Rock’N Books 2019 


Rock’N Books 2019 

par Cécile Pellault

Par un bel après-midi de mars, je me suis perdue avec plaisir en pays Valmondois pour la deuxième édition de  Rock’N Books.

Je dois avouer que je n’y suis allée que pour les beaux yeux et les belles plumes talentueuses de mes copines Lou Vernet et Isabelle Bourdial.

Isabelle présentait en avant-première Sale temps pour les grenouilles qui sort fin mars aux Editions du Loir. J’étais impatiente de découvrir la comédie noire d’Isabelle sur le burn-out. Nous en avions beaucoup discuté lors de nos dissections du cadavre exquis du Collectif Polar. Dois-je rajouter que je ne suis pas déçue par sa lecture d’ailleurs ? 😉

Lou qui sort G comme gratitude, son abécédaire léger, insolent voire impertinent sur sa vision de la vie aux Editions du Loir, fin mars également, nous a aussi parlé de son parcours de voyageuse à l’assaut des chemins de randonnée dans le monde entier avec Le rire du Monde aux Editions La Trace. Grâce à son univers, je lui pardonne toutes ses attaques talentueuses au Collectif, et elle a eu chaud, je peux vous le dire ;).

La bonne idée de cette manifestation organisée par Fabienne Defosse, rédactrice en chef de The Fab’s Blog,  est de donner la parole autour d’une table ronde, à tous les auteurs présents et permettre au public attentif de découvrir tous les univers et pas seulement ceux ou celui pour lequel il est venu 😉

Ainsi à  l’insu de mon plein gré et avec plaisir, j’ai pu découvrir :

Medhi Charef, avec en autres de ses romans,   Rue des pâquerettes aux Editions Hors d’atteinte : son parcours et celui de sa famille à leur arrivée en  France, sa nostalgie de l’école de la République et son amour des mots de la langue française.

Olivier Liron, avec en autres de ses romans, Einstein, le sexe et moi aux Editions Alma Editeur : son plaidoyer pour l’acceptation de la différence notamment l’autisme, sa passion pour la défense des plus discriminés et sa participation à Questions pour un champion.

Nicolas Robin, avec en autres de ses romans, Roland est mort aux Editions Anne Carrère : Son goût pour la solitude,  l’enfermement  et les personnages hors normes dans son écriture, comme autant d’ingrédients pour la comédie humaine.

Henri Loevenbruck avec toute la panoplie de ses œuvres et le petit dernier, bien que le nombre de pages détrompe le terme petit, J’irai tuer pour vous chez Flammarion : Ses projets d’adaptation télévisuelle et en comédie musicale de Nous rêvions juste de liberté , pour lequel je dois confesser mon attrait, le travail de deuil qu’il lui a fallu pour poursuivre J’irai tuer pour vous et sa cohabitation entre Batman, des orgies et la révolution française pour son prochain, je n’invente rien ce sont les mots de l’auteur 😉

Vous êtes désespérés d’avoir loupé une chouette manifestation ?

Ne vous inquiétez pas Monsieur le maire de Valmondois a annoncé sa pérennisation  dès le début de son intervention.

Rendez-vous l’année prochaine et ce sera le week-end avant le Salon du Livre de Paris !!

Mes folies coréennes


Mes folies coréennes

by Cécile Pellault

Depuis l’été dernier, je suis frappée d’une malédiction ou plutôt d’une addiction. Je l’avoue, je suis complètement accro aux séries coréennes et en VO, s’il vous plait !

Pourquoi me direz-vous ? Tout d’abord, à l’insu de mon plein gré, la Corée du Sud pratique le soft power, autrement dit, cherche à étendre sa puissance et la reconnaissance de la Corée, en douceur, par le divertissement et par la culture notamment.  Je ne suis que la victime d’un complot à la merci de Netflix et de Séoul avec pléthore de séries à ma disposition.

Sinon, ce que j’aime ; l’esthétisme de l’image, le développement sur la longueur des intrigues de 15 à 20 épisodes d’une heure, la pudeur amoureuse, les fins heureuses malgré les noirceurs de certains sujets et l’exotisme, pour moi, des situations mais aussi finalement, leur universalité malgré leur étrangeté. Et non, je n’essaie pas avec cette dernière phrase d’intellectualiser ma capacité à regarder tout est n’importe quoi et pour finalement excuser ma dite addiction.

