Dans la brume écarlate – Nicolas Lebel.


La double chronique,

vous connaissez le principe maintenant la double chronique c’est deux avis pour le prix d’un.

Deux Flingueuses vous propose leurs avis respectifs sur une même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et Ge notre porte Flingue qui s’y collent.

Alors bonne lecture.

Allez on démarre par la chronique de Ge

Le livre : Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel. Paru le 27 mars 2019 aux éditions Marabout  dans la collection Black lab . 19.90 € ; (389 p.) ;  15 x 23 cm.

4ème de couverture :

Dans la Brume écarlate

« Il n’y eut pas un bruit dans la rue désolée, dans la ville morte, et pourtant elle sut que quelqu’un, quelque chose était là, qui l’épiait, vorace et concupiscent, avide, alors son coeur détona et elle se mit à courir, son haleine se mêlant à la brume épaisse qui accrochait son corps, ses vêtements, ses cheveux, qui collait à sa vie, la freinait, l’empêchait de fuir ce cauchemar éveillé. Elle hurla dans sa course impossible car quelqu’un, quelque chose était là qui la talonnait, s’enivrait de sa terreur, en voulait à sa vie. »

Paris, XIIe arrondissement. Une étudiante disparaît. À travers la ville engluée dans une brume épaisse, le capitaine Mehrlicht et son équipe mènent une course contre la montre pour retrouver celui qui sème derrière lui des cadavres exsangues.

 

L’auteur : Nicolas Lebel est né à Paris où il vit encore aujourd’hui. Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins : Les Frères du serment, qui sort dans un silence prometteur. En 2013, il publie aux Éditions Marabout L’Heure des fous, en 2014, Le Jour des morts, puis en 2015, Sans Pitié ni remords (2017-Livre de poche), puis en 2017 De Cauchemar et de feu, quatre romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.
Animal carnivore à sang chaud, Nicolas Lebel est un roux émotif, partiellement fumeur, explorateur intrépide des Côtes du Rhône et des Whiskies Islay, une quête que les lecteurs encouragent en lui faisant de nombreux cadeaux dans les festivals
Extrait : 
« Lucie percuta un arbre surgi du brouillard, perdit une chaussure et tomba au sol, hébétée, s’empêtra un instant dans les ombres osseuses des ramures noires, se releva, reprit sa fuite aveugle, des larmes dans les yeux, traversa une ruelle en piaulant à l’aide, boitant sur son pied nu, trouva un hall d’immeuble, une porte fermée, des rangées de boutons d’Interphone, lueurs dans la nuit, pressés du plat de sa main écorchée, des anonymes qui décrochèrent mais n’entendirent que le cri aigu et lointain d’une femme avalée par le brouillard. »

 

 

Le post-it de Ge

Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel.

Quel pied, mais quel pied que ce nouveau roman de Nicolas Lebel.

Décidément je ne regrette en rien d’en avoir fait mon chouchou. Il est vraiment talentueux ce garçon et il a une vraie plume.

Dans la brume écarlate on retrouve le petit capitaine Mehrlicht et son équipe engluée dans de sombres histoires. On retrouve la gouaille de Mehrlicht, son sale caractère. On retrouve ses lieutenants, Dos Santos, ses doutes et ses travers, Latour et son âme d’infirmière toujours au chevet de la veuve et l’orphelin.

Notre joyeuse bande d’enquêteurs, joyeuse pas si sure, va être confronter à de drôles d’enquêtes.

Sa fille, Lucie, une étudiante, n’étant pas rentrée de la nuit, une femme sollicite le capitaine Mehrlicht au commissariat du XIIe arrondissement de Paris. Dans le même temps, son équipe est appelée au cimetière du Père-Lachaise, où les gardiens ont découvert une mare de sang, mais pas de corps. Un peu plus tard, le cadavre exsangue d’une femme est retrouvé dans la Seine.

Avec ce 5e opus des aventures de Merlich, Nicolas Lebel a décidé de rendre hommage au roman gothique. Dans les brume écarlate en utilise tout les codes, un lieu inquiétant, des éléments naturels appropriés, la présence de l’au-délà et et une atmosphère d’angoisse et de mystère.

Notre auteur joue à merveille avec ces codes. Il distille tout au long de cette enquête classique des petites touches de surnaturel. Il soigne ses décors, il s’attache même à ceux ci, les eaux trouble de la seine, les histoires mystérieuses du cimetière du Père-Lachaise …

Mais il n’en oublie pas pour autant la réalité sociale de notre époque. L’Immigrations.  Les migrants sont aussi un de thème de ce roman. La peur de l’autre, la xénophobie, l’invasion de notre pays par des milliers de musulmans potentiels terroristes. Ces émigrés révélateurs de nos peurs ancestrales. L’insécurité sur laquelle surfe quotidiennement l’extrême droite et la droite extrême propageant insidieusement ses idées nauséabondes.

On aborde aussi ici le thème des violence faites aux femmes. Nicolas Lebel se pose en féministe, évoquant la place de la femme dans notre société. La vision que le monde a et a eu de la femme à travers le temps. La femme victime de l’oppressions des hommes et des classes dominantes.

D’ailleurs l’idée du roman gothique est une nouvelle fois bien vu, les femmes, notamment les britannique ayant été les pionnières du genre. On pense à Clara Reeve, Ann Radcliffe, Sophia Lee et Charlotte Smith. De Charlotte Drake à Mary Shelley et son Frankenstein. Ces femmes qui ont façonné la littérature gothique pour en faire une littérature noire.

D’ailleurs il est très plaisant de retrouver des citations de ses œuvres majeures du roman noir anglais tout au long de notre lecture. Mary Shelley bien-sur mais aussi  Bram Stocker et son Dracula ou encore Oscar Wilde et Le Portrait de Dorian Gray. On y entrevoit aussi Edgar Allan Poe mais aussi le docteur Jekyll et son  double M. Hyde. 

Et puis la poésie, l’onirisme sont toujours présent dans les livre de Nicolas Lebel. Les mythes, les légendes aussi. Cette fois c’est vers la Roumanie qu’ils vont nous transporter avec la figure de Vlad l’empaleur et de toutes ses représentations contemporaines.

Bref vous l’aurez compris je me suis régaler à la lecture de ce titre de Nicolas Lebel.

Surtout que notre auteur sait distiller à merveille des petites touches d’humour bienvenues au milieu de toute cette tension. Et croyez moi, vous aussi vous allez vouloir tenter les sélections pour « Question pour un champion. » Mais quelle trouvaille mister Niko….Je ne vous en dis que ça, je ne vous en dis pas plus….

Une lecture enthousiaste comme lorsque je j’avais découvert il y a une petite quinzaine d’année  Les ogres du Gange de Philippe Cavalier , le premier volume de la tétralogie Le siècle des chimères.

Dans la brume écarlate est un roman brillant,  intense , flamboyant un grand roman

Dans la brume écarlate est de ces titres qui vous mettent du baume au cœur et qui vous redonne goût à la lecture. Merci pour cela aussi Nicolas.

 

Extraits :
« Aujourd’hui on percevait encore le célibat d’une femme comme la dernière des tares, et chacun de ses proches s’ingéniait à proposer untel, l’ami d’amis, souvent Prince des Tocards ou Archiduc des Blaireaux, parce que à leurs yeux il valait mieux qu’une femme fût mal accompagnée que seule. Il en allait ainsi depuis la nuit des temps : la femme seule ne savait pas se tenir. »
« – Tout ça parce que vous prenez la tangente ? Vous laissez les potos clapoter dans la mistoufle ? La mistoufle ? répéta Matiblout , cueilli . La mistoufle ! Parce qu’on va se dorer la lune dans les sphères . Mais enfin capitaine… Y’a pas de  » capitaine « , patron ! La demande de bornage ! Ca fait deux plombes qu’on l’attend ! Et l’autre jean-foutre de Dubois qui a de la pisse de chat dans les veines et qui tricote des pincettes dès qu’il a une responsabilité ! Les  » pincettes  » ? Mais…et c’est pas avec les quiches qu’on a ici , les Truffeau et consort,qu’on va relever le niveau ! A croire qu’on regroupé tous les décébrés de la police nationale dans le même zoo ! »

 

 

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic


Le livre : De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Albien Michel dans la collection Thrillers. 21€90 ; (420 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

De bonnes raisons de mourir

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment.

Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.

Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée.

Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…

Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

 

L’auteur : Morgan Audic est né à Saint-Malo le 30 janvier 1980 et a grandi à Cancale. Il vit depuis plus de dix ans à Rennes, où il enseigne l’histoire et la géographie en lycée.
Il est l’auteur de « Trop de morts au pays des merveilles« , un thriller publié en 2016.

 

 

 

 

Extrait :
Grincements métalliques, respirations sifflantes.
Il s’éveilla dans une pénombre inquiétante, traversée de flashs vert et bleu chaque fois qu’il clignait les paupières. L’air était lourd, saturé d’une puanteur âcre de corps mal lavés mêlée à des d’odeurs d’antiseptique et d’alcool fort.
Où je suis ?
Ses yeux s’habituèrent à la faible luminosité de la pièce et il aperçut une rangée de lits plaqués contre le mur en face de lui. Ils étaient occupés par des êtres informes et gémissants qui remuaient lentement leurs membres comme des scarabées à demi écrasés agitent leurs pattes avant de s’éteindre.
Bouge !
Une pulsion au fond de son crâne lui criait de fuir. Il essaya de se redresser, mais ses poignets et ses chevilles refusèrent de se décoller du matelas. Avec horreur, il réalisa qu’ils étaient attachés au cadre du lit par des sangles. Il tira de toutes ses forces pour arracher ses liens, mais l’effort lui fit tourner la tête au point qu’il crut s’évanouir. Désorienté, le corps baigné d’une sueur froide et grasse, il tenta de se rappeler comment il était arrivé ici.

 

Le post-it de Ge

De bonnes raisons de mourir – Morgan Audic

Un cadavre mutilé est découvert à Pripiat, ville près de Tchernobyl. Le commandant Melnyk, policier ukrainien animé par le sens du devoir, est chargé d’enquêter tandis qu’Alexandre Rybalko, policier russe a été engagé par le père de la victime pour retrouver l’assassin et le tuer. Leurs investigations se croisent et les conduisent sur la trace d’un double homicide commis la nuit du 26 avril 1986.

J’ai adoré ce bouquin, j’avais déjà beaucoup aimé le premier roman de Morgan Audic Trop de morts au pays des merveilles, qui avait été un de mes coup de coeur 2016.
Mais là quel coup de maître, Morgan Audic nous offre un roman policier parfait. A la fois roman noir, roman d’espionnage, cold case est un formidable thriller. De bonnes raisons de mourir, est la révélation de ce premier semestre 2019.

Je vous le disais, tout y est.
L’intensité de l’intrigue, le charisme des personnages, la véracité des thèmes exploités.
C’est parfait et parfaitement dosé. C’est formidablement maîtrisé. L’écologie, géopolitique, les enjeux économiques rien ne manque. Sans oublier cette guerre larvée au cœur de notre bonne vieille Europe.
Bien mieux qu’un bon documentaire sur ses sujets, ce titres se lit avec un tel plaisir, une telle intensité qu’on ne peut le lâcher
L’écriture et le style de notre auteur en font un magnifique thriller qu’on lit d’une traite malgré ces 420 pages.

C’est très cinématographie, ça s’imprime sur votre rétine et ça reste gravé dans votre cerveau.
Un putain de bouquin, un page turner certes mais qui restera longtemps dans nos esprits.

Surtout ne passez pas à coté.

Vous ne le regrettez pas, foi de porte flingue.

Manhattan chaos de Michaël Mention


Le livre : Manhattan chaos de Michaël Mention. Paru le 7 mars 2019 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 7€10 ;  (210 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Manhattan Chaos

New York, 13 juillet 1977.

L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville.

Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. En manque d’héroïne, il se résout à sortir en quête d’un dealer lorsque des émeutes se déclenchent. Débute une nuit de terreur, où il va se heurter aux pillards et aux fantômes de Manhattan. Traqué d’un siècle à l’autre, la star déchue fera tout pour survivre, alors qu’un mal mystérieux le ronge de l’intérieur.

 

L’auteur : Michaël Mention est né en 1979. Enfant, il se passionne pour le dessin. Adolescent, il réalise plusieurs bandes dessinées. Étudiant, il intègre un atelier d’écriture et rédige de nombreuses chroniques satiriques, avant d’écrire son premier roman. Passionné de rock, de cinéma et d’histoire, sa trilogie policière consacrée à l’Angleterre a été récompensée par le Grand Prix du roman noir au festival international de Beaune en 2013 et le Prix Transfuge meilleur espoir polar en 2015. Power son dixième roman est pour moi le livre de 2018, il a reçu 3 fabuleux prix seulement j’ai envie de dire et c’est bien dommage. Manhattan chaos est donc le 11e roman de ce jeune auteur surdoué.
Extrait :
Tremblant, j’extirpe l’aiguille de ma veine. L’élastique claque, fouette mon mollet engourdi. L’héroïne se diffuse, je la sens monter, brûler mes muscles, mes os, mon cerveau enfiévré.
Ma vision se trouble, altère l’aube en champignon atomique. Ses rayons traversent mes fenêtres pour découper l’atmosphère grisâtre, colorant les mouches et les déchets un peu partout. Ici, dans mon appart’ immense et ultrachic de l’Upper West Side de Manhattan. Deux ans que j’y vis cloîtré. Deux ans que je macère dans le ras-le-bol.
Usé.
Tellement.
Trop de concerts, trop d’excès, trop de trop.
Des années que je tirais sur la corde et, forcément, je ne pouvais que craquer. Après tout, c’est arrivé aux plus grands, d’Alexandre à Attila. L’homme ne bâtit jamais que sa propre fin, je le sais à présent.
C’est à cause du son. Toute ma vie, je l’ai traqué. J’étais fou comme Dalí, précis comme Robinson, et me voici amorphe comme une merde. Une sale merde dépressive, rongée par le mal : ulcère, pneumonie, diabète, tendinite, fractures, prothèse de hanche… on m’a soigné, bricolé un milliard de fois, mais ma chair n’a pas oublié. Et si je pèse cinquante kilos, c’est que j’ai des chaînes en or.

 

Le post-it de Ge

Manhattan chaos – Michaël Mention

Dans son nouveau roman Michaël Mention nous embarque à New York à la fin des années 70. Il nous fait vivre une nuit de folie. Celle du 13 juillet 1977, quand NYC se retrouve dans l’obscurité totale, une panne d’électricité paralyse la ville aux millions de lumière. Enfin paralyse n’est pas le mot puisque ce noir totale va mener la population à la panique, des scènes de violence inouïes vont se dérouler, le pillage va devenir la loi. Bref le chaos envahit la ville.

Et pour nous faire vivre ce chaos, Michael nous offre un guide de choix en la personne de Miles Davis le grand jazzman. Ok ici c’est pas le Davis de année cinquante et soixante, c’est pas non plus celui du début des année soixante- dix qui tente de renouveler son art au grand dam des puriste. Non c’est un Davis fatigué, déçu par les critiques, un musicien qui n’a plus d’énergie, à la dérive, fatigué par 30 ans de carrière où il a tout donnée à son art, à sa musique. Un musicien usé aussi par les excès. Car la drogue et le sexe n’est pas seulement l’apanache du rock’n roll.

Alors Davis se replis, il s’enferme chez lui dans son grand appartement qui deviendra sa prison dorée. Mais voilà le soir du 13 juillet 77, il est en manque, plus d’héroïne à s’injecter dans les veines pour supporter le morne quotidien. Aussi va-t-il être obligé de sortir, dans la nuit noir. La nuit brutale, la nuit de tous les dangers.

Et à travers la folle déambulation de Miles Davis c’est tout New York qui va s’ouvrir devant nous, tout le chaos de Manhattan qui va se dévoiler. Car New York est bel et bien le personnage principal de ce surprenant et épatant roman.

New York, Michaël Mention nous en parlait déjà dans son true crime, Le fils de Sam paru il y a 5 ans déjà qui raconte la triste histoire de David Berkowitz, surnommé le Fils de Sam, un serial killer qui entendait des voix diaboliques et qui sema une véritable psychose durant l’été 77 à NYC .

Avec cette histoire il nous contait déjà la déchéance du  New York des Seventies.

