Le chien arabe de Benoît Séverac


Le livre : Le chien arabe de Benoît Séverac. Paru le 17 mars 2016 à la Manufacture de Livre dans la collection Roman Noir. 18€90 ; (283 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

« Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. »

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

4589748916L’auteur : Benoît Séverac Benoît Séverac, né le 19 août 1966, est un romancier et nouvelliste français. Il est auteur de littératures noire et policière, adulte et jeunesse. Il enseigne l’anglais à l’Ecole vétérinaire de Toulouse. Il est également musicien dans une fanfare jazz-latino rock, membre du conseil d’administration de Toulouse Polars du Sud et membre de 813(l’association des
amateurs de littérature policière).

 

Le post it de Ge

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Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier. Mais ça Sergine ne le sait pas, elle pense que se sont les propriétaires du chien qui sont venu le récupérer.

Les Izards, quartier difficile, quartier Nord de Toulouse. Plaque tournante du trafic de drogue mais aussi base avant de l’islamisme radical. Voici le décor que nous propose Benoit Séverac pour son dernier roman. Il nous immerge au cœur des cités là où le chômage fait des ravages , la déscolarisation et le trafic de drogue font le reste ou presque. Puisque l’islam radical a aussi décidé d’y mettre son grain de sel.

Et pour compléter ce décor, l’auteur situe aussi son action en été, un été caniculaire. La chaleur est étouffante,la pelouse du seul terrain de foot est grillée par le soleil. On respire mal.

C’est dans cet environnement que nous découvrons ce roman noir de la France d’aujourd’hui. Un roman noir urbain où l’auteur montre sans porter aucun jugement la France d’en bas, les laissés pour compte qui décident de s’en sortir seul. Pour cela il y a l’économie souterraine. Celle des trafiquants qui font vivre presque toutes les famille de la cité. Mais il y a aussi la rédemption, celle que propose les frères musulmans, celle qui passe par la radicalisation. Celle qui nie le savoir vivre ensemble dans cette France multiculturelle.

Benoit Séverac tape juste. Il montre simplement les dérèglements de notre société contemporaine. Il met le doigt sur la pauvreté, la précarité des zones devenues de non droit que l’état a abandonné, reléguant ainsi nos quartiers en territoire de seconde zone. Et laissant s’installer toutes les dérives possibles.

Et si notre auteurs parlent de sujets sensibles, il n’y met aucun sensationnalisme, aucun jugement de valeur, il ne stigmatise aucune communauté. Il ne prononce aucun anathème !

J’ai lu ce livre dans le métro parisien lors de sa sortie. Et j’ai été très surprise par la réaction de certaines personnes lorsqu’elle découvraient la couverture de ce livre.

J’ai eu des petits regards de complaisance, des hochements de tête, des pincements de lèvres. Certains je devinais malheureusement ce qu’ils sous-entendaient. Un titre pris au pied de la lettre. Exprimant un racisme quotidien et ordinaire. J’ai eu aussi des regards noirs, des regards haineux, des regards menaçants même. Là aussi ce titre me valait d’être fustigée, j’étais assimilée à cette idéologie nauséabonde. J’avoue parfois avoir été mal à l’aise. C’est vrai que ce livre arrivait après les horribles et monstrueux attentats parisiens et que l’ambiance était à la défiance. Mais toute cette hostilité exprimée, juste autour de deux mots, m’en disait long sur la virulence que portaient ces sujets.

Aussi quand le livre est paru en poche, j’ai ressenti comme un soulagement en découvrant son nouveau titre.

En effet Le chien arabe était devenu Trafics ce  9 mars 2017.

Alors surtout n’hésitez pas à découvrir Trafics, c’est vraiment un excellent bouquins.

Un vrai coup de cœur pour moi !

 

La dernière chance – Abdelilah Hamdouchi


La dernière chance -Abdelilah HamdouchiLe livre : La dernière chance de Abdelilah Hamdouchi. Traduit de l’anglais par Valentine Leÿs. Paru le 27 septembre 2018 chez Nouveau Monde éditions dans la collection Roman Policier. 14€90; (181 p.) ; 19 x 13 cm

Quatrième de couverture

La dernière chance

Maroc, Casablanca. Othmane est soupçonné du meurtre de sa femme Sophia, poignardée dans leur chambre à coucher. Le jeune Marocain a tout du coupable idéal. Pauvre et au chômage, il s’est marié à cette riche Française de quarante ans son aînée. Et pour parachever le tableau il a une maîtresse, l’ancienne professeure de sport de Sophia. Une seule certitude : il est le suspect numéro 1 aux yeux d’une police brutale et expéditive. Du quartier huppé des expatriés aux ruelles suffocantes de la vieille ville, Othmane va entamer une véritable course contre le temps pour échapper à son destin. Un polar brûlant, témoin d’un système policier et judiciaire marocain qui, dans les années post-Hassan II, a encore du mal à tourner la page de ses heures les plus sombres.

Abdelilah HamdouchiL’auteur : Abdelilah Hamdouchi est l’un des premiers auteurs de romans policiers en langue arabe ainsi qu’un scénariste prolifigue et multiprimé. Déjà traduit en anglais, il est publié pour la première fois en France avec La Dernière Chance.

 

 

 

Extrait :
Lorsqu’il entra dans la chambre, elle écarta lentement la couverture qui la recouvrait. L’échancrure de son kimono laissait voir ses seins asséchés. Les traits de son visage semblaient figés, presque artificiels. Il lui tourna le dos pour se déshabiller. Il ne voulait pas qu’elle le regarde. Il se mit en condition en pensant fiévreusement au corps nu de Naïma. Si jamais Sophia s’apercevait qu’il ne parvenait pas à avoir une érection, la séance de torture serait deux fois pire. Elle lui demanderait ce qui n’allait pas, et elle ne le laisserait pas fermer l’œil tant qu’il n’aurait pas révélé tous ses sentiments les plus intimes. Il n’avait pas le choix : il fallait qu’il endure tout cela. Il devait tout faire pour éviter qu’elle ne soupçonne la répulsion qu’elle lui inspirait.

 

Le Post-it de la bibliothécaire, Véra

Othman est accusé du meurtre de sa femme, Sofia, une Française fortunée de quarante ans son aînée. La culpabilité du jeune homme, entretenu par son épouse qu’il trompait avec Naeema, une jeune et belle professeure de gym, semble évidente pour les forces de police marocaines.

Sérial Belle Fille de Cécile Pellault, une papote de Maud et Ge


 Sérial Belle Fille de Cécile Pellault,

une papote de Maud et Ge.

Aujourd’hui avec ma soeurette, nous allons vous proposer notre ressenti sur le premier roman de Cécile Pellault.

