Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 6, Mickaël Koudero


Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le sixième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Mickaël Koudero


Lundi 6h52

Miss Aline : Bonjour Mickaël, nous commençons ici ton assignation à résidence.
Le bracelet électronique est enclenché !
Peux – tu te présenter, en quelques mots, aux lecteurs ?

Mickaël : Bonjour Aline, Danièle et Geneviève

 

Miss Aline : 👍

Dany : Bonjour Mickaël

Mickaël : Me présenter en quelques mots? Mickaël, 36 ans, auteur et scénariste. J’écris depuis tout petit. J’aime aussi les voyages, le cinéma et tout ce qui touche à la culture.

Miss Aline : « Écrire depuis tout petit » ça veut dire quoi exactement ?

Mickaël : J’avais huit ans quand je suis allé pour la première fois au cinéma. Je suis ressorti de la salle, j’ai su que c’est ce que je voulais faire : écrire, divertir, raconter des histoires. J’ai commencé par des scénarios que je m’amusais à tourner avec des copains de l’époque… et j’ai continué ainsi. Je regardais énormément de films, essayé de comprendre leurs fabrications, etc.

Miss Aline : tu es scénariste avant d’être auteur ?

Mickaël : j’essayais de comprendre leurs fabrications, la manière de procéder du réalisateur et du scénariste.
Aline, oui, au tout début, j’ai commencé par la réalisation. J’ai tourné des clips, quelques pubs, des courts métrages. J’ai aussi fais une école de cinéma (ESRA). Sorti de l’école, j’ai travaillé quelques temps comme monteur et réalisateur indépendant. Mais très vite, j’ai compris que seule l’écriture me passionnait réellement. J’ai travaillé comme scénariste à la TV et c’est bien plus tard que je me suis mis à écrire des romans. J’ai cette double casquette : scénariste et romancier.

Miss Aline : Deux professions complémentaires.
Ton roman « La faim et la soif » est sorti récemment. Comment t’es venu l’idée de ce roman ?

Mickaël : Depuis quelque temps, j’avais envie de centrer un roman sur le mythe des vampires . C’est naturellement que je me suis tourné sur la Roumanie (les Carpates, Dracula). Je me suis documenté sur ce pays, ses coutumes et ses traditions. De fil en aiguille, je me suis intéressé à Ceaușescu et les horreurs de sa dictature. À mesure que je me plongeais dans les horreurs commises par lui et la Securitate (sa police politique), je savais que je tenais le sujet de mon roman. L’endoctrinement, le vampirisme, la perte des identités…

Dany : Comment peut-on qualifier ce roman « horreur » ou « thriller » ?

Mickaël : Danièle, à mon sens, c’est un roman de genre Thriller avec quelques touches d’horreur. Pour mes futurs romans, j’ai de plus en plus envie de procéder ainsi : partir sur une base de genre Thriller et flirter avec l’horreur/ le fantastique/ le paranormal selon le sujet du roman ou son ambiance. Ne plus me restreindre à un seul genre défini.

Miss Aline : Lors de ma lecture, j’ai tout de suite été charmée par Raphaël, il est très charismatique. Comment as-tu construit ce personnage ? Est-il ce que tu voulais qu’il soit ou t’a-t-il échappé pour vivre sa propre histoire ?

Mickaël : Merci ! Raphaël appréciera le compliment. 🙂 J’ai procédé avec lui comme avec tous mes personnages. Je calque leurs caractéristiques physiques, leurs gestuelles, etc., à l’acteur ou l’actrice que je pense idéal pour incarner mon personnage à l’écran. Ensuite, je déroule le fil de son histoire, son passé, son passif. Les petits détails qui font une existence. Les premiers temps sont toujours un peu délicats. Je tâtonne, je reviens plusieurs fois sur le parcours de mon personnage, son historique de vie, son CV… Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer mais je cherche sa couleur, sa tonalité. Ça prend du temps… Une fois que j’ai trouvé mon personnage, c’est à ce moment qu’il m’échappe. Qu’il me lance sur de nouvelles pistes d’écriture, qu’il me raconte des détails de vie que je n’avais pas pensés…

Dany : Qu’est-ce qui arrive en premier quand tu veux écrire : un personnage, un contexte historique ou politique, une histoire ?

Mickaël : Ça dépend. Ça peut être une scène, un dialogue, un sujet, une exposition… Par exemple pour Des visages et des morts, c’est la punchline qui m’a lancé sur l’écriture : Nous ne sommes pas face à un tueur en série mais à une série de tueurs. Pour La faim et la soif, c’était le mythe du vampire qui fut à la base du roman.

Miss Aline : Parle nous te tes rituels d’écriture : à quel moment écris, où, musique ou pas, tous les jours …?

Mickaël : J’écris en moyenne 7 ou 8 heures tous les jours. Parfois plus, parfois beaucoup moins. Quand j’arrive à la fin d’un roman, les horaires explosent. Mes rituels sont toujours les mêmes. Avant de me lancer dans un roman je sélectionne cinq à huit bandes originales qui tourneront en boucle durant tout le processus d’écriture. J’écris toujours en musique, ça m’aide à poser mes ambiances, définir mon rythme, installer un univers. Aussi, je n’ai pas de plan d’écriture. Bien souvent j’ai deux ou trois scènes marquantes – les bascules de l’histoire – et un semblant de fin qui connaîtra des dizaines de variantes au fil des jours. Et je me lance. Tous les soirs avant de me coucher, je me repasse visuellement le fil de ce que j’ai écrit et je réfléchis à la suite… Je marche beaucoup avec les images, les dialogues, le rythme. Le fait de ne pas avoir de plan d’écriture figé, m’oblige à repasser souvent sur mon texte afin de peaufiner ce qui a été écrit et de m’assurer que tout tient la route.

Dany : Est-ce que les personnages sont forts au point de pouvoir devenir récurrents ?

Mickaël : Récurrent, non. J’ai du mal avec les personnages que l’on retrouve livre après livre (c’est purement subjectif). Par contre, je pense que certains personnages méritent d’avoir leur propre roman. Par exemple le commandant Philippe Toussaint. J’ai une idée qui fait son chemin. Ce n’est pas pour tout de suite mais il est probable qu’on le retrouve un jour au centre d’une histoire.

Dany : Entre la Roumanie et la Belgique, tu procèdes à des repérages ? Bientôt un roman au Canada ?

Mickaël : Dans la mesure du possible, j’essaye de me rendre sur place pour m’imprégner des lieux et des ambiances. Sinon, je me plonge dans les livres, les guides touristiques ou je regarde des documentaires traitant du pays en question. Pour le prochain roman, effectivement, l’histoire se passera  au Canada.

Miss Aline : On ne va te rendre à ton temps d’écriture, on se retrouve demain pour d’autres questions.
Merci à toi et bonne après midi.

Dany : Bonne soirée 😉😉

LUNDI 21:06

Mickaël : Merci à vous les filles pour cette première salve de questions ! 🙂

Miss Aline et Dany😍👍

Mardi 13:08

Dany : Bonjour Mickaël, pas trop handicapé par le bracelet ?

Miss Aline : Bonjour Mickaël

Dany : Alors 2 romans publiés en France, y en a-t-il un manuscrit qui traîne dans un tiroir et dont tu te dis « un jour … » ?

Mickaël : Bonjour Danièle, bonjour les filles. Le bracelet me démange un peu, mais je tiens bon !
Oui, deux romans publiés en France pour le moment. D’autres viendront. Il faut les écrire. À ce jour, je n’ai pas de roman dormant dans un tiroir… Par contre, j’ai quelques scénarios -long métrage et  court métrage- qui dorment dans les tiroirs de certains producteurs.

Miss Aline : Quelques auteurs se sont essayés au quatre mains… l’aventure te tenterait ?

Mickaël : S’il s’agit d’écrire un roman à quatre mains, non. Je n’en suis pas capable. J’aurai trop de mal à m’adapter au rythme d’une autre personne, à sa vision, sa façon de procéder, etc.  Et puis, je n’en éprouve ni l’envie, ni le besoin.

Miss Aline : Un auteur favori ?

Mickaël : Plusieurs même. En premier, il y a Jean-Christophe Grangé.  Il est le point de départ de beaucoup de choses. Que ce soit par son style, ses histoires, ses personnages, ses ambiances, et le reste, c’est lui qui m’a donné cette envie d’écrire des thrillers. C’est ma référence. Après, j’ai une très grande affection pour Thomas Harris.

Miss Aline : Hannibal Lecter , te verrais faire naître un personnage aussi noir.

Mickaël : Je ne me suis jamais posé la question 🙂 Mais, oui. Créer un personnage aussi noir, intelligent, marquant, est quelque-chose d’unique. De mémoire, je ne connais pas ou peu de tueurs aussi emblématique que le Dr Lecter. Aussi révulsant que fascinant. Sans compter l’interprétation d’Anthony Hopkins qui lui a donné une voix, un visage, un charisme…

Miss Aline : Difficile d’imaginer un autre acteur dans ce rôle .

Mickaël : Complètement. La performance de Hopkins est bluffante. Ses yeux, ce regard… Son phrasé… flippant !

Miss Aline : Surtout le regard .

Revenons sur ton travail d’écrivain. 
Entre le moment où une idée pointe le bout de son nez, tes recherches, l’écriture…. combien de temps ? Qui est ton ou ta première lectrice / lecteur ?

Mickaël : En tout, il faut compter 8 à 10 mois (documentation, écriture, relecture et correction). La faim et la soif a pris un peu plus de temps car j’ai fait un petit break de quelques mois pour voyager . Une fois que j’ai une version présentable terminée, je confie le manuscrit à ma compagne, Mélanie. C’est elle m’a première lectrice. Ensuite arrivent mon éditeur et un petit comité de lecture (3 à 4 personnes). Des personnes qui viennent de différents horizons de lecture. D’ailleurs j’en profite une nouvelle fois pour remercier Valerie Dätwyler (Sangpages) et Anaïs Michelon (Anaïs Serial lectrice) qui ont accepté d’être mes bêtas-lectrices sur La faim et la soif.

Miss Aline : Que fais tu de leurs avis, leurs ressentis, leurs observations ?

Mickaël : J’écoute, je prends des notes, je réfléchis, mais avant tout je m’écoute. Je corrige que si réellement je juge que c’est nécessaire.
D’accord.

Miss Aline : Pourrais-tu écrire un tout autre genre ? Un feel good par exemple ou un polar pour enfant. ?

Mickaël : Ouh là 😀! Non, vraiment pas. Je crois même que j’en suis incapable. On écrit toujours un peu sur ses angoisses, ses peurs, ses terreurs. Sur les choses qui nous frappent. Quand je réfléchis à l’écriture d’un roman, ce sont  des idées noires qui me viennent à l’esprit… des sujets sombres… Donc, non, pas de feel good à l’horizon ou de polar jeunesse 🙂

Miss Aline : Ok n’effrayons pas les jeunes esprits ! 😊
Quels liens entretiens-tu avec tes lecteurs (je parle de ceux qui te lisent après publication)?

Mickaël : Dans la mesure du possible, je réponds à tous les messages que je reçois, les mentions et autres. J’essaye d’être disponible au maximum, c’est important pour moi.

Dany : Alors, parole d’une non lectrice (pour le moment) : Peux-tu me donner 3 bonnes raisons pour que je lise tes romans ?

Mickaël : Le piège! 😄Je dirai que, si tu aimes quand la fiction rejoint le réel, ou l’inverse, si tu aimes avoir peur, frissonner, mais aussi te divertir, et si tu aimes apprendre deux-trois trucs, mes romans peuvent te plaire…

Dany : Ca me va … on règlera nos comptes après s’il y a tromperie sur la marchandise 😉😇😂

Miss Aline😆

Dany : Dernière question : y a-t-il un roman que tu aurais aimé écrire ?

Mickaël : haha ! 😁

Dany : Ceci n’est pas un titre !!

Mickaël : 🙂 Un roman que j’aurai aimé écrire ? Aucun. Chacun roman est unique comme son auteur.

Dany : Belle pirouette l’auteur … Merci de tes réponses et de ta confiance.

Mickaël : 😉 Merci à vous les filles !

Miss Aline : Mickael nous allons te rendre ta liberté. Nous avons été ravies de cet échange avec toi. Merci pour ta disponibilité, et ta gentillesse.
on te souhaite le meilleur pour ton prochain roman que nous aurons grand plaisir à lire.
Excellente journée à toi.

Mickaël : Merci à vous ! J’ai passé un très bon moment ! Un grand bravo pour ce que vous faites et votre implication. Et longue vie au collectif Polar ! À bientôt! ✨

Geneviève : Merci à nos deux flingueuses pour ces auditions et merci à notre auteur Mickaël Koudero pour ces réponses précises.

Je vous rappelle le livre de Mckaël Koudero, La faim et la soif.

Et si vous voulez d’autre précisions rapelez-vous Maud était en papote avec Mickaël Koudero

Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge


Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge

Propos recueillis le 4 mars 2019

– attention parution PARASITE le 13 mars –

Dany : Bonjour Sylvain, 
avant de parler de ton actualité, est-ce que tu peux nous parler de ton année de lauréat du fabuleux prix du Quai des Orfèvres … 
Qu’est-ce que ça a changé dans ta vie ?

Sylvain : Le prix du Quai des Orfèvres m’a permis de toucher un nombre très important de lecteurs (près de 150 000 en comptant les ventes numériques) et de faire connaître mes précédentes œuvres (éditions du Toucan) à un public bien plus élargi. Je considère que c’est une étape cruciale dans ma carrière, après des années durant lesquelles rien ne semblait devoir bouger. Je me heurtais à ce plafond de verre que connaissent la plupart des auteurs : petite diffusion, petite publicité, petit lectorat, difficulté de sortir en poche du fait de ventes modestes, pas de traductions ni d’adaptations, anonymat relatif etc. Le cercle vicieux duquel il est très difficile de sortir. Aujourd’hui, j’ai changé d’éditeur et mon nouveau roman bénéficie de l’attention et des capacités d’un éditeur important et historique, puisqu’il s’agit de Fayard / Mazarine.
Évidemment, rien n’est jamais gagné et il faut continuer de travailler dur, je dirais même plus encore après un succès comme le prix du Quai des Orfèvres. C’est la raison pour laquelle j’ai pris mon temps afin d’offrir à mes lecteurs un livre qui m’a demandé beaucoup de travail (et aussi beaucoup de recherches) en amont et en aval. Fayard est un relecteur très exigeant ! Et c’est une chance, je trouve.
Aujourd’hui, je travaille de concert sur l’adaptation en série de Tension extrême  et c’est à mes yeux mon projet le plus important du moment car s’il aboutit, ce sera lui aussi un catalyseur pour la suite. De bonnes nouvelles annoncées aussi du côté des livres audio avec des sorties en avril et juin 2019 pour Pire que le mal et Tension extrême chez Sixtrid.

Dany : Alors ton actu,, tu peux en parler ?
La 4ème de couverture est alléchante ! Un peu plus pour les lecteurs du blog ?

Sylvain : Parasite se situe chronologiquement après Sous la ville (sorti en poche en 2018) , mais je considère qu’il s’inscrit dans une lignée débutée avec Tension extrême et qui s’achèvera avec mon second roman chez Mazarine, à paraître en 2020. J’y explore les interactions  entre le crime, l’humain et le numérique. Une trilogie, en quelque sorte.
Alors que dans Tension extrême, une intelligence artificielle est utilisé pour lancer des cyberattaques et détruire des policiers, dans Parasite elle devient leur allié : un programme qui préfigure l’avenir de la police 2.0 et dont le logiciel ANACRIM (utilisé dans les affaires Grégory et Nordahl LELANDAIS, notamment) est l’amorce.
Le fait est qu’aujourd’hui, devant la complexité des affaires, due en partie à l’explosion des data (téléphonie…) il est pratiquement impossible pour un esprit humain d’englober la totalité d’un dossier, d’où la nécessité de s’appuyer sur des machines, seuls capables d’établir des liens dans le temps et l’espace.
Parasite évoque ce changement de paradigme en mettant en scène un personnage désormais récurrent, la capitaine Marie Lesaux qui intègre une brigade de protection de la famille et qui se voit sélectionnée pour tester un programme révolutionnaire : VALMONT.
Le livre est à mon sens le plus effrayant de tous ceux que j’ai écris car il s’appuie – comme souvent – sur des faits parfaitement avérés mais que le public ignore, le plus souvent.
Dans Tension extrême, les gens ont appris à flipper devant leur téléphone, dans Parasite, ce sera pire encore. Depuis que j’ai écris ce roman, je ne vois plus vraiment les choses de la même façon… En dire plus en viendrai à divulgacher.