Là il va encore plus loin, car dans son délire, Davis, lui aussi entend des voix ou plutôt il est confronté à un Faust imaginaire ou pas. Un homme qui voyage dans le temps, un type qui lui prédit l’avenir en lui montrant le passé..Aussi va t-on revivre des moments clé de l’histoire de Manhattan. L’incendie de la Triangle Factory en 1911, les émeutes de 1863… On plonge aussi dans le KKK des année 20 avec ses 5 millions de membre. Le Ku Klux Klan devient une force politique influente et puis le krack bourcier de 29…

Ici Michaël Mention confronte le présent au passé, il nous montre que tout est relié, que les événements passés forgent les mentalités d’aujourd’hui.

Et puis il y a l’écriture scandée de Michaël, syncopée, cadencé. Un rythme qui s’accélère, un tempo qui souffle sur ces lignes, sur la ville et qui emballe le cœur fragile de Miles Davis.

En un peu plus de 200 pages Michaël Mention nous fait vivre à 100 à l’heure. 200 pages pour un énorme bouquin. Un livre comme vous n’en aurez jamais lu. Une expérience unique. Une improvisation extraordinaire, un jam hors du commun. Encore un sacré tour de force de notre auteur.

Et pour faire écho à ce nouveau coup de coeur, je vous invite aussi à allez lire Power son précédent roman. Un roman vérité sur le combat des afro-américains chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Alors qu’enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières.

Allez go, go go, en lit, en relit et en découvre Michaël Mention, et fissa !

Pour moi Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs ! parole de Porte Flingue.

Son autre mort de Elsa Marpeau


Son autre mort de Elsa Marpeau. Paru le 7 mars 2019 chez Gallimard dans la collection Série Noire. 20€ ; (288 p.) ; 21 x 14 cm.
4e de couv :
Alex mène une vie normale jusqu’à l’arrivée de l’écrivain Charles Berrier dans le gîte rural qu’elle tient avec son mari. Une nuit, l’homme essaie de la violer. En cherchant à se défendre, elle le tue. Paniquée, craignant que les conséquences de son acte ne détruisent sa famille, Alex dissimule le corps. Avant que la disparition de Berrier ne soit connue, et pour éloigner d’elle les soupçons, Alex décide de s’infiltrer dans son entourage pour trouver qui, parmi les proches de l’écrivain, aurait pu l’assassiner…

Elsa Marpeau• Crédits : Francesca Mantovani/Gallimard

L’auteur : Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Son autre mort est son sixième roman à la Série Noire, après notamment Les yeux des morts, prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011, L’expatriée, prix Plume de Cristal 2013, ou encore Et ils oublieront la colère en 2015. Elle est également la créatrice de la série Capitaine Marleau.

 

Extraits : 
« Quand ils s’étaient rencontrés, elle avait dix-neuf ans. Elle en aurait quarante dans quelques jours et elle n’imaginait pas comment elle avait vécu ou aurait pu vivre sans lui. Elle aimait la monotonie du quotidien, les bonheurs minuscules, les moments où l’habitude abolissait l’angoisse. Quiconque eût interprété cet amour comme une forme de résignation serait passé à côté de l’essentiel. Certains jours, Alex aimait Antoine avec exaltation. »
« En temps normal, Antoine déposait les filles à l’école en se rendant à Nantes, au lycée Clemenceau où il enseignait. Dans la mesure du possible, Alex évitait les interactions avec l’école, les parents d’élèves, le personnel enseignant, qui l’effrayaient tout particulièrement. Sa scolarité, du primaire au lycée, ne lui avait laissé que des souvenirs de combats et de cruauté. On la disait trop sensible.
Ses filles semblaient mieux armées qu’elle pour affronter cet univers brutal. Elle préférait néanmoins ne pas être témoin des conflits quotidiens auxquels elles se livraient et qu’Alex trouvait insurmontables.
Elle ne se rappelait plus depuis combien de temps elle les craignait. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne. Elle se revoyait à six ans, ravie parce qu’une « grande » de CM1 l’avait prise sous sa protection. Pourtant elle n’était pas battue, pas même harcelée. Alors de quoi fallait-il être protégée ?
Elle craignait la cruauté des autres – physique mais surtout mentale. Aujourd’hui encore. Elle ne comprendrait jamais ceux qui n’ont pas peur, ceux qui n’y pensent pas, ceux qui ont confiance. Derrière chaque visage, elle imaginait l’abîme de noirceur. La main de celui qui appuie sur le bouton pour déclencher la décharge électrique dans l’expérience de Milgram. Quelle confiance ? Confiance en quoi, si n’importe qui, soumis à un ordre, est prêt à vous torturer jusqu’à la mort ? Depuis la découverte de la Solution finale, de Dachau, d’Auschwitz, de Buchenwald, de Ravensbrück, de Belzec, de Sobibor, de Treblinka, qui pouvait encore croire en l’humanité ? Une espèce qui non seulement massacre toutes les autres mais se détruit elle-même doit être évitée à tout prix. Il ne s’agit pas de cultiver son jardin, mais d’y dresser des murs, des barricades, pour se mettre à l’abri.
Aucune bête aussi féroce. Aucun animal plus cruel. »

 

Le post-it de Ge

Son autre mort d’Elsa Marpeau

 

Vous savez ce que j’aime chez Elsa Marpeau, c’est qu’elle se réinvente à chaque nouveau bouquin. Pas de héros récurrents, des nouveaux personnage à s’approprier à chaque nouvelle histoire. Des nouveaux lieux aussi.

Mais il y a chez Elsa une constante que j’admire, elle nous présente toujours des héroïnes fortes même lorsque leur intégrité physique est en jeu.

Ici nous allons suivre Alex. Alex que l’on présente comme une femme discrète. Une femme dévoué à sa famille. Une femme aimante. Alex qui sait écouter, qui observe, qui ne se place jamais au centre des débats, des conversations.

Alex toute en retenue, interagissant peu avec les autres, effacée en société, réservée presque invisible.

Alex tient des chambres d’hôtes dans la campagne nantaise. Ce n’est pas la foule dans ce coin trop tranquille aussi pour passé le temps, Alex écrit. Elle s’essaie à l’art subtil de la nouvelle. Un jour elle reçoit un hôte un peu particulier. Un de ses auteurs favoris. Un prix Goncourt,  Charles Berrier. Un auteur qu’elle admire. Il s’est mis au vert pour écrire son prochain roman.

Elsa Marpeau met en place tranquillement tout les ingrédients de son histoire. Elle nous révèle par petites touches les personnalités de ses diverses protagonistes. Simplement, elle tisse les liens qui les relient les uns aux autres. Peu à peu, on sent monter la tension et on attends avidement le drame.

Avec son écriture clinique, elle nous tiens à distance, juste ce qu’il faut pour mieux nous plonger ensuite dans le tourmente.

Oui l’écriture d’Elsa Marpeau, clinique presque froide. Une écriture qui montre simplement. Qui place l’histoire à distance, juste ce qu’il faut pour que nous lecteurs ou lectrices nous puissions nous immiscer dans les interstices que nous laisse l’auteur afin de mieux ressentir l’atmosphère, le suspense, la tension qui monte et les motivations des protagonistes. Bref que nous ressentions les émotions de chaque situation.

En effet, la vie d’Alex va exploser le jour de ses 40 ans. Le jour où  Charles Berrier tentera de la violer.

Et là démarre une autre histoire.

A partir de là Alex va devenir une autre. Je ne vous dit pas comment, je vous le laisse découvrir. Cette autre Alex, c’est que du plaisir. Et si elle devient cette autre c’est pour mieux enquêter sur la personne mais aussi le personnage qu’est et que joue au quotidien Charles Bernier. Elle va totalement devenir lui, penser comme lui. Elle va faire revivre au yeux de tous cette homme qu’elle a tuait et dont elle a dissimulé le corps.

Ainsi décide-t-elle de prendre son destin en main. Et notre auteur une nouvelle fois nous bluffe en nous faisons nous attacher à une meurtrière. Alex a tué, pourtant je vous jure que tout au long du bouquin j’ai souhaité qu’Alex s’en sorte !

Et en plus de nous servir une intrigue menée avec brio, Elsa Marpeau nous propose quelques autres pistes. Des pistes de réflexions sur la création littéraire, sur le petit monde qui gravite autour de la littérature. Ce microcosme diffus qui grouille autour d’un auteur, d’un auteur à succès qui plus est. Une réflexion sur le statut d’écrivain.

Elle nous parle aussi des réseaux sociaux, des dérives qui en découlent, des faux-semblants, des hypocrisies,  de la violence qu’ils peuvent engendrer.

