Rencontre avec Valerio Varesi


Rencontre avec Valerio Varesi

Par Kris

C’était a Bordeaux Librairie « LML » La Machine à Lire ce mardi 23 avril.

La librairie  accueillait à 18h30, Valerio Varesi qui  présentait son livre Les mains vides publié chez Agullo Editions

Il y avait là aussi Sébastien Wespiser son agent littéraire et le médiateur du Journal SUD OUEST pour compléter cette table ronde.

Moment très fort que celui passé à écouter Valerio Varesi nous conter sa belle ville de Parme.

Sans aucun chauvinisme, il fait le constat que nous faisons tous, les villes changent ou plutôt les hommes changent les villes. Et pas en mieux hélas.

Il évoque le passé de cette ville qui fut, un temps, française, ce qui a créé des liens très forts entre Parmesans et Français. Une ville très ancrée dans ses traditions malgré tout et qu’on retrouve dans tous ses romans . Il se dégage a chaque fois une atmosphère qui nous happe et nous imprègne.

 

Le passé aussi de cette ville, résistante à la dictature de Mussolini, revient souvent à la mémoire de Valerio qui maîtrise de mieux en mieux le français et sait faire passer des émotions, les mêmes que dans ses livres.

 

Dans la personnalité du Commissaire Soneri on retrouve quand même beaucoup de Valerio : son amour pour Parme, sa résistance à voir disparaître la solidarité qui existait auparavant, son constat du pouvoir par l’argent.

Si vous voulez en savoir plus, vous avez le choix entre 4 romans traduits en français par Florence Rigollet aux Éditions AGULLO

(il en a écrit 14, dont 7 avec Soneri ) – Le fleuve des brumes – La pension de la Via Saffi – Les ombres de Montelupo Et le savoureux petit dernier – Les mains vides

Je précise que chacun peut être lu indépendamment.

L’auteur Valerio Varesi Valerio Varesi, né le 8 août 1959 à Turin, de parents parmesans, est un écrivain et un journaliste italien, auteur de romans policiers. Diplômé de philosophie de l’université de Bologne, il devient journaliste à La Repubblica. Admirateur de Giorgio Scerbanenco et du duo Fruttero et Lucentini, il publie, en 1998, Ultime notizie di una fuga, le premier roman d’une série consacrée aux enquêtes du commissaire Soneri.

Le quatrième titre de la série, Le Fleuve des brumes (Il fiume delle nebbie), paru en 2003, raconte les investigations que mène Soneri sur l’apparent suicide d’un homme. Dans une vallée brumeuse du Nord de l’Italie, non loin de Parme, où la pluie a gonflé les eaux du Pô, le commissaire découvre que les habitants ruminent encore de vieilles rancunes qui remontent aux milices fascistes d’il y a cinquante ans. Les luttes féroces entre chemises noires et partisans ont déchaîné, dans les dernières années de la Seconde Guerre mondiale, des haines et des motifs de vengeances que le temps n’a pas apaisé.

Quatre des romans de Valerio Varesi, dont Le Fleuve des brumes, ont été adaptés pour la série télévisée italienne Nebbie e delitti.

Papote d’Auteur, miss Aline était avec Xavier Massé


Papote d’Auteur, miss Aline était avec Xavier Massé

 Miss Aline papote avec Xavier Massé.

 

 Miss Aline : Bonjour Xavier. Merci de me consacrer un peu de ton temps pour cette interview. Peux-tu, pour commencer, te présenter aux lecteurs ?

Xavier : Alors…Xavier Massé de mon nom, 41 ans en couple  et j’ai un petit garçon de 5 ans, travaille à la SNCF depuis 20 ans, et je suis fan dirons-nous de cinéma, sport auparavant et donc depuis peu je me suis mis à l’écriture.

Miss Aline : Qu’est-ce qui t’as amené à l’écriture ?

Xavier : Alors, j’étais passionné de sport avant et le temps me manquait pour donner libre cours à mes idées. J’étais très inspiré par le cinéma et les scénarios…Puis les accidents sportifs m’ont contraint à arrêter le sport et un beau matin, j’ai pris mon ordinateur et j’ai commencé à écrire. D’une idée de base et je ne me suis plus arrêté.

Miss Aline : As-tu besoin de réunir certaines conditions pour écrire : un lieu précis, musique, etc. ?

Xavier : Alors l’unique condition ça serai le temps…je n’en trouve pas assez entre mon boulot, mon fils et ma famille. Mais sinon je dirai plutôt d’être au calme. Car je visualise énormément les scènes que j’ai envie de décrire….limite à parler tout seul pour faire les dialogues…. (Le mec limite psychopathe !:)))

Miss Aline : Tous les auteurs sont un peu psychopathes ! Parles-moi de L’inconnue de l’équation. D’où te viens l’idée de cette intrigue, ce multi huis clos ?

Xavier : Alors  à l’issue de mon 1er roman,  je voulais continuer dans mon style « scénario complexe »…pour moi c’est ma colonne vertébrale. Mais pour le coup je voulais prouver (surtout à moi même) que je pouvais faire des styles différents. Et inspiré de cinéma, je voulais trouver une idée originale de construction. J’ai un faible pour les espèces de transitions dans les films : passé, présent, narratif, flashback…Et pour le coup de rajouter une sorte de double interrogatoires avec deux visions, pour moi c’était la cerise sur le gâteau …l’idée était de perdre le lecteur sans pour autant le faire fuir.

Miss Aline : Et c’est une réussite, je me suis régalée. Comment travailles-tu tes personnages ? Tu fais des fiches avec un maximum d’infos ou tu te laisses porter par eux ?

Xavier : je me laisse complètement porter par eux ! En fait j’adore vivre mes personnages pour mieux faire ressentir la réalité. Je me mets à leur place et j’imagine ce qu’ils peuvent ressentir pour retranscrire. Tout en restant dans la réalité…pas de fioriture…

Miss Aline : C’est compliquer d’expliquer ce phénomène : le personnage vit et prend le pouvoir pour ainsi dire. Est-ce que tes personnages t’accompagnent dans ton quotidien ou les laisses-tu dans ton ordi une fois la séance d’écriture terminée ?

