Haines de Pierre Pouchairet


Le livre : Les trois Brestoises Volume 1Haines de Pierre Pouchairet. Paru le 25 Mai 2018 aux Editions du Palémon. Collection : Enquêtes en série. 10€ ; (280 pages) ; 11  x 18 cm


4ème de couverture :
Après une longue période professionnelle dans les Stups à Nice (voir Mortels Trafics), Léanne vient d’être nommée à la tête de la Police judiciaire finistérienne, quand le sauvage assassinat d’une vieille dame, Corentine Ledantec, trouble la quiétude de la commune de Combrit en Pays bigouden. Qui pouvait en vouloir autant à cette nonagénaire, certes fielleuse ?
L’enquête est confiée à la commandant qui lance les investigations avec des méthodes déroutant parfois ses collègues, mais pour elle, nécessité fait loi. Épaulée par ses amies de jeunesse – Élodie, devenue médecin légiste, et Vanessa, psychologue dans la police nationale – Léanne devra démêler l’écheveau des haines larvées qui animent les malfrats les plus retors comme les gens sans histoires.

L’auteur : En France et à l’étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l’imagination, la vérité d’une vie engagée… Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan, pays qu’il a parcouru du nord au sud. Il a passé plus de 4 ans à Kaboul, y a été témoin de nombreux attentats et y a travaillé en étroite collaboration avec les Afghans…
Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage Des flics français à Kaboul et Coke d’Azur en 2014. Avec, à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour – et sous la lumière crue du terrain – la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

 

Extraits :
« Ce fut encore agacée par la discussion que Léanne enfila la tenue de protection qu’elle compléta d’une charlotte, de gants et de sur chaussures. Spécialisée dans les stups pendant de nombreuses années, elle n’avait pas trop l’habitude de ce déguisement. Là où certains voyaient une tenue de cosmonaute, elle avait l’impression de se cacher dans un préservatif géant. Elle s’énerva sur la fermeture de la combinaison avant que la glissière accepte de se fermer.
Elle s’approcha enfin de la maison. Il s’agissait d’un pavillon à un étage, bordé par un jardinet d’une dizaine de mètres de large. L’accès à l’habitation se faisait soit par une porte centrale, desservie par un escalier en façade, soit sur le côté, en passant par la cave puis un escalier intérieur.
Elle prit par l’entrée principale. Un vestibule desservait sur la gauche une cuisine, sur la droite, une salle à manger avec à l’arrière un coin salon, ce fut là qu’elle trouva le gros de la troupe.
Le corps était étendu sur le sol, face contre terre.
Léanne balança un regard interrogateur en direction de Leroux.
— La maison a été sommairement fouillée, ça laisse tout de même une impression étrange, j’ai plus le sentiment que l’on a tout saccagé que cherché quelque chose.»

Les Lectures de Maud :

 Très heureuse de retrouver Léanne, découverte dans l’opus précédent Mortels Trafics, partie de Nice, la voilà de retour dans la région de son enfance. Nouvelle équipe, nouvelle enquête, elle va devoir prendre ses repères et démêler cette sombre affaire. Femme fraîchement débarquée, tout le monde l’a à l’œil, au moindre faux pas elle va dégringoler. Tenace et toujours équipée de son caractère bien trempé, elle va se faire une place et aller de l’avant et éviter que son affaire se retrouve entre les mains de la gendarmerie.

Une histoire, qui de prima bord, parait simple va au contraire se révéler très complexe. Mettant les nerfs à rude épreuve de toute la brigade, des politiques, des magistrats. Jusqu’où est-elle prête à aller pour que justice soit faite ? La Bretagne n’est pas Nice, la criminelle fonctionne différemment que la brigade des stup’. J’apprécie beaucoup aussi la tentative de rapprochement entre la Gendarmerie et la Police, si souvent opposées.

Elle va retrouver ses amis d’enfance, Vanessa devenue psychologue et Elodie médecin légiste. A elles trois, un trio qui fonctionne bien et qui amène du dynamisme et de la fraîcheur dans ce monde d’hommes.

Une nouvelle fois emportée par la plume de l’auteur, direct, dynamique et qui ne manque pas de rebondissements ni de retournements de situation. Un opus, où Léanne se dévoile un peu plus et qui montre certains aspects de sa personnalité qui, je l’espère ne lui brûleront pas les ailes. Une lecture que je recommande évidemment !!! Je vais très rapidement découvrir La Cage de l’Albatros, et retrouver avec plaisir Leanne !!!!

