Le Dompteur de Pluie – 1 – La Légende des Klungs de Wendall Utroi.


le dompteur de pluie(1)Le livre : Le Dompteur de Pluie – 1 – La Légende des Klungs de Wendall Utroi. Ré édition le 28.02.2019 aux éditions Independent Publishing Platform. 328 pages.

4ème de couverture :
Vous êtes-vous posé la question de savoir ce que serait votre vie si vous aviez toujours, oui toujours, respecté les règles ? Ce matin-là, Kalyn n’y a pas songé un instant, et sur un coup de tête, ou poussé par on ne sait quelle impulsion, il a bravé les interdits. Pouvait-il imaginer que cette action, si folle soit-elle, puisse transformer une vie et de nombreuses autres ? On pourrait appeler cela l’effet papillon, ou le destin, ou la chance. Moi, je crois qu’il s’agit d’une phase de l’évolution. Pour quel devenir ? La ruine, le chaos, le renouveau ou la gloire ? Tout peut si vite basculer dans un monde où survivre ne tient qu’à un fil. Une aventure qui plaira à tous les âges, pleines de rebondissements et de suspense.

wendall utroiL’auteur : Tout d’abord, un grand merci pour votre passage sur ma page auteur, soyez les bienvenus !
Auteur autoédité, j’ai publié mon premier roman en 2014, sans trop savoir ce qu’était ce monde, ni si mes histoires plairaient. Aujourd’hui, après six titres, je sais que j’ai trouvé dans cette activité une passion qui submerge toutes celles que j’avais auparavant. Auteur qui aime se frotter à des registres différents, j’aime tout particulièrement les parcours de vies, qui nous parlent un peu de nous les hommes et les femmes, avec nos forces, nos faiblesses, mais toujours avec beaucoup d’humanité.
Quand j’écris, je me fixe trois objectifs :
– Ne pas m’ennuyer ni ennuyer le lecteur.
– Prendre plaisir à partager des histoires où se nichent les émotions.
– Et surtout parvenir à vous happer jusque la dernière ligne.
Dans mon premier roman, que l’on peut qualifier de Thriller psychologique, je tente de dépeindre l’Homme tel qu’il est; imparfait, perfectible, hésitant, et parfois capable des pires, comme des meilleures choses.
Poussé par l’envie de poursuivre cette aventure, j’ai écrit un second roman, puis un autre pour ne plus m’arrêter

 

Extraits :
«Il pleut depuis trois jours et trois nuits sur le village des Klungs. Pas une minute sans que les gouttes ne frappent les toits de feuilles dans un bruit sourd. Trois jours sans sortir, c’est interminable. Kalyn s’exaspère :
— Mam ! Sérieux, laisse-moi retourner au centre d’apprentissage, je m’ennuie trop ici !
          — Kalyn ne fait pas l’enfant ! Tu sais que tu ne peux pas sortir par ce temps. Tu veux fondre ?
          — Fondre ! Arrête avec ce mensonge disant qu’on peut fondre sous l’eau, j’ai passé l’âge, c’est pour les bambins cette histoire, j’ai passé l’âge ? On a les coques de feuilles de corne, elles protègent très bien, tu le sais, sinon, on n’en ferait pas les toits de nos maisons et les armures aussi. Si ce n’est que ça, j’ai juste à emprunter le chemin couvert ! »

 

Note de l’auteur pour l’achat :

Toute personne effectuant un don à une association telle que Sos médecin, les resto, Unicef, croix rouge etc de trois euros et m’envoyant la preuve de don par mail à wendallutroi@gmail.com recevra le roman en version epub ou mobi ou Pdf. Ils peuvent bien entendu donner plus, c’est à leur discrétion. Ils peuvent également cacher leur vrai nom sur le bulletin de don, s’ils ne veulent pas le communiquer. Ce mode d’achat est valable jusqu’au 20 mars.

Les Lectures de Maud :

carte

Découvrez la carte de OyaThaan « La terre des esprits ».

Nous découvrons à travers ce premier volet, l’Histoire des Klungs, qui sont-ils et leur passé. Les croyances et les peurs ancestrales sont de mise, se transmettant de génération en génération sans que personne ne viennent les remettre en cause.

Pourtant lorsque Kalyn va braver un des interdits, se mettant en danger, risquant ainsi la mort ; quelle n’est pas sa surprise de découvrir qu’il n’en est rien. Il n’est pas mort et a survécu, la pluie n’est donc pas toujours mortelle. Lorsque cette révélation va être faite au clans, chacun va y aller de son interprétation. Jeune Klung de quelques cadran, le voici propulsé chef de famille avec toutes les conséquences liées à cette tâche.

Un personnage très attachant qui ne va avoir de cesse de prouver que bien équipés ils peuvent braver les dangers et ainsi sauver la colonie. En effet les moissons sont de moins en moins bonnes et le rendement moins importants. Pourtant certains ne voient pas en cette révolution une réelle avancée…Redoublant de courage et de témérité il va prendre sa charge à bras le corps. Le danger guette mais surement pas qu’à l’extérieur du clan. Lorsque les secrets s’effritent, Kalyn va se rendre compte que les Sages gardent pour eux la vérité… Sur qui va-t-il pouvoir s’appuyer ? A qui va-t-il pourvoir faire confiance ? Ses épaules seront-elles assez solides pour supporter l’espoir de son peuple ?