Xavier : ohhhh le pire c’est quand je suis tout seul dans ma voiture …je revis certaines scènes et je fais des dialogues…mais c’est terrible, on a l’impression parfois d’être déconnecté de la réalité…

Miss Aline : Quand le mot fin s’inscrit, ils restent encore avec toi ou tu les laisses partir ?

Xavier : Oh que non ils ne partent pas…tout d’abord car je sais que la correction va être longue. Et aussi je suis super pointilleux sur des détails scénaristiques…j’ai trop peur d’oublier un détail crucial….et j’ai envie de dire qu’on ne commence à le lâcher que lorsqu’on attaque le suivant… et encore…

Miss Aline : Y-a-t-il un suivant dans ta tête actuellement ?

Xavier : allez….je balance…il est terminé ! Mais il y a encore toute la correction. Et là encore j’ai voulu faire un style différent…

Miss Aline : Ah ! Toujours du thriller / polar ?

Xavier : Ah …ouiiii je ne ferai jamais autre chose, on va dire que je cherche à faire des styles de thriller différents, psychologique, huis clos, et voire un peu plus trash pour le prochain…

Miss Aline : Le thriller est un genre littéraire très prisé par le lectorat. D’où penses-tu que vienne cet engouement ? La recherche de sensationnel ? Une vie par procuration : « faire » au milieu des pages ce que la morale empêche dans la vie vraie vie ?

Xavier : Je pense que oui le lecteur est à la recherche de sensationnel. C’est comme quand tu vas au cinéma pour voir un film. Tu adores quand tu ressors de la séance et tu fais : waouh ! Le lecteur cherche à s’évader et à vibrer et surtout d’être surpris… mais c’est que mon avis…

Miss Aline : Pourrais-tu te laisser tenter par l’écriture à quatre mains ?

Xavier : Alors l’écriture à quatre mains pourrait être une expérience mais je me dis que les personnes devront bien s’entendre …

Miss Aline : As-tu des modèles, des mentors parmi les auteurs ?

Xavier : Très peu, car je lis rarement … et oui je suis aux antipodes de l’auteur classique
En réalité je manque beaucoup de temps. Donc quand j’en trouve je le garde pour écrire. Malgré tout je dirai Harlan Coben pour ses constructions « scénaristiques ».  Mais la réalité est que je m’inspire plus des films que des livres. Ce qui me pose beaucoup de problème quand j’essaye d’écrire…

Miss Aline : Peux-tu développer ? A quel niveau cela te pose problème ?

Xavier : En fait je visionne des images des scènes avant d’écrire et je me lance …mais j’en oubli que le lecteur à un temps de retard sur moi et forcément il est nécessaire pour lui d’être plongé dans cette scène, de lui rappeler où il se trouve pour bien comprendre. Dans un film on passe d’une scène à une autre en une seconde, une phrase suffit lorsqu’elle est raccrochée avec l’image … or là j’oubli parfois que l’image n’y est pas et qu’il faut mieux accompagner le lecteur.

Miss Aline : Que penses-tu de la place du livre (objet) dans la société actuelle où tout va de plus en plus vite ?

Xavier : Je dirais qu’il tient encore sa place. Les choses vont très vite, les innovations aussi et malgré tout il est là est reste un objet symbolique aux lecteurs. On m’enlèvera pas l’idée que tourner manuellement les pages pour avoir la suite de l’histoire qui vous tient… je ne sais pas c’est quelque chose d’indémodable pour moi … mais on ne peut pas ignorer que ce n’est plus comme avant… mais au regard d’autres choses … lui est encore là et continue de vivre ou …de survivre.

Miss Aline : Quel rapport as-tu aux lecteurs, tiens tu compte de leurs remarques ?

Xavier : Alors oui….car je pense qu’il faut entendre ce qui a plu et déplu. C’est ça qui permet d’avancer et de s’améliorer. Après il faut faire la part des choses, car un lecteur qui n’a pas aimé … c’est comme ça parfois, et ce n’est pas parce qu’on refera le livre en tenant compte de ses remarques qu’il aimera … on ne peut pas plaire à tout le monde …

Miss Aline : Un coup de gueule et un coup de cœur de l’auteur Xavier ?

Xavier : Coup de cœur : remercier toutes les personnes que j’ai rencontrées depuis la sortie de mon 1er livre. Le milieu du livre est comme le reste à un certain niveau mais il existe réellement une communauté si je peux l’appeler comme ça et une certaine solidarité. Est-ce que c’est propre au monde du polar… je ne pourrais pas le dire … mais j’ai fait des superbes rencontres.

 Coup de gueule : Mais c’est quand que TF1 va enfin repasser « salut les musclés »… et mette enfin un vrai programme ! Lol non en fait je n’ai rien à dire et surtout je n’ai pas de coup de gueule, car je pense que suffisamment de gens gueulent assez comme ça tous les jours pour un oui ou pour un non …

Miss Aline : Y a-t-il quelque chose que tu souhaiterais dire ici et dont nous n’avons pas parlé et qui te tiendrais à cœur ?

Xavier : Te dire merci pour cet ITW et ta gentillesse. Car consacrer du temps à une personne est la chose la plus sympa qui soit !

Miss Aline : Merci à toi pour avoir accepté cette interview au pied levé. Rendez-vous au prochain roman !

Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial


Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial

le 08 juin de 15h à 18h

 

Le 8 juin prochain Florence notre  apprentie flingueuse recevra à la médiathèque d’Osny, une autre flingueuses en la personne d’Isabelle Bourdial

 

Si vous ne connaissez pas encore Isabelle c’est le moment d’aller à sa rencontre.

Vous pourrez lui poser toutes vos questions en quasi tête à tête et/ou en petit groupe de 4-5 lecteurs.

Bref un instant privilégié parfait pour les confidences.

Alors ne loupez pas ce rendez-vous, foi de porte flingue.