Le livre : Serial Belle-Fille de Cécile Pellault. Paru le 24 Mai 2005 aux Editions Le Manuscrit. Collection : Fiction et Litt. 15.90 euros. 158 pages. 14 x 0,9 x 22,5 cm


4ème de couverture :
Des femmes qui se retrouvent pour partager leurs déboires avec leurs belles-mères, des supplices inventés pour se défouler de la frustration à devoir les supporter, une soupape d’humour pour ne pas craquer et renvoyer ladite mégère dans ses pénates. . . Mais la plaisanterie tourne au cauchemar, le jour où une vieille fille décide de gagner l’admiration de Chloé, la présidente du club, et celle de ses amies en agressant leurs belles-mères pour les venger. . . Un jeu de piste s’engage pour la débusquer et tout le monde est mis à contribution. . .

 

L’auteur : Cécile Pellault a déjà publié trois romans : Serial Belle-FilleOn ne choisit pas sa famille et Le Brouillard d’une vie. Ce dernier a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016. Elle est également auteure de nouvelles et de poésie. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.

Papote autour du premier roman de Cécile Pellault.

Sérial Belle Fille passé aux cribles par Ge et Maud

 

Geneviève : Ah voilà soeurette j’ai fini la lecture de premier roman de Cécile Pellault, notre Cécile et on va pouvoir en parler toute les deux. Génial ça !

Maud : 

Geneviève : Alors @Maud tu veux bien me dire ce que tu en a pensé ?

Maud : Coucou @Geneviève , très heureuse également d’avoir découvert Sérial Belle fille !!!

Geneviève : C’etait ton premier de Cécile ?

Maud : Oui oui mon tout premier de Cécile

Geneviève: C’est chouette de découvrir un auteur avec son premier roman aussi !

Maud : Oui j’essaie de lire les auteurs dans l’ordre. J’ai trouvé l’idée du thème très original, extravaguant et qui sortant de l’ordinaire !!

… et toi tes premières impressions ?

Geneviève : On explique le speech ?  Avant je veux dire

Maud : Vas y !!

Geneviève : Pas facile de le faire sans trop en dire

Maud : L’histoire de plusieurs femmes qui se regroupent pour parler de leur belle mère respective

Geneviève : Des belles mères plutôt envahissante dirons nous

Et puis à un moment ça va dérailler, partir en vrille et tout et tout…

Là je crois qu’on en a dit assez tu crois pas ?

Maud : Oui car elles ont un jeu pour se défouler… écrire sur papier ce qu’elles aimeraient qu’il arrive à leur belle mère…

J’ai aussi bien aimé la diversité de ces femmes, une mère au foyer, une working girl, une flic… Des personnalités, des vies et quotidiens très différents

Réunies autour d’un même soucis

Geneviève : Perso j’en dirai pas plus, vous l’aurez compris, on va vous parler de jeune femme qui ont besoin d’une soupape de délires pour supporter leur belle mère.

Maud : Comment tu les as trouvé ces femmes?

Geneviève : Oui moi aussi j’ai apprécié ce groupe d’amies.

Je dirai peut-être qu’elles n’en rien de provincial.

Maud : Je trouve aussi qu’elles évoluent… au fil des pages

Geneviève: J’ai eu l’impression que c’étaient des parisiennes, enfin des franciliennes. Avec la vie de dingue qui va avec !

Et tu as raison elles évoluent et pourtant le roman ne se passe que sur quelques jours

Maud : Géographiquement on est à Paris, et en banlieue oui

Geneviève: Oui c’est ce qui donne aussi le rythme du roman !

Maud : C’est peut être à cause de ce qui s’y passe pendant ces quelques jours qu’elles vont voir changer leur point de vue

Tout à fait d’accord pour le rythme !!!

Aussi la présence de nombreux dialogues participe à dynamiser l’histoire

Geneviève : Toi et moi on est comme ces jeunes femmes, moi en moins jeune. On est pris dans notre vie de tout les jours, métro, boulot dodo et on ne voit pas passer les semaines, aussi on arrive au moins à s’identifier à l’une d’entre elle cinq

Maud : Oui, dans les anecdotes énoncées on se reconnait forcément même qu’en partie dans les situations évoquées

J’ai beaucoup souri lors de cette lecture justement… en me disant « tient ça me dis quelque chose »…

Geneviève : Les dialogues, parlons-en ?

Moi j’y est retrouvé l’humour de Cécile !

Comme toi j’ai beaucoup souri

Maud : Moi j’ai trouvé que leur fréquence donnait vie au livre, beaucoup d’échanges, de sarcasmes, d’humour, même si parfois noir

Geneviève : J’ai même parfois franchement ri

Maud : Oui faut l’avouer !!!

Geneviève: Oui, on a envie d’être amies nous aussi avec ces jeunes femmes

Moi c’est VIc et Chloé qui m’ont le plus parlée

Maud : Chloé qui gère cette association de femmes, les écoute, les soutient ; en même temps qu’elle se décharge aussi de son fardeau personnel

Vic est aussi un personnage très intéressant, à la fois lucide et dépassée également

Geneviève :  

 Clhoé qui donne le la !

Et toi tu t’es retrouvé un peu dans ces 5 amies ?

Maud : oui tout à fait Chloé a le rôle de meneuse, d’organisatrice !!!

Geneviève: Un peu comme toi tu veux dire ?

Maud : Difficile de m’identifier à elles, n’ayant pas de belle maman actuellement. Mais je me suis reconnue dans certaines situation… Notamment celle de Vic

Geneviève  : 

Maud : Ha bon tu trouves??….

C’est toi la Cheffe !!!

Geneviève : Non c’est une question ?

Maud : Ouffff… soupire de soulagement…

A priori tu t’est identifiée à l’une d’elle ? Peut être juste une impression…

Geneviève : Hahaha, mais tu es une working girl toi aussi ! Tu sais ce que sais de travailler plus que raisonnable. De sacrifier une partie sa vie pour le boulot, à cause du boulot !

Elles ont toutes quelques chose de nous

Maud : oui oui un sacré cocktail !!!!

Geneviève : Sinon ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’elle prennent tout à leur tour la parole dés que la situation dérape

Maud : oui l’impression d’une responsabilité collective, une mobilisation !!

Geneviève : Un vrai groupe, une véritable équipe ! Solidaire. De vraies amies en sommes.

Maud : Oui chacune participe et du coup va faire en sorte que la situation ne se dégrade pas plus. Voir même essayer de l’endiguer. Solidaire dans les bons comme dans les mauvais moments

Une très belle preuve d’amitiés va se jouer sous nos yeux

Geneviève : Voilà !

