Dans la toile de Vincent Hauuy


Le livre Dans la toile de Vincent Hauuy. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Hugo Thriller. 19€95. (352 pages) ; 14 x 21cm

4ème de couverture :

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique l’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

 

 

 

L’auteur : Vincent Hauuy vit au Portugal avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo, il aime créer des puzzles, tisser des intrigues et donner vie à des personnages. Son premier livre, Le tricycle rouge, a remporté le pris VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi (plus de 122 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues). La sortie de Dans la toile coïncidera avec celle de son deuxième thriller, Le brasier, au Livre de poche.
Extrait :
«  J’ai toujours vécu en me préparant au pire. Pour moi, se réveiller chaque matin revenait à glisser une balle dans le barillet du destin et passer sa journée à jouer à la roulette russe. « 

 

 L’accroche de Miss Aline :

Dans la toile de Vincent Hauuy

 

Isabel annonce à son psychiatre qu’elle déménage. Elle a besoin de reprendre le contrôle de sa vie loin de Paris. Oublier la fusillade dont elle est la seule rescapée. Franck, son époux, a trouvé un chalet dans les Vosges. Elle va pouvoir reprendre la peinture, se recentrer sur elle, loin de l’agitation de la capitale.

Plainfaing, pourquoi ce chalet isolé ? Enfin pas tout à fait puisqu’il y a une maison d’architecte dont les habitants sont d’une discrétion !

Plainfaing, une forêt de sapins, un chien qui rode. Qui sont ses maitres ?

Plainfaing, des angoisses qui surgissent, des faits qui perturbent, des souvenirs qui resurgissent.

Plainfaing, est-ce une si bonne idée pour reprendre goût à la vie, tourner la page ?

 

Dans la toile thriller psychologique où la narration se fait à la première personne et où le questionnement est constant. Pourquoi Franck a-t-il choisi cet endroit ? A-t-il avoir avec les frayeurs de sa femme ? Elle semble parfois stone, y est-il pour quelque chose ? Que fait ce chien dans les parages ? Il semble n’être relié à rien ni à personne dans cette histoire.

L’auteur cherche-t-il à nous perdre dans ce huis-clos oppressant ? Comme Isabel on ne va pas pourvoir fuir. L’auteur nous oblige à le suivre et vivre les frayeurs, les doutes d’Isabel. Avec elle, Vincent Hauuy, va nous mener au combat des démons qui rodent à chaque page.

L’intrigue est complexe et menée avec brio. L’auteur est aux commandes indéniablement. Vincent Hauuy a l’art et la manière de te transporter, te bousculer, te ramener là où il veut. Les fils s’emmêlent et se démêlent pas toujours comme je le voudrais. J’entrevoie une fin qui ne sera absolument pas celle que l’auteur me réserve.

Impossible d’en dire plus afin de laisser ce roman vous prendre et vous perdre dans sa toile.

Dans la toile ne se lit pas, ne se raconte pas. C’est un récit qui se vit.

Merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP prenant. Merci à Vincent Hauuy de me démontrer que l’on peut encore être surprise par une intrigue, par une écriture.

Phobies de Alison Segong


Le livre : Phobies de Alison Segong. Paru le 5 avril 2019 aux Editions Heartless dans la collection Suspense.  17€ ; (380 pages)  ; 21 x 15 cm

4ème de couverture :

Quelques semaines après l’arrestation du Boucher, le calme semble revenir au commissariat d’Augusta. Mais un nouveau cadavre est retrouvé dans sa propre cave. Le pauvre homme vient d’expérimenter une ancienne méthode de torture médiévale : le supplice du rat. Aussitôt, Megan et Dean sont placés sur l’affaire, espérant résoudre l’enquête rapidement, et surtout, avant que la rumeur d’un second tueur en série sème la panique en ville.

L’auteur : Alison Segond est passionnée par les livres et l’écriture depuis son plus jeune âge. Des émissions comme « enquêtes impossible », « chroniques criminelles », la dirige naturellement vers le genre du roman policier. Elle nous livre son deuxième TDroman Phobies.

 

Extrait :
« Le bourreau sourit. Un sourire tordu et narquois.
    Danny réalisa qu’il était perdu.
    La cage fut posée sur son ventre –il remarqua pour la première fois depuis son réveil qu’il était torse nu. Il s’urina dessus ; la peur s’était emparée de son corps entier, et désormais, il n’en avait plus aucune maitrise. Il poussa un nouveau cri et s’étouffa avec sa bile qui encombrait sa gorge. Un mécanisme fut activé et le bas de la cage s’ouvrit.
    Les hurlements de Reiner résonnèrent longtemps dans la cave sombre mais ne furent jamais entendus. »

L’accroche de Miss Aline :

Phobies, Alison Segond.

La ville d’Augusta est de nouveau sous les feux des projecteurs. L’affaire du Boucher a laissé des traces sur les membres de l’équipe du commissaire Coleman. Lexi doit se remettre de sa blessure à la jambe, Megan est-elle suffisamment remise, psychologiquement parlant, pour reprendre une nouvelle enquête ?

Un homme, une cave, des rats. Pas d’empreintes, pas d’ADN, rien ne pouvant faire avancer l’investigation et déjà un nouveau meurtre pointe le bout de son nez. Quel est le dénominateur commun entre les victimes ?

Le passé de Lexi va refaire surface. Un passé qu’elle a caché au reste de l’équipe. Son co-équipier Dean, ancien soldat, n’est pas au mieux de sa forme non plus. Il s’accroche et s’accroche aussi à Lexi qui ne lui est pas indifférente.

Après Revanche, Alison Segond nous offre un deuxième opus des enquêtes de Lexi, Megan et le reste de l’équipe. Lexi quitte le devant de la scène pour laisser la place à Megan.

Comme son prédécesseur, Phobies est un roman avec une intrigue bien menée. Alison Segond nous entraine dans une spirale d’actions, de rebondissements qui nous laissent à peine le temps de respirer. Comme le tueur, l’auteur, fait montre d’imagination pour nous décrire des crimes qui font dresser les cheveux sur la tête.

Les personnages sont chargés en émotions et ne craignent pas de montrer leurs faiblesses. Ils sont humains, solidaires, attentifs les uns envers les autres. Depuis l’opus précédent, ils ont évolués. Des rapprochements entre certains d’entre eux ont eu lieu. La vie continue…

Au-delà de l’histoire qu’Alison Segond nous délivre, son roman nous parle d’acceptation de soi, de pardon, d’amitié, de soutien, de partage.

L’écriture est toujours vive et fluide. Le rythme de lecture est entrainé par les nombreux dialogues qui rendent le texte plus vivant.

Essai transformé pour ce deuxième roman : un talent qui se confirme.