Elle nous parle des femmes et du monde qui les entoure.

Elle nous offre un parfait suspense psychologique. Alex, la phobique sociale va se métamorphoser et nous allons suivre cette périlleuse et pernicieuse transformation. Et jusqu’à bout on se demande comment tout cela va-t-il bien pouvoir finir.

Encore un super scénario de dame Marpeau !

Animal de Sandrine Collette


Le livre : Animal de Sandrine Collette. Paru le 7 mars 2019 chez Denoël dans la collection Sueurs Froides.  19€90 ; (282 p.) ; 23 x 16 cm.

4e de couv :

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes.

Un roman sauvage et puissant.

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.

Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal.

Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.

SANDRINE FSNL’auteur :  Sandrine Collette est née en 1970. Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique.
Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.
Elle décide de composer une fiction et adresse son manuscrit aux éditions Denoël. Il s’agit « Des nœuds d’acier« , publié en 2013. Son premier roman rencontre un vif succès critique et public avec 20 000 exemplaires vendus. Il obtient le Grand Prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.
En 2014, elle publie son second roman « Un vent de cendres » (chez Denoël) qui revisite le conte La Belle et la Bête.
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015).
« Il reste la poussière » (2016) obtient le Prix Landerneau du polar. En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre« . En 2018 elle nous surprend avec  » Juste après la vague« .
Extrait  :
Les enfants s’étaient habitués à la ville en quelques semaines. Ils avaient appris à parler – Nin surtout, qui était si bavarde, et à qui Mara ordonnait de se taire malgré le joli roulement de sa voix claire et rieuse, parce que la fatigue l’emportait toujours, et qu’elle voulait du calme.
La montagne lui manquait, et les cris des animaux, la solitude, les nuits noires. Ici, rien ne s’arrêtait jamais, ni le bruit chez les voisins, ni la proximité insupportable, ni les lumières qui empêchaient de voir l’obscurité et la lune. Elle avait presque oublié l’odeur des pins quand l’été chauffe la résine, celle des herbes sèches, celle de la pluie sur une terre propre, qui fait s’ouvrir les fleurs. Même le souvenir de la présence feutrée des tigres la rendait mélancolique, et les serpents par dizaines sous les pierres des routes, le chemin trop long jusqu’au village.
Elle regardait Nun et Nin, et la différence la frappait ; eux, toujours maigres mais vifs, joyeux, courant partout, chantant, criant.
Et elle.
Une pauvre silhouette efflanquée qui ne souriait plus.

 

Le post-it de Ge

J’aurai aimé vous parler du dernier roman de Sandrine Collette.

Oui ce matin j’aurai aimé vous offrir une chronique digne de ce nom, digne d’Animal.

Mais voilà les mots me manquent !

Cela fait trois semaines que je repousse celle-ci. Trois semaine que je cherche les bonnes formules. Trois semaines que je veux vous dire combien une nouvelle fois, Sandrine Collette m’a bouleversée avec son nouveau roman.

Mais rien n’est assez fort pour exprimer tout cela.

Si seulement j’avais la plume de notre auteure ! Là j’arriverai sans doute à vous faire ressentir cette fièvre qui ne m’a pas quittée en lisant ce titre. Je pourrai vous livrer tous ces sentiments contradictoires qui m’ont tenaillée durant cette lecture. Je trouverai enfin les mots pour vous donner envie de le lire à votre tour.

Mais voilà, les mots de Sandrine Colette m’ont laissée sans voix.

Il y a d’abord l’histoire. Les histoires…

Celle de Mara que l’on entraperçoit au tout début du livre. Celle d’une femme népalaise qui comme ses semblables n’a pas la vie facile.

Il y a celles de Nun et Nin. Des enfants des rues. Des vies qui ne valent rien. Des vies sacrifiées que Mara va tenter de sauver au mépris de sa propre existence.

Et puis à l’autre bout de la terre il y a Lior et Raphaël, un jeune couple de français. Une passion dévorante qui fait que Raphaël suit sa femme dans sa passion à elle, la chasse. Lui le non violent qui ne supporte pas les armes à feu mais qui est tellement admiratif devant l’instinct animal de Lior quand celle-ci devient la chasseuse prédatrice.

Et puis il y a la nature. Grandiose, magnifique, luxuriante.

Les paysages, ceux du Kamtchatka. une région volcanique des plus secrètes du monde. A l’extrémité orientale de la Russie, sur la ceinture de feu du Pacifique. L’un des endroits les plus reculés et sauvages de la planète. Là où vivent les ours bruns, le légendaire Ours du Kamatchatka.

Et puis il y a la montagne et des collines népalaises. La jungle aussi. Le Pays d’en Haut  accroché à la chaîne de l’Himalaya. La vie rude des paysans, celles aussi rude des népalais exilés à la ville et entassés dans des bidonvilles. Et puis il y a le tigre. Le tigre royal du Bengale venu se perdre sur les contrefort des hautes vallées tibétaines.

Il y a surtout 282 pages de pures intensités car les superlatifs manquent pour qualifié ce magnifique roman.

Sauvage, puissant, violent, captivant, déconcertant, angoissant, émouvant, brutal, intense….Animal !

Animal nous fait vivre une expérience intense. il nous fait  franchir la frontière entre l’humanité et l’animalité. Il nous parle aussi de résilience et de quête d’identité.

Alors vous êtes prêt(e)s vous aussi à vivre intensément et à voir où s’arrête votre humanité et ou commence votre animalité.

Moi perso, je le sais encore plus maintenant !

Et du coup je me permet de vous conseiller de lire urgentissimement  Animal de Sandrine Collette. Encore un coup de génie de cette talentueuse autrice.

Et le mal viendra de Jérôme Camut, Nathalie Hug


Le livre : Et le mal viendra de Jérôme Camut, Nathalie Hug. Paru le 6 mars 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir.19€90 ; (560 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

On vous a alertés sur la préciosité de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?

 

 

 

 

Les auteurs : Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug et il y a l’entité CamHug. Ils ne sont pas deux mais trois. Tout à commencer un jour de novembre 2004. Jérôme venait de sortir Le Trait d’Union des Mondes qui serait le tome 1 de Malhorne. Nathalie ayant adoré ce livre, elle est allé à la rencontre de son auteur. Et là la magie à opéré. Ces deux là se sont enfin trouvé, comme une évidence. Tout de suite, ils ont imaginé une vie à deux, une vie d’écriture mais à quatre mains cette fois. Et comme par enchantement, ils ont ensemble conçu une première histoire et quelle première histoire car il s’agissait déjà d’une trilogie. Depuis, L’écriture ne quitte plus leur vie, à 4 mains, seul, pour la TV, le Ciné… Et le mal viendra est leur 14e roman ensemble.
extrait : 

 

Le post-it de Ge

 

Comment vous dire que j’ai grave kiffé

Bon vous le savez les CamHug se sont mes petits chouchous et ce depuis que j’ai lu à sa sortie leur premier roman à 4 mains. Depuis je lis chaque sortie. Un nouveau titre arrive il me le faut. Et dés que je l’ai entre les mains, je lâche toutes mes autres lectures et ne me consacre plus qu’au roman de Jérôme et Nathalie.

D’ailleurs si habituellement je lis plusieurs polars à la fois, le CamHug je le lis seul, aucune autre histoire ne vient déranger ma lecture. Il faut dire qu’il y a déjà tellement de ramifications dans leurs intrigues que le livre se suffit à lui-même.

C’est tellement riche et complexes.

Une histoire sortie de l’imaginaire des CamHug vous emporte tellement loin.

Et comme ce sont mes chouchous, de livre en livre je deviens de plus en plus exigeante avec eux. Et oui, qui aime bien châtie bien !

Aussi une fois encore j’ai été bluffée. Je me suis retrouvée dans une épopée hallucinante.

Alors nous allons suivre les même protagonistes sur deux époques séparées de seulement 12 ans.

On connait déjà ces hommes et ces femmes, nous les avons rencontrés dans Islanova notamment, dans W3 aussi. Mais rassurez-vous, pas besoin d’avoir lu les précédents bouquins pour entrer dans ce roman. Non et c’est là aussi le tour de force des CamHug. Cette intrigues est à elle seule une histoire totale. Et pourtant elle vient se placer avant et après Islanova, leur livre précédent.