Je découvre l’auteur dans son antre de science-fiction, cette histoire même si imaginaire, soulève bien des problèmes qui nous sont contemporains. En effet, les découvertes et avancées ne sont pas toujours bien vues, surtout si elles remettent en cause les croyances et les lois. De plus en maintenant les gens dans la vision d’un certain danger à franchir les limites, n’est ce pas une manière de les garder le contrôle ? De plus, dans cette organisation des Klung, l’auteur soulève également la place de chacun dans cette tribu très bien organisée et autonome. Une lecture qui m’a ravie, il me tarde de connaître la suite !!! J’espère ne pas patienter trop longtemps !!!

Version lue : Numérique

planche

 

Ma bête de Jean-François Regnier


Le livre : Ma bête de Jean-François Regnier – Paru le 25/05/2018… en autoéditon chez Librinova – 12.90 € – epub 4.49 € ; (178 pages) ;  14×21  cm

 4ème de couverture :

Ma Bête, c’est ainsi que Weston Forrester surnomme Duncan Smith qu’il capture à Boston, sur le parking d’une station-service. Le ravisseur veut faire de sa victime le meurtrier qu’il n’a pas le courage de devenir. Weston Forrester a tous les atouts pour mener le jeu et faire de Duncan Smith un criminel. La rencontre de ces deux hommes, dans un face à face tendu, va les amener à se découvrir aux limites de leurs forces et de leurs valeurs respectives.

 

 

 L’auteur Le parcours professionnel de Jean-François Regnier le conduit de sa Dordogne natale jusqu’à Toulouse où il se fixe à la fin des années 80.
Son goût pour l’écriture, qui tient une place importante dans son métier de travailleur social, s’est renforcé au fil du temps, l’incitant à publier, en 2009, son premier roman L’Acte.
En neuf ans, il a publié quatre romans. Ma bête (2018) est son premier thriller, après des romans plus classiques.

L’appel du fond (2010) : « Les ravages causés partout dans le monde par le virus Mendoz, plonge le petit village français de Boujac dans l’angoisse de la contamination. Bastien Giraudel, l’un de ses habitants, imaginant le pire pour sa famille, décide de fuir dans la montagne alentour. Mais après avoir « touché le fond » pendant cinq années d’isolement, de solitude, peut-on continuer à vivre face à soi-même en tournant le dos au passé ?

Relâche (2012) : D’un côté, un berger qui s’ennuie ferme entre des moutons « moqueurs » et un père vieillissant. De l’autre, une belle inconnue venue se mettre au vert qui va chambouler la vie de notre paysan, avant de disparaître mystérieusement. Une rencontre qui sera le début d’une longue histoire à travers une ville et des êtres attachants. Et tout au bout, dans cette quête obstinée de l’être aimé, une vérité inespérée.

Solus (2017) : Est-il possible de refonder un couple après le décès du compagnon auprès duquel on a partagé vingt ans de vie commune ? Telle est la question que Marc se pose, alors que, sur les conseils d’une amie, il profite de quelques jours de repos à la mer. Au hasard d’une soirée, il croise Louis, un pianiste classique. Se noue une relation chaotique, compliquée par les attentes de chacun. Solus est un suspense « amoureux ». L’histoire de la renaissance d’un homme engagé sur un choix de vie où guette la solitude.

Extraits : 
«  l’histoire nous a montré que les plus grands tyrans ont eu pour compagnie des femmes de tête, des femelles excitées par l’envie de couper les couilles à l’élu de leur cœur, pour échapper au devoir de bien s’en occuper. »
«  Aujourd’hui,  l’info est délivrée en direct, de manière brute, sans aucune analyse, sans aucun recul. On ne se soucie pas de la vérité puisqu’il faut scotcher le téléspectateur à son écran, l’hypnotiser. Qu’importe ce qu’on lui dit, il doit être subjugué.
Les chaînes d’information radotent. »
« le sort me pousse à mal faire et à faire le mal. Il plane sur moi comme une malédiction. Je ne peux m’accomplir pleinement. Je suis dans une fuite permanente, dans une quête affective sans issue. C’est la même histoire pour ce qui est de faire ma vie avec quelqu’un, homme ou femme. A trop multiplier les plans cul à deux balles et bacchanales, à mèche lente, je m’enferme dans une quête de rien, avec, paradoxalement, la ferme certitude que je vais rencontrer quelqu’un. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Ma bête de Jean-François Regnier

Un court roman avec une construction originale, qui interpelle le lecteur tour à tour dans la tête d’un criminel, d’une victime et d’un complice malgré lui.

Certes la séquestration a déjà été traitée dans les thrillers dont le genre convient tout à fait à ce genre de huis clos. Ici la domination est moins humiliante que dans Des nœuds d’acier de Sandrine Collette, la confrontation est moins frontale que dans les morsures de l’ombre de Karine Giebel, la situation n’en est pas moins inattendue et dérangeante. Ducan Smith enlève Weston Forester pour en faire le tueur qu’il n’a pas pu recruter … plusieurs cibles à lui imposer et des crimes presque parfaits. Les questions habituelles de circonstances atténuantes ou pas, de victimes qui se rebellent et deviennent tortionnaires, sont bien amenées dans cet opus.

A noter l’épilogue original qui interroge le lecteur sur le crédit à apporter aux informations et aux investigations à visée littéraires …

Je remercie l’auteur pour la confiance qu’il a témoignée en me proposant cette lecture, un bon moment passé dans un univers anxiogène et sombre, avec des personnages féminins secondaires à ne pas négliger.

Lu en version papier

 

Parasite – Arnaud Codeville


Le livre : Parasite d’Arnaud Codeville – Paru le 17 janvier 2019 – autoédité – Le prix broché 16 € – epub … €( 412 pages) ; format 20 x 13 cm

 

4ème de couverture :

Au cœur de la forêt de Raismes, près de Valenciennes, quatre adolescents repèrent un monastère en ruine. Ils y découvrent une crypte condamnée où résonnent encore les rites d’un culte païen. Ils ne sont pas seuls ; Tapie dans l’ombre une menace les guette.