 

Isabelle Bourdial

Journaliste scientifique et auteure osnyssoise, Isabelle Bourdial a notamment été rédactrice en chef des Cahiers de Sciences & Vie et a travaillé pour plusieurs maisons de production (E=M6, entre autres). Passionnée de polars, elle est à l’origine de Polar’Osny, LE festival de littérature policière dont la deuxième édition se déroulera en novembre prochain. Après un premier roman en 2016, Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie), Isabelle Bourdial vient à la MéMO vous présenter Sale temps pour les grenouilles, son deuxième ouvrage publié aux éditions du Loir.

Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial

C’est le 8 juin prochain à la MéMO
2 place des Impressionnistes
01 30 30 86 73

 Retrouvez les avis de Florence et de Ge ci dessous

Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie)

Sale temps pour les grenouilles (Editions du Loir)

 

Rencontre Jean-Christophe Portes


Rencontre Jean-Christophe Portes

Le 6 Avril à la MéMO D’Osny

Par Maud, aidée de Florence et d’Isabelle

Florence Labbe recevait Jean-Christophe Portes, l’occasion d’échanger avec l’auteur et des lecteurs sur l’ensemble de ses œuvres.

   

J’ai demandé à Florence, pourquoi avait-elle choisit cet auteur ?

A toi Florence :  Pour faire connaître un auteur local, permettre à des lecteurs qui ne connaissent pas, de découvrir le genre policier historique, promouvoir son dernier roman.

Nos lecteurs n’ont pas trop la pratique des salons, et organiser ces rencontres, c’est aussi inciter , préparer les usagers à rejoindre Polar’osny.

Et puis j’ai beaucoup aimé son documentaire, et son dernier roman. C’est aussi un auteur adorable, assez timide au départ mais très disponible.

Sur 5 rencontres, deux auteurs de romans policiers Didier Fossey, Eric Dupuis, ensuite Jean-Christophe Portes, après un univers plus féminin, avec Frédérique-Sophie Braize, qui fait beaucoup de recherche en amont de ses romans (le radium et ses dégâts dans sœurs de lait, une fille mère sans le sous fin du 19e avec des siamoises, pour lily sans logis. Et Isa et ses grenouilles le 8 juin.

(Ndlr : Isa, c’est Isabelle Bourdial avec son livre Sale temps pour les grenouilles)

Pour ma part, je suis venue car j’ai découvert l’auteur à travers son personnage de Victor dans sa série historique et je souhaitais en savoir plus sur ses autres livres. Et j’en appris beaucoup, je me suis laissée tenter et j’ai craqué en prenant tous ceux qui me manquait. Il parle de son écriture avec passion, nous explique ses choix et forcément on se laisse happer par ses récits.

Sur place, ravie d’avoir croisé Lolo Brodeuse, lectrice passionnée avec qui j’ai beaucoup échangé. Mais aussi une auteur, flingueuse Isabelle Bourdial, à qui je me suis permise également de demander pourquoi elle était venue et son ressenti sur cet moment de partage.

Isabelle c’est à toi : voilà ce que je peux te dire à propos de la rencontre-dédicace de Jean-Christophe Portes à la MéMO.

Jean-Christophe est un des auteurs les plus prolifiques que je connais. Son oeuvre est particulièrement diversifiée. On le doit à son insatiable curiosité et à son envie de partager, des qualités mises à profit et développées par ses activités de journaliste.

En janvier 2018, lors de l’inauguration de Polar’Osny, il rencontre le colonel Touron, qui dirige l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. D’une discussion impromptue nait l’idée d’un livre sur les scientifiques qui y travaillent. Les experts du crime verra le jour à peine quelques mois plus tard.

La série historique autour des aventures de Victor Dauterive, gendarme sous la Révolution française, s’enrichit d’année en année, et compte pas moins de 4 titres.

Jean-Christophe a également signé un livre témoignage du Dr Colette Brull-Ulmann, publié comme les autres aux éditions City.

Et voilà que sort un nouveau roman, Minuit dans le jardin du manoir, présenté comme un polar classique.

Autre nouveauté, il est publié cette fois aux célèbres éditions du Masque.

Forcément, j’ai voulu en savoir plus sur ce titre, sa genèse, les circonstances de sa sortie. J’étais poussée à la fois par mon envie de lectrice de découvrir ce roman au titre évocateur (l’histoire commence avant même d’ouvrir le livre !) et ma curiosité d’auteure.

Qu’est-ce qui avait bien pu pousser Jean-Christophe Portes à délaisser pour un temps le roman historique ?

Pourquoi ce changement d’éditeur ?

Et voilà comment j’ai atterri à la MéMO ce samedi 6 avril. Comme à son habitude, Jean-Christophe était serein, prenait le temps de répondre à chaque personne. Lorsque mon tour est venu, j’ai enfin eu les réponses à mes questions.

Minuit a été écrit après le premier tome de Victor Dauterive.

Le romancier ne pensait pas que son gendarme remporterait un tel succès et s’était essayé au polar contemporain.

Ce n’est que récemment qu’il a envoyé le manuscrit aux éditions du Masque qui a immédiatement voulu le publier.

Il me reste à pousser la barrière et à pénétrer, au beau milieu de la nuit, dans ce mystérieux jardin.

Voilà de nouveau un excellent moment, le temps a filé à une vitesse vertigineuse !!! Je remercie Florence pour son accueil et les dragibus !!! Je reviendrai c’est sûre !!!

Assigné à résidence : : L’interview bracelet électronique 8, Mattias Köping


Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

Mais maintenant vous connaissez, non ?

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le septième auteur, pardon la huitième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique et à être assigné à résidence est…

Mattias Köping


 Vendredi  21h00

Miss Aline : Bonsoir Mattias,
Commence aujourd’hui ton assignation à résidence avec bracelet électronique !
Peux tu en quelques mots nous donner ta biographie d’auteur ?

Dany : Bonjour Mattias

Mattias : Je me suis fait connaître avec mon premier roman , Les démoniaques, paru chez Ring en octobre 2016. J’ai récidivé en octobre 2018, avec Le manufacturier, toujours chez Ring.

Miss Aline : Tu es donc un jeune auteur. Comment es tu venu à l’écriture ?

