Bird Box de Josh Malerman


Le livre : Bird box : n’ouvrez jamais les yeux de Josh Malerman. Traduit de l’américain par Sébastien Guillot. Paru le 17 septembre 2014 chez Calmann-Levy. 20€90 ;. (373 p.) ; 23 x 15 cm
4e de couv : 
La plupart des gens n’ont pas voulu y croire.

Les incidents se passaient loin, sans témoins.

Mais bientôt, la menace s’est rapprochée, a touché les voisins.

Ensuite, Internet a cessé de fonctionner.

La télévision et la radio se sont tues.

Les téléphones ne sonnaient plus.

Certains, barricadés derrière leurs portes et leurs fenêtres, espéraient pouvoir y échapper.

Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fin cruelle. On dit qu’un simple coup d’oeil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fille. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés.

Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

L’auteur : Originaire de Detroit et habitant désormais à Royal Oak dans le Michigan, Josh Malerman est le chanteur et le parolier du groupe de rock The High Strung. Bird Box est son premier roman.

 

Le post-it de Ge

 

Au départ j’ai tout de suite adhéré au postulat de ce livre.

La fin du monde approche. Un fléau, des fléaux  peu à peu touchent les habitants de nos contrés.

Un récit qui alterne entre les scènes du présent (fuite de Malorie et de ses deux enfants sur la rivière) et les scènes qui se déroulent les quatre années précédentes et qui expliquent petit à petit l’arrivée du « phénomène » et ce qui s’est passé ensuite dans la vie de l’héroïne.

Mais qui sont ces créatures mortifères que l’on ne voit jamais et que fuit notre héroïne ? D’ailleurs il ne veut mieux pas les voir sous peine de devenir violent et fou avant de mourir dans d’atroces souffrances psychologiques qui les poussent au suicide.

J’ai beaucoup aimé aussi le courage de Malorie, cette mère courage qui quitte tout pour tenter de sauver ses deux enfant, Fille et Garçon

Nous avons là un bon page-turner, , intriguant et anxyogène à souhait, qu’on ne peut plus lâcher jusqu’à la dernière page.

Une écriture nerveuse, directe contribue  à la tension insoutenable  de ce roman postapocalyptique. De plus, Josh Malerman sait très bien jouer sur nos peurs les plus profondes .

Bref si  j’ai adhéré au postulat de départ, j’ai tout au long de cette histoire tremblé pour nos protagoniste, j’ai simplement trouvé la fin un peu facile.

 

 

Le Dompteur de Pluie – 1 – La Légende des Klungs de Wendall Utroi.


le dompteur de pluie(1)Le livre : Le Dompteur de Pluie – 1 – La Légende des Klungs de Wendall Utroi. Ré édition le 28.02.2019 aux éditions Independent Publishing Platform. 328 pages.

4ème de couverture :
Vous êtes-vous posé la question de savoir ce que serait votre vie si vous aviez toujours, oui toujours, respecté les règles ? Ce matin-là, Kalyn n’y a pas songé un instant, et sur un coup de tête, ou poussé par on ne sait quelle impulsion, il a bravé les interdits. Pouvait-il imaginer que cette action, si folle soit-elle, puisse transformer une vie et de nombreuses autres ? On pourrait appeler cela l’effet papillon, ou le destin, ou la chance. Moi, je crois qu’il s’agit d’une phase de l’évolution. Pour quel devenir ? La ruine, le chaos, le renouveau ou la gloire ? Tout peut si vite basculer dans un monde où survivre ne tient qu’à un fil. Une aventure qui plaira à tous les âges, pleines de rebondissements et de suspense.

wendall utroiL’auteur : Tout d’abord, un grand merci pour votre passage sur ma page auteur, soyez les bienvenus !
Auteur autoédité, j’ai publié mon premier roman en 2014, sans trop savoir ce qu’était ce monde, ni si mes histoires plairaient. Aujourd’hui, après six titres, je sais que j’ai trouvé dans cette activité une passion qui submerge toutes celles que j’avais auparavant. Auteur qui aime se frotter à des registres différents, j’aime tout particulièrement les parcours de vies, qui nous parlent un peu de nous les hommes et les femmes, avec nos forces, nos faiblesses, mais toujours avec beaucoup d’humanité.
Quand j’écris, je me fixe trois objectifs :
– Ne pas m’ennuyer ni ennuyer le lecteur.
– Prendre plaisir à partager des histoires où se nichent les émotions.
– Et surtout parvenir à vous happer jusque la dernière ligne.
Dans mon premier roman, que l’on peut qualifier de Thriller psychologique, je tente de dépeindre l’Homme tel qu’il est; imparfait, perfectible, hésitant, et parfois capable des pires, comme des meilleures choses.
Poussé par l’envie de poursuivre cette aventure, j’ai écrit un second roman, puis un autre pour ne plus m’arrêter

 