On va suivre la destiné de Morgan Scali, qui veut changer de vie et se sentir utile à l’humanité et à la planète. Aussi décide-t-il de tout quitter et part avec ses enfants en Afrique, en république du Congo où il travaillera dans une réserve naturelle. Il espère pouvoir ici apprendre à vivre sans sa femme trop tôt enlever à ses enfants. On le voit arriver sur la continents Africain en 2016 quelques mois après les attentats du 13 novembre 2015…. Il y découvre à la fois la beauté sauvage du pays mais aussi la sauvagerie d’un continent en perpétuels conflits.

Et puis en alternance, un chapitre sur deux on se retrouve en 2028. On suit Julian Stark  qui n’a jamais perdu l’espoir de retrouver sa fille, Charlie, tombée sous la coupe de Morgan Scali, le plus grand criminel de tous les temps.
Il a consacré sa vie à traquer cet homme capable de tuer des milliers de personnes au nom de son idéal.
Le jour où il apprend qu’on l’a enfin localisée au Congo, Julian croit que l’aventure touche à sa fin.
Mais il est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Nous entre temps on commence à comprendre comment le Morgan Scali de 2016 est devenu le terroriste que l’on connait aujourd’hui.

Alors vous l’aurez peut-être compris, Et le mal reviendra c’est un thriller, un roman d’aventure, un livre écrit pour nous divertir, mais c’est aussi un roman d’espionnage, de géopolitique, un thriller écologique.

C’est un regard sur notre société actuelle et celle de demain. C’est un livre où se côtoient réflexions et émotions. C’est une mécanique parfaite au scénario impeccable, où le lyrisme et l’épopée fleurtent avec un style concis et une écriture au scalpel.

  Après la trilogie W3 et Islanava notre couple d’auteur nous propose un nouveau thriller politique haletant. Un thriller unique sur les dérives de notre société.

Vous ai-je déjà dit que les CamHug étaient des lanceurs d’alerte !

 

Extrait 2


Enfermé.e de Jacques Saussey


Aujourd’hui encore nous vous offrons une triple chronique, car aujourd’hui sort le nouveau roman de Jacques Saussey.

Aussi Jean Paul, Clemence et Ophélie vont vous parler de ce bouquin un peu particulier, Enfermé-e.

Un livre que nous avons toutes aimé chez Collectif Polar, et « aimé » est un mot bien trop faible pour dire combien ce livre m’a, nous a touchées, émues, bouleversées.

Allez place au Ressenti de Mister Flingueuse

Cet aprem. c’est Clémence qui vous donnera son avis.

Et ce soir c’est Ophélie qui devrait nous proposer son Off de Oph et quel Off !


Le livre : Enfermé.e de Jacques Saussey. Paru le 11 octobre 2018 aux éditions French Pulp Éditions. 18,00 € ; 380 p. ; 14 x 21 cm.

4ème de couverture :

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…

Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.

Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…

 

L’auteur : Jacques Saussey est né en 1961, il écrit des nouvelles durant de longues années, entre 1988 et 2007. Après le premier prix au concours Alfred Jarry, cette année-là, il quitte l’écriture des nouvelles et entame son premier thriller, «La mante sauvage», achevé en 2008. Ce thriller paraîtra le 3 janvier 2013 sous le titre «Colère Noire». C’est le second, «De sinistre mémoire», écrit en 2009, qui a connu le premier les joies des rayons des libraires en septembre 2010. Ce roman est ensuite sorti en poche en juin 2011. Son domaine : l’histoire noire. Très noire…

 

Extrait :
« Virginie a hésité. Elle a tenté de tourner la tête vers le psychiatre, mais le traversin l’en a empêchée. Elle a fermé les yeux, est allée chercher la réponse tout au fond d’elle dans un souffle.
– Mon corps n’est pas le mien.
– Mm… Peux-tu préciser cela ? C’est la Nature qui te l’a donné, non ?”
– La Nature s’est trompée.
– Mm… Et comment le sais-tu ?
– Je le sens , c’est tout !
– Depuis combien de temps ?
– Depuis toujours…
– Tu veux dire que tu es enfermée dans un mauvais corps ?
– Non. Mon corps n’est pas mauvais en soi. Je ne suis pas bien dedans, c’est différent.
Le stylo a tracé quelques phrase sur le papier.
– Parle-moi de l’école. Comment ça se passe, là-bas ?
Virginie a serré les dents. Brutus ne l’avait plus jamais frappée, mais elle avait lu tout ce qu’il avait pu écrire sur elle sur les murs des toilettes. Elle savait déjà qu’un jour ou l’autre ça recommencerait. Et ce serait encore pire.
– Bien
Le stylo a tapoté les incisives du psychiatre.
– Ce n’est pas ce que j’entends au fond de toi.
Elle s’est redressée, soudain rouge de colère.
– Et qu’est-ce que vous entendez, au fond de moi, hein ? Qu’est-ce que vous savez de moi ?
– Je sais que tu es malheureux. Je sais que tu cherches une porte de sortie à ce qui te ronge. Et je sais qu’il s’en est fallu de peu que tu t’en aille par la mauvaise. C’est pour ça que tu es là avec moi, n’est-ce pas ? C’est pour ça que tes parents sont venus me voir…
Elle a baissé la tête. Sa main droite a effleuré la cicatrice sur son poignet gauche, là où les veines étaient bien visibles. La camionnette du SAMU, les hurlements de sa mère, la colère de son père… Deux ans déjà. Tout était resté intact dans sa mémoire. Rouge vif. Avec des éclairs bleus et blancs.»

 

Le ressenti de Jean-Paul

 Bonjour à toutes et à tous…

 Il y a quelques mois, lorsque les auteurs me proposaient leurs romans avant leurs sorties, je n’osais pas forcément accepter.

C’est une responsabilité…

Imaginons que le livre ne me plaise pas comment devais-je réagir ?

Ça a été le cas un jour, j’ai reçu un roman sur lequel j’étais assez mitigé.

J’ai donc contacté l’auteur, un peu gêné et je lui ai expliqué mon ressenti et n’en a pris aucun ombrage.

Il avait aussi très bien compris, je ne représentais pas la totalité des lecteurs.

Je donne juste un avis très personnel sur ce que je lis… Alors aujourd’hui c’est un réel plaisir quand je vois dans ma boite aux lettres arriver de nouvelles surprises !

……………………………

 

Jacques a eu la gentillesse de me proposer son roman il y a quelques jours en avant première…

 Dès le premier chapitre le ton est donné. Je plonge.

Que dis-je, je plonge ? Je suis littéralement en apnée dès le second chapitre.

Le roman est très différent de ce que Jacques Saussey écrit habituellement. Aussi bien pour le thème que sur son style, que l’on retrouvera quand même sur les derniers chapitres et cela se justifiera dans le roman…

 Il va être très compliqué pour moi de vous parler de ce que j’ai ressenti sans dévoiler le sujet du roman…

Jacques m’a fait entrer avec une émotion incroyable dans un monde que je connaissais très peu voire pas du tout sur certains points.

C’est un roman bouleversant, violant aussi, jusqu’à l’insupportable parfois, mais aussi roman sur l’affirmation de soi, sur une quête de la personnalité et de la justice. Tous les personnages sont développés à la perfection, chacun s’inscrivant à l’image de ce qu’il dégage. Le rythme est donné très vite par des aller/retour incessants dans le temps sur les 2/3 du roman qui m’ont permis de pourvoir souffler un peu, dès que je revenais au “présent” de l’histoire…

 Imaginez-vous emprisonné dans un corps qui n’est pas le votre, un corps que vous refusez…

Vous êtes montré du doigt, toute votre vie. On se retourne sur vous, on chuchote, on vous insulte, on vous hait !

Pendant la lecture, j’ai eu peur, j’ai souffert, j’ai compatis, mais je me suis réjoui aussi…

J’ai vu entre les lignes, le travail énorme réalisé par Jacques. Je pense que lui aussi a du souffrir à sa façon, dans l’écriture de ce superbe roman qui reste tout en respect et en amour pour le personnage principal.

 Le désir de vengeance que je souhaitais tout le long de ma lecture est finalement arrivé…

Mais là encore, j’ai été pris à contre pied, pas du tout comme je me l’attendais.

 Un livre à lire absolument…

 Incontestablement, l’un de mes meilleurs romans pour 2018 !!!

 

 PS : Un grand bravo aussi pour la superbe couverture.

C’est gonflé, mais c’est excellent !

