Les Apéro littéraire de Caro


Les Apéro littéraire de Caro

by Marc

Mulhouse dimanche 19 janvier 2019, à 19 heures.

Nous sommes une trentaine de personnes à venir assister à un apéro littéraire organisé par Caroline Noël, du blog Carobookine. Nous sommes réunis dans la superbe librairie « Bisey », située Place de la réunion à Mulhouse.

Caroline est assistée de deux confrères de choc, Yvan Fauth qui tient le Blog Emotions, et de Hervé Weill qui tient le blog passion bouquins.

A tour de rôle ils nous parlent des lectures qu’ils ont aimées récemment. Et c’est avec un talent réel, et des mots simples qu’ils vous emportent dans le monde du livre abordé.

Pour ceux qui ne connaissent pas les émotions que peut nous apporter la lecture d’un livre, venez regarder le bonheur et les yeux brillants d’un lecteur, qui vient de fermer un bon livre. Ce bonheur je l’ai vu ce soir sur le visage de Caroline, Yvan et Hervé. Et le plus beau est peut-être dans le partage qu’ils font de ce bonheur. Mais ne nous égarons pas dans des digressions, qui nous mèneraient sur les chemins du hors sujet.

Si Carolines et Yvan parlent plus de livre récents, Hervé revient sur des livres plus anciens, et pour ma part je m’y retrouve, car j’aime alterner entre nouveautés et livres qui ont déjà quelques années.

Après la présentation de leurs lectures, les trois chroniqueurs nous annoncent une surprise, et nous avons le plaisir de découvrir qu’une auteure était cachée dans les spectateurs. Julie Ewa, jeune auteure alsacienne, vient nous présenter son nouveau livre. « Le gamin des ordures ».  C’est son troisième livre. Caroline, Yvan et Hervé ont lu le livre et nous en parle, puis c’est au tour de l’auteure nous parler de la genèse de son roman. Le livre sort fin janvier début février.

Juste avant de passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire l’apéro, Julie Ewa propose que toutes les personnes présentes mettent leur nom dans un sac, sur un morceau de papier pour effectuer un tirage au sort, afin qu’une personne puisse gagner le livre. Et j’étais au premier rang, je peux vous garantir qu’il n’y avait aucune triche, c’est l’auteur de ces quelques lignes qui a eu le bonheur de voir son nom sortir du sac. Je vais bien évidemment faire honneur à Julie en lisant et en faisant la chronique de son livre très rapidement.

Vivement la prochaine rencontre.

Vous pouvez lire Ici l’avis d’Ophélie sur le dernier polar de Julie EWA,

Le gamin des ordures 

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (17)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (17)

Bonjour, vous êtes le plus jeune personnage que j’ai reçu jusqu’à présent. Je vous laisse l’occasion de vous présenter.

Euh… oui. Je m’appelle Daniel Duffermier et je suis, ou plutôt j’étais, lycéen dans le lycée privé Saint Louis de Gonzague, à Bully-en-Yvelines.

Mettez-vous à l’aise, ça va bien se passer… Parlez-nous de vous. Votre caractère par exemple ?

Hum… Je sais pas trop. Je suppose que je suis un peu timide, réservé, discret. Je suis aussi un rêveur. Mais un rêveur réaliste, je sais que la vie n’est pas un conte de fées.

Dans le monde des personnages la jeunesse ne veut rien dire, vous êtes resté combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Pas si longtemps que ça, et en même temps un certain temps. Je lui suis venu assez vite et je suis évidemment resté très présent le temps qu’il écrive mon histoire. Et puis il m’a gardé dans un coin de sa tête quelques années, avant de faire les corrections et de sortir son roman.

Pour en revenir à votre personnalité, c’est la vôtre propre ou a-t-il calqué la sienne ? Je veux dire, il y a des parts de lui en vous ?

Probablement. J’ai lu quelque part que les écrivains s’inspiraient toujours un peu d’eux-mêmes pour créer leurs personnages. Mais pour tout vous dire, je ne le connais pas si bien que ça. Il faudrait lui poser la question directement.

Dans le livre, vos actions sont… comment dire… particulières ! Lui en voulez-vous ?

Vous voulez parler du fait que je tue mes camarades de classe ou de tout ce qui me conduit jusque-là ?

Pendant longtemps, je lui en ai voulu, oui. J’avais envie de lui demander pourquoi il me faisait subir tout ça, ce que je lui avais fait pour mériter un tel traitement. Mais, avec le recul, quand je vois les réactions des gens à mon histoire, je crois que je comprends un peu ce qu’il a essayé de faire. Ceci dit, j’aurais quand même préféré qu’il choisisse quelqu’un d’autre que moi…

 

Je dois admettre que la vie est quand même vachement plus simple quand elle est terminée.

 

La vie d’un personnage n’est pas un fil continu. Ça vous laisse du temps libre. Vous l’occupez comment ?

À l’époque où il écrivait sur moi, je passais le plus clair de mon temps libre à pleurer, maudire le monde ou le nez dans mon cahier, à expulser tous ces sentiments à travers des mots (il a d’ailleurs récupéré un certain nombre de pages pour son roman). J’ai aussi passé des heures à discuter avec Bruno, mon prof d’anglais, qui était là pour moi dans les moments difficiles. Maintenant que le roman est sorti, je profite de ma petite célébrité post-mortem. Je dois admettre que la vie est quand même vachement plus simple quand elle est terminée. Je peux enfin laisser de côté tous ceux qui m’ont fait du mal pour me concentrer sur les gens qui s’intéressent vraiment à moi.

Vous avez une question à lui poser ?

Vous voulez dire à part « pourquoi moi ? » Je crois que je lui demanderais s’il était obligé d’aller aussi loin. Mais en même temps je connais déjà la réponse. Et puis, très franchement, je suis passé à autre chose. C’est un autre avantage à être mort, on accepte vachement plus facilement la réalité.

Et pour les lecteurs qui vont apprendre à vous connaitre, vous voulez leur dire quelque chose ?

Euh… J’aimerais qu’ils gardent un esprit ouvert quand ils liront mon histoire et qu’ils ne m’oublient pas quand ils l’auront terminée.

Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel.


Le livre : Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel. Paru le 16 septembre 2016 chez Mirobole éditions dans la collection Horizons Noirs. 19€50 ; (241 p.) ; 20 x 15 cm
4e de couv : 

« La voix poursuivit, haute et claire :
– Je vous accuse des crimes suivants… »

Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère des Alpes-Maritimes.

Seront présents dix écrivains très médiatiques, les poids lourds de l’édition : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Chacun a reçu un courrier anonyme le conviant pour le week-end dans l’austère bâtisse reconvertie en résidence d’auteurs.

Tout est fin prêt pour l’événement : l’entrée du train en gare de Saorge, la rencontre devant un public ravi de voir les stars de Saint-Germain-des-Prés, les questions sur le thème « Littérature et modernité », le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces.

Mais rien ne se passe selon le programme.

Dès l’arrivée au couvent, l’histoire dérape.

C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort.

 

L’auteur : Guillaume Chérel  est né en 1964.  Électron libre de l’édition et du journalisme, il a publié de nombreux romans mais aussi des portraits d écrivains, des livres pour la jeunesse et un récit de voyage sur les pas de Jack Kerouac.

 

Extrait :
Yann Moite venait de publier 1 000 pages sur sa propre mort. Mille pages de pas grand chose sur pas grand chose, donc, mais mille pages tout de même, quel exploit ! Mille pages publiées chez un éditeur qui avait pignon sur rue. Mille pages qui lui avaient servi à régler ses comptes avec son père. Des histoires de mort qu’on a devant soi, tandis qu’on aurait sa naissance derrière soi. Ça n’avait pas beaucoup de sens mais qui s’en souciait ?
Comme Christine Légo avec son père et Michel Ouzbek avec sa mère, écrire lui coûtait moins cher que d’aller chez le psy. Et ça avait marché ! La chance avait joué en sa faveur. Elle ne suffisait pas à assurer le succès, mais il fallait en avoir. Aller la chercher, la provoquer. Et être opportuniste.
Yann Moite regrettait parfois ses jeunes années, quand il écrivait des histoires d’amour d’inspiration romantique. Il se revoyait marcher fiévreusement, manuscrit sous le bras, depuis la porte de Clignancourt, où il habitait, jusqu’à Saint-Germain des Prés, pour présenter son oeuvre aux éditions Grassouillet. Il vibrait, à cette époque. Il y croyait. Mais il fallait se montrer raisonnable, ce n’était pas avec deux mille exemplaires vendus qu’il allait passer à la télé.