 

 

L’auteur : Arnaud Codeville né en 1980 dans le nord de la France, ce jeune graphiste et web designer est avant tout un passionné. Adolescent, il découvre le cinéma horrifique et comprend immédiatement que cet univers va prendre une place importante dans sa vie. Il aime avoir peur.À 17 ans, Arnaud croise la route du jeu de rôle L’appel de Cthulhu . Il dévore dès lors les textes de H.P. Lovecraft, devient maître de jeu et écrit ses propres scénarios.

 

 

 

 

 Extraits :

« Ben gravit les escaliers en courant et lorsqu’il découvrit l’état dans lequel son père avait laissé sa chambre, il crut tomber en syncope. Tout était sens dessus dessous. Le bureau était désossé, tiroir et contenu, renversés. Les livres de sa maigre bibliothèque étaient à terre et tous ouverts. Certains avaient le dos déchiré comme si on avait essayé de révéler un secret caché dans leurs entrailles. Par chance, ceux que Samuel lui avait prêtés étaient encore intacts. L’armoire dépouillée de vêtements et même le matelas avaient été retournés. Qu’est-ce qu’il espérait trouver ? des faux billets, de la drogue… et quoi ? des armes ?
L’attitude de son père reflétait bien la confiance que celui-ci lui portait : proche du néant. Ben le savait. Il redressa son lit qui retomba lourdement sur le plancher. Il replaça le matelas et s’assit un instant pour remettre de l’ordre dans ses idées. Les coudes sur les genoux, il balaya la pièce du regard. Depuis des mois, la famille ne vivait plus que sur l’indemnité versée par la société minière après le licenciement de son père ; le peu que possédait Ben avait donc beaucoup de valeur pour lui. Il avait toujours pris soin de ses affaires ; voir son antre, son refuge, son havre de paix dans cet état-là était pour lui une véritable souffrance. Il se leva et commença à rassembler les morceaux de planches de son bureau. Sa poubelle aussi avait été retournée. Parmi les détritus, il aperçut un bout de papier chiffonné. Il tendit la main pour le ramasser.
C’était un mot d’Alexandre. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Parasite – Arnaud Codeville

Je ne suis pas fan des romans fantastiques mais j’avais lu avec plaisir les deux premiers d’Arnaud Codeville et j’avais aimé son écriture. Je le remercie donc de la confiance qu’il m’a témoignée en me permettant de lire celui-ci.

D’abord une riche idée que de situer son action sur la Trouée d’Arenberg, tout le monde connait ce lieu, grâce au Tour de France, par tous temps c’est devenu mythique et son environnement minier dévasté est maintenant bien ancré dans notre inconscient collectif. Pourtant on n’y a pas froid en cet été 1982, alors que commence l’aventure de cet étrange « club des 4 » cyclistes adolescents, avides de découvertes et d’étrange.

Une quinzaine d’années plus tard nous retrouvons Ben, jeune veuf confronté à un deuil difficile, sous traitement et sujet à des hallucinations. Il va essayer de résoudre les mystères laissés sans réponse depuis cette terrible journée de 1982.

Symboles païens et religieux, envoûtement, phénomènes paranormaux parfois extrêmes (là c’est la mécréante qui parle) servent ce suspense bien rythmé.

Une écriture efficace, agrémentée de la fraîcheur de ces adolescents à la solidarité (presque) sans faille, prêts à prendre les risques qu’il convient à leur âge, au temps de leurs premières amours, confrontés aussi à la maltraitance indélébile.

Lu en version numérique.

 

 Extrait : 
Une référence à la tour de Sélénite …
« Il se leva et alluma le téléviseur d’un geste las. Une émission culturelle sur Antenne 2 relatait l’expédition macabre d’un groupe d’universitaires qui s’étaient rendus dans un phare en Loire-Atlantique. Ben s’y attarda quelques minutes, les paupières à moitié closes, lorsqu’une phrase prononcée par son père éveilla son intérêt : « Je te dis que les gosses sont tombés sur un autre conduit, un de ceux que l’équipe B avait trouvés avant de …  »
 
« Il se leva et éclaira des cartons rongés par l’humidité. Il en déplaça une bonne dizaine, délogeant ainsi une myriade d’insectes en tout genre. Il ne se laissa pas décourager, riva la lampe entre ses dents afin de bénéficier de plus de latitude dans ses mouvements. Au bout de cinq longues minutes, il découvrit avec nostalgie son ancien vélo. Celui-ci ne correspondait plus vraiment au souvenir qu’il en avait gardé : le cadre était rouillé, les pneus, grignotés par la moisissure, et les câbles pendaient comme de vulgaires spaghettis. Il caressa le guidon et fut projeté plus de dix ans en arrière.
La Trouée d’Arenberg… Chloé, Samuel et Alexandre… « Diable, qu’ils me manquent ! » lâcha-t-il dans un soupir. »

1974 – Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Miss Aline qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

 

 

 

 

L’auteur : Né en 1980, Arnaud Codeville est infographiste et développeur web. Il arrive à la littérature en passant par sa passion de toujours : les jeux de rôle qui le propulsent dans des univers hors du commun. En 2015, il sort son premier roman :La tour de Sélénite.