Maud : Elles vont ensemble chercher des solutions, se soutenir

Geneviève : C’est vrai que par les temps qui cours on a envie d’y croire. Croire à cette amitié presque adolescente.

Maud : oui le retour du côté juvénile quand elles prennent conscience de leur bêtise et qu’elles essaient de la réparer

Geneviève : Je trouve ça très frais ! pas toi ?

Maud : A la fois frais et réaliste. Tu parlais des dialogues tout à l’heure. Le fait qu’ils soient pas mal présent amène cette fraîcheur, grâce à l’emploi du langage parlé

Geneviève : Et les situations cocasses aussi

Maud : oui également. L’ensemble y contribue. Habituée à lire du noir, voir du très noir, cette lecture a été une bouffée d’oxygène !! Grâce à l’humour en particulier

Geneviève : 

Moi je ne connais Cécile que depuis 2 ans. Et Sérial Belle-Fille a été écrit ou en tout les cas publié en 2005. Aussi près de 15 ans après à travers ces mots, cette écriture je reconnais la Cécile d’aujourd’hui. Celle qui a su susciter de l’intérêt en moi.

Et oui elle a toujours cet humour mordant que j’aimerai avoir.

Cette imagination débridée presque sans tabou !Mais toujours très smart, presque British. 

Maud : C’est génial !!!! J’ai rencontré Cécile beaucoup plus récemment !! Oui son humour piquant me plait beaucoup !! Ses sarcasmes aussi

J’ai hâte de découvrir ses autres livres, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin de découverte !!

Geneviève : Mais derrière cette espèce de frivolité, de légèreté, elle sait parler de sujets plus profonds.

Maud : Oui le fait de dédramatiser les situations en employant le décalage, le sarcasme ou l’humour

Geneviève : Rien n’est superficiel dans son propos. Il y a une double lecture

Maud : 

Geneviève : J’ai personnellement trouvé ce livre follement féministe. Et pourtant ces jeunes femmes sont bel et bien de leur temps.

Maud : Oui elle soulève à travers des personnages qui ont tous le même point commun : la réaction du fils par rapport à leur mère aussi… ne pas se rendre compte que ça peut être invivable comme situation

oui oui livre écrit il y a 15 ans et encore d’actualité

et je le pense encore pour bien longtemps

Geneviève :  

Et au-delà, la place de la femme dans la société, dans la famille, dans la cellule familiale

Maud : oui au travers des différentes situations et position, la fille, la mère, l’épouse, la femme. Suivant le rôle qu’elle endosse

et l’amante aussi

Une femme a plusieurs vies dans une vie

Geneviève : oh oui de nombreux. Et… Heureusement l’amante aussi ! Femme simplement !

Maud : Oui !!!

En conclusion, tu dirais quoi?

Geneviève : Un bain de fraîcheur ce titre ! Une très bonne comédie !

Maud : Oui !!

Un peu de douceur dans un monde brut

Geneviève : Comme tu le disais tout à l’heure ce livre nous a fait du bien.

Maud : Oui une soupape

Geneviève : En plus moi j’étais en panne de lecture, une semaine sans ouvrir un livre. Et hop lu en 2 petite aprem et remis en selle pour d’autre aventure livresque. Merci Cécile !

Maud : C’est génial !! Excellente nouvelle !!!

J’ai été ravie d’échanger avec toi sur ce livre !!

Tu vas lire quoi après ?

Geneviève : Moi aussi sœurette, je suis contente que nous ayons pu discuter de cette lecture

Maud : A refaire !!! Sur d’autres aventures livresques alors

Geneviève

Maintenant je vais démarrer #Jenaipasportéplainte

Encore des combats de femmes à mener j’ai l’impression !

Bon sinon on recommande à tous le livre de dame Pellault ?

Maud : Oui et je pense que tu vas te régaler à le découvrir !!!

Recommandation faite pour Cécile

Pour son premier roman !!

Geneviève : Enfin moi j’ai adoré passé un super moment avec ses Sériales Belles-filles.

Maud :  Ca c’est ressenti !!! Je te souhaite une belle fin de journée et bonne lecture

Geneviève : Allez bonne soirée et belle lecture 😊😙

 Maud : 

 Geneviève : Et à très vite pour d’autres aventures et papotes livresque.

Chacun sa vérité de Sara Lövestam


 

 Le livre : Chacun sa vérité : une enquête du détective Kouplan de Sara Lövestam. Traduit du suédois par Esther Sermage. Préface de Marc de Gouvenain. Paru le 3 novembre 2016  Robert Laffont ; La Bête Noire.  19€  ; (287 p.) ; 23 x 14 cm

Rééditer en poche chez Pocket le 11 janvier 2018. 6€95 ; (301 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. »

Kouplan, détective sans-papiers

Depuis trois ans, Kouplan est en « situation irrégulière ». Sa demande d’asile a été rejetée par la Suède mais il ne peut rentrer dans son pays, l’Iran, sans risquer sa vie. Dans l’attente d’un avenir meilleur, il lui faut échapper à la vigilance quotidienne des autorités, tout en gagnant assez d’argent pour subvenir à ses besoins : ex-journaliste, il songe à poursuivre dans l’investigation. Un jour, il propose ses services sur Internet et une femme lui répond : sa fille de six ans a été enlevée. Cette enquête va le précipiter dans le Stockholm underground, ces recoins de la ville où les clandestins sont des proies faciles pour les criminels…

 

L’auteur : Née en 1980, Sara Lövestam était professeur de suédois pour les immigrés avant de devenir journaliste et écrivaine à plein temps. Elle écrit notamment une rubrique pour l’important magazine gay QX. Pour son premier roman, Différente (Actes Sud, 2013), elle s’est vu décerner le prix du Swedish Book Championship. 

 

Extrait :
Prologue

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UNE PLUIE BIZARRE TOMBAIT le jour où on a enlevé Julia, un fin crachin qui vous mouillait peu à peu, insensiblement. Julia l’avait dit, d’ailleurs :
— Regarde la pluie, maman ! Elle ne fait pas plic ploc, les gouttes ressemblent à des moustiques ou à… Ça s’appelle comment, déjà ? les petites bêtes qui volent ? Maman ?
Lorsqu’elle a levé son nez mouillé, la capuche de son blouson imperméable est tombée en arrière pour la quinzième fois. Je la lui ai remise d’un geste qui, a posteriori, me paraît sans grande affection ni tendresse, et je lui ai pris la main.
— C’est à des moucherons que tu penses ? Allez, viens, Julia, on est un peu pressées, tu sais.
Elle s’est libérée de mon emprise et s’est obstinée, comme elle le faisait souvent dans ce genre de situation. Comme elle le FAIT. Comme elle le FAIT souvent.
— Ah ! oui, c’est ça, des moucherons.
J’ai tellement pensé à ces mots… Les dernières paroles de ma fille en ma présence : « Ah ! oui, c’est ça, des moucherons. » Comme si elles recelaient un indice quelconque.