Mattias :En fait, j’écrivais bien avant cela. J’avais écrit des romans, des nouvelles, des poésies. Tout cela était très mauvais. J’ai tout détruit et je n’ai pas écrit pendant 13 ans, avant de m’y remettre avec Les démoniaques. J’ai un rapport curieux à l’écriture : ne pas écrire ne pose aucun problème. Si je n’ai pas envie, je n’écris pas. Je m’y remets seulement quand ça me démange. Et « cette démangeaison », je ne me l’explique pas. Quand elle est là, je dois me remettre à écrire.

Miss Aline : quel a donc été ton déclencheur pour écrire à nouveau et surtout sortir les Démoniaques ?

Mattias : Au début, j’avais juste le chapitre 2 en tête : une fille marginale vole un livre. C’est tout. Mais cela a coïncidé avec le débat sur la prostitution, question à laquelle je ne m’étais jamais intéressé auparavant. J’ai été pris d’un grand intérêt pour cette question, devant la violence des débats. Là, la lumière s’est faite :  la fille qui vole le livre était devenue Kimy, une victime d’un réseau de prostitution. J’ai continué à me documenter pour nourrir le livre. Et ce que j’ai découvert m’a effaré et dégoûté…La réalité de cet univers est d’une dureté sordide et effroyable.

Miss Aline : c’est important pour toi de te documenter ? Où prends tes infos (média…) ?

Mattias : Oui, très, car cela donne de l’épaisseur à la toile de fond de mes récits.  Mes personnages principaux sont fictifs, mais tout est nourri par une masse de données. Je m’intéresse beaucoup aux infos, petites et grandes. Pour mes deux bouquins, j’ai lu et relu beaucoup d’articles de presse, mais aussi des choses plus pointues, tels que des comptes rendus de procès, des décisions judiciaires. Je regarde beaucoup de documentaires historiques et de grands reportages ( Envoyé spécial, complément d’enquête, national geographic channel, etc.), je consulte des encyclopédies en ligne ou pas, j’écoute la radio…tout cela donne un aspect très crédible. Mais, j’insiste bien, je ne suis en aucun cas historien ou géopoliticien. J’écris des fictions.

Miss Aline : Lorsque tu écris, as-tu des rituels : même endroit, musique ou pas, un nombre de mots ou de pages, etc ?

Mattias : Oui, j’ai un rituel auquel je ne déroge jamais : je relis systématiquement une partie de ce que j’ai écrit pendant la séance précédente et j’apporte des modifications, grandes ou petites, d’un mot à plusieurs pages. Pour la longueur, c’est très variable : parfois quelques lignes, parfois quelques pages…Pour le reste, je préfère écrire dans le silence, mais ce n’est pas une obligation.

Miss Aline : Pour tes deux romans je t’ai rencontré sur des salons. Tu en fais souvent. Quel est ton rapport aux lecteurs ?

Mattias : J’aime beaucoup rencontrer les lectrices et lecteurs. Ce sont de très bons moments de partage. C’est ce que je préfère dans la dimension publique de l’activité d’écrivain : échanger avec vous 🙂 ! Écrire est vraiment une activité solitaire, alors avoir des discussions avec les lecteurs est plaisant et très instructif. Ils ne voient pas forcément les bouquins sous le même angle que moi et j’apprends des choses sur mes propres livres !

Miss Aline : Bonsoir Mattias, Geneviève te remercie de ta participation..

Mattias : bonsoir à toute l’équipe.

Samedi 08:53

Dany : Bonjour Mattias, je suis le binôme d’Aline pour cette itv et aussi la candide de service « pas lu et pas vu » mais je vais me soigner très prochainement …
Alors j’ai bien compris que l’héroïne était arrivée avant l’intrigue dans les démoniaques, mais une fois le chapitre 2 écrit, est-ce que tu connais la fin de ton histoire ?

Mattias :Bonjour Danièle : je ne sais jamais où je vais. J’écris sans plan préalable. J’avance sur plusieurs possibilités et je me demande si cela fonctionne ou pas. Du coup, je ne pars jamais d’une fin préétablie.

Dany : et du coup tu peux passer d’un format « normal » à un poids lourd …
Donc toujours si j’ai bien compris … il y a un message véhiculé par l’auteur et est-ce que tu trouves essentiel ce rôle de l’auteur ?

Mattias : Un livre est le résultat des choix de l’auteur, à tous les points de vue : fond, forme, style, etc. On peut sans doute dire qu’un livre peut faire passer des messages, mais ce n’est pas non plus une catéchèse : je n’écris pas des romans à thèse. En revanche, je trouve intéressant de ne pas se ménager quand on écrit, et de ne pas non plus chercher à ménager ses lecteurs.

Dany : Je pense que j’avais compris que le « ménagement » c’était pas ton truc … la violence alors : un vecteur, un outil, un incontournable, …

Samedi 11:45

Mattias : En tout cas, la nécessité de la montrer sans fard. Tous les polars noirs et thrillers sont construits sur le crime en général. Mais le crime n’est pas glamour. Or, tel qu’on nous le montre dans les grilles de TV, en prime time, il est comestible, léger, lointain, presque anodin, alors qu’on parle de choses très graves et horribles. Essayer d’approcher au plus près l’insoutenable  est à mon avis ( peut-être que je me trompe) une façon assez efficace de ne pas occulter la vraie nature de la violence au prétexte qu’il faut ménager les lecteurs.

Dany : Jamais d’adaptation TV donc … pas de prime time du moins. Au cinéma c’est envisageable ?

Mattias : En toute franchise, je ne sais pas si c’est une bonne idée : la violence dans un livre est différente de celle d’un film. Le support n’est pas le même : avec un  livre, il faut le temps de lire la page, on peut le refermer, sauter quelques lignes, etc. Les images me semblent beaucoup plus terribles et marquantes. De plus, une image est immédiate. On n’a pas le temps de l’esquiver. En proposant un support visuel, elle s’incruste beaucoup plus dans notre esprit et notre mémoire.

Dany : quand on parle avec René Manzor, il dit justement que la TV c’est une adaptation de l’intrigue à l’image, une vision offerte au spectateur alors que pour le livre l’échange auteur-lecteur est plus intime, suggestif. Ça veut donc dire pour toi que la psychologie est plus importante que l’intrigue ?