La Kronik D’Eppy Fanny

UN BON ECRIVAIN EST UN ECRIVAIN MORT – DE GUILLAUME CHEREL
CHEZ MIROBOLE EDITIONS
LU EN POCHE CHEZ J’AI LU – ISBN 978-2-290-15452-6 – 
Paru le 7 mars 2018. 8 € ; (253 p.) ; 18 x 11 cm

Ce livre est comme ces sucreries acidulées voire très acides, qui agacent les dents mais que l’on ne peut pas lâcher. J’ai en mémoire des soucoupes multicolores emplies de poudre acide. Et puisque je vous parle de soucoupes… volantes, en toute logique je vais vous parler de l’auteur, un vrai extraterrestre comme j’aime. E.T n’a qu’à bien se tenir !

Guillaume Cherel, né à Paris en 1964 (j’avais raison tu me dois le respect !), est un écrivain et journaliste français, auteur de romans, de polars, d’essais, de récits de voyage et de livres jeunesse. Indépendant en tant que journaliste, il conserve cette autonomie d’esprit pour affirmer, au fil de ses romans, un ton à part et des idées décalées. Des banlieues de son enfance jusqu’aux États-Unis période Obama, il livre son regard personnel sur un monde en profonde mutation. Guillaume a passé son enfance en Seine-Saint-Denis, au sein d’une famille de culture communiste, tendance Pif Gadget. Après des études rapidement achevées, il se lance dans une vie active tumultueuse et marquée par l’éclectisme. Journaliste – d’abord dans le sport puis la critique littéraire – il a été assistant-réalisateur à New-York. L’écriture lui apparaît alors comme le meilleur moyen de s’offrir une vie libre et aventureuse. Il parcourt le monde, des Comores en Chine, en passant par le Maghreb et l’Afrique francophone. En 1986, Guillaume abandonne ses études de Lettres à la Sorbonne puis fait ses premiers pas en tant que journaliste dans les pages « sports » de l’Humanité. Il travaillera ensuite pour divers magazines et deviendra critique littéraire pour Le Point et l’Humanité. Lancé grâce à la série du Poulpe, dont il écrit le n° 71, Tropique du Grand Cerf, en 1996, Guillaume Cherel obtient à deux reprises la bourse Stendhal-Cultures France. En 2004 pour Les Pères de famille ne portent pas de robe, paru chez Julliard, et en 2008 pour Sur la route again, paru chez Transboréal en 2013. Ses nombreux ouvrages publiés ne suffisant pas à assurer l’ordinaire, Guillaume Cherel continue son job de journaliste. Il sévit actuellement à Marseille.

« Un bon écrivain est un écrivain mort », c’est une version revisitée des 10 petits nègres de l’incroyable Agatha, qui comme les soucoupes piquantes, fait partie de mes souvenirs d’enfance. J’ai d’ailleurs pris plus de plaisir à savourer ses livres que les bombecs.

Ce roman est un délice irrévérencieux envers les grands noms actuels de la littérature (légèrement revisités par notre trublion). Les prix de… ceux que l’on retrouve partout, toujours accompagnés de leur meilleur ami, leur égo.

« Un journaliste, Augustin Traquenard, doit animer un débat littéraire à Saorge, un ancien monastère franciscain transformé en résidence d’auteurs. Seront là Michel Ouzbek, Christine Légo, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Frédéric Belvédère, Jean de Moisson et Yann Moite. Une dizaine d’écrivains connus, plus quelques auteurs régionaux. Le tortillard est arrivé à l’heure. Tout était prévu, en fait : la rencontre devant un public ravi de voir des écrivains de best-sellers, le déroulé du débat sur la « véracité dans l’art d’écrire », le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces. Le programme était beau mais une fois au monastère, l’histoire a dérapé.

Les écrivains connus ont disparu, les uns après les autres. C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort. »

Cette lecture est jouissive un max et le cadre de l’intrigue est un lieu d’exception où Guillaume a eu la chance de séjourner. On aimerait tous profiter d’un séjour dans cet ancien monastère, mais sans les bébêtes qui piquent et les fantômes aigris.

Où lorsque l’égo poursuit son œuvre dans l’au-delà.

Guillaume, en fin de roman, précise qu’il s’agit ici d’une sorte d’hommage pour ceux qui en douteraient et que « qui aime bien charrie bien ».

Certaines de « ses victimes » sont dans ma bibliothèque ce qui ne m’a pas empêché de me régaler et de rire aux larmes.

Vous avez un coup de mou, un ras le bol de X ou Y : Foncez vous détendre au monastère !

Et puisque vous aurez attrapé le virus « Chérel » découvrez son petit dernier paru en février 2018 « Cadavre, vautours et poulet au citron » et qui arrive en poche.

Juste pour vous mettre l’eau à la bouche voici la 4ème de couverture :

« Jérôme Beauregard, « détective public » dilettante, passe son temps dans son appartement parisien à rêver de voyages, jusqu’au jour où il reçoit un coup de fil de Pat, un ami parti s’installer en Mongolie. Englué dans une sordide affaire de gros sous, celui-ci lui propose d’enquêter dans la capitale mongole, où plane encore le fantôme de Gengis Khan. Jérôme découvre la vie d’expat’, mais derrière les apparences baignées d’alcool et d’humour potache, il comprend que ce qui se trame est bien plus dangereux qu’il n’y paraît. Le voilà piégé dans une aventure où se côtoient « ninjas », chamans, bikers nazis et une mystérieuse « milliardaire rouge »… Il lui faudra non seulement éviter les balles dans un désert de Gobi resté sauvage, mais aussi résister aux tentations cachées sous les yourtes. »

Un fils parfait de Mathieu Ménégaux


Le livre: Un fils parfait de Mathieu Ménégaux, paru le 01 Février 2017 aux éditions Grasset.  17€50 ; (234 p.) ; 21 x 13 cm.

 
4eme de couverture :

Quand on épouse le prince charmant, beau et brillant, qu’on a avec lui deux petites filles adorables, comment imaginer un seul instant que le pire puisse arriver ? Qu’il a menti sur tout, tout le temps ? Qu’il va falloir se résoudre à affronter celui qu’on a tant aimé dans une lutte sans merci ?
Inspiré d’une histoire vraie, le récit poignant du combat d’une mère contre la machine judiciaire.

Lu la version poche aux éditions Points (01/02/2018); 168 pages; 6,50 euros;  11 x 18 cm

L’auteur Mathieu Ménégaux est né à Paris en 1967. Son premier roman, ‘Je me suis tue’, publié chez Grasset en 2015 et Points en 2017, a obtenu le prix du premier roman des 29e Journées du Livre de Sablet (Vaucluse).
En 2017, il revient avec ‘Un fils parfait’ qui reçoit le prix Claude Chabrol du roman noir et qui est en cours d’adaptation pour la télévision. Son troisième roman, est-ce ainsi que les hommes jugent? est paru en mai 2018.
Extrait:
 » Claire jouait par fois dans un registre que je trouvais régressif et qui me rappelait ses angoisses de la Dame Blanche: « Maman, ne pars pas, le loup vient quand tu n’es pas là ». Je n’ai jamais accordé plus d’attention que cela à cette phrase qui revenait, et que je classais au rang d’une enfantine et passagère mélancolie dominicale. »

Le OFF de OPH

Daphné a épousé son Prince, ce Prince dont on rêve toutes quand on est petite… Notre Ken quand on était fan de Barbie… Notre Spiderman quand on rêvait d’être Marie-Jane… Elle vie la vie dont elle a toujours rêvé, jusqu’au jour où…

Un fils parfait, chronique d’un uppercut!