Merci beaucoup aux Editions Heartless pour m’avoir renouvelé leur confiance avec de SP. Merci à Alison Segond pour m’avoir capturée, une nouvelle fois, dans ses pages

livre numérique : 4€99

Bird Box de Josh Malerman


Le livre : Bird box : n’ouvrez jamais les yeux de Josh Malerman. Traduit de l’américain par Sébastien Guillot. Paru le 17 septembre 2014 chez Calmann-Levy. 20€90 ;. (373 p.) ; 23 x 15 cm
4e de couv : 
La plupart des gens n’ont pas voulu y croire.

Les incidents se passaient loin, sans témoins.

Mais bientôt, la menace s’est rapprochée, a touché les voisins.

Ensuite, Internet a cessé de fonctionner.

La télévision et la radio se sont tues.

Les téléphones ne sonnaient plus.

Certains, barricadés derrière leurs portes et leurs fenêtres, espéraient pouvoir y échapper.

Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fin cruelle. On dit qu’un simple coup d’oeil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fille. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés.

Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

L’auteur : Originaire de Detroit et habitant désormais à Royal Oak dans le Michigan, Josh Malerman est le chanteur et le parolier du groupe de rock The High Strung. Bird Box est son premier roman.

 

Le post-it de Ge

 

Au départ j’ai tout de suite adhéré au postulat de ce livre.

La fin du monde approche. Un fléau, des fléaux  peu à peu touchent les habitants de nos contrés.

Un récit qui alterne entre les scènes du présent (fuite de Malorie et de ses deux enfants sur la rivière) et les scènes qui se déroulent les quatre années précédentes et qui expliquent petit à petit l’arrivée du « phénomène » et ce qui s’est passé ensuite dans la vie de l’héroïne.

Mais qui sont ces créatures mortifères que l’on ne voit jamais et que fuit notre héroïne ? D’ailleurs il ne veut mieux pas les voir sous peine de devenir violent et fou avant de mourir dans d’atroces souffrances psychologiques qui les poussent au suicide.

J’ai beaucoup aimé aussi le courage de Malorie, cette mère courage qui quitte tout pour tenter de sauver ses deux enfant, Fille et Garçon

Nous avons là un bon page-turner, , intriguant et anxyogène à souhait, qu’on ne peut plus lâcher jusqu’à la dernière page.

Une écriture nerveuse, directe contribue  à la tension insoutenable  de ce roman postapocalyptique. De plus, Josh Malerman sait très bien jouer sur nos peurs les plus profondes .

Bref si  j’ai adhéré au postulat de départ, j’ai tout au long de cette histoire tremblé pour nos protagoniste, j’ai simplement trouvé la fin un peu facile.

 

 

La Tour de Sélénite de Arnaud Codeville


Le Livre: La Tour de Sélénite de Arnaud Codeville. Paru le 01 juin 2015 en auto-édition. 11,98 euros; 308 pages; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm

 

4ème de couverture:
Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique. Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur et de la folie où il y laissera une partie de son âme…
L’auteur:  Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.

 

 

Extrait:
« – « Il y a des zones d’ombres à la lisière de nos vies quotidiennes. Il existe des forces obscures que nous, pauvres humains, nous sommes incapables de contrôler et même de comprendre… »

le OFF de OPH

Chronique d’une plongée dans l’horreur façon années 80.

J’avais beaucoup entendu parler d’Arnaud Codeville mais je ne l’avais jamais lu. C’est au salon sang pour sang thriller organisé par Nadine Doyelle et son équipe de bénévoles que je me suis procuré ce premier roman de l’auteur.

D’abord il faut que vous sachiez que je suis assez fan des films d’horreur mais surtout lorsqu’ils créent une ambiance de tension et d’angoisse au point de les regarder d’un œil, le second étant dissimulé sous mon plaid et surtout avec des pop corn !

L’auteur est un grand fan de ce genre de films mais aussi de Lovecraft, ce qui se ressent dans son écriture. C’est aussi ce qui m’a convaincue de le lire. Si son second roman, 1974, a été primé (1er prix des plumes francophones), je voulais débuter par le premier pour découvrir sa plume, son style et pouvoir observer l’évolution dans les suivants.

J’ai donc débuté La Tour de Sélénite hier soir et je l’ai terminé ce soir…. c’est dire si j’ai été emportée par l’histoire.
Pourtant, les premières pages ne m’ont pas emballée. Arnaud utilise le passé simple comme temps principal de narration et je ne suis pas fan de procédé. Il m’a donc fallu quelques pages pour trouver mes marques et me sentir transportée.
En revanche, une fois plongée au cœur de l’histoire je n’ai pu m’en détacher.

La première partie du roman pose le cadre et les personnages :
Adel, écrivain en perdition, se trouve un poste de professeur d’université pour payer un divorce houleux et douloureux.
Après une tentative de suicide avortée, il se lie d’amitié avec plusieurs de ses collègues et reprend peu à peu goût à la vie.
Alors que deux de ses amis se lancent dans un projet pédagogique consistant en la rénovation d’un phare, Adel quant à lui passe ses vacances avec ses enfants.
Mais après une semaine à se gaver de l’amour des siens, il apprend avec effroi que ses comparses ont disparu et qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans ce lieu énigmatique.
La seconde partie est un véritable huis clos où angoisse et horreur se mêlent au point d’en avoir eu des hauts le cœur et de jeter des coups d’œil par dessus mon épaule pendant ma lecture !
Adel et trois de ses collègues se rendent au phare afin de retrouver leurs amis. Mais au lieu de cela, c’est l’horreur qu’ils côtoieront et de très très près (âmes sensibles s’abstenir !)

Alors oui c’est un premier roman, oui il y a des maladresses et le récit est perfectible. Mais Arnaud sait créer une ambiance comme on en lit rarement.
Il a su me faire plonger au cœur de l’horreur comme dans les films dont je suis friande (avec des M&M’s à la place des pop-corn). Une ambiance entre Poltergeist et Annabelle avec un poil d’exorciste !

On sent les inspirations de l’auteur et pour les amateurs du genre c’est un livre que je recommanderai à l’avenir.

Cette parenthèse à mes lectures habituelles m’a donné envie de me pencher plus sérieusement sur ce style de littérature et de découvrir d’autres auteurs de la même veine pour trembler de nouveau sous ma couette!

 

Comme une tombe de Peter James


Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Le livre : Comme une tombe  suivi de La mort leur va si bien de Peter James.  Traduit de l’anglais par Raphaëlle Dedourge. Paru le 17 novembre 2017.  12€,  Edition limitée ;    (1030 p.) ; 18 x 12 cm.