Je ne vais pas vous mentir nombreuses sont aussi celles qui n’ont pas passé le cap du premier épisode ! Mais, voici,  les séries qui m’ont scotchée à ma tablette, de façon, tout à fait, déraisonnable ces derniers mois: 😉

Dans la catégorie historique, je nomme :

Mr Sunshine : 

La série se déroule à Hanseong au début des années 1900 et se concentre sur les militants luttant pour l’indépendance de la Corée, face au Japon et aux luttes intestines. C’est aussi l’histoire d’amour d’une jeune aristocrate et d’un fils d’esclave devenue officier américain.

Ses atouts séduction: L’esthétisme des combats, et de certaines scènes d’une lenteur hypnotique, la découverte d’un système féodal et du début de l’occupation  de la Corée par le Japon et de son abandon par les US m’ont autant surprise dans la forme que dans le fond pour ma première série coréenne.

Love in the Moonlight :

Forcée de vivre dans la peau d’un jeune homme pour survivre, sous la dynastie Joseon, une jeune femme devient eunuque au palais royal et noue des liens avec le prince.

Ses atouts séduction : Les coréens n’ont peur de rien, ils sont capables de faire une série mélangeant comédie romantique, historique avec des combats de cape et d’épée à la sauce ninja, des costumes et des palais incroyables, et avec les messes basses de la  société des eunuques.

Hymn of the death :

  L’histoire vraie de Yun Sim-Deok, la première soprano coréenne, qui tomba amoureuse du dramaturge marié Kim Woo-Ji dans les années 1920 sous l’occupation japonaise.

Ses atouts séduction : Toute la poésie de la narration en action ! Seulement en trois parties, on en redemanderait encore mais de la subtilité dans le drame amoureux et la politique de l’occupation japonaise, passionnant.

Dans la catégorie comédie romantique, je nomme :

 

Something in the rain :

 Une trentenaire fraîchement célibataire revoit le frère de sa meilleure amie, récemment rentré de l’étranger. Le jeune homme lui apparaît sous un autre jour.

Ses atouts séduction : Une rencontre amoureuse sous le signe de la pression de la société et de la famille à faire un bon mariage et la difficulté pour une femme de résister au sexisme et au harcèlement sexuel au travail.

Oh my Venus :

 Après 15 ans d’amour, une jeune femme plaquée par son petit ami la jugeant trop empâtée décide de tourner la page en perdant du poids avec l’aide d’un charmant coach.

Ses atouts séduction : Ils sont forts très forts en comédie romantique. Du rire, et du sentiment. Et deux découvertes ;  le poids de la dynastie et de la quasi royauté pour tout ce qui touche à l’empire des grosses entreprises et le choc de l’amour presque courtois à la coréenne, où prendre la main est quasiment de la pornographie. Très rafraichissant de ne pas se voir imposer parties génitales, tétons et autres morceaux de langues baveux en plein écran ! Même si l’occidentale que je suis était tentée de hurler à son écran mais vas-tu finir par lui rouler un palot, nom d’une gauloise ! 😉

It’s Okay, that’s love :

 Le romancier à succès et DJ radio Jae-yeol et la psychiatre Hae-soo sont constamment à couteaux tirés, mais tout change lorsqu’ils commencent à vivre sous le même toit.

Ses atouts séduction ; Une leçon de talent…faire de la schizophrénie et autres maladies psychiatriques, un axe central d’histoires amoureuses !

Dans la catégorie, Policier :

 

The Guardians :

Des citoyens traumatisés par de violents crimes et laissés pour compte par le système judiciaire se regroupent afin d’obtenir justice pour les proches qu’ils ont perdus.

Ses atouts séduction : Un brin de ligue du justiciers, de Monte Christo, de roman graphique, de corruption, et de mission impossible, rien ne leur fait peur et j’adore ça !

Sans issue :

 Cette série dramatique suit de jeunes recrues de la police qui combattent le crime dans les rues chic de Gangnam, à Séoul, sous les ordres de leur chef acariâtre.

Ses atouts séduction : Le mélange des genres n’effraie décidément pas le divertissement coréen de l’action, de la vengeance, de la comédie et des jeunes lycéennes qui se fightent comme des mecs.

Live :

Les policiers de la plus grande brigade de Corée du Sud patrouillent nuit et jour pour maintenir l’ordre et la paix, mais la réalité n’est pas celle que l’on croit.

Ses atouts séduction : La dure réalité des policiers coréens en proie à la corruption des chefs, le mépris des citoyens, l’alcoolisation sévère de toutes les couches de la société, des risques de procès, du manque de moyen, et de l’ultra-contrôle de leur possibilité de riposte à la violence. Et l’égalité parfaite entre mecs et filles, tous pleurent et affichent leurs émotions et leurs peurs de la même façon, étonnant !