Samedi 12:59

Mattias : je les tiens à parts égales, même si j’accorde d’abord une grande importance à mes personnages. Ce sont eux les vecteurs de la profondeur psychologique du bouquin. Ils donnent l’état d’esprit global au livre. C’est pour cela que je les travaille avec soin, en particulier les ordures. Si votre sale type n’est pas crédible, alors l’atmosphère noire va s’en ressentir. Et c’est aussi ce que je préfère travailler. C’est très stimulant de faire naître des personnages et de les observer évoluer. Parfois même, ils vous échappent et vivent leur vie.

Dany : Merci pour ces précisions très intéressantes …
Comme je disais, je ne t’ai jamais lu. J’ai tremblé avec Sinestra d’Armelle Carbonel, je ne suis toujours pas remise de La dynamique du chaos de Ghislain Gilbert, j’ai aimé Du feu de l’enfer de Sire Cédric mais je n’ai pas terminé l’enfant des cimetières … peux-tu me donner 3 bonnes raisons de lire Mattias Köping et par quel roman commencer ?

Mattias :En fait, je vais commencer par un avertissement, car il est important qu’un auteur précise la nature de ses bouquins auprès des lecteurs : mes livres s’adressent à un public averti. Cela étant dit, les lecteurs s’y aventurent désormais en connaissance de cause.
Trois raisons pour lire mes livres, donc :

1./ si vous aimez le noir, vous serez à votre aise.

2./ Je ne transige pas avec les attendus de type « grand public » . Il y a certes des moments de grâce dans mes livres, mais rien ne s’arrange jamais. Je ne cherche pas à créer à toute force du happy end ou ce genre de chose.

3./ on peut en  apprendre un peu sur les côtés obscurs de nos sociétés en lisant mes bouquins.

Quant à l’ordre, il n’y en a pas. En fait, mes deux livres sont assez différents et totalement indépendants. Peut-être que Le Manufacturier est plus dur que mon premier bouquin.

Mattias : Merci et à bientôt 🙂 !

Miss Aline : Pour conclure as tu un coup de cœur ou un coup de gueule à ajouter ?

Mattias : Un coup de cœur, oui ! Merci à toutes mes lectrices et à tous mes lecteurs, à toutes les passionnées et tous les passionnés qui partagent avec enthousiasme leurs avis sur les livres et qui donnent de leur temps sans compter pour rendre compte de leurs lectures, mais aussi pour animer des blogs, des sites et pour créer des événements. Vous êtes les meilleurs relais pour les bouquins. Un grand merci, donc ! 🙂

 Aline : Geneviève, Daniele et moi-même te remercions pour ce moment de partage.
On te rends ta liberté en te retirant ton bracelet électronique.Bonne journée Mattias.

Martine Nougué à l’honneur # 22 – avril 2019


Martine Nougué à l’honneur # 22 – avril 2019

En ce mois d’avril c’est Martine Nougué que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Martine qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Martine Nougué

Pourquoi je vous parle de cet auteur

 Je découvrais en janvier 2015 un nouvel auteur, une nouvelle autrice. Je ne suis jetée sur son son premier roman. Ce polar m’a tout de suite plu. Un coup de cœur immédiat.

Aussi ai-je eu l’idée de l’inviter pour un apéro polar. J’ai aimé le style Nougué, cette façon de jouer avec les mots, ce goût des mots. Et ces pointes d’humour dans son roman qui pourtant tendait vers le noir. Tout cela n’était pas sans me rappeler l’énorme coup de coeur que j’avais eu pour un certain Nicolas Lebel. Voilà comment ces deux là se sont retrouver assis à mes cotés à la bibliothèque.

Sa Biographie

Née en 1957, Martine Nougué a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…

Après des études de sciences politiques et de sociologie, elle a mené sa carrière en entreprise, dans le conseil et la communication.

Passionnée par l’observation de ses contemporains et celle de l’évolution des sociétés, Martine Nougué voyage, rencontre, écrit…

Elle a vécu entre Paris et son village du Languedoc où elle s’investit dans la promotion du livre et de la lecture.

A la retraite maintenant mais toujours passionnée par le monde tel qu’il va, et les gens tels qu’ils sont, Martine Nougué continue d’observer son époque depuis sa «planque», son village languedocien au milieu des vignes du côté de la lagune de Thau.
Elle publie deux romans aux Editions du Caïman, Les Belges reconnaissants et Le vrai du faux, et même le pire.

 

Sa Bibliographie.

Retrouvez ci-dessous mes petits avis sur les 2 polars de Martine.

Les belges reconnaissants

 

Les Belges reconnaissants

Castellac était un village apparemment tranquille jusqu’au jour où son maire est retrouvé raide mort dans la garrigue. Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète, va devoir fouiller dans le passé trouble du village pour retrouver l’assassin de Monsieur le Maire. Elle va être confrontée à quelques habitants pittoresques mais pas toujours très coopérants, protégeant leurs petits secrets et peu amènes à l’égard de ces « étrangers », les nouveaux habitants venus du Nord, ou de cette flic africaine qui fouine dans leurs histoires.

« José Vidal s’assura que le lieutenant Cissé avait bien quitté la mairie avant de décrocher son téléphone.
– Allo ? … Roger ?
– Oui, c ‘est moi ! Tu l’as vue ? … Alors ?
– Bon, c’est vrai qu’elle est canon. Mais putain, j’ai l’impression qu’elle va pas tarder à nous casser les couilles, celle-là aussi !
– Ben normal, c ‘est une gonzesse ! – Ouais… En attendant, t’appelles les gars : mercredi soir on était tous à la grange de Francis. Soirée chasse. Compris ?
– Compris ! Et sinon, elle t’a dit quoi ?
– Pas grand-chose. Elle pose des questions. Encore une fouineuse !
– Ben normal, c’est un flic ! »

 

Le vrai du faux et même pire

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur le bassin de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu et la gendarmerie relie ces disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours…

Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins ? Qui tue sur le bassin et pourquoi ? L’opinion s’enflamme, la rumeur court et la psychose s’installe : des savants fous, des services secrets, des sociétés occultes ?

Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux…

– T’es cette flic amie de Luigi, hein ? La mère de la petite Noire ? Viens à l’intérieur, y fait plus frais, y’a moins de monde et j’ai à te causer, lui lança-t-elle sans plus de formalités.

– Vous semblez être chez vous, ici ? constata la policière.

– Oui. Je suis partout chez moi, à La Pointe. Et d’ici, dans ce bar, je veille au grain… T’en veux ? lui demanda-telle en saisissant la bouteille.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Tisane de thym. Avec du citron. C’est bon pour les bronches, et c’est bon tout court…. Bon, on va pas se tourner autour pendant vingt ans, reprit Marceline après avoir rempli les verres et commencé à se rouler une cigarette. Je sais que tu recherches les trois types qu’ont disparu, Luigi me l’a dit.

– Pas tout à fait, non… Je me renseigne juste. On n’a pas ouvert d’enquête : il n’y a ni plainte ni signalement de disparition.

– Ben y’en aura pas. Et c’est pas plus mal

Voilà vous savez tout ce que je sais sur Martine Nougué.

J’espère avoir réussi à vous donner envie de la découvrir et surtout de la lire.

Maintenant c’est à vous de jouer.😂🤣😂

 

Et si vous voulez retrouver l’apéro polar avec Nicolas et Martine c’est ICI et et Ici encore

Papote d’auteur, Aline était avec Marc Voltenauer


Papote d’auteur, Aline était avec Marc Voltenauer

Marc Voltenauer nous parle de son roman :

Le livre : L’aigle de sang de Marc Voltenauer. Paru le 21 février 2019 aux Editions Slatkine & Cie.   22,90 € ; ( 511 pages) ;  24 x 16 cm

4ème de couverture :

Un secret de famille, une épitaphe mystérieuse, une inquiétante confrérie viking… L’inspecteur Auer était parti sur l’île de Gotland à la recherche de ses origines, il se retrouve prisonnier d’une enquête vertigineuse, entre Suisse et Suède, sur fond de meurtre rituel et de disparitions. En dénouant les hypothèses, il remonte au plus lointain de son enfance. Mais qui est vraiment Andreas Auer ?

Ici le retour de Miss Aline sur L’Aigle de sang 

Miss Aline : Bonjour Marc et merci de vous prêtez au jeu des questions-réponses. Je viens de terminer votre 3ème roman :L’aigle de sang. Pouvez-vous nous dire d’où vient l’idée de cette intrigue ?

Marc : Etant à moitié suédois et ayant passé toutes mes vacances depuis mon enfance sur Gotland, j’avais envie d’écrire un polar sur cette singulière île de la mer baltique.

Miss Aline : On sent un grand travail de recherche pour ce roman. Vous nous en parlez ?

Marc : Tout comme pour mes précédents romans, je fais un grand travail de recherche dans différents domaines pour être au plus proche de la réalité. Pour L’aigle de sang, je me suis plongé dans le paganisme nordique, la période viking ainsi que la 2ème guerre mondiale. Dans le cadre de ces recherches, j’ai rencontré notamment un policier suédois, un archéologue, un historien, un bijoutier…

Miss Aline : Tous vos personnages sont très travaillés/aboutis. Ils ont beaucoup de profondeur et de réalisme. Y en a-t-il un qui vous a posé problème ? Un qui, au contraire, coulait de source ?

Marc : Le travail sur les personnages prend beaucoup de temps. Deux personnages ont été plus compliqués que les autres, notamment un qui es schizophrène et un autre qui souffre d’aphasie. Aucun ne coule de source, c’est un processus.

Miss Aline : Dans ce troisième roman, on retrouve Andreas Auer très malmené. Pourquoi avoir fait ce choix : secret familial, etc ?

Marc : Depuis le départ, j’avais donné une identité en partie suédoise à Andreas dans le but de l’emmener à Gotland pour une enquête particulière et de creuser dans son passé. Déjà dans Qui a tué Heidi, on découvre qu’il a un cauchemar récurrent qui revient avec les mêmes images et qui semble provenir d’une réalité passés, un traumatisme. Je trouvais intéressant de revenir en arrière dans son passé et de lui donner plus de profondeur.

Miss Aline : J’ai lu vos précédents romans et ce dernier et plus dense, plus abouti. Justement peut-être par le fait que vous livrez Andreas avec touts son histoire. Avez-vous ce sentiment d’un roman plus intense ?

Marc : C’est certainement un des aspects, l’autre étant le fait que je suis allé sur place plusieurs mois pour écrire le livre et que j’ai pu m’y consacrer pleinement.

Miss Aline : Difficile de parler d’un livre sans spoiler. Pouvez-vous nous parler un peu des vikings ?

Marc : On a souvent l’image des vikings comme étant des barbares sanguinaires alors qu’avant tout c’étaient des voyageurs et des commerçants. Certes ce n’étaient pas des anges, mais ils ont été largement diabolisés par les moines chrétiens qui voulaient imposer le christianisme et donner une image la plus négative possible du paganisme.

Miss Aline : Les premiers retours sur L’aigle de sang ?

Marc : Ils sont très encourageants et cela me touche beaucoup.

Miss Aline : Voulez-vous ajouter quelque chose dont nous n’aurions pas parlé ?

Marc : J’espère que les futures lectrices et lecteurs auront du plaisir dans ce périple sur cette île de Gotland qui me tient à cœur !

Miss Aline : Je ne doute pas que ce roman ait  de belles choses à vivre. Merci Marc pour cet échange et le temps que vous m’avez accordé. A très bientôt.

Marc : Merci beaucoup Aline. Avec plaisir. 

Soirée Sandrine Destombes


Soirée Sandrine Destombes

A l’occasion de le sortie du dernier thriller de Sandrine Destombes, les éditions Hugo avait convier quelques lecteurs blogueurs à une soirée de lancement.

Deucx de nos flingueuses étaient présentes.

Nos Jumelles, Ophélie et Maud

Mais pour l’occasion j’ai souhaité que cette soirée vous soit racontée façon « Journal Intime d’une Lectrice En Série » par les journaux infernaux de Maud

Geneviève a eu l’excellente idée de demander aux Journaux de vous raconter mes sorties. Dans un souci d’égalité, je vais les sortir de leur environnement habituel !!!