Il y a la lettre à Elise de Beethoven et la lettre qu’écrit Daphné à Elise, sa belle-mère. Moins mélodieuse, plus difficile à entendre… Cette lettre là n’a rien d’un moment de pleinitude…

En faisant ce choix, Mathieux nous livre, comme pour son précédent roman, un récit à la première personne du singulier. Un moyen de renforcer l’aspect émotionnel de son histoire. Bien qu’il s’inspire de faits réels, Mathieu a largement romancé les faits tout en parvenant à transmettre la douleur qui déchire les entrailles de Daphné lorsqu’elle apprend que son Prince est loin d’être le Charmant auquel elle croyait tant.

Une plume qui percute et uppercute pour nous livrer un récit bouleversant.

Outre le récit en lui même, l’auteur profite de cette tribune pour rappeler que le terme « inceste » a été rayé du vocabulaire judiciaire depuis 1791 et que bien que mentionné de nouveau dans le code pénal depuis 2016, il ne fait pas l’objet d’une infraction à part entière. On parle toujours de viol sur mineur par ascendant, pas d’inceste. Un adjectif retenu pour surqualifier une infraction, quand on estime à quatre millions le nombre de victimes de « viols incestueux » en France.

Une histoire qui prend aux tripes, révolte… J’ai retrouvé dans ce roman la capacité qu’a Mathieu de donner vie à son narrateur, ce sentiment qu’il ressent lui même cette descente aux enfers, cette douleur du coeur qui devient physique tant elle ronge. L’impression qu’il ne fait qu’un avec Daphné comme s’il avait vécu lui-même ce combat contre le rouleau compresseur de la justice ou plutôt de l’in-justice…

Au-delà de ces aspects, Mathieu fait le tour de force d’apporter beaucoup de rythme dans la narration et nous emporte au point de lire le roman d’une traite.

Un fils parfait est l’illustration d’un combat sans merci contre un système défaillant, un roman choc écrit avec maestria.

La mort n’existe pas – Damien Eleonori


Le livre : La mort n’existe pas de Damien Eleonori. Paru le 11. octobre 2018 aux éditions De Saxus.  (316 pages) ; 14 x 22 cm.

4ème de couverture :

Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
21 décembre 2012
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
Sur le toit d’un hôpital parisien, Léo Liberati laisse son regard se perdre sur la capitale illuminée. Tant de choses se sont passées en trois jours. Il monte sur le parapet et étend les bras. Son dernier regard est attiré par le cadran de l’horloge trônant sur l’église du quartier de Petit-Montrouge. 4h44. Finalement tout était écrit depuis longtemps, il lève les yeux et, tel un ange, s’envole vers les cieux avant de retomber, entrainant l’humanité avec lui. Et si la fin du monde avait bien eu lieu, sans qu’aucun être humain ne s’en rende compte ?

Ecrivain sans avenir, Léo Liberati est un père de famille rongé par la routine. Le matin du 19 décembre 2012, trois jours avant la fin du monde, sa vie bascule.
Suite à un accident dont les circonstances demeurent mystérieuses, Léo se réveille à l’hôpital et se retrouve accusé de meurtre. Fuyant les forces de police, il s’engage alors dans une quête de la Vérité qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait espéré. Il y trouvera les clés de son destin, mais surtout une révélation sur l’origine du monde et une certitude : la mort n’existe pas.

 

Extrait :
« Si vous n’avez pas l’envie d’ouvrir votre esprit et d’y croire, l’univers restera à vos yeux tel qu’il est. Un mensonge dans lequel les humains se complaisent. Au contraire si vous acceptez d’envisager l’impossible sans crainte du ridicule…. le monde sera à vous ».

 

L’auteur :  Damien Eleonori effectue plusieurs années en tant chef de projet en informatique avant de publier en 2015 son premier roman, « Psyché », en auto-édition. Il est né en 1980 à Nancy. C’est à la fois l’amour et le hasard qui placent l’écriture sur son chemin. Après des premiers pas en autoédition en 2015, il se lance le pari fou de réunir des auteurs pour une bonne cause. En mars 2018 paraît Phobia, aux éditions J’ai Lu, un recueil de nouvelles réunissant 14 auteurs de polars au profit de l’association ELA (Association Européenne contre les Leucodystrophies). La mort n’existe pas est son premier roman.

 

Chronique d’une flingueuse

L’avis de Sylvie K

Une curiosité… dans quelle catégorie devrais-je classer ce roman ? je ne sais pas dire. L’auteur m’interpelle puisqu’il est à l’origine de Phobia un recueil de nouvelles au profit d’une bonne œuvre. Donc un premier roman, partante pour une lecture. 316 pages un bon pavé ! Dès les premières pages, je bascule dans un univers inconnu… est-ce du fantastique ? Aya, Manon, qui est qui ? où va-t-on ? pourquoi ? comment ? Léo cherche le meurtrier de Manon et Lily mais est-ce sa seule quête ? Que d‘interrogations ? Les chapitres sont courts la mise en place m’intrigue d’autant que l’on part de la fin de l’histoire. J’aime l’écriture mais le sens m’échappe, je lis, je m’accroche. Je suis interpellée, il flirte avec Dieu, les anges, les âmes, l’au-delà, l’autre monde ce qui m’intrigue et me fait peur. La mort physique est triste où part notre âme ? Le passé et le présent se croisent pour le salut de l’humanité. Il nous faut ouvrir notre esprit pour comprendre et j’avoue humblement que je me suis perdue par moment. Je pense que cette histoire qui ne bascule pas franchement dans le fantastique est pour moi une histoire qui mérite une relecture pour en comprendre les sens cachés.

En tout cas le style est fluide, il se lit bien et amène à la réflexion. Un premier roman qui vous surprendra !

Pour ceux qui aiment les histoires extraordinaires et qui souhaitent sortir des polars classiques essayez-vous à cette histoire.

Merci aux éditions De Saxus pour l’envoi.

Dix petites poupées de B.A. Paris


Le livre : Dix petites poupées de B.A. Paris.  Paru le 3 janvier 2019 aux Editions Hugo Thriller.            19,95 € ;  370 pages  ; 14 x 21 cm.

4ème de couverture :

La disparition

Layla a disparu il y a douze ans, en pleine nuit, sur une aire d’autoroute, alors qu’elle rentrait de vacances en France avec son petit ami, Finn. On ne l’a jamais revue depuis.

Les soupçons

Finn a raconté la vérité sur ce qui s’est passé cette nuit-là. Mais pas toute la vérité. Ni aux policiers qui l’ont interrogé lors de l’enquête, ni même à Ellen, la sœur de Layla, avec laquelle il a refait sa vie et qu’il s’apprête à épouser.

La peur

Quand un de leurs voisins croit apercevoir Layla près du cottage où vivent Finn et Ellen, le passé ressurgit. Finn reçoit d’étranges et inquiétants e-mails. Layla serait-elle encore en vie ? Et pourquoi des petites poupées russes, souvenirs de l’enfance des deux sœurs, font-elles soudain leur apparition ?

L’auteur : B.A. Paris a vendu plus de 2 million d’exemplaires de son premier thriller, Derrière les portes. Traduite dans 37 pays, elle est devenue une star mondiale. En France, après l’immense succès de Derrière les portes en 2016, Défaillances a été retenu dans la sélection du Prix des lectrices de Elle en 2017.  Depuis sa sortie en mars 2018 en Angleterre puis au Etats-Unis, Dix petites poupées rencontre à son tour un succès phénoménal.
Extrait :
« Incroyable, la façon dont ces deux poupées russes me travaillent l’esprit. Il me serait très facile de jeter celle que j’ai trouvée, ou tout au moins la reléguer dans mon tiroir avec l’autre, celle qui a appartenu à Layla. Mais je la garde à portée, dans ma poche, comme pour me rappeler que je ne peux pas me montrer trop confiant. Inévitablement, cependant, elle fait remonter des souvenirs de Layla. Et pour ne rien arranger, Ellen a laissé sa famille de poupées russes bien alignées sur le plan de travail de la cuisine au lieur de les remboîter et de les remettre dans la salle à manger. Je ne veux pas lui demander de les déplacer pour ne pas montrer que j’y accorde une quelconque importance, ni lui faire croire qu’elles me mettent mal à l’aise. »

L’accroche de Miss Aline :

 

Dix petites poupées, B.A. PARIS

« Voilà la déposition que j’ai faite à la police, dans un commissariat quelque part près de l’A1, en France. C’est la vérité. Mais pas toute la vérité ».

