Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit


Le livre Les enquêtes de Cicéron  Volume 9Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit. Paru le 28 Septembre 2018  aux éditions Palémon dans la collection Enquête en série.  10€.  (220 pages) ; 18 x 11cm.

4ème de couverture : Quand on n’y connaît rien en barbouille, on ferait mieux de se coller devant une série amerloque à la télé. C’est ce que j’aurais dû faire. C’est ce que je fais de mieux. Alors, quelle idée m’a pris d’aller fourrer mon nez dans ces tubes mal rebouchés ?

Les odeurs de térébenthine ont rendu tout le monde maboul. Momo tombe amoureux d’une vieille aristo qui balade un mini-chien rose, moi je ne fais que des conneries, manipulé par le bout du nez par une minette (ça change, hein?), et René fout des coups de pied dans la fourmilière… et de boutoir dans la bonne de notre suspect number one.

Le commissaire, lui, en perd, momentanément, sa déontologie atavique. Heureusement que, même en congé « attentat », Vaness’ ne perd pas le nord. Si elle n’était pas là, il me faudrait l’inventer, celle-là !

Mais tout se termine bien car, enfin, la Russie reconnaît mon talent. « Nul n’est prophète en son pays » selon Luc et Matthieu. Ils avaient bien raison, ces mecs qui devaient être les René et Momo de Jésus. Enfilez une blouse, on y va !s qui devaient être les René et Momo de Jésus. Enfilez un tablier, on y va !

Extrait : « Personne ne fait rien tout le monde est content de faire semblant d’agir. Triste réalité. On a tellement dilué -que dis-je dilué ?- dissous l’action qu’on gobe tout en imaginant avoir un rôle. Faire du vent et se sentir vivant. Triste époque. Et pis quand on n’a rien à dire, on partage des fakes sans même se rendre compte qu’on passe pour des cons. Mieux vaut exister con que pas exister. » 
L’auteur : Cicéron Angledroit, alias Claude Picq, est né fin 1953 à Ivry sur Seine (94) et a toujours vécu en banlieue parisienne. Il a été poursuivi, péniblement, par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au Bac et est aussitôt entré dans la vie active par la voie bancaire (secteur qu’il quitte avec joie en 2016). Comme tout un chacun il a fondé une famille, puis une autre. Il traverse son temps avec une forte conscience de sa brièveté et s’étonne chaque jour de la vacuité humaine. Les règles, la hiérarchisation de la société, les croyances sont pour lui autant de notions insondables quand il se replace dans cet univers sans fin et ce temps sans limites qui lui servent de décor.
Très tôt il a eu goût pour la lecture. Notamment les romans. Tout y passait, Céline, Dard, Malet et bien d’autres. Et très tôt aussi il a ressenti le besoin d’écrire. Mais ses velléités littéraires ont été longues à aboutir. Un premier roman en 1994 (Les cinq doigts de Dieu) où il règle ses comptes pêle-mêle… Et puis cinq autres depuis (« Sois zen et tue-le », « Nés sous X » et « Fallait pas écraser la vieille », « Riches un jour, morts toujours » et « Qui père gagne ») dans lesquels il utilise l’humour pour exprimer ses quatre vérités sans esprit revanchard (a-t-il une revanche à prendre d’ailleurs ?).

Chronique d’une flingueuse : L’avis de Sylvie K

Dans le monde du polar, il y a Cicéron un auteur atypique car il écrit des polars humoristiques. Je passe sur la référence Frédéric Dard qui a dû être faite au moins cent fois ; ceci dit rien que le titre de chaque roman (c’est son 9ième roman) est un régal !

Pour celui-ci, le dernier en titre et le premier pour moi, le détective un brin décalé mène l’enquête pour retrouver un tableau volé. Il aurait été piqué par un vilain beau -père à sa jeune et gentille belle-fille. Ladite belle fille ayant fait appel à Cicéron pour retrouver ledit tableau. Un Mijo et pas Miro faudrait pas confondre ! Du coup, Momo et René, les potes de Cicé lui viennent en aide. Momo boit du thé en levant le petit doigt et André met une perruque pour entrer chez le beau-père et du coup séduit la bonne. Pour aider Cicéron le commissaire est raccord et lui octroit la jolie Vanessa. Celle-ci ayant pris une balle à ras de son joli bidon doit rester couchée et coucher avec Cicéron c’est ce qu’elle aime faire le mieux ! Le beau-père voleur est volé et la propriétaire est aussi une voleuse et là le Cicéron s’emmêle les pinceaux. Alors quand les russes s’en mêlent faut rectifier le tir !

