bibliothécaire fabuleuse, si elle avait pu être là, la fête eût été encore plus folle.

Isabelle : Ah, elle était là, d’une certaine manière

Maud : Ah oui alors ça aurait été chouette que notre Cheffe soit physiquement parmi nous

Florence : Je suis toute larmoyant aussi, hâte de voir le bout du crapeauduc.

Maud : En tout cas Isabelle, je te remercie pour ton invitation et souhaite une très longue vie à tes Grenouilles

Isabelle : Merci Maud, elles sont sorties de leur crapeauduc et c’est déjà beaucoup !!

Cécile : Allez j’ai un meuble à monter on va s’engueuler autour du tournevis … ça va me faire du bien !!! des bécots baveux tout le monde 

Florence : Bisous.

Isabelle : Si t’embrasses une grenouille, tout peut arriver !!

Maud : Merci à toutes et tous d’avoir si gentiment participé à cette papote et vive les Grenouilles !!!

Isabelle : merci

Ophélie : Merci à tous et désolée de ma petite contribution

Sylvie : Voici ma contribution pour Isabelle.  Je vais remettre de l’eau au pauvre poisson rouge ! Parfois on surnage mais je pense que cela nous rends plus fort pour l’avenir. Bravo Isabelle d’en avoir tiré parti et au vu de ton attitude, de ta gestuelle envers les autres ce soir je ne doutes pas que tu sois une belle personne et une belle flingueuse.

Jean-Paul : Vous avez toutes me faire pleurer…

5000


Whaou 5000 et même un peu plus.

J’ai rien vu venir.

Et puis ce matin en ouvrant Facebook..

Je me suis aperçue que vous étiez un peu plus de 5000 à aimer notre page Collectif Polar.

Plus de 5000 abonnés à nous suivre.

C’est un immense honneur que vous nous faite là.

Mais comment vous remercier ?

Peut-être en vous faisant gagner un bouquins, un badge ou je ne sais quoi encore.

Bon ce qui est certain c’est qu’une surprise arrivera chez un

ou une de vous.

Je ferai un tirage au sort d’un(e) abonné(e) qui aura à la fois commenté ce post et liké celui-ci sur notre page Collectif Polar.

5000

WHAOU

MERCI, MERCI? MERCI…

5000 MERCI

 

 

 

 

 

Les particules élémentaires de Michel Houellebecq


Le livre : Les particules élémentaires de Michel Houellebecq. Paru le 24 août 1998 aux Editions Flammarion. 20,50 € ; 393 p. ; 21 x 14 cm.

Réédité de nombreuses fois en poche dont la dernière le 8 septembre 2010chez J’ai lu en Ed. collector. 8€10 ; (316 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Michel, chercheur en biologie rigoureusement déterministe, incapable d’aimer, gère le déclin de sa sexualité en se consacrant au travail, à son Monoprix et aux tranquillisants. Une année sabbatique donne à ses découvertes un tour qui bouleversera la face du monde. Bruno, de son côté, s’acharne en une quête désespérée du plaisir sexuel. Un séjour au  » Lieu du Changement « , camping post-soixante-huitard tendance New Age, changera-t-il sa vie ? Un soir, une inconnue à la bouche hardie lui fait entrevoir la possibilité pratique du bonheur. Par leur parcours familial et sentimental chaotique, les deux demi-frères illustrent de manière exemplaire la société d’aujourd’hui et la quête complexe de l’amour vrai.

 

L’auteur : Michel Houellebecq a publié plusieurs romans, Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires, Plateforme et La possibilité d’une île. Il est aussi l’auteur de poèmes (Le sens du combat, La poursuite du bonheur, Renaissance), d’une étude sur Lovecraft, d’essais (Rester vivant, et Interventions 2) et d’un récit accompagné de photographies (Lanzarote). Il a écrit avec Bernard-Henri Lévy une correspondance, Ennemis publics. Son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues.