 

 

 

 

 

Extrait :
« Malgré la distance, Poirier put entrevoir le visage de l’interlocuteur du vieil homme et pendant l’espace d’un instant, il eut la nette impression qu’il lui était familier. Troublé, le policier tourna la tête et regarde Joël qui venait de s’allumer une Marlboro. Ce type là-bas avait de faux airs de …son collègue. Etait-ce là un vilain tour de son imagination ? se demanda-t-il en scrutant de plus en plus le visage de Joël. Ce dernier s’en aperçut et pivota vers lui, intrigué Stéphane voulut lui en faire part, mais se retient. Finalement, il secoua la tête pour enlever cette drôle d’idée, embraya et fit demi-tour. Dans un crissement de pneus, ils quittèrent la rue Jean Jaurès pour de bon. »

 

L’accroche de Miss Aline :

 

Une 4ème de couverture qui ne laisse rien présager du contenu du livre. Il y a le mot « hantée » certes mais pas de quoi ne pas lire le roman.

Quelques mots en prologue nous parlant d’une maison que l’on brûle intentionnellement à Sebourg. Un homme qui regarde le spectacle jusqu’au bout. « Hantée », maison…je tiens mon paranormale. Va suivre le développement des faits qui devrait m’amener là. Mais je  suis loin, très loin d’imaginer ce que je vais vivre en lisant ce roman.

 Je fais alors  la connaissance de Joël Masson, inspecteur de police dans le Nord de la France. D’emblée, il m’énerve à vouloir finir au fond d’une bouteille d’alcool. À se morfondre. Il a vécut un drame familial, il ne veut pas vraiment en parler. Qu’à cela ne tienne mais bouge toi mec. Le capitaine Lassard va l’envoyer sur une enquête qui devrait se régler en deux temps trois mouvements : une tentative de cambriolage dans une maison à Hérin. À partir de là, je ne maîtrise plus rien, Joël non plus d’ailleurs. Le fantastique, oui. Le paranormal, un très petit oui. Les deux mélangés ça me donne la chaire de poule. Je ne veux même pas lire le soir. Faut pourtant aller jusqu’au bout pour être certaine que le bien triomphe et ne pas rester sur des cadavres à foison, du sang et autres substances glauques, des hallucinations (d’ailleurs en est-ce vraiment ?), des portes étranges… Tout à coup Joël se réveille… enfin ! Je veux savoir et ma lecture prend la vitesse des rebondissements qui se succèdent avec frénésie.

1974 est mon premier livre lu d’Arnaud Codeville. Le texte est fluide avec beaucoup de dialogue, ce qui pour moi rend un texte vivant. L’écriture est très imagée. On ne fait pas que lire, on est dans l’histoire : on voit tous, on vit tous. C’est une écriture captivante voir hypnotique.

Merci à Arnaud Codeville, rencontré fin novembre au salon de Mon’s Livre (Belgique) de m’avoir ouvert un univers que je ne côtoyée pas. Rendez-vous au prochain roman !

 

1974 de Arnaud Codeville


La double Chronique

Deux flingueuses ont lu le même bouquin. Et chacune leur tour elle vous donne leur avis.

Là c’est Ophélie qui vous parle de …

Le Livre: 1974 de Arnaud Codeville. Paru le 01 mai 2016 en auto-édition. 18€ ; 528 pages ; 13 x 20 cm.
4ème de couverture:
À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.
L’auteur: Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.
Extrait:
« Le vent frais de cette soirée de juillet distillait une légère odeur de brûlé et lui frôlait sa barbe de trois jours. Au-dessous d’un blouson noir, il portait un sweat-shirt à capuche qu’il avait relevée sur sa tête. A chaque bouffée de sa Marlboro, la cendre rouge illuminait un rictus de satisfaction. Ses yeux, d’un bleu intense, ne lâchaient pas un seul instant ce qu’il restait de la demeure. Quand il fut certain que le travail avait été correctement fait, il jeta sa cigarette au sol et l’écrasa vivement. Puis il lança un dernier regard sombre en direction de la maison puis quitta les lieux sans jamais se retourner. »

Le OFF de OPH

 

Après La Tour de Sélénite, je me suis plongée dans 1974 d’Arnaud Codeville.

Alors j’enchaîne rarement deux livres du même auteur, néanmoins le troisième d’Arnaud sort sous peu et je tenais à avoir lu les deux précédents avant de découvrir le prochain.

1974 : chronique d’une montée en puissance.

Entre les deux romans, une réelle évolution dans l’écriture. Moins de maladresses, plus de « mâche », une meilleure maîtrise des temps de narration.

Côté style, j’ai retrouvé la faculté qu’à Arnaud de créer des ambiances… et quelles ambiances !
Chair de poule, hauts le cœur, envie de me cacher sous la couette… Le tout sous une pluie omniprésente en cet été de tous les dangers.
Si les thrillers fantastiques ne sont pas votre dada, passez votre chemin, parce que côté sorcellerie et paranormal activity vous allez être servis ! (Rime riche 😉).

Dans la veine de films tels que « Ouija », « l’exorciste » ou encore « The Ring », Arnaud est doué pour nous transporter aux frontières de notre monde sans que cela ne paraisse too much ou que l’on frôle l’indigestion. L’écriture est assez cinématographique et on imagine parfaitement les scènes décrites, même les plus insoutenables.

Quand, à Sebourg, petit village du Nord de la France, les pompiers mettent le feu à une demeure, l’ensemble des habitants assiste à l’agonie de cette vieille bâtisse. Parmi les badauds, un homme se délecte de cette mise à mort…

Une intrigue sans temps mort, de multiples rebondissements : Arnaud nous mène par le bout du nez dans les méandres de son labyrinthe pour nous emmener vers un final… piouffff. 
1974 est un vrai thriller et pas uniquement un roman fantastique ou horrifique. La tension narrative, l’enquête, les meurtres… tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment.