Extraits :
«Il pleut depuis trois jours et trois nuits sur le village des Klungs. Pas une minute sans que les gouttes ne frappent les toits de feuilles dans un bruit sourd. Trois jours sans sortir, c’est interminable. Kalyn s’exaspère :
— Mam ! Sérieux, laisse-moi retourner au centre d’apprentissage, je m’ennuie trop ici !
          — Kalyn ne fait pas l’enfant ! Tu sais que tu ne peux pas sortir par ce temps. Tu veux fondre ?
          — Fondre ! Arrête avec ce mensonge disant qu’on peut fondre sous l’eau, j’ai passé l’âge, c’est pour les bambins cette histoire, j’ai passé l’âge ? On a les coques de feuilles de corne, elles protègent très bien, tu le sais, sinon, on n’en ferait pas les toits de nos maisons et les armures aussi. Si ce n’est que ça, j’ai juste à emprunter le chemin couvert ! »

 

Note de l’auteur pour l’achat :

Toute personne effectuant un don à une association telle que Sos médecin, les resto, Unicef, croix rouge etc de trois euros et m’envoyant la preuve de don par mail à wendallutroi@gmail.com recevra le roman en version epub ou mobi ou Pdf. Ils peuvent bien entendu donner plus, c’est à leur discrétion. Ils peuvent également cacher leur vrai nom sur le bulletin de don, s’ils ne veulent pas le communiquer. Ce mode d’achat est valable jusqu’au 20 mars.

Les Lectures de Maud :

carte

Découvrez la carte de OyaThaan « La terre des esprits ».

Nous découvrons à travers ce premier volet, l’Histoire des Klungs, qui sont-ils et leur passé. Les croyances et les peurs ancestrales sont de mise, se transmettant de génération en génération sans que personne ne viennent les remettre en cause.

Pourtant lorsque Kalyn va braver un des interdits, se mettant en danger, risquant ainsi la mort ; quelle n’est pas sa surprise de découvrir qu’il n’en est rien. Il n’est pas mort et a survécu, la pluie n’est donc pas toujours mortelle. Lorsque cette révélation va être faite au clans, chacun va y aller de son interprétation. Jeune Klung de quelques cadran, le voici propulsé chef de famille avec toutes les conséquences liées à cette tâche.

Un personnage très attachant qui ne va avoir de cesse de prouver que bien équipés ils peuvent braver les dangers et ainsi sauver la colonie. En effet les moissons sont de moins en moins bonnes et le rendement moins importants. Pourtant certains ne voient pas en cette révolution une réelle avancée…Redoublant de courage et de témérité il va prendre sa charge à bras le corps. Le danger guette mais surement pas qu’à l’extérieur du clan. Lorsque les secrets s’effritent, Kalyn va se rendre compte que les Sages gardent pour eux la vérité… Sur qui va-t-il pouvoir s’appuyer ? A qui va-t-il pourvoir faire confiance ? Ses épaules seront-elles assez solides pour supporter l’espoir de son peuple ?

Je découvre l’auteur dans son antre de science-fiction, cette histoire même si imaginaire, soulève bien des problèmes qui nous sont contemporains. En effet, les découvertes et avancées ne sont pas toujours bien vues, surtout si elles remettent en cause les croyances et les lois. De plus en maintenant les gens dans la vision d’un certain danger à franchir les limites, n’est ce pas une manière de les garder le contrôle ? De plus, dans cette organisation des Klung, l’auteur soulève également la place de chacun dans cette tribu très bien organisée et autonome. Une lecture qui m’a ravie, il me tarde de connaître la suite !!! J’espère ne pas patienter trop longtemps !!!

