Le signal – Maxime Chattam


Le livre : Le signal de Maxime Chattam. Paru le 24 octobre 2018 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 23€90 ;  (740 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis.

Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un live ?

 

L’auteur :  Maxime Chattam est né à Herblay, Val-d’Oise , le 19 février1976. Enfin presque parce que Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, et c’est ce Maxime là qui est née en France. Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman.
Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999, devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.  Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale. Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004). Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 20

Extrait :
La forêt se densifiait. Loin de la main de l’homme, elle gagnait en prestance, forçant le respect, écrasant de sa stature, menaçant de ses frondaisons bruissantes. 

Le sach’avis de Sacha

 

Le « Maman j’ai peuuuur » du jour!

La famille Spencer emménage dans la petite ville perdue de Mahingan Falls. Les nouveaux venus n’y trouvent pourtant pas la tranquillité espérée : suicides mystérieux, disparitions de jeunes filles et autres accidents peu naturels s’enchaînent, semant l’angoisse chez les enfants Spencer. Ethan Cobb se doit d’enquêter.

Le « Maman j’ai peuuuur » du jour!
Pourquoi « Maman j’ai peur »? Parce que « Le signal » réveille avec délice tes terreurs enfantines! La trouille qui vient des tripes, tu vois?
Une atmosphère très Stephen King pour mon plus grand bonheur! Le rythme s’accélère au fil des pages jusqu’au dénouement pendant lequel on finit littéralement en demi respiration!
Bon t’as compris, fonce sur ce livre, mais attention… rentre bien des pieds sous la couette, parce que… Muhahaha! 😈😈😈

L’appel du Néant de Maxime Chattam.


Le livre : L’appel du Néant de Maxime Chattam. Paru le 8 novembre 2017 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  22€90 ; (516 p.) ; 23 x 16 cm.
Rééditer en poche le 14 février 2019 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller. 8€60 ; 18 x 11 cm.

4e de couv : 

Tueur en série…
Traque infernale.
Médecine légale.
Services secrets.
… Terrorisme.
La victoire du Mal est-elle inéluctable ?

Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

L’auteur : Est-il besoin de le présenter ? Né le 19 février 1976 à Herblay, dans le Val-d’Oise, Maxime Chattam fait au cours de son enfance de fréquents séjours aux États-Unis, à New York, à Denver, et surtout à Portland (Oregon), qui devient le cadre de L’âme du mal. Il suit le Cours Simon à Paris en parallèle de ses études. Après le bac, petits boulots, Lettres Modernes à la fac. Il suit des cours en criminologie et écrit sous différents pseudo. Depuis une bonne dixaine d’année maintenant, Maxime Chattam est l’un des maîtres du thriller français dont l’imagination intarissable est régulièrement saluée par la presse. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires en France et est traduit dans une vingtaine de pays. Après La Conjuration Primitive et La Patience du Diable, ce troisième épisode des enquêtes de la Section de recherches de Paris nous plonge dans le monde des pires criminels et à la racine du Mal moderne.

 

Extrait :
L’homme a souvent considéré, à tort, que les ténèbres consistent en une entité propre, alors qu’elles ne sont qu’absence de lumière. Elles n’existent que par un manque et, s’il faut convenir qu’elles incarnent bien quelque chose, ce n’est rien d’autre que le néant.
Telle était en tout cas la conviction de la jeune femme qui se tenait ramassée sur elle-même dans un coin de l’étroit réduit silencieux et aveugle. Elle enserrait de ses bras ses jambes repliées contre sa poitrine, le menton calé entre les genoux. Bien qu’il n’y ait pas le moindre photon pour l’éclairer, elle savait que son visage devait être crasseux, elle devinait la terre séchée qui lui croûtait les joues et le front, sa peau de porcelaine maquillée de zébrures de poussière noire, les boucles blondes de sa chevelure appesanties par la saleté lui tombant sur les épaules, sa beauté dissoute dans le vide de l’attente, dans l’angoisse et l’obscurité.

 

La recommandation de Jean Luc

Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l’affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

13Avec l’Appel du Néant, l’auteur renoue avec ce qu’il fait de mieux, autrement dit le polar !

Les personnages sont intéressants, on y retrouve les personnages de l’une de ses derniers enquêtes policières, et même si on ne se rappelle plus les enquêtes précédentes, cela n’est pas gênant pour dévorer cette histoire sur fond de terrorisme.
L’auteur s’est beaucoup documenté sur les rouages de toutes les émanations de la police française, on y apprend quantité de choses en matière de procédés scientifiques, d’enquêtes, de technologies liées aux communications, du fonctionnement de la nébuleuse intégriste. C’est réellement passionnant, il pose aussi la question de la réaction de notre société face au terrorisme, il explique la montée du terrorisme, et il décrit aussi au passage la complexité du monde arabe.
Cela pourra paraître compliqué pour certains, mais moi, ça m’a passionné et rend cette enquête encore plus crédible.
Et aussi, il y a la signature propre à l’auteur avec son univers bien particulier surtout lors de la première moitié du livre !
Mais je n’en dirai pas plus…
Au final, ce thriller est nettement supérieur aux autres parce qu’il pourrait être vrai, et cette enquête est vraiment passionnante avec un final à la hauteur.
Un très bon polar comme je les aime.