 

Le post-it de Ge

Pour gagner sa vie tout en restant sous les radars, Kouplan propose ses services comme détective privé. Se faire invisible, évoluer dans la jungle du Stockholm underground, il connaît : ancien journaliste d’investigation dans son Iran natal, Kouplan est sans-papiers. La fillette de sa première cliente a disparu. Pour une raison mystérieuse, elle aussi souhaite éviter l’administration… Dès lors, de bête traquée, le clandestin se fait chasseur.

Premier volet de la tétralogie Kouplan, Chacun sa vérité a reçu le prix de l’Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

Sara Lövestam n’en ai pas à son coup d’essai, elle a déjà écrit plusieurs romans, tous traduits dans de nombreuses langues.  Même si ce quatrième roman est bel est bien un premier roman policier. Pour notre jeune auteur, c’est la première fois qu’elle s’attaque à ce genre si particulier et elle le fait avec brio. Grâce à des personnages souvent en marge ou en quête d’identité, elle réussit à mettre subtilement en lumière les enjeux de société actuels et amène ses lecteurs à questionner l’ordre établi.

Son talent est salué par la critique, unanime, et par son public, toujours plus fervent. En 4 livres elle a déjà reçu deux prix, c’est dire !

 » Sara Lövestam fait sensation en Suède !  » Emily Barnett, Grazia
 » Une véritable bouffée d’air frais sur la scène policière scandinave.  » Ulrika Johnsen, QX

Personnellement j’ai adoré ce personnage atypique ‘enquêteur. Kouplan a quelque chose de vraiment singulier, de totalement humain. A travers lui, l’auteur porte un regard extérieur aux problèmes  de l’exclusion, la peur de l’autre, de ce qui nous est différent, la xénophobie mais aussi le racisme plus ordinaire.

Elle nous amène à réfléchir au modèle de société que nous voudrions voir pointer son nez. Sur notre avenir, sur le savoir vivre ensemble. Mais aussi sur notre modèle économique qui semble à bout de course.

A travers les yeux Kouplan, c’est nous qui nous interrogeons.  quel positionnement avons-nous face au chômage, à l’exclusion,  aux économies parallèles et sa délinquance. Face à la situation actuel de notre monde qui déverse chaque jour sa cohorte d’immigrés et de réfugiés.

Je vous l’avez dit, Kouplan est singulier, c’est notre part d’humanité qui parle à travers lui !

Les espionnes du Salève, Tome 2 : Bletchley Park de Mark Zellweger.


La Chronique Duo

Maud et Danièle ont toutes les deux  lu, en même temps, le même livre. Aussi ce matin  elles nous proposent leurs échanges autour de ce titre :

Le livre : Les espionnes du Salève, Tome 2 : Bletchley Park de Mark Zellweger. Paru le 26  2018 Octobre 2018 aux Eaux Troubles. Collection : Thriller 21.00 euros. 312 pages.  21 x 15 cm.


4ème de couverture :
Ce second volume de la saga à succès qui se déroule entre août 1941 et novembre 1942 nous réserve bien du suspense.
Un pur régal !
Le réseau des Espionnes du Salève se restructure après la trahison d’une des leurs. Elles s’activent sur tous les fronts tant à Genève, Berne, qu’à Lyon, Londres, Varsovie et Oran. La Gestapo, l’Abwehr et les traitres en tout genre se rapprochent d’elles chaque jour un peu plus. Le danger est omniprésent. Combien de nos Espionnes seront encore en vie ?
Hannah Leibowitz apprend le jour de Noël 41, d’une source top secrète, que les nazis construisent des camps d’extermination dans sa Pologne natale, alors qu’elle n’a plus de nouvelle de son mari resté au ghetto de Lodz. Avram Leibowitz sénior est-il encore vivant ?
De l’eau lourde a disparu en Norvège ! Une Espionne part à la recherche d’un centre de recherche atomique nazi ultra secret. Reviendra-t-elle ? Les nazis auront-ils l’arme de destruction massive ?
Le Royaume Uni subit une attaque sans précédent de l’Abwehr. Celle-ci va-t-elle percer les secrets de Bletchley Park ?
À Lyon où la Résistance et le SOE britannique en lien avec les Espionnes du Salève sont devenus très efficaces et organisés, la répression nazie s’intensifie. Qui s’en sortira indemne ?

 

 

L’auteur : Mark Zellweger, auteur suisse, Fribourgeois, né en 1959, est diplômé d’histoire romaine de la Sorbonne et de marketing stratégique de Business Schools. Il a été directeur marketing-vente dans l’industrie pharmaceutique en Suisse et à l’Étranger une trentaine d’années. En parallèle, il fut conseiller particulier de directeurs de services de renseignement internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture et est considéré comme un maître du roman d’espionnage classique par de nombreux critiques spécialisés. Bletchley Partk est son 7e roman.
Xtrême préjudice, son 6e roman, a été sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand 2017 au festival Lausan’noir. ((@Photo by Jean-Marc ZAORSKI/Gamma-Rapho via Getty Images))

La Chronique Duo

Papote de Flingueuses autour du tome 2 les espionnes du Salève,  : Bletchley Park de Mark Zellweger.

Maud : Bonjour Danièle,

Dany : Salut la jeunesse ! Au boulot ?

Maud : oui oui petite pause post déjeuner 😉
et toi ?

Dany : Je devais te demander … tu as lu le dernier de Mark Zellweger ?

Maud : Oui oui, lu et il n’as pas fait long feu !!!

Dany : Moi je suis en pause tous les jours … du moins c’est ce qu’on dit des retraités !

Maud : J’ai découvert Mark il y a peut de temps avec le premier opus 🙂
Super !!! et toi l’as tu lu ?

Dany : Oui , j’avais lu le tome 1 en Février alors … Encore que je pense qu’on peux lire le tome 2 sans avoir lu le tome 1 …

Maud : En effet, les histoires sont indépendantes, évolutives chronologiquement mais pour suivre les personnages c’est préférable de lire dans l’ordre
Avisdemoiquinengagequemoi 🙂

Dany😆

Dany : Comme toujours, on y gagne dans la compréhension des personnages, ici le passé de Hannah est essentiel

Maud : Oui, on en apprend beaucoup plus sur elle, son mari, leur passé. Sev aussi se révèle également dans cet épisode

Dany : et moi qui croyais que la Suisse était neutre !