Version lue : Numérique

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Outresable de Hugh Howey


Le livre : Outresable de Hugh Howey. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Arson. Paru le 2 janvier 2019 chez Actes Sud dans la collection Exofictions. 22€80 ; (336 p.) ; 22 x 14 cm
Présentation de l’éditeur : 
Depuis des siècles le sable a englouti le monde. Un autre s’est créé tant bien que mal parmi les dunes mouvantes, et les plongeurs des sables descendent à de grandes profondeurs pour remonter des ruines figées de l’ancien monde les trésors enfouis dont le troc permet la survie de tous à la surface. Ici, dans cette contrée constamment balayée par le vent, trois frères et une sœur se retrouvent loin les uns des autres. Leur père, qui appartenait à l’élite des plongeurs des sables, a disparu un jour sans aucune explication vers le No Man’s Land, en les abandonnant. Et leur monde semble s’apprêter à en faire autant. Bienvenue dans Outresable, le nouveau roman de Hugh Howey, l’auteur de la trilogie Silo.
L’auteur :  Hugh Howey est né en 1975. Il vit à bord de son catamaran, le Wayfinder. Traduite dans plus de quarante pays, sa trilogie Silo, parue en France chez Actes Sud, a connu un immense succès.
Extrait : 
1 La vallée des dunes
La lumière des étoiles les guidait à travers la vallée des dunes et les terres désolées du Nord. Une douzaine d’hommes avançait en file indienne, le foulard noué au cou et relevé pour protéger les narines et la bouche, dans les crissements du cuir et le claquement des fourreaux. Ils suivaient un chemin sinueux, mais s’ils étaient allés en ligne droite ils auraient dû gravir les monticules sableux et braver le plus fort des rafales de vent. Il y avait le chemin long et le chemin rude, et les brigands des déserts nord choisissaient rarement le chemin rude.
Palmer ruminait ses pensées en silence, tandis que les autres échangeaient des plaisanteries obscènes et des fanfaronnades sur tous les articles du butin qu’ils avaient obtenus. Son ami Hap marchait un peu en avant des autres, dans l’espoir de se faire bien voir des anciens. S’aventurer au cœur de ces terres désolées avec une bande de pillards était plus qu’imprudent, mais Palmer était un plongeur des sables. Il vivait en équilibre sur ce fil du rasoir entre la folie pure et le bon sens. Et puis, avec leurs barbes et leur puanteur corporelle, ces brigands payaient l’équivalent d’un mois pour deux jours de travail. Que représentaient une petite virée dans le désert et une plongée rapide, en comparaison d’un joli tas de pièces ?
La colonne de braillards contourna l’abri qu’offrait une dune au flanc abrupt et se retrouva en plein vent. Palmer ajusta les pans de son foulard et coinça le bord de l’étoffe sous ses lunettes. Le sable gifla de son crépitement le côté droit de son visage, lui indiquant qu’ils se dirigeaient plein nord. Il le savait sans avoir à consulter les étoiles, sans apercevoir les hauts sommets à l’ouest. Que les vents s’apaisent ou se mettent à souffler furieusement, leur provenance était aussi immuable que la course du soleil. Est-ouest, avec ce sable soulevé qui s’infiltrait dans les cheveux de Palmer, lui bouchait les oreilles, s’amassait pour former les courbes croissantes des dunes, et ensevelissait le monde sous mille mètres d’enfer.

 

Chronique de Lecteur : L’avis de Jean Luc

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Avec « Outresable« , Hugh Howey évoque une fois encore, un monde post-apocalyptique, et cela reste excellent !

En effet, une fois commencée cette histoire, il est difficile de s’arrêter et l’auteur nous emmène cette fois-ci, dans un monde englouti par les sables…

J’ai toujours eu du mal avec l’écriture de cet auteur, sans spoiler ce roman génial, les descriptions, en l’occurrence celle des scaphandres des sables et des embarcations qui sillonnent les déserts de sable sont un peu minimalistes et Il m’a été difficile d’appréhender leurs fonctionnements ou même d’imaginer leurs formes sans un minimum d’imagination.

En revanche, toutes les aventures liées aux différentes plongées sont prenantes et petit à petit, on rentre dans le monde particulier de cet auteur. L’auteur fait preuve de beaucoup d’imagination. Le monde qu’il nous dépeint est par moment onirique, tellement il est original, et surtout Hugh Howey est très fort dans ce type d’exercice !

J’ai aussi beaucoup aimé les différents personnages de ce roman, il y est question d’une famille déchirée confrontée à la survie dans un monde hostile dominé par les sables.., il y a de la violence, de l’émotion, et tous les ingrédients pour en faire une belle histoire.

Pour terminer, je me suis laissé porter par cette histoire, j’en suis même venu à regretter qu’elle n’a pas plus été développée, car pour moi, à l’instar de la trilogie « Silo », elle aurait mérité de plus de description et plus de profondeurs dans son traitement.

Mais quoiqu’il en soit « Outresable » avec son univers particulier est déjà une très belle réussite, et je ne peux que recommander sa lecture aux amateurs de SF ..

 

 

La 25ème Heure de Feldrik Rivat


La journée Fantastique, le nouveau rendez-vous de Collectif Polar : Chronique de Nuit.
Tout les 28 du mois, nous vous proposons de nous suivent dans de nouvelles aventures. Nous vous entraînerons dans un nouveau monde, celui de la SFFF.
Et oui nous vous proposerons nos lectures en science fiction, en fantasy, en fantastique ou encore nos lectures horrifiques.
La première à ouvrir le bal, c’est notre infernale Jumelle.
Voici donc…
La lecture fantastique de Maud.


Le livre : La 25ème Heure de Feldrik Rivat. Paru le 13 Novembre 2015 aux éditions De L’Homme Sans Nom. 18.00 euros. 400 pages. 21 x 2,8 x 14 cm

4ème de couverture :
Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grand frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent ! Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République. Pendant ce temps, l’Académie de Sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

feldrik rivatL’auteur : Feldrik Rivat est né à Thonon-les-Bains en juin 1978. Suivant diverses explorations dans des domaines comme le théâtre, le dessin ou la sculpture, Feldrik Rivat est devenu archéologue et puise depuis dans les mondes anciens ses passions d’aujourd’hui. Après la trilogie de fantasy épique Les Kerns de l’oubli, l’auteur livre par ce texte un monde à mi-chemin entre histoire et imaginaire.

 

Extraits :

« Eudes Lacassagne n’aime pas l’animal humain. Il ne le comprend pas. Ses congénères, du reste, le lui rendent bien. Être craint par les petites et les grandes pègres de Paris et détesté par ses collègues suffit à le satisfaire. Le reste n’est qu’affaire de jalousie mal placée. C’est le prix de l’excellence et, sans doute un peu aussi, d’une maladresse chronique pour ce qui est d’entretenir des rapports humains.»