A même la peau de Lisa Gardner


Le livre : A même la peau de Lisa Gardner. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Deniard. Paru le 2 janvier 2019 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  22€90 ;  (445 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv : 

Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.

L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.

Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?

Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

L’auteur : Écrivain américain, Lisa Gardner est née en 1956, elle a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Auteur de plusieurs thrillers, elle est considérée comme l’une des grandes dames du roman policier féminin. Elle a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle en 2011 dans la catégorie Policier pour La Maison d’à côté. Elle publie également sous le pseudonyme d’Alicia Scott.

 

Extrait : 
« La douleur est une chance, expliquai-je posément. C’est le premier mécanisme de défense de votre organisme. Pour l’instant, vous êtes incapable de le voir. Vous en voulez à votre douleur. Soit vous l’engueulez, soit vous essayez de l’ignorer complètement. En réaction, elle rugit encore plus fort parce qu’elle a besoin d’attirer votre attention. Elle fait ce qu’elle est censée faire pour vous épargner d’autres blessures.

Chronique de Lecteur : La recommandation de Jean Luc

Avec ce dernier thriller, Lisa Gardner remet en scène l’un de ses personnages favoris, en l’occurrence D.D Warren. Je n’ai pas lu son avant dernier thriller, mais cela ne m’a pas du tout pénalisé pour suivre cette histoire à couper le souffle, l’auteur nous emmène dans un univers noir à souhait et une fois commencé, il est vraiment difficile d’en sortir.

Il y a quelques longueurs mais compte tenu de l’intrigue, on attends toujours de savoir qui est le serial killer, l’auteure nous emmène sur des fausses pistes et surtout il y a beaucoup de rebondissements. Un petit bémol, certaines tournures m’ont un peu gêné mais il s’agit d’un livre traduit de l’Américain.

J’ai été scotché par tous ces personnages, personnages principaux ou secondaires, ils ont tous de la profondeur. J’ai adoré le personnage de DD. Waren, celui de la psychiatre, mais entre autres, celui de la fille du sérial Killer. Je me suis attaché à ces personnages et je dois dire que certains passages m’ont retournés.

Là où Lisa Gardner fait très fort, elle parvient à embarquer le lecteur dans un roman et il m’a été quasiment impossible de ne pas avoir d’empathie pour tous ces personnages.

Il est aussi question de plusieurs thématiques. En filigrane, à  savoir quelle est la part d’inné  et d’acquis, mais aussi de l’amour fraternelle et de l’impact de l’hérédité. Dans cette histoire, Lisa Gardner choisi de matérialiser cette problématique  sous forme de maladie génétique, en l’occurrence l’analgésie congénitale.

Il  y a ausssi de la recherche dans plusieurs domaines, que ce soit dans le domaine carcéral ou bien dans le domaine policier, on reconnaît aussi une écriture féminine dans les aspirations ou besoin des personnages, cela rajoute de la crédibilité aux personnages féminins, mais en revanche les personnages masculins sont un peu absents…

J’ai vraiment été subjugué par cette histoire, c’est un superbe thriller avec beaucoup de suspens, je ne peux que recommander cette lecture.

Le gamin des ordures de Julie Ewa


Le livre: Le gamin des ordures de Julie Ewa, paru le 30 janvier 2019 aux éditions Albin Michel, collection spécial suspens; 416 pages;19,90 euros; format 14,5 x 3 x 22,5 cm
4eme de couverture :
Recroquevillés au fond d’une impasse où sont entreposées des bennes à ordures, deux enfants et un adulte tentent de s’abriter de la pluie. Lorsqu’elle les aperçoit, la jeune Lina leur apporte aussitôt de l’aide en leur procurant une tente.
Les Stanescu viennent de Roumanie. Le père a atterri ici, dans le nord de la France, avec ses enfants, Darius, neuf ans, et Cybèle, seize ans, espérant récupérer un peu d’argent pour rembourser sa dette au passeur.
Un destin tristement banal pour une famille Rom, à la merci des trafiquants en tout genre, qui bascule lorsque Darius et son père sont portés disparus. Alertée par Cybèle, Lina part à leur recherche avec l’aide de Thomas, un ami, remontant la piste périlleuse d’un réseau criminel aux ramifications puissantes.
Un suspense implacable et remarquablement documenté qui retrace le dangereux périple d’une famille Rom à travers l’Europe. Après Les Petites filles, Julie Ewa confirme sa singularité et se place parmi les jeunes voix du thriller français.