 

La petite fille du phare de Christophe Ferré


 

La petite fille du phare de Christophe FerréLe livre : La petite fille du phare de Christophe Ferré. Paru le 3 octobre 2018 aux Editions L’archipel dans la collection Suspense. 22 € ;  (544 pages) ;  15×24 cm.

 4ème de couverture :

Ploumanac’h, Côte de granit rose. Le temps d’une soirée dans un bar proche de leur maison, Morgane et Elouan laissent la garde de leur bébé, Gaela, à son frère adolescent.

Au retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d’effraction, nulle demande de rançon. Les pistes se multiplient, mais l’enquête piétine.

Très vite, la police judiciaire pense que la petite fille ne sera jamais retrouvée.

Pour les parents de Gaela, l’enfer commence. D’autant qu’on fouille leur passé, et que celui-ci présente des zones d’ombre. Morgane est bientôt suspectée d’avoir orchestré la disparition de sa fille…

Un suspense au dénouement aussi stupéfiant qu’une déferlante sur les côtes bretonnes.

2973499L’auteur : Christophe Ferré est née en 1963.  Christophe Ferré écrit des romans, des pièces de théâtre et des fictions radiophoniques. Il a obtenu le Grand Prix international de la fiction radiophonique pour Chambre d’Amour. En 2010, il reçoit le Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française. Il est l’auteur de neuf romans dont La Révélation de Chartres (Salvador, 2015)

 

Extrait :
« Ses mains saisirent l’enfant. Alors l’être de la nuit l’emporta avec lui et disparut dans le cauchemar de la nuit ».
« Les vagues sont comme l’amour, elles sont belles en arrivant sur le rivage, mais l’instant d’après, elles n’existent plus ».

 

 

Les P’tits Papiers de So.

La petite fille du phare- Christophe FERR֤E

 

La petite fille du phare nous emmène dans une Bretagne que l’auteur semble bien connaître, on y découvre la côte de granit rose, ses paysages, ses traditions, on respire l’air marin, on s’y croit.

Dans ce cadre magique se produit un drame. Un bébé de 10 jours disparait. Tout au long de ce roman, nous suivrons Morgane, mère de la petite Gaela disparue. L’écriture est fluide, on se laisse porter de chapitre en chapitre pour retrouver le bébé.

Le pitch est prometteur, on nous annonce une fin renversante. La lecture démarre par un chapitre engageant, sombre angoissant.

Oui mais voilà. Difficile de se sentir proche de cette mère qui semble dénuée de tout instinct maternel, presque sans émotions. Difficile de croire au drame familial tant les personnages semblent froids, distants. Volonté de l’auteur pour semer le trouble ?

Tout s’enchaine, tout s’explique, et pourtant, il m’a manqué un quelque chose dans cette lecture. J’aurai aimé vibrer avec Morgane, j’aurai aimé avoir mal au ventre pour elle, d’avoir perdu cet enfant, j’aurai aimé souffrir avec elle alors qu’elle vit un cauchemar. J’ai regretté ne pas retrouver cette atmosphère angoissante du premier chapitre. Tromperies, trahisons, ponctueront cette quête de vérité, mais là encore, l’émotion a manqué. La petite fille du phare est un roman qui se lit facilement, rapidement, accessible à tous.

Merci aux Editions L’Archipel et à Christophe Ferré pour l’envoi de ce service presse.

 

Si vous souhaitez un autre avis de Flingueuse c’est ICI et c’est celui d’Aline

Récidive – Sonja Delzongle


Le livre : Récidive de Sonja Delzongle. Paru le 8 mars 2018 aux Éditions, Folio. 8,30 € ; 480 p. ; 10,8 x 17,8 cm.