Maud : Alors, comme moi suivant les souvenirs de mes cours d’histoire, on ne parlait pas du tout du rôle de la Suisse, autre qu’avec la mention de la neutralité. Et pourtant… Il s’en est passé des choses

Dany : C’est pour ça que le tome 1 est est incontournable si l’on veut y voir un roman historique ...

Maud : oui oui on apprend à la fois, le rôle de refuge qu’à pu être la Suisse. Des français, Allemands, Polonais et sûrement d’autres sont venus s’y réfugier. Mais aussi, on prend conscience du rôle actif de ce pays, dans les service de renseignements et d’espionnages, notamment.

Dany : Oui tout ça est très étonnant et l’auteur a fait preuve de beaucoup de rigueur dans sa documentation.
Son passé professionnel y est sans doute pour quelque chose 😉

Maud : C’est à la fois très documenté, préface d’un historien, sans être ni rébarbatif, ni redondant. Le juste ce qu’il faut !!

Dany : Oui très vivants ces 2 tomes !

Maud : Les expériences professionnelles de l’auteur y sont sûrement pour beaucoup !
Oui il y a du rythme de part les déplacements des personnages et les récits de scènes d’action !!

Dany : A la fois aventure et espionnage … la vraie vie dans son monde !

Maud : Oui et aussi le côté original dans ce domaine, qui pour l’époque devait être unique, le réseau est essentiellement composé de femmes
Elles partent sur les routes, braver tous les dangers pour se procurer des informations qui seront essentielles pour les Alliés
Et puis avec les moyens de l’époque, communication, transport, vie… Sans notre tout numérique de nos jours. Tu en penses quoi ?

Dany : Sûr que vu son âge l’auteur n’a pas connu la seconde guerre mondiale mais son souci du détail est très présent, alors il s’est inspiré de personnes ayant vécu cette époque … de leurs méthodes et des moyens dont ils disposaient !

Maud : oui c’est épatant, aucun faux pas !!!

Dany : Maintenant le numérique n’étant pas vraiment dans la sécurité et la confidentialité, heureusement que les infos de l’époque étaient protégées …

Maud : L’auteur est très précis et méticuleux, ce qui immerge le lecteur et lui fait ressortir l’ambiance de l’époque
oui oui entièrement d’accord

Dany : L’ambiance et ces femmes comme tu dis, bienheureusement moins visibles du fait que c’était des femmes justement … qui aurait pu croire à leur courage !

Maud : Le décryptage de messages ennemis est aussi un des thèmes de ce volet

Dany : Oui je me souviens du film ENIGMA et bien on est en plein dedans

Maud : oui elles se meuvent plus discrètement et attirent beaucoup moins la méfiance que des hommes.
Je n’ai pas vu ce film, je m’en remets à toi pour la comparaison

Dany : Méfiance oui car pour le reste elles jouent sur leur féminité !

Maud : oui tout à fait, justement elles vont très loin pour remplir leur mission ; parfois ce qui leur est facile, elles se travestissent aussi
comme tu le soulignais très justement ; quel courage !!!

Dany : Ce que je trouve astucieux c’est d’avoir mis les cartes en début d’ouvrage … moi qui note toujours les personnages ça m’a bien aidée
point besoin d’être historien ou géographe, on suit très bien ces intrigues plurielles.

Maud : oui ça nous donne un très aperçu des zones citées, des déplacements, de l’environnement
Oui l’auteur ne perd pas son lecteur en cours de route, que ce soit l’histoire, la géographie, la géopolitique, les intrigues, tout est très bien narré et situé

Dany : Ensuite les rencontres masculines ne sont pas des mieux traitées mais … c’est leur faute après tout

Maud : ha ha ha, oui c’est vrai qu’à part certains ; sinon les hommes n’ont pas forcément les meilleurs rôles

Dany : Hormis l’équipe avec laquelle nous avons fait connaissance dans le tome 1 on découvre aussi les enjeux de pouvoir des autres nations, même si elles sont alliées, les guerres de réseaux et d’influence pouvaient faire du tort à la cause

Maud : tout à fait, rien n’est laissé au hasard, les emplacements, les choix stratégiques, … les réseaux sont une puissance à part entière dans ce conflit

Dany : Pour avoir eu l’occasion d’en parler avec mes grands-parents et ma mère qui ont fait leur part de taf dans ce domaine, je constate que c’est très réaliste, même en Suisse 😉

Maud : J’imagine très bien… La communication sécurisée, les échanges d’information font partie de la stratégie et sont bien mis en avant

Dany : La petite histoire côtoie la grande et c’est une œuvre de mémoire

Maud : oui et aussi cet épisode montre aussi les batailles en Afrique du Nord. Le conflit ne se limitait pas qu’à un nombre réduit de pays

Dany : c’était une guerre mondiale …
on voit bien aussi la façon dont les EU sont entrés dans le conflit

Maud : Oui mais parfois que se soit dans l’enseignement, on a tendance à ne se souvenir que d’une partie des protagonistes

Dany : Certes… Mark fait état d’Allemands qui n’adhéraient pas au nazisme aussi

Maud : Oui tous les Allemands n étaient pas pour Hitler, beaucoup ont fuit l Allemagne

Dany : Je me demande ce qu’il nous réserve pour le tome 3 …

Maud : Que des surprises et de rebondissements je pense …

Dany : Oui il est doué pour ça ...

Maud : Très doué

Dany : J’aime bien sa plume et le côté exotique de la langue suisse 😃

Maud : Oui plume, rythme, langage très agréables

Dany : Tu l’as déjà rencontré en salon ?

Maud : Oui je l ai rencontré au dernier salon de Nemours, je ne l avais pas encore lu. Auteur très gentil et accessible.  Et toi?

Dany : Non jamais mais c’est pour juin 2019, il vient à Bordeaux ! J’espère qu’il a un chapeau d’été !!!

Maud : Je te souhaite une très belle rencontre !!!

Dany : Il commence à être reconnu un peu partout … sur les sites il est plutôt bien côté  ! Et il va au Québec aussi régulièrement

Maud : Oui j ai vu et je suis très heureuse pour lui!!

Dany : Très accessible sur FB …

Maud : Oui comme en vrai, tu verras, il est totalement dans l échange et le partage

Dany : Tu penses qu’on peut le recommander aux polardeux … espionnage certes mais suspense oui !

Maud : Mais je pense que oui !!! Suspense, rebondissements et intrigues au rendez vous

Dany : Alors on dit : « nous, papoteuses du jour, on adopte et on recommande 👍👌👏 »

Maud : Tout à fait d accord!!!!

Dany :  Maud …Tu bosses bientôt ?