Il me manque encore un poil de consistance pour les personnages mais parce que vous le savez, je suis exigeante !

1974 est un roman que je ne peux que vous recommander pour découvrir l’auteur si vous êtes amateurs de ce genre de lectures.

Sur ce, je vais aller faire des cauchemars…

 

Sous l’emprise de l’héroïne de Cédric Castagné


Le livre : Sous l’emprise de l’héroïne de Cédric Castagné. Paru le 16 mai 2018 en Auto Edition. 14,90 € ; ( 292 pages ) ;  13,3 x 20,3cm 

4ème de couverture :

Matias, qui n’a plus parlé à sa sœur Eva depuis un an, espère que les fêtes de fin d’année leur offriront l’occasion de renouer le fil de leur histoire…

Ugo, quadragénaire à la réputation sulfureuse, part en Amérique du Sud pur tenter de tourner la page de son sombre passé…

Dans une France gangrenée par la drogue, un enquêteur est désigné pour s’attaquer au fléau et casser l’omerta qui règne dans certains quartiers…

Des histoires sans liens évidents.

Mais les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être.

Saurez-vous trouver ce que cachent les apparences ?

L’auteur : Cédric Castagné est l’auteur d’un premier roman sorti en juin 2017, Un dernier mot avant de partir, un thriller psychologique qui aura touché plus de 3 000 lecteurs en quelques mois à peine. Ingénieur de formation, l Cédric Castagné est l’auteur d’un premier roman sorti en juin 2017, Un dernier mot avant de partir, un thriller psychologique qui aura touché plus de 3 000 lecteurs en quelques mois à peine. Ingénieur de formation, l’écriture est pour lui une passion avant tout, un moment d’évasion durant lequel il se plaît à imaginer des scénarios mêlant suspens et rebondissements à l’image des films qui l’inspirent tels que Sixième sens ou Shutter Island.
Extrait :
« Carlos aurait tué un enfant de dix ans pour faire comprendre aux gamins du quartier qu’ils n’avaient que deux choix : travailler pour ou contre lui, le vol ne pouvant être toléré. Mais en réalité, plutôt qu’un meurtre, c’est un véritable massacre auquel se serait livré Carlos, des heurs durant, devant les yeux horrifiés de la petite assemblée. Une lente et cruelle vengeance, autant qu’un rappel à la loi. À sa propre loi. »

 

L’accroche de Miss Aline :

Sous l’emprise de l’héroïne, Cédric Castagné

Quel meilleur moment que la trêve de Noël pour retisser des liens ? Mauvaise idée qu’a eut là le père de Matias. Eva, sa sœur,  annonce qu’elle part le lendemain en voyage.

Tiago reçoit carte blanche pour mettre fin au trafic de Vassiliev et l’arrêter. Il est déjà borderline, il va devenir explosif.

Ugo voudrait ouvrir son agence de voyage. Il va être rattrapé par son passé pas toujours très propre.

Au début de ta lecture, tu t’interroges : comment relier toutes ses histoires ?  L’auteur prend le temps de bien poser chaque personnage mais pas seulement dans l’action. Il les décortique. Il va nous montrer leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs, leurs ambitions, leurs faces cachées.

Le récit est bien déroulé. On va accompagner chaque action, chaque prise de décision. On va avoir peur, douter. Parfois même on sera empathique. Mais quand la poudre blanche règne faut-il attendre une happy end ?

Le fait d’alterner les histoires : Matias, Ugo, Tiago, Eva, maintient le lecteur en alerte. On veut savoir, retrouver untel ou untel. Au-delà du thriller, on va trouver des êtres torturés, en quête de quelque chose. L’auteur nous amène à nous interroger sur les apparences, ce que l’on dégage, ce que l’on veut que l’autre voit/perçois. Sous l’emprise de l’héroïne est un thriller humain.

De plus l’auteur te ménage une « surprise » finale que tu n’as pas soupçonnée. Dans les dernières pages, tu n’as que « waouh » en tête.

Merci à Cédric Castagné pour la découverte de son univers. Merci également pour son accueil et sa gentillesse lors de notre rencontre au salon de Mon’s Livre (Belgique).

mots clés : drogue, manipulation, politique, dealer, apparences, France, Colombie.

Kahena de Margot Aguerre


Le livre: La Dynastie du Royaume de Floss  vol 1 : Kahena de Margot Aguerre, publié en auto-édition et sorti le 01 septembre 2014. 492 pages; 15,90 euros;  24 x 16 cm   

4eme de couverture :