4ème de couverture :

New York, printemps 2014. Hanah Baxter, profileuse française qui traque les tueurs en série, est de retour chez elle après un voyage en Californie. Elle a assisté à l’exécution de Jimmy Nash, un meurtrier sadique qu’elle avait aidé à capturer et qui voulait lui faire une dernière confession. Peu à peu, des événements étranges envahissent son quotidien. De mystérieux appels anonymes retentissent à toute heure. Des réminiscences inexplicables hantent ses nuits. Et la terreur s’empare d’elle… Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir. Le compte à rebours est enclenché, la confrontation sera inévitable. Mais la vérité n’est pas toujours celle qu’on imagine…

 

L’auteur : Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon… Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, La Journée d’un Sniper, elle publie un premier thriller À titre posthume, puis Le Hameau des Purs, en 2011. La lecture d’ouvrages sur les serials killers combinée avec sa passion pour le continent africain, également visible sur ses toiles, l’incite à s’engager dans l’écriture de son roman Dust qui paraît en 2015 chez Denoël. L’ouvrage connait un succès éditorial et public. En 2016, paraît Quand la neige danse, toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. Récidive paru en 2017 nous offre une troisième enquête… Sonja Delzongle vit toujours à Lyon.

 

Extrait :
“Le brouillard s’intensifie, les chutes de neige redoublent. Il est 22h53. Le capitaine a les yeux rivés sur le rocher où se trouve le phare. Ses paupières brûlent. Une fraction de seconde, il croit distinguer une lumière. Enfin ! Mais aussitôt, une nouvelle nappe de brouillard la voile. Puis elle réapparait. Un faisceau lumineux qui passe de rouge au vert.
C’est lui, c’est le phare du Grand Jardin ! On est sauvé ! Exulte William Gregory. C’est le moment, la chance d’entrer dans la passe et d’arriver au port. Le capitaine donne ses ordres, la manœuvre délicate est amorcée.
Et soudain, le choc, d’une violence inouïe, dans un fracas épouvantable. La coque du navire se déchire sur les arrêtes des récifs sombres émergeant des flots à tribord. Les passagers sont propulsés dans tous les sens comme des pantins. Des têtes heurtent le sol, les tables. Le sang jaillit déjà sur le Hilda. Des étagères se décrochent vont s’écraser les unes sur les autres, des piles d’assiettes valsent, des vitres explosent. Des pleurs, des cris de détresse emplissent l’intérieur du paquebot. On cherche ses proches, on tombe, on tente de se relever, tombe de nouveau pour, parfois, assommé ne plus se relever.
Mary serre ses deux enfants contre elle, les battements de son cœur soulèvent sa poitrine. Elle sent les leurs sur son ventre. Elle sait qu’ils vont mourir. Tous les trois, ensemble.“

 

Le ressenti de Jean-Paul

Récidive de Sonja Delzongle

Bonjour à toutes et à tous…

 

J’avais déjà été emporté par Dust, et Quand la neige danse, dans Récidive, Sonja élargit l’univers de Hanah Baxter, par rapport aux deux autres tomes. Ici, les enquêtes prennent moins d’importances au profit d’une profondeur dans les portraits psychologiques des personnages. Le fil rouge du roman tourne autour de la famille de Hanah, son père bien sûr, sa mère, son oncle, mais il y aura aussi bien d’autres surprises.

Comme a son habitude, Sonja nous offre une très belle écriture, très différente des polars habituels. Une dose de poésie dans ses descriptions font aussi vivres les lieux.

Ici les côtes sauvages de la Bretagne…

C’est un univers très visuels. Sonja conçoit ses romans comme des scénarios. Les flash-backs récurants, les différentes histoires qui s’entrecroisent, chaque petit détail compte, ses descriptions sont pointues et méticuleuses. Les actions et les événements s’enchaînent les uns derrière les autres, ne laissant aucun répit aux lecteurs et ce jusqu’au final…

 

J’ai trouvé ce tome plus puissant que les deux premiers. J’ai ressenti une implication de Sonja peut-être “plus personnelle”. J’ai eu l’impression qu’elle y a mis ses tripes. Hannah est malmenée tous le long de ce roman, Physiquement et psychologiquement, et de thriller… j’ai glissé petit à petit vers un univers noir, sans concessions…

 

Bravo Sonja, c’est du grand art !!!

 

 

Le Troisième Rappel de Gilles Sevastos


Le livre : Le Troisième Rappel de Gilles Sevastos. Paru le 16 Octobre 2018 aux Editions Le Lamantin. 19€. (392 pages). 21 x 14 x cm


4ème de couverture :
Le monde entier s’apprête à rendre hommage à Lola Harmann, chanteuse à la voix exceptionnelle, disparue dix ans plus tôt lors du dramatique concert de Bercy. Valentin Nievez, réalisateur pour un magazine scientifique, travaille sur un sujet consacré à Lola. Il enquête sur les mystérieux chants du troisième rappel, qui ont envoûté les spectateurs présents, mais dont on a perdu toute trace dans la catastrophe. Parallèlement, un organisme secret réalise des expériences effroyables sur la résistance de cobayes à un certain enregistrement qui rendrait fou quiconque l’écoute jusqu’au bout. Et si tout était lié ?