Maud : Je te remercie Danièle pour cet échange !!! Je découvre actuellement Jean Christophe Portes avec L’Affaire des corps sans tête, et toi?
Je reprends le travail dès que nous en avons fini

Dany : Moi je suis sur le tome 4 de la saga guyanaise de Colin Niel Sur le ciel effondré … pas besoin de les lire dans l’ordre … attachés à l’actualité et une façon de voir les TOM-DOM d’une autre façon … J’aime beaucoup !

Maud : 👍

Maud : Merci Danièle …(Suis au bureau donc je fais ce que je veux)

Dany : Bisous ma belle et travaille bien pour payer ma retraite

Comme une tombe de Peter James


Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Le livre : Comme une tombe  suivi de La mort leur va si bien de Peter James.  Traduit de l’anglais par Raphaëlle Dedourge. Paru le 17 novembre 2017.  12€,  Edition limitée ;    (1030 p.) ; 18 x 12 cm.

Une édition de poche  de chaque titre est disponible chez Pocket pour 7,90€ :

4e de couv :

C’était supposé être un simple enterrement de vie de garçon… Une blague sans conséquence. Mais, quelques heures plus tard, quatre de ses meilleurs amis sont morts et Michael Harrisson a disparu. Il ne reste que trois jours avant le mariage…

Le commissaire de police Roy Grace, lui-même hanté par la disparition de sa femme, est contacté par la fiancée de Michael, folle d’angoisse. Le policier découvre que celui qui devrait en savoir plus, l’associé de Michael, n’a rien à dire. Mais qu’il a beaucoup à gagner… Le malheur de l’un pourrait faire la fortune de l’autre…

 

L’auteur : Peter James est né en 1948. Il a longtemps vécu aux États-Unis, où il était scénariste et producteur de cinéma. De retour en Angleterre, il partage son temps entre sa maison du Sussex et celle de Notting Hill. Peter James compte aujourd’hui parmi les auteurs de policiers les plus lus du Royaume-Uni et bénéficie d’une renommée internationale.

 

Extrait :
Avec de la patience, en plaçant bien ses pions, tôt ou tard, on finit toujours par avoir de la chance. Les meilleurs prédateurs sont les plus patients.

Mark n’avait jamais oublié ce documentaire animalier, filmé dans une grotte à chauve-souris, en Amérique du Sud. De minuscules micro-organismes se nourrissaient des excréments des chauves-souris, un asticot mangeait ces micro-organismes, un scarabée mangeait l’asticot, une araignée mangeait le scarabée et la chauve-souris mangeait l’araignée. La chaîne alimentaire était parfaite. La chauve-souris était maligne : tout ce qu’elle avait à faire, c’était déféquer – et attendre.

Le post-it de Ge

Comme une tombe Paru le 02 mars 2006 au Ed. Du Panama. 21€ (441 p.) ; 22 x 16 cm. 1ère édition française, plus disponible et épuisée chez l »éditeur

Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Aujourd’hui je vous parle de Comme une tombe, parce que c’est un premier roman . Mais il n’est pas exclu que je revienne un de ces quatre vous parler de La mort leur va si bien

Roman policier s’ouvrant sur une enterrement de vie de garçon. Celui de Michael Harrisson, jeune golden boy qui, avec son meilleur ami, Mark Warren, a monté une société immobilière fructueuse. Michael doit se marier 3 jours plus tard, ses amis lui ont préparé une nuit très spéciale : pendant qu’il font la tournée des pubs, ils l’enferment dans un cercueil.

Lorsqu’il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher…À la surface, sa fiancée s’inquiète. À trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n’a qu’un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d’eux n’a survécu à l’accident…!

Quand la plaisanterie tourne au cauchemar.  Un enterrement de vie de garçon, c’est bien de cela qu’il s’agit. Et ici c’est ce pauvre Mickael qui va faire les frais de cette blague de potache.

Alors si vous êtes claustrophobe, surtout n’ouvrez pas ce livre! Si peu que vous rentriez en empathie avec notre héros malgré lui, vous allez à votre tour vous retrouver enterrer vivant. Et croyez moi, c’est une sensation étouffante qui va s’emparer de vous, vous aller physiquement ressentir cette lecture, elle va vous souper le souffle. Votre poitrine va se retrouver comprimée.

Mais Comme une tombe c’est aussi un pur thriller,une intrigue originale avec ses nombreux rebondissement, son lot d’action, de la trahison et des revirements de situation. C’est Angoissant, oppressant, flippant et  parfois aussi dramatiquement drôle.. Alors amateurs de suspense vous allez être servis et vous ne lâcherez plus le livre jusqu’à la fin

Et même si le rebondissement majeur est un peu tiré par les cheveux, cela ne gâche en rien notre plaisir de lecture et c’est vraiment le seul reproche qu’on peu faire à ce livre.

…………….

Le poche chez Pocket Paru le 15 avril 2010. 7€90 ; (529 p.) ; 18 x 11 cm

Le douzième chapitre – Jerome Loubry


Le livre : Le douzième chapitre de Jerome Loubry. Paru le 19 septembre 2018 chez Calmann-Lévy dans la collection Calmann-Levy noir. 19€50 ; (355 p.) ; 22 x 14 cm.

4eme de couv
Eté 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît. 30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. A l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les événements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire…

L’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il a publié en 2017 chez Calmann-Lévy son premier roman, Les Chiens de Détroit, lauréat du prix Plume libre d’Argent 2018.
Extrait :
Sa folie avait un nom à consonance allemande : Alzheimer. Ce kraken pris au piège dans l’océan céphalorachidien de cette pauvre femme avala le moindre de ses souvenirs. Voilà ce que disaient les adultes une fois revenus de ces soirées lorsque, fatigués ou honteux de leurs moqueries étouffées, ils prenaient conscience que cette maladie risquait un jour ou l’autre de se lancer à l’abordage de leurs propres esprits.

Le petit avis de Kris

Le douzième chapitre – Jerome Loubry

David et Samuel, 12 ans, sont dans un centre de vacances à Saint-Hilaire-de-Riez, où ils font la connaissance de Julie. Les trois enfants deviennent inséparables mais, à la fin des vacances, leur amie disparaît. Son cadavre est retrouvé sur la plage quelques jours plus tard. Trente ans après, David et Samuel reçoivent un mystérieux courrier leur relatant ces événements tragiques.

Quel plaisir de découvrir cet auteur !

Un roman passionnant aux multiples rebondissements, original comme je les aime.

Ces souvenirs d’enfance qui resurgissent alors qu’ils étaient enfouis bien secrètement et un suspense bien mené assorti d’une fin un peu pressentie mais attendrissante en font un roman attachant.