 

 

 

Extrait :
«Le milieu des années 70 fur marqué en France par le succès de scandale qu’obtinrent Phantom of the paradise, Orange mécanique et les valseuses : trois films extrêmement différents, dont le succès commun devez cependant établir la pertinence commerciale d’une culture “jeune” essentiellement basée sur le sexe et la violence, qui ne devait cesser de gagner des parts de marché au cours des décennies ultérieures. Les trentenaires enrichis des années 60 se retrouvèrent pour leur part pleinement dans Emmanuelle, sorti en 1974 : proposant une occupation du temps, des lieux exotiques et des fantasmes, le film de Just JaecKin était à lui seul, au sein d’une culture restée profondément judéo-chrétienne, un manifeste pour l’entrée dans la civilisation des loisirs. »

 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Les romans de Michel Houellebecq frôlent la pornographie.

L’auteur nous mène entre le pornographique, l’obscène et, la banalisation quotidienne de certaines expressions à double sens. Les Particules élémentaires grouille de gros mots. Ce sont des expressions qui sont devenues courantes mais qui imprimées, ne peuvent que choquer. Pourtant, cette profusion de gros mots, n’est pas de gratuite. Houellebecq tente de coller au langage réel, contemporain, « vrai » et, en même temps, il affronte l’hypocrisie dominante qui, tout en usant et abusant d’un langage cru, se cache derrière une asepsie de convenance.

 

Houellebecq est un observateur de notre société et pour un livre écrit en 1998 ces observations sont fines, même si elles ne plaisent pas toujours. Le sexe aussi est très présent. Bref, Houellebecq est un écrivain qui ne laisse pas indifférent. Tant mieux !!!

 

 

Le petit + de collectif Polar

Demain soir sur France 2, l’émission Stupéfiant consacrera une grand partie de sa programmation à Michel Houellebecq.

Et  nous devrions nous y retrouver on vous explique pourquoi ICI

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 1


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard​

Episode 1 : présentation et sommaire

En 2015, je suis allée à la faculté de Médecine René Descartes à Paris pour faire diplôme universitaire de Criminologie appliquée à l’expertise mentale. Ma passion allait prendre corps grâce aux cours dispensés par des intervenants de renom comme Le président de la Cours d’Assises de Paris, et des Experts psychiatres tel que Daniel Zaguri, entre autres.

Au-delà des épreuves écrites et orales, j’ai eu à écrire un mémoire sur un sujet de mon choix.

Si j’ai choisi l’affaire Joseph Vacher, c’est parque je me suis rendue compte qu’elle regroupait l’ensemble de mon programme de criminologie, à savoir, le droit  et la question de l’irresponsabilité pénale face à une personne ayant commis un passage à l’acte et présentant un trouble psychique ou neuro psychique.

Mais aussi, ce sujet traite de l’élément clinique de l’individu et des premières expertises psychiatriques par des aliénistes (ancien mot pour psychiatre).

Cette affaire m’a passionnée et le juge Emile Fourquet a eu un rôle très important en faisant des recoupements entre plusieurs affaires (un début de profilage), ce qui lui a permis de confondre Joseph Vacher devant la Justice.

Aller, bonne dégustation!!! Muhahaha!…

 

 

SOMMAIRE

INTRODUCTION………………………………………………………………………… 1
A. Qu’est-ce-que la folie ?……………………………………………. 2
B. Perception de la folie sous l’Empire romain………………. 3
C. Perception de la folie au Moyen Age………………………… 3

I-HISTOIRE DE LA PSYCHIATRIE ET SON APPARITION DANS LES
AFFAIRES CRIMINELLES, NOTAMMENT DANS L’AFFAIRE JOSEPH
VACHER……………………………………………………………………………………… 6

II-L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DE LA
PSYCHIATRIE……………………………………………………………………………. 8
A. La biographie de Joseph Vacher………………………………. 8
B. Le mode opératoire de Joseph Vacher………………………. 10
C. Son arrestation………………………………………………………. 11
D. 1ère expertise psychiatrique sur l’état mental de Joseph Vacher : 12
septembre 1893……………………………………………………………………………… 12
E. L’expertise psychiatrique décisive et punitive : après son arrestation
du 4 août 1897……………………………………………………………………………….. 14