Ce sont tes mots, douze ans plus tôt, Finn pour parler de la disparition de Layla. Forcément qu’en guise d’introduction, tu poses tout de suite le doute. Qu’as-tu fais réellement à Layla ? Que n’as-tu pas dis ?

Au fil des pages tu me parais bien mystérieux dans le sens ou tu es à la fois victime et suspect. Victime parce que tu semble harcelé par un mystérieux corbeau qui voudrait te faire croire que Layla n’est peut-être pas morte ou du moins qu’il connait des choses sur toi ? Suspect parce que tu es trop nerveux. Tu parles à un moment d’un « passé honteux », de quoi s’agit-il ?

On voyage entre « maintenant » et « avant » ou tu nous racontes ton angoisse face aux accusations du mystérieux corbeau et l’histoire de ta rencontre/ relation avec Layla. Tu m’as l’air d’être un beau parleur limite manipulateur. J’arrive à m’interroger sur ce qu’a pu te faire Layla. Je t’imagine en victime de violence conjugale peut-être pas physique mais morale sans aucun doute.  Y aurait-il  eut  la fois de trop et tu aurais perdu les pédales.

La police n’ayant pas de corps, ni aucune preuve… tu t’en sors bien !

Est-ce une « perversion » que de t’engager avec la sœur de la victime ? Peut-être qu’elle lui ressemble tellement que tu fais un transfert. Ellen n’est pas Layla, elle semble plus posée, plus calme. Une relation « normale » enfin !

Qui te rappelle Layla avec ses poupées semées à tout va sur ton chemin ? Quelqu’un qui sait (ou du moins se doute), quelqu’un qui a vu quelque chose ? Pourquoi 12 ans après les faits ?

Tu cherches mais tu ne dis pas tout  à Ellen, ni a Tony (flic à deux mois de la retraite) qui est devenu ton ami après la disparition de Layla. Si tu es innocent, pourquoi ne pas tout dire ? Tu laisses planer le doute, je n’arrive pas à te croire totalement.

Plus j’avance dans le récit et plus je me demande jusqu’où je vais aller pour découvrir la vérité sur Finn et sur Layla. Je suis loin de voir la fin arriver. Coup de théâtre, je reste sans voix. Limite je relis pour être certaine d’avoir bien compris cette fois. Comme toujours, après coup, je me dis que j’avais tout les éléments pour (peut-être) arriver seule à la conclusion.

Comme le Petit Poucet, B.A. PARIS sème les poupées sur le chemin de Finn, et parallèlement  le long de ta lecture.  Ce chemin livresque où j’ai retrouvé la qualité d’écriture de l’auteur : fluide, rythmée. B.A. Paris a l’art et la manière de dépeindre des personnalités complexes. Les cartes ont bien été distribuées, coup de bluff et un roman coup de cœur.

Je remercie les Editions Hugo thriller pour ce SP et le renouvellement de leur confiance. Un très grand merci à B.A. Paris pour ce coup de maître. J’attends le prochain roman avec impatience.

disparition, suspect, doute, poupées, manipulation, personnalités complexes;

Grand Centre de Leafar Izen


Le livre : Grand Centre de Leafar Izen. Paru le 8 mai 2018 à Les éditions du Bord du Lot. 17€ ; (193 pages) ; 14 x 22 cm.

4ème de couverture :

Dans la zone sécurisée de Grand Centre, des citoyens reclus vivent dans une pâle imitation du monde d’avant la catastrophe.
Félix, agent de réassort est une des rares personnes autorisées à s’aventurer hors zone, parmi les enfermés dehors.
Léo ex-enquêteur zélé auprès de la Commission Mémoire et Vérité n’est plus aujourd’hui qu’un homme déchu, décadent et passablement loufoque. Une amitié indéfinissable lie Félix et Léo. Il y a aussi Lisa et ses jeunes enfants, Nina et Titus, une famille d’enfermés dehors qui occupent une place particulière dans le coeur blessé de Félix.
Des années plus tard, une photographie jaunie va remettre le feu aux poudres et ressusciter d’anciennes velléités de vengeance. Au fil de la nuit oùnous suivons Léo, au fil du road-movie de Félix et de son «cloporte», on s’attache à cet improbable binôme. Léo et ses frasques, Félix et son aura fantomatique qu’épaissit le souvenir. Mais qui sont-ils vraiment ? Les doutes s’immiscent. Ce qui semblait acquis se dérobe, jusqu’à découvrir l’impensable.
S’agit-il d’un roman policier, d’une fiction d’anticipation, d’un thriller psychologique, ou d’une énigme métaphysique ? Probablement tout cela à la fois. Car entre les lignes se révèle un secret savamment distillé par une langue souvent poétique, toujours envoûtante.
Quelle mystérieuse lumière se tient finalement au bout de ce roman qu’on aurait cru noir comme un tombeau ?

 

Leafar IzenL’auteur : Établi dans les vallées cévenoles depuis plusieurs années, Leafar Izen a auto-édité ses deux premiers ouvrages, un recueil de poésie, un ouvrage traitant de métaphysique avant de trouver un partenaire éditorial auprès des éditions du Bord du Lot. Leafar Izen résume son désir d’écrire par les mots suivants : “Quand j’ai des choses à dire, je les écris pour ne plus les penser… ou ne pas avoir à les dire.” “Que tous les diables m’emportent. Si je te trompe en te disant. Nous nous rêvons les uns les autres. Nul ne peut capturer le vent.” Extrait de la Vieille morte, œuvre incomplète, poésies. Grand Centre est son premier roman.

 

 

 

Extrait :
« Il me reste 7 jours à tuer. Jamais le temps ne m’a paru aussi long. A croire que les heures sont plus difficiles à tuer que les gens.
La végétation agonise sous la chaleur du mois de juillet, le cloporte se dandine en direction de Grand Centre. Six jours durant il a arpenté la région de plateaux calcaires et les gorges réputées pour la santé de leurs forêts de pins et de chênes. Félix s’est rendu dans une douzaine de scieries, s’envirant une dernière fois des odeurs de résine et de tanin. Il a pris nombre d’engagements qu’il ne pourra pas tenir. »

 

Chronique d’une flingueuse

GRAND CENTRE de Leafar Izen

Leafar Izen Grand centre

L’avis de Sylvie K

 

Grand Centre m’a été adressé par son auteur et je l’en remercie. Je sortais d’une lecture où il était question d’un futur dans lequel les gens vivent hors du temps dans une décharge et… Dans cette histoire on est vraiment dans le futur, un nouveau monde ; celui des enfermés dans une zone de non-dit et ceux du dehors. Félix fait partie de ceux du dehors et se déplace dans son cloporte contournant le règlement, il côtoie les enfermés surtout Lisa et ses deux enfants. Son pote Léo un génie de l’informatique est un ex consultant privé pour la police mais il ne travaille plus depuis… depuis quoi ? L’histoire commence par des enregistrements sur le dictaphone de Félix, des flash-back. L’auteur nous balade dans les retours en arrière avant de nous emmener dans la deuxième partie de son livre au cœur d’un trhiller car Félix va assouvir une vengeance. Le passé rattrape Léo et Félix dans cet univers où Félix à peu de chance de s’échapper mais où tout différent et monnayable

 C’est un roman d’anticipation agrémenté d’une histoire de vengeance et même d’amour. Chacun trouvera des sentiments ou un style différent en résonnance. J’ai beaucoup aimé le style et l’histoire, Leafar peut continuer d’écrire des romans car celui-ci est prometteur !