Bonjour, je me présente Death Note, normalement je ne m’occupe que de la partie Sciences Fictions Fantastiques de Maud. Une fois n’est pas coutume, je vais vous conter la Soirée du 5 Mars 2019 qui s’est déroulée entre les murs des Editions Hugo thriller. Nous étions tous réunis autour de Sandrine Destombes afin d’échanger sur son dernier livre Le Prieuré de Crest.

Très chaleureusement accueillis par Bertrand et Célia, Maud a retrouvé Delphine, Ophé Lit, Yannick et a fait la connaissance de Jessica.

Excepté Yannick (un problème de poste), ils avaient tous lu la nouveauté de Sandrine et donc ils ont pu s’exprimer librement sur leur ressenti, leurs pensées et leurs avis. L’auteur a apporté des réponses à leurs questions et a échangé avec ses lecteurs.

Maud n’a pas vraiment été à l’aise au début. En effet, ayant lu et adoré, La Faiseuse d’AngeL’Arlequin, Ainsi sera-t-il et Ils Etaient Cinq ; elle a eu un coup de cœur pour Les Jumeaux de Piolenc. Elle n’a pas vraiment aimé Le Prieuré du Crest, mais elle a pu échanger avec les autres personnes présentes et passer un agréable moment.

Chacun, autour de cet apéritif a évoqué ses lectures en cours, les sorties à venir. Même si je ne suis pas habitué à ce type de lecture, comme Maud j’ai trouvé cette soirée très sympathique !!!

Merci Geneviève de m’avoir donné les lignes sur cet événement !!! J’espère que j’aurais d’autres occasions à l’avenir !!

 

Note de la porte flingue : Promis les journaux infernaux, vous reviendrez dans ces pages. Vous revenez d’ailleurs quand vous voulez, vous êtes ici chez vous.

FLIC LE JOUR ECRIVAIN LA NUIT


Il y a quelques semaines,  la médiathèque La Canopée à

Chevry-Cossigny (77) recevait 3 auteurs.

Aussi à l’invitation de Stéphanie Combrisson, la responsable de la médiathèque  Ge le porte flingue de Collectif Polar et Ophélie animaient cette rencontre d’auteurs sur le thème « Flic le jour, écrivain la nuit ».

 Sacha Erbel, Danielle Thiéry et Didier Fossey se sont ainsi retrouvés sous le feu des questions des flingueuses.

Mais une autres flingueuse était dans la salle et c’est elle qui va vous parler de ces échanges.


FLIC LE JOUR ECRIVAIN LA NUIT

le retour de Syvie K

C’est à la Médiathèque de Chevry-Cossigny dans le 77 que Stéphanie accueille le Collectif Polar pour la deuxième rencontre d’auteurs dont le thème pour celle-ci est « Flic le jour Ecrivain la nuit ».

Les Auteurs ; Danielle THIERY, Sacha ERBEL et Didier FOSSEY sont soumis à la question par Geneviève Van Landuyt et Ophélie Cohen. Leur particularité est de travailler ou d’avoir travaillé dans le milieu de la police et d’écrire. Les questions sur leurs parcours, leurs façons d’écrire, leurs idées, leurs métiers, leur venue à l’écriture passionnent l’auditoire venu en nombre.

Danielle THIERY ancienne Commissaire Divisionnaire a réalisé une brillante carrière dans la police.

Après avoir participé à la création de la série policière Quai n°1 en 1995 elle écrit son premier roman Mauvaise Graine s’en suivront 13 autres. Elle écrit même pour les enfants. Elle nous raconte ses débuts à la Brigade des Mineures qui venait d’être mise en place, son passage à la Brigades des stups avec crimes, prostituées, proxénètes etc … Elle a aussi travaillé dans la police ferroviaire et aérienne. Elle est la marraine de la 2ème édition du prix départemental de la nouvelle policière pour le 77 ».

Son dernier livre « SEX DOLL » sortira le 2 Mai 2019 et Nestor Burma Piquette à la Roquette en Septembre 2019.

 

La profession de Sacha ERBEL est la protection rapprochée des personnes politiques ou étrangères qui viennent en visite à Paris. Sacha a réalisé un mémoire en criminologie appliquée à l’expertise de la mémoire, elle est passionnée par les tueurs en série et n’hésites pas à faire des tables rondes sur le sujet. Elle à eu envie d’écrire « un jour comme ça » dit-elle. Sacha a déjà écrit deux polars dont l’action se passe à la Nouvelle Orléans avec ses rites et mystères vaudous. Son troisième roman « Eugène Terre de Feu » est en préparation ce sera un thriller différent dont l’action se passera aux Etats-Unis. Son dernier roman est « A l’ombre de Nola ».

 

Didier FOSSEY dont le père était policier était destiné à la cuisine. Il a même ouvert son restaurant mais le concours de la police le conduira à la Brigade Anticriminalité de nuit (BAC) du 13ième pendant 18 ans, un record ! Ensuite, il quitte la nuit pour le jour pour la Police administrative. Après avoir enregistré une plainte une idée de polar germe dans son esprit. Aussi après avoir montré ses écrits à sa femme qui l’encourage, il se met à l’écriture et écrit « Traque sur le Net. Le monde de la nuit, les traques, les planques lui serviront pour ses histoires. Son dernier livre

Artifices est un thriller avec des policiers !

Le prochain une enquête avec toujours Boris Le Guenn sortira en Juin 2019.

Les questions fusent, l’auditoire est attentif et volubile. Les auteurs en verves, nous comblent d’anecdotes, ce qui donne un échange passionnant se terminant avec des dédicaces et encore des échanges.

 A tout vite pour une 3ième rencontre Collectif, Auteurs, Lecteurs à L’Espace culturel la Marmite de Chevry.

 

Allez quelques autres photos

Un public nombreux et participatif

Ophélie et Sacha concentrées sur les bêtises que raconte Ge leur porte Flingue 😉

Ge toujours plus curieuse sur l’exceptionnel parcours de Madame Danielle Thiery

Tout le monde à l’écoute de la patronne !