III-L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DU DROIT…..
…………………………………………………………………………. 16
A. Apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale…..
…………………………………………………………………………. 16
B. Joseph Vacher et le juge Emile Fourquet…………………… 18
C. La responsabilité pénale de Joseph Vacher sous le code de 1810…
…………………………………………………………………………. 19
D. Le procès………………………………………………………………. 20
2

IV-COMMENT JOSEPH VACHER AURAIT-IL ETE JUGE DE NOS JOURS ?
…………………………………………………………………………. 21
A. Les nuances apportées par les alinéas 1 et 2 de l’article 122.1 du
code pénal de 1994…………………………………………………………………………. 21
B. Joseph Vacher serait-il toujours jugé responsable de ses actes ?
…………………………………………………………………………. 23

CONCLUSION…………………………………………………………………………….. 26

BIBLIOGRAPHIE……………………………………………………………………….. 28

MEMOIRE

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

Mon objectif, en préparant ce Diplôme universitaire, n’est pas professionnel, mais
pour ma culture personnelle. Les thèmes abordés dans cet enseignement m’intéressant
depuis longtemps, j’ai souhaité approfondir mes connaissances.
Je suis fonctionnaire de police et ne désire donc aucunement devenir expert auprès
des tribunaux, seulement me faire « plaisir ».

Piranhas de Roberto Saviano.


Le livre : Piranhas de Roberto Saviano. Traduit de l’italien par  Vincent Raynaud  Paru 4 Octobre 2018 aux Editions Gallimard, Collection Du monde entier. 22.00 euros ; (368 pages). 21 x 14 cm

4ème de couverture :
Naples, quartier de Forcella. Nicolas Fiorillo vient de donner une leçon à un jeune homme qui a osé liker des photos de sa copine sur les réseaux sociaux. Pour humilier son ennemi, Nicolas n’est pas venu seul, il s’est entouré de sa bande, sa paranza : ils ont entre dix et dix-huit ans, ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité et la violence. Leurs modèles sont les super-héros et les parrains de la camorra. Leurs valeurs, l’argent et le pouvoir. Ils ne craignent ni la prison ni la mort, mais une vie ordinaire comme celle de leurs parents. Justes et injustes, bons et mauvais, peu importe. La seule distinction qui vaille est celle qui différencie les forts et les faibles. Pas question de se tromper de côté : il faut fréquenter les bons endroits, se lancer dans le trafic de drogue, occuper les places laissées vacantes par les anciens mafieux et conquérir la ville, quel qu’en soit le prix à payer.

L’auteur : Roberto Saviano est un écrivain et journaliste italien.
Après des études de philosophie à l’Université Frédéric II, il s’intéresse à la question du crime organisé et réalise de nombreux reportages sur le sujet pour l’hebdomadaire L’Espresso. Il a été journaliste au Cronache di Napoli.
En 2006, à la suite du succès de son documentaire Gomorra, très accusateur à l’égard des activités de la Camorra, il est victime de menaces de mort, confirmées par des déclarations de camorristes collaborant avec la justice, et des informations révélant le projet du clan Casalesi de l’éliminer. Roberto Saviano vit sous protection policière depuis le 13 octobre 2006. Son œuvre Gomorra a été vendue à plus de quatre millions d’exemplaires à travers le monde et il a été traduit dans une quarantaine de pays.
Une œuvre théâtrale a été tirée de l’ouvrage Gomorra, écrite par Saviano avec Mario Gelardi, et une adaptation est sortie en 2008 au cinéma. Le film a obtenu le prix du jury au festival de Cannes en 2008 avant d’être choisi pour représenter l’Italie aux Oscars.
Depuis, Roberto Saviano a publié des essais et des nouvelles. Son nouveau livre-documentaire Extra pure est une plongée sous l’angle économique dans l’univers de la cocaïne.
Extraits :
« On pense toujours sont pour les adultes, mais plus jeune est la main qui manipule le chien, le chargeur et le canon, plus le fusil, la mitraillette le pistolet ou même la grenade est efficace. (…). Les armes sont faites pour les jeunes, pour les enfants. C’est vrai sous toutes les latitudes. »
« Pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. Pour te mettre une balle dans la tronche je mettrai pas plus d’une seconde. »

Les Lectures de Maud :


C’est bouleversée que j’ai refermé ce roman sur fond de Paranza (à la fois un bateau, mais aussi un groupe d’individus vivant en bande). Nous suivons l’histoire de plusieurs enfants-adolescents qui vont peu à peu devenir et souhaite devenir des mafieux. Jouer dans la cour des grands, devenir leur propre groupe, ne travailler pour personne ; voici l’objectif qu’ils se sont fixés à tout prix. On comprend également leur envies et besoins de vouloir tout, tout de suite, en effet la mort peut les faucher à chaque virage.