L’auteur : Gilles Sévastos est né en 1960. Après son bac, il suit des études supérieures de mathématiques avant d’intégrer l’école nationale Louis Lumière en section Image. Après avoir travaillé dix ans comme chef opérateur sur des documentaires et des émissions de télévision, il réalise quatre courts métrages de fiction et quelques documentaires. Il intègre en 1995 en tant que réalisateur-opérateur l’équipe d’Archimède, l’émission scientifique d’Arte, pour laquelle il travaille 6 ans et réalise « Un animal a glissé ». Il travaille également pour « Silva », une autre émission d’Arte, et réalise des documentaires pour le CNRS et la Cité des sciences de La Villette. Il se consacre désormais à l’écriture de romans.
Extraits :
«Souvenez-vous de ce concert maudit de Bercy.
Souvenez-vous de Lola, de sa beauté sensuelle et de sa voix à nulle autre pareille.
Souvenez-vous de ce troisième rappel, du bonheur sans limite qui vous a envahi et de l’horreur qui est advenue, lorsque le chant s’est achevé.
Souvenez-vous.

Pas un jour ne s’écoulait sans que Valentin y pense.
Et chaque fois, il se disait que ce soir-là, l’humanité avait perdu ce qu’elle avait produit de plus beau. »

Les Lectures de Maud :

Le Troisième Rappel de Gilles Sevastos


Une histoire à 100 à l’heure qui embarque le lecteur dans une sombre enquête mêlant machination, manipulation et mensonge. Une histoire qui fait frissonner et froid dans le dos : utiliser des cobayes humains lors d’expériences clandestines.

Parallèlement, Valentin, journaliste, va se pencher sur le phénomène du dernier concert de Lola. Lors de son enquête très périlleuse, il va faire des découvertes qui dépassent l’entendement, au départ il rationalise, a du mal à y croire et pourtant… De surprises en péril, il va se retrouver malgré lui entraîner dans une dangereuse aventure, mettant sa vie en danger afin de faire éclater la vérité. Quel en sera le prix ?

L’auteur signe ici un excellent premier roman, mêlant, intrigue, espionnage et trahison. Un thème tout à fait original qui permet à ce livre de se distinguer des thrillers habituels. Une écriture fluide, dynamique, entraînante embarque le lecteur qui n’est pas au bout de ses surprises. Les intrigues sont très bien ficelées, nous ne voyons rien venir. Une fin tout à fait inattendue. Un très bon moment de lecture, je suivrai très attentivement les prochaines parutions !!! A découvrir sans tarder !!!

Je remercie les Editions Le Lamantin pour leur confiance et la découverte

 

Version lue : Broché 

Mention : premier roman

La petite fille du phare – Christophe FERRE.


Le livre : La petite fille du phare de Christophe Ferré. Paru le 3 octobre 2018 aux Editions L’archipel dans la collection Suspense. 22 € ;  (544 pages) ;  15×24 cm.

 4ème de couverture :

Ploumanac’h, Côte de granit rose. Le temps d’une soirée dans un bar proche de leur maison, Morgane et Elouan laissent la garde de leur bébé, Gaela, à son frère adolescent.

Au retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d’effraction, nulle demande de rançon. Les pistes se multiplient, mais l’enquête piétine.

Très vite, la police judiciaire pense que la petite fille ne sera jamais retrouvée.

Pour les parents de Gaela, l’enfer commence. D’autant qu’on fouille leur passé, et que celui-ci présente des zones d’ombre. Morgane est bientôt suspectée d’avoir orchestré la disparition de sa fille…

Un suspense au dénouement aussi stupéfiant qu’une déferlante sur les côtes bretonnes.

L’auteur : Christophe Ferré est née en 1963.  Christophe Ferré écrit des romans, des pièces de théâtre et des fictions radiophoniques. Il a obtenu le Grand Prix international de la fiction radiophonique pour Chambre d’Amour. En 2010, il reçoit le Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française. Il est l’auteur de neuf romans dont La Révélation de Chartres (Salvador, 2015)
Extrait :
« Les médias s’abreuvaient de ce fait divers où l’amour côtoyait la mort, où la suspicion était partout et la vérité nulle part. Le public se délectait de cette histoire de sang et de larmes qui souillait les rochers de la Côte de granit rose. »
« Ses mains saisirent l’enfant. Alors l’être de la nuit l’emporta avec lui et disparut dans le cauchemar de la nuit ».