Cicéron raconte des histoires qui se passent toujours du côté d’Evry et des coins qu’il connaît. On a même droit à des photos du rad, de la rue, du pavillon, du bistrot etc…  dès fois qu’on irait voir si Cicéron n’y est pas…

En conclusion, un moment de lecture détente sans hémoglobine ou sérial killer avec un brin de sexe et des tirades qui vous laissent le sourire aux lèvres en mangeant des langues de chat.

Merci aux éditions Palémon pour l’envoi.

Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann


Le livre : Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann. Paru le 12 octobre 2017 chez Seuil dans la collection Cadre Noir. 17€.  (182 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche chez Point le 11 octobre 2018. 6€60 . (182 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

 » J’avais un nom de juif et une tête d’Arabe mais en fait j’étais normal.  » Voici François Feldman, originaire de la cité des Buers à Lyon, plus tout à fait un gars des quartiers mais n’ayant jamais réussi non plus à se faire adopter des Lyonnais de souche, dont il ne partage ni les valeurs ni le compte épargne. Il est entre deux mondes, et ça le rend philosophe. Juliane, elle, c’est sa banquière. BCBG, rigide et totalement dénuée de sens de l’humour, lassée de renflouer le compte de François à coups de prêt.  » Entre elle et moi, de sales petites bestioles ne cessaient de se reproduire et de pourrir notre relation, ces sales petites bêtes contre lesquelles nous ne sommes pas tous égaux : les agios.  » Mais le rapport de force va s’inverser quand, un soir, François lui sauve la mise, un peu malgré lui, suite à un terrible accident. Et la banquière coincée flanquée du faux rebeu des cités de se retrouver dans une improbable cavale, à fuir à la fois la police et un caïd de banlieue qui a posé un contrat sur leurs têtes. Pour survivre, ils vont devoir laisser leurs préjugés au bord de la route, faire front commun. Et c’est loin d’être gagné.

L’auteur : À vingt ans, Jacky Schwartzmann a lu tout Arthur Rimbaud et connaît tout de NTM. Puis les petits boulots s’enchaînent, autant pour gagner sa vie que pour vivre la vie des travailleurs normaux. Éducateur, barman, libraire à Lyon, puis assistant logistique chez Alstom, expérience qui lui inspire son roman Mauvais Coûts (La Fosse aux ours, 2016 et Points, 2017).
Avec Demain c’est loinJacky Schwartzmann signe un polar sous haute tension, violemment drôle et d’une belle humanité.
Extrait :
Si on proposait aux gens de pouvoir tarter impunément quelqu’un dans leur vie, je parie qu’il y aurait pas mal de banquiers qui s’en prendraient une. Y aurait des assureurs, des députés, peut-être un ou deux chauffeurs de taxi, mais il y aurait surtout des banquiers. C’est pour ça qu’ils embauchent que des têtes à claques pour ces jobs, ça doit être un prérequis.

 

la Kronik d’EPPY FANNY

DEMAIN C’EST LOIN de Jacky SCHWARTZMANN aux Editions du Seuil

Suite aux conseils d’Ida Mesplède, lors d’un dîner, j’ai découvert l’auteur, Schwartzmann Jacky lors de TPS et y ai fait l’acquisition de ce roman. Eh bien je n’ai pas été déçue !

Ce roman policier-sociétal déjanté est un délice.

L’histoire :

Celle de François Feldman, non, pas le chanteur, juste un mec à la ramasse avec une tête de beur et un nom juif. Ce n’est pas le tiercé gagnant. Il est clair que les fées ont oublié de se pencher sur son berceau.

François, il a grandi dans la cité des Buers à Lyon. Une cité qui craint grave. Il y a tellement traîné avec les arabes de la cité qu’il a comme surnom le Rebeu blanc en plus du Juif. Puis comme il a été bien nourri par la cuisine orientale des mères de ses potes on l’appelle aussi « le Gros ». Là, pas d’ambiguïté, ça colle nickel !