 

Dany : Merci beaucoup Sylvain pour cet éclairage. On reparlera de Parasite sur le blog à n’en pas douter. 
Tes prochains salons peut-être ?

Sylvain : Printemps du livre de Montaigu  (85) : 6 et 7/04.
Mauves en noir (Mauves sur Loir) : 27-28/04.
Dédicaces en mars : 23 et 30 à Nantes et ses environs. Tous les détails sur ma page FB et sylvainforge.webnode.fr

Dany : Ben en attendant de flipper dans les jours qui viennent, pour conclure : as-tu un coup de cœur ou un coup de gueule dont tu voudrais nous parler ?

Sylvain : Un scénario de jeu de rôle, lu dans la gamme « Chroniques oubliées » (contemporain) ;  court mais efficace. « Le Terminus (16 pages) est un huit-clos se déroulant à notre époque. Les personnages sont fortuitement regroupés dans un bar alors qu’un tireur isolé abat toute personne qui fait mine d’en sortir. Le quartier est bouclé et les spéculations vont bon train alors que les personnages doivent chercher la vérité derrière cet attentat et monter un plan suffisamment astucieux pour espérer s’échapper vivant… » Retord et efficace : une histoire que j’aurais aimé écrire.
Et sinon en avril : publication de l’audio-livre Pire que le mal chez SIXTRID ; en juin prochain, Tension extrême, aussi en audio-livre, toujours chez SIXTRID. Des nouvelles de l’adaptation de Tension extrême en série, avant l’été j’espère 😉

Dany : Est-ce que l’on peut dire que ton sort d’auteur te convient pour le moment, même si tes vies parallèles doivent souffrir d’accommodements sans doute ?

Sylvain : Écrire est une passion et pouvoir s’y adonner est une chance. Mon seul regret est de n’avoir pas le temps nécessaire pour pouvoir  rencontrer mes lecteurs comme je l’aimerais. Cumuler deux boulots en même temps reste très difficile et demande une forme d’ascèse. C’est la vie ! 😉

 

Dany : Je pense que je vais te laisser à tes occupations en te remerciant de l’attention que tu portes au blog et aux lecteurs en général. Tu nous rappelles la date de sortie de Parasite ?

Sylvain : Parasite sera sorti le jour où Collectif Polar publiera notre entretien, le Mercredi 13 mars. 

A très bientôt. bises.

Dany : Au plaisir de se revoir et bises aussi.

Papote d’auteur, Miss Aline était avec Lawren Schneider


Papote d’auteur, Miss Aline était avec Lawren Schneider

Le 25 novembre dernier, j’été invitée sur le salon de Mon’s Livre. Flora Dequenne, chargée de projets du salon, m’offrait la possibilité de rencontrer l’auteur de mon choix pour une petite interview en aparté. Pourquoi avoir choisi Lawren Schneider ? Parce que son livre Les larmes des cigognes m’attirait depuis un petit moment. C’était aussi l’occasion de discuter avec un auteur que je n’avais pas encore rencontré.

Papote avec Lawren Schneider.

By Miss Aline

******

 

Miss Aline : Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Lawren : Durant l’adolescence j’ai commencé à écrire des petits textes, des nouvelles ainsi que des textes de chansons. Musicien multi-instrumentiste, je composais parfois également la musique. Puis la vie normale a pris le dessus : faire des études, des enfants, trouver du travail, élever ces enfants, s’investir professionnellement. C’est lorsque ma fille aînée m’a annoncé son départ de la maison, en 2014, que j’ai ressenti un grand vide et me suis remis à écrire, 22 ans plus tard.

 

Miss Aline : C’est comme le vélo ça ne s’oublie pas ! Prometteur ce premier essai ?

Lawren : Oui, enfin presque…. Ne voulant pas faire les choses à moitié, j’ai directement attaqué l’écriture d’un roman, « L’héritage de Lizie » ! Seulement, j’ai dû me rendre à l’évidence, il fallait que apprendre à écrire au-delà de savoir raconter des histoires. J’ai donc jeté les cinquante premières pages écrites à la poubelle. Puis j’ai recommencé encore deux fois avant de présenter le résultat à mes proches. Ce premier roman m’a fait passer par toutes les émotions possibles, de la peur d’être ridicule à la jouissance d’arriver à construire une intrigue qui a dépassé largement mes idées de départ !

Miss Aline : Vous vous laissez guider par vos personnages ou tout est bien structuré dés le départ ?

Lawren : Les deux mon capitaine ! J’écris souvent une trame qui m’emmène sur quelques chapitres, puis me mets à écrire. Je ne pourrais pas écrire l’intégralité du scénario au départ. Le fait d’avoir fixé un petit cadre, sans qu’il soit rigide, me permets d’adapter et, de plus en plus, les personnages prennent le dessus. Souvent surpris, je recommence donc à fixer un petit cadre pour les chapitres suivants et l’histoire se répètent. Je démarre donc l’écriture avec le début, une fin et une atmosphère visée, mais tout peut changer au cours du process d’écriture !

 

Miss Aline : la peur au premier roman est-elle toujours omniprésente lorsque vous sortez un nouveau roman ?

Lawren : Je repense toujours à la fameuse phrase attribuée à Sarah Bernhardt quand une de ses élèves lui explique qu’elle n’a pas peur en rentrant sur scène :  » Ne vous inquiétez pas, cela viendra avec le talent ! » La peur presque bloquante du début a complètement disparue, je l’ai sans doute apprivoisée. La peur liée à la volonté de livrer le meilleur résultat possible au lecteur, elle, est une compagne du quotidien. Elle m’aide à chaque séance d’écriture, à chaque relecture !

Miss Aline : Lors d’une interview, un auteur a dit : « un bon auteur est un auteur qui souffre sinon il n’a rien à dire ». Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?

Lawren : Si l’on veut toucher le lecteur, il faut parler à son âme, à la partie de lui-même qu’il ne connait pas. En ce sens, je pense qu’un auteur doit avoir souffert, avoir expérimenté lui-même les sentiments les plus sombres. Connaître la souffrance, c’est aussi connaître l’apaisement et le bonheur, c’est maitriser les reliefs des émotions.  » Qui n’a connu le froid, ne peut apprécier le chaud » ! Maintenant, savoir s’il faut continuer à souffrir pour écrire… Je n’ai pas la réponse…

Miss Aline : Parlez nous de votre roman Les larmes des cigognes, d’où vous en vient l’idée… ?

Lawren : C’est durant l’écriture de mon deuxième roman  » Le prix à payer » que m’est venue l’idée de ce roman. Ma mère m’avait apporté une enveloppe avec des photos et des papiers militaires d’un grand-oncle qui était un alsacien, incorporé de force dans l’armée allemande, envoyé sur le front russe et prisonnier dans le terrible camp de Tambov. Fin de l’histoire, personne n’a été capable de m’en dire plus. Le pouvoir romanesque de Tambov m’a tout de suite paru évident. Je me suis donc lancé dans des recherches historiques sur le sujet. Mon objectif était clair, ce thriller se passerait à Tambov, ce camp russe dont le nom est très connu dans l’Est de la France, mais dont si peu de gens peuvent en parler.

Miss Aline : Ce roman est donc plus personnel.

Lawren : Oui, sans doute suis-je aller creuser plus loin au fond de moi. L’intrigue démarre en 1986 avec des adolescents qui se confient leurs secrets. Ma propre histoire est donc nécessairement diluée dans mes personnages. L’autre partie se passe en 1943 et j’ai gardé le nom de mon Grand-oncle. Là aussi, forcément, j’ai dû creuser dans l’histoire collective de mes proches. Le sujet se prête au thriller, la peur est évidemment au centre des décisions des personnages : destin ou libre-arbitre, accepter, collaborer ou résister, s’opposer. « Les larmes des cigognes » est une sorte de « premier roman ». Mes deux premiers, « L’héritage de Lizie » et « Le prix à payer » étaient nourris par l’envie folle de raconter une bonne histoire. Celui-ci raconte Notre histoire, celle où nous devons choisir entre l’horreur et la vie, entre le Bien et le Mal et où souvent, nous ne faisons que ce que nous pouvons !

Miss Aline : Merci pour cette confidence.

Vous ayant rencontré sur un salon, j’en viens à vous demander quel est votre rapport avec vos lecteurs ? Tenez-vous compte de leur remarque par exemple ?

 Lawren : Bien sûr. L’écriture est un don de soi, on se livre aux autres. J’écris UNE histoire, mais elle se transforme en une MULTITUDE d’histoires, chaque lecteur s’appropriant le roman et le faisant « sien ». Je suis toujours à l’écoute des retours des lecteurs et si les compliments sont excellents pour l’ego, j’ai toujours l’envie de leur répondre :  » Merci, mais qu’est-ce que vous avez moins aimé ? Qu’est ce que vous auriez aimé que je rajoute ou que j’enlève ? ». Chaque phrase écrite doit l’être pour le lecteur, pour le surprendre, lui faire peur, le faire rire ou pleurer. J’ai donc besoin de « mesurer » par l’échange avec eux si l’effet est réussi. Ce sont les lecteurs qui font de nous des auteurs !

Miss Aline : Je crois savoir que ce n’est pas votre premier Mon’s Livre. Une attache particulière à ce salon ?

Lawren : Ah, bonne question… Je dois avouer apprécier l’ambiance bon enfant de ce salon où les échanges sont riches et sans polémique. A Mons, il n’y a pas de place pour les polémiques autour de l’auto-édition et du circuit traditionnel du livre. On y parle seulement du plaisir de lire et d’écrire. J’aimerais que nous puissions nous inspirer de cet état d’esprit en France. Soyons tous un peu belge !

Miss Aline : Quels sont vos projets d’écriture ?

 Lawren : Je travaille actuellement sur deux projets en parallèle. Le premier est un roman noir, sociétal, probablement moins rythmé, mais plus introspectif. Ecrit à la première personne, je vais rentrer dans la peau d’un monstre en devenir. Évidemment je n’en dirai pas plus. Le second projet est un thriller scientifique, qui se passera le dernier jour de l’humanité. Tiens, que feriez-vous s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Rendez-vous dans quelques mois !

Miss Aline : Une dernière question et je vous libère. Votre chapeau a-t-il une histoire ?

 Lawren : Un chapeau a toujours une histoire, ma chère Aline . C’est un « Panama » que j’ai acheté à Ronda. Si je suis alsacien « sur le papier », je suis de plus en plus amoureux de l’Espagne, de Barcelone et de l’Andalousie. Moi qui ai toujours détesté tout chapeau, casquette ou autre couvre-chef, je suis rentré instinctivement dans une boutique et j’ai choisi ce chapeau. Peut-être est-ce lui qui m’a choisi ? Il a donc une histoire, ce chapeau, mais je n’ai jamais dit qu’elle était rationnelle… Merci Aline pour nos échanges !

Miss Aline : Vous m’auriez dit qu’il n’avait pas d’histoire, j’aurai été déçue. Un grand merci à vous pour votre disponibilité, votre gentillesse et votre générosité. Au plaisir de vous lire et d’une prochaine rencontre.

L’interview impromptu : Nick Gardel était avec Mamie Danièle et Miss Aline


L’interview impromptu 

Nick Gardel était avec Mamie Danièle et Miss Aline

Papote à 2 flingueuses + 1 invité qui passait par là et qui a vu de la lumière …

à mi-chemin entre « viens ici que je te parle de mon nouveau roman et papote de flingueuses sur un nouveau roman …

ça aide vachement  dans le classement de cet ITW

Mettons le dans la catégorie « barge »


Dany : Salut Aline !

Miss Aline : bonjour Danièle et bonjour Nick.

Dany : Alors Aline tu as terminé le petit dernier de Nick ?

Miss Aline : il me reste quelques pages de fin ! Mais non ne me dites rien sur cette fin.

Dany : Comment tu trouves la bête ?

Miss Aline : j’ai envie de dire : réaliste.

Dany : Je trouve les sujets assez graves malgré le ton toujours aussi … comment dire ? acide ?

Miss Aline : certes mais je dirais que les personnages sont ancrés dans la réalité. Ils ont une certaine authenticité .

Dany : tu as une expérience de copropriété sans doute ?

Nick : Bonjour les filles

Miss Aline : Bonjour Nick ! 

Oui Danièle,  et de plus avec j’ai à faire au public tout les jours.

Dany : Salut Nick ! Tu as choisis la copropriété en raison d’une expérience vécue ?

Nick : Alors d’abord chacun de ces personnages existe parce qu’ils sont universels sans doute.
Oui, je vis en copropriété.

Dany : Un tel ramassis sur quelques mètres carrés c’est possible ?
Tu as pris modèle sur tes voisins ?

Miss Aline : oui, je pense que c’est possible.

Nick : Mais c’était surtout le moyen d’empiler les déviances, de collectionner les éclats de vie.

Dany : Mais ils ont un point commun (sauf un) c’est l’âge avancé.

Nick : Le voisinage est la troisième catégorie à laquelle on ne pense jamais.

Dany : Quelles sont les deux autres catégories ?

Nick : On divise toujours les gens entre la famille et les amis. Mais il y a aussi les voisins.

Miss Aline : Je suis d’accord il faut envisager les voisins, curieux, envieux, malveillants.

Dany : Avec qui on peut passer somme toute plus de temps …

Nick : Je voulais faire une histoire sur une forme fantasmée de la vieillesse.

Miss Aline : Tu peux développer ?

Dany : Ça c’est au moins la deuxième fois que tu t’attaques au temps qui passe.

Nick : Cette vieillesse égocentrée qui refuse catégoriquement sa part de responsabilité.

Dany : Le privilège de l’âge sans les devoirs ?

Nick : On crie à la déliquescence de la jeunesse, mais on ne s’attaque pas assez aux décisions désastreuses des générations passées.

Dany : Des exemples ?

Nick : L’état du monde actuel est un artefact des décisions d’antan…

Miss Aline : C’est une évidence Nick.

Nick : Rien n’est neuf, rien n’est parachuté. Même les enfants mal-élevés l’ont été par des parents et des grands-parents en démission, déresponsabilisés par le temps passé.

Dany : Parce que les alertes antérieures n’ont pas été non plus écoutées en leur temps … les alertes ont existé aussi (de mon temps …) on a combattu aussi les centrales nucléaires
Je m’égare … mes excuses !

Nick : Le livre n’est pas une attaque en règle contre l’âge. C’est juste un parti pris d’avoir choisi cette tranche de la population qui se renferme sur l’égocentrisme.
Il y a d’ailleurs des personnages positifs. Ils ont juste chacun leur déviance

Dany : Et à quel genre de vieux souhaiterais-tu ressembler dans ton immeuble …

Nick : Sans doute à Janine. Elle en a sous le pied. Elle en sait plus qu’elle ne veut le laisser paraître.
Elle a l’égoïsme altruiste…
Elle pense à elle en s’occupant des autres.

Dany : Oui moi aussi j’aime bien Jeanine …

Miss Aline : Je n’ai pas de personnage préféré. Parles-nous d’Antoine, comment as tu créé ce personnage ?

Nick : Antoine est une épave. Il subit en permanence. Mais il s’est imposé tout seul.

Dany : C’est un pauvre mec …

Nick : C’est un ado attardé, un fils à maman gavé et dévoré par son poids.

Miss Aline : C’est clair.

Nick : Mais je lui ai refilé mes passions cinématographiques. Pas de la cinéphilie, une sorte de culture bigarrée et disparate.
Mais j’ai aussi été cruel en le gavant de Ricoré.

Miss Aline : Qu’as tu refilé au capitaine Berchtold ?

Nick : Berchtold est un crétin intègre. La définition même du besogneux.