Une édition de poche  de chaque titre est disponible chez Pocket pour 7,90€ :

4e de couv :

C’était supposé être un simple enterrement de vie de garçon… Une blague sans conséquence. Mais, quelques heures plus tard, quatre de ses meilleurs amis sont morts et Michael Harrisson a disparu. Il ne reste que trois jours avant le mariage…

Le commissaire de police Roy Grace, lui-même hanté par la disparition de sa femme, est contacté par la fiancée de Michael, folle d’angoisse. Le policier découvre que celui qui devrait en savoir plus, l’associé de Michael, n’a rien à dire. Mais qu’il a beaucoup à gagner… Le malheur de l’un pourrait faire la fortune de l’autre…

 

L’auteur : Peter James est né en 1948. Il a longtemps vécu aux États-Unis, où il était scénariste et producteur de cinéma. De retour en Angleterre, il partage son temps entre sa maison du Sussex et celle de Notting Hill. Peter James compte aujourd’hui parmi les auteurs de policiers les plus lus du Royaume-Uni et bénéficie d’une renommée internationale.

 

Extrait :
Avec de la patience, en plaçant bien ses pions, tôt ou tard, on finit toujours par avoir de la chance. Les meilleurs prédateurs sont les plus patients.

Mark n’avait jamais oublié ce documentaire animalier, filmé dans une grotte à chauve-souris, en Amérique du Sud. De minuscules micro-organismes se nourrissaient des excréments des chauves-souris, un asticot mangeait ces micro-organismes, un scarabée mangeait l’asticot, une araignée mangeait le scarabée et la chauve-souris mangeait l’araignée. La chaîne alimentaire était parfaite. La chauve-souris était maligne : tout ce qu’elle avait à faire, c’était déféquer – et attendre.

Le post-it de Ge

Comme une tombe Paru le 02 mars 2006 au Ed. Du Panama. 21€ (441 p.) ; 22 x 16 cm. 1ère édition française, plus disponible et épuisée chez l »éditeur

Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Aujourd’hui je vous parle de Comme une tombe, parce que c’est un premier roman . Mais il n’est pas exclu que je revienne un de ces quatre vous parler de La mort leur va si bien

Roman policier s’ouvrant sur une enterrement de vie de garçon. Celui de Michael Harrisson, jeune golden boy qui, avec son meilleur ami, Mark Warren, a monté une société immobilière fructueuse. Michael doit se marier 3 jours plus tard, ses amis lui ont préparé une nuit très spéciale : pendant qu’il font la tournée des pubs, ils l’enferment dans un cercueil.

Lorsqu’il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher…À la surface, sa fiancée s’inquiète. À trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n’a qu’un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d’eux n’a survécu à l’accident…!

Quand la plaisanterie tourne au cauchemar.  Un enterrement de vie de garçon, c’est bien de cela qu’il s’agit. Et ici c’est ce pauvre Mickael qui va faire les frais de cette blague de potache.

Alors si vous êtes claustrophobe, surtout n’ouvrez pas ce livre! Si peu que vous rentriez en empathie avec notre héros malgré lui, vous allez à votre tour vous retrouver enterrer vivant. Et croyez moi, c’est une sensation étouffante qui va s’emparer de vous, vous aller physiquement ressentir cette lecture, elle va vous souper le souffle. Votre poitrine va se retrouver comprimée.

Mais Comme une tombe c’est aussi un pur thriller,une intrigue originale avec ses nombreux rebondissement, son lot d’action, de la trahison et des revirements de situation. C’est Angoissant, oppressant, flippant et  parfois aussi dramatiquement drôle.. Alors amateurs de suspense vous allez être servis et vous ne lâcherez plus le livre jusqu’à la fin

Et même si le rebondissement majeur est un peu tiré par les cheveux, cela ne gâche en rien notre plaisir de lecture et c’est vraiment le seul reproche qu’on peu faire à ce livre.

…………….

Le poche chez Pocket Paru le 15 avril 2010. 7€90 ; (529 p.) ; 18 x 11 cm

Vertige de Franck Thilliez : Autopsie en huis clos


Vertige de Franck Thilliez : Autopsie en huis clos

Au collectif Polar, on vous a initié à la double (voire triple) chronique.

Poussons le bouchon un peu plus loin…

Et si on chroniquait avec un auteur sur un autre auteur ? Une fois n’est pas coutume : Geneviève valide le projet.

Il nous faut un binôme de flingueuses : Dany et Miss Aline et un auteur.

Pour cette première édition Niko Tackian a répondu présent. Après une discussion on est tous d’accord pour…. une autopsie en huis clos autour de

Vertige de Franck Thilliez.

 


Le livre : Vertige de Franck Thilliez. Paru le 13 octobre 2011chez Fleuve Noir dans la collection Thriller. 19€90 ; (330 p.) ; 23 x 15 cm.

Réédité en poche le 11 octobre 2012 chez Pocket. 7€90 ; (344 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Un homme se réveille au fond d’un gouffre, au coeur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’où faut-il aller pour survivre ?

Pour son 10e roman, Franck Thilliez réussit un tour de force dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, où il joue à décortiquer l’âme humaine confrontée aux situations de l’extrême. Sans jamais épargner son lecteur, manipulé jusqu’à la dernière ligne, et, qui sait, peut-être plus encore…

L’auteur : Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ancien ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est l’auteur de Train d’enfer pour Ange rouge (2003), La Chambre des morts (2005), Deuils de miel (2006), La Forêt des ombres(2006), La Mémoire fantôme (2007), L’Anneau de Moebius (2008) et de Fractures (2009), tous disponibles chez Pocket. La Chambre des morts, adapté au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le Prix SNCF du polar français 2007. L’ensemble de ses titres, salués par la critique, se sont classés à leur sortie dans la liste des meilleures ventes.  Le Syndrome E et GATACA, sont parus aux éditions Fleuve Noir en 2010 et 2011 suivi de Puzzle, Angor, Pandemia, Rêver,  et enfin Sarko en 2017 et Le manuscrit inachevé cette année.  Il est aussi scénariste, collabore à des BD et autres projets culturels. Franck Thilliez est considéré comme le maître du thriller français.
Extrait :
Mon pouce droit vient de remuer. Une flexion suivie d’une extension. Les orteils à présent. Il semblerait que mes tendons se contractent, un à un, que mes muscles frémissent. Mes paupières papillonnent enfin. Tellement heureux, je répète ce mouvement à n’en plus finir. Ouvrir, fermer. Ouvrir, fermer, ouvrir, fermer. Je me sens revivre. Dans une minute ou deux, je décollerai mes soixante-dix kilos du sol et comprendrai enfin ce qui m’arrive.
Mais, soudain, un nouveau bruit me tétanise. Ce cliquetis que je viens de percevoir accompagnant l’agitation de mon poignet. A l’aveuglette, je me redresse traversé de vertiges, et palpe. Un cerceau rugueux me broie le poignet droit. Si stupide et irréel que cela puisse paraître, je crois que je suis entravé.

 

Autopsie en huis clos.

Au collectif Polar, on vous a initié à la double (voire triple) chronique. Poussons le bouchon un peu plus loin…Et si on chroniquait avec un auteur sur un autre auteur ? Une fois n’est pas coutume : Geneviève valide le projet. Il nous faut un binôme de flingueuses : Dany et Miss Aline et un auteur.