La journée Fantastique
des Lectures de Maud :

25eme h


 Première enquête pour Eudes et Louis, nouvellement arrivé à la Sûreté. Ils vont faire connaissance mais leur différence en terme de communication vont dans un premier temps les séparer. Eudes en effet ne s’exprime que peu et ne se voit pas former son collègue. Pourtant ils vont ensemble devoir faire face à de nombreux phénomènes inexpliqués.

De plus, la presse semble toujours être en avance sur leurs découvertes. Cela intrigue et exaspère Eudes au plus haut point, lui ayant une très forte opinion de lui-même ne supporte pas être ridiculisé ainsi. Revenons-en à l’intrigue en elle-même, ils enquêtent sur des morts. Normal me direz-vous pour des policiers mais là le soucis des agents c’est que se sont des morts enterrés qui disparaissent ou qui sont échangés. Pourquoi : plus ils vont faire de trouvailles et avoir l’impression d’avancer, plus le brouillard va s’épaissir autour de ce duo. De plus ils ont l’impression d’être épiés et en danger. De surprises en déconvenues, vont-ils arrive à résoudre cette énigme ?

L’auteur, que je découvre, grâce à ce volet, me rend très curieuse. Il va mélanger, enquêtes, croyances, en allant au-delà des convenances propres au XIXème siècles. Des personnages totalement opposés et atypiques dans leur genre, deux opposés en somme qui vont devoir s’habituer l’un à l’autre et s’unir dans l’adversité. Une histoire vivante qui ne manquera pas de vous surprendre !!!!

Pour ma part heureusement j’ai le second volet, Le Chrysanthème Noir qui m’attend gentiment.

Version lue : Broché

 

 

Parasite – Arnaud Codeville


Le livre : Parasite d’Arnaud Codeville – Paru le 17 janvier 2019 – autoédité – Le prix broché 16 € – epub … €( 412 pages) ; format 20 x 13 cm

 

4ème de couverture :

Au cœur de la forêt de Raismes, près de Valenciennes, quatre adolescents repèrent un monastère en ruine. Ils y découvrent une crypte condamnée où résonnent encore les rites d’un culte païen. Ils ne sont pas seuls ; Tapie dans l’ombre une menace les guette.

 

 

L’auteur : Arnaud Codeville né en 1980 dans le nord de la France, ce jeune graphiste et web designer est avant tout un passionné. Adolescent, il découvre le cinéma horrifique et comprend immédiatement que cet univers va prendre une place importante dans sa vie. Il aime avoir peur.À 17 ans, Arnaud croise la route du jeu de rôle L’appel de Cthulhu . Il dévore dès lors les textes de H.P. Lovecraft, devient maître de jeu et écrit ses propres scénarios.

 

 

 

 

 Extraits :

« Ben gravit les escaliers en courant et lorsqu’il découvrit l’état dans lequel son père avait laissé sa chambre, il crut tomber en syncope. Tout était sens dessus dessous. Le bureau était désossé, tiroir et contenu, renversés. Les livres de sa maigre bibliothèque étaient à terre et tous ouverts. Certains avaient le dos déchiré comme si on avait essayé de révéler un secret caché dans leurs entrailles. Par chance, ceux que Samuel lui avait prêtés étaient encore intacts. L’armoire dépouillée de vêtements et même le matelas avaient été retournés. Qu’est-ce qu’il espérait trouver ? des faux billets, de la drogue… et quoi ? des armes ?
L’attitude de son père reflétait bien la confiance que celui-ci lui portait : proche du néant. Ben le savait. Il redressa son lit qui retomba lourdement sur le plancher. Il replaça le matelas et s’assit un instant pour remettre de l’ordre dans ses idées. Les coudes sur les genoux, il balaya la pièce du regard. Depuis des mois, la famille ne vivait plus que sur l’indemnité versée par la société minière après le licenciement de son père ; le peu que possédait Ben avait donc beaucoup de valeur pour lui. Il avait toujours pris soin de ses affaires ; voir son antre, son refuge, son havre de paix dans cet état-là était pour lui une véritable souffrance. Il se leva et commença à rassembler les morceaux de planches de son bureau. Sa poubelle aussi avait été retournée. Parmi les détritus, il aperçut un bout de papier chiffonné. Il tendit la main pour le ramasser.
C’était un mot d’Alexandre. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Parasite – Arnaud Codeville

Je ne suis pas fan des romans fantastiques mais j’avais lu avec plaisir les deux premiers d’Arnaud Codeville et j’avais aimé son écriture. Je le remercie donc de la confiance qu’il m’a témoignée en me permettant de lire celui-ci.

D’abord une riche idée que de situer son action sur la Trouée d’Arenberg, tout le monde connait ce lieu, grâce au Tour de France, par tous temps c’est devenu mythique et son environnement minier dévasté est maintenant bien ancré dans notre inconscient collectif. Pourtant on n’y a pas froid en cet été 1982, alors que commence l’aventure de cet étrange « club des 4 » cyclistes adolescents, avides de découvertes et d’étrange.