L’auteur Julie Ewa est née à Altkirch , le 16/06/1991.Auteure alsacienne, Julie Ewa est diplômée en philosophie à la faculté de Strasbourg. Elle oeuvre dans le domaine de la protection de l’enfance.
« Les petites filles » (2016) est son premier roman publié et reçoit le Prix des Lycéens Sang d’encre au Festival du Polar de Vienne. Elle publie aujourd’hui son second roman, Le gamin des ordures.

 

Extrait:
 » D’un pas volontairement lancinant, la Rmni se fondit à nouveau parmi les gadjé pour lui montrer l’exemple.Au lieu d’attendre que les passants viennent à elle, elle les interpellait ouvertement en brandissant son gobelet sous leur nez, sans se soucier des réactions virulentes qu’elle suscitait parfois.
« On finit par s’y faire… »
Non, Cybèle ne s’y ferait pas. Elle n’aurait pas la force de l’imiter! Depuis qu’elle avait commencé à mendier, chaque refus lui renvoyait l’image de sa propre médiocrité: le rien, le vide. […]
En les regardant, Cybèle éprouva le désagréable sentiment d’être complètement transparente: un mirage, un spectre, du vent… Pourquoi la fuyait-il comme la peste? Pensaient-ils qu’elle ne méritait par leur attention? »

Le OFF de OPH

Le gamin des ordures de Julie Ewa

Avec Le gamin des ordures , Julie Ewa nous emmène à la rencontre des Roms devant lesquels nous fermons si souvent les yeux… Qui sont-ils? Pourquoi viennent-ils en France? Que vivent-ils réellement? Au delà des clichés, des idées pré-conçues et au travers d’une intrigue criante de réalisme, la jeune auteur nous entraîne dans un roman écrit avec le cœur et l’âme.

Dans ce second roman de Julie Ewa, je retrouve sa plume caractéristique: des images chocs, des pointes d’humour, de la nervosité enrobée de douceur. Les chapitres sont courts et les 416 pages se lisent sans même que l’on s’en rende compte.

Les lieux et les références temporelles s’imbriquent les uns dans les autres sans pour autant nous faire perdre la chronologie des événements, contribuant à maintenir la tension narrative tout au long du roman.

Une fois encore, elle nous livre des personnages attachants qui nous font sourire, pleurer, qui nous touchent…

Mais ce qui marque le plus dans ce second roman, ce n’est pas l’intrigue, aussi bien menée soit-elle, ce n’est pas la forme, mais bien le travail de fond qu’a fait l’auteur et la passion qu’elle a mit dans l’écriture pour nous livrer cette histoire. Comme pour son précédent, Les petites filles, Julie se sert d’un roman pour nous faire entendre son cri.

Comme beaucoup, je détourne les yeux quand je vois des Roms. J’en ai une image négative, les a priori liés à mon métier, l’agressivité de certains, mais aussi et surtout cette capacité que nous avons tous à nous méfier de ce que nous ne connaissons pas.

Grâce à la plume de Julie, à l’histoire de Darius et de sa famille, mon regard a changé, je n’ai plus peur…

Bien que s’agissant d’un roman à suspens, Julie raconte les Roms, leur histoire, leurs us et coutumes, leur attachement à la famille, leur vision d’une France que les passeurs leur présentent comme un Eldorado pour s’engraisser sur le dos de leurs congénères. Elle revient sur leur arrivée plus massive en France depuis 2007 avec l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union Européenne.

Roms, Tziganes, Manouches ou Gitans, plusieurs mots qui définissent une minorité ethnique sans pays, qui partage une origine commune et qui a évolué différemment selon les pays dans lesquels ils se sont installés.

Elle nous raconte la vie des Roms de Roumanie avant et après Ceausescu, le rejet des populations des pays dans lesquels ils vivent. Mal aimés, mis au banc des sociétés, l’Europe entière leur fait comprendre qu’ils sont des parias à nos yeux d’ « Hommes civilisés ».

Julie nous parle aussi de la mafia Roms, de ces individus qui par goût de l’argent et de la richesse, n’hésitent pas à exploiter les leurs, les enfants: réseau d’enfants voleurs ou encore de prostitution, partout l’argent corrompt l’humanité.