Pour trouver sa place dans la société et devenir un vrai Français, il a quitté la cité et s’est installé à Lyon où il a monté sa boutique. Il y vend des T-shirt avec de fausses citations de son cru :

Extrait P.16 : « Une de mes préférées était : « on est bon, avec les nouveaux freins ? Ayrton Senna. » J’avais aussi : « Mais puisque je vous dis que ça passe ! Capitaine du Titanic. » Enfin voilà ce genre de trucs. »

Une boîte sur le déclin qui lui vaut d’être convoqué régulièrement par sa banquière, Juliane Baccardi. Un monde les sépare. Même si, à la grande surprise de François, ils ont en commun la cité des Buers, où Juliane œuvre dans une association d‘aide aux pauvres.

François fait un petit tour chez Fouad, son coiffeur, et voilà notre pied nickelé avec une nouvelle idée de génie. Il lui faut la financer d’urgence. Oui mais , bernique niveau banque pour un prêt. Faut dire que c’est pas malin de confondre la Banque Populaire avec une succursale des pompes funèbres Algériennes !

Une solution, comme une évidence : aller taper son pote Saïd, le caïd de la cité. Oui mais voilà la mort c’est sacré chez les rebeus et l’accueil n’est pas celui espéré.Voilà notre François qui repart la queue entre les jambes.

Puis une belle journée de merde comme celle-ci ne peut que se terminer en apothéose.

Une Audi A3 écrase le cousin de Saïd contre un mur, au volant se trouve sa banquière, et, comme un con, il saute dans la voiture. Tant qu’à lui sauver la peau à cette conne ce sera contre le prêt dont il a besoin. Faut pas confondre Feldman avec l’abbé Pierre.

Les voilà en fuite pour sauver leur peau. C’est que pour Saïd la famille c’est sacré !

Un répit de quelques heures chez Brigitte et Chonny (j’en pleure encore de rire), mais à l’impossible aucun étalon n’est tenu et tant pis si Juliane gueule.

Puis l’idée : l’agence immobilière du père de Juliane et ses clés de maisons vides à disposition… Ouf ! Enfin ouf c’est vite dit…

Cette histoire nous entraîne dans un road movie hilarant où l’on croise des êtres humains de tous horizons, où les truands les plus futés ne sont pas tous dans les cités, où il fait bon se mettre au vert du côté d’Alger. Où les sentiments, bons comme mauvais, sont présents et parfaitement décrits, et où l’humour, par moments, a un goût de pudeur.

Une excellente peinture sociale de la vie en cité et une peinture au vitriol de notre Sté actuelle. Un roman où l’on appelle un chat, un chat et une chatte, une chatte. Jubilatoire.

Je me suis régalée de ce roman qui m’a donné envie de découvrir les autres écrits de Jacky. Ida, mon banquier ne te dit pas merci. Moi oui !

Mortels Trafics de Pierre Pouchairet


Le livre : Mortels Trafics de Pierre Pouchairet. Paru le 16 Novembre 2016 aux Editions Fayard. Collection : Prix du quai des Orfèvres. 8€90 ; (416 pages) ; 11 x 18  cm

4ème de couverture :
À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
Si la marchandise est perdue, rien ne vous protégera plus, même pas les barreaux d’une prison…
Une rumeur assassine s’en prend à l’innocence d’une famille.
La violence des trafics mobilise Stups et Crim’ au-delà des frontières, dans le secret d’enquêtes mettant à l’honneur des tempéraments policiers percutants, parfois rebelles, toujours passionnés.

Mention : Prix du quai des Orfèvres 2017

L’auteur : En France et à l’étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l’imagination, la vérité d’une vie engagée… Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan, pays qu’il a parcouru du nord au sud. Il a passé plus de 4 ans à Kaboul, y a été témoin de nombreux attentats et y a travaillé en étroite collaboration avec les Afghans…
Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage Des flics français à Kaboul et Coke d’Azur en 2014. Avec, à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour – et sous la lumière crue du terrain – la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

 

Extrait :
« Pour la majorité d’entre eux, dans cet univers morne et triste, la police était clairement l’ennemie. Avec le chômage, les jeunes désœuvrés plongeaient dans la drogue, les plus malins comme dealers. Ici, la réussite sociale passait par s’imposer dans la bande, et régner par la violence…»

Les Lectures de Maud :

 De suite entraînée dans cette enquête qui va mettre les nerfs de toute l’équipe de la Crim’ du 36 à rudes épreuves, deux enfants assassinés à l’hôpital Necker. La question du « pourquoi ? » va mener hanter les premières heures des recherches. Ils sont loin de s’imaginer l’objectif des tueurs et encore moins leurs motivations premières.