Une quinzaine d’années plus tard nous retrouvons Ben, jeune veuf confronté à un deuil difficile, sous traitement et sujet à des hallucinations. Il va essayer de résoudre les mystères laissés sans réponse depuis cette terrible journée de 1982.

Symboles païens et religieux, envoûtement, phénomènes paranormaux parfois extrêmes (là c’est la mécréante qui parle) servent ce suspense bien rythmé.

Une écriture efficace, agrémentée de la fraîcheur de ces adolescents à la solidarité (presque) sans faille, prêts à prendre les risques qu’il convient à leur âge, au temps de leurs premières amours, confrontés aussi à la maltraitance indélébile.

Lu en version numérique.

 

 Extrait : 
Une référence à la tour de Sélénite …
« Il se leva et alluma le téléviseur d’un geste las. Une émission culturelle sur Antenne 2 relatait l’expédition macabre d’un groupe d’universitaires qui s’étaient rendus dans un phare en Loire-Atlantique. Ben s’y attarda quelques minutes, les paupières à moitié closes, lorsqu’une phrase prononcée par son père éveilla son intérêt : « Je te dis que les gosses sont tombés sur un autre conduit, un de ceux que l’équipe B avait trouvés avant de …  »
 
« Il se leva et éclaira des cartons rongés par l’humidité. Il en déplaça une bonne dizaine, délogeant ainsi une myriade d’insectes en tout genre. Il ne se laissa pas décourager, riva la lampe entre ses dents afin de bénéficier de plus de latitude dans ses mouvements. Au bout de cinq longues minutes, il découvrit avec nostalgie son ancien vélo. Celui-ci ne correspondait plus vraiment au souvenir qu’il en avait gardé : le cadre était rouillé, les pneus, grignotés par la moisissure, et les câbles pendaient comme de vulgaires spaghettis. Il caressa le guidon et fut projeté plus de dix ans en arrière.
La Trouée d’Arenberg… Chloé, Samuel et Alexandre… « Diable, qu’ils me manquent ! » lâcha-t-il dans un soupir. »

1974 – Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Miss Aline qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

 

 

 

 

L’auteur : Né en 1980, Arnaud Codeville est infographiste et développeur web. Il arrive à la littérature en passant par sa passion de toujours : les jeux de rôle qui le propulsent dans des univers hors du commun. En 2015, il sort son premier roman :La tour de Sélénite.

 

 

 

 

 

Extrait :
« Malgré la distance, Poirier put entrevoir le visage de l’interlocuteur du vieil homme et pendant l’espace d’un instant, il eut la nette impression qu’il lui était familier. Troublé, le policier tourna la tête et regarde Joël qui venait de s’allumer une Marlboro. Ce type là-bas avait de faux airs de …son collègue. Etait-ce là un vilain tour de son imagination ? se demanda-t-il en scrutant de plus en plus le visage de Joël. Ce dernier s’en aperçut et pivota vers lui, intrigué Stéphane voulut lui en faire part, mais se retient. Finalement, il secoua la tête pour enlever cette drôle d’idée, embraya et fit demi-tour. Dans un crissement de pneus, ils quittèrent la rue Jean Jaurès pour de bon. »

 

L’accroche de Miss Aline :

 

Une 4ème de couverture qui ne laisse rien présager du contenu du livre. Il y a le mot « hantée » certes mais pas de quoi ne pas lire le roman.

Quelques mots en prologue nous parlant d’une maison que l’on brûle intentionnellement à Sebourg. Un homme qui regarde le spectacle jusqu’au bout. « Hantée », maison…je tiens mon paranormale. Va suivre le développement des faits qui devrait m’amener là. Mais je  suis loin, très loin d’imaginer ce que je vais vivre en lisant ce roman.

 Je fais alors  la connaissance de Joël Masson, inspecteur de police dans le Nord de la France. D’emblée, il m’énerve à vouloir finir au fond d’une bouteille d’alcool. À se morfondre. Il a vécut un drame familial, il ne veut pas vraiment en parler. Qu’à cela ne tienne mais bouge toi mec. Le capitaine Lassard va l’envoyer sur une enquête qui devrait se régler en deux temps trois mouvements : une tentative de cambriolage dans une maison à Hérin. À partir de là, je ne maîtrise plus rien, Joël non plus d’ailleurs. Le fantastique, oui. Le paranormal, un très petit oui. Les deux mélangés ça me donne la chaire de poule. Je ne veux même pas lire le soir. Faut pourtant aller jusqu’au bout pour être certaine que le bien triomphe et ne pas rester sur des cadavres à foison, du sang et autres substances glauques, des hallucinations (d’ailleurs en est-ce vraiment ?), des portes étranges… Tout à coup Joël se réveille… enfin ! Je veux savoir et ma lecture prend la vitesse des rebondissements qui se succèdent avec frénésie.