L’accroche de Miss Aline :

 La petite fille du phare, Christophe Ferré

Une petite fille de 10 jours laissée sous la surveillance de son frère adolescent. Des parents qui se retrouvent non loin de là dans un bar. Le retour s’annonce comme une fin du monde : le bébé a disparue. Aucune trace d’effraction, l’adolescent qui n’a rien entendu.  Commence alors l’enquête du juge d’instruction Ornano qui  part dans toutes les directions possibles et imaginables. Les éléments tendant à mettre Morgane (la mère) en accusation. Revirement de situation lorsque 4 semaines après l’enlèvement, la petite Gaela reparait. Tout est remis en cause. Vraiment tout ?

Je n’ai pas d’empathie pour cette mère qui me semble subir les faits. Que cache-t-elle ? Pourquoi ne se démène pas plus que ça ? Une envie irrépressible de la secouer et de lui hurler dessus : « bouge-toi ton enfant à disparue. Crie, hurle, casse quelque chose. »  Peut-elle être assommée par cette disparition au point d’en devenir apathique ? Je ronge mon frein d’être dans la tête de cette présumée innocente que tout accable. Et pourtant l’auteur maintient ta curiosité en alerte de révélation en révélation. Il va te donner tous les éléments pour arriver à la conclusion. As-tu su interpréter chaque élément ? Il y en a bien un qui te titille l’esprit mais la preuve est sous tes yeux : ce fait est inéluctable. Alors quoi ?

 Dans les derniers chapitres les choses s’accélèrent et la fin se profile. J’ai apprécié cette fin qui vient déranger l’ordre des choses dans cette enquête. Après coup, tu te dis  que forcément avec ce que tu savais (mais que sur le coup tu n’as pas noté) cette fin est « logique ».

Le livre est narré principalement par Morgane, la mère de la petite Gaela. Les chapitres sont courts et donnent le rythme de la lecture. L’écriture est fluide. Le récit se déplie avec minutie. L’auteur a comme voulu être dans la tête de cette présumée innocente. Quelle patience il a fallu pour arriver à la conclusion !

En dehors de l’histoire, on est transporté dans cette Bretagne, ses paysages, cette mer qui peut d’un coup devenir violente. A l’image de l’humain qui reste toujours un mystère pour son entourage (on ne connait jamais vraiment les gens) et qui peut se révéler d’une noirceur insoupçonnée.

Je remercie Archipel Edition pour ce SP et Monsieur Christophe Ferré pour n’avoir fait découvrir son univers.

 

Sauf – Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de Couv :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.

 

Extrait :
J’aime cette ville, elle me fascine, je crois que ça ne changera jamais. Quand je la traverse, j’ai l’impression d’être au centre du monde. Je l’aime d’autant plus que je m’y sens étranger. Je sais que je ne suis pas d’ici. Personne n’est d’ici, hormis quelques familles. Les autres viennent des quatre coins du monde et sont libres de rester, de vivre comme ils le veulent. On parle de Paris en mal, on montre du doigt l’anonymat, et la vitesse, souvent le bruit. Tout cela est faux. L’anonymat n’est que le synonyme parisien de la liberté qui s’offre à qui la veut. Tout comme la vitesse et le bruit.

 

Les p’tits papiers de So

SAUF- Hervé Commère– Editeur : Fleuve Noir

SAUF est de ces romans qui reste en vous.
Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous ennivre.

SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur.
Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, et plus loin encore. Et quel voyage.
Chaque chapitre appelle au suivant.Chaque fin de châpitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !
Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.
SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amourS. Une ôde à la vie.
J’ai commencé ma lecture un jour ensoleillé, je l’ai interrompue que pour ne pas être indélicate avec ceux qui m’entouraient. Mais il y avait une urgence à le finir. Pour connaître le dénouement de l’intrigue, bien sûr, mais avant tout et surtout parce qu’il m’a procuré un sentiment de bienêtre que je n’ai plus ressenti depuis longtemps dans mes lectures. Un tourbillon d’émotions. Ce sentiment profond d’être vivante.
Puis arrive l’instant où on referme le livre, où on regarde par la fenêtre et on se laisse partir. Et vient le moment où on se lève pour le ranger dans la bibliothèque, on regarde sa tranche avec l’immense fierté de posséder un tel bouquin.