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 2


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

2éme partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un objet de Noël.

 

Le commandement de Noël selon….Marc

Sapin en livre

Un joli Noël pour les membres de ma famille ce n’est pas toujours facile. Quelques-uns de mes cousins ont été choisis pour leur titre de gloire, par défaut, car on ne savait pas trop quoi offrir. Et c’est le pire. Souvent ils finissent dans une brocante, avec tant d’autres. Alignés comme des enfants dans un orphelinat du milieu du 19e siècle, le jour des adoptions, en espérant qu’une famille aimante vienne les choisir.

Là je suis dans le noir, emballé et posé sous le sapin. Je crois que j’ai de la chance, car avant qu’on me mette dans ce joli papier cadeau qui m’habille ce soir, j’ai vu une belle bibliothèque avec de nombreux congénères qui semblaient heureux d’être dans ce foyer. Je crois que je vais voir des sourires quand on va déchirer le papier qui m’entoure. Et quand mes pages s’ouvriront je verrais des visages s’illuminer sous les émotions que je sais si bien transmettre. Avec de la chance je vais passer entre les mains de tous les membres de la famille, peut-être même qu’ils vont me prendre avec eux en vacances pour me lire sur une belle plage ensoleillée l’été prochain.

Juste avant l’obscurité, j’ai vu des Mojito posé sur la table basse du salon, je dois être dans une famille de flingueuse. Oui je sens que je vais être aimé et très heureux ici. Voilà un superbe Noël qui s’annonce pour moi.

Bonnes fêtes à tous

Le commandement de Noël selon…. la coucou suisse de Danièle

Moi je suis la coucou, oui pas de raison qu’il n’y ait que des mecs à faire les cons en sortant de leur cahute toutes les heures … d’accord ? C’est un taf plus astreignant que celui de la canassonne  verte parce que celle là ne devait pas coucouter nuit et jour ! Et ce soir ils vont même tous attendre béatement ma douzaine de coucoutages … Fêter Noël, n’importe quoi ! Rester debout pour m’entendre alors que je rêve d’une vraie nuit de douze heures de calme et de silence … Donc moi, mon commandement de Noël c’est de faire comme chez les modernes, supprimer ces p… de notifications inutiles. Du coup je me verrais bien ne plus coucouter la nuit et seulement deux ou trois fois le jour … le matin pour emmener les gamins, le midi pour la bouffe, vers 16 heures pour éjecter le facteur qui se paye du bon temps avec la Josette dans le canapé avant qu’elle n’aille chercher ses lardons à l’école.

Je connais bien toute cette famille qui m’héberge depuis que la tante Georgette m’a ramenée d’une brocante en Suisse, même si je traîne un peu dans mes modulations pour préserver mon helvétisme, j’en ai marre de cette sinécure. J’aimerai tant me consacrer à l’éducation du petit Tom, une graine de sérial killer celui-là et avec ce que j’ai appris chez mes anciens patrons, j’ai de quoi faire progresser sa vocation !

Commandement de Noël donc  : silence les notifs et place aux choses vraiment importantes comme la transmission et le partage d’expériences, le reste on s’en balance et on le balance aussi !

 

Le commandement de Noël selon…. Jean Paul

Oh Noël ! soit qui mal y pense

J’aurai du écouter mes parents…

Ce n’est pas faute de me l’avoir répété maintes et maintes fois.
– Ne fais pas de bruit.
– Fais-toi discret…
– Si tu continues, tu vas finir par les attirer !

Je ne les avais pas écouté. J’avais juste envie de me sentir libre, de respirer à pleins poumons. Mais, maintenant c’était trop tard, je ne retrouverai plus jamais les miens…

Tous les ans à la même période c’était pareil. Ils venaient par plusieurs groupes, souvent le matin, dès le levé du soleil. Ils n’avaient peur de rien, de personnes. Trop nombreux pour que nous puissions faire quoi que ce soit. Bruyant, avec leurs gros véhicules équipés de moteurs pétaradants et ça les faisaient rire en plus, alors que nous, tétanisés par la peur, ne savions plus quoi faire, ne savions plus où nous cacher, et à chaque fois c’était la même chose. Plusieurs d’entre nous étaient enlevés et ne revenaient jamais… Le pire dans tout ça c’est que personne ne faisait rien pour nous aider.

J’avais présumé de mes forces, présumé de mes capacités, aujourd’hui j’étais là, allongé dans un 4×4. Je ne voyais rien. Je ne pouvais plus bouger. J’avais du mal à respirer, je sentais à mes pieds, contre mon dos, tout autour de moi, les autres qui comme moi venaient de se faire enlevés. Qu’allait-il nous arriver ? Qu’allaient-ils faire de nous ?
Nous nous posions sûrement tous la même question. Mais personne n’avait de réponses.

La loi du plus fort continuerait donc ainsi tous les ans, et il me semblait bien que c’était à chaque fois de pire en pire…

………

Quatre semaines après notre enlèvement, ballotés de lieux en lieux, changeant à chaque fois de véhicules ou de directions, j’ai pu enfin communiquer avec l’un des miens. Comme moi, il était bâillonné et attaché dans l’impossibilité de faire un quelconque mouvement, mais lors d’un brusque virage, il a glissé tout contre moi. Plus âgé, il essaya de me rassurer, mais en vain. Je le sentais bien. Au fond de lui, il nous savait tous perdus. Un moment je comptais les virages en me disant que peut-être j’arriverai à nous sauver, à me sauver ? Je n’en ai jamais eut la possibilité.

Finalement, nous avons fini par arriver dans un grand local, où nous fûmes jetés, pêle-mêle les uns sur les autres, sans aucun respect. Je les ai un instant entraperçu. Ils étaient tous vêtus de la même façon, très différentes des premiers qui nous avaient enlevé. Plus nous avancions dans le temps, pire étaient nos contraintes de vie. Ils se comportaient comme si nous n’étions pas là, échangeant entre eux des blagues de mauvais goût, sur leurs femmes, sur leurs intentions et de la façon dont ils allaient se servir de nous. Le froid de plus en plus intense en cette période qui annonçait Noël, les incitaient à se réchauffer, grâce à diverses boissons alcoolisées. Pendant ce temps, nous étions tous, transit de froid et de peur… Je ne supportais plus d’être attaché, ligoté, sans voir la lumière depuis maintenant plusieurs jours.

Puis vint le jour “J”.

Il est venu me chercher. Il m’a choisi parmi tous les autres. J’étais celui qu’il voulait. Après avoir posé ses mains calleuses sur moi, fouillant partout, tirant par-ci, pinçant par là. Il me jeta violement sur ses épaules comme si je ne pesais rien.

– Allez ! Merci les gars et à l’année prochaine…

– C’est ça !!! Amuses-toi bien ! Ah ! ah ! ah ! Au fait, quand tu n’en voudras plus, passe un coup de fil, nous viendrons le récupérer. Ne fait plus comme l’année dernière. Tu l’as laisser plusieurs jours derrière chez toi. Je ne tiens pas à avoir des ennuis.

– Ok ! Ça marche je vous appellerai…

Il me jette dans son coffre, et le claque aussitôt. Au bout d’une bonne demi-heure et quelques centaines de virages, son véhicule stoppe. Il ouvre le coffre et me récupère de nouveau sur ses épaules. Je n’en peu plus, je sent ma fin.

Il me pose finalement au sol. Me détache et retire les baillons qui m’entravaient depuis plusieurs jours. La lumière agresse mes yeux, J’ai du mal à conserver mon équilibre et il est obligé de me retenir afin que je ne tombe pas à ses pieds. Nous ne sommes que tout les deux. Il me regarde de bas en haut. Il respire fort. J’entends derrière moi le tic-tac d’une pendule. Je suis dans une grande pièce. La cheminée allumée produit une chaleur agréable. Mais j’ai de nouveau des vertiges, la tête me tourne et je finis par tomber avant qu’il n’arrive à me rattraper.