Pour cette première édition Niko Tackian a répondu présent. Après une discussion on est tous d’accord pour Vertige de Franck Thilliez.

Monsieur Tackian, prenez le scalpel … c’est parti pour l’autopsie d’un roman en huis clos.

 

Miss Aline : en ce qui me concerne j’ai lu peu de romans de Franck Thilliez. Sans spoiler (bien évidement) comment définiriez-vous ce roman ?

Dany : Déjà c’est un one-shot, ce qui est assez rare à côté de la série Sharko-Henebelle, un thriller psychologique à huis clos.
En plus du thème de la montagne, c’est aussi une descente dans les profondeurs de la conscience.

Niko : Pour moi c’est surtout un thriller en huis clos. C’est ce point qui le rend différent de la plupart de ses autres romans.
Et écrire un huis clos c’est un exercice particulier et difficile à maîtriser dont Franck et moi partageons le plaisir !

Dany : Puzzle, paru deux ans plus tard est aussi un huis clos … pourtant Vertige m’a laissé un plus lourd souvenir que Puzzle …

NikoVertige est un huis clos dès la page 2 … ce n’est pas le cas de Puzzle

Dany : Selon toi Niko, quels sont les ingrédients indispensables à un huis clos ?

Niko : Une situation de départ forte. Un cadre permettant de définir une ambiance car il sera un personnage à part entière. Peu de personnages (Max 4 ou 6). Une unité de temps généralement courte. Beaucoup de tension et de surprises. Et une écriture nerveuse …
C’est un genre à part entière auquel tout le monde ne se frotte pas forcément. Ça demande une certaine confiance en soit. Parce qu’on a très peu d’éléments dans la palette et on va devoir les exploiter au maximum.
(Les personnages) Qu’ils se connaissent ou pas n’a pas vraiment d’importance. L’important c’est ce qu’ils se cachent …
Dans le suspense ce sont les questions sans réponses immédiates qui permettent de créer la tension.

Dany : Pas toujours la violence donc comme premier rapport interpersonnel Dans Vertige nous faisons connaissance avec 3 compagnons d’infortune qui ne se connaissent pas.

Niko : Oui la situation de départ est très forte

Dany : Ils partagent une situation commune malgré eux … Une situation douloureuse … c’est autre chose que Mort sur le Nil où tous les touristes sont là pour le plaisir …

Niko : Oui ils sont enchaînés dans un glacier. Ce n’est pas la croisière s’amuse !

Dany : Et il y a un chien … assez rare aussi la présence d’un animal dans ce type de situation

Niko : C’est ce qu’on appelle du high concept en terme d’audiovisuel

Dany : Tu peux développer ?

Niko : Un high concept c’est un concept qui tient à un pitchpin très fort indépendamment des personnages.
Juste en vous racontant la situation vous avez envie d’en savoir plus. Pas besoin de développer les personnages … Pour vous donner envie

Dany : Ça c’est pour le début car ensuite on fait leur connaissance, même intime ...

Niko : Bien sûr ! Mais le concept fonctionne sans.

Dany : Que dire de la question qui prend le lecteur aux tripes … qui sera le voleur, le menteur et le tueur ?

Niko : Oui ça met en place une sorte de jeu de piste.
Un truc que Franck adore. Il a un esprit très ludique.

Dany : C’est comme le jeu qu’il mène à chaque fois avec la chronologie et son chapitrage

Miss Aline : La montagne comme « un personnage à part entière». Ce huis clos ne pouvait-il se faire ailleurs ? Dans le désert par exemple ? Qui peut avoir des effets secondaires (pour certains) similaires à ceux de l’altitude ?

Niko : cet huis clos je ne sais pas, mais j’en ai écrit un dans le désert, donc oui, c’est un univers à part entière de huis clos. On appelle ça un huis clos à ciel ouvert.

Miss Aline : Le huis clos exacerbe les ressentis, les pensées, la suspicion. En même temps il faut compter avec ses compagnons d’infortune.
Là on a trois hommes qui ne se connaissant pas. Chacun réagit et essaie de survivre différemment. 
Les personnages sont très différents les uns des autres. Et en plus il nous faut chercher le menteur, le voleur, le tueur.

Niko : Oui c’est très fort car en plus de cette énigme, le lieu est particulièrement hostile et soulève une autre énigme : comment sont ils arrivés la ? Dès le départ Franck nous dit clairement : c’est une machination, sans doute une vengeance. L’enjeu est posé très vite.

Dany : On a parlé du lieu qui doit être hostile et si possible au climat extrême, des personnages qui doivent avoir un secret et partager le même lieu à l’instant T, d’une énigme, y a-t-il d’autres incontournables … je pense à la durée de l’action. Sans faire comme les tragédies classiques le tout en un jour et toutes les règles qui en découlent, souvent le temps est celui de la survie …

Niko : Oui il peut y avoir un Time lock, c’est à dire une action dont on sait qu’elle va avoir une issue funeste pour les personnages si elle n’est pas résolue. Ce n’est pas obligatoire mais ça aide à créer de la tension. C’est la structure de base du film catastrophe en huis clos par exemple.

Dany : Thilliez avait commis un précédent huis clos avec La forêt des ombres alors sans spoil, pourquoi Vertige affecte davantage le lecteur qui en garde un souvenir plus douloureux ?
Il y avait aussi un animal, il finissait mal le petit cochon !

Niko : Je n’ai pas lu La forêt des ombres mais je pense que ce qui rend Vertige inoubliable c’est l’originalité de sa situation de départ.

Dany : Pour le coup les lecteurs capables de s’identifier aux protagonistes ne courent pas les rues pour ce qui est de l’environnement … Thilliez a-t-il donc tout misé sur l’empathie, l’émotion, les phobies ?

Niko : Il commence par un enlèvement, donc il nous met dans le point de vue d’une victime pour laquelle, forcément, on a de l’empathie immédiatement. Car dans un huis clos, le point de vue est un point crucial. Par quel prisme allons-nous vivre cette aventure ?

Miss Aline : Le huis clos limite aussi le lecteur. L’énigme a forcément sa résolution parmi ce nombre restreint d’individus.

Niko : Ou pas, si on a une idée plus étonnante et qu’on « trompe » le lecteur …

Miss Aline : Ah oui mais là il faut qu’il y ait un élément (ou quoi que ce soit) qui nous livre un peu de l’extérieur.

Niko : Oui c’est vrai. Mais si on passe par certains outils comme le symbolisme c’est presque invisible 

Miss Aline : Vous pouvez développer le symbolisme comme outil ?