Kahena est une jeune fille intrépide et solitaire qui vit avec sa famille en Altarine, un pays épargné par la guerre que mène Jaliorga, un sorcier haineux qui a décimé de nombreux peuples. Pourtant le temps presse. Kahena devra maîtriser la magie qui sommeille en elle pour faire face à cette terrifiante menace. Elle apprendra à se battre pour découvrir son identité et trouver sa place dans la résistance qui s’organise. Entre drame et espoir, Kahena est un livre pour les curieux en mal d’aventure et les rêveurs intrépides. Laissez-vous entraîner et séduire par ce premier volet de la trilogie de La Dynastie du Royaume de Floss.
L’auteur Margot Aguerre est une jeune auteure passionnée d’écriture depuis ses dix ans. Les mondes fantastiques remplis de magie et de mystère la fascinent. Ecrire est plus qu’un exutoire, c’est une nécessité tout comme le partage qu’elle veut instaurer avec ses lecteurs. Kahena est le premier roman de sa trilogie fantasy La Dynastie du Royaume de Floss. Après un master en économie gestion à l’école de Neoma, elle se lance dans l’aventure de l’autoédition pour partager son premier roman avec le plus grand nombre. Le but est d’échanger autour de son univers et de l’expérience d’être son propre éditeur avec les bons et les moins bons côtés mais aussi montrer qu’être autoéditée ne rime pas forcément avec mauvais. Pendant son temps libre elle aime lire de la fantasy mais aussi écrire des contes pour enfants et des nouvelles, quand elle ne travaille pas sur le Tome 2 de sa trilogie.
Extrait:
« Elias, un garçon plus âgé que Kahena, esquissa un petit sourire en la regardant de biais. La jeune fille sentait son estomac se nouer lorsque leurs yeux se croisèrent. Il était brunb avec des cheveux mi-longs, une barbe naissante, la peau mate et les yeux bleus. En bref, il faisait chavirer le cœur de toutes les filles de Bojuare et Kahena ne faisait pas partie des exceptions, sans pour autant l’afficher.Son frère aîné Nael était tout autant charmeur, peut-être même plus, mais il ne venait plus aux leçons d’escrime ayant passé l’âge ».

La ch’tite chronique de Gabriele

Kahena, Margot Aguerre

Ce livre est l’histoire d’une jeune femme, Kahena qui vit en paix. Un jour, un jour son meilleur ami est attaqué, et Kahena découvre qu’il est blessé. Il lui apprend qu’il a été attaqué par une étrange créature. Kahena va devoir apprendre à contrôler ses pouvoirs pour se défendre.

Dans ce livre j’ai tout aimé, la magie, les créatures démoniaques, la description des personnages, le fait qu’il ait des peuples différents. J’ai beaucoup aimé le Prince Tronze car il est chanteur de gemmes: quand il chante il développe le pouvoir des pierres. J’ai aimé aussi Louftag qui est le roi des fées parce que son nom est marrant. Enfin j’ai adoré Robin parce qu’il a un dragon trop stylé qui s’appelle Ruberonis.

J’ai réussi à imaginer les pensées du Dragon et de Kahena et pourtant quand je lis d’habitude, je n’arrive pas à imaginer les choses. C’est sans doute pour ça que j’ai aimé ce livre.

C’est la première fois que je lis un livre aussi long.

J’ai hâte de lire la suite.

Ma vie sera pire que la tienne – Williams Exbrayat


Chronique duo ou la chronique à deux voix

2 flingueuses papotent ensemble et parle de leur ressenti de lecteure autour d’un même titre

Ce soir c’est Maud et Mamie Danièle qui nous par du polar d’Exbraxat. Williams, pas Charles, hein !

Alors..

 

Le livre : Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat. Paru le 29 Août 2018 aux Editions Independently published. 12.99 euros. (240 pages.) 15 X 23cm

4ème de couverture :
Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

 

L’auteur : Williams Exbrayat est dompteur de livres en bibliothèque et auteur de polar. Il est le créateur de la série humoristico-policière Maddog qui met en scène un détective privé à la morale douteuse et à la gouaille fleurie. Chasse à l’épaulard, le deuxième volet de la série, a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2014. Il y a toujours un peu d’humour et beaucoup de noirceur dans son travail comme en atteste son nouveau méfait : Ma vie sera pire que la tienne, un mélange détonant de roman noir, de novella et de pulp.

 

 

Extrait :
« La route n’en finit pas de serpenter dans la montagne. Des villages reculés, des vieilles bâtisses à l’abandon, des champs mangés par la forêt. Ici, la violence, c’est le mépris ; l’abandon du politique. Il ne reste plus rien. Pas d’écoles depuis longtemps, plus de bureaux de poste. Des nids de poule maltraitent les roues des voitures. Des lacets. Toujours des lacets. À mesure que le convoi s’enfonce dans la montagne, la misère devient de plus en plus prégnante. Elle n’est pas explosive comme la banlieue vue par la télé. Elle est silencieuse ; rampante ; oubliée des grands médias. Ici, c’est le royaume des petits paysans, des nouveaux pauvres, des marginaux, des sans-dents, du surendettement. C’est le triste spectacle de l’agonie d’un Ancien Monde qui se révèle sous les yeux d’Ulysse, sans risque d’insurrection ni de caillassage. »

 

 Papote de Flingueuses entre Maud et Manie Danièle

 

Maud : Coucou Danièle, alors toi aussi tu as lu Ta vie sera pire que la mienne de Williams Exbrayat ?

Danièle : Oui Maud et c’était une découverte … je connaissais bien un Exbrayat mais pas celui-là !

Maud : Pareil de mon côte Qu’en as-tu pensé dans globalité ?

Danièle : Alors globalement j’ai plutôt apprécié : le ton, les situations, les personnages.

Maud : Très bien. Moi je me suis laissée surprendre par la forme, je pensais à tort avoir à faire à des nouvelles 

Danièle : Pareil, arrivée au premier épilogue, je suis repartie sur la page de garde et j’ai vu que c’était un roman !

Je n’aime pas trop le format « nouvelle » mais il s’agit bien d’une suite. Un peu comme une pièce de théâtre où l’on change de décors à chaque acte

Maud : J’ai été agréablement surprise de voir que les histoires s’entremêlaient pour ne former qu’un seul et même roman. Le format Nouvelle ne me dérange pas du tout mais quand je suis prévenue. Mais comme tu le soulignes là c’est plutôt un changement d’acte comme au théâtre !

Danièle : J’ai particulièrement apprécié la première situation … les losers qui braquent un labo ça paye !