Papote d’auteur, Maud était avec Isabelle Bourdial


Papote d’auteur, Maud était avec Isabelle Bourdial.

Alors que vient de sortir son second roman, Sale temps pour les grenouilles. Isabelle Bourdial confesse quelques indiscrétions à notre Jumelle démoniaque sur son premier roman, Chasseurs d’esprits

Et moi je le confesse aussi, j’ai hâte de découvrir le dernier roman d’Isabelle tant j’aime sa façon de s’amuser avec les mots. Foi de porte flingue.

Allez place aux interviews exclusives de Maud


Bonjour Isabelle Bourdial,

Maud : Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat.

Isabelle : Tout cela reste entre nous alors, c’est bien ça ?

Maud : Bien sûre, n’ayez aucune crainte. Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Isabelle : Je suis journaliste, j’anime également des ateliers d’écriture et je m’occupe de l’organisation de Polar’Osny, le festival de la littérature policière d’Osny (95) avec ma complice et amie Florence Labbe. Mes passions et loisirs : l’écriture, la lecture, la danse.

Durant mes études, j’ai toujours été partagée entre les sciences et les matières littéraires. Pourquoi devoir choisir entre les unes et les autres ? N’était-il pas possible de concilier les deux ? A la fin de mes études j’ai découvert un métier qui le permettait. C’est comme ça que je suis devenue journaliste scientifique. J’ai travaillé durant de longues années à la rédaction de Science & Vie, puis à celle des Cahiers de Science & Vie (qui traite de l’histoire des civilisations, une autre de mes passions). J’ai aussi écrit ou traduit une vingtaine de documentaires jeunesse et adulte pour une dizaine d’éditeurs (Nathan, Atlas, Flammarion, Gallimard…). J’ai travaillé ponctuellement pour plusieurs émissions de télévision ou sur des docufictions.

Maud : Chasseurs d’Esprit est votre premier roman. Comment a germé cette histoire ?

Isabelle : J’ai eu l’idée d’écrire ce livre alors que j’enquêtais sur les prouesses des neurosciences. Je me suis alors demandé ce qui se passerait si des enquêteurs recouraient à l’imagerie cérébrale pour sonder l’esprit d’un suspect ou à des techniques d’auditions de témoin basées sur les travaux des cogniticiens. Pourraient-ils réellement lire dans les pensées? Et auraient-ils le droit de perquisitionner nos cerveaux ? C’est comme ça qu’est née cette histoire. Elle m’a aussi permis d’aborder d’autres grands thèmes comme la peur qu’inspirent à nos sociétés les derniers peuples indiens, leur combat pour sauvegarder leurs terres ou les ravages de l’orpaillage sur la forêt amazonienne.

Maud : Une anecdote sur cet opus en particulier ? Lors de l’écriture ou retour de lecture ?

Isabelle : J’ai rencontré un jour quelqu’un qui s’appelait comme le salaud de mon roman, et qui lui ressemblait physiquement. Un type néfaste qui a voulu s’en prendre à moi mais qui n’y est pas parvenu. Un mauvais hasard, enfin je crois  . J’en ai fait une nouvelle !

Maud : Vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

Isabelle : Mes plus belles joies ? Difficile de faire un choix. L’écriture m’en apporte beaucoup. Depuis la sortie de Chasseurs d’esprit, j’ai découvert toute une communauté d’auteurs de polars bien pourvus côté humour. C’est toujours un plaisir de les retrouver. Pour la plupart, ils ont des parcours très étonnants. Ecrire m’a aussi permis de rencontrer des mordus de lecture, des serial lecteurs très pointus, qui sont souvent eux-mêmes blogueurs et/ou bibliothécaires. Dans ce milieu, j’ai noué de belles amitiés ! Et ça, ça n’a pas de prix ! J’ai pu lancer un festival de littérature policière, le rêve ! J’ai fait la connaissance de Geneviève et, comme vous chère Maud, j’ai intégré son Collectif Polar. Et là aussi, j’ai été gâtée ! Cadavre exquis, concours de nouvelles… Sans parler des échanges juste incroyables avec des lecteurs. Ou du travail d’édition, les échanges autour du texte, de la couverture, un travail d’équipe qui peut être extraordinairement gratifiant ! Les pires moments ? Ils sont bien insignifiants à côté des bons !

Maud : Après le côté auteur, passons de l’autre côté lecture, quelle lectrice êtes-vous ?

Isabelle : Je suis boulimique. Dès le saut du lit, je dévore des pages. Je lis dans les transports, dans les files d’attente, en soirée. Comme vous, j’angoisse d’être à court de livres et j’ai toujours une liseuse avec moi en vacances. Je n’ai pas une PAL mais plusieurs qui poussent un peu partout dans la maison. Goûts hétéroclites : du noir, bien sûr, de la blanche évidemment, et toutes les nuances intermédiaires. J’aime beaucoup les technothrillers, la SF, même si j’en lis peu en ce moment.  Je ne m’interdis aucun genre, je choisis selon l’auteur et le thème. Je lis toujours plusieurs livres de front.

Maud : Deux sorties sont annoncées cette année, pouvez-vous nous en parler ?

Isabelle : Le 25 mars sort Sale temps pour les grenouilles, une comédie noire sur le burn out, aux éditions du Loir. L’histoire d’un éditeur harcelé par son boss, qui décide de le supprimer, purement et simplement. Et qui va puiser son inspiration dans les séries télé pour y parvenir. Le titre initial était Pourquoi j’ai tué le Dr House. Mais la Fox n’aurait pas apprécié… En septembre prochain, je change de registre pour publier un bouquin de cuisine un peu spécial, toujours chez le même éditeur.

 Maud : Etes-vous déjà sur d’autres projets ? Oui oui, là c’est la lectrice impatiente que je suis qui s’exprime  

Isabelle : J’ai commencé la suite des Chasseurs d’esprit et celle des Grenouilles. Je travaille aussi sur un recueil de nouvelles mêlant science et contes : Donjon, Dragon et Doliprane.

 

Excellentes nouvelles !!! Merci beaucoup Isabelle de nous avoir accordé ces instants, je vous laisse le mot de la Fin :

 Longue vie aux lectures de Maud et au Collectif Polar !