Niko : Et bien quand il s’agit de tromper le lecteur ou de l’influencer dans ses hypothèses (nous sommes tous des détectives) les symboles induisent un second niveau de lecture intéressant.
Personnellement je les utilise beaucoup pour l’inverse, c’est à dire montrer la vérité au milieu d’un récit complexe … tous mes romans sont constellés d’indices symboliques.

Miss Aline : Je vais décortiquer à la prochaine lecture ! 

Niko : Oui   bonne chance 

Miss Aline : Peut-on dire que Vertige, au-delà des difficultés dues au lieu de l’action, est aussi une descente dans la conscience. Chacun devant se regarder en face et assumer ses actes ?

Niko : Oui c’est très juste ! D’ailleurs c’est une des forces du huis clos de pousser à l’exploration intérieure sur les personnages. C’est un genre très existentiel

Miss Aline : Dans ce cas nous avons le facteur animal de compagnie. Pour une dimension plus « humaine », empathique ? L’animal attire la sympathie ?

Niko : Pas forcément. Pour moi les animaux dans les fictions, comme dans la vie d’ailleurs, ont des places à part entière en tant que personnages. Bien sûr on ne développe pas autant leur psychologie (mais pourquoi pas ?) mais ils peuvent jouer le panel des humains. Donc être des victimes (le plus souvent, comme dans la vie où nous les prenons largement en otage) ou des bourreaux (je pense à Cujo de S. King).
Dans Toxique j’avais réglé son compte à un petit teckel à poil dur, chien qui, dans la vie sauvage est une véritable furie capable de tuer un sanglier en lui mordant les testicules … mais face à Marie-Thomas, il ne faisait pas le poids.

Dany : Dans Vertige il n’y a pas de femmes en huis clos mais elles sont tout de même très présentes dans les histoires de chacun … faut-il que les micro-communautés dans les huis clos reflètent à ce point les sociétés humaines pour être crédibles ?

Niko : Il y aurait bien entendu pu y avoir des femmes dans ce huis clos ! Au contraire ça aurait densifié et complexifié le récit. Je pense que Franck est tellement un gentleman qu’il n’a pas voulu faire souffrir une femme dans ce glacier.  

Dany : Résumons-nous … 

Vertige est un huis clos, dans un environnement hostile et un climat extrême, où trois hommes détenant des secrets, victimes d’enlèvements sont retenus en otage, en compagnie d’un chien. Ils ont une énigme à résoudre qui leur permettra peut-être de ne pas connaître la fin funeste à laquelle l’auteur, gentleman au demeurant,  les destine à une échéance très probablement courte. Introspection, suspicion vont s’immiscer dans leurs esprits … C’est le talent de l’auteur qui fait l’envie du lecteur …
J’ai oublié quelque chose ?

Niko : Très joliment résumé

Dany: Merci !
Est-ce qu’un huis clos est possible avec des personnages récurrents ? Pour ma part je ne le pense pas …

Niko : Oui, dans le cadre d’un épisode. Par exemple imaginez que Tomar Khan soit victime d’une prise d’otage…

Niko : Oui certes mais tu serais obligé de le faire « survivre », peut-être en mauvais état comme Sharko quelques fois mais l’issue est alors prévisible …

Niko : c’est vrai !

Dany : Ou faire comme Jacques Saussey dans Enfermé.e … ne pas nommer les personnages et révéler l’identité à l’ultime page …
Ou le laisser pour mort et le faire revenir dans le tome suivant après … un long coma ?

Miss Aline : Ici pas de gentil à priori. En effet il nous faut deviner « le menteur »,  « le voleur » et « le tueur ». Un huis clos de hasard (une panne d’ascenseur ou une prise d’otage) pourrait-il y avoir un « gentil » dans ses murs ? Et surtout peut-il passer de l’autre côté de la barrière, devenir LE méchant ? Pour un auteur y a-t-il matière à travailler sur ce point de vue  ou n’y a-t-il pas assez d’options envisageables ?

Dany : Moi je trouve qu’au début il y a des ou un personnage plus sympathique(s) que d’autre(s)

Miss Aline : Schéma type Danièle ? Il faut que le lecteur soit du côté de quelqu’un pour avoir envie de poursuivre !

Dany : Oui schéma-type bien sûr … je suis de toutes façons bon public dans le sens où j’adhère à l’histoire à fond quand je commence une lecture … là j’ai été comblée avec les fausses pistes et hypothèses …

Niko, tu as déjà commis un huis clos en plein cagnard, es-tu tenté par un huis clos glaçant ?
En tant qu’auteur …

—————- quelques heures plus tard ——————

Dany : Hou Hou Niko ? Pas d’idées … ça m’étonne !

Niko : Hello ! Oui la preuve, mon prochain roman s’appelle Avalanche Hôtel !

Dany : Un huis clos ?

Niko : pas vraiment mais quand même si d’une certaine manière ☺

Dany : Pas dans un glacier tout de même …

Niko : ah bah non ! La réponse est dans le titre

Dany : Avalanche donc … je pense que tu ne nous en diras pas plus que sa date de sortie ? A moins que … quelques scoops ?

Miss Aline : Oui quelques mots …

Niko : Alors écoute, il faut surtout suivre ma page FB dans les trois prochaines semaines pour avoir des scoops, car j’organise en ce moment une petite aventure immersive qui vous fera presque « rentrer » dans le roman. Concernant l’histoire, je ne peux pas trop en dire plus, si ce n’est que ce sera un roman qui va vous happer sous une tonne de neige, vous rouler, vous glacer avec toujours au bout une petite lumière… une avalanche quoi… ☺

Dany : Il sort quand ?

Niko : le 3 janvier ! Par contre, je vais bientôt révéler la couverture et le pitch et je vous la ferai parvenir en même temps pour que vous l’ayez en premier !

Geneviève : Rhooo le jour de ma fête ! Pardon, pardon je m’emballe là !

Niko : c’est d’ailleurs la couverture sur laquelle j’ai le plus bossé de ma carrière et ils ont fait un truc de dingue !

Dany : J’ai vu la première photo indice … bel objet !

NikoAvalanche Hôtel est mon premier « thriller en one shot » dans la vénérable maison Hachette et j’y crois beaucoup beaucoup.

Dany : Ben nous aussi Niko on y croit … En même temps Fantazmë qui entame sa nouvelle vie … auteur comblé pour les fêtes ???

Niko : oui comblé et surtout surbooké car 2019 s’annonce très dense en écriture pour moi. Je suis sur la suite des aventures de Tomar, Alex Hugo n’a jamais aussi bien fonctionné sur France 2 et va prendre en densité d’épisodes et j’ai un gros dossier scénario en cours également…

Dany : Il restera tout de même une petite place pour échanger avec les flingueuses j’espère ?

Niko : et j’ai prévu de beaucoup me déplacer sur des salons en 2019 !
bien sur plein de place ! En fait, il y un truc qui a changé pour moi…

Dany : ??????????