1974 est mon premier livre lu d’Arnaud Codeville. Le texte est fluide avec beaucoup de dialogue, ce qui pour moi rend un texte vivant. L’écriture est très imagée. On ne fait pas que lire, on est dans l’histoire : on voit tous, on vit tous. C’est une écriture captivante voir hypnotique.

Merci à Arnaud Codeville, rencontré fin novembre au salon de Mon’s Livre (Belgique) de m’avoir ouvert un univers que je ne côtoyée pas. Rendez-vous au prochain roman !

 

1974 de Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Ophélie qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.
L’auteur: Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.
Extrait:
« Le vent frais de cette soirée de juillet distillait une légère odeur de brûlé et lui frôlait sa barbe de trois jours. Au-dessous d’un blouson noir, il portait un sweat-shirt à capuche qu’il avait relevée sur sa tête. A chaque bouffée de sa Marlboro, la cendre rouge illuminait un rictus de satisfaction. Ses yeux, d’un bleu intense, ne lâchaient pas un seul instant ce qu’il restait de la demeure. Quand il fut certain que le travail avait été correctement fait, il jeta sa cigarette au sol et l’écrasa vivement. Puis il lança un dernier regard sombre en direction de la maison puis quitta les lieux sans jamais se retourner. »

Le OFF de OPH

 

Après La Tour de Sélénite, je me suis plongée dans 1974 d’Arnaud Codeville.

Alors j’enchaîne rarement deux livres du même auteur, néanmoins le troisième d’Arnaud sort sous peu et je tenais à avoir lu les deux précédents avant de découvrir le prochain.

1974 : chronique d’une montée en puissance.

Entre les deux romans, une réelle évolution dans l’écriture. Moins de maladresses, plus de « mâche », une meilleure maîtrise des temps de narration.

Côté style, j’ai retrouvé la faculté qu’à Arnaud de créer des ambiances… et quelles ambiances !
Chair de poule, hauts le cœur, envie de me cacher sous la couette… Le tout sous une pluie omniprésente en cet été de tous les dangers.
Si les thrillers fantastiques ne sont pas votre dada, passez votre chemin, parce que côté sorcellerie et paranormal activity vous allez être servis ! (Rime riche 😉).

Dans la veine de films tels que « Ouija », « l’exorciste » ou encore « The Ring », Arnaud est doué pour nous transporter aux frontières de notre monde sans que cela ne paraisse too much ou que l’on frôle l’indigestion. L’écriture est assez cinématographique et on imagine parfaitement les scènes décrites, même les plus insoutenables.

Quand, à Sebourg, petit village du Nord de la France, les pompiers mettent le feu à une demeure, l’ensemble des habitants assiste à l’agonie de cette vieille bâtisse. Parmi les badauds, un homme se délecte de cette mise à mort…

Une intrigue sans temps mort, de multiples rebondissements : Arnaud nous mène par le bout du nez dans les méandres de son labyrinthe pour nous emmener vers un final… piouffff. 
1974 est un vrai thriller et pas uniquement un roman fantastique ou horrifique. La tension narrative, l’enquête, les meurtres… tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment.

Il me manque encore un poil de consistance pour les personnages mais parce que vous le savez, je suis exigeante !

1974 est un roman que je ne peux que vous recommander pour découvrir l’auteur si vous êtes amateurs de ce genre de lectures.

Sur ce, je vais aller faire des cauchemars…

 

Kahena de Margot Aguerre


Le livre: La Dynastie du Royaume de Floss  vol 1 : Kahena de Margot Aguerre, publié en auto-édition et sorti le 01 septembre 2014. 492 pages; 15,90 euros;  24 x 16 cm   

4eme de couverture :

Kahena est une jeune fille intrépide et solitaire qui vit avec sa famille en Altarine, un pays épargné par la guerre que mène Jaliorga, un sorcier haineux qui a décimé de nombreux peuples. Pourtant le temps presse. Kahena devra maîtriser la magie qui sommeille en elle pour faire face à cette terrifiante menace. Elle apprendra à se battre pour découvrir son identité et trouver sa place dans la résistance qui s’organise. Entre drame et espoir, Kahena est un livre pour les curieux en mal d’aventure et les rêveurs intrépides. Laissez-vous entraîner et séduire par ce premier volet de la trilogie de La Dynastie du Royaume de Floss.
L’auteur Margot Aguerre est une jeune auteure passionnée d’écriture depuis ses dix ans. Les mondes fantastiques remplis de magie et de mystère la fascinent. Ecrire est plus qu’un exutoire, c’est une nécessité tout comme le partage qu’elle veut instaurer avec ses lecteurs. Kahena est le premier roman de sa trilogie fantasy La Dynastie du Royaume de Floss. Après un master en économie gestion à l’école de Neoma, elle se lance dans l’aventure de l’autoédition pour partager son premier roman avec le plus grand nombre. Le but est d’échanger autour de son univers et de l’expérience d’être son propre éditeur avec les bons et les moins bons côtés mais aussi montrer qu’être autoéditée ne rime pas forcément avec mauvais. Pendant son temps libre elle aime lire de la fantasy mais aussi écrire des contes pour enfants et des nouvelles, quand elle ne travaille pas sur le Tome 2 de sa trilogie.
Extrait:
« Elias, un garçon plus âgé que Kahena, esquissa un petit sourire en la regardant de biais. La jeune fille sentait son estomac se nouer lorsque leurs yeux se croisèrent. Il était brunb avec des cheveux mi-longs, une barbe naissante, la peau mate et les yeux bleus. En bref, il faisait chavirer le cœur de toutes les filles de Bojuare et Kahena ne faisait pas partie des exceptions, sans pour autant l’afficher.Son frère aîné Nael était tout autant charmeur, peut-être même plus, mais il ne venait plus aux leçons d’escrime ayant passé l’âge ».