Le pouvoir de Naomi Alderman


Attention coup de coeur et chouchou du week end !

Le livre : Le pouvoir de Naomi Alderman.  Traduit de l’anglais par Christine Barbaste.  Paru le 3 janvier 2018.  21€50 ; (393 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 22 x 14 cm.
  4e de couv :
 ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE
POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?
Aux quatre coins du monde, les femmes
découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ».Du bout des doigts, elles peuvent infliger
une douleur fulgurante – et même la mort.Soudain, les hommes comprennent
qu’ils deviennent le « sexe faible ».Mais jusqu’où iront les femmes
pour imposer ce nouvel ordre ?

« Électrisant ! Choquant ! Décoiffant ! Vous ne regarderez
plus jamais les choses de la même façon… »

  Margaret Atwood, auteur de La Servante écarlate

« Mettre en lumière les travers des humains
et continuer d’éveiller les consciences :
c’est là que réside le pouvoir de ce livre. »
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume, Limoges

« Une écriture électrique. Un rythme endiablé. Si le pouvoir
change de camp, pour le meilleur comme pour le pire,
ne passez pas à côté : Lisez ce livre ! »
Charlotte Desmousseaux, librairie La vie devant soi, Nantes

 

@Livemint

L’auteure, qui vit entre Londres et New York où elle a travaillé comme scénariste pour des jeux vidéo, s’était fait remarquer par deux romans en France, traduits aux éditions L’Olivier, Désobéissance (2008) et Le Mauvais genre (2011). Fille d’un historien renommé du peuple juif, Naomi Alderman est née en 1974 à Londres et a grandi dans la communauté orthodoxe de Hendon d’Angleterre.

 

 

 

Extrait :
Il ne s’est rien passé de spécial, aujourd’hui. Simplement, chaque jour qui passe, on grandit un peu, chaque jour apporte sa pierre, jamais la même, et de cet amoncellements émerge soudain une possibilité qui n’existait pas auparavant. C’est ainsi qu’une jeune fille devient une femme. Pas à pas, jusqu’à atteindre l’âge adulte.

 

Le post-it de Ge

Présenté comme une « dystopie féministe », The Power, le dernier roman de Naomi Alderman vient de remporter outre-Manche le Bailey’s Women’s Prize 2017 qui récompense une œuvre de fiction écrite par une écrivaine de langue anglaise.

Du jour au lendemain, aux quatre coins du monde, des adolescentes découvrent qu’elles sont capables de générer de leurs doigts une puissante décharge électrique pour se défendre ou agresser. Dorénavant, elles n’ont plus à se laisser dominer par les hommes et rien ne les empêche de prendre le pouvoir. Roxy, Allie, Margaret et Tunde sont témoins de ce bouleversement.

Dans le roman d’Alderman, les femmes ont ce pouvoir inédit de tuer les hommes par une simple pression du doigt. Son livre est aussi une réflexion sur la notion même de pouvoir : qui l’a, pourquoi, et une fois que l’on a le pouvoir combien de temps s’écoule avant que ce dernier ne nous corrompe ?

Ici en effet les rapports de pouvoir sont inversés. C’est une jeune fille d’Afrique sub-saharienne qui découvre la première son don. Très vite cette jeune femme qui n’a connu que la condition de soumission, comprend que grâce à ce nouveau pouvoir, elle va pouvoir changer les choses. Surtout qu’elle a aussi le pouvoir de transmettre ce don de vie et de mort à d’autres femmes.

Les rapports de force s’inversent, le concept ici est poussé à son extrême. C’est là tout l’intérêt de ce texte mais c’est pas le seul.

Ce thriller futuriste est le premier roman de science-fiction à remporter un prestigieux et généreux prix littéraire britannique. Aussi aujourd’hui, on peut à raison se demander si « le futur de la science-fiction n’est pas féministe ». ….

Je vous laisse méditer là dessus.

Moi j’ai ma petite idée !

« Tunde élargit son cadre pour intégrer les spectateurs à l’arrière-plan, derrière les baies vitrées du centre commercial, et filmer leurs réactions : on voit des hommes qui cherchent à éloigner de force leur femme des vitres ; et des femmes qui les éconduisent d’un mouvement d’épaule, sans un regard, sans un mot, et qui, paumes écrasées contre les vitres, dévorent le spectacle des yeux. Tunde comprend alors que ce truc va prendre comme une traînée de poudre, embraser la planète tout entière et changer le monde. Plus rien ne sera jamais comme avant et cela le comble d’une telle joie qu’il se met à crier avec les femmes au milieu des flammes. »

Nathalie Hug et Jérôme Camut à l’honneur # 14 Août


Le quatorzième et huitième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur Français et plus précisément un couple d’auteurs français.

C’est donc les CamHug que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Nathalie Hug et Jérôme Camut qui poursuivent cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à nos auteurs à l’honneur

Pourquoi Nathalie et Jèrôme ?

Tout d’abord parce que ces deux là sont mes chouchous depuis fort longtemps.

Ne vous ai-je jamais raconté qu’alors que je chroniquais pour les crimes de l’année, la revue polar des bibliothèques de la ville de Paris, un mail est arrivé à mon nom à propos de mon article pour Prédation. Visiblement très touchée par les quelques lignes que j’avais écrite, Nathalie me remerciait chaleureusement. Je n’avais pas encore rencontré les auteurs à cette époque là. Je ne connaissais d’eux que ce puissant premier roman. Mais c’était certain, dés que l’occasion se présenterait, j’irai leur parler face à face. Ce fut fait quelques mois plus tard. Et depuis, chaque rencontre et chaque livre c’est que du bonheur même si parfois les thèmes abordés sont rudes, difficiles voire durs. Que du bonheur je vous dis !!!

Et puis j’ai eu la chance que leur éditeur de l’époque ( Télémaque) me demande si je voulais les recevoir, je ne sais pas pourquoi je n’y avais pas pensé avant. Sans doute un peu trop de pudeur.

Nathalie Hug et Jérôme Camut à l’honneur # 14 Août

Courte biographie

Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug et il y a l’entité CamHug. Ils ne sont pas deux mais trois. Et c’est de cette troisième entité que je vais vous parler.

Tout à commencer un jour de novembre 2004.

Tout ce qui c’est passé avant n’a plus d’importance, surtout je j’y reviendrai plus tard. Car je vous l’annonce tout de suite, Jérôme et Nathalie seront encore à l’honneur sur Collectif Polar, le mois prochain et le mois d’après, mais à titre individuel cette fois !

Je disais donc….

Tout à commencer un jour de novembre 2004.

Jérôme venait de sortir Le Trait d’Union des Mondes qui serait le tome 1 de Malhorne. Nathalie ayant adoré ce livre, elle est allé à la rencontre de son auteur. Et là la magie à opéré.

Ces deux là se sont enfin trouvé, comme une évidence. Tout de suite, ils ont imaginé une vie à deux, une vie d’écriture mais à quatre mains cette fois. Et comme par enchantement, ils ont ensemble conçu une première histoire et quelle première histoire car il s’agissait déjà d’une trilogie.

 

Bibliographie 

Les trois premiers qui ont longtemps formé la trilogie  » Les Voies De L’Ombre »

Prédation

  • Prédation, tome 1 (2006)

Les Voies De L’Ombre

Un cadavre est découvert dans une friche indistrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre. Aucune piste, aucun lien, aucun mobile…

Qui sont ces hommes? Pourquoi ont-ils été choisis? Pour quelle mise à mort aberrante?

Prédation entrouvre la porte d’un univers imprévisible et angoissant, étrangement en prise avec les faits divers les plus choquants de notre époque.

 

Stigmate

 

Les Voies De L’Ombre

Les victimes d’un monstre fascinant se lancent sur les traces de prédateur que a dévrasté leur vie.

« J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains il a fallu des tabasser, d’autres pas. Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire chimie de la nature humaine. C’est passionnant.

Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime

Il est temps que je me présente et que j’offre ma réflexion à la multitude. »

 

 

Instinct

  • Instinct, tome 3 (2008)

Les Voies de L’Ombre

Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos? Une peute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante.

Et s’il suffisait d’un seul homme? Pour que nous nous mettions tous à douter…

Après Prédation et Stigmate, un nouveau thriller de Nathalie Hug et Jérôme Camut, plus dérangeant encore.

 

 

 

Un quatrième qui vient compléter et achevé cette trilogie et la faire passer en tétralogie.