…………………

Quelle heure est-il ?

Combien de temps suis-je resté inconscient ?

Il doit être tard. Il fait nuit, seule la cheminée produit une clarté douce qui me permet de voir que je suis seul dans la pièce. J’essaie de bouger. Impossible. Je suis de nouveau ligoté de partout. Je ne comprends rien à ce qui m’arrive. J’ai quelque chose d’assez lourd sur la tête, des pointes enfoncées sur tout mon corps. La peur revient à toute vitesse. Je sens que je vais craquer. Il m’a vêtu avec je ne sais quoi. On dirait un déguisement de toutes les couleurs. Soudain, j’entends des voix, plusieurs voix… Que vont-ils me faire ?

– Restez dans le couloir, je fini de le préparer…

– Que vont-ils encore me faire ?

– Laisse-nous regarder !

– Pas question. On avait dit que c’était une surprise !

– Bon d’accord, mais dépêches-toi. Nous sommes impatient de le voir !

Il entre et referme la porte derrière lui. Allume la lumière.
Qu’est-ce qu’il ma fait ?
J’en ai partout ! Sur le corps, sur la tête. Je suis de nouveau ligoté de partout, entièrement à sa merci.

Il vient vers moi avec un sourire qui dévoile toutes ses dents. Il tient à la main quelque chose… Ouf ! Juste une télécommande…

Il appuie.

Une musique doucereuse sort d’une enceinte qui se trouve à mes pieds. Il vient vers moi et me caresse lentement. Tire sur l’un les liens et le replace, sûrement pour voir si je suis bien attaché ? Je suis complètement soumis à lui et me trouve ainsi obligé d’accepter tout ce qu’il voudra m’imposer. Son visage s’approche doucement de moi, maintenant il me hume profondément, recule et de nouveau éteint la lumière…

Se retourne vers la porte et l’ouvre… J’ai peur !

– Venez, vous pouvez entrer…

– Mais, on n’y voit rien ici !

À ce moment là, un flash lumineux explosa littéralement en rythme avec la musique, m’aveuglant en parti. Ça brille de tous les côtés. Tout autour de moi, sur moi !
Du rouge, du jaune, du bleu !!!

– Joyeux Noël les enfants !!!

– Waouh, papa ! Il est vraiment superbe cette année ton sapin…

 

Le commandement de Noël selon….

 la dinde de Noël d’Isabelle

« Cuicui-Couic-cuit-cuit ».

 

Le commandement de Noël selon….  Maud

L’Amitié, à la Vie à la Mort

 

25 Décembre 2018, dans une maison quelque part

Je m’appelle Journal, Maud m’a créé pendant ses vacances d’Octobre pour échanger sur ses journées, ses lectures en attendant de pouvoir publier ses retours sur Les Lectures de Maud. Aujourd’hui posé sur un canapé j’ai envie de me confier. Depuis notre retour, je me sens parfois abandonné, délaissé, Maud me parle de temps en temps de ses rencontres, me confie quel livre elle lit ; mais j’aimerais qu’on papote plus souvent. Parfois lors de nos échanges, je lui fais part mon désarroi. Je sais qu’elle travaille et qu’elle a moins de temps à me consacrer ; peut-être arriverons nous à trouver un rythme régulier d’échanges dès l’année prochaine. Je fais quant même très attention quand je harpie Maud car depuis le Salon du Fantastique, nous avons un nouveau compagnon qui me terrifie. Il y a une différence entre partager ses ressentis de lecture et vivre au quotidien aux côtés d’un Carnet diabolique. Vous écrivez un nom dessus et la personne meurt dans les 30 secondes, je veux parler de Death Note, bien sûre. Après les livres, Maud a également ce précieux Carnet et je peux vous assurer que j’essaie de me tenir à carreaux comme disent les Humains. J’ai essayé à plusieurs reprises d’échanger avec lui afin de troubler mon ennui. Mais malheureusement mes tentatives sont restées jusqu’à présent infructueuses, j’aurais aimé qu’on devienne amis.

Il est posé là pas loin de moi, dans un sens nous avons de la chance Maud nous emmène partout. Nous avons pu assister à l’ouverture des cadeaux, rituel de Noël, de nouveaux livres j’ai hâte qu’elle m’en parle, pardon qu’elle nous en parle. Je suis sorti de mes pensées par Vincent, son frère, qui rassemble et froisse tous les Papiers Cadeaux et qui se dirige vers la cheminée. Mon cœur se serre, je pense à mes cousins qui sont en train d’être malmenés. Puis, c’est au tour des revues, divers magazines et presse. Non, non pas le feu, je ne veux pas finir comme ça !!! Je vois défiler sous mes yeux les différentes lignes de ma courte vie. Mes pages se raidissent presque à se corner, ma tranche se ramollit et ma couverture devient moite. C’est incontrôlable : j’ai peur qu’il vienne me prendre aussi. Je surveille ses faits et gestes, je tremble de mille feuilles. Un coup d’œil vers Death Note, il est serein et ne semble pas du tout préoccupé par ce qui est en train de se passer sous nos yeux. Nos amis, nos frères, nos cousins, nos semblables, je suis triste pour eux : l’encre de mes dernières lignes devient humide, serais-je en train de pleureur ?

Vincent gratte l’allumette et le feu jaillit : le plus grand ennemi du Papier a encore frappé. Il se retourne rapidement, un courant d’air fait tomber une page de Death Note. J’y lis :

Je les ai sacrifiés pour nous sauver. Ne serait-ce pas ça la magie de Noël : Montrer à ses amis qu’on les aime. Journal, je t’apprécie même si parfois tu écris trop !!

Je profite du courant d’air pour faire virevolter quelques pages afin de montrer ma reconnaissance à mon nouvel Ami.

 

Le commandement de Noël selon….  Cécile

La beauté de verre

Des jours que tu m’observes, des jours que tu t’approches de moi malgré l’interdiction qui t’en est faite, des jours que l’angoisse de tes mains sur moi me hante… Tu sembles inexorablement attiré par le chatoiement de mes couleurs, la courbe luisante de mon corps.

On t’a pourtant interdit de m’approcher, de me toucher, et même me regarder avec convoitise t’est formellement défendu. Tout le monde pressent la fin inéluctable si tu venais à me murmurer ton désir à moins de deux mètres de mon visage. Ton haleine chargée glisse pourtant sur moi comme une menace, comme la promesse d’un dénouement fatal. Je suis pour toi ce qu’il y a de plus proche du péché originel. J’en ai les mêmes atours. Je revêts la même tentation.

Tu sens pourtant que tu ne pourras plus te retenir longtemps, tu veux me posséder me toucher au risque de me briser. Tu n’arrives plus à te contenir, toutes les menaces si tu te laisses aller à tes plus bas instincts n’ont plus d’effet sur toi. Tu ne crains plus rien et encore moins ma fin. Me tenir au moins une fois entre tes mains, même un bref instant, envahit ta raison, devient un besoin impérieux que rien ne pourrait arrêter.

Tu t’approches à pas lents pour n’éveiller aucune attention. Tu me regardes en dardant un regard de passion pour mon éclat. Ton pouls s’accélère à mesure que tu imagines me toucher, me caresser. Le feu envahit tes joues jusqu’au tréfonds de ton envie.

Me voilà gisant sur le sol en mille morceaux scintillants, mes plus beaux atours se sont transformés en mille morceaux éparpillés par tes mains. Elles n’ont pas pu épargner la douce fragilité de mon cristal. Elles ont étouffé la moindre parcelle étincelante  de ma courte vie. J’ai vécu dans du papier de soie mais rien aujourd’hui n’a pu me protéger de tes doigts.  Je gis sur le sol, victime de ta convoitise. Tu n’as pas réussi à résister à mon chant de sirène miroitant. Je suis la première victime de ton massacre de Noël.

Amis des décorations de verre à mille couleurs chatoyantes, sachez que rien ne pourra jamais éviter l’inéluctable destin de la boule de Noël s’écrasant sur le sol, victime de sa propre beauté !