Excellent

Et si un manuscrit anonyme racontait une nouvelle version de votre pire souvenir d’enfance…
Le roman a reçu le Prix du polar de Moustiers 2018 dès sa parution!

 

Notre cheffe de meute a adoré aussi Le douzième Chapitre et elle avait  vraiment aimé aussi son premier roman Les Chiens de Détroit.

 

Rivière tremblante – Andrée A. Michaud


Le livre : Rivière tremblante de Andrée A. Michaud. Paru le 19 septembre 2018 aux Editions Payot et Rivages, collection  Rivages/Noir. 21 € ; 366 pages ;  22,5 x 15,5 cm

4ème de couverture :

Août 1979. Michael, douze ans, disparait dans les bois de Rivière-aux-Trembles sous les yeux de son amie Marnie Duchamp. Il semble avoir été avalé par la forêt. En dépit de recherches poussées, on ne retrouvera qu’une chaussure de sport boueuse. Trente ans plus tard, dans une ville voisine, la petite Billie Richard, qui s’apprête à fêter son neuvième anniversaire, ne rentre pas chez elle. Là  encore, c’est comme si elle avait disparu de la surface de la terre. Pour son père comme pour Marnie, qui n’a jamais oublié le traumatisme de l’été 1979, commence alors une descente dans les profondeurs du deuil impossible, de la culpabilité, de l’incompréhension. Ils ne savent pas qu’un autre drame va frapper le village de Rivière-aux-Trembles…

L’auteur : Andrée A. Michaud est née au Québec. Après des études de philosophie, de linguistique et de cinéma, elle entame une carrière de romancière. Elle est rapidement reconnue pour ses romans noirs très littéraires, entres Bondrée, récompensé par plusieurs prix aux Canada et en France : le prix du Gouverneur général (important prix littéraire) le prix Saint-Pacôme (dédié au roman policier), le prix Arthur-Ellis, le prix des lecteurs Quai due polar/20 Minutes et le prix Rivages des libraires.

 

Extrait :
«  Puisque j’étais vivant et pas encore totalement cinglé, j’avais pris mes jambes à mon cou, inconscient que la bête que je tentais de semer avait fait son nid dans mes entrailles, que l’homme est un putain de cheval de Troie transportant dans ses tripes tout ce dont il a besoin pour s’autodétruire et s’empoisonner la vie, à commencer par l’attirail de souvenirs tranchants qui lui lacèrent les flancs à chaque faux pas. On ne peut rien contre cette tumeur qui prolonge ses métastases du cerveau jusqu’au ventre. La seule façon de fuir sa mémoire, c’est de se faire lobotomiser. Je n’en étais pas encore là, mais il m’arrivait d’envisager cette option lorsque les heures s’étiraient dans tous les sens et que le cafard, avec sa flopée de pensées visqueuses, profitait de cet instant de stagnation universelle pour me sauter dessus. »

L’accroche de Miss Aline 

 Rivière tremblante, Andrée A. MICHAUD

Comment vous parler de ce thriller qui n’en est  pas vraiment un ? Bien sur, il y a disparition d’enfant, même deux  à trente ans d’intervalle. Bien sur l’enquête sera et est menée. Bien sur il y a aura soupçon de culpabilité. Mais l’essentiel de ce roman n’est pas là pour moi.

 Dans les deux premiers tiers du livre, on fait la connaissance de Marnie Deschamps qui voit disparaitre sous ses yeux son meilleur ami. Au moment des faits, ils ont une douzaine d’année. On va aussi côtoyer Bill Richard dont la fillette de 9 ans ne rentrera jamais de l’école.  Ce qui est le plus touchant, perturbant, déroutant c’est la façon dont l’auteur te fait vivre ça de l’intérieur. Dans la tête, le cœur, les tripes de Bill et Marnie. Ils vont vivre la disparition comme une descente aux enfers. Ils vont survivre au-delà des enfers. Ils vont s’enfoncer au plus profond d’eux-mêmes pour puiser la force vitale. Ils vont vivre leurs douleurs comme un gouffre infini, un trou noir qui absorbe tout.

J’ai plus d’empathie pour Bill dont la douleur se fait dans le souvenir permanent de Billie. Qui continue de lui inventer des histoires, qui garde son chat au-delà du raisonnable, qui lui donne l’éternité à 9 ans. Bill qui parfois s’effondre, où le trou noir manque de l’engloutir totalement. La douleur est  déchirante, béante, un puits sans fin dont aucun son ne peut sortir. Une douleur qui n’a pas de nom, pas de mot. Une douleur qui envahit chaque parcelle de son corps, de son cœur. Une douleur où Billie meurt à chaque fois.

Marnie est plus abstraite dans sa douleur. Elle n’a pas moins mal non, mais c’est tellement différent. C’est une douleur qui vient de l’enfance, qui est bercée par l’enfance. Elle y met tellement d’interrogation, de réponse formée et déformée. Elle était trop jeune à l’époque pour se « rendre compte » vraiment. C’est une douleur comme un souvenir comme une vieille peluche que l’on retrouve au fond d’un grenier et dont on  avait oublié la bouille. Elle aussi sombre dans ce trou noir qui de son côte ressemble plus à la folie.

Dans la troisième partie ces deux histoires vont se télescoper ou plutôt se frôler. Un enfant à disparu à Rivière-aux-trembles. Là encore, la lumière n’est pas sur l’enquête mais sur Bill et Marnie. Ils vont devoir faire face et revivre leur propre disparition. Où sont leur ami et fille ? Pourquoi, comment, par qui ? Le manège tourne sans cesse. Ne cessera-t-il jamais ? Jusqu’où va-t-il falloir aller pour avancer, juste avancer sans oublier ?

Bill et Marnie se sont deux souffrances comme deux étoiles dans le firmament qui ne pourront jamais se toucher. Ce sont deux mondes au bord du gouffre, deux cœurs vidés, une apnée constante.

L’auteur a un style d’écriture particulier en cela qu’il n’y a pas de dialogue à proprement dit. Il est inclus dans le texte, pas de tiret-à-la-ligne. Au début c’est déroutant puis tu comprends que tout se passe dans la tête de l’un et de l’autre. Comme si eux aussi se racontaient l’histoire.

Les phrases peuvent être longues. Là encore on s’habitue. Elles ressemblent à cette douleur pesante, lancinante, qui se traine et ne veut pas partir. Tu es emmenée malgré toi dans ce récit et tu vis cette descente dans les abysses  de la douleur. Tu voudrais les consoler, les bercer dans tes bras, mêler tes larmes aux leurs.