Dany : C’est vrai, dans ta GAV tu disais « Mes flics sont plutôt bons, même si j’écorne la profession régulièrement. »

Nick : Je voulais une boussole qui indique le sud … Berchtold a toutes les pistes et n’a rien compris.
Il se drape dans sa profession, dans son flair, dans sa mise au placard.

Miss Aline : Il me fait de la peine.

Nick : C’est mon inspecteur Clouzeau, le burlesque en moins.
Oui, Aline, il a quelque chose de pitoyable. Mais il est drôle aussi

Dany : Orsini dans le style pitoyable n’est pas mal non plus …

Nick : Orsini est à part.

Dany : C’est à dire ?

Miss Aline : Développe stp

Nick : C’est un vieillard qui recherche la paix sans comprendre qu’à son âge, la paix signifie la mort.
Il voudrait que le bruit cesse, pouvoir ressasser sa gloire passée, il cherche à s’enterrer seul.

Miss Aline : C’est radical la mort.

Nick : Il cherche finalement à cesser de vivre.

Miss Aline : Paix assurée.

Dany : J’étais plus optimiste pour lui en te lisant.

Nick : Oui, mais il se débat sans comprendre qu’il n’est pas prêt à obtenir cette paix.

Dany : C’est surtout un fieffé coquin …

Nick : Orsini vit dans le passé. Il n’a que peu d’interaction avec le monde réel.

Dany : Sauf le temps qu’il passe au judas de sa porte.

Nick : Et puis, il a un mode vie particulier…

Miss Aline : Ce monde de petits vieux est égocentrique et manipulateur.

Nick : Oui, je les voulais en guerre larvée ces petits vieux. Certains sont méchants, d’autres sont barrés. D’autres sont simplement sur une autre planète.

Dany : … et l’aristo du rez-de-chaussée méchante ET barrée.

Miss Aline : A l’image du reste du monde en somme Nick!

Nick : Oui, cet immeuble est un petit monde pas très ragoutant.

Dany : Ils recherchent tous les conditions de leur confort.

Nick : Oui, sauf Yvonne qui traverse tout ça dans sa folie propre.

Miss Aline : Ne serait-ce pas elle la plus « heureuse » ?

Nick : Avec Janine qui est plus dans le réel.

Dany : Pas très optimiste tout ça !

Nick : Mais Yvonne est totalement déprimée. La chimie la tient debout.
Ah oui, c’est pas « Rigolade à l’hospice »… C’est « Laisse Tomber »

Dany : En fait Nick c’est ton premier roman grave et triste …

Miss Aline : Société sous pilule ! Un p’tit cachet pour ci, pour ça…

Nick : Il n’est pas triste. Il a une forme de désespérance rieuse.
On garde le sourire en le lisant j’espère.

Dany : C’est le moyen, quand on vieillit, de ne pas se suicider tout de suite la dérision !

Nick : C’est un roman totalement moi.
Un roman si Nick…

Dany : Pourtant l’un de tes thèmes favoris est totalement absent : l’amitié.

Nick : Oui, c’est un parti pris. Je ne voulais pas faire un nouveau road-trip amical.

Dany : Ils sont tout sauf « potes » tes vieux !

Miss Aline : Comment t’es venu l’idée de ce roman ?

Nick : Je voulais un quasi huis clos aigre sans amitié.

Dany : Sur ce point c’est gagné !

Nick : Le roman est parti de la situation de départ comme souvent chez moi. Je n’ai pas de plan pré-établi. Donc un obèse sur une rambarde…
Je l’ai cerné de méchants vieux pour casser aussi cette forme de nostalgie bienheureuse pour le temps passé.
On me reproche souvent de faire des romans vintage avec des thèmes qui établissent une sorte de passé idéalisé.

Dany : Oui flower power etc … ça a son charme !

Nick : Voilà. Mais dans Woodstock, il y a aussi la gadoue.
C’est un fil de rasoir comme écriture. La gravité sans plomber le texte. Le fond sombre sans tomber dans le pathos. Continuer à rire même si c’est jaune et que ça décolle le dentier.

Dany : Et des situations très visuelles.

Nick : Ça je ne sais pas faire autrement.
Il faut que je vois la scène pour qu’elle existe.

Dany : Et des tutos sur les produits d’entretien … toujours en aide aux bricoleurs !

Nick : Oui je trouvais ça rigolo de céder à la mode des produits homemade
après les volets …

Miss Aline : On le voit bien cet immeuble, ses habitants, leurs travers etc.

Nick : C’est le pendant physique et réel de gens qui restent hyper-intellectualisés.

Mon lecteur ponçait un volet, mon cinéphile récure son frigo…la vie quoi !

Dany : Elle existe l’impasse Bartholdi ?

Nick : Auguste Bartholdi est le demi-dieu Colmarien. Il a dessiné la statue de la liberté alors on le met à toutes les sauces ici.
J’ai voulu la situation la plus réaliste possible. Petit immeuble, petite impasse, une virée en ville dans un quartier bobo puis un quartier de tours de peuplement…

Miss Aline : Et c’est réussi.

Nick : Merci

Dany : Est-ce que cela aurait pu se passer dans une autre région ?

Nick : Oui, dans toutes les régions. Je voulais simplement une province. Ni mégalopole, ni ruralité.
Des enjeux de vieux citadins.
Des veuves, des vieux seuls, des actifs et des enkystés.Et surtout ce pauvre obèse qui a cru qu’être rentier était une sinécure.

Dany : Et un lieu de chute peu valorisant pour ton flic.

Nick : Pour le flic, on ne peut pas se tromper autant impunément.

Dany : En plus il est seul … pas de coéquipier pour relever le niveau.

Nick : Il n’a surtout même pas d’enquête ! C’est une lubie pour lui.

Dany : Tu as un lancement prévu pour ce roman Nick ?

Nick : Nous avons terminer la précommande le 15 Février avec les éditions du Caïman, puis le 16 mars j’irai faire un signature-lancement à la librairie Gibert Jeune de Paris St-Michel.

Dany : Des salons ?

Nick : C’est assez compliqué en ce moment. J’ai eu quelques annulations.

Dany : Comme tu ne sais pas ne pas écrire … tu as déjà un nouveau chantier ? Des titres en instance de publication ?

Nick : Pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment de l’avance.

Dany : ??

Nick : J’ai un roman terminé, complètement différent dans un style qu’on ne me connait pas.
Sans cynisme ni drôlerie.

Dany : Sans vieux et sans humour ?

Miss Aline : Beaucoup de jeunes et de la rigolade !

Dany : Même pas des situations improbables ?

Nick : Il s’appelle Morts Chroniques et se déroule dans le cercle des groupes de lecture FaceBook

C’est une enquête très polar, très réaliste qui flirte avec le thriller.

Miss Aline : Ah cool !

Dany : Même pas un petit tuto pour … nettoyer les poils de chat par exemple. Tu penses à quelqu’un(e) en particulier ?

Nick : Personne en particulier, tout le monde en général. J’utilise plus des archétypes que des personnes réelles.

Dany : Et il sort quand ?

Nick : Sans tuto celui-ci. Je ne sais pas quand il sort. Il est proposé à des maisons d’édition mais je pourrais choisir l’auto-édition aussi.
Je dirais à vue de nez, vers Octobre.
Et puis je suis en écriture d’un nouveau roman bien bien barré avec des flics que mes lecteurs ont déjà rencontrés. Il s’appellera Sans queue ni tête.

Dany : Alors Nick donne-nous 3 bonnes raisons de lire Laisse tomber

Nick : Laisse Tomber est sans doute le polar cynique et acide le plus abouti que j’ai écrit. Ce n’est pas pour rien que Ian Manook m’a fait l’honneur de le parrainer avec cette extraordinaire bandeau.
Mais il reste drôle et inattendu dans la galerie de portraits que j’y décris.
Et en plus on y apprend à faire ses produits d’entretien.

Il est méchant, jouissif, cinéphile, naturiste et particulièrement odieux avec tout le monde. Rien que pour ça, il est indispensable.

Dany : Avec Aline on a eu la chance de le lire en avant-première et pour ma part j’approuve des deux mains ! J’ai aimé même si je crains que l’âge me fasse ressembler à certains d’entre eux 😖😉😂

Nick : Reste à savoir à qui tu t’identifies…

Dany : Ça reste mon côté mystérieuse …

Nick : Indispensable

Dany : Aline …  tu veux connaître la fin ? Tu es partie ?

Geneviève : Moi je suis là, mais pas encore lu 😉

Nick : Salut Geneviève

Geneviève : Chut, bonjour Nick, moi je ne suis là qu’en observatrice. 😛

Nick : On a été sages. On n’a même pas dit de mal.

Dany : Tu as une question pour l’auteur Geneviève ? Il te manque un tuto en bricolage … ?

Nick : Dans mon prochain, il y aura un tuto … Comment nettoyer un squelette.

Dany : humain ?

Nick : aussi. La méthode est la même.

Dany : Chez les flingueuses on a déjà eu des cours par messenger 😉

Miss Aline : Merci pour cette papote Nick.

Dany : Pour ma part Nick,  il me reste à te remercier pour le temps que tu nous a consacré et tout les bons moments que tu nous procures par ton style et tes histoires

Nick : Merci à vous surtout

Geneviève : Je peux une question ?

Dany : 👍

Nick : Moi je veux bien

Geneviève : Comment t’es venu l’idée des cercles de lecteurs ?

Nick : Pour le prochain ?

Geneviève : Oui pour celui qui est déjà terminé ? Morts Chroniques

Nick : En tant qu’auteur auto-édité d’abord, j’ai intégré pas mal de groupes de lecteurs histoire de m’y faire connaître. On y retrouve généralement des comportements équivalents qui permettent de définir des lignes fortes pour des personnages.
Quand on a ces lignes fortes, il suffit parfois d’une impulsion pour créer une histoire. Tu as été cette impulsion pour Morts Chroniques avec ton « écris-nous un thriller ». Une autre personne m’a permis d’y plaquer un réalisme que je ne maîtrisais pas encore.
Le reste est une question de chimie entre ressenti, besoin de l’histoire et aussi de rendre intéressant le tout.

Geneviève : Ces groupes de lecteurs sur FaceBook c’est un sujet sensible, non ?
C’est aussi potentiellement ton lectorat !
Tu n’as pas peur de certaines réactions que pourrait susciter la lecture de celui-ci ?

Nick : Oui c’est sensible parce que c’est potentiellement un milieu susceptible. Mais, il y a moyen de voir justement les à-côtés, les travers et tout le positif qui peut en découler
Techniquement, soit dit entre-nous, je n’ai pas grand chose à perdre niveau lectorat. J’ai écrit un roman sincère, qui a du rythme et une certaine profondeur. Je crois beaucoup à son potentiel, beaucoup moins au mien d’ailleurs.

Geneviève : Moi je crois en toi, les  Flingueuses aussi d’ailleurs.

Dany : Tout à fait Cheffe !

Geneviève : Alors il me reste à te souhaiter une chose, trouver un éditeur assez culotté pour le publier. Mais existe-t-elle cette bête rare ?

Nick : C’est un débat…
Qui est au-delà de mes capacités.
J’écris des trucs.
Le fait qu’ils soient lus ou non n’est malheureusement pas de mon ressort.

Dany : Tant mieux que tu écrives et toujours prête à lire du Gardel pur jus. Alors Nick, au revoir pour ce soir et au plaisir de se croiser dans la vraie vie un de ces jours !

Nick : Je l’espère aussi Dany

Miss Aline : Merci Nick. Bonne soirée à tous.

Nick : Bonne soirée et bonne fin de lecture

Miss Aline : ouiiii

Dany : Merci Nick, Merci Aline et la cheffe

Miss Aline : merci à tous.


Geneviève : Merci à vous 2 les flingueuses et merci à notre auteur pour ces quelques confidences.


Et vous l’avez compris le Gardel nouveau est disponible le 12 mars prochain !

Dans quelques jours on revient et on vous en parle !

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 4e audition. 4/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 4e audition. 4/4

Fin de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

 dernier interrogatoire par Ge le double maléfique de notre porte flingue.

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage


Geneviève : Puisque notre prévenu est là….Dis moi Samuel, cette GAV ça se passe comment pour toi ?

Samuel : A merveille 😉
je vais sortir sans égratignures visibles 😉

Geneviève : Ah oui ! 

Samuel : 😧

Geneviève : Tu n’as même pas demandé d’avocat ?

Samuel : il m’aurait enfoncé 😉

Geneviève : Hahaha
Alors puisque tu sembles d’humeur joueuse, jouons.

Faisons un rapide portrait chinois
Dis moi si tu étais une œuvre romanesque ?

Samuel : Vendredi ou la vie sauvage

Geneviève : Tu nous dis pourquoi ?

Samuel : C’est assez représentatif de mon état d’esprit et créatif. Découverte, aventure, recherche… nature

Geneviève : 👍 Une œuvre cinématographique  et toujours pourquoi ?
Un personnage de fiction

Samuel : Personnage de fiction, Tintin, le petit bonhomme mi enquêteur mi aventurier 😉

Geneviève : Je vois
Et le film

Samuel : Le film… sélection en cours…
Un choix difficile
Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain
Le coté artistique, l’amour, et la passion, c’est un film que je suis allé voir 3 fois en salle.

Geneviève : Si tu ne devais apporter qu’un livre sur une île déserte lequel serait-il ?

Samuel : Mon manuscrit en cours pour le terminer … 😉
je triche

Geneviève : Non excellente réponse

Samuel : avec un max de bouteille pour les remplir de feuillets et lui donner une chance d’être découvert
en numérotant bien les pages 😀

Geneviève : Quelles sont les principales, allez les trois on va dir, principales qualités ?

Samuel : mes qualités ?

Geneviève : Oui

Samuel : Je dirai l’écoute, c’est vraiment important pour moi.

Geneviève : En voilà une

Samuel : Mon énergie, que je partage avec plaisir. Elle permet tout.

Geneviève : Une dernière si tu veux bien

Samuel : Mon état enthousiaste et passionné, que je partage également, un rayonnement qui profite aussi à ceux qui m’entourent et qui me le rendent bien !

Geneviève : C’est ce que nous avions perçu tout au long de ces entretiens

Samuel : 😆 ça et le bavardage 😉

Geneviève : Pour être un peu plus personnel … Pourrais-tu me citer trois défauts ou trois traits de caractère que tu aimerais changer chez toi

Samuel : l’impatience… mais ça s’améliore d’année en année

Geneviève : Ouais

Samuel : être moins craintif en général, oser davantage… j’y travaille aussi 😉
C’est mon côté cartésien et analyste qui me bride pas mal

et pour le troisième.. j’hésite encore un peu…
c’est comme les 3 voeux du génie, faut pas se rater 😉
Se calmer sur le chocolat…
à un moment, faut être honnête avec soit même

Geneviève : Hahaha belle pirouette
Bon redevenons sérieux Samuel …
Tu as travaillé un temps sur France 3 région, peux-tu me dire en quoi consiste et ce travail ,

Samuel : C’est une activité extra. J’ai participé régulièrement en tant que chroniqueur livre sur la matinale. Je vais reprogrammer d’autres passages… c’est juste une question de temps en fait. L’idée est de mettre en avant des livres et des libraires via Les Petits Mots des Libraires. C’est le plaisir de partager ma passion pour les livres sur un plateau TV dans une ambiance très TéléMatin pour ceux qui connaissent. C’est un bonheur avec l’équipe de France 3.
C’est une chronique en direct, j’aime le direct, et les surprises du live. La première prise est toujours la bonne 😉

Geneviève : 😆

Geneviève : Dis-moi n’y a-t-il pas comme une sorte de dichotomie à être à la fois auteur et chroniqueur ?

Samuel : J’adore les deux. Écrire c’est beaucoup lire. Et quand on aime lire, on ne souhaite qu’une chose : c’est de partager ces moments de délice. En tout cas chez moi, ça irradie
J’aime l’adrénaline des plateaux TV, vraiment j’adore. Et partager avec le plus grand nombre, c’est encore plus stimulant.