La ch’tite chronique de Gabriele

Kahena, Margot Aguerre

Ce livre est l’histoire d’une jeune femme, Kahena qui vit en paix. Un jour, un jour son meilleur ami est attaqué, et Kahena découvre qu’il est blessé. Il lui apprend qu’il a été attaqué par une étrange créature. Kahena va devoir apprendre à contrôler ses pouvoirs pour se défendre.

Dans ce livre j’ai tout aimé, la magie, les créatures démoniaques, la description des personnages, le fait qu’il ait des peuples différents. J’ai beaucoup aimé le Prince Tronze car il est chanteur de gemmes: quand il chante il développe le pouvoir des pierres. J’ai aimé aussi Louftag qui est le roi des fées parce que son nom est marrant. Enfin j’ai adoré Robin parce qu’il a un dragon trop stylé qui s’appelle Ruberonis.

J’ai réussi à imaginer les pensées du Dragon et de Kahena et pourtant quand je lis d’habitude, je n’arrive pas à imaginer les choses. C’est sans doute pour ça que j’ai aimé ce livre.

C’est la première fois que je lis un livre aussi long.

J’ai hâte de lire la suite.

La Tour de Sélénite de Arnaud Codeville


Le Livre: La Tour de Sélénite de Arnaud Codeville. Paru le 01 juin 2015 en auto-édition. 11,98 euros; 308 pages; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm

 

4ème de couverture:
Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique. Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur et de la folie où il y laissera une partie de son âme…
L’auteur:  Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.

 

 

Extrait:
« – « Il y a des zones d’ombres à la lisière de nos vies quotidiennes. Il existe des forces obscures que nous, pauvres humains, nous sommes incapables de contrôler et même de comprendre… »

le OFF de OPH

Chronique d’une plongée dans l’horreur façon années 80.

J’avais beaucoup entendu parler d’Arnaud Codeville mais je ne l’avais jamais lu. C’est au salon sang pour sang thriller organisé par Nadine Doyelle et son équipe de bénévoles que je me suis procuré ce premier roman de l’auteur.

D’abord il faut que vous sachiez que je suis assez fan des films d’horreur mais surtout lorsqu’ils créent une ambiance de tension et d’angoisse au point de les regarder d’un œil, le second étant dissimulé sous mon plaid et surtout avec des pop corn !

L’auteur est un grand fan de ce genre de films mais aussi de Lovecraft, ce qui se ressent dans son écriture. C’est aussi ce qui m’a convaincue de le lire. Si son second roman, 1974, a été primé (1er prix des plumes francophones), je voulais débuter par le premier pour découvrir sa plume, son style et pouvoir observer l’évolution dans les suivants.

J’ai donc débuté La Tour de Sélénite hier soir et je l’ai terminé ce soir…. c’est dire si j’ai été emportée par l’histoire.
Pourtant, les premières pages ne m’ont pas emballée. Arnaud utilise le passé simple comme temps principal de narration et je ne suis pas fan de procédé. Il m’a donc fallu quelques pages pour trouver mes marques et me sentir transportée.
En revanche, une fois plongée au cœur de l’histoire je n’ai pu m’en détacher.

La première partie du roman pose le cadre et les personnages :
Adel, écrivain en perdition, se trouve un poste de professeur d’université pour payer un divorce houleux et douloureux.
Après une tentative de suicide avortée, il se lie d’amitié avec plusieurs de ses collègues et reprend peu à peu goût à la vie.
Alors que deux de ses amis se lancent dans un projet pédagogique consistant en la rénovation d’un phare, Adel quant à lui passe ses vacances avec ses enfants.
Mais après une semaine à se gaver de l’amour des siens, il apprend avec effroi que ses comparses ont disparu et qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans ce lieu énigmatique.
La seconde partie est un véritable huis clos où angoisse et horreur se mêlent au point d’en avoir eu des hauts le cœur et de jeter des coups d’œil par dessus mon épaule pendant ma lecture !
Adel et trois de ses collègues se rendent au phare afin de retrouver leurs amis. Mais au lieu de cela, c’est l’horreur qu’ils côtoieront et de très très près (âmes sensibles s’abstenir !)