Rémanence

 

  • Rémanence, tome 4 (2011)

Comment grandir quand on a connu l’horreur?

Il y a quinze ans, deux enfants s’échappaient des geôles du plus dangereux des criminel qui disparaissait après avoir mis la France à feu et à sang.

Clara et Louis sont aujourd’hui des adultes mais le vernis de leur existence se fissure. L’emprise de Kurtz a profondément gangréné leur esprit.

Insidieusement, le chaos s’installe. Les voix de l’ombre se font entendre à nouveau.

« Je devrais arrêter de répondre au téléphone. Ce serait plus sage. je devrais mais je n’y arrive pas. Pas même à débrancher la prise. Je prends un Stilnox pour ne pas entendre la sonnerie. Les fantômes, ça ne téléphone pas »

Le dernier paru.

Islanova

Islanova (2017)

Libre à vous de prêter serment.

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là. Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans au lieu avec son beau-fils, Leny. Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée, rallier la ZAD de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas surtout se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mos. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux. Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Après la tétralogie culte Les voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova, projet ambitieux addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société

Mais avant cela nos auteurs nous ont offert une nouvelle, préquelle à Islanova.

Rejoins-nous dans l’armée du 12 Octobre

Rejoins-nous dans l’armée du 12 Octobre

Une nouvelle gratuite à  Télécharger ICI

une nouvelle inédite pour découvrir l’univers et les personnages d’ Islanova » Rejoignez-nous ! Entrez dans la résistance, ouvrez les yeux…  » Son nom de code : Loki Son territoire : les forêts et la garrigue provençales Sa cause : l’écologie Son action : détruire pour alerter Son but : forcer les peuples à s’emparer de la destinée de leur planète Son arme : le feu Un espoir pour la nouvelle génération : l’Armée du 12 Octobre et Islanova ! Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

Les one shots

Les éveillés

 

Les Eveillés (2008)

« Ceux qui ne dorment pas doivent affronter leurs cauchemars. »

Infirmière dans un centre pour polytraumatisés, Elise souffre depuis des mois d’insomnie rebelle. Dans le service, les gens racontent qu’elle a le don de réveiller les comateux. C’est impossible… Et pourtant, Elise a ranimé celui qu’il ne fallait pas : Stanislas Opalikha. Lorsqu’elle est enlevée par ce redoutable assassin, c’est un inconnu guidé par de terribles visions qui va retrouver leurs traces. Qui est-il? Arrivera-t-il à temps? Un terrible compte à rebours commence alors, suscitant des questions aussi redoutées que fascinantes.

Thriller haletant et conte initiatique, les Eveilles lève le voile sur une réalité dérangeante où l’histoire, les énigmes de la génétique et le monde des rêves entrent en résonance

Trois Fois Plus Loin

Trois Fois Plus Loin (2009)

«Il y a des chemins qu’on ne devrait jamais quitter. Des ruines qu’on ne devrait jamais fouiller. Et des secrets qu’on ne devrait pas convoiter. »

Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d’une espèce de singes muets. Ce qu’ils vont découvrir va changer le cours de leur vie.

Amazonie, de nos jours : Nina Scott dirige une équipe de cueilleurs d’essences rares pour l’industrie amériaine dans une région contrôlée par les braconniers et les trafiquants de drogue.

En s’éloignant du groupe Nina découvre les vestiges d’un site magnifique, où les singes sont silencieux et les arbres recouvrent des charniers. Alors que la mort frappe ses compagnons, elle est miraculeusement épargnée.

Des mines d’émeraudes colombiennes aux bidonvilles de Caracas, des palaces de la côte d’Azur aux confins du désert marocain, Nina va s’embarquer dans une aventure qui pourrait mettre en péril sa vie et bien plus encore.

Les Yeux d’Harry 

Les Yeux d’Harry (2010)

eux hommes que tout sépare sont précipités dans une aventure où amis et ennimis, réalité et faux-semblants se confondent.

Ex-présentateur vedette brusquement débarqué du journal télévisé, Jan s’envole pour le Kerala, en Inde, laissant derrière lui une vie personnelle désespérément vide. À peine est-il arrivé qu’au cours d’une promenade, il tombe dans un piège et se retrouve coincé au fond d’un trou.

Un être hirsute qui débite en français des phrases incompréhensibles lui urine dessus et repart sans daigner l’aider.
Quelques heures plus tard, sauvé par des moines du temple tout proche, Jan retrouve la trace d’Harry, ce drôle d’individu concepteur de pièges qui s’est construit un abri dans les arbres. Intrigué par sa personnalité étrange, Jan s’attache aux pas d’Harry et, rattrapé par son instinct de journaliste, décide de partir à la recherche de son mystérieux passé.

Dès le début de leur périple, les deux hommes sont suivis et menacés de mort. Leur survie passe par la résolution de ce nœud d’énigmes : qui est Harry ? Comment a-t-il perdu une partie de sa mémoire et de ses capacités mentales ? Qui cherche à l’éliminer ? Pourquoi ? Une quête haletante et désespérée, qui nous mènera de l’Inde du Sud au Sri Lanka, des îles Anglo-normandes à Paris, jusqu’à une vérité glaçante.

Les Murs de Sang

Les Murs de Sang (2011)

On paie toujours ses fautes, c’est juste une question de temps…

Douze ans que Jack Van Bogaert est séparé de sa fille, Lucie. Après une jeunesse tumultueuse et un séjour prolongé dans une prison balinaise, il coule des jours paisibles auprès de Libby, une femme qu’il aime, sur une petite île paradisiaque. Un bonheur inespéré auquel s’ajoutent des retrouvailles avec Lucie, dont la mère vient de mourir et qu’il est venu récupérer en Suisse. Survient un stupide accident de voiture sur une route de montagne, et tout bascule. Lucie blessée, Jack l’abandonne pour aller chercher des secours…

Avec cette intrigue ingénieuse filée sur trois époques, Jérôme Camut et Nathalie Hug nous offrent un thriller complexe, sensible, virtuose.

 

Une nouvelle trilogie

W3 :

Le Sourire des Pendus, tome 1 (2013)

Le Mal par le Mal, tome 2 (2015)

Le Calice jusqu’à la Lie, tome 3 (2016)

 

Le Sourire des Pendus

Le Sourire des Pendus

    Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié.

    Ils auront bientôt une voix : W3

    Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute…

    Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes. Sa fille, Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire. Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueur isolé ?

     

    Le Mal par le Mal

    Le Mal par le Mal

    Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié.

    Ils ont maintenant une voix : W3

    Sous le choc de la découverte du responsable de sa séquestration, la journaliste Lara Mendès décide de se reconstruire loin du site d’info W3 fondé avec ses proches pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice. Pendant que Léon Castel, l’activiste ingérable et porte-parole du site, poursuit ses actions coups de poings, une vague de meurtres violents cible des officiers de police partout en France. Alors que tout semble mis en oeuvre pour étouffer l’affaire, la Web TV est convaincue de tenir sa nouvelle bombe médiatique. Fragilisée par des tensions internes et de violentes pressions extérieures, l’équipe de W3 se retrouve bientôt plongée en plein chaos.

    Le Calice jusqu’à la Lie

    Le Calice jusqu’à la Lie

    Les locaux de W3 ont été soufflés par une terrible explosion… Qui a voulu museler la voix des innocents ? Et s’il ne s’agissait pas d’un complot d’état comme tous le pensent ? S’il s’agissait d’une tout autre cause que les membres de W3 n’ont pas su voir ?

    Pour les blessés et les survivants commence alors une nouvelle vie. Sous le signe de la reconstruction pour les uns, du renoncement pour les autres, une vie pleine d’amertume, de chagrin et de dangers. Ce n’est pas parce qu’ils ont survécu à l’explosion que pour autant ils sont sortis d’affaire. Car ceux qui ont voulu les détruire sont toujours là, et cherchent à terminer leur funeste mission. Sur les décombres encore fumants de l’immeuble de W3, des destins s’entrelacent, d’autres se heurtent, de nouveaux drames se nouent. Des amours naissent, d’autres se renforcent, et d’autres volent en éclat. La plus unie des familles peut-elle résister à tant d’horreur ? Pas sûr…

    Dans la série W3, on est embarqué chez les Camhug. Les personnages semblent réels, leur histoire l’est. Et la philosophie de la trilogie rejoint le cynisme de notre réalité. Il faut boire le calice jusqu’à la lie. 