Geneviève : Tu sous entends que pour être un bon auteur il faut une grosse culture livresque

Samuel : Un livre apporte tellement que c’est vraiment le meilleur des médicaments à notre époque.
Disons que pour écrire le mieux possible et que cela soit le plus épanouissant, il faut lire énormément
C’est un peu comme un chef étoilé, il faut goûter à toutes les saveurs et à tous les plats pour créér davantage.

 

Geneviève : Lecteur/auteur indissociable en somme

Samuel : Je m’émerveille en lisant des récits que me conseillent des libraires… des livres à côté desquels je serai passé sans les libraires. Et je vibre vraiment avec des émotions parfois nouvelles, très inspirantes et qui influence considérablement ce que je créé en suite.
+ j’écris + j’ai besoin de lire.

C’est d’ailleurs un conseil prodigué par les plus grands. King et beaucoup d’autres.

Geneviève : Mais revenons à nos chroniques. À tes chroniques …
N’as-tu pas peur de blesser un de tes petits camarades en faisant une chronique mitigée ou en donnant un avis moins favorable

Samuel : Généralement je ne consacre du temps que pour les livres que j’ai aimé.
Ceux que j’ai moins aimé, je peux en parler mais sans l’étaler publiquement.

Geneviève : Jamais de chroniques négatives donc !

Samuel : Je fais surtout en sorte d’être bien conseillé pour éviter les livres qui m’apporteraient peu 😉

Geneviève : Car ça répond aussi au conseil de lecture. La lecture est tellement subjective.

Samuel : Certains se spécialisent dans le négatif, je suis plus dans le positif. Si on ne parle pas beaucoup d’un livre qui est raisonnablement mis en avant, c’est qu’il manque peut-être d’énergie.
Encore une fois, les paroles à l’occasion d’échanges privés, me suffisent pour éviter certains livres.

Geneviève : Je te comprends parfaitement je suis un peu pareille avec mes avis

Samuel : Une critique négative, écrite, à la vue de tous, c’est assez délicat à gérer. Surtout si le livre en question n’est pas propulsé comme les grands noms.
Ça fait très très mal en termes de ventes.
L’auteur peut en souffrir considérablement, ça peut lui fermer l’accès à la version poche, et pas mal d’autres choses aussi.
les critiques et les notes sont vraiment prisent en compte par les lecteurs. Si un livre est modestement mis en place ou diffusé, ça peut mettre fin prématurément à sa chance d’être découvert

Geneviève : Là c’est l’auteur qui parle,non ?

Samuel : Tous les auteurs ne bénéficient pas des mêmes chances, à la fois dans les conditions de travail pour écrire le livre (temps, dispo, contraintes), ni dans les corrections éditoriales et ni dans la mise en place et diffusion
Oui, c’est parce que je suis auteur et parce que j’interviens sur certains médias que je tâche d’être vigilant
C’est important d’avoir un avis et de le partager. Mais suivant les canaux, il est parfois de bon aloi d’être moins incisif ou plus modéré.

Geneviève : Bienveillant  ?

Samuel : une modération à minima.
Enfoncer un livre sur un plateau TV, ça fait mal.
Dire qu’on l’a moyennement apprécié pour telle et telle raison, dans le cadre d’un échange, c’est déjà suffisant.
Un livre c’est 1 à 2 ans de travail, de sacrifices.
Et un avis négatif c’est un éclair de 300 000 volts en une fraction de seconde.

Pour des auteurs primés, qui vendent à millions, qui se fichent des lecteurs… là, c’est différent.

Geneviève :👍

Geneviève : Et sur un blog  penses tu que l’on puisse donner nos avis négatifs  ?

Samuel : Sur un blog l’avis négatif ça peut aussi être lapidaire pour l’auteur, mais si l’avis est modéré et qu’il n’y en a pas 3 pages, ça limite la casse

Geneviève : 👍

Samuel : Mieux vaut en mettre moins par écrit public et dire plus de choses à l’auteur, soit par mail ou sur un salon.

Geneviève : Tu parlais de Best-sellerisation mais Quid de l’auto édition

Samuel : L’auto-édition est nécessaire, car c’est une solution qui permet des découvertes incroyables.

Geneviève : En librairie peu ou pas d’auto édition

Samuel : Car l’accès aux éditeurs est complexe… il faut presque être un agent pour y parvenir aujourd’hui.
L’auto-édition offre un catalogue immense. Pas certain que les libraires puissent aussi les auto-édition en plus des livres déjà publiés
L’auto-édition repose sur une part de chance en plus de celle déjà nécessaire dans l’édition classique.
Aujourd’hui, c’est l’auto-édition numérique qui peut permettre à certaines pépites d’émerger.
C’est très suivi par les éditeurs d’ailleurs.
Il y a toujours une ligne de tendue
Écrire c’est une passion, elle est d’autant plus grande quand elle est partagée, alors plutôt que de laisser les manuscrits dans des tiroirs, si le travail est fait avec sérieux, autant le proposer en auto-édition. Mais en redoublant d’effort sur le job de construction, de correction, et en finançant à minima une lecture pro par exemple.

Geneviève : Un jour des auto édités sur les petits mots des libraires  ?

Samuel : Les petits mots des libraires, ce sont les libraires, donc s’ils accordent des coups de cœur à des livres auto-édité, c’est tant mieux pour les auteurs concernés !
C’est arrivé une ou deux fois déjà

Geneviève : 😍

 

Geneviève : C’est la solution que tu aurais choisi l’auto édition si tu n’avais pas été publié  ?

Samuel : Absolument
http://lespetitsmotsdeslibraires.fr/2016/07/21/regis/
en voilà un que j’ai retrouvé sur Les Petits Mots des Libraires

Geneviève : 👍

Samuel : Si un éditeur le repère et qu’il apprécie les livres de cet auteur, peut-être aura-t-il d’heureuses perspectives.

Geneviève : Je sais que tu as d’autres activités comme intervenir en collège.  Tu m’en dis 2 mots ?

Samuel : Et comme je suis bavard, que j’aime les gens, et partager ma passion, intervenir auprès d’un jeune public c’est une nécessité.
C’est fabuleux, vraiment ce sont des moments d’échanges marquant et qui peuvent influencer les élèves.

Ils sont très créatifs, curieux, réceptifs, en quête d’avenir
Ils posent des dizaines de questions

Geneviève : Tu y parles de tes livres ou aussi d’autres bouquins

Samuel : Je propose des ateliers d’écriture, en prenant quelques exemples de livres, pas seulement les miens. Mais je parle de mon parcours et de mon quotidien… l’énergie et la passion débordent un peu… forcément

Geneviève : 😍

Samuel : Un petite page à ce sujet sur mon site –> http://samueldelage.com/atelier-ecriture/
Des photos souvenir géniales
http://samueldelage.com/news/Lycee-Sable-sur-Sarthe-Decembre-2018.jpg

La presse se déplace et c’est du bonus pour les élèves et de super projets pédagogique, ça reconnecte les élèves avec le français, l’écrit, la communication
http://samueldelage.com/presse/La-Presse-de-la-Manche-Samuel-Delage-Arcanes-Medicis-Decembre-2018.pdf
« Les Lycéens percent les secrets du roman policier », j’adore –> http://samueldelage.com/presse/Ouest-France-Sable-sur-Sarthe-Decembre-2018.pdf

Geneviève : En parlant de passion, as tu d’autres choses à m’avouer ?

Samuel : je pourrai passer des heures encore aux aveux… ce ne serait pas raisonnable 😉

Geneviève : T’inquiète je crois que les flingueuses te réservent d’autres surprises.

Miss Aline & Dany👍

Samuel : oups 😉

Geneviève : D’autres formes dITW

Miss Aline & Dany : 👍

Samuel : je vais m’équiper en kevlar alors 😉

Geneviève : Et pas très fan de cette série même si je trouve le principe très sympa et de temps en temps il retrouvait des grands auteurs de polars jouant au poker c’est sympa aussi

Samuel : 😆

Geneviève : 😮

Geneviève : Bon avant de conclure je vais demander au flingueuses présente si elle est encore quelques questions à te poser
Les flingueuses c’est à vous …

Dany : Une question : est-ce qu’il t’arrive de dormir ? ………..

Samuel : Je m’allonge, et on discute pas mal avec mes neurones pour savoir qui va éteindre la lumière

Dany : 😆

Samuel : généralement, ils sont jamais tous ok en même temps

Florence : 😮

 

Geneviève : Une chance ouf !
Plus personne pour Samuel ?

Miss Aline : Le livre est un accès à l’imaginaire, il le nourrit, le développe. Ne penses tu pas qu’il est peu offert aux enfants cet imaginaire ?

Samuel Les enfants disposent d’un riche panel de livres, mais il faut, à mon sens, de plus en plus les accompagner pour les découvrir.
Les écrans sont très forts 😉

Miss Aline : C’est de cet accompagnement que je parle oui.

Samuel : je pense que les interventions dans les écoles peuvent aider.
mais il faut sensibiliser les parents, et qui tiennent bon et persistent avec astuce
des livres différents, lire avec les enfants

Miss Aline : Certes mais pas lire pour lire.

Samuel : certains enfants tombent dans la lecture et dévorent sans limite, et d’autres font un rejet total… sans prendre le temps de goûter
De nombreux éditeurs jeunesse me demandent des textes. J’ai des projets pour ça aussi… livres illustrés, moderniser certaines histoires, apporter du ludique voir interactif ça peut être une solution. Mais il faut du temps pour soigner ce travail… et dans le milieu de la jeunesse, ça ne paie pas beaucoup… donc difficile d’en vivre ou de ne pas pénaliser d’autres projets.

Miss Aline : Merci Samuel

Geneviève : Voilà une nouvelle corde à ton arc. 
Merci Samuel

Samuel : 👍

 

Geneviève : Je crois que l’on peut clore cette 4e et dernière audition

 

Samuel : Geneviève, je vais sortir sans les bracelets … oh pinaise… 😉

Geneviève : Oui que l’on libère notre auteur

Samuel : J’étais pas si mal avec vous 😉

Geneviève : Mais attention tu risques d’être à nouveau passé à la question par des flingueuses

Samuel : 😍

 

Geneviève : Alors fin de la garde à vue du sieur Samuel Delage

Samuel : 👍

Dany : Merci pour ce bon moment d’échange

Miss Aline : Merci beaucoup pour cet échange passionnant et passionné.

Samuel : 👍 C’était vraiment sympa

Geneviève : Bon les flingueuses, va falloir faire quelques choses là ! Voilà que nos auteurs prennent goûts à nos GAV. Va peut-être falloir que l’on soit plus tranchante les fois prochaines. Mais c’est vrai qu’avec Samuel s’était difficile de ne pas être bienveillantes. 

Alors n’hésitez plus découvrez Samuel.

Et voici c’est polar

Les 4 premiers :

Son derniers

 Et pour vous celui qui sort en poche

Et celui à venir

Derrière les murs

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 3e audition. 3/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 3e audition. 3/4

Suite de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

3e interrogatoire par Miss Aline

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage


Miss Aline : Bonjour à toutes.
Bonjour Samuel.


Samuel : Bonjour à toutes !

 Geneviève : Nous ne sommes que tous les 3


Miss Aline : Prêt Samuel ?

Samuel : Reaaaadyyyy 😉

Miss Aline : je voudrais connaitre tes rituels d’écriture : lieu, ambiance, moment…

Samuel : Les rituels ! Ils sont très importants. Pour moi comme pour de nombreux auteurs. C’est véritablement une mise en marche et de saines habitudes à développer et entretenir.

Miss Aline : En ce qui te concerne TOI …

Samuel : L’écriture dès le matin c’est important pour moi, et pour la rendre plus performante, je prépare mon chapitre à venir depuis la veille. Un peu comme la pédale d’un vélo prête pour le démarrage. C’est mon premier rituel.
Ensuite, j’alterne avec des courtes pauses entre chaque scène, comme une sorte de respiration pour mieux replonger.
Un peu d’activité physique tous les jours juste avant midi, soit un footing soit des exercices au sol. Et l’après midi, je reprends l’écriture sur le même rythme, jusqu’à 17h. Là, longue pause pour ne reprendre que vers 20h / 21h puis lecture et séries TV 😉
J’aime écrire majoritairement à mon bureau. A 80%

Et les 20% restant, soit dans les transports où les lieux de mes romans 😉

Miss Aline : tes journées sont donc bien cadrées.Te donnes tu un nombre de pages ou de mots à absolument écrire par jour ?

Samuel : Les journées sont très cadrées, elles sont trop courtes, comme les semaines d’ailleurs 😉
Et le week-end, c’est juste une semaine un peu au ralenti, mais l’écriture est aussi présente que possible.
Sauf en cas de salon ou événements personnels
Mais comme je nourri plusieurs projets en même temps, roman en cours et projets TV, et futurs romans… il y a toujours à faire 😉

Miss Aline : Que penses-tu des recommandations sur le métier d’écrivain de Stephen King dans son livre Ecriture mémoire d’un métier ?

Samuel : J’allais justement en toucher un mot. Ce livre est un trésor, il est toujours présent dans ma bibliothèque, la plus proche de moi, sur mon bureau. L’expérience de cet auteur, qui pour moi est probablement le plus important et le plus influent sur mon travail, m’apporte beaucoup.

Miss Aline : beaucoup d’auteur y font référence, je l’ai moi même lu.

Samuel : Son parcours d’auteur est riche d’enseignement, d’essaies, d’expériences et de bons conseils. Je me retrouve dans certaines façon qu’il a d’aborder l’écriture. C’est à la fois rassurant et en même temps très stimulant.

Miss Aline : il y a le talent et le travail.

Samuel : Les rituels évoluent et s’adaptent au fil des années. J’affine à chaque roman, un peu comme on cherche à trouver la position la plus confortable dans un fauteuil.
Il y a en effet le travail et aussi un certain talent. Et c’est avec le travail qu’un auteur peut offrir le meilleur profil de son talent.

Miss Aline : tu es d’accord pour dire : on ne nait pas écrivain on le devient ?

Samuel : Chaque détail compte et quand on aime son activité, on a à cœur de toujours progresser et proposer de meilleurs récits. C’est tout le plaisir que j’ai à chaque roman, avancer pas à pas.

Miss Aline : tu écris avant tout pour toi ou pour tes lecteurs ?

Samuel : Pour moi, chacun de nous peut écrire, mais, si la passion est là, alors cela fera toute la différence. Car l’exercice de l’écriture est tellement exigeant à tous les niveaux qu’il faudra l’aimer très fort pour combattre les frustrations, les critiques, les sacrifices et beaucoup d’autres contraintes encore.
J’écris pour les deux en même temps, main dans la main, moi et les lecteurs. Il faut que ça marche à fond pour moi pour espérer satisfaire les lecteurs.

Miss Aline : on écrit pour être lu certes mais ton moteur premier c’est « sortir » une histoire ou « offrir » une histoire ?

Samuel : Je ne sais pas lequel passe avant l’autre. L’histoire doit sortir, mais elle ne sortira pas si ce n’est pas pour l’offrir.
… ça me rappelle l’œuf et la poule cette histoire 😉

Miss Aline : un peu oui…qui est ton/ta/tes premiers lecteurs ?

Samuel : Tout le plaisir de l’écriture prend son sens dans celui d’offrir une histoire… en même temps que la nécessité de l’écrire.
Ma première lectrice était au début ma compagne. Puis, sans doute par crainte d’intervenir sans être éditrice, elle préfère découvrir mon travail comme une lectrice au final, en librairie. A présent, ma première lectrice globale de mon travail est mon éditrice 😉
Je donne toutefois à lire quelques chapitres à une ou deux personnes de mon entourage, juste pour un premier ressenti. Mais comme le texte évolue beaucoup, c’est  juste pour avis et premiers retours.

Miss Aline : puisqu’on parle de lecteurs. quel est ton rapport aux lecteurs et à leurs remarques (bonnes ou mauvaises) ?

Samuel : Les lecteurs sont très importants pour moi. C’est le sel de ma passion pour l’écriture. J’aime les gens, je suis bavard (très), alors j’aime énormément rencontrer et échanger avec les lecteurs, et pas seulement sur mes livres, mais aussi beaucoup d’autres ainsi que sur leur vie et la passion de la lecture que nous partageons. Il est donc indispensable pour moi d’aller à leur rencontre en librairie et sur des salons ou d’animer des conférences. C’est toujours riche en surprises, et chacun apporte sa différence, j’adore. Je trouve ainsi des noms de personnages, parfois des histoires également.