Alors oui c’est un premier roman, oui il y a des maladresses et le récit est perfectible. Mais Arnaud sait créer une ambiance comme on en lit rarement.
Il a su me faire plonger au cœur de l’horreur comme dans les films dont je suis friande (avec des M&M’s à la place des pop-corn). Une ambiance entre Poltergeist et Annabelle avec un poil d’exorciste !

On sent les inspirations de l’auteur et pour les amateurs du genre c’est un livre que je recommanderai à l’avenir.

Cette parenthèse à mes lectures habituelles m’a donné envie de me pencher plus sérieusement sur ce style de littérature et de découvrir d’autres auteurs de la même veine pour trembler de nouveau sous ma couette!

 

Grand Centre de Leafar Izen


Le livre : Grand Centre de Leafar Izen. Paru le 8 mai 2018 à Les éditions du Bord du Lot. 17€ ; (193 pages) ; 14 x 22 cm.

4ème de couverture :

Dans la zone sécurisée de Grand Centre, des citoyens reclus vivent dans une pâle imitation du monde d’avant la catastrophe.
Félix, agent de réassort est une des rares personnes autorisées à s’aventurer hors zone, parmi les enfermés dehors.
Léo ex-enquêteur zélé auprès de la Commission Mémoire et Vérité n’est plus aujourd’hui qu’un homme déchu, décadent et passablement loufoque. Une amitié indéfinissable lie Félix et Léo. Il y a aussi Lisa et ses jeunes enfants, Nina et Titus, une famille d’enfermés dehors qui occupent une place particulière dans le coeur blessé de Félix.
Des années plus tard, une photographie jaunie va remettre le feu aux poudres et ressusciter d’anciennes velléités de vengeance. Au fil de la nuit oùnous suivons Léo, au fil du road-movie de Félix et de son «cloporte», on s’attache à cet improbable binôme. Léo et ses frasques, Félix et son aura fantomatique qu’épaissit le souvenir. Mais qui sont-ils vraiment ? Les doutes s’immiscent. Ce qui semblait acquis se dérobe, jusqu’à découvrir l’impensable.
S’agit-il d’un roman policier, d’une fiction d’anticipation, d’un thriller psychologique, ou d’une énigme métaphysique ? Probablement tout cela à la fois. Car entre les lignes se révèle un secret savamment distillé par une langue souvent poétique, toujours envoûtante.
Quelle mystérieuse lumière se tient finalement au bout de ce roman qu’on aurait cru noir comme un tombeau ?

 

Leafar IzenL’auteur : Établi dans les vallées cévenoles depuis plusieurs années, Leafar Izen a auto-édité ses deux premiers ouvrages, un recueil de poésie, un ouvrage traitant de métaphysique avant de trouver un partenaire éditorial auprès des éditions du Bord du Lot. Leafar Izen résume son désir d’écrire par les mots suivants : “Quand j’ai des choses à dire, je les écris pour ne plus les penser… ou ne pas avoir à les dire.” “Que tous les diables m’emportent. Si je te trompe en te disant. Nous nous rêvons les uns les autres. Nul ne peut capturer le vent.” Extrait de la Vieille morte, œuvre incomplète, poésies. Grand Centre est son premier roman.

 

 

 

Extrait :
« Il me reste 7 jours à tuer. Jamais le temps ne m’a paru aussi long. A croire que les heures sont plus difficiles à tuer que les gens.
La végétation agonise sous la chaleur du mois de juillet, le cloporte se dandine en direction de Grand Centre. Six jours durant il a arpenté la région de plateaux calcaires et les gorges réputées pour la santé de leurs forêts de pins et de chênes. Félix s’est rendu dans une douzaine de scieries, s’envirant une dernière fois des odeurs de résine et de tanin. Il a pris nombre d’engagements qu’il ne pourra pas tenir. »

 

Chronique d’une flingueuse

GRAND CENTRE de Leafar Izen

Leafar Izen Grand centre

L’avis de Sylvie K

 

Grand Centre m’a été adressé par son auteur et je l’en remercie. Je sortais d’une lecture où il était question d’un futur dans lequel les gens vivent hors du temps dans une décharge et… Dans cette histoire on est vraiment dans le futur, un nouveau monde ; celui des enfermés dans une zone de non-dit et ceux du dehors. Félix fait partie de ceux du dehors et se déplace dans son cloporte contournant le règlement, il côtoie les enfermés surtout Lisa et ses deux enfants. Son pote Léo un génie de l’informatique est un ex consultant privé pour la police mais il ne travaille plus depuis… depuis quoi ? L’histoire commence par des enregistrements sur le dictaphone de Félix, des flash-back. L’auteur nous balade dans les retours en arrière avant de nous emmener dans la deuxième partie de son livre au cœur d’un trhiller car Félix va assouvir une vengeance. Le passé rattrape Léo et Félix dans cet univers où Félix à peu de chance de s’échapper mais où tout différent et monnayable

 C’est un roman d’anticipation agrémenté d’une histoire de vengeance et même d’amour. Chacun trouvera des sentiments ou un style différent en résonnance. J’ai beaucoup aimé le style et l’histoire, Leafar peut continuer d’écrire des romans car celui-ci est prometteur !