Niko : ça fait 20 ans que je vis d’histoires dans différents milieux sans être jamais rentré dans aucun de ces milieux… avec le roman j’ai le sentiment d’avoir trouvé ma place, et ma famille, donc c’est toujours un plaisir de parler, d’échanger, de prendre le temps… et bien entendu les flingueuses, vous faites partie de cette famille. Vous êtes d’ailleurs parmi les premières à m’avoir fait confiance.

Dany : Nous aussi nous sommes comblées alors Niko … Je pense que pour cette expérience en huis clos on va s’arrêter là Aline ?
Pour ma part je te remercie de ta disponibilité et ta générosité et te dis à bientôt !

Niko : à bientôt !
Et merci à vous pour ce petit échange !

Geneviève : Est ce que je peux une petite question sur Avalanche Hôtel ?

Niko : mais oui

Geneviève : J’ai oui dire que la mise en place allait être à la hauteur de ton talent et des espoirs que ton éditrice porte en toi.

Niko : tu en sais plus que moi !
Enfin pas exactement

Geneviève : Il n’y pas des animations prévues autour de la sortie ?

Niko : Caroline et Philippe investissent énormément sur mon travail. Je sais qu’il y a une belle campagne de promo prévue, plus une soirée de lancement qui sera mémorable et dont les prémisses sont déjà lancées via mes récents post sur ma page FB (mystère !!!)… il y aura aussi un « escape game » grandeur nature Avalanche Hôtel qui va se déplacer de salons en salons… et plein d’autres surprises… bref OUI, ils vont mettre le paquet !

Geneviève : Oh, je suis ravie que ton travail soit récompenser, j’espère pouvoir faire une de ces murder party un de ces 4. Et longues vie à tous tes projets. ☺

Niko : Merci Geneviève !
Rdv mardi pour le second indice

Dany et Geneviève 

Geneviève : Et pardon  les Flingueuses d’être intervenue alors que je ne devrais être que l’œil de Moscou.

Dany : Cheffe on ne t’en veut jamais de … nous soutenir dans nos délires !

Geneviève : Ben moi j’adore vos délire, alors !

Miss Aline : Merci d’avoir soutenu ce « délire » Geneviève ! 

Niko,  un très grand merci pour avoir accepté de participer à notre première « Autopsie en huis clos ».
Je me joins à Danièle pour saluer ta disponibilité et ta générosité.
On te souhaite un très beau succès avec la sortie début 2019 de Avalanche Hôtel.
À très bientôt pour de nouveaux échanges en huis clos… ou pas !
Merci.

Niko : Merci Aline ! 

Le facebook de Niko Tackian

 

Vous en conviendrez avec nous, nous avons appris pas mal de chose sur le métier d’auteur et ses techniques de travail. Nous, nous avons passé un très bon moment d’échange et de convivialité. Un très grand merci à Niko pour sa disponibilité et sa gentillesse, comme toujours.

On vous donne rendez-vous pour une prochaine Autopsie en huis clos avec…. Ah non, on ne va pas vous le révéler maintenant !

 

Le paradis des louves – Kate Wagner


Le livre : Le paradis des louves de Kate Wagner paru le 18 octobre 2013 chez les éditions Kelableanwi. Réédité en 2018 chez Page 99. 10 € ;  (233 pages) ; 12 x 18,5 cm

4ème de couverture :

 « Meurtrière depuis peu, passionnée depuis toujours, ma flûte de champagne est sans relâche prête à fêter la fin d’un emmerdeur. »

Telle est la sentence permanente de la dangereuse W. Cette jeune fille, qui  nous plonge depuis son enfance dans son inquiétant quotidien, supporte si difficilement les autres êtres humains. Au fil des multiples rencontres et déménagements, elle va tenter de trouver sa place dans un monde qu’elle juge imparfait. Y arrivera-t-elle ? Qui saura sauver son âme damnée ?

L’auteur : Née en 1964 à Strasbourg, Kate Wagner écrit depuis son plus jeune âge. Avant d’explorer le monde des romans, elle a écrit des poèmes, des textes pour des chansons, des articles pour des journaux satiriques ou artistique, une pièce de théâtre en collectif, Le Satin de Noel, éditée chez Art et Comédie de Paris dans la catégorie succès de l’année (20011/14) et une adaptation du roman de Laurence Jyl, Le nez à la fenêtre, à la demande du metteur en scène R.Vuadens.              Peintre pendant vingt-cinq ans, elle prolonge son imagination de la toile sur le papier et raconte des histoires simplement d’une autre manière.                          L’écriture particulièrement incisive, ironique ou mordante a déjà séduit de nombreux lecteurs. Kate Wagner est membre de la SGL, de la Mel, de l’ADELF, de l’adS, du cercle littéraire de la société d’émulation du Jura, de la SEALB, du Cercles des Auteurs de langue Francophone de l’AENJ.

Extrait :
« Demain, je serais jugée en tant qu’accusée et non comme une victime. Ma vie, dont personne ne connait la moindre parcelle, sera pour expliquer mes gestes et non pour essayer de me comprendre. Ça sera la souffrance des autres qui sera jugée, pas la mienne. Sans doute n’aurai-je pas le  temps d’expliquer ce que personne n’a envie de comprendre. Demain je me soumettrai à l’ordalie. Mais quelle qu’en soit l’issue, après le procès, je m’en irai. Moi seule, sera le jugement de Dieu. J’ai perdu l’homme de ma vie et n’ai pas récupéré l’homme de ma mort… »

L’accroche de Miss Aline

Le paradis des louves, Kate Wagner

Amélie Wanderbourg passe ses derniers instants, dans sa cellule,  à rédiger sa vie. Pourquoi ? Puisqu’il semble que personne ne veuille la poser en victime. Elle va décrire avec détachement ses actes. Elle n’y met aucun sentiment. Elle n’en a pas. Le monde n’est pour elle qu’aberration, incompréhension. Tout et tous l’insupporte. Elle va errer de ville en ville, d’identité en identité différentes et semer la mort. Elle-même ne se pose pas en victime. Ses gestes sont, pour elle, justifiables et justifiés. Elle suit ses impulsions/pulsions. Elle ne semble pas tiraillée par sa conscience. En a-t-elle seulement une ? Même son désir le plus cher se refuse à elle et ce n’est pas faute d’avoir essayé !

Étrange roman que nous livre là Kate Wagner. Étrange personnage que cette Amélie. Étrange lecture qui se fait, malgré toi, avec avidité. A.W t’as contaminé, tu es aseptisée. Aucune empathie mais aucune révolte non plus lors de ta lecture. Tu l’observes, tu l’écoute. Peut-elle être une victime ? Veut-elle être sauvée ? Peut-on être aussi morte à l’intérieur ?