Miss Aline : la passion du livre (écrire, lire, promouvoir etc) t’habite complètement. Tu es plus dans l’humain, l’émotion que le scientifique ?

Samuel : J’aime toute la chaine du livre. La phase de recherche, d’écriture, de travail avec l’éditeur, puis l’aventure de la publication, avec les représentants, les libraires, le lancement. Tout cela repose sur l’humain, la passion et les émotions. Et si un début de succès est là, c’est une récompense et un encouragement pour le travail de chacun.

Miss Aline : tu parles toujours collectif « travail de chacun » « pour moi comme pour beaucoup d’auteurs »… c’est important la communauté ?

Samuel : Un livre c’est un long cheminement qui est le fruit du travail de beaucoup d’intervenants. Si la passion de l’auteur est le premier maillon de la chaine, il en faut beaucoup d’autres pour le livre, avant d’arriver dans les mains des lecteurs. Et c’est l’énergie de chacun de ces maillons qui donne sa chance au livre. La communauté est fondamentale, et les blogueurs sont des maillons importants de cette chaine.

Miss Aline : seul on avance, à deux/plusieurs on va plus loin.

Samuel : 👍 Le maillon qui est sans doute le plus dans l’ombre est sans doute celui des représentants qui chaque jour présentent les nouveautés à venir dans les 3 à 6 mois aux libraires. Ils sont vitaux.

Miss Aline : ils font la pluie et le beaux temps ?

Samuel : Quand un éditeur mise sur un auteur, ce dernier a la chance de travailler très étroitement avec les représentants.
C’est une relation de confiance. Sans la confiance, on avance mal.
Les représentants doivent défendre beaucoup de livres parmi leurs catalogues. Et généralement plusieurs éditeurs en même temps. Ainsi, pour qu’un livre émerge, il faut que les représentants y croient et disposent d’un solide argumentaire et d’atouts que l’éditeur sera prêts à faire valoir pour lancer le livre.
La confiance, c’est le mot juste en effet.
Et au final, si la chance est donnée à un livre, c’est le libraire qui pourra le repérer et le propulser.

Miss Aline : c’est plus qu’un partage la confiance. La chance est le mot juste également.
Il y a des auteurs bourrés de talents qui ne parviennent pas à émerger. quel dommage.

Samuel Il y a toujours une part de chance. C’est la magie du livre. Tant mieux d’ailleurs, sinon tout serait très industrialisé.

Miss Aline : comment tu vois l’avenir du livre dans ce monde qui court après lui même, toujours plus connecté mais toujours plus seul.?

Samuel : Nous vivons actuellement dans une best-sellerisation. C’est à dire une forte, très forte mise en avant des auteurs déjà au sommet et un abaissement de tous les autres. Ainsi, il est difficile de voir émerger de nouveaux auteurs. L’édition est une économie complexe.
En ce moment nous voyons tout de même fleurir quelques articles à ce sujet. Les éditeurs publient beaucoup, sans doute trop et ne donne pas assez de moyens à chaque livre. Les libraires sont noyés sous les nouveautés, elles-mêmes écrasées par les auteurs déjà au sommet.

Miss Aline : toi qui est plein d’optimisme, tourner vers les autres, solaire… que penses tu de la remarque d’un auteur avec qui nous avons peigné la girafe qui disait « qu’un bon auteur est un auteur qui souffre, sinon il n’a rien a dire ».

Samuel : Je pense que ce n’est pas une nécessité. Pour certains, sans doute, mais heureusement qu’on peut être aussi un auteur sans souffrance. Stephen King n’est pas un écorché de la vie par exemple. Il a eu quelques passages délicats, mais il est très solaire cet auteur et prolifique tout en étant multi-plumes (fantastique, polar…).
Les auteurs de livre dont le fond est basé sur le développement personnel ou certaines stars dans le domaine de la comédie ne sont pas des auteurs en souffrance. Ce serait réducteur de cataloguer l’activité d’auteur avec l’absolue nécessité de la souffrance. Certains en ont besoin, mais certains seulement.

Miss Aline : tu as dis que l’écriture c’était ton espace de liberté. Peux tu nous parler de cette « liberté » ? Quelle est-elle ?

Samuel : L’écriture offre une liberté sans limite, comme les rêves. C’est une façon de dessiner le monde, de le faire vivre autrement, de changer les codes et les règles si on le souhaite. La liberté est sans doute ce qui compte le plus pour moi. C’est ce qui se conjugue le mieux avec notre quotidien, pour soi et pour les autres. C’est vivre l’instant présent et ne pas le laisser s’échapper sans le considérer avec importance.

Miss Aline : 👍 « pour que cet instant compte » comme dirait un célèbre acteur.

Samuel : 👍 C’est pour moi une des plus belles valeurs que nous savons garder en France. J’aimerais tellement que d’autres pays puisse la connaître ainsi. Le monde se porterait bien mieux. Je regrette seulement qu’en France on ne sache pas mieux se satisfaire de ce que nous avons.

Miss Aline : 👍

Samuel : Quand on a la santé, la paix, tous les projets d’avenir sont possibles, même à très petite échelle.

 

Miss Aline : je suis tout à fait d’accord.
je vais te libérer Samuel.
(je dois partir travailler)

Samuel : ça marche ! C’était un très bel échange ! Comme à chaque fois.
Franchement, j’adore !

Miss Aline : On te remercie pour ta disponibilité, ce beau moment de partage.

Samuel : bonne journée à toutes et énergie et courage pour le travail !
bises

Miss Aline : Geneviève te retrouve ce soir vers 18 h pour ton dernier interrogatoire.

Samuel : Ca marche pour 18h !
Rasé, lavé, et avec ma plus belle chemise 😉

Miss Aline : lol

Samuel : … et un slip propre comme dirait les potes 😉 Classe

Miss Aline : chacune ayant du partir pour des raisons diverses et variées depuis quelques minutes, je te transmets leurs bises.

Samuel : 👍

 

Miss Aline : Merci encore Samuel, ce fut un réel plaisir.
Bonne journée à toi.
Fin de cette cession de GAV.

Geneviève : Alors fin de cette 3e audition.  Et oui on se retrouve à 18h ou un peu avant pour la dernière. 

En attendant  profite de ce repos qui t’est accordé  pour réfléchir à ce que tu vas vouloir ajouter à tout ce que tu as déjà dit jusqu’à présent.

Samuel : 👍

Geneviève : Je t’envoie mon double maléfique 😉 😉 😉

Mais avant cela j’en profite pour rappeler les titres de tes romans à nos lecteurs

Et le dernier

RDV 18h ou un peu avant pour la suite et la fin de cette GAV

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 2e audition. 2/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 2e audition. 2/4

Début de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

2e interrogatoire par Dany notre mamie flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage


Lundi 14h

Dany : Alors il a arrosé ses bonsaïs le prévenu ?

Samuel : 😆 carrément douchés même !

Dany : point trop n’en faut … on y va ?

Samuel : Yeahhh 😉

Dany : Bonjour Samuel, je sais que nous sommes à l’heure de la sieste, cependant …dans un premier temps je souhaiterais revenir sur ta « jeune » carrière d’auteur, de romancier et ensuite parler de ta double voire triple vie …

Samuel : 😆

Dany : Tu viens de publier ton 5 ème roman, y en a-t-il un qui traîne encore dans un tiroir, qui n’a pas rencontré son éditeur et que tu affectionnes au point de te dire « un jour … »

Samuel : Pour le moment, tous mes manuscrits sont publiés 😉. Certains auteurs en ont sous la main, comme on conserve de bonnes bouteilles dans la cave… mais moi, j’ai vidé la cave 😉. Le prochain manuscrit est en chemin, 50% à ce jour d’ailleurs 😉il sera au programme 2020
Les publications au programme 2019 il va y en avoir tout de même… on pourra s’offrir un Delage en poche, le premier opus de la série avec mon duo Yvan Sauvage & Marion Evans… dans quelques jours –>

 https://www.monpoche.fr/annonce_code-salamandre_20_14_1_fr.html Code Salamandre


A présent, je devrais publié 1 roman tous les ans, grâce à ma dispo 100% pour l’écriture, roman et série TV.

Dany : C’est un bon rythme … 
Est-ce que tu es d’accord pour dire que le premier « l’étage le plus haut » est différent des suivants ?

Samuel : L’étage le plus haut, c’est en effet un roman très différent de tous les autres. Une première et très jeune expérience avec l’écriture. Il faut commencer un jour. Il s’agit d’une comédie, autour d’un sujet assez personnel. Un petit roman avec beaucoup d’émotions

Dany : Une comédie avec du noir et des larmes tout de même …Il m’a fait penser à l’écume des jours …

Samuel : En effet, une comédie avec un sujet qui nous touche évidemment, mais un message dans un gant de velours

Dany : et ensuite tu as changé « radicalement » de registre …

Samuel : J’ai été très ému pendant l’écriture de ce roman, et il faisait écho à une période délicate de mon existence.
Ensuite, c’est la mécanique du suspense qui l’a emporté.

Dany : L’idée de la série, du personnage récurrent est arrivée à quel moment ?

Samuel : Une fois encore, dans un moment très particulier pour moi. Je crois d’ailleurs que le rythme d’Arrêt Wagram est très révélateur de ce qui se passait pour moi.
Je me suis attaché à Yvan Sauvage, cet expert en art et commissaire priseur me fascine. Et, par certains aspects, il constitue une sorte de héros que j’aimerais être 😉
Des lecteurs, sans s’en apercevoir, m’ont parfois appelé Samuel Sauvage ou Yvan Delage…
amusant !

Dany : Yvan ? Son métier … c’est assez original dans un thriller. Justement tu gères une frustration ? Tu aurais aimé être un acteur dans le monde des objets d’art ?

Samuel : J’adore l’univers de l’art pour de très nombreuses raisons. Tout d’abord, c’est la créativité à l’état brut qui parle, sous toutes les formes possibles. C’est ce qui fait que l’homme est homme, avec ses émotions et sa capacité à les partager.

Dany : Et le commissaire-priseur peut aussi être le gardien des œuvres

Samuel : Très jeune j’ai visité de nombreux musées avec mes parents. Mais à l’époque, je ne décodais pas suffisamment toutes les créations. Je pense toutefois y avoir été sensibilisé. Et puis un jour tout cela m’a beaucoup plus parlé.

Dany :Tout comme j’ai lu aussi ta fascination pour le Château de Chambord …

Samuel : L’art contemporain est une forme exceptionnelle pour recevoir des émotions, et parler des œuvres avec les artistes c’est très enrichissant. On touche les émotions différemment.

Dany : Tu aurais pu aussi situer tes histoires au temps de la renaissance …

Samuel : Tout ce qui touche à l’histoire et aux capacités des hommes à construire me séduit énormément. Les châteaux, les pyramides…
Tous les sens et messages qui se logent dans les créations, historiques ou artistiques sont des mines d’or pour un curieux comme moi 😉

Dany : L’art un monde d’émotions à partager
Revenons à Yvan. Quand as-tu eu l’idée d’en faire un personnage récurrent ?

Samuel : Quand j’ai eu l’idée de Code Salamandre, il était évident qu’Yvan Sauvage serait du voyage.
Un copain qu’on ne laisse pas sur le bord du chemin pour un tel voyage.
Dès cet instant, on s’est donné d’autres RDV 😉

Dany : Mais était-il prévu qu’il survive à l’aventure ? C’est bien aussi un roman d’aventures

Samuel : Impossible pour moi de dissocier l’aventure de l’historique et du suspense. J’avais vraiment envie de lui donner une facette à la Indiana Jones, avec une touche de Tintin

Dany : Autrement dit quand tu entames l’écriture d’un thriller, est-ce que tu te dis je vais faire souffrir Yvan ou alors le personnage sert une histoire dont tu connais déjà la fin ?

Samuel : Code Salamandre est un roman d’aventure avec une touche thriller… et Cabale Pyramidion est une aventure avec une touche plus polar qui dénonce la politique égyptienne.
Quand je démarre un roman, je sais forcément que le personnage va prendre des coups. C’est nécessaire et bon de le mettre en difficulté.
Si je le faisais mourir dans un nouveau roman, ou Marion, je pense que pas mal de lecteurs m’en voudraient un peu 😉

Dany : Certes, c’est aussi le revers de la médaille, on sait forcément qu’il va s’en sortir …Et l’histoire, tu sais comment elle finit dès le début ?

Samuel : Et dans mes récits, je connais la fin dès que je commence l’écriture. Elle peut éventuellement subir un petit ajustement, mais rien de fondamental.
L’image de la fin est très présente dans mes récits.
Pour Code Salamandre, je l’avais même dessinée la fin. Sur un tableau de 2m de large, accroché au mur de la chambre
La fin d’un récit, c’est un peu comme un phare vers lequel je me dirige. Ça guide l’histoire.
Il y a le point de départ, très fort et marquant, l’événement déclencheur, puis la fin, le twist, double twist. Et entre les deux, les personnages me surprennent 😉

Même si je pose des jalons, il y a toujours des changements.

Dany : Tes romans sont très documentés, comment fais-tu tes repérages ? Es-tu allé visiter la tour Trump par exemple ?

Samuel : La partie documentation et recherche est un de mes grands plaisirs dans les romans. Pour Code Salamandre cela représente beaucoup de déplacements et de rencontres. Pour Arcanes Médicis j’ai été reçu pour un court séjour comme pensionnaire à la Villa Médicis.
Tout ces livres sont pour moi des moments de vie particuliers, d’excellents souvenirs, des rencontres et des visites inédites dans des conditions très privilégiées.
Quand j’ai pris l’avion pour Rome, et me rendre la Villa Médicis, j’étais dans la peau d’Yvan Sauvage.
Dans les souterrains, couvert de poussière, j’avais l’impression d’accompagner Yvan et Marion
Au sommet de la tour lanterne du château de Chambord, c’était un moment suspendu, entre mon récit de fiction et l’histoire avec un grand H. Une sorte de magie.
Certains doivent te prendre pour un doux rêveur ?

Dany : C’est effectivement un certain privilège que d’approcher tes sujets comme tu le fais. Les accès aux infos et aux experts sont-ils faciles ?

Samuel : Les experts sont enchantés de partager le fruit de leurs connaissances et passions… surtout quand une oreille avide de tout entendre de leur part se prête à eux.

Dany : Et pour le clonage … facile ?

Samuel : La sphère médicale est énorme, et les progrès sont incroyables d’année en année.
C’est véritablement la course à la découverte dans ce milieu.

Dany : Est-elle pour autant accessible à l’artiste ?

Samuel : Les enjeux financiers sont colossaux, et l’égo de certains chercheurs aussi.
Il est fascinant de voir que beaucoup de portes s’ouvrent pour les romanciers. Dans la mesure où le romancier se présente avec des intentions saines et louables.
Les marginaux ou trop excentriques sont moins bien lotis.

Dany : Comment conçois-tu le rôle de l’auteur ? Doit-il passer des messages, doit-il se contenter de l’imaginaire ?

Samuel : Je pense que chacun a sa propre vision du sujet. Tout est une question de moteur pour écrire. Pour ma part, j’aime donner du réel à la fiction et quelques coups de projecteurs sur des sujets sensibles, en ménageant différents points de vues. C’est une sorte de réflexion personnelle aussi pendant l’écriture.

Dany : Vigilance, vigilance …

Samuel : Un avis tranché sur un sujet est parfois audacieux, et puis il est toujours important de considérer des avis divergeants. Le questionnement est constructif.
J’aime aussi quand un personnage est capable de changer d’avis, de considérer la remise en question.

Dany : Difficile de parler de tes romans sans spolier … 
Est-ce que l’on reverra la « fille » et l’épouse d’Yvan un jour ? 
C’est mon côté chasseuse de scoop …

Samuel : Ah ah… pour le moment le duo Yvan Marion vogue sans satellites 😉.
J’ai différents projets pour eux. Le prochain se passera à la TV d’ailleurs
Quand au roman à venir, ce sera un one-shot sans mon duo 😉

Dany : Attends un peu pour parler TV … c’est tout à l’heure

Samuel : 😆

Dany : Tu m’as devancée … je voulais savoir où tu nous emmenais en 2020 !