Maud : Oui oui la première situation est très sympathique, les losers face à des brigands organisés et la suite qu’en as-tu pensé ?

Danièle : J’y ai trouvé plus d’humour que par la suite …

du coup je suis restée au niveau du ton un peu sur ma faim. Cependant l’intrigue est bien menée

Maud : Dans la première partie il y a quelques phases d’humour noir ou de sarcasme mais l’humour est plutôt présent dans la seconde. Les Présidents tu en penses quoi ?

Danièle : J’ai aimé les Présidents, d’autant qu’on oublie les masques et qu’on attribue du coup les exactions à ceux qu’on a en mémoire … jubilatoire

Maud : Oui et leur caractère, leur perception correspondent plutôt pas mal aux vrais personnages. J’ai beaucoup aimé également

L’intrigue je la trouve aussi très bien menée je n’ai pas vu la fin arriver

Danièle : C’est aussi un artifice commode pour permettre au lecteur de suivre l’intrigue

Maud : A la fois très original et très prenant. Le lecteur retient très facilement les personnages

Danièle : La référence à Colomba n’est pas mal non plus

Les chiens sont des personnages à part entière

Maud : Très très bien trouvée cette référence

J’ai aussi trouvé la personnification des animaux très bien amenée, c’est vivant et réel

Danièle : Tu parles de la fin … j’avoue avoir dû relire l’analyse psy … un peu confuse pour moi mais j’étais sans doute en coma pré-endormissement tard dans la nuit …

Maud : Justement l’analyse psy nous amène aux bords de la future vérité. Mais comme dans tout le livre, rien ne se passe comme prévu

Danièle : Je suis d’accord

Difficile de dire ce qu’on en pense sans spoiler

Maud : C’est aussi ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre. Lorsque le lecteur pense savoir la suite et hop changement de situation et il est berné

Danièle : C’est sur … je n’essaierais pas le captagon amélioré !

Maud : Très difficile oui en effet

Je te comprends tout à fait !!!

Danièle : Ce qui est agréable aussi dans ce roman ce sont les lieux … quand on parle de la ville c’est une petite ville de province avec son quartier craignos, sa campagne est bien profonde et la Corse agréable mais ça peut se passer n’importe où …

Maud : Oui et les quelques allusions au sud de la France… les fermes ont un rôle important

Sans les quelques références géographiques on pourra se croire n’importe où

Danièle : du coup des petits losers tombés dans la délinquance, embarqués par le banditisme … ça peut arriver à nos voisins

Maud : Oui la notion de travaux subalternes et la référence aux cités expliquent comment ils en arrivent là

Danièle : dans un contexte de crise et de désertification rurale …

Maud : Le travail à l’usine ou le deal de drogue? Les deux solutions montrées à nos losers

Danièle : des belles bagnoles tout de même …

Maud : Oui pour certaines…car d’autres tombent en panne

Danièle : c’est pour le fun !

Maud : Je souhaite aussi saluer l’habilité de l’auteur qui a su faire s’imbriquer parfaitement deux histoires qui paraissaient totalement indépendantes

Danièle : oui c’est plaisant … passer un recueil de nouvelles au roman noir à intrigue c’est bien fait !

Maud : Oui oui très bien fait. Tout s’emboite très bien, pas de loupé!!

En conclusion, j’ai passé un très bon moment de lectures. Des personnages attachants pour certains, d’autres machiavéliques.

Et toi Danièle?

Danièle : Oui et je me dis que l’auteur a commis 3 romans, celui-là a été une agréable pause entre deux lectures plus graves et que j’irais bien voir du côté des 2 autres un jour !

Maud : Également l’auteur m a rendue également très curieuse !!

Danièle : Jamais vu en salon ?

Maud : Non pas pour ma part. Et toi?

Danièle : auto édition … explique peut-être la raison

Maud : Oui sûrement

Peut-être qu’un jour…

Danièle : Alors Maud on recommande ce titre ?

Maud : Oui pour ma part!!!!

Et toi?

Danièle : Aussi, léger mais pas que …, noir mais pas que …, rythmé mais pas que …

Maud : Un très bon cocktail rafraîchissant mais pas que…

Danièle : Merci à lui de nous avoir fait confiance … c’est jamais gagné avec les flingueuses !!!!

Maud : Oui c’est vrai. Merci Danièle pour cette lecture commune et ces échanges toujours très sympathiques

Danièle : Merci à toi pour cet échange ! A bientôt pour de nouvelles aventures … mais pas que !!!

Maud : Oui avec grand plaisir!!!!

  

Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbraya


Le livre : Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat. Paru le 29 Août 2018 aux Editions Independently published. 12.99 euros. (240 pages.) 15 X 23cm

4ème de couverture :
Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

 

L’auteur : Williams Exbrayat est dompteur de livres en bibliothèque et auteur de polar. Il est le créateur de la série humoristico-policière Maddog qui met en scène un détective privé à la morale douteuse et à la gouaille fleurie. Chasse à l’épaulard, le deuxième volet de la série, a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2014. Il y a toujours un peu d’humour et beaucoup de noirceur dans son travail comme en atteste son nouveau méfait : Ma vie sera pire que la tienne, un mélange détonant de roman noir, de novella et de pulp.