Une fois encore Kate Wagner se surpasse dans la l’analyse du personnage. L’auteur ne se pose pas en « juge » et ne t’y pose pas non plus en tant que lecture. Sans heurt, elle dépeint la nature humaine dans toute sa froideur. Simplement. Comme devant un tableau, tu t’arrêtes et tu observes … tu peux même te laisser subjuguer.

Merci à Kate Wagner pour ce moment livresque particulier. Merci également pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Bonne lecture !

Elizas de Sara Shepard


Elizas de Sara Shepard. Traduit de l’anglais par Amélie de Maupeou. Paru le 26 juin 2018 aux éditions Charleston dans la collection Charleston Noir.  22€50 ; (429 p.) ; 23 x 15 cm
4e de couv :

Elizas

Une jeune femme, belle et fragile, un luxueux hôtel hollywoodien et un dangereux mélange d’alcools forts et de médicaments…

Quand Eliza Fontaine, jeune auteure à succès, se réveille dans une chambre d’hôpital, il lui suffit d’un regard à ses proches pour comprendre qu’on la soupçonne d’une nouvelle tentative de suicide.

N’a-t-elle pas été retrouvée ivre morte au fond d’une piscine alors qu’elle ne sait pas nager ? Pourtant, Eliza en a la certitude, cette fois, c’est différent.

Ses souvenirs sont flous, sa mémoire se dérobe, mais elle se souvient d’une voix, d’un rire…

Uniquement armée du roman qu’elle vient de terminer, et dans lequel semblent se mêler fiction et réalité, la jeune femme part à la recherche de ce qui s’est réellement passé. Car, s’il y a une chose dont Eliza est sûre, c’est qu’elle n’a pas sauté dans cette piscine. Quelqu’un a tenté de la tuer.

« Sara Shepard nous éblouit avec ce thriller glaçant qui brouille les lignes entre fiction et réalité. Un roman vibrant et brillant, avec une héroïne que vous n’oublierez pas de sitôt. »
Mary Kubica, auteure du best-seller Une fille parfaite

L’auteur : Sara Shepard vit à Philadelphie en Pennsylvanie où elle est née le 8 avril 1977. Sara Shepard est l’auteure des séries best-sellers Pretty Little Liars et The Lying Games. La série télévisée tirée de Pretty Little Liars a vu sa septième et dernière saison en 2017.  Diplômée de littérature au Brooklyn College, elle s’est inspirée de son propre vécu pour sa série Les Menteuses. Elizas, son nouveau roman, paru en avril 2018 aux États-Unis, est encensé par la critique.
Extrait : 
Lance m’encourage d’un hochement de tête. Il aimerait sans doute que je lui en révèle davantage, mais je n’en ai pas l’intention. La dernière chose dont j’ai envie, c’est d’expliquer mes élans créatifs devant ma famille. Ce roman est mon accomplissement personnel, pas le leur – d’ailleurs, ils ne l’ont pas soutenu, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce ne sont pas des artistes. Ils ne lisent même pas. S’ils le lisaient, ils le taxeraient probablement de stupide. Frivole. Mélodramatique. Je ne leur ai même pas dit qu’il sortait dans un mois. J’espère qu’ils ne s’en apercevront pas et qu’ils ne penseront même pas à le lire. Je n’ai pas envie d’entendre leurs interprétations hasardeuses.

 

Le post-it de Ge

@lillycharleston

Je ne connaissais de Sara Shepard que les romans young-adulte qui ont fait sa renommée. Les premiers publiés il y a une dizaine d’années paru chez Fleuve Noir sous le titre générique « Les menteuses »  l’histoire de cinq lycéennes Alison, Hanna, Emily, Spencer et Aria, les filles les plus populaires de Rosewood qui  ont un lourd secret qu’elles se sont juré de ne jamais révéler à personne.  Une Série plus connu sous le titre de Pretty Little Liars. Il y a eu par la suite The lying game mettant à nouveau des adolescentes en scène, deux soeurs jumelles Emma et Sutton séparées à leur naissance. Ces séries romanesque ont fait l’objet d’adaptations télévisées. Dans la même veine Sara Shepars a écrit Les Perfectionnistes  puis l’an dernier arrivent ses romans les Amateurs dans lequel ses héros et héroïnes sont cette fois de jeune adultes. Et aujourd’hui elle entre dans la cours des grands si je puis dire avec son premier roman destiné à une public adulte.

Avec Elizas, l’auteure nous offre là un pur roman psychologique

Tandis qu’Elizas est en passe de faire publier son premier roman, elle se sent manipulée par son entourage. Parce qu’elle a déjà fait plusieurs tentatives de suicide, personne ne veut la croire quand elle affirme avoir été poussée dans la piscine. Au cours de l’enquête qu’elle mène sur cette agression, sa vie ne cesse de se confondre avec celle de Dot, personnage de son propre roman.

Une fiction où réalité et fiction se mêle étroitement. une histoire où notre héroïne est un peu perdue et nous perd parfois non pas parce que c’est inintéressant mais parce qu’il y a de nombreux rebondissement. D’ailleurs chaque fin de chapitre est un véritable cliffhanger difficile pour les lecteurs et pour la lectrice que je suis de ne pas vouloir connaître la suite. De ne pas savoir comment s’en sort Elizas. Et puis l’alternance entre les chapitres sur Elizas et les chapitres sur son propre roman sont intéressants. Cette autosimilarité donne du relief au roman. Une mise en abyme qui accentue le coté suspense et rajoute de la tension au texte. Cela lui confère aussi un petit coté malsain et glaçant.

Bref vous l’aurez compris, Elizas est un page turner bluffant où réalité, fiction et folie se mêlent. Un thriller psychologique parfaitement construit qui fonctionne à merveille. M^me si je l’avoue, la vieille lectrice de polar que je suis a repéré assez vite les indices que sème l’auteur tout au long de son intrigue.

La nuit de l’Ogre – Patrick Bauwen


Aujourd’hui c’est le lancement officiel de La nuit de l’Ogre le dernier né de Patrick Bauwen.

Et…

Ce soir Ophélie et Jean Paul oserons passer la nuit de l’ogre avec Patrick Bauwen

et

Ils plongeront dans l’univers du maître du thriller lors d’une soirée exceptionnelle à Paris ce 22 mai !

Au programme : rencontre avec l’auteur et dégustation de cocktails « médicaux »

Aussi pour la peine, aujourd’hui,

vous aurez droit à deux chroniques pour le prix d’une.

La première à ouvrir le bal  ce matin c’est Oph….

Allez préparez vous au pire


 

Le livre : « La nuit de l’Ogre » de Patrick Bauwen , paru le 09 mai 2018,aux Éditions Albin Michel. 22 euros, 496 pages, 15,5 x 22,5 cm.