Ces ados, menés par Nicolas, vont bafouer toutes les règles existantes dans le Système de Naples. Ils sont issus de familles de classe moyenne, vont à l’école, jouent à la console et pourtant ils aspirent à un autre avenir, un autre idéal. Pour cela ils vont s’unir, s’armer et braver tous les dangers pour régner sur les places et sur leur quartier, sur leur Ville. De braquage en extorsions, en passant par le deal de drogue, ils vont se faire un nom, leur paranza va se faire connaître. Elle prime sur l’individu, tous les membres agissent en leur nom et pour elle, c’est une véritable unité à elle seule. Mais quel avenir s’ouvre devant eux ?

L’auteur, après avoir publié deux documentaires sur ce thème, signe ici un très vraisemblable premier roman. La plume et le rythme nous montre la rapidité avec laquelle les jeunes veulent évoluer rapidement et griller les étapes. Les nombreux dialogues et échanges entre eux, nous montrent leurs pensées et leurs envies et aspirations. Cette lecture est choquante de réalité, percutante de réalisme. Je lirai très probablement prochainement Gomorra et Extra pure. Malgré les différentes menaces qui pèsent sur l’auteur, il continue d’écrire et je salue également son courage.

Je remercie babelio et les éditions Gallimard pour cette découverte et pour la rencontre qui a eu lieu le 08.10 qui fera elle aussi l’objet d’un retour.

Version lue : Broché

Mention : Premier roman

Les Apéro littéraire de Caro


Les Apéro littéraire de Caro

by Marc

Mulhouse dimanche 19 janvier 2019, à 19 heures.

Nous sommes une trentaine de personnes à venir assister à un apéro littéraire organisé par Caroline Noël, du blog Carobookine. Nous sommes réunis dans la superbe librairie « Bisey », située Place de la réunion à Mulhouse.

Caroline est assistée de deux confrères de choc, Yvan Fauth qui tient le Blog Emotions, et de Hervé Weill qui tient le blog passion bouquins.

A tour de rôle ils nous parlent des lectures qu’ils ont aimées récemment. Et c’est avec un talent réel, et des mots simples qu’ils vous emportent dans le monde du livre abordé.

Pour ceux qui ne connaissent pas les émotions que peut nous apporter la lecture d’un livre, venez regarder le bonheur et les yeux brillants d’un lecteur, qui vient de fermer un bon livre. Ce bonheur je l’ai vu ce soir sur le visage de Caroline, Yvan et Hervé. Et le plus beau est peut-être dans le partage qu’ils font de ce bonheur. Mais ne nous égarons pas dans des digressions, qui nous mèneraient sur les chemins du hors sujet.

Si Carolines et Yvan parlent plus de livre récents, Hervé revient sur des livres plus anciens, et pour ma part je m’y retrouve, car j’aime alterner entre nouveautés et livres qui ont déjà quelques années.

Après la présentation de leurs lectures, les trois chroniqueurs nous annoncent une surprise, et nous avons le plaisir de découvrir qu’une auteure était cachée dans les spectateurs. Julie Ewa, jeune auteure alsacienne, vient nous présenter son nouveau livre. « Le gamin des ordures ».  C’est son troisième livre. Caroline, Yvan et Hervé ont lu le livre et nous en parle, puis c’est au tour de l’auteure nous parler de la genèse de son roman. Le livre sort fin janvier début février.