Les questions qui persistent après cette quasi-overdose à la fiction coréenne auxquelles il va bien falloir que je trouve des réponses :

La grande réserve aux contacts physiques ;  une censure télévisuelle ou culturelle ?

L’obsession de la pluie et des parapluies ; une métaphore de la démarche amoureuse ou un réel problème climatique ?

Les armes blanches floutées à l’écran ; une lutte contre le lobby de laguiole ou une campagne pour arrêter de fumer les couteaux ?

Et j’en ai d’autres des plus sérieuses ; les fortes inégalités sociales, la place de la femme, l’homosexualité, l’extrême déférence à la hiérarchie, les accros au bistouri et j’en passe… mais là je file, je commence Romance is a bonus book 😉

Papote d’auteur, Maud était avec Cécile Pellault


Papote d’auteur, Maud était avec Cécile Pellault

Papote d’auteur, Maud était avec Cécile Pellault

Bonjour Cécile Pellault, Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat. (humour)

Me voilà rassurée par ce préambule, je suis tout de suite plus à l’aise de ne pas avoir à brandir la convention de Genève à tout bout de champ 😉

Maud : Pouvez-vous nous parler un peu de vous : que faîtes-vous dans la vie ? Vos passions ? Vos goûts musicaux ? Vos loisirs ? Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

Et oui les lecteurs sont très curieux !

Oh punaise, tout ça !!

Mes passions : les voyages et les préparer ! Le bonus ; je le fais avec mes trois hommes et ils nourrissent mon écriture.

Mes gouts musicaux : assez variés quoique, pas très français, à part mon amour de jeunesse JJG, je suis plutôt anglo-saxonne ; rock, folk, 90’s, jazz, soul et un peu de rap et de RNB. Mes playlists accompagnent mon écriture. Très 90s pour le Brouillard d’une vie, très Folk pour le prochain à paraître, très pop mélancolique pour celui que je suis en train d’écrire.

Mes loisirs ; lecture, musées, expos, ciné, les séries coréennes sur Netflix 😉 enfin tout ce qui nourrit les voyages physiques ou imagniaires !

L’écriture : Après mes études en école de commerce international, j’ai enchainé les jobs dans des PME, start-up, multinationale, j’ai détesté chacune de mes expériences ! Quand nous avons déménagé à Bruxelles, je suis devenue Bénévole pour Oxfam, Maman et Auteure de mon premier roman Sérial belle fille. C’est trois axes sont ce qui me définit encore aujourd’hui même si les lieux et les domaines de bénévolat et d’écriture sont différents.

Maud : Sérial Belle-Fille est votre premier roman. Comment a germé cette histoire ? 

C’est toujours assez dur de dire comment les idées germent. Mais mes premiers écrits étaient des comédies et le rire est une bonne thérapie. Je voulais une histoire d’amitié, des relations qui peuvent parler à tout le monde qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et j’ai certainement fait un mash-up dans un coin de mon esprit entre les réunions des Alcooliques Anonymes et le chaos des relations belle-mère, belle-fille !

Maud : Une anecdote sur cet opus en particulier ? Lors de l’écriture ou retour de lecture ?

Ce livre sera pour moi toujours associé à l’image de mon petit garçon de deux ans qui souffle sur les enveloppes de mes manuscrits envoyés à la poste d’Ixelles pour leur porter chance.

En souvenir moins émotionnel mais qui me fait tout autant sourire à chaque fois, la première chose dont mon frère m’a parlé après sa lecture, c’est d’un bref passage où il est question d’une petite culotte arrachée !! On a tous des niveaux de lectures différents.

 

Maud : Vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

Pour en avoir discuter avec mes collègues, je crois que l’une de nos plus belles réussites est d’arriver à captiver un lecteur qui lit peu mais en gros tous les lecteurs et lectrices qu’on embarque avec nous dans nos histoires font chaud au cœur. Les rencontres avec d’autres auteurs, les salons où les organisateurs nous accueillent avec chaleur, les simples curieux, les bloggeuses passionnées qui au moins viennent à notre rencontre, tous ces moments sont les moments qui nous font avancer.

Les pires moments sont souvent liés à la promotion, à la recherche d’une maison d’édition qui sont souvent aussi synonymes de piétinement du notre infime confiance en nous 😉 Et les mauvaises critiques qui voudraient qu’on les prenne avec grâce et qui sont souvent persuadés que c’est pour notre bien et bien plus véridiques que les bonnes, majoritaires.