Samuel : Ce qui est certain c’est qu’Yvan Sauvage et Marion Evans font partie de mon quotidien, presque comme des gens réels que je connais parfaitement.
Je pense à eux tous les jours. Parfois en lisant certains faits divers ou en visitant des musées ou expositions, je me demandent comment ils réagiraient.

Dany : Alors 2020 on va où ?

Samuel : 2020 dans un superbe endroit en France & Suisse…
Le lac Léman
les montagnes et les forêts

Dany : Ça devient d’un commun la Suisse chez les polardeux 😂😂😂

Samuel : J’ai été totalement séduit par le lac et son environnement depuis que j’y suis allé deux ans de suite.
Mais ce que j’apporte sera très différent de ce qui a été fait par d’autres auteurs.

Dany : Maintenant passons à Samuel « multitâche » … tu as cessé ta précédente activité professionnelle pour conforter ton activité de scénariste TV … Tu peux nous en dire plus ?

Samuel : L’écran, une véritable aventure. Une écriture très différente sur la forme sur le fond et surtout avec l’entourage.
Arcanes Médicis est en cours d’adaptation. Ajuster mes héros pour l’écran c’est une affaire incroyable.

Dany : Une autre approche de l’intrigue … c’est presque du Manzor dans le texte !
Pourquoi commencer par le tome 3 …

Samuel : Je suis scénariste sur ce projet. Et en effet, René Manzor connait parfaitement cet univers, nous en avons d’ailleurs pas mal discuté.

Dany : C’est ta première expérience TV ?

Samuel : J’ai également d’autres projets en cours, des créations de séries qui sont entre les mains de productions et chaines TV
Lesquelles … les quelles ?
les quels ?

Samuel : là, je dois rester discret. Je vais me faire taper sur les doigts sinon 😉

Dany : L’adaptation d’Arcanes Medicis … tu peux en parler ?

Samuel : Le processus audiovisuel est long en France, beaucoup plus que dans nos pays voisins. Il est aussi le fruit de rouages complexes avec de nombreux acteurs, production, réalisation, diffusion.

Dany : C’est aussi une chance de pouvoir être le scénariste … moins de risque de trahison.

Samuel : Ce que je peux dire pour Arcanes Médicis, c’est que l’adaptation sera importante. L’esprit du scénario sera fidèle à celui du livre, mais certains changements seront importants. Le format livre est toujours très différent de celui d’un film ou d’une série. Il faut donc opérer le texte, des coupures, des changements, bref, une adaptation.
Etre scénariste sur un de ses projets, c’est surtout une chance de goûter de nouveau à l’univers qui a porté le livre, mais il faut faire d’innombrables concessions que beaucoup d’auteurs ne seraient pas prêts à accepter 😉

Dany : Dis-moi, ça se passe tout de même à Rome ? 😂😂

Samuel : Oui, Villa Médicis, Rome à 100% 😉
Ce qui est fabuleux c’est que l’écriture de scénario c’est l’image l’image l’image… et ça, c’est passionnant. C’est aussi une grande difficulté car l’écriture doit être dépouillée de tout ce que le romancier à l’habitude de proposer.

Dany : Je te demandais si c’était ta première expérience TV ?

Samuel : Pour le moment, toutes mes contributions TV n’ont été que des projets et des écritures pas encore diffusées. Donc oui, Arcanes Médicis serait la première à atteindre l’objectif final 😉
De très nombreux projets sont « optionnés » comme on dit, mais parvenir à valider le développement (écriture scénario), puis valider la production (tournage), puis valider la diffusion (TV ou cinéma), ça ce sont des étapes plus complexes

Dany : L’image … tu disais ce matin que tu es très « visuel », tu dois être dans un milieu favorable
Un métier à temps plein !

Samuel : Clairement, certains ne font que du scénario et rêvent d’écrire des romans
D’autres font des romans et rêvent de scénarios.

Dany : Et toi quel est ton métier maintenant ? Quand on te pose la question tu réponds ...

Samuel : Chacun de ces métiers dispose de ses avantages et inconvénients. Avec le livre, on reste maître de son histoire, et le nom de l’auteur peu exister au moins un peu. Dans le milieu audiovisuel, le scénariste reste très peu visible… et parfois ce sont beaucoup d’écriture de scénarios, payés, mais jamais tournés ou diffusés.
Aujourd’hui, je me considère comme romancier & scénariste. Ce sont des écritures que je trouve complémentaires et qui répondent pleinement à la passion qui m’anime

L’énergie du scénario est grisante, même si des quantités de mains interviennent, c’est la richesse de cet univers, un travail collaboratif où rebondissent les idées. Et le roman, c’est plus intime et profond et personnel.

Dany : Ta série TV est prévue pour quand ?

Samuel : Pour le moment je ne peux pas évoquer de planning pour l’adaptation. Tout cela dépend de nombreux facteurs que je ne maîtrise pas.

Dany : Je demande ça parce que je n’ai toujours pas réussi à télécharger la version e-pub du dernier … ma liseuse fait des allergies !
J’ai encore de la marge pour t’acheter le papier en salon !

Samuel : 😆
Le dernier sera dispo sur Kobo et autres, en mars je pense

Dany : 👍

Samuel : A prix doux… comme c’est le cas actuellement

Dany et Geneviève : 👍

Dany : Et bien Samuel je crois que l’on a fait le tour de mes questions … du moins un certain nombre. Je n’ai plus qu’à te remercier de ta confiance et de ta disponibilité. 
Les flingueuses à l’oreillette ont peut-être a demander des précisions sur ce que l’on a évoqué ?

Samuel : 👍

Samuel : J’espère que j’aurai l’occasion de faire la bises aux flingueuses sur des salons à venir …
Il y aura « livre Paris » pour la sortie poche de Code Salamandre

Geneviève : Moi j’ai encore une session à venir alors je garde quelques questions.

Dany : On se voit à Fargues Samuel !

Samuel : 👍

Samuel : je serai à Saumur Livre et Vin et au printemps du livre aussi à Montaigu

Geneviève :  Samuel Peut-être te verrai-je à Livre Paris comme  chaque année j’ai envie de dire.

Samuel : 👍

Samuel : et surtout, j’espère vraiment avoir la chance de venir à Saint-Maur… pour une fois… en 10 ans… avec un poche, ce serait super. Il y a tellement de lecteurs qui me demandent
« Mon Poche » est un nouvel acteur poche, du sérieux, ce serait dommage de ne pas y être.

Geneviève : Je tâcherai de lâcher ton nom à nouveau

Samuel : Je croise les doigts alors 😉

Geneviève : Mais je ne décide pas

Samuel : Tous les potes y sont et surtout ça me fends le cœur de décevoir mes lecteurs chaque année.
J’agis avec énergie pour le monde du livre, ce serait cool.
Il y a d’autres RDV sinon, mais celui-ci est important pour les lecteurs poche.
C’est les éditeurs poches qui choisissent les auteurs, leurs auteurs présents….

Dany : Poche, il y a Gradignan (33 en octobre)

Samuel : 👍

Dany : Cheffe, je crois que les flingueuses attendent les prochaines auditions pour se manifester

Samuel : 👍

Geneviève : Et bien concluons cette deuxième audition.
Juste pour rappel c’est quand la 3e ?

Aline : Demain matin avec moi

Samuel : 👍

Aline : 8.30 h

Samuel 👍

Samuel : Elles savent me faire parler les flingueuses 😉



Aline : Ça peut être avant 8,30 h si ça vous arrange Samuel .

Samuel : 8h30 ce sera parfait 😉 (il faut me tutoyer, je suis qu’un p’tit bonhomme 😉 )

Aline : Ok pour 8.30

Samuel : Quand je vois les préparations culinaire d’Aline… un gourmand comme moi… Oh My God !
J’suis vraiment qu’un mec… on les mènent avec l’assiette…

Aline : Je dois retourner travailler. À demain .

Samuel : 👍

Geneviève : On sait du coup comment te torturer maintenant. Aline allume les fourneaux et qu’une bonne odeur de pâtisserie en sorte.

Samuel : 😍

Geneviève : Allez Danièle et Samuel, si vous n’y voyez pas d’inconvénients fin de cette audition.
Samuel : 👍 A demain !

Dany : D’accord Cheffe même si c’était un plaisir …
Bonne écriture l’auteur !!!!

Samuel : Je ne vois pas le temps passer avec vous… je suis vraiment un bavard. C’était écrit sur toutes les lignes de mes bulletins scolaires d’ailleurs… oups

Dany : 😍

Geneviève : D’autres révélations de ce type à nous faire Samuel ?
Profite avant que l’on t’enferme pour la fin d’après-midi et la nuit.
Non ?  Alors ce sera pour demain. 


15h30 fin du second interrogatoire.
À demain

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 1ère audition. 1/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 1ère audition. 1/4

Début de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

1e interrogatoire par Geneviève notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage

Geneviève Coucou les filles, Dans moins d’une heure, j’ouvrirai la GAV de

@Samuel Delage

Danièle : Ok

Geneviève : Qui sera derrière la vitre teintée ?

Sofia : Hello, moi 😉

Danièle : Moi aussi Cheffe

Geneviève : Parfait les Flingueuses, que l’on prépare le prévenu et qu’en l’amène pour 9h00

Lundi 8h59

Aline : bonjour à toutes

Geneviève : Hello Miss Aline,  merci tu arrives avec Samuel, c’est cool

Aline :👍

Samuel : Hello à tous ! Il y a déjà du monde derrière la vitre teintée 😉

Geneviève : Bonjour Samuel.  Te voilà officiellement le prévenu du @Collectif Polar durant ces 48 prochaines heures

Samuel : Je savais que j’allais me faire chopper un jour 😉

Geneviève : @Danièle peux-tu rappeler les règles de la Garde à Vue Ici ?

Danièle : Alors Samuel, tout ce qui sera écrit sera transcrit on utilise le langage parlé sans abréviations

Samuel : 👍

Dany : On essaye de faire des phrases complètes et … en Français

Samuel : ce serait mieux en effet 😉

Geneviève :ça va être dur pour moi, ça !

Dany et Samuel : 😆

Geneviève : Autre chose à rappeler ?

Dany : Je ne vois rien d’autre

Geneviève : Ok alors on démarre

—————9h 04, début de la GAV————–

Florence nous rejoint derrière la vitre teintée. Nous sommes désormais 5 flingueuses pour écouter les aveux de monsieur Delage

Geneviève  : Alors Samuel, nous allons démarrer en douceur cette GAV qui va être longue et sans doute difficile sur la longueur

Samuel : J’ai gobé mes vitamines 😉

Geneviève : Aussi pour débuter on parlera de ton rapport aux livres et à la lecture. Mais avant j’aimerai que tu te présente à nos lecteurs.
Et tu as bien fait pour tes vitamines
Alors Samuel, quel est ton pedigree ?

Samuel : La passion pour l’écriture est arrivée chez moi il y a une dizaine d’années. Peut-être parce que cet univers est loin de celui de mon parcours d’études plutôt scientifique et que j’avais besoin d’un espace de liberté et de créativité.

Geneviève : Là je veux ton parcours, ton âge, tes études…

Samuel : J’ai 40 ans, et je suis originaire du Saumurois. J’ai suivi des études scientifiques, un diplôme d’ingénieur avec un parcours international, Grand Bretagne, Espagne, Pays Bas.
Une spécialisation dans le milieu informatique
Je suis né avec un ordinateur dans les mains, et j’y ai rapidement trouvé beaucoup d’intérêt.

Geneviève :C’est pour ça, le parcours scientifique et le besoin d’espace de liberté !
Aujourd’hui quel est ton job ?

Samuel : Exactement, dès l’âge de 10 ans, je désossais des piles d’ordinateurs… pour comprendre comment ces engins fonctionnent.

Geneviève : Un vrai esprit scientifique donc ?

Samuel : J’ai travaillé dans le milieu informatique avant même de terminer mes études, avec des petits jobs tout en étant étudiant. Puis ensuite à temps plein… jusqu’en septembre dernier.
De l’expertise technique je suis passé à la conduite de projets et d’équipes. L’esprit analytique n’a fait que de se développer 😉
Au final, d’année en année, je trouvais plus d’intérêt auprès des collaborateurs et camarades de travail… la technique devenait de plus en en plus accessoire.
J’aime les gens et c’est cette curiosité de mieux connaitre l’être humain qui me porte dans mes récits.
L’être humain est bien plus complexe qu’une machine, et tellement plus riche grâce aux émotions.

Geneviève : Et durant tes années de travail tu as trouvé le temps pourtant de commettre quelques bouquins. Bouquins dont on reparlera durant les prochaines auditions.

Samuel : Mon esprit scientifique me pousse tout de même à être très organisé et construire mes récits. Je fais en sorte de prendre un peu plus de distance à présent.
Ça a été un gros challenge, écrire des livres avec un activité professionnelle de plus en plus conséquente, cela implique des sacrifices et une dépense énergétique considérable.
Sans compter que la vie de famille s’est installée, mariage, enfants, maison… faut être partout 😉

Geneviève : Oui ça n’a pas du être simple. La vie d’auteur demande donc des sacrifices ?

Samuel : Je pense qu’au-delà de la passion, pour un auteur qui démarre aujourd’hui, il faut une condition physique et mentale assez robuste s’il doit concilier tous les impératifs de notre mode de vie.

Geneviève : J’imagine très bien, déjà être blogueur ça prend du temps, alors auteur !

Samuel : Les premiers sacrifices sont à négocier avec la personne qui partage votre quotidien. Une organisation à mettre en place, et une organisation qui évolue chaque année… quand des enfants arrivent, quand ils grandissent, quand des priorités incontournables croisent notre chemin.

Geneviève : Une double vie en somme

Samuel : L’écriture d’un roman, surtout comme ceux que j’ai proposé jusqu’à présent, demande énormément de recherches et de déplacements. Donc… des congés sans solde à prendre, des indispo à prévoir…. et un espace « bazar » dans la maison 😉
C’est une réelle double vie, qui occupe beaucoup de place dans la tête… mais qu’il faut veiller à ne pas trop faire déborder sur le reste de la vie de famille et professionnelle. Équation complexe.

Geneviève : Équation complexe en effet et des choix sans doute difficile à faire.

Samuel : Dans le milieu professionnel, l’écriture de roman apporte beaucoup, cela ouvre des échanges et peut ouvrir des portes… mais, il y a toujours un mais… cela occasionne aussi des jalousies ou rivalités… donc vigilance.
Il en est de même avec l’entourage et la famille… et là, on a parfois de grosses surprises avec des gens qu’on pensait connaitre…

Geneviève : On reparlera de tout cela cette après-midi. Samuel maintenant que l’on sait qui tu es, comment tu vis ta vie d’auteur, on va tenter de comprendre d’où te vient ce goût des mots.

Samuel : Je me suis découvert un intérêt pour les mots à l’âge de 17 ans. A l’époque, c’était pour des chansons ou poèmes. J’adorais y associer des images.
Pour autant, l’idée d’en venir aux romans ne m’avait jamais traversé l’esprit avant l’âge de 30 ans…

Geneviève : Des images, tu m’expliques ? Associer des images au texte ?

Samuel : Écrire des textes très courts sur une photo en filigrane, aux reflets des émotions des mots qui la recouvraient

Geneviève👍

Geneviève : Tu étais un adolescent sensible ?

Samuel : en écrivant ce genre de texte, souvent à l’intention de personnes de mon entourage, c’était très fort
Adolescent avec un côté Indiana Jones, mais très sensible.
Je dis toujours que l’écriture c’est avant tout une affaire de sensibilité. Quel que soit son niveau ou bagage littéraire, la sensibilité c’est ce qui ressort…
C’est ce qui marque vraiment.

Geneviève : Indiana Jones, je comprends mieux ton héroïne d’un coup. Mais sur ça , chut. Danièle et Aline t’interrogeront plus tard !