A lire d’urgence et sans modération.

Et retrouvez ICI le billet de Dany sur Sauf

Jeu 5 Épisode 8 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Jeu 5 Épisode 8 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

Et bien c’est incroyable mais on repart à Vannes,

punaise ils sont trop fort ces bretons

Et aujourd’hui c’est Sylvie qui nous parle de sa nouvelle librairie !


Coucou Geneviève,
Je prends enfin le temps de passer par ici et je vois que tu demandes à ce qu’on te parle d’une librairie qu’on aime bien 😉

Alors ça ne fait pas longtemps que je suis revenue vivre prés de Vannes et il y a plusieurs librairies dans cette belle ville, la grande librairie Cheminant, celle qui s’appelle « le silence de la mer« , et surtout la dernière, ma préférée : « l’archipel des mots« .

Cette dernière est toute petite mais sa libraire, Joss, est absolument extra.

Elle reçoit parfois des auteurs en dédicace et ensuite on va tous causer au bar du coin ( on a fait ça avec Gille Marchand et Erwan Larher). C’est hyper convivial et moi j’aime ça. Joss participe aussi à l’organisation du salon du livre de Vannes.

 

Librairie L’ARCHIPEL DES MOTS
21 place du général de Gaulle 56000 Vannes
Tél. 02 97 61 20 79

Son site ICI

Alors si avec mon blabla je participe à un concours, super ! Si c’est juste pour causer, ça me va aussi 😉

Lucky Losers de Laurent Malot


Lucky Losers de Laurent MalotLe livre : Lucky Losers de Laurent Malot. Paru le 28 décembre 2016 chez Albin Michel. 13€50 ; (297 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Lucky losers

Sean Kinsley, dix-sept ans, c’est moi. Il y a moins d’un an, je vivais encore à Londres, jusqu’à ce que ma mère surprenne mon père dans les bras d’un homme. C’est là que tout a basculé : déménagement en Bretagne, inscription dans un nouveau lycée, mais surtout coup de foudre pour la plus belle fille du monde ! Ç’aurait pu être le nirvana si des fils à papa n’avaient pas cherché à nous humilier, mes copains et moi. Et comme je ne réfléchis pas toujours aux conséquences, je leur ai lancé un défi. De quelle façon ce défi a pu embraser tout Douarnenez, je me le demande encore…

Une comédie sociale à l’anglaise, dans la tradition de The Full Monty, Pride et Billy Elliot

 

Laurent-MalotL’auteur : Né en 1970, Laurent Malot vit à Etampes en région parisienne. Scénariste et romancier, Laurent Malot réussit son pari dans tous les genres, du polar à la fable humaniste, en passant par la comédie sociale.

 

 

 

 

 

Extrait :

Laisse tomber, c’est la banquise, cette fille, et toi, t’es un rafiot qui va se faire broyer si tu t’approches trop près !
J’aimais bien les métaphores de Kévin, mais celle-ci me faisait mal pour deux raisons : la première, c’est qu’en tant qu’ami il aurait pu m’encourager plutôt que m’enfoncer. La seconde, que j’ai ignorée malgré l’évidence, me rappelait qu’on ne mélange pas les serviettes avec les torchons, Camille étant le must de la serviette, Versace Home pour palace et hôtels grand luxe, tandis que j’étais le torchon le plus basique, un euro quatre-vingts le lot de trois chez Auchan.

 

Le OFF de OPH

Lucky Losers de Laurent Malot

 

« D’une lutte de classe à la lutte des classes », cette phrase extraite du roman est le meilleur résumé pour Lucky Losers de Laurent Malot!

Un vent de fraîcheur et des sourires à en creuser les rides d’expression, écrivais-je hier en citant un passage du roman. Parce que Lucky Losers c’est tellement ça.

Une brise légère de tendresse et de nostalgie ont soufflé sur ma lecture. De tendresse parce que Laurent donne vie à des personnages tellement attachant! 
De nostalgie parce que j’ai revécu mes années lycées.