Je ne connaissais pas Andrée A. Michaud et c’est pour moi une magnifique découverte. Il n’est pas dit que je ne vous en reparle pas avec Bondrée ou Lazy Bird deux autres de ses romans.

Bonne lecture.

Récidive – Sonja Delzongle


Le livre : Récidive de Sonja Delzongle. Paru le 8 mars 2018 aux Éditions, Folio. 8,30 € ; 480 p. ; 10,8 x 17,8 cm.

4ème de couverture :

New York, printemps 2014. Hanah Baxter, profileuse française qui traque les tueurs en série, est de retour chez elle après un voyage en Californie. Elle a assisté à l’exécution de Jimmy Nash, un meurtrier sadique qu’elle avait aidé à capturer et qui voulait lui faire une dernière confession. Peu à peu, des événements étranges envahissent son quotidien. De mystérieux appels anonymes retentissent à toute heure. Des réminiscences inexplicables hantent ses nuits. Et la terreur s’empare d’elle… Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir. Le compte à rebours est enclenché, la confrontation sera inévitable. Mais la vérité n’est pas toujours celle qu’on imagine…

 

L’auteur : Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon… Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, La Journée d’un Sniper, elle publie un premier thriller À titre posthume, puis Le Hameau des Purs, en 2011. La lecture d’ouvrages sur les serials killers combinée avec sa passion pour le continent africain, également visible sur ses toiles, l’incite à s’engager dans l’écriture de son roman Dust qui paraît en 2015 chez Denoël. L’ouvrage connait un succès éditorial et public. En 2016, paraît Quand la neige danse, toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. Récidive paru en 2017 nous offre une troisième enquête… Sonja Delzongle vit toujours à Lyon.

 

Extrait :
“Le brouillard s’intensifie, les chutes de neige redoublent. Il est 22h53. Le capitaine a les yeux rivés sur le rocher où se trouve le phare. Ses paupières brûlent. Une fraction de seconde, il croit distinguer une lumière. Enfin ! Mais aussitôt, une nouvelle nappe de brouillard la voile. Puis elle réapparait. Un faisceau lumineux qui passe de rouge au vert.
C’est lui, c’est le phare du Grand Jardin ! On est sauvé ! Exulte William Gregory. C’est le moment, la chance d’entrer dans la passe et d’arriver au port. Le capitaine donne ses ordres, la manœuvre délicate est amorcée.
Et soudain, le choc, d’une violence inouïe, dans un fracas épouvantable. La coque du navire se déchire sur les arrêtes des récifs sombres émergeant des flots à tribord. Les passagers sont propulsés dans tous les sens comme des pantins. Des têtes heurtent le sol, les tables. Le sang jaillit déjà sur le Hilda. Des étagères se décrochent vont s’écraser les unes sur les autres, des piles d’assiettes valsent, des vitres explosent. Des pleurs, des cris de détresse emplissent l’intérieur du paquebot. On cherche ses proches, on tombe, on tente de se relever, tombe de nouveau pour, parfois, assommé ne plus se relever.
Mary serre ses deux enfants contre elle, les battements de son cœur soulèvent sa poitrine. Elle sent les leurs sur son ventre. Elle sait qu’ils vont mourir. Tous les trois, ensemble.“

 

Le ressenti de Jean-Paul

Récidive de Sonja Delzongle

Bonjour à toutes et à tous…

 

J’avais déjà été emporté par Dust, et Quand la neige danse, dans Récidive, Sonja élargit l’univers de Hanah Baxter, par rapport aux deux autres tomes. Ici, les enquêtes prennent moins d’importances au profit d’une profondeur dans les portraits psychologiques des personnages. Le fil rouge du roman tourne autour de la famille de Hanah, son père bien sûr, sa mère, son oncle, mais il y aura aussi bien d’autres surprises.

Comme a son habitude, Sonja nous offre une très belle écriture, très différente des polars habituels. Une dose de poésie dans ses descriptions font aussi vivres les lieux.

Ici les côtes sauvages de la Bretagne…

C’est un univers très visuels. Sonja conçoit ses romans comme des scénarios. Les flash-backs récurants, les différentes histoires qui s’entrecroisent, chaque petit détail compte, ses descriptions sont pointues et méticuleuses. Les actions et les événements s’enchaînent les uns derrière les autres, ne laissant aucun répit aux lecteurs et ce jusqu’au final…

 

J’ai trouvé ce tome plus puissant que les deux premiers. J’ai ressenti une implication de Sonja peut-être “plus personnelle”. J’ai eu l’impression qu’elle y a mis ses tripes. Hannah est malmenée tous le long de ce roman, Physiquement et psychologiquement, et de thriller… j’ai glissé petit à petit vers un univers noir, sans concessions…

 

Bravo Sonja, c’est du grand art !!!

 

 

Toxique de Niko Tackian


Le livre: Toxique de Niko Tackian. Paru le 4 janvier 2017 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€90 ; (299 p.) ; 22 x 14 cm.

Rééditer en poche le 03 janvier 2018 chez Le Livre de Poche. 7€60 ; (309 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.

Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.

À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

 

niko tackianL’auteur Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le 5 avril 1973 à Paris. Il a réalisé plus de trente albums dans lesquels il aime explorer différents genres, tels que science-fiction, dark fantasy, policier, fantastique. Il a également réalisé de nombreux téléfilms. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Il a commencé une carrière d’écrivain de thrillers en 2015 avec Quelque part avant l’enfer.  Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. 

 

Extrait:images
« Faut pas oublier tes racines, gamin, ce sont elles qui font de toi ce que tu es. » (Page 64)

L’expertise de Cathie

 

Toxique de Niko Tackian

Excellent thriller que ce troisième roman de Niko Tackian: psychologie des personnages approfondies sans être trop lourde; décors sobres mais bien plantés; pas de descriptions inutiles ni de bla-bla. On se sent happé par ce récit sombre et addictif: le lecteur suit fébrilement l’auteur sur le chemin que celui-ci lui trace à coups de machette, y compris dans le dédale des rêves de Tomar, peut-être les seuls passages un peu trop longs…

Le +: pas d’esprit vengeur malgré les difficultés et les traumatismes vécus, mais la pensée qu’il existe une explication pour tout comportement humain, qu’il sociopathe ou autre. Il ne s’agit pas d’excuser mais de comprendre afin de permettre une reconstruction possible. Niko Tackian nous transmet ce message que rien n’est noir ou blanc, dans la vie; que la méchanceté, même absolue, le mal trouvent leurs racines dans un terreau fait de nos peurs, de maltraitances physiques ou morales, de traumatismes remontant à la prime enfance et que la vengeance brutale ne résout rien. Ce qui ne veut pas dire se résigner,mais en comprendre les causes afin de rebondir et de se reconstruire…