    La serie W3 a elle aussi eu droit à son préquel

    Ilya Kalinine 

    Il y a Kalinine

    On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle.

    D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas.

    Et pourtant, Ilya Kalinine a existé.

    Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire.

    Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté.

    Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour.

    Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire.

    Ou alors, nous sommes tous des monstres.

    Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance. Le récit des origines d’un méchant de la série W3, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle.

    Voilà vous savez à peu près tout sur l’entité CamHug.

    J’ai lu tous leurs livres

    J’ai adorés tous leurs livres

    J’espère qu’à votre tour vous lirez et aimerez les romans de Jérôme Camut et Nathalie Hug.

    Vous l’aurez compris ce sont mes chouchous

    Alors…

    Je compte sur vous pour les découvrir ou les faire découvrir

     

     

    Haut les cœurs ! – Caroline Noël


    Le livre : Haut les cœurs ! de Caroline Noël. Paru le 22 mai 2018 chez Charleston. 18€ ; (320 p.) ; 23 x 15 cm

    4e de couv :

    Haut les coeurs !

    Les amies, les amours, les enfants, un boulot passion, sans compter le succès de son blog de voyages… La vie de Chloé était si belle jusqu’à ce qu’elle assiste, incapable de réagir, à un événement bouleversant. En l’espace d’une seconde, la jeune femme sait que plus rien ne sera comme avant…

    Sous le choc, elle décide de ne rien dire. À personne. Mais le silence est un lourd fardeau à porter. Désormais, tout semble s’enrayer dans sa vie. Comme si on lui avait coupé les ailes.

    En pensant compter sur ses amies proches, Ada, Jess, et Mila, Chloé va se rendre compte que certaines décisions ne peuvent être prises qu’en solitaire. Leur amitié tiendra-t-elle le choc ? Et qu’en sera-t-il de son couple ?

    « Attachez et ajustez votre ceinture, vous allez décoller pour un moment de lecture rafraîchissant et authentique (…) ! Ce livre va illuminer votre journée. »
    Angélique, du blog Les lectures de Lily

    L’auteur : Grande lectrice, jeune maman de deux garçons, Caroline Noel a créé en 2016 son blog Carobookine, dont le succès n’est plus à faire. Elle a été membre 2016 du Prix Relay des Voyageurs-Lecteurs, membre du comité de lecture Cultura 2016, juré du Prix du Livre Romantique en 2017, Lectrice Charleston 2017 et Lectrice-Jurée 2017 du Grand Prix des Lectrices Elle. Elle organise régulièrement des apéros-littéraires dans les librairies de son entourage mais aussi dans des lieux improbables. Caroline fait aussi partie de la team d’organisation du Festival sans Nom, le salon du polar de Mulhouse. Elle est aussi jurée du prix FSN. Haut les coeurs ! est son premier roman.
    Extrait :
    Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Je dois bien l’admettre, depuis ma rencontre avec ce Marc-Antoine Ruitare, ma concentration en a pris un coup. Je n’arrête pas de repenser à notre discussion, ou devrais-je dire à son monologue.
    Impossible de faire comme si de rien n’était et pourtant, je n’ai rien de concret. Quelqu’un que je ne connais pas me dit avoir une proposition à me faire, mais sans rien dévoiler. C’est étrange tout de même… Et depuis cinq jours, je conserve cette carte de visite comme un sésame, sans jamais oser téléphoner. D’ailleurs, n’a-t-il pas dit qu’il appellerait ?
    Je souris en repensant à la tête de Maxime lorsqu’à mon retour de Barcelone, je lui ai raconté, mi-hébétée, mi-excitée, l’approche du Guide du Globe-trotter. Il n’en est pas revenu. Parce qu’il me connaît, je suis plutôt spontanée, 
    un peu réservée certes, mais je n’ai pas la langue dans ma poche, alors m’imaginer bouche bée, ça l’amuse. Décidément, il n’y a qu’à moi qu’une chose pareille pouvait arriver.

    Le post-it de Ge

    sdr

    Voilà bien une lecture improbable. Jamais je n’aurai été vers ce genre de bouquin. Des livres pour fille. Voilà comment je définissais ce genre de littérature. Non rien de méprisant dans mes propos. La littérature féminine n’est juste pas ma littérature de prédilection. La chick-lit comme on l’appelle, littéralement la littérature pour poulette fait lire énormément de monde et rien qu’à ce titre, la bibliothécaire que je suis ne peut que la respecter. On dit aussi littérature Feel good. Un genre qui donnerai la patate. Alors pensez, si en plus la lecture de ce genre de livres met les lectrices de bonne humeur et les rend heureuses….

      Non jamais je n’aurai pensé lire ce genre littéraire, mais voilà !

    Caroline Noël je la connais, mieux je l’apprécie, c’est devenue une bonne copine. Il faut dire que la jeune femme est vraiment quelqu’un d’attachant. C’est une jeune femme talentueuse, pétulante, qui respire la joie de vivre. Caroline est doué dans tout ce qu’elle entreprend. En plus elle adore le livre et la lecture et surtout elle aime faire passer les émotions que celle-ci peut provoquer chez les lecteurs zé les lectrices. Et elle fait ça avec brio… Ses cafés littéraires sont passionnants

    Vous avez vu la couverture du livre, ça respire le bonheur, non ! Et bien ça c’est Caroline, pétillante, malicieuse, joyeuse…Quand j’ai vu cette couv, je me suis dit mais c’est elle, là ! Et puis comme j’apprécie énormément Caroline, je ne pouvais décemment pas ne pas lire son premier roman. On ne fait pas ça à une amie, sinon on est pas digne de confiance…

    Et bien justement, ça tombe bien, car c’est bel est bien de confiance et d’amitié dont il est question dans Haut les cœurs !. Finalement ce livre il était peut-être bien fait pour moi.

    Chloé est une blogueuse reconnue dans le secteur du tourisme avec Clollidays, son site spécialisé dans les destinations familiales. En créant Clollidays, , Chloé, mariée et mère de trois enfants, se sentait immunisée contre les événements tragiques. Mais malheureusement rien n’est jamais certain. Elle sait néanmoins pouvoir compter sur ses amies proches, Ada, Jess et Mila. Quoique, après le lourd secret qu’elle va leur cacher, toute sa vie peut basculer. Chloé qui a toujours tout partager avec ses meilleurs amies, se voit contrainte de leur cacher un événement qui la mine et dont elle n’est pas fière car elle redoute le jugement de son entourage. Et elle qui était sans doute le pilier et le moteur de cette belle histoire d’amitié et de complicités, elle la femme épanouie, rayonnante, peu à peu perd pied et se terni. Les doutes et la culpabilité de Chloé ne risquent-t-ils pas de se rompre l’équilibre si parfait de sa vie si parfaite elle aussi !

    Voilà dans quelle histoire m’a plongée mon amitié pour Caroline.

    Je vous avoue que quand j’ai lu les premiers chapitres, j’y est vu une retranscription de la vie de l’auteure. Bien sur Caroline n’est pas Chloé, elle n’ont pas le même job, n’habite pas la même ville, surtout n’en pas le même blog… Et pourtant Chloé a quelque chose de sa créatrice, peut-être sa fraîcheur, son goût pour la vie, son goût pour les autres. Cette fascinante facilité qu’elle a de rendre tout ce qu’elle entreprend simple et facile. Cette façon naturelle qu’elle a et qui la rend sympathique d’emblée.

    Chloé, son mari, ses enfants, sa vie de famille. Chloé, Ada, Jess, et Mila, les inséparables, les amies fidèles.

    Bref je me suis laissée prendre par cette lecture, par cette histoire d’amitié, de secret gardé, de culpabilité, de ce qui donne un sens à la vie. J’ai plongé tête baissée dans ce roman à la fois rafraîchissant et profond. Je me suis complètement fait avoir, me laissant entraîner dans cette intrigue. Il faut dire que l’écriture de Caroline est fraîche, dynamique et fluide.

    Je crois vraiment que je tiens là mesdames, et pourquoi pas messieurs, le livre de votre été. C’est frais, c’est lumineux, c’est pétillant, c’est fait pour les vacances !

    Alors on note le titre, Haut les cœurs ! et on retient le nom de l’auteure, Caroline Noël, car à mon humble avis il va falloir la suivre de très prés !

    Dis Caroline, c’est quand le prochain ?