Samuel : 😆

Samuel : et c’est ce qui donne la chance à n’importe qui de pouvoir s’exprimer. En effet… un auteur laisse des traces de lui dans ses personnages… 😉 par petites touches ici et là

Geneviève : Moi j’aimerai savoir si plus jeune chez toi il y avait des livres ?

Samuel : La maison était pleine de livres.
Ma mère était enseignante, français, anglais, espagnol et même art plastique. Elle peint depuis + de 50 ans.
Mon père est un grand lecteur également

Geneviève :Une bibliothèque familiale dans laquelle tu as pioché ?

Samuel : A l’époque je ne lisais pas assez, trop accaparé par mon besoin d’extérieur ou tout l’inverse avec mes ordinateurs.
Je piochais quelques livres, surtout des aventures à la Robinson… allez savoir pourquoi 😉
J’ai été fan des BD aussi… les Tintin… alors là… c’était vraiment ma madeleine…

Geneviève : N’y a t il des livres qui ont marqué ton enfance et qui t’ ont donné l’envie de lire

Samuel : Des films, des films et des musiques aussi
C’est d’ailleurs pour cette raison que mon activité de scénariste s’intensifie.

Geneviève : Samuel, moi j’aimerai savoir quel est ton rapport aux livres.

Samuel : En fait, quand j’écris, je ne fais que décrire un film qui passe dans ma tête. Ce sont d’abord des images avant d’être des mots.
Et quand je lis un livre, le film se construit.
J’aime les livres, je les adore, et plus les années passent plus cela devient important pour moi
La bibliothèque de la maison prend de plus en plus de place et j’adore !
Plus j’habille les murs de livres plus je trouve ça esthétique, rassurant, et chaleureux.

Geneviève : Rassurant en effet !

Samuel : Ce côté librairie dans la maison c’est hyper important pour moi. J’aime que les amis passent et piochent des livres. Il y en a toutes les pièces

Geneviève : Quel genre de livre dans ta bibliothèque … Au pluriel ça marche aussi quels genres de livre ?

Samuel : tout, ça va des livres pour enfant, aux ados, puis à la littérature blanche, au suspense (en grand nombre il faut bien le dire), et aussi des essais, des biographies, des livres illustrés (photos), des ouvrages techniques sur différents arts, des BD… J’aime que mes filles piochent tous les jours dans les rayons à leur hauteur où qu’elle escaladent pour aller chercher plus haut 😉

J’aime aussi les format audio des livres. Sans doute parce que l’interprétation des comédiens ajoute parfois une dimension captivante.

Geneviève : 👍

Geneviève : Les derniers livres que tu as achetés ?

Samuel : Le dernier livre que j’ai acheté, un que j’ai adoré, qui m’a été emprunté sans jamais revenir, comme ça arrive parfois, mais il est tellement fabuleux que je tiens à toujours l’avoir : Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck.

Dany : 😍

Samuel : Ça, c’est l’aventure et les émotions.
Ça a un parfum d’asphalte et de cœur, ça donne un coup à l’intérieur. C’est vraiment un excellent moment de lecture… à partager
C’est une chance de profiter du talent de camarades auteurs. Un régal

Geneviève : Tu nous parlais d’Indiana Jones,  de Robinson,  de tintin, tu as un vrai attrait/gout pour l’aventure?

Samuel : J’adore les livres d’aventure, d’action et qui bien entendu donnent aussi dans les sentiments. Je suis quelqu’un d’actif, j’aime l’action, alors quand elle est associée aux sentiments, qui sont souvent de puissantes raisons de déclencher l’écriture d’un roman… là je ne résiste pas.

Geneviève : Est ce que le livre de Loevenbruck, tu aurais aimé l’écrire ?

Samuel : Oui à 100%. J’aurais adoré écrire Nous rêvions de liberté
Tout comme j’aurais adoré écrire Nymphéas noirs de Michel Bussi.

Geneviève : Et plus généralement y a-t-il des livres, peut-être des classiques qui t’ont influencé. Oui je sais ce sont des questions de bibliothécaire.

Samuel : Hemingway, Steinbeck ou Romain Gary sont des auteurs d’influence pour moi

Geneviève : En quoi t’ont-il influencé ?

Samuel : Il y a dans leurs textes une forme de profondeur intemporelle qui marque vraiment.
Comme une voix de sage.
J’ai un peu le sentiment que notre époque peine à laisser autant dans les livres qui sont publiés.

Geneviève : Aurais-tu aimé rencontrer ces auteurs ?

Samuel : J’aurais énormément aimé. Comme rencontrer Saint Exupéry par exemple. Victor Hugo… incroyable.

Geneviève : Tu crois vraiment que les auteurs actuels sont moins profonds, enfin leur texte ?

Samuel : Et Jules Verne

Geneviève : Jules Verne m’a amené à la lecture, là je te comprends

Samuel : 👍 Peut-être est-ce le sentiment de retrouver beaucoup d’actualité dans les livres publiés qui gomme un peu la profondeur des textes. Certains sont toutefois très réussis. C’est juste une impression sur le nombre sans doute.

Geneviève : Trop de publication plombe la qualité, c’est un peu ça ton sentiment ?

Samuel : Non, mais cela noie certains livres qui mériteraient d’être mis en lumière.
Heureusement, les libraires sont là… et sauvent franchement certains livres remarquables.

Geneviève : Je partage assez ce point de vue et pourtant je fais de très belle découverte chaque semaine.

Samuel : 👍 Je suis le premier « client » de mon site Les Petits Mots des Libraires…
Des pépites tous les jours, des découvertes à côté desquelles on pourrait passer

Geneviève : Puisque tu parles de libraire, parle nous plus « des petits mots des libraires »
Comment t’est venu cette idée folle !

Samuel : J’ai eu l’envie de créer ce site pour mettre en avant les libraires et la qualité inégalée de leurs conseils. Ce sont des professionnels du livre qui parlent avec émotion et connaissent leurs lecteurs.
Et le moyen matériel de mettre en avant les libraires, c’est de passer par une vitrine en ligne de leurs petits mots, de leurs émotions, et de faire rayonner les livres qui les touchent.
L’idée du site est arrivée un samedi quand j’étais en signature dans une librairie.
La libraire que je connais bien, avait mal au cœur. Elle me disait, « regarde, regarde autour ».

Je ne voyais que des livres… rien d’inquiétant. Au contraire. Et des lecteurs aussi…
Et puis elle m’a désigné un petit mot.. il n’y en avait plus qu’un !
On lui avait volé les autres, qu’elle avait mis beaucoup de temps et de cœur à écrire et préparer
😪 Là, je me suis dit. Ok, on va agir.

Geneviève : ça c’est ce que tu as fait, et tu l’as fait très bien. Mais pourquoi vouloir mettre en avant les libraire et leur boulot ?

Samuel : Le libraire est un passionné. Je suis aussi un passionné. On a toujours envie que le fruit de notre passion se partage. Alors le job de libraire, il faut le partager. Et il apporte tellement. On a une chance folle en France d’avoir autant de libraires. C’est notre ADN culturel

Geneviève : Du coup en mettant en ligne les petits mots, ils restent à jamais imprimés.

Samuel : 👍 Aujourd’hui, les ventes en ligne, qui ne se font pas sur les sites de libraires, plombent vraiment leur économie à ces libraires.
Avec un geste citoyen de chacun en librairie, on les préserve.

Geneviève : J’aime ton combat, j’ai le même

Samuel : Le truc fort … c’est que ce sont les libraires qui découvrent les pépites avant tout le monde ! Et bien autant mettre cet atout en avant !

Geneviève : 👍

Samuel : A chaque fois qu’un livre est primé ou fait la une des magazine, le livre était déjà sur Les Petits Mots des Libraires !
Les journalistes poussent le succès… mais il nait grâce aux libraires !
Ils lisent les livres avec 3 mois d’avance, ils filtrent et nous offrent la primeur du meilleur, sur mesure pour chacun de nous. Ce serait dommage de se priver du meilleur ! On n’a pas de temps à perdre… lisons les bons livres 😉

Geneviève : Ne penses-tu pas qu’en plus des libraires, ce boulot de défricheurs est aussi accompli par les blogueurs ?

Samuel : Absolument, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé sur le site une association forte à ce sujet

Les petit mots de libraire : 1 blog 1 libraire

Geneviève : Je ne participe plus assez à ton site  pour défendre les librairies que j’aime par manque de temps, je le regrette.

Samuel : Je comprends à 100%, pas évident d’être partout 😉.
Je vais faire en sorte d’accélérer le développement de l’application mobile du site.

Geneviève : 👍

Samuel : ça pourra faciliter les contributions 😉

Geneviève : 👍 Je n’ose pas te faire la promesse d’y revenir et pourtant c’est pas l’envie qui me manque. Mais je vais essayer de faire un effort, un petit effort

Samuel : 👍 Je suis en plein dans le lancement du Prix 2019 Les Petits Mots des Libraires… et il y a une sélection d’exception

Geneviève : 👍 C’est pour quand ?

Samuel : Je vais bientôt l’afficher et les votes seront ouverts. La remise des prix se fera au salon du livre de Quiberon…. organisé par des libraires fabuleux, la librairie Port Maria

http://lespetitsmotsdeslibraires.fr/prix-2019/
Planning :

Décembre 2018 : Sélection des libraires qui seront membres du jury
Janvier 2019 : Sélections des titres pour chaque catégorie (choix des libraires)
Mars 2019 : Votes du public
27 avril 2019 : Affichage des résultats et remise des Prix à l’occasion du Festival du Livre de QUIBERON (26, 27 et 28 avril 2019)
Et cette année j’étais heureux de nommer une marraine pour le Prix… une lauréate 2018 qui plus est.
« Les libraires sont des défricheurs, des chercheurs d’or. Chacun de leurs conseils est une promesse tenue. » Gaëlle NOHANT.
Elle est brillante

Geneviève : Faut-il être libraire pour participer ?

Samuel : L’idée c’est vraiment 100% librairie en effet, du moins pour proposer les titres en sélection

Geneviève : Même pour les votes ?

Samuel : Les votes c’est tout le monde !

Geneviève : Ok les libraires sélectionnent, les lecteurs votent

Samuel : 👍 Ce qui est sympa avec ce Prix, c’est que les libraires sont libres. Ils me donnent leurs coups de cœur de l’année et ils sont automatiquement en sélection.
Cela n’impose aucune lecture aux libraires, ni aucune déception. Car ce sont leurs coups de cœur, direct en sélection
Beaucoup de Prix imposent des quantités de lectures en plus aux libraires. Qui sont débordés. Et au final, ce ne sont pas forcément leurs avis qui sont entendus…

Geneviève : Alors je pense que nous sommes toutes impatientes chez les flingueuses de pouvoir voter. Je crois aussi pouvoir dire que les lecteurs de Collectif Polar le seront aussi.

Samuel : 👍 donc là, je rééquilibre. Et une petite librairie de village, perdue en France, à la même voix qu’une institution de renom.

Geneviève : 👍 Une dernière question Samuel. Attention pas facile !
Penses-tu que les bibliothèques ont un rôle a jouer aujourd’hui dans le paysage culturel et social ?

Samuel : Évidemment OUI !
Des quantités de lecteurs accèdent ainsi aux nouveautés qu’ils ne peuvent s’offrir.
Librairies et bibliothèques sont complémentaires
Ce sont aussi des lieux de rencontre et beaucoup de manifestations vivent grâce aux bibliothèques.
La bibliothèque est indispensable !
D’ailleurs, de très nombreuses bibliothèques repèrent des titres sur Les Petits Mots des Libraires.

Geneviève : 👍 Des bibliothécaires avisé(e)s à n’en point douter !

Samuel : 👍 Il faut de tout pour lire et aujourd’hui plus que jamais !

Geneviève : Merci Samuel, on va en rester là pour cette première audition.

Samuel : 👍

Geneviève : Les flingueuses présentent c’est à vous si vous avez des points à éclaircir.
Samuel, tu as encore du travail 😉

Dany : Non merci Cheffe, je vérifies les alibis du prévenu et je reviens à 14 h

Geneviève😍

Samuel : … un auteur ne dit jamais tout…

Dany : J’ai des moyens de le faire parler Cheffe, l’annuaire ne laisse pas de traces (tiens un beau titre de polar …)

Geneviève : Un polar à l’ancienne

Samuel : 😆

Florence : les annuaires, ça n’existe plus, la menace d’un coup de tablette, ça peut aussi amener la vérité

Geneviève : Justement Samuel, papier ou numérique ?

Florence : on reviendra peut-être sur certains points qui ont éveillé des soupçons chez moi … suis pas réveillée, moi, la faute au suspect précédent sans doute

Samuel : Les 2 mon colonel !

Geneviève : 👍

Samuel : Papier car j’adore mes bibliothèques
Et numérique quand je bouge beaucoup !

Geneviève : Fromage et dessert, ça me va !
Florence,  une question ?

Samuel : Je suis sucré et salé et fromage et trop gourmand aussi 😉

Florence : non, il faut que je digère cheffe

Samuel : 😆

Geneviève : Ok mais il faudra nous parler des points qui ont éveillé des soupçons chez toi !

Samuel : si les flingueuses n’en plus de questions… Je vais en profiter pour arroser mes bonsaïs 😉

Florence : bon je balance … les livres primés, ce n’est pas toujours un gage de qualité

Samuel : 😆 Certains prix en effet 😉

Florence : les livres primés font souvent de l’ombre aux pépites des petits éditeurs.

Samuel : C’est pour ça que j’ai créé le prix les Petits Mots des libraires. Comme ça, même un petit éditeur a sa chance et les libraires n’hésitent pas une seconde

Florence : du coup, le libraire défenseur de la qualité, il fait comment ?

Samuel : Chaque libraire propose ses deux coups de cœur 2018 dans la catégorie qu’il a choisi
Et ainsi on voit des titres arriver qui disposent déjà de plusieurs petits mots. Ils sont repérés par les libraires et ne sont pas écrasés par les concurrents chez de grands éditeurs.
C’est un bonheur de voir la joie des petits éditeurs et auteurs. Et les libraires se sentent vraiment considérés

Florence : comptez sur moi pour regarder les sélections de près 😉

Samuel :

Florence : merci Samuel Delage

Samuel : 👍

Geneviève : Voilà une bibliothécaire de plus de conquis par « lespetitsmotsdeslibraires ».

Samuel : 😍

Geneviève : Alors si plus personne n’a de question pour notre suspect, je clos ce premier interrogatoire  ?

Dany : 👍 oui cheffe

Geneviève : On se retrouve à 14h avec Danièle  pour la suite.

Samuel : 👍

Dany : OK Cheffe ! Il y a un repas pour le prévenu ?

Samuel : 😆 c’est un gros gourmand en + 😉

Geneviève : Que l’on ramène notre prévenu en cage avec un repas et un arrosoir pour ces bonsaïs

Dany : A 14 h donc ! Bon appétit à tous

Samuel : 👍

Geneviève : 11h00 fin de la première audition.

Papote d’auteur : Maud était avec Mickaël Koudero


Papote d’auteur : Maud était avec Mickaël Koudero

Bonjour Mickaël, je vous remercie de nous accorder quelques instants.

 

Maud : Pourriez-vous nous parler un peu de vous… Les lecteurs sont en général très curieux…

Mickaël : Vastes questions. Dans la vie j’ai la chance de passer mon quotidien à écrire. Que ce soit des scénarios, des romans ou alors pour un jeu vidéo. J’aime varier ces formes d’écriture. Sinon j’aime beaucoup l’Histoire, tout ce qui touche à la culture en générale ou encore le football (supporter du PSG depuis tout petit). Niveau musical, j’écoute énormément de bandes originales en écrivant. Autrement, je privilégie les podcasts (émission de faits divers, émissions historiques ou sportives).

Quant à l’écriture, j’ai commencé très tôt, tout gamin. À l’époque j’écrivais des scénarios et m’amusait à les tourner avec mes copains.

Maud : Parlons de la dernière sortie, le 7 Février dernier, La Faim et la Soif, votre troisième livre. Comment vous est venue l’inspiration de ce thème ?

Mickaël : Pour être plus précis, c’est mon deuxième roman. Le premier,  Les enfants d’Érostrate  est paru en autoédition et, ensuite, il a été réédité par une maison d’édition sous le titre  Des visages et des morts.