Maud : Quelle lectrice êtes-vous ? Votre genre de prédilection ? Un moment et/ou endroit qui est propice à la lecture ?

Terrible, j’ai l’attention d’un poisson rouge parfois. Si je n’accroche pas, j’abandonne sans un regard pour ma victime enfin si avec un peu de culpabilité pour le travail de l’auteur ! C’est pour moi le seul domaine littéraire où je ne veux aucune obligation ! Par contre, quand je dévore, je ne suis là pour personne et ce depuis l’enfance ! Sinon n’importe quand et n’importe où, pourvu qu’on est l’ivresse !

 

Maud : Successivement vous avez écrit On ne choisit pas sa famille et Le brouillard d’une vie, dont j’espère nous aurons l’occasion de reparler ensemble. Etes-vous déjà sur d’autres projets ? Oui oui, là c’est lectrice impatiente que je suis qui s’exprime.

En matière d’écriture, depuis 2005, même si j’ai fait de longues pauses pour le long entre On ne choisit pas sa famille et Le brouillard d’une vie, il y a ou il y a eu toujours quelque chose, quelques projets ;  des blogs, des nouvelles, des poèmes, des lectures … L’année dernière, j’ai eu par exemple la publication successivement d’un poème « Le grésillement de la radio » dans une revue, d’une nouvelle « Désespoir fraternel » qui revisite Hansel et Grethel et le décorticage d’un cadavre exquis avec le Collectif Polar. Mes différentes activités se nourrissent les unes de autres.

Le Brouillard d’une vie est né d’une courte nouvelle que je n’ai pas pu lâcher et Les voix meurtries dont je vais pourvoir parler bientôt et qui devrait sortir en juin est aussi inspirées de nouvelles et de personnages que j’ai parfois esquissé ici et là. Et j’ai commencé depuis peu l’écriture d’une aventure anglaise…

Merci beaucoup Cécile de nous avoir accordé ces instants, je vous laisse le mot de la Fin :

Merci à vous de m’avoir écoutée, faite parler et de faire vivre mes personnages en les lisant. Ils sont nés avec moi mais ils vivent grâce à leurs lecteurs et lectrices et grâce à ceux qui ont la passion de faire partager leurs lectures avec les autres !!

Savoir sur quelles flingueuses compter


Saint Valentin Spéciale Flingueuse.

Cécile crie son amour au reste des Flingueuses


Savoir sur quelles flingueuses compter

par Cécile Pellault

 

Quatre heures du matin, quelque part en banlieue, une colonne d’intervention d’une vingtaine d’hommes investit un quartier paisible. Seuls la lune, le réverbère et le chat du voisin sont les témoins de cette scène fort inhabituelle dans ces rues proprettes. Quatre hommes se détachent du groupe pour s’approcher de la porte, un bélier en main. Une autre partie du groupe fait le tour du pavillon slalomant entre les géraniums et les rosiers pour couvrir toutes les issues. Le signal est donné, la porte tombe. Une dizaine d’hommes rentre dans la maison. Bien renseignés, ils grimpent les escaliers et s’approchent du lit conjugal. Les  canons de quelques carabines d’assaut accueillent le réveil en sursaut d’une auteure ébouriffée.

« Cécile P ?

-Oui ?

-Je vais vous demander de vous lever doucement les mains sur la tête et de bien vouloir nous suivre sans opposer de résistance.

– D’accord, d’accord mais vous êtes sûrs que c’est moi que vous recherchez ? C’est mon mari, le barbu aux origines exotiques !

-Putain, Cécile, arrête tes conneries!

-Madame, veuillez me suivre !

Un flash jaillit derrière l’une des épaules en noir des policiers.

« Maman, Maman, je peux poster sur Insta !!

-Môman, je pourrai quand même aller chez Gaëtan cet après-midi ?

-Veuillez reculer les enfants ! Allez, Madame, suivez-nous maintenant !

-Mais je ne peux pas sortir en pyjama Hello Kitty, j’essaie de percer dans le Thriller, moi !

-Redoine a bien été photographié hagard en burqa, on est pas à un chaton rose près !

– Qu’est-ce que tu as encore foutu, Cécile ? Avec tes histoires de cadavre toute la journée aussi !