4ème de couverture:

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

L’auteur: Patrick Bauwen dirige un service d’urgence dans un hôpital de la région parisienne. Il partage sa vie entre ses deux passions : l’écriture et la médecine d’urgence. L’OEil de Caine (2007, 40.000 exemplaires vendus en librairie) a obtenu le prix Polar des lecteurs du Livre de Poche et le Prix Carrefour du 1er roman, Monster (2009), le prix Maison de la Presse, et Seul à savoir (2010) a reçu le prix Littré. Le jour du Chien (2017) a reçu le prix polar Babelio.
Patrick fait parti de la prestigieuse Ligue de l’Imaginaire.

Extrait:
 » Audrey le dévisage. Ce gamin n’a pas la trentaine. Cheveux blonds coiffés à la mode, courts sur les côtés, longs sur le dessus. Elle trouve qu’il ressemble à Ken, le copain de Barbie.Enfin un Ken qui aurait avalé des stéroïdes, découpé son gilet à fleurs dans les rideaux de sa grand-mère, et qui la prendrait de haut depuis le début. »

 

Le Off de OPH:

 

 » Je poursuis des fantômes. Et les morts dansent autour de moi », Chris Kovak

Cette citation extraite du dernier roman de Patrick Bauwen donne le ton de cette plongée au cœur de « La Nuit de l’Ogre ».

Il y a tant à dire sur ce nouvel opus qui reprend les personnages de son roman précédent « Le Jour du Chien »… Comment ne rien oublier?

Quand une jeune autostoppeuse abandonne, dans la voiture de notre cher Docteur, une tête dans un bocal de formol, elle ne sait pas qu’elle va entraîner Chris Kovak à la poursuite de l’Ogre, de l’Orcus, de l’Homme au Chapon Melon.

Dès les premières pages l’angoisse et le malaise m’ont pris dans leurs bras pour m’entraîner dans une lecture aussi palpitante que cauchemardesque… Du Bauwen comme on l’aime!

Outre les éléments indispensables à un bon thriller (rythme, intrigue chiadée, rebondissements…), Patrick a intégré des passages poétiques que j’ai particulièrement apprécié:

« Je suis un danseur. Je danse avec la Mort, je virevolte autour d’elle. Ma blouse blanche, sa cape noire, nous évoluons dans le même ballet. Le Médecin et la Mort ont toujours formé un joli couple, n’est ce pas? »

Il évoque également l’humour cynique comme arme de défense face à ce que rencontrent quotidiennement les médecins, infirmiers et autres personnels soignants travaillant aux urgences. Cet humour indispensable quand on côtoie l’antichambre des horreurs.

Au travers de cette enquête qui sera davantage menée par Kovak que par les flics de l’Evangile, Patrick nous emmène au cœur des associations étudiantes, des fraternités, mais aussi du monde des photos mortuaires, son origine historique, son évolution.

Il nous en apprend également aussi un peu plus sur Le Chien dont nous allons à nouveau croiser le chemin..

Les pointes d’humour dans les dialogues et au cours du récit permettent de relâcher habilement les tensions narratives pour nous laisser y replonger avec délectation.

On ne peut que saluer le travail de recherche et d’immersion effectués en amont qui ont permis de donner vie à ce thriller puissant. D’ailleurs il me faut donner une mention spéciale pour avoir évoqué le magasine « liaisons », magasine édité par la Préfecture de Police!

Je lis Patrick depuis ses débuts, je suis chaque fois surprise par la modernité de l’écriture, des intrigues, des éléments utilisés et/ou du vocabulaire employé, des romans ancrés dans notre époque. Non seulement « la Nuit de l’Ogre » n’y déroge pas, mais la plume de Patrick s’est encore aiguisée pour nous livrer un thriller ô combien cauchemardesque.

« Ni le Soleil ni la Mort ne peuvent se regarder en face », laissez donc « la Nuit de l’Ogre » vous en faire la démonstration!

Un cri sous la glace – Camilla Grebe


Le livre : Un cri sous la glace de Camilla Grebe. Traduit du suédois par Anna Postel.  Paru le 1er février 2017 chez Calmann Levy. 21€90 ; (445 p.) ; 23 x 15 cm.

Rééditer en poche le 21 février 2018 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller. 7€70 ; (504 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Avez-vous déjà perdu la tête par amour ?

Emma, jeune Suédoise, cache un secret : son patron Jesper, qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main.
Mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle. Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée. Personne ne parvient à l’identifier.

Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul problème, ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.

Dans un Stockholm envahi par la neige, un double récit étourdissant prend forme. Chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombre.

À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

L’auteur : Née en 1968, Camilla Grebe est diplômée de la Stockholm School of Economics. Elle est cofondatrice de Storyside, une maison d’édition suédoise de livres audio. Camilla Grebe est déjà célèbre en Suède pour sa série de polars écrite avec sa soeur et finaliste du prix Best Swedish Crime Novel of the Year. Un cri sous la glace, son premier livre en solo paru en 2015 en Suède, fut un bestseller dès sa sortie. Thriller captivant dans la veine des Apparences de Gillian Flynn, il est sur le point de devenir un phénomène mondial.
Extrait :
Il fait nuit lorsque j’arrive au commissariat central à Kungsholmen. J’ai aussi l’impression qu’il fait plus froid, car au lieu d’une neige pluvieuse, il tombe à présent sur la rue Polhemsgatan de gros flocons duveteux. Si le commissariat n’avait pas été aussi hideux, la scène aurait pu être belle, mais le paysage est dominé par ces gigantesques immeubles qui rappellent la brutale architecture postindustrielle très en vogue dans les années soixante. Le réseau de lumières qui se dessine sur la façade témoigne que les collègues travaillent derrière ces murs, que la lutte contre les 26voyous ne s’arrête jamais, pas même en soirée juste avant Noël. Et surtout pas lorsqu’une jeune femme vient d’être sauvagement assassinée.

 

Le billet de Syvie K

UN CRI SOUS LA GLACE Camilla GREBE

Lors d’une rencontre avec l’auteure suédoise et j’ai choisi ce livre. J’ai tout de suite aimé l’écriture de Camilla, ses descriptions imagées, la face cachée de chacun des personnages, un style fluide qui se lit bien.

Découverte d’un meurtre; celui d’une femme qui a eu la tête tranchée, non identifiée et retrouvée dans la maison du beau Jesper Orre grand patron de magasin de mode. Trois personnages font l’histoire autour de ce crime. Emma, employée dans un des magasins de Jesper et qui entretient une relation cachée avec lui. Or celui-ci disparaît au soir de ses fiançailles et la police est à sa recherche. Hanne, profileuse reconnue qui décide malgré ses problèmes personnels d’aider la police dans cette affaire. Elle retrouve Peter policier avec qui elle a eu une relation qui ne s’est pas bien terminée. Chacun de ces personnages à son histoire personnelle voir familiale, ses démons et il leur faudra faire un cheminement pour aller au bout de cette histoire.

Au travers de ce récit à trois voix on passe par émotion et sentiments divers pour une chute pour le moins inattendue.