 

 

Le commandement de Noël selon…. Sylvie

L’ATTENTE DE NOEL

Il se sentait bien seul, ses potes étaient déjà partis. Ca bougeait partout en plus il pleuvait sans discontinuer même pas de neige pour Noël ! Il se rappelait quand ses parents étaient partis, il neigeait de gros flocons, ils étaient tout blancs avec des stalactites transparentes collées par le froid. Lui petit avait continué de grandir seul mais avec tout ses copains qui comme lui avaient poussé comme de la mauvaise herbe. Aujourd’hui, il était adulte grand et fort il attendait que vienne le temps pour lui de partir il était impatient mais aussi il attendait ….. Il faisait doux maintenant les saisons étaient bizarres, il entendit du bruit ; ça parlait haut et fort. Les hommes avec leurs grosses bottes cherchaient et l’un deux le regardait; il dit aux autres « mais regardez moi celui-là pas mal du tout pas trop grand ni trop petit, il est comme ils le veulent ! » l’autre dit « ouais » en me regardant « allez les gars embarquez le ». Enfin mon tour, je les laissais m’emmener vers une nouvelle famille. Je me retrouvais dans la maison près de la fenêtre les enfants venaient me voir, j’étais bien habillé pour l’occasion j’étais trop fier ! Je comprenais la joie de Noël même le chat venait jouer avec moi mais il se faisait enguirlander normal à Noël …..

Après les fêtes on me déshabilla, fin de fête, j’avais froid et me sentais nu, je me retrouvais sans ménagement dans la cabane du jardin mais la petite fille insista pour me garder. Depuis tous les ans on me décore, je revêts mes habit de lumière et au fond du jardin à côté des cyprès moi mes pommes de pin et mes aiguilles toutes vertes avec le bonhomme de neige et de jolis rennes lumineux on éclaire de mille feux pour fêter noël.

 

Apéro Polar : La plume et le Flingue


Apéro Polar : La plume et le Flingue. Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

Une nouvelle fois, la patronne nous a concocté un de ses fameux apéro polar.

Cette fois le titre était « la plume et le flingue » et le thème « flic et auteur »

 

Le compte rendu d’Eppy Fanny, complété par Ge la patronne.

C’est parti pour 1h30 d’interrogatoire

 

AP sacha DidierPrésentation par la patronne en personne. Dame Geneviève

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Un public de connaisseurs dans lequel des auteurs amis …

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Go Geneviève Van Landuyt se lance

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Les questions arrivent. Et…

 Ge- « OKi,  Sacha alors pourquoi tout à coup on écrit ? »

 Sacha -« Pourquoi on écrit?

En ce qui me concerne, c’est en lisant Maxime Chattam, qu’un jour je me suis dit: « J’aimerais avoir le talent et l’imagination pour écrire des romans ». Un jour j’en ai parlé à mon mari, et il m’a répondu de la manière la plus naturelle du monde « Ben fais-le! » Mdr

Le lendemain, j’ai pris un cahier et un crayon,✒ j’ai commencé à créer des personnages, je voulais que ça se passe en Louisiane. J’y avais passé de fabuleuses vacances et l’atmosphère était restée ancrée en moi! Les premières lignes, je me sentais un peu bête, et puis j’ai commencé à faire des recherches. A ce moment, le virus m’a pris et écrire est devenu une passion! Moi qui n’avais jamais rien écrit avant l’Emprise des Sens!

Je voulais voir si j’étais capable de sortir quelque chose de ma tête et de mon imaginaire! »

– « Quelle est l’urgence de l’écriture ? »

« J’écris dès que je peux en fonction de mon temps libre! Et quand je n’écris pas, je réfléchis à un tas de trucs sur mon intrigue, mes personnages. Je prends quelques notes pour m’en rappeler (j’ai toujours un cahier avec moi!) « 

les réponses aussi mêmes si elles ne sont pas toujours en adéquation avec les questions…

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Pas grave la patronne relancera ses questions jusqu’à obtenir une réponse.

« – Alors ! Ton boulot, vocation ou bien ?

– Mon boulot? Oh que oui, vocation! Merci Starsky et Hutch! Et je pense pas qu’on puisse exercer le métier de policier sans que ce soit une vocation! »

« -Pourquoi un polar ?

Le polar s’est imposé à moi très naturellement de par cette passion pour l’étude du comportement des criminels en série! Et là je pouvais créer mon propre monstre, avec ses souffrances, ses déviances, ses troubles neuropsychiques! C’est flippant ça aussi nan? lol » 

– Peux-tu me dire pourquoi tu as décidé d’écrire sous pseudo ?

Si j’ai décidé d’écrire sous pseudo,  ce n’est absolument pas pour me cacher derrière! Mais pour le fun! Je trouvais que c’était rigolo! Et c’est mon côté rêveuse! Enfant presque!

Le romanesque m’a toujours attirée alors se créer un nom en tant qu’auteure c’était me donner une nouvelle part de liberté à moi aussi!!!

Et puis je voulais aller au bout de mon délire et choisir un prénom que j’aime depuis longtemps!

A moins que ce ne soit un trouble dissociatif de l’identité! Muhahaha 😉😊🤓

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Didier sage comme une image.

Mais son tour est arrivé

Le voilà qui nous parle de son ancien univers professionnel, de son parcours.

« Je suis né le 11 décembre 1954. Mon père était policier et c’est lui qui m’inoculera le virus. Car en plus d’écrire des polars j’ai fait partie de la grande maison. Après quinze ans dans la restauration, notamment à bord du paquebot France j intègre la Police en 1984

De 1986 à 2000, j’ oeuvre au sein de la brigade anti-criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001, je suis affecté au groupe de recherches et d’investigations dans le 13e à Paris. J’y prends en charge le bureau de police administrative. »

 

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De ces héros et personnages aussi

« Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage. Le problème, c’est qu’on ne les prévient pas que le paquetage s’alourdira au fil des ans. Alors, certains mettent une carapace et en payent le prix fort dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder et trouvent dans leur arme de service l’ultime solution. »

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Didier Fossey est en verve

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Sacha fait de même.

– Donc Sacha, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

-Alors, déjà, « bonjour les lecteurs à Geneviève »!!! 珞

Je suis Sacha. Et depuis que je me suis mise à écrire des thrillers, mon mari ne dort que d’un oeil à côté de moi! Muhahaha!!! J’ai 44 ans, toutes mes dents (oui même les dents de sagesse!), et le plus beau compliment que j’ai eu dernièrement, « t’es une grande malade toi! ». (un de mes collègues de boulot qui lisait mon livre).Quand j’étais ado, je ne lisais pas beaucoup (oui je sais ça choque), j’avoue que le programme scolaire de lecture ne me faisait pas rêver! Les seuls qui m’ont fait vibrer à cette époque, Edgard Allan Poe, et Oscar Wilde! Dejà les prémices de ma psychopathie peut-être! Et en fait, je ne me suis mise à « dévorer » les livres que depuis une quinzaine d’années! Je me rattrape maintenant!

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Didier Fossey nous parle de son roman Burn out aux Editions Flamant Noir

Une série de vols d’objets d’art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup, mais, lors d’une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d’indices. Ses collègues présents sur place n’ont rien vu.

Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Malgré son manque d’effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d’un de ses hommes…

Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi et les pistes sont dérisoires. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires, non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel.

C’est un monde désenchanté, un monde dans lequel l’histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine c’est tout. Certains flics boivent pour oublier, d’autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible…

 

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Bienvenue au 36 quai des Orfèvres. Ambiance, jargon, procédures… tout y est parfaitement décrit, au point que vous aurez l’impression de faire partie de cette équipe de la B.A.C. dès les premières pages. L’auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carrière dans la Police Nationale. Il mêle fiction et réalité avec talent. Burn-out met en lumière les nombreux problèmes du métier de policier. Ces hommes, ces maris, ces pères, sont souvent mal perçus par la population, incompris de leur hiérarchie. Quand leur métier prend toute la place, devient insupportable au quotidien et leur fait tout perdre, ils trouvent parfois en leur arme de service l’ultime solution… Un polar qui s’inscrit dans l’actualité.