« Lucky Losers » c’est l’histoire de Sean, franco-anglais, qui est obligé de quitter Londres le jour où sa mère découvre son père dans les bras d’un homme… La famille disloquée déménage en Bretagne, et Sean intègre un nouveau lycée. Difficile de se faire des amis quand on débarque en cours d’année, mais pour Sean ça n’a pas été un problème. Tout se passait pour le mieux jusqu’à ce que des fils à papa, bobo sûr d’eux, cherchent à humilier notre ami et sa bande. Ce jour là, tout a basculé…

Laurent Malot évoque la lutte des classes, l’éternel combat entre les riches et les pauvres, les faibles et les forts, cette dualité qui caractérise tellement notre société. Si le sujet est largement travaillé et qu’il reste sensible, Laurent a su en parler sans tomber dans l’ennui et les lieux communs par la qualité de son écriture, son humour, et tout en légèreté.

Il raconte le divorce, les relations fraternelles mais aussi les premiers émois adolescents, nous parle de tolérance et d’amitié.

Enfin, Laurent m’a présenté Sean. Comme Hannah (« de la part d’Hannah », édition Albin Michel), Sean raconte lui-même son histoire, Laurent lui prête sa plume, sa sensibilité, sa force, son humour. Il en a fait un jeune homme attachant, vecteur d’un message universel.

Il m’est difficile de vous citer un passage tant j’en ai marqué qui m’avaient fait sourire ou qui évoquaient un sujet de société de manière remarquable. J’ai donc fait le choix de vous en mettre un qui allie les deux:
« – Laisse tomber, c’est la banquise, cette fille, et toi, t’es un rafiot qui va se faire broyer si tu t’approches trop près!
J’aimais bien les métaphores de Kevin, mais celle-ci me faisait mal pour deux raisons: la première, c’est qu’en tant qu’ami il aurait pu m’encourager plutôt que de m’enfoncer. La seconde, que j’ai ignorée malgré l’évidence, me rappelait qu’on ne mélange pas les serviettes avec les torchons, Camille étant le must de la serviette, Versace Home pour palaces et hôtels grand luxe, tandis que j’étais le torchon le plus basique, un euros quatre-vingts le lot de trois chez Auchan. Il avait sans doute raison, mais c’était trop tard, j’étais amoureux, gonflé à bloc, insouciant, à la fois Julien Sorel, Cyrano et Lorenzaccio. »

Lucky Losers est un roman qui bien que paru en édition jeunesse délivre un message pour tous et trouvera écho chez vous, que vous ayez 17 ou 97 ans.

Merci Laurent de m’avoir présenté Sean.

Sauf d’Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.

Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.
Extrait :
« Chacun sait ici que le maire se comporte avec les employées municipales comme un suzerain, caressant la taille de l’une, dévorant du regard la poitrine de l’autre. À plusieurs reprises, Raymond a voulu se rendre à la mairie pour lui foutre son poing dans la gueule à titre préventif, mais ma tante l’en a dissuadé. Elle est, lui assure-t-elle, capable de se défendre si le sale bonhomme s’aventurait trop près. Le fait est que, jusqu’à présent, le maire n’a rien tenté sur ma tante qui n’ait dépassé le stade de l’œillade appuyée. Sans doute l’impressionne-t-elle. Le prédateur choisit ses proies. »

La chronique jubilatoire de Dany

 

Orphelin depuis l’âge de 6 ans, Mat est aujourd’hui à la tête d’un dépôt-vente à Montreuil. Il est profondément secoué lorsqu’il découvre un album de famille contenant des photos de lui enfant parmi les objets en dépôt. Or, rien n’est censé avoir survécu à l’incendie qui a ravagé le manoir familial et causé la mort de ses parents en 1976. Mat retourne dans le Finistère en quête de réponses.
 Mathieu, un délinquant amendé, brocanteur et presque cinquantenaire, voit son présent voler en éclat. Et si c’était son passé qui le rattrapait ? Plus qu’une recherche de ses origines, il va remonter les différentes pistes et entraîne avec lui le lecteur. Machination, schizophrénie, manipulation … tout est possible jusqu’aux derniers chapitres. Des personnages principaux qui méritent bien un peu de repos, leurs alliés hauts en couleurs, des seconds couteaux plutôt dangereux et prêts à toute extrémité …

Oui, Hervé Commère a coutume de s’attacher aux petits malfrats qui grandissent plutôt bien, qui ont généralement un secret peu glorieux, mais ils sont tellement attachants. Il nous a aussi habitués à la Normandie et là il nous offre un dépaysement breton d’abord, parisien ensuite pour enfin terminer en Scandinavie, loin de sa zone de confort !