 

Extraits :

« Les portières du 4×4 claquent. Des gifles pour mes oreilles. J’ouvre les yeux. Trois silhouettes noyées dans la lumière crue d’un milieu d’après-midi. Elles s’approchent d’un pas résolu. Je protège mes yeux avec mes mains. Le soleil tape fort. Foutrement fort. Une enclume sur ma tête. Avec le stress, j’ai perdu des litres de gnôle. Une odeur vinaigrée imprègne mes vêtements. Ma transpiration. Faudrait que je mette le holà sur la piquette, sinon je vais finir comme un pickle. »

Les Lectures de Maud :

 Le deux premières partie sont distinctes, les histoires indépendants et personnages différents. Déjà le ton est donné, c’est de la dynamite qui ne demande qu’à se consumer. Et lorsqu’en plus, les histoires se rejoignent et s’imbriquent, c’est l’apothéose. Avec leur profil particulier, leur vie atypique, vont-ils réussir à s’en sortir ?

Des personnages aux multiples facettes, les situations vont leur faire ressortir le bon, le moins bon et le pire de chacun d’entre eux. Pourtant certains n’étaient pas destiner à partir en vrille. Même le chien est un personnage à part entière et a sa part d’histoire.

Mon préféré ? Sauveur, bien sûr !!! Les braqueurs qui portent le nom d’un de nos précédents, c’était super, le tout saupoudré de quelques clins d’œil de leur personnalité.

L’auteur signe ici un très très bon polar. Usant de sarcasmes et de jeux de mots, mêlant, intrigues, sournoiseries, rebondissements, voir retournements de situation avec brio. Une plume qui exploite tous les palettes de la langue française.  Une fin inattendue !!! Je recommande cette lecture à la fois pour son côté à la fois aérien et plein de noirceur.

Version lue : Numérique

 

 

La Tour de Sélénite de Arnaud Codeville


Le Livre: La Tour de Sélénite de Arnaud Codeville. Paru le 01 juin 2015 en auto-édition. 11,98 euros; 308 pages; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm

 

4ème de couverture:
Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique. Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur et de la folie où il y laissera une partie de son âme…
L’auteur:  Infographiste et développeur web. Arnaud Codeville puise son univers dans une passion qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans : les jeux de rôles. C’est ce loisir riche en inventivité qui l’amène ensuite la littérature. Plus particulièrement celle qui fait peur. Il sort en juin 2015 : La tour de Sélénite et en Avril 2016 : 1974 en tête des ventes dans la catégorie Fantastique et Terreur et Surnaturel sur Amazon pendant 3 mois. En octobre 2016, il remporte avec 1974 le concours des plumes francophones organisé par Amazon. Son troisième roman, Parasite est annoncé pour janvier 2019.

 

 

Extrait:
« – « Il y a des zones d’ombres à la lisière de nos vies quotidiennes. Il existe des forces obscures que nous, pauvres humains, nous sommes incapables de contrôler et même de comprendre… »

le OFF de OPH

Chronique d’une plongée dans l’horreur façon années 80.

J’avais beaucoup entendu parler d’Arnaud Codeville mais je ne l’avais jamais lu. C’est au salon sang pour sang thriller organisé par Nadine Doyelle et son équipe de bénévoles que je me suis procuré ce premier roman de l’auteur.

D’abord il faut que vous sachiez que je suis assez fan des films d’horreur mais surtout lorsqu’ils créent une ambiance de tension et d’angoisse au point de les regarder d’un œil, le second étant dissimulé sous mon plaid et surtout avec des pop corn !

L’auteur est un grand fan de ce genre de films mais aussi de Lovecraft, ce qui se ressent dans son écriture. C’est aussi ce qui m’a convaincue de le lire. Si son second roman, 1974, a été primé (1er prix des plumes francophones), je voulais débuter par le premier pour découvrir sa plume, son style et pouvoir observer l’évolution dans les suivants.

J’ai donc débuté La Tour de Sélénite hier soir et je l’ai terminé ce soir…. c’est dire si j’ai été emportée par l’histoire.
Pourtant, les premières pages ne m’ont pas emballée. Arnaud utilise le passé simple comme temps principal de narration et je ne suis pas fan de procédé. Il m’a donc fallu quelques pages pour trouver mes marques et me sentir transportée.
En revanche, une fois plongée au cœur de l’histoire je n’ai pu m’en détacher.

La première partie du roman pose le cadre et les personnages :
Adel, écrivain en perdition, se trouve un poste de professeur d’université pour payer un divorce houleux et douloureux.
Après une tentative de suicide avortée, il se lie d’amitié avec plusieurs de ses collègues et reprend peu à peu goût à la vie.
Alors que deux de ses amis se lancent dans un projet pédagogique consistant en la rénovation d’un phare, Adel quant à lui passe ses vacances avec ses enfants.
Mais après une semaine à se gaver de l’amour des siens, il apprend avec effroi que ses comparses ont disparu et qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans ce lieu énigmatique.
La seconde partie est un véritable huis clos où angoisse et horreur se mêlent au point d’en avoir eu des hauts le cœur et de jeter des coups d’œil par dessus mon épaule pendant ma lecture !
Adel et trois de ses collègues se rendent au phare afin de retrouver leurs amis. Mais au lieu de cela, c’est l’horreur qu’ils côtoieront et de très très près (âmes sensibles s’abstenir !)

Alors oui c’est un premier roman, oui il y a des maladresses et le récit est perfectible. Mais Arnaud sait créer une ambiance comme on en lit rarement.
Il a su me faire plonger au cœur de l’horreur comme dans les films dont je suis friande (avec des M&M’s à la place des pop-corn). Une ambiance entre Poltergeist et Annabelle avec un poil d’exorciste !

On sent les inspirations de l’auteur et pour les amateurs du genre c’est un livre que je recommanderai à l’avenir.

Cette parenthèse à mes lectures habituelles m’a donné envie de me pencher plus sérieusement sur ce style de littérature et de découvrir d’autres auteurs de la même veine pour trembler de nouveau sous ma couette!