Enfin, l’intrigue se déroule en partie dans une ville du Nord, ne cherchez pas cette ville sur une carte, elle n’existe pas. Bugrassot pourrait être n’importe quelle ville de France…

Le gamin des ordures, une lecture qui marque et qui fait évoluer notre regard sur le monde…

La nuit de l’Ogre, Patrick Bauwen


Le livre : La nuit de l’Ogre de Patrick Bauwen , paru le 09 mai 2018,aux Éditions Albin Michel. 22 euros, 496 pages, 15,5 x 22,5 cm.

4ème de couverture:

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

 

 

L’auteur: Patrick Bauwen dirige un service d’urgence dans un hôpital de la région parisienne. Il partage sa vie entre ses deux passions : l’écriture et la médecine d’urgence. L’OEil de Caine (2007, 40.000 exemplaires vendus en librairie) a obtenu le prix Polar des lecteurs du Livre de Poche et le Prix Carrefour du 1er roman, Monster (2009), le prix Maison de la Presse, et Seul à savoir (2010) a reçu le prix Littré. Le jour du Chien (2017) a reçu le prix polar Babelio.
Patrick fait parti de la prestigieuse Ligue de l’Imaginaire.

Extrait:
« C’est alors que je remarque le sac. Elle l’a laissé dans la voiture. Je me penche et l’attrape d’une main. Il est lourd. Tintement contre le siège. On dirait bien du verre. Je pousse un soupir et le repose. Quand bien même j’aurais voulu lui courir après, aucune chance d’y parvenir avec ce truc.

Une rue plus loin, je me gare sur un emplacement de livraison, allume les warnings, défais ma ceinture et soulève à nouveau le sac. Je remarque alors pour la première fois les taches brunes maculant le tissu.

Le fond est humide. Une substance poisseuse suinte au travers.

Je dénoue les attaches. Ouvre le rabat. Regarde à l’intérieur.

Il y a des vêtements. Pleins de sang. Ce même sang qui goutte à présent dans ma voiture. Mais ce n’est pas le plus terrible. Le plus terrible est le bocal en verre, au milieu.

Celui que je tiens à présent entre mes mains.

Parce qu’à l’intérieur, il y a une tête humaine. »

 

Les Sach’Avis de Sacha

Le « muhahaha 😈 » du jour !

Chris Kovak, médecin urgentiste aussi sombre que séduisant, prend en stop une jeune femme blessée qui fuit au premier feu en abandonnant son sac. Celui-ci contient du sang et une tête humaine dans un bocal. Dans le même temps, son ancienne compagne, la lieutenante Audrey Valenti, enquête sur une agression atroce. Ils font tout pour s’éviter mais leurs chemins se croisent.

Le « muhahaha 😈 » du jour !
Encore une fois, je ne l’ai pas dévoré car je l’ai savouré ! Une histoire terriblement bien ficelée dans un thème que je ne raconterai pas (j’ai toujours peur d’en dire trop😂) mais qui m’a fascinée! J’adore toujours autant la plume de Patrick Bauwen et le personnage de Chris Kovak plein de profondeur et de complexité !
Alors lis-le, c’est un pitain de bon bouquin! Tu vas trembler! Muhahaha 😈

Le signal de Maxime Chattam


Le livre : Le signal de Maxime Chattam. Paru le 24 octobre 2018 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 23€90 ;  (740 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis.

Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un live ?

 

L’auteur :  Maxime Chattam est né à Herblay, Val-d’Oise , le 19 février1976. Enfin presque parce que Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, et c’est ce Maxime là qui est née en France. Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman.
Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999, devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.  Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale. Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004). Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 2015.

Extrait :
Le feu jaillit sous la forme d’une boule incandescente tandis que Duane Morris perdait connaissance, encore accroché à son siège, le visage ensanglanté.
Et pendant une seconde, les flammes ressemblèrent à des visages hurlant en silence dans la nuit. Puis elles flairèrent leur proie et se jetèrent dessus pour la dévorer vivante.

 

Chronique de Lecteur : L’avis de Jean Luc

Chronique de lecteurs

 

La famille Spencer emménage dans la petite ville perdue de Mahingan Falls. Les nouveaux venus n’y trouvent pourtant pas la tranquillité espérée : suicides mystérieux, disparitions de jeunes filles et autres accidents peu naturels s’enchaînent, semant l’angoisse chez les enfants Spencer. Ethan Cobb se doit d’enquêter.

J’avais adoré ces trois précédents romans, tous originaux et le dernier particulièrement bien documenté.
Mais cette fois-ci, je n’ai pas vraiment accroché avec son dernier thriller “ Signal”.

J’ai eu comme l’impression que Maxime Chattam été retourné dans une zone de confort trop facile pour lui avec  du gore, du fantastique à outrance.
J’ai bien aimé la première partie de cette histoire qui monte crescendo, il pose ses personnages dans une petite ville américaine, ce n’est pas sans rappeler Dôme de Stephen King et aussi la série Mist.