Un bon suspense et une fin inattendue sous bien des aspects et notamment sa démesure …

Pas polar, mais thriller bien ficelé ! J’ai aimé …

La Millième chasse aux livres 97


La Millième chasse aux livres 97

Nous repartons sur « une chasse aux livres » classique.

C’est vrai que c’est sympa aussi de lâcher des livres dans des salons.

ça permet d’avoir des retours et de rencontrer les personnes qui adoptent nos livres.

Car c’est vrai que c’est assez frustrant de ne pas avoir un petit mail,

ou encore mieux une photo de l’adoptant et du livre trouvé.

Mais bon, il fallait si attendre.

Pas si grave, on poursuit donc nos chasses aux livre

Voici la 97e

 


La Millième chasse aux livres 97

By Cathie

 

Avec Cathie, on le sais maintenant

On file pleine ouest

Enfin sauf si vous habitez Brest

Pourtant c’est bien en Bretagne que l’on va

Dans le chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine

Nous serons bien demain 30 janvier à Rennes

Rennes est la préfecture de la région Bretagne, au nord-ouest de la France.

Cette ville est connue pour ses maisons médiévales à colombages

et son immense cathédrale,

L’église cathédrale de Rennes est la première et la plus ancienne des églises de Bretagne, sa fondation remonte à l’introduction du christianisme en Gaule

La cathédrale Saint-Pierre est le siège de l’archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo, située au cœur du quartier historique de Rennes. Elle offre un mélange bizarre d’architecture qui s’explique par l’extrême lenteur apportée à sa construction.

La première ‘vraie’ cathédrale de Rennes fut construite au VI ème siècle. Elle tombait en ruine vers la fin du XII ème siècle et fut reconstruite en 1180 par l’Evêque Philippe. Tandis que l’art gothique remplace petit à petit le roman, Charles de Blois fait élever, en 1349, une nouvelle cathédrale .

Dès 1527, ce monument était dans un tel état de délabrement que la tour et le frontispice s’écroulèrent en partie et il fallut les démolir. En 1541, on jeta les fondations des tours actuelle.

 La façade et ses deux tours de granit à quatre niveaux, de 48 mètres de haut, furent édifiées en plusieurs étapes tout au long des 16e et 17e siècles, soit pendant plus d’un siècle et demi. Chaque tour est formée de quatre étages d’ordres différents : le rez-de-chaussée, toscan mêlé de gothique et de renaissance ; le premier étage, ionique ; le deuxième étage, corinthien ; le troisième étage, composite ; le quatrième étage, dorique ; le tout couronné par une balustrade octogonale à jour. 

pour son  parc du Thabor  qui dispose d’une roseraie et d’une volière.

Au sud de la Vilaine, le musée des Beaux-Arts expose des œuvres de Boticelli, Rubens et Picasso.

Le centre culturel des Champs Libres abrite le musée de Bretagne et l’espace des Sciences, doté d’un planétarium et même une super bibliothèque.

Mais c’est à la gare que vous trouverez notre livre

Enfin celui qui deviendra le vôtre !

Et ce livre c’est :

Le visage de Dieu des frères Bogdanov

Le « visage de Dieu » ? C’est l’expression qu’utilisa l’astrophysicien George Smoot (prix Nobel 2006) lorsque le 23 avril 1992, il réussit, grâce au satellite Cobe, à prendre des photos de la naissance de l’univers tel qu’il émergeait des ténèbres cosmiques tout juste 380 000 ans après le Big Bang.

Depuis, cette expression a fait le tour du monde, déclenché la fureur des scientifiques, et bouleversé les croyants. Mais, par-delà ces quelques mots, quel est le fabuleux secret qui se cache derrière le « bébé univers » ? Pourquoi Smoot y a-t-il vu le « visage de Dieu » ? Ce livre – nourri des révélations fournies par le nouveau satellite Planck lancé le 14 mai 2009 – s’approche, comme jamais, de ce mystère suprême : l’instant même de la Création.

Trois des héros de cette fantastique aventure – Jim Peebles (prix Crafoord d’astronomie 2005), Robert W. Wilson (prix Nobel 1978) et John Mather (prix Nobel 2006) – ont postfacé cet ouvrage au fil duquel on s’avisera que la science, parfois, se confond avec la plus haute spiritualité.

Allez à demain pour une nouvelle destination