Dans ce premier opus, le lecteur découvre Léanne, brigade des stup’ de Nice, et Patrick du 36 de Paris. Deux profils opposés, deux enquêtes, deux objectifs. Ils vont devoir, malgré leurs différences, faire équipe et ce n’est pas sans étincelles qu’ils vont faire connaissance et évoluer !!!

Un premier volet sur les chapeaux de roue, du rythme, du suspense, de l’intensité, une enquête bien ficelée, des rouages mis à nu ; le tout pour le plus grand plaisir du lecteur !!! Une écriture efficace, sans fioriture qui livre les indices peu à peu. Le lecteur ne voit rien venir !! De surprises en déconvenues, le lecteur est happé par cette aventure qui se déroule sous ses yeux. Une pluie de cadavre qui s’en suivra ; une fin glaçante sur fond de …. Aller je ne vous en dis pas plus et vous laisse le découvrir par vous-même. Mon premier livre de l’auteur mais sûrement pas le dernier !!!!!

Version lue : Numérique

 

Le chien arabe de Benoît Séverac


Le livre : Le chien arabe de Benoît Séverac. Paru le 17 mars 2016 à la Manufacture de Livre dans la collection Roman Noir. 18€90 ; (283 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

« Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. »

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

4589748916L’auteur : Benoît Séverac Benoît Séverac, né le 19 août 1966, est un romancier et nouvelliste français. Il est auteur de littératures noire et policière, adulte et jeunesse. Il enseigne l’anglais à l’Ecole vétérinaire de Toulouse. Il est également musicien dans une fanfare jazz-latino rock, membre du conseil d’administration de Toulouse Polars du Sud et membre de 813(l’association des
amateurs de littérature policière).

 

Le post it de Ge

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Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier. Mais ça Sergine ne le sait pas, elle pense que se sont les propriétaires du chien qui sont venu le récupérer.

Les Izards, quartier difficile, quartier Nord de Toulouse. Plaque tournante du trafic de drogue mais aussi base avant de l’islamisme radical. Voici le décor que nous propose Benoit Séverac pour son dernier roman. Il nous immerge au cœur des cités là où le chômage fait des ravages , la déscolarisation et le trafic de drogue font le reste ou presque. Puisque l’islam radical a aussi décidé d’y mettre son grain de sel.

Et pour compléter ce décor, l’auteur situe aussi son action en été, un été caniculaire. La chaleur est étouffante,la pelouse du seul terrain de foot est grillée par le soleil. On respire mal.

C’est dans cet environnement que nous découvrons ce roman noir de la France d’aujourd’hui. Un roman noir urbain où l’auteur montre sans porter aucun jugement la France d’en bas, les laissés pour compte qui décident de s’en sortir seul. Pour cela il y a l’économie souterraine. Celle des trafiquants qui font vivre presque toutes les famille de la cité. Mais il y a aussi la rédemption, celle que propose les frères musulmans, celle qui passe par la radicalisation. Celle qui nie le savoir vivre ensemble dans cette France multiculturelle.

Benoit Séverac tape juste. Il montre simplement les dérèglements de notre société contemporaine. Il met le doigt sur la pauvreté, la précarité des zones devenues de non droit que l’état a abandonné, reléguant ainsi nos quartiers en territoire de seconde zone. Et laissant s’installer toutes les dérives possibles.

Et si notre auteurs parlent de sujets sensibles, il n’y met aucun sensationnalisme, aucun jugement de valeur, il ne stigmatise aucune communauté. Il ne prononce aucun anathème !

J’ai lu ce livre dans le métro parisien lors de sa sortie. Et j’ai été très surprise par la réaction de certaines personnes lorsqu’elle découvraient la couverture de ce livre.