Mais j’ai trouvé certains personnages trop caricaturaux et malheureusement la fin reste trop prévisible.
Un autre bémol pour moi, l’histoire manque globalement d’originalité, mais il faut reconnaître que le savoir-faire de Maxime Chattam lui permet de construire une histoire plutôt prenante même si il y a quelques longueurs. Il y a les gentils, les méchants et on est quasiment dans une construction similaire à celle d’un film d’horreur.

En revanche, j’ai bien aimé la bande des jeunes adolescents qui va lutter à sa manière contre un monde surnaturel et là c’est plutôt très bon ! Mais je n’en dirai pas plus..

Pour moi Maxime Chattam a déjà fait beaucoup mieux, il reste cependant l’un de mes auteurs favoris et l’ambiance qu’il a créée dans ce roman reste noire à souhait.

Alors avis aux amateurs…

Heimaey de Ian Manook


Le dernier Ian Manook sort aujourd’hui aussi pour l’occasion deux Flingueuses nous offrent la primeur de leur avis sur Heimaey. Et nous emmènent faire un tour en Islande

Aussi pour vous ce matin Ophélie nous proposait le off de Oph sur Heimaey

Et cet après midi c’est Jean Paul qui vous livre en exclusivité son ressenti.

Allez c’est parti pour une nouvelle « Double Chronique »


Le livre : Heimaey de Ian Manook. Paru le 26 septembre 2018 aux Éditions, Albin Michel. 22,00€ ; (464 p.) ; 15,5 x 22,4 cm.

4ème de couverture :

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.

Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.

L’auteur : Journaliste, patron d’une agence de communication… On ne compte plus les métiers exercés par Ian Manook. Pas plus que les nombreux prix (Polar SNCF, Grand prix des lectrices de Elle polar, prix Quais du Polar, prix polar des lecteurs du Livre de poche…) qui ont couronné sa trilogie de « thrillers mongols », traduite dans près de 10 langues : Yeruldelgger, Les temps sauvages et La mort nomade.
Extrait :
« La maison d’Ida a un étage, mais elle vit au rez-de-chaussée, dans un demi-sous-sol qui est là aménagé en studio. Ça lui suffit. Elle loue le reste. Ce goût des Islandais pour les refuges enterrés. Les maisons de tourbe. Les bains chauds dans les grottes. Le peuple invisible dans les rochers. Ce besoin d’appartenir au minéral quand les océans grondent tout autour. C’est aussi pour ça que Kornélius est bien chez Ida. Parce qu’elle est bien chez elle. Et bien dans son corps, dont il admire la nudité depuis le lit où ils viennent de faire l’amour.
Ida est une femme à l’aise dans sa vie, et il est heureux d’en faire partie, d’une certaine façon. Dans le halo de la lumière de cette journée magnifique, pendant que tout le monde pique-nique, nue devant la fenêtre de sa cuisine, elle prépare le café. Il se dit qu’elle a le corps des femmes heureuses, sans vraiment comprendre ce que cela veut dire.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 

Je viens de terminer à l’instant Heimaey de Ian Manook.

Par où commencer ?

Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !

Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, la beauté de ses textes m’a porté tout le long de son récit ?

 Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste…

Ian Mannook réussit avec Heimaey le même prodige !

 J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures… Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile.

Ce qui m’a le impressionné aussi c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin.

J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais pas fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!

 Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…

Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes où même les hurlements du vent nous racontent une histoire !

 Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin…

Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance. 

NDLR : Pour en savoir plus vous pouvez vous rendre ICI

 

Au cinquième étage de la faculté de droit – Christos Markogiannakis


Souvenez vous, il y a quelques jour nos Flingueuses Jumelles nous racontaient leur soirée spéciale Albin Michel avec Christos Markogiannakis.

Aujourd’hui elles nous offrent leur double chronique du polar de Christos Markogiannakis, Au 5ème Etage de la faculté de droit .

Aussi ce matin c’est Maud qui a débuté cette double chronique. Son retour est ICI

Cet après-midi c’est d’Oph qui nous fait part de son ressenti.

Allez c’est parti pour la seconde partie de la…

« Double Chronique« 


Le livre : Au 5e étage de la faculté de droit de Christos Markogiannakis. Traduit du grec par Anne-Laure Brisac. Paru le 28 mars 2018 aux Éditons Albin Michel dans la collection Thrillers.

4eme de couv : 

Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour. Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités. Markou trouvera-t-il la lumière ?

Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos

L’auteur : Christos Markogiannakis est né en 1980 à Héraklion. Il a étudié le droit et la criminologie à Athènes et à Paris et travaillé pendant plusieurs années comme avocat pénaliste. Auteur de romans policiers et d’installations mêlant l’art et le crime, ses « Criminarts », il réside actuellement à Paris. En 2017, il a publié un essai intitulé Scènes de crime au Louvre (éditions Le Passage) qui analyse la représentation du crime dans les tableaux du Louvre, et qui a reçu un très bon accueil critique. Au 5e étage de la faculté de droit est son premier roman traduit en français.
Citations:
Un léger soubresaut, plus brusque cette fois, et les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le département de criminologie 9où il avait passé quatre ans, entre son master et le début de son doctorat. Il s’avança dans le hall obscur et silencieux. Depuis qu’il fréquentait les lieux, c’était la première fois qu’il les voyait absolument déserts. Pas étonnant, les portes du campus sont fermées depuis au moins une heure, se rappela-t-il. Lui-même, quelques minutes plus tôt, avait traversé au pas de course l’enceinte de l’université et pénétré dans le bâtiment par l’entrée des professeurs située près de la loge du gardien, et non verrouillée comme chaque fois qu’il venait là pour quelque rendez-vous nocturne. Sauf que d’habitude, il croisait des gens, à la loge ou au rez-de-chaussée. Ce soir-là, personne.

Le Off de Oph

« Au cinquième étage de la faculté de droit » de Christos Markogiannakis aux Éditions Albin Michel, paru le 28 mars 2018.

Chronique d’un Cluedo façon Hercule Poirot au coeur de la faculté de droit d’Athènes.

C’est avec une écriture fluide, sans chichis et avec des touches d’humour savamment distillées, que Christos Markogiannakis nous entraîne au cœur d’une enquête qui rappelle les classiques. Du « crime de l’orient express », à « huit femmes » je n’ai pas cessé d’avoir cette impression tout au long de ma lecture.
Un semi huis-clos, un nombre de personnages réduit, un seul enquêteur, deux cadavres, des personnages qui ont tous un mobile pour commettre ces meurtres et nous voilà lancés dans une partie où plusieurs scénarios sont possibles. Mais lequel est le bon?

Si pendant les 66 premières pages, le genre « Cluedo » domine largement la narration, l’auteur intègre ensuite différents styles apportant du rythme à une lecture tout en suspens. De flash back en découvertes de pensées de certains protagonistes, ces changements évitent de donner un goût de « déjà vu » à son roman.

Il utilise le microcosme de la faculté pour dénoncer certains travers de la société et utilise largement les théories du sociologue Emile Durkheim qu’il illustre sans pour autant le citer (exception faite d’un passage):
« Selon Durkheim, une société a les criminels qu’elle mérite. Le sociologue considérait le crime non comme un phénomène notable et remarquable, mais comme un fait social naturel, une donnée inhérente à toute société, indépendamment du temps, de la structure ou de la culture. Partant de là, nous pouvons déduire que l’université en soi, et plus particulièrement le département de criminologie, dans toutes ses composantes humaines, constitue une microsociété et que des crimes peuvent fort bien se dérouler en son sein. Des crimes plus ou moins grave ».
D’autres théories de Durkheim sont sous-jacentes et en fil rouge tout au long du roman (la science, la morale…)

Un bon moment de lecture, même si j’ai trouvé la fin trop abrupte et manquant un peu de développement. Toutefois, un très gros point positif sur ce final qui, malgré les ressemblances évoqués précédemment, m’a surprise. Une question d’éthique et de morale que pose l’auteur une fois les meurtres élucidés, une question que je n’ai que très rarement lue… (ça c’est ma touche suspens).

Enfin, Christos nous livre des personnages qui m’ont vraiment fait penser à ceux de « huit femmes » ou du « cluedo », des personnalités marquées( je sais je me répète), des secrets inavouables, pas une construction psychologique dense certes mais juste ce qu’il faut pour se régaler de leurs individualités.
Je vous en citerai un en particulier, notre héros finalement, le Capitaine Christophoros Markou. Ce jeune policier, issu de la faculté dans laquelle se déroule l’action, a de nombreux points communs avec notre auteur: cursus de criminologie, prénoms proches… Serait-ce une façon pour Christos de vivre ,au travers son personnage, la carrière dans la police qu’il n’a pas choisi? Il faudra que je lui pose la question!
J’aurai d’ailleurs la joie de le faire le 14 septembre prochain.

Donc pas de coup de cœur pour moi mais un très bon moment de lecture et un suspens qui monte crescendo (moins de 24H pour le lire).

Si vous aimez les énigmes, les classiques du genre policier je vous conseille cette lecture rafraichissante, sans hémoglobine et sérial killer… Un pur roman policier.

Clin d’œil à Les lectures de Maud : je félicite également le Capitaine Christophoros 😉

Au 5ème Etage de la faculté de droit 


Souvenez vous, il y a quelques jour nos Flingueuses Jumelles nous racontaient leur soirée spéciale Albin Michel avec Christos Markogiannakis.