Juste avant de passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire l’apéro, Julie Ewa propose que toutes les personnes présentes mettent leur nom dans un sac, sur un morceau de papier pour effectuer un tirage au sort, afin qu’une personne puisse gagner le livre. Et j’étais au premier rang, je peux vous garantir qu’il n’y avait aucune triche, c’est l’auteur de ces quelques lignes qui a eu le bonheur de voir son nom sortir du sac. Je vais bien évidemment faire honneur à Julie en lisant et en faisant la chronique de son livre très rapidement.

Vivement la prochaine rencontre.

Vous pouvez lire Ici l’avis d’Ophélie sur le dernier polar de Julie EWA,

Le gamin des ordures 

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (17)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (17)

Bonjour, vous êtes le plus jeune personnage que j’ai reçu jusqu’à présent. Je vous laisse l’occasion de vous présenter.

Euh… oui. Je m’appelle Daniel Duffermier et je suis, ou plutôt j’étais, lycéen dans le lycée privé Saint Louis de Gonzague, à Bully-en-Yvelines.

Mettez-vous à l’aise, ça va bien se passer… Parlez-nous de vous. Votre caractère par exemple ?

Hum… Je sais pas trop. Je suppose que je suis un peu timide, réservé, discret. Je suis aussi un rêveur. Mais un rêveur réaliste, je sais que la vie n’est pas un conte de fées.

Dans le monde des personnages la jeunesse ne veut rien dire, vous êtes resté combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Pas si longtemps que ça, et en même temps un certain temps. Je lui suis venu assez vite et je suis évidemment resté très présent le temps qu’il écrive mon histoire. Et puis il m’a gardé dans un coin de sa tête quelques années, avant de faire les corrections et de sortir son roman.

Pour en revenir à votre personnalité, c’est la vôtre propre ou a-t-il calqué la sienne ? Je veux dire, il y a des parts de lui en vous ?

Probablement. J’ai lu quelque part que les écrivains s’inspiraient toujours un peu d’eux-mêmes pour créer leurs personnages. Mais pour tout vous dire, je ne le connais pas si bien que ça. Il faudrait lui poser la question directement.

Dans le livre, vos actions sont… comment dire… particulières ! Lui en voulez-vous ?

Vous voulez parler du fait que je tue mes camarades de classe ou de tout ce qui me conduit jusque-là ?

Pendant longtemps, je lui en ai voulu, oui. J’avais envie de lui demander pourquoi il me faisait subir tout ça, ce que je lui avais fait pour mériter un tel traitement. Mais, avec le recul, quand je vois les réactions des gens à mon histoire, je crois que je comprends un peu ce qu’il a essayé de faire. Ceci dit, j’aurais quand même préféré qu’il choisisse quelqu’un d’autre que moi…

 

Je dois admettre que la vie est quand même vachement plus simple quand elle est terminée.

 

La vie d’un personnage n’est pas un fil continu. Ça vous laisse du temps libre. Vous l’occupez comment ?

À l’époque où il écrivait sur moi, je passais le plus clair de mon temps libre à pleurer, maudire le monde ou le nez dans mon cahier, à expulser tous ces sentiments à travers des mots (il a d’ailleurs récupéré un certain nombre de pages pour son roman). J’ai aussi passé des heures à discuter avec Bruno, mon prof d’anglais, qui était là pour moi dans les moments difficiles. Maintenant que le roman est sorti, je profite de ma petite célébrité post-mortem. Je dois admettre que la vie est quand même vachement plus simple quand elle est terminée. Je peux enfin laisser de côté tous ceux qui m’ont fait du mal pour me concentrer sur les gens qui s’intéressent vraiment à moi.

Vous avez une question à lui poser ?

Vous voulez dire à part « pourquoi moi ? » Je crois que je lui demanderais s’il était obligé d’aller aussi loin. Mais en même temps je connais déjà la réponse. Et puis, très franchement, je suis passé à autre chose. C’est un autre avantage à être mort, on accepte vachement plus facilement la réalité.

Et pour les lecteurs qui vont apprendre à vous connaitre, vous voulez leur dire quelque chose ?

Euh… J’aimerais qu’ils gardent un esprit ouvert quand ils liront mon histoire et qu’ils ne m’oublient pas quand ils l’auront terminée.