J’ai eu des petits regards de complaisance, des hochements de tête, des pincements de lèvres. Certains je devinais malheureusement ce qu’ils sous-entendaient. Un titre pris au pied de la lettre. Exprimant un racisme quotidien et ordinaire. J’ai eu aussi des regards noirs, des regards haineux, des regards menaçants même. Là aussi ce titre me valait d’être fustigée, j’étais assimilée à cette idéologie nauséabonde. J’avoue parfois avoir été mal à l’aise. C’est vrai que ce livre arrivait après les horribles et monstrueux attentats parisiens et que l’ambiance était à la défiance. Mais toute cette hostilité exprimée, juste autour de deux mots, m’en disait long sur la virulence que portaient ces sujets.

Aussi quand le livre est paru en poche, j’ai ressenti comme un soulagement en découvrant son nouveau titre.

En effet Le chien arabe était devenu Trafics ce  9 mars 2017.

Alors surtout n’hésitez pas à découvrir Trafics, c’est vraiment un excellent bouquins.

Un vrai coup de cœur pour moi !

 

Mort point final – Frank Klarczyk


Mort point Final de Frank Klarczyk

La double Chronique

Vous savez que vous avez de la chance, aujourd’hui on vous propose deux avis pour le prix d’un !

Ce matin c’est jean Paul qui vous livrait son ressenti.

Ce soir c’est Oph qui vous fait part de son Off.

Allez place à Ophélie notre super Flingueuse

Mort. Point final de Frank KlarczykLe livre: Mort point final de Franck Klarczyk. Paru le 05 mai 2017 aux éditions Lucien Souny Plumes Noires. 6€50; 192 pages;  17,8 x 1,3 x 10,8 cm
 
4ème de couverture:
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
franck et Gabriele

Frank avec Gabriele notre Mini Flingue à SMEP 2018

L’auteur: Il se destinait à être professeur mais Frank Klarczyk s’est trompé de porte. Il est entré dans la police, voilà vingt-cinq ans. Il est un « policier de la rue », comme il aime le dire, c’est-à-dire qu’il exerce au sein de la police-secours. D’abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est aujourd’hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L’écriture est devenue son exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour …. une comédie policière ! Si ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu’à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Deux polars sont précédemment parus aux éditions Geste : Sanglante vérité ; Les crocs de la Corrèze

 
Extrait:
« Sans s’asseoir, Bernard ouvrit son tiroir de gauche et en sortit un document qu’il posa sur son plan de travail. Il laissa le tiroir ouvert.
 — Écrivez vos noms, prénoms, date du jour et « Dictée » ! 
 — Non mais, faut arrêter le délire là ! se plaignit Bertrand, nonchalamment et bien haut, depuis sa place – première rangée, milieu de classe, côté fenêtre. 
 — Maintenant, je vous mets en garde ! trancha le professeur, d’une voix de stentor, en posant les dix extrémités de ses doigts sur le bureau, de part et d’autre du document. Il s’agit là du dernier avertissement.
Chacun de ses mots pesait sur la classe.
 — Vous ne m’interrompez plus et, si vous voulez intervenir, vous levez le doigt. Sinon, à partir de cet instant, les sanctions tombent. Vous écrivez donc « Dictée » ! L’arrogant Bertrand reprit, avec un geste provocateur :
 — Z’y va ! Ta mère aussi, elle a qu’à écrire ! 
Par réflexe, avec autant de rapidité que de précision, la main de M. Bernard plongea de nouveau dans le tiroir pour y saisir, cette fois, un pistolet automatique déjà armé et équipé d’un silencieux. Dans un mouvement fluide, presque professionnel, son bras se tendit et il fit feu, une seule fois. Une détonation étouffée… « 

Le OFF de OPH

couverture

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.

Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.

Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.

L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.

Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Des thèmes centraux brossés avec rigueur et amenant le lecteur à la réflexion: la place de la lecture dans nos vies, la déliquescence de la langue française par l’avènement des nouvelles technologies, le déclin de l’éducation nationale et le malaise chez les professeurs, les conséquences de la pression de conformité chez les adolescents, la vengeance…

« Prenez un livre. Quand vous parcourez ses lignes, que vous vous en imprégnez, s’opère alors une connexion entre vous et l’auteur. Une connexion privilégiée qui s’offre à votre esprit et vous éclaire. C’est là que vous accédez à une véritable ouverture sur le monde… C’est la magie des lettres. »

Enfin, les personnages sont plus fascinants les uns que les autres. Ils sont fouillés, construits jusque dans leurs plus profondes fêlures, psychologiquement remarquables.