Aujourd’hui elles nous offrent leur double chronique du polar de Christos Markogiannakis, Au 5ème Etage de la faculté de droit .

Aussi ce matin c’est Maud qui débute cette double chronique. Cet après-midi ce sera au tout d’Oph de nous faire part de son ressenti.

Allez c’est parti pour la Double chronique


Le livre : Au 5ème Etage de la faculté de droit de Christos Markogiannakis. Traduit du grec par Anne-Laure Brisac.  Paru le 28 Mars 2018 aux Editions Albin Michel dans la collection Thriller. 19€90 ; (288 pages.) 16×23 cm

4ème de couverture :
Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour.
Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités.
Markou trouvera-t-il la lumière ?

L’auteur : Christos Markogiannakis est né en 1980 à Héraklion. Il a étudié le droit et la criminologie à Athènes et à Paris et travaillé pendant plusieurs années comme avocat pénaliste. Il est auteur de romans policiers et d’installations mêlant l’art et le crime, ses « Criminarts ». En 2017, il a publié un essai intitulé Scènes de crime au Louvre (éditions Le Passage) qui analyse la représentation du crime dans les tableaux du Louvre, et qui a reçu un très bon accueil critique. Au 5e étage de la faculté de droit est son premier roman traduit en français. Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos.
Extraits :
« Je suis perdue. Tu me diras , c’est normal, ce n’est pas mon job, je ne suis pas flic, mais putain, j’ai lu des dizaines de livres sur la nature humaine et le crime, j’ai dévoré des bibliothèques entières de polars, ça devrait bien servir à quelque chose, non ?»

Les Lectures de Maud :

Au 5ème Etage de la faculté de droit de @Christos Markogiannakis


Nous voici plongés au cœur d’une enquête palpitante ayant pour décor la faculté de droits d’Athènes. Deux victimes : un professeur, un étudiant. Quel lien existe-t-il entre elles ? Le capitaine Christophoros Markou va enquêter au milieu de ses anciens professeurs dans un endroit qu’il connait parfaitement pour l’avoir lui-même fréquenté quelques années auparavant.
Tout le dilemme est là pour le policier, il connait les suspects et les victimes. Comment va-t-il réussir à mener son enquête en mettant de côté ses connaissances des personnes ? Au fur et à mesure des interrogatoires, des rencontres, il va s’avérer que tous avaient un mobile…Va-t-il réussir à conserver sa neutralité et ne pas se laisser emporter par ses affinités ? Qui est le véritable coupable ? Et pourquoi ?
L’auteur signe ici, un magnifique livre, de nombreux rebondissements, avec un nombre de personnages restreints, le lecteur a l’impression que le coupable va rapidement être débusqué ; et pourtant tout le talent réside dans le fait qu’au fur et à mesure de la lecture, plus de doutes émergent que de solutions. Un plume très agréable et dynamique, un rythme en alternance qui permet au lecteur de souffler et de s’interroger aussi. En effet, on ne peut s’empêcher de se poser des questions. Quelques mots sur la fin : magistrale, un véritable coup de théâtre, totalement inattendus tant le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages. Je suis restée sans voix, totalement estomaquée. Mais je vous laisse découvrir par vous-même et vous souhaite un excellent moment de lecture !!!!

« Je félicite Christophoros Markou pour son enquête » (ceux qui ont lu le livre comprendront l’allusion) et j’espère le retrouver bientôt dans de nouvelles aventures !!!

Je remercie les @Éditions Albin Michel pour leur confiance et suis ravie de rencontrer l’auteur le 14 Septembre 2018. Je profite de mes publications pour faire un clin d’œil à la Grèce

Soirée Christos : deux flingueuses en goguette


Ce vendredi 14 septembre, Maud et Ophélie ont fait un petit voyage en Grèce afin de rencontrer Christos Markogiannakis, auteur de au 5ème étage de la faculté de droit paru en mars 2018 aux éditions Albin Michel.

Récit d’une soirée dépaysante!

« RATP airlines vous remercie de votre confiance et vous souhaite un bon voyage chez Etsi! »

Comment ça RATP Airlines?? Eh bien oui, c’est sans quitter Paris que nous avons embarqué pour un voyage à Athènes, le temps d’une soirée organisée par les éditions Albin Michel. A l’honneur ce soir là : Christos Markogiannakis. Auteur grec, Christos vit en France depuis 7 ans, à Paris, qu’il considère dorénavant comme son « sweet home » (dixit Christos lui-même).

Le lieu de la rencontre: Etsi. Situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris, Etsi est un restaurant dirigé par une jeune chef grecque, Mikaela Liaroutsous. Dépaysement des papilles garanti!