Quant à l’histoire de  La faim et la soif, elle est arrivée progressivement, au fil de l’écriture. À la base, j’avais le contexte général : la Roumanie, Ceaușescu, le mythe du vampire (les vrais comme les faux). Ensuite, c’est en me documentant que j’ai pu appuyer les détails de l’histoire et tisser ma toile. Avant toute chose, j’ai besoin de trouver MON idée principale. Une idée suffisamment forte pour pouvoir tenir plusieurs mois d’écriture sans m’en lasser et qui peut me permettre de dériver sur d’autres sujets annexes.

Maud : Une anecdote sur ce livre en particulier?

 Mickaël : La première anecdote qui me vient à l’esprit est celle-ci : le livre a été écrit sur trois continents. En Europe, en Amérique et en Océanie. Respectivement Paris, Montréal et Wellington.

 

 Maud : Vos plus belles joies en tant qu’auteur? Vos «pires» moments?

 Mickaël : Je retiens de très beaux moments comme ma signature chez Hugo et Cie et ma rencontre avec Bertrand (éditeur chez Hugo). Je suis convaincu qu’être bien entouré est primordial si l’on souhaite avancer et construire quelque chose de solide sur la durée. Que ce soit avec Bertrand ou toute l’équipe d’Hugo et Cie, je me sais chanceux.

Il y a aussi les retours de lectures qui sont de magnifiques récompenses tout comme ceux des blogueurs (ses).

Quant aux pires moments, ils ne valent pas la peine qu’on en parle.

Maud : Après le côté auteur, quel lecteur êtes-vous?

 Mickaël : Je suis un lecteur qui ne lit pas assez à mon goût. Quand j’écris, je lis pas ou peu de romans. Me lecture principale se concentre sur la documentation. En revanche, entre deux phases d’écritures, j’en profite pour rattraper mon retard sur certains titres.

Généralement, je lis le soir, essentiellement du thriller ou du roman noir.

Maud : Je vais terminer par une indiscrétion, un projet de roman ou autre?

 Mickaël : Le prochain roman est dans les tuyaux. Je suis en plein travail. J’espère pouvoir le finir en milieu d’année et le présenter à mon éditeur. Le sujet ? Trop vague pour le moment, mais ce sera un thriller avec une dose d’horreur/fantastique…

Nous verrons bien ! 😉

Maud : Impatiente je suis déjà!!! Je vous remercie pour cet échange très sympathique 

Mickaël : Merci à vous Maud !

Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 5, Arnaud Codeville


Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le cinquième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Arnaud Codeville


Mercredi 23 janvier, 15h31,

l’interview « bracelet électronique » de Sonja Delzongle vient juste de ce terminer. Déjà nous avons un nouvelle auteur assigné à résidence

Miss Aline : Bonjour Arnaud, Bonjour les filles.

Dany : Bonjour tout le petit monde …

Miss Aline : Voici ici notre assignation à résidence de Arnaud Codeville.

Geneviève : Hello les Flingueuses, bonjour Arnaud. Je ne suis ici que pour vérifier si le bracelet électronique a bien été placé.

Miss Aline : Arnaud,  peux tu te présenter aux lecteurs/lectrices, en quelques mots ?

Arnaud : Bonjour ! 😉 En quelques mots, Arnaud 38ans, je viens d’un village à côté de Valenciennes. Le jour, je suis informaticien et la nuit, auteur de romans Thriller/Fantastique (mais je n’ai pas de cape ni de costume en lycra)

Miss Aline : comment un informaticien devient auteur de thriller / fantastique ?

Arnaud : La question serait plutôt comment un littéraire devient informaticien ^^ 🙂

Miss Aline : nous sommes toute ouïe….

Geneviève : Je confirme nous t’écoutons avec attention !

Mercredi 23 17h01

Arnaud : Après un bac L et un Deug d’Anglais, je suis parti en prépa artistique. En sortie d’études, j’étais infographiste et de fil en aiguille, je suis devenu développeur web.

Dany : La logique informatique aide à la construction des intrigues …

Arnaud : Probablement… j’avoue que je n’ai jamais pensé à ça ^^

Dany : Une façon d’explorer les hypothèses …
Alors comment s’organise la journée d’un multitâche ?

Arnaud : Ahah… Jamais de la même façon. D’une certaine manière, la routine est inconnue pour moi. Disons qu’une fois la journée terminée d’un informaticien, je suis prêt à en affronter une autre, celle d’auteur.

Miss Aline : on dit qu’un auteur doit écrire au quotidien (on parle même de 500 mots par séance), qu’il doit avoir un lieu réservé à l’exercice etc . Quels sont tes rituels ?

Arnaud : Oui, moi j’écris dans mon antre (bureau dans lequel je passe quasiment tout mon temps…) Je ne compte pas les mots, c’est un truc à devenir fou. Mes rituels sont de la musique sur les oreilles (j’adore les Bandes Originales de films) et c’est tout.

Miss Aline : pourquoi allier thriller et fantastique ?

Jeudi 24 janvier 09h01.

Deuxième jour d’audition

Dany : Coucou l’auteur, il y a un problème avec le bracelet ou la pince coupante a fonctionné cette nuit ?

Arnaud : Coucou, Non pas réussi à m’échapper. Passé par les toilettes de la cellule était une très mauvaise idée 🙂

Dany : Bien dormi ? Bien cogité cette nuit ?

Arnaud : Oui bien que l’endroit soit rudimentaire

Dany : Quelque chose à ajouter sur les rituels d’écriture ? Toujours clavier/écran ou des notes et « post it » partout ?

Arnaud : Oh oui un petit carnet classique et un numérique sur mon tel. A la moindre idée, je note

Dany : Un mur pour afficher le plan ?

Arnaud : Non tout dans la tête ça 🙂

Dany : Justement à ce sujet … comment construis-tu tes intrigues ? Un sujet puis viennent les personnages ou l’inverse ?

Arnaud : J’ai souvent le début de mon histoire et la fin. Un thème central, des scènes qui m’arrivent en flash.

Miss Aline : Que t’apporte l’écriture ?

Arnaud : J’ai toujours adoré raconté des histoires (le jeu de rôles, une de mes passions, est étroitement lié à l’écriture d’ailleurs). Voir s’élever des personnages, découvrir l’intrigue, je trouve ça génial

Miss Aline : Comment en es tu venu à allier thriller et fantastique ?

Dany : Dans le même sujet : L’horreur … la raconter … ça t’a pris à quel âge ?

Arnaud : Ce que j’adore c’est l’inexplicable dans la réalité, l’étrange dans la banalité de la vie… C’est d’ailleurs la définition même du fantastique. Le surnaturel…  Les histoires de fantômes, maisons hantées ça m’a toujours attiré.

Dany : Au niveau cinéma, tes goûts sont les mêmes ?

Arnaud : oui je suis un grand fan de Carpenter, Wes craven et bien d’autres ^^

Dany : Quand je résume informaticien, amateur d’horreur y compris au ciné … il y a un autre Ch’ti célèbre dans le polar qui a un parcours identique … tu as de l’avenir !…

Arnaud : Ah ah ! Attention, si on pense au même Ch’ti, celui-là est né à Annecy et non dans le nooorrrrrdddd 🙂

Dany : 👍

Dany : Justement le Nord, les lieux ont beaucoup d’importance dans tes intrigues. A part la Tour de Sélénite qui était me semble-t-il hors périmètre, peux-tu parler de tes choix de lieux et de climat …

Arnaud : Alors quand je me suis lancé dans l’aventure de l’écriture, je voulais des lieux qui m’étaient familiers pour être au plus proche de la réalité. j’en profite également pour rendre hommage à ma région.

Dany : La mine tu en parles … c’est toujours un bel hommage que de le faire et la trouée d’Arenberg est connue de la France entière

Arnaud : Oui, c’est à 20min de chez moi, et depuis la sortie de « Parasite », je ne peux pas m’empêcher de penser à Ben et ses potes quand je passe devant.

Dany : En matière d’écriture, as-tu des modèles ?

Arnaud : J’adore Lovecraft depuis l’adolescence, ensuite est venu King (mais ses premiers œuvres, Salem m’avait marqué à l’époque). Et Masterton (que j’ai rencontré d’ailleurs)

Dany : et côté frenchies ?

Arnaud : J’aime beaucoup Bordage
et après… euh.. en fantastique, c’est qu’il n’y a pas grand monde…

Dany : Si tout de même … Loevenbruck, Bizien, un peu Chattam, … Moi je suis pas fan du fantastique mais je lis Codeville 😉
Côté édition … pas facile de tracer son chemin et tu as fait le pari de l’autoédition; Pourquoi ?

Arnaud : Chattam, j’ai essayé, je n’ai pas trop aimé. On m’a beaucoup parlé de « Le Signal », à voir, j’ai une pal monstrueux. Concernant Loevenbruck, je n’ai lu que : nous rêvions juste de…

Dany : Papote en aparte … Loevenbruck est capable de changer de style en fonction de ses sujets avec beaucoup de réussite y compris avec son dernier … fermons la parenthèse
Revenons aux affres du romancier de province …

Arnaud : Je n’ai jamais envoyé un seul manuscrit à une maison d’édition. et on m’a contacté à plusieurs reprises pour éditer mes romans. Je suis persuadé que le visage de l’édition est en train de se transformer. C’était un pari à l’époque, j’avais envie de faire ma couv, monter ma mise en page, faire ma communication (mon site, mes flyers) et jusqu’ici, ça a fonctionné pour moi. Pourquoi changer ?

Dany : C’est sûr si tu y trouve ton lectorat … c’est le plus important !

Arnaud : Oui c’est le plus important pour moi. Trouver des gens qui aiment ce que j’écris. Le reste ça n’a pas d’importance.

Dany : Tu fréquentes les salons, comment as-tu été accueilli dans le club des polardeux ?

Arnaud : Oui je fais beaucoup de salons, je dois être à une vingtaine par an…
C’est au salon de Longperrier en septembre 2018 que j’ai fait la connaissance de Maud et d’Ophélie 🙂

Geneviève : Ah oui nos Jumelles Flingueuses 😊😊

Miss Aline : Ton actualité avec Parasite se passe plutôt bien. 
Que peux tu nous dire de ce livre : sa création ? Le thème ? Etc

Arnaud : J’avais commencé à l’écrire après la sortie de 1974, mais je l’ai abandonné en cours de route pour un autre. Les thèmes principaux sont l’amitié, l’amour et l’horreur ahah…

Miss Aline : Pour avoir lu 1974 juste avant , j’ai trouvé qu’il faisait moins peur !

Arnaud : j’avais envie d’une histoire poignante qui se base sur la vie d’un personnage.

Miss Aline : C’est réussi.

Arnaud : Oui les premiers retours commencent à tomber et j’ai effectivement ce genre de remarque.
Après comme je dis bien souvent aux personnes qui me demandent si mes romans font peur : »chacun sa sensibilité »

Miss Aline : Ce qui n’est pas forcément négatif. Tu es en accord pour dire : autant de lecteurs, autant de ressenti / interprétation. 
Pour Parasite (dans rien dévoiler) je lui trouve une fin ouverte. C’est le cas ?

Arnaud : Hmm je ne sais pas trop d’autant plus que je risque de spoiler si je réponds  🙂

Miss Aline : Alors on oublie cette question
Tu es déjà sur un nouveau projet d’écriture ?

Arnaud : Oui 🙂 j’en suis à la moitié, je l’avais écrit avant Parasite. (voilà pourquoi il a fallu attendre 2ans)

Miss Aline : Un petit scoop ?!

Arnaud : Sur le thème ?

Miss Aline : Sur ce qu’il t’es possible de dire.

Arnaud : l’intrigue ne se déroulera pas dans le Nord mais dans un village reculé des Ardennes 🙂

Miss Aline : Merci. On reprendra un peu plus tard, on te laisse a tes occupations.

Arnaud : Merci 🙂 dans cette cellule, je n’ai pas grand chose à faire ceci dit…

Dany : Écrire …

Arnaud : sur les murs ? le nom de ceux qu’on aime ?

Miss Aline : Pourrais-tu écrire sans y mettre de fantastique ?

Arnaud : Oui je pense. J’ai déjà écrit une nouvelle sans y aborder ce thème

Miss Aline : Quel est ton rapport aux lecteurs et leurs avis/ ressentis ?

Arnaud : ils m’aident à avancer quand leurs critiques sont constructives.
c’est fascinant de faire voyager les gens par mes écrits

Miss Aline : Peux tu développer ?

Arnaud : quand ils me lisent, ils pénètrent dans mon univers, ma vision du monde
c’est génial, je trouve.

Jeudi 24 :  14h29

Miss Aline : Quel est le rôle d’un auteur pour toi ? Divertir ? Transmettre un message ? Autre ?

Arnaud : oui, pour moi c’est le but d’un auteur (d’ailleurs, la littérature ne fait-elle pas partie des loisirs ?)
Après les messages et autres morales, c’est libre à chacun, je ne me sens pas assez porte parole d’une cause pour vouloir en faire passer via mes écrits

Jeudi 16h48

Miss Aline : Un auteur mettant une part de lui dans ses écrits , quel(s) part(s) de toi as tu laissé dans tes pages ? Quel personnage est le plus prêt de ta personnalité ?

Dany : Arnaud, confie-toi aux flingueuses … quel roman aurais-tu aimé écrire ? quel héros aurais-tu être ?

Jeudi  19h02

Arnaud : Je pense que chacun de mes personnages est une partie de moi même.
J’aurais aimé écrire Blade Runner. Je kiffe cette histoire de quête d’éternité

Miss Aline : On pourrait transposer cette quête sur l’écriture qui d’une certaine manière est une recherche d’éternité , laisser une trace ?

Arnaud : Oui c’est clairement ça.

Miss Aline : Le sentiment d’avoir réalisé , accompli quelque chose ?

Arnaud : Oui c’est un peu comme un enfant. D’ailleurs on parle d’accouchement de roman 🙂

Miss Aline : Les enfants un jour prennent leur envol. Tu laisses facilement partir tes livres vers leurs propres existences ?

Arnaud : Oui c’est obligé. Une fois qu’ils sont officiellement sorti ils ne nous appartiennent plus

Vendredi 25 janvier 08h00

Dernière matinée d’auditions

Miss Aline : Comment envisages tu ton avenir d’auteur ?

Arnaud : J’ai pour l’instant encore 3 romans à écrire

Geneviève : 😮

Miss Aline : donc trois projets.

Arnaud : oui 🙂 c’est déjà pas mal ^^

Miss Aline : nous pensons te libérer ce matin. As-tu quelque chose à ajouter qui te tiens à cœur et  que nous n’aurions pas abordé dans les questions précédentes ?

Arnaud : Un grand merci au collectif polar d’avoir pu organiser ce bracelet électronique ❤

Miss Aline : Nous te remercions pour le temps que tu nous as consacré.
Geneviève,  nous pouvons déconnecter le bracelet et laisser Arnaud  retourner vers ses projets d’écriture.

Geneviève 👍

Geneviève : Et bien voilà une interview rondement menée.

Miss Aline : 👍

Geneviève : Je tiens à vous remercier tous les trois pour ce beau bracelet électronique.

Dany  : Merci Arnaud pour ta spontanéité et ta confiance.

Arnaud : Merci à vous 3 🙂

Geneviève : Merci à notre duo de flingueuses. Miss Aline et Mamie Danièle. Et un grand merci à notre auteur pour avoir joué le jeu de cette assignation à résidence. Merci pour votre sincérité cher Arnaud.

Dany : Au plaisir de te croiser lors d’un salon

Miss Aline : ah oui tes prochaines dates de salon Arnaud ?

Arnaud : ah oui pas bête ^^ 🙂. De rien Geneviève  🙂
Mes dates de salon sont  => ICI

Geneviève : Et bien merci pour ces précisions monsieur l’auteur.  Et permettez moi de vous enlever ce bracelet électronique et de lever votre assignation à résidence.
Vous voilà libéré !

Arnaud :

Arnaud : Merciiii, liberté !!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂

Geneviève : 😊😊👍 et lisez Arnaud

 

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