Je sors scotchée de cette lecture qui, jusqu’au point final, m’a tenue en haleine.
L’intrigue est remarquablement menée et les rebondissements m’ont mise ko les uns après les autres pour me laisser groggy en refermant ce livre.

Un roman que je ne peux que vous conseiller si vous êtes amoureux du noir, des intrigues à tiroir et des livres qui, au delà de l’histoire, vous poussent à nourrir votre réflexion sur notre société.

Mort point final de Frank Klarczyk


Mort point Final de Frank Klarczyk

La double Chronique

Vous savez que vous avez de la chance, aujourd’hui on vous propose deux avis pour le prix d’un !

Ce matin c’est jean Paul qui vous livre son ressenti.

Ce soir c’est Ophélie qui vous fera part de son Off.

Allez place à Jean Paul notre mister Flingueuse


Mort. Point final de Frank KlarczykLe livre : Mort point final de Frank Klarczyk. Paru le  le 5 mai 2017 aux Editions Lucien Souny. 6€50 ; (189 p.) ; 18 x 11 cm.
4e de couv :
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
……………………
 
Mort. Point final par Frank KlarczykL’auteur :  Il se destinait à être professeur mais Frank Klarczyk s’est trompé de porte. Il est entré dans la police, voilà vingt-cinq ans. Il est un « policier de la rue », comme il aime le dire, c’est-à-dire qu’il exerce au sein de la police-secours. D’abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est aujourd’hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L’écriture est devenue son exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour …. une comédie policière ! Si ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu’à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Deux polars sont précédemment parus aux éditions Geste : Sanglante vérité ; Les crocs de la Corrèze.
……………………
Extrait : 
“Le professeur reprenait sa dictée. Toutes les têtes blondes étaient au travail maintenant. Toujours juché sur son estrade, il ressentait une émotion intense. Une satisfaction démesurée. Une jouissance presque. Un sentiment qu’il n’avait pas éprouvé depuis très longtemps en classe. Sans doute même jamais. Pas à un tel degré. Ses ouailles étaient enfin concentrés sur leur devoir. Réellement. Sans un bruit, sans une parole, sans une réflexion déplacée et malvenue. à l’écoute de leur maître. Un moment auquel il aspirait depuis si longtemps. Il le savourait.”
……………………
 

Le “ressenti” de Jean-Paul 

Je pourrais résumer ce roman en un seul mot : “Wahou” !!!.
Mais vous risqueriez de penser que je me la joue facile…
Tout d’abord un grand merci à Caroline Vallat, qui m’en a parlé, et je dois dire qu’elle me l’avais bien vendu.
Mais cette lecture est vraiment allé au delà de ce à quoi je m’attendais.
Malgré un récit un peu court à mon goût, Frank réussit dès le prologue à me captiver.
Les chapitres qui ne sont pas numérotés (???) sont très bien rythmés, avec une histoire dans l’histoire, et des flashback récurants…
Ça démarre très vite, et j’en ai pris vraiment plein les yeux…
Devant les élèves d’une classe indisciplinée, qui manquent de volonté, d’envie et ne connaissent pas le respect, un professeur de français impose une technique personnelle afin de les motiver à travailler.
J’ai suivi avec délectation le “pétage de plomb” de ce professeur sur les premières 122 pages véritablement haletantes…
Plus j’avançais dans le récit plus je me demandais si je lisais bien ce que je lisais !!!
Je ne peux malheureusement pour vous rien dire de plus sans dévoiler le pourquoi du roman, mais en plus de cette écriture (fort belle d’ailleurs) sur les chapeaux de roue, l’auteur nous offre une vraie course poursuite, avec plusieurs rebondissements très intelligents jusqu’à la dernière ligne, que dis-je ?… Jusqu’au point final !!!
Je suis passé par plusieurs phases de sentiments le long de cette lecture.
Car en plus d’être un véritable ”page turner“, Frank soulève “sournoisement” ou pas, certains points très intéressants sur les problèmes qui entourent l’Education Nationale. De nouveaux programmes que l’on arrive pas à developper jusqu’au bout, le français écrit qui se perd peu à peu dans son orthographe, des professeurs dépassés par une évolution constante de la technologie…
C’est le troisième roman de Frank Klarczyk. Il me reste donc à rattraper mon retard, et je vous incite à faire comme moi.
Il y a bien longtemps qu’une envie de me ronger les ongles ne m’était venue !