A notre arrivée, nous retrouvons donc Christos, ainsi que Mikaël représentant les éditions Albin Michel, et Céline, une lectrice passionnée. Les premiers contacts sont fluides, Christos est aussi ravi que nous de cette rencontre qui se fera en petit comité. A peine installés dans le restaurant, nous levons nos verres à cette rencontre « ygeia mas » (santé). C’est sans doute ce toast qui fait arriver le dernier participant, David. Autre lecteur, mais aussi un amoureux de la Grèce dont il nous décrira les magnifiques paysages.

Nous sommes donc six convives autour de cette table. Une table qui sera le témoin de nos découvertes gustatives, de nos échanges riches et parfois secrets… Une table qui pendant quelques heures, sera notre bulle hors du temps.

Nous avons échangé sur le livre de Christos bien sûr. Ce livre paru en Grèce il y a plusieurs années grâce à un coup de pouce du destin, a été édité en France également par une intervention du mystérieux monsieur « Hasard ». Et si on vous racontait cette histoire….

Christos, après des études de droit, devient avocat pénaliste dans un cabinet familial. Il aime lire mais aussi écrire. Il se lance donc dans l’écriture d’un roman qu’il gardera enfermé dans son tiroir…. Enfermé jusqu’au jour où il le fait lire à un ami auteur, juste pour avoir son avis. Quelques jours après lui avoir remis le manuscrit, Christos reçoit un appel: « mon éditeur veut te publier »… Et c’est ainsi que paraît « au 5ème étage de la faculté de droit », en Grèce.

Christos décide ensuite de raccrocher la robe noire, il ne veut plus être avocat, ce n’est pas ce qu’il veut faire de sa vie. Il quitte Athènes et s’installe à Paris.

Quelques années plus tard, un de ses amis (dont nous garderons le secret de l’identité), lui propose de soumettre son roman à son éditeur : Albin Michel. Et c’est ainsi que sort en France ce roman qui était initialement destiné à mourir au fond du tiroir d’un jeune avocat. Comme quoi monsieur « Hasard » peut donner de sacré coups de pouces au destin!

Agatha Christie, les classiques du roman noir, Christos a été bercé par ces auteurs qui ont influencé son style CluedoPoirotesque (Oph aime inventer des mots 😉) . Des influences de Christos à la littérature noire mais aussi la blanche, nous voici partis à échanger tous les six comme des amis! De rires en confidences, d’anecdotes en secrets échangés, de Durkheim à la gastronomie la soirée est passée à une vitesse folle.

Nous pourrions passer des heures à vous raconter nos impressions sur cette soirée magique, mais nous savons que vous êtes plutôt friands de confidences alors laissez nous vous chuchoter au creux de l’oreille….

Christos n’a jamais voulu être policier comme nous pouvons l’imaginer à la lecture de son roman. Bien que son personnage principal, Christophoros, ait le même parcours universitaire et un prénom aux consonances proches; point de transfert… D’ailleurs c’est le premier mort du roman qui aurait dû porter ce prénom avant que Christos ne fasse un autre choix.

Chacun des professeurs décrit par notre auteur est un professeur qui existe réellement au département de criminologie d’Athènes, et quelques uns lui en veulent tellement qu’ils ne lui adressent plus la parole! Si vous n’avez pas encore lu Au 5ème étage de la faculté de droit, cette information donnera une autre saveur à votre lecture (oui oui Christos a trouvé le moyen de faire ce que dont avons tous rêvé de faire un jour: nous venger de nos professeurs).

Christophoros n’en n’a pas terminé avec ces lecteurs français, il reviendra en France en 2019 et cette fois, avant même de retrouver ses fans grecs!

Il faut tout de même que nous vous disions aussi que Christos a écrit une premier œuvre Scène de crimes au Louvre (éditions Le Passage) où il analyse l’Art avec les principes de la criminologie, se figurant les tableaux comme des scènes de crime à analyser: qui sont les victimes, qui sont les coupables? Un concept original qui mêle l’amour de l’art et de la criminologie. Un concept si original qu’après le succès de ce premier opus, Christos a réitéré. Le 11 octobre prochain, sortira Scènes de crime à Orsay (éditions Le Passage).

Il est difficile de vous en dire davantage sur cette soirée, toutefois si vous fréquentez les salons du livre, et que vous y croisez Christos, n’hésitez pas à aller échanger quelques mots avec lui. Pas de barrière de la langue puisqu’il parle très bien français. D’une grande gentillesse, Christos est généreux dans ce qu’il donne quand il échange.

Il est temps de ranger nos souvenirs de cette soirée et de lever nos verres d’Ouzo à votre santé!
ygeia mas