 

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BURN-OUT, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s’alourdit de quelques cauchemars…

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Sacha nous résume le sien. L’emprise des sens aux éditions de L@ Liseuse

Talia détruite psychologiquement par son ex mari décide d’aller passer des vacances à la Nouvelle-Orleans et d’en profiter, mais ce qu’elle ne sait pas c’est que sa vie va basculer.

Un cauchemar va venir perturber sa première nuit, cependant elle décide d’aller se promener au cimetière Saint Louis afin d’évacuer ce stress.

Là, elle se retrouve face à la scène de crime de son cauchemar de la nuit passée ! un don ? de la magie noire ? des rites vaudous ?

BIM, c’est parti pour un voyage à la Nouvelle Orléans, ambiance chaude assurée !

 

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Sylvie Buttard (Sacha Erbel) qui parle d’un auteur qu’elle adore (moi aussi) Maxime Chattam. Je précise car je n’ai pensé à enregistrer qu’après son hommage. Didier Fossey rend hommage aux talents de Franck Thilliez et de Jacques Saussey. Deux auteurs que j’apprécie énormément aussi…

Certaine question demande réflexion …

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Des débats Ok, mais des fous rires aussi

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de l’humour toujours

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Des débats passionnants sur le quotidien des policiers, avec le renfort de Patrick Nieto, dans le public. Heureuse de l’avoir enfin rencontré « dans la vraie vie ». J’ai énormément apprécié nos échanges.

Les échanges se poursuivent

Sacha est en verve… Didier se défend

des moments intéressants, une fois de plus. Des moments émouvant aussi des moments d’émotions, de rire, des sourires. Des moments de vie, simplement

 

Les débats se terminent et j’en profite pour mettre en boite la patronne qui met en boite les auteurs

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Les apéro polar se termine toujours par un verre de l’amitié et quelques grignotages et des échanges libres entre le public et les auteurs pendant que notre hôtesse, la patronne, joue les barman.

Puis une fois que la cheffe à remis en état les lieux, plier et ranger les chaises, remis les fauteuils en rangs d’oignons…On va déjeuner, les lecteurs, auteurs et organisatrice au resto du coin.

Et là un autre repas polar débute, les échanges entre tous se poursuivent

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Attention la patronne à faim. Et oui elle n’a jamais le temps de prendre l’Apéro, la cheffe

Rencontre avec Sylvie Marquez avec qui nous avons longuement échangé sur le Salon de Toulouse à venir (ma petite Amandyne Di Fauris tu étais un peu avec nous hier).

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Rencontre aussi avec Helene Babouot. Un délice que nos échanges. J’ai deux mots à dire à un ami à propos ….

AP sacha Didier$$$$$$$$$$

Parce que c’est drôlement sympa d’échanger en déjeunant . Merci Patrick Nieto

Que voilà des moments agréables. Et en plus passion commune avec Didier Fossey pour le rugby. Nous n’avons donc pas parlé que littérature et métier de policier.

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Cette photo n’est pas de moi mais l’ambiance me plait beaucoup. Auteure et Éditrice qui voient la vie en rose. Plutôt sympa comme conclusion de ces moments passés ensemble.

 

 

Manuel pratique de la haine de Ferréz


Le livre : Manuel pratique de la haine de Ferréz. Traduit du brésilien par Paula Anacaona. Paru le 15 septembre 2009 chez Anacaona Éditions.19€;  (249 p.) ; illustrations en noir et blanc de ; 21 x 15 cm

4e de couv :

Manuel pratique de la haine

Au Brésil, dans la favela, Régis, Magicien, Lúcio la Foi, Neguinho et Aninha planifient le braquage parfait.

Sans perspective de futur, tombés dans l’engrenage cruel de la haine, poussés par une faim ultime, ils tuent, aiment ou meurent dans des proportions démesurées.

La violence, hors de contrôle, explose et s’impose dans cette oeuvre brute.

Écrit par une des voix marginales les plus prometteuses de la fiction urbaine brésilienne contemporaine, le Manuel Pratique de la Haine, roman original, marginal et vertigineux, révèle sans fard la brutalité des favelas de São Paulo.

L’auteur : Ferréz, terroriste littéraire. Fils d’un chauffeur de taxi et d’une domestique, l’écrivain Ferréz, leader communautaire de la favela Capão Redondo à São Paulo confie que la littérature a été pour lui une planche de salut. Pendant sa jeunesse, il enchaîne les petits boulots sans jamais se séparer des livres, même s’il devait parfois perdre des heures dans les transports en commun pour aller à la bibliothèque la plus proche.

En 1997, il auto-édite son premier livre et c’est en 2000 que le roman Capão Pecado – jeu de mots autour de son quartier, Capão Redondo, qui devient le « Capão du péché » – le révèle au grand public. C’est l’explosion, le livre est vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires [à ce jour, plus de 100 000 exemplaires vendus]. En 2003, le Manuel pratique de la haine l’installe définitivement parmi les écrivains contemporains brésiliens importants.

Ferréz a créé un nouveau type de littérature, la littérature marginale – faite par les exclus pour les exclus, ceux qui sont en marge du pouvoir central. Entre les nouvelles, les romans, les livres pour enfants, les pièces de théâtre et scripts pour la télé, les bandes-dessinées et les textes de rap, Ferréz fait entendre sous toutes les formes la voix des habitants des grandes périphéries urbaines au Brésil.

Contrairement à de nombreuses célébrités originaires de la favela, Ferrez a décidé, par militantisme, de continuer à y habiter.

Ses romans décrivent le quotidien violent de son quartier. Se basant sur des faits et des personnages réels de sa favela, s’imprégnant des thèmes qu’il combat et avec lesquels il cohabite, Ferréz réfléchit dans son œuvre sur le racisme, la pauvreté, la violence et la solitude de l’homme dans la société de consommation.

Ce qui caractérise le style de Ferrez, c’est son travail impressionnant sur la langue, les mots, les sonorités. En cela, il a donc toujours été proche du mouvement culturel hip hop.

Pour lui, vivre à São Paulo, c’est survivre.

 

Citation :
Il en conclut que la vie est un entonnoir et que seuls passent ceux qui s’adaptent à chaque nouvelle situation

Le post-it de Ge

9782918799009,0-1255528

Au Brésil, dans la favela, Régis, Magicien, Lucio la Foi, Neguinho et Aninha planifient le braquage parfait…

Plongée vertigineuse dans le monde du crime de São Paulo

Ce roman est dur, voire brutal, et présente une galerie de personnages hauts en couleur et tous plus ravagés les uns que les autres.

L’auteur propose un regard sans concession sur la société brésilienne d’aujourd’hui. Le Brésil, un pays où la misère est omniprésente et la violence quotidienne.

Ce livre est loin de la carte postal du Brésil, il nous donne à voire l’envers du décor.

L’écriture de l’auteur et le langage des personnages est celui du ghetto, celui des favelas.

Et dans ces ghetto le seul manuel possible est celui de la survie, nous prévient l’auteur

Un texte âpre, déroutant voire dérangeant.

A découvrir sans attendre

 

Extrait : 
Après tout il s’est toujours dit que le pire n’est pas de ne pas avoir, mais plutôt de savoir qu’on n’aura jamais, plusieurs voitures, certaines avec des autocollants Droit, Odontologie et le nom de l’université en dessous, Régis se sentait tel un héros, il avait compris les règles du capitalisme, amasser du capital à n’importe quel prix, après tout les exemples autour de lui l’inspiraient encore plus, ces ennemis qui se serraient dans les bras au nom de l’argent au Conseil Municipal et à l’Assemblée Législative, ces ennemis qui se serraient dans les bras dans l’émission du dimanche pour célébrer les ventes d’un nouveau CD, les exemples étaient clairs et visibles, il fallait vraiment le vouloir pour ne pas les voir.