 

Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

L. était si jolie de Pierre Szalowski


9782350873657,0-3272688

Le livre : L. était si jolie de Pierre Szalowski. Paru le 4 mai 2016 chez Héloïse D’Ormésson. 15€00; (144 p.) ; 21 x 15 cm

Quatrième de couverture

En partant travailler ce matin-là, Daniel Béland – une jolie maison, une famille idéale – reçoit un message d’une certaine Liette. Un prénom synonyme de danger. Daniel sent le piège se refermer sur lui. 24 heures : c’est le temps dont il dispose pour échapper à un passé qu’il s’était pardonné, en omettant que certaines femmes n’oublient jamais…

De Paris à Montréal, L. était si jolie est un roman noir savoureux, où la vengeance et les coïncidences tissent leur toile autour d’un homme rattrapé par ses secrets. Haletant.

eho-szalowski2sL’auteur : Ancien photographe de presse, journaliste, directeur de création dans la publicité et vice-président d’Ubisoft Canada, Pierre Szalowski est aujourd’hui scénariste et auteur, mais avant tout « bonheuraturge ». il s’est fait connaître avec le succès international du Froid modifie la trajectoire des poissons,et aussi  Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?  son second roman. Il vit à Montréal.
Extrait :
Aucun chien ne jette son os. Il l’enterre, puis en enterre un nouveau, jamais bien loin. Il a beau savoir qu’il n’en a plus besoin, il n’y touchera plus, c’est plus fort que lui, c’est du domaine de l’instinct.

 

Le post-it de la bibliothécaire

Daniel Béland, agent immobilier au Canada, se prépare à célébrer la Saint-Jean en famille lorsqu’il reçoit d’une femme disparue vingt ans plus tôt une demande d’amitié sur Facebook.

Lorsqu’un octogénaire provoque accidentellement l’explosion de son pavillon en banlieue parisienne et que …Quand, au fil de la journée, il apprend que des ossements humains emmurés des années auparavant et une broche en forme d’avion ont été retrouvés dans les fondations du garage de celui-ci, le père de famille comprend le piège qui se referme sur lui.

En ce 24 juin caniculaire, il a compris qu’il va être rattraper par son passé qu’il s’était trop facilement pardonné, oubliant que certaines femmes ne pardonnent jamais.

Dan Bellangeren est conscient il n’a plus que 24 heures pour échapper à celui-ci

Voilà un court roman ou une novella qui m’a totalement désarçonnée tellement j’ai trouvé ce texte loin de mes lectures habituelles. Et pourtant dés les premières pages j’ai été tenue en haleine. Ce troisième livre de Pierre Slalowski est surprenant. Il nous offre une histoire haletante donc mais aussi touchante et intrigante à la fois.

Grave, mais non dénué d’humour, ce suspense sur fond de hasards dévoile la faiblesse de l’être quand il se perd dans les méandres de la culpabilité. L’auteur explore avec facétie le thème de la culpabilité, mêlant avec habileté vengeances, coïncidences et suspense. et faisant s’entrecroiser intrigue avec introspection.

Rien ne se perd – Cloé Mehdi


Le livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi.   Paru le 19 mai 2016 chez Jigal et le le 17 février 2017 chez Jigal Poche.   18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm ou 9€50; (296 p.) ; 17 x 11 cm
Réédité en poche le 20 septembre 2017 chez J’ai Lu dans la collection J’ai Lu Thriller. 
 7€60 ; (349 p.) ; 18 x 11 cm?
4e de couv : 

Rien ne se perd

Sur les murs de la cité, des tags pleuvent qui pleurent un enfant perdu. Ils clament « Justice pour Saïd », abattu après un contrôle d’identité par un policier jamais condamné.

Abandonné de tous, recueilli par un tuteur au passé louche, Mattia, onze ans, s’interroge sur les drames qui l’assaillent et la sensation de culpabilité qui semble peser toujours plus lourd sur ses épaules.

Dans un monde de menaces incessantes – violences policières, injustice, haines et solitude -, comment lever le voile sur la vérité ?

Si tout finit toujours par se transformer, Mattia le sait : rien ne se perd, jamais.

L’auteur : Cloé Mehdi est née en 1992. Après Monstres en cavale, prix de Beaune 2014, son second roman, Rien ne se perd, a reçu le prix Étudiant du Polar 2016, le prix Dora Suarez 2017, ainsi que le prestigieux prix Mystère de la Critique 2017.

 

 

Extrait :
« A 19 heures on passe à table. Gabrielle invite les travailleurs sociaux à se joindre à nous. Titre du documentaire : « La famille dysfonctionnelle dans la vie quotidienne ». Ça pourrait même faire une bonne émission de télé-réalité. J’imagine le pitch : Un meurtrier passionné de poésie, une dépressive suicidaire et un enfant perturbé tentent de vivre ensemble au-delà de leurs différences, mais les services sociaux s’en mêlent. Zé, Gabrielle et Mattia parviendront-ils à faire illusion et à déjouer la menace ? »

La KroniK d’Eppy Fanny

RIEN NE SE PERD – Cloé MEHDI Editions JIGAL POLAR

Jimmy Gallier je te laisse faire suivre à l’auteur qui n’est pas dans mes contacts.

J’ai rencontré Cloé à SMEP cette année. Derrière sa timidité j’ai découvert une vraie présence et nous avons échangé sur son roman. Je m’étais promis de la lire. C’est chose faite.

J’ai été bouleversée par sa maîtrise et la maturité de son texte ainsi que le sujet choisi : la bavure policière et ses conséquences. Ici la victime s’appelait Saïd. Il avait 15 ans et est le catalyseur de cette histoire. Car il n’y a pas qu’une victime… Elles sont légion.

L’histoire :

Mattia, onze ans, nous parle de lui.

De sa vie détruite avant sa naissance. De sa famille qui a volé en éclats à cause de cette bavure policière. De son père parti trop tôt, de sa mère qui a renoncé, de sa sœur qui passe son temps à fuir et de son frère qui a préféré couper les ponts. Chacun d’eux ayant trouvé son moyen pour survivre au décès de Saïd. Mais à quel prix.

Extrait P.19 :
Quand j’avais 5 ans je me demandais pourquoi la vie était injuste à ce point.
Quand j’avais 7 ans je me disais que si elle avait été juste elle en aurait perdu tout son sens, car on ne serait pas poussé par l’espoir d’une amélioration.
Quand j’avais 8 ans je cherchais désespérément un moyen de réparer les torts – mais je ne l’ai jamais trouvé parce que la plupart des injustices sont irréversibles, c’est pourquoi elles sont tellement insupportables.
A 9 ans j’ai décidé d’arrêter de me poser des questions.
Et la peur de la schizophrénie qui étreint Mattias. Si fort.

Puis il y a Zé, le tuteur de Mattia, et sa compagne Gabrielle. Un couple bancal, où tout l’amour de l’un ne suffit pas à donner l’envie de vivre à l’autre. Eux aussi sont des dégâts collatéraux de ce contrôle d’identité qui a mal tourné.

Et puis le quotidien, la scolarité compliquée de Mattia, ces hommes bizarres qui le surveillent et l’abordent à la sortie de l’école.

Les secrets enterrés ne demandent qu’à ressurgir.

Car des tags fleurissent dans la ville, le visage de Saïd dessiné sur les murs et demandant justice ravive le passé.

Une justice impitoyable sera rendue.

Amélia jouera enfin son rôle de mère.

Mattia pourra enfin dormir sereinement.

Ce livre est à lire absolument. Pour ma part un des meilleurs lus cette année.

Aussi …

Lors de la 09ème éditions de Saint-Maur En Poche en juin 2017,  Notre porte Flingue a reçu sur la scène des déblogueurs l’auteur Cloé Mehdi. L’occasion de mettre en avant une auteur de talent.