******

Frigorifiée quelque part dans les locaux de la DGSI, Cécile avance dans un couloir bordé de cellules. Par les meurtrières des deux premières, elle aperçoit le dos d’une chemise fleurie très colorée puis le profil d’une amie. Les policiers la font entrer dans une pièce nue avec seulement un lit en fer et une couverture. La porte de la cellule se referme.

-Psst, Michael, Nathalie ? Vous savez ce qu’on fait là ?

-Hier, je me suis fait choper par un réparateur avec sur mon portable des pages sur les différents calibres d’armes et sur Sumatra et, apparemment, je suis fiché jusqu’au cou chez eux depuis un bout.

– Moi, ils me soupçonnent de vous fournir en logos avec des messages subliminaux d’appel aux meurtres. Notre dernière conversation sur FB les aurait mis en émoi. Et ils auraient été tuyautés anonymement sur notre action imminente.

-Putain, hier, j’ai passé mon temps à surfer sur des sites russes ! Vous avez déjà été interrogés par la DGSI ?

-Oui, souvent, entre deux patients ! Non, à ton avis !

-Oh putain, j’ai une résistance ridicule à la douleur, je vais avouer n’importe quoi.

-Déconne pas Cécile. Y a bien quelqu’un qui va nous sortir de là.

-Ce n’est pas Lou qui arrive ?

******

Geneviève suivie d’Ophélie pénètre dans le QG des flingueuses.

« C’est joli aussi la bibliothèque la nuit ! souligne Ophélie»

Fanny et Eppy, des casques de moto à la main arrivent à leur tour.

« Désolée, j’ai eu un peu du mal à convaincre Eppy que ma Ducati serait plus rapide pour traverser trois départements franciliens.

-Vous êtes mignonnes, je suis en convalescence, moi !

-Alors, Geneviève, l’urgence vitale ?

Sylvie pousse les portes de la bibliothèque. Quelques instants plus tard, Maud et Jean-Paul débarquent essoufflés.

« Désolée, je sors des soirées d’Albin Sud, de Fleuve Rivage,  d’Acte Noir et j’ai attrapé Jean-Paul à sa soirée Rock and Roll & Crochets au passage. Nous avons fait aussi vite qu’on a pu.

– J’appelle Mamie Danièle et Isabelle et on peut commencer notre réunion, les informe Geneviève en activant l’appel vidéo de son ordinateur via Messenger.

– Je suis là et prête, répondit Danièle dès que son visage apparaît sur l’écran.

– En direct de Corée, présente ! réplique Isabelle

– Bon tous, voilà l’histoire ; Cécile, Michael, Nathalie et Lou se sont faits arrêter par la BRI. Leurs dernières activités sur le net semblent les incriminer dans un projet d’attentat

– Ils sont mal, ils sont mal. Faut qu’on les sorte de là.

– Je vous ai réunis pour ça. Il nous faut un plan sans accroc, confirme Geneviève.

– Ok, moi, je peux faire marcher mes contacts pour voir où ils sont retenus. Voir appeler Sacha pour confirmer ! propose Ophélie

– Il nous faudrait un plan des locaux pour les faire évader, renchérit Sylvie.

– Sur le dark web, il doit y avoir ça. Je contacte le petit Nikos, une bière et il nous fait ça, ajoute Eppy.

– J’ai ce qu’il faut en motards pour organiser la fuite, offre Fanny.

– Moi, j’ai ce qu’il faut en planque dans des communautés peu enclines à fraterniser avec les autorités ! Je faisais ça que vous n’étiez pas nés, clame Danièle.

– Avec ma palette graphique, je peux peut-être tenter des faux papiers ! s’enthousiasme Jean-Paul

– Sinon, les flingueuses,  je peux aussi juste interpeller mes contacts dans la presse pour alerter sur cette situation ridicule, les stoppe Isabelle. Je peux vous préparer un communiqué de presse à la virgule près.

-Oui, on s’emballe peut-être un peu vite. J’aurai bien envie d’un Mojito, pas vous ?! temporise également Maud.

-Oui, les collègues ne sont pas des abrutis. Ils vont vite se rendre compte. On parle tout de même de Cécile, de Michaël, de Lou  et de Nathalie. Tu gardes où ton rhum, Geneviève ?  acquiesce Ophélie.

– Oui au pire, ils auront de la matière pour créer. Rien de tel qu’un petit passage à la BRI dans la vie. Dans le tiroir de droite, Ophélie ! indique Geneviève.

-Vous avez de la chance,  j’ai pensé à amener des petits produits du Périgord ! salive Eppy.

-Je propose un toast ! A nos auteurs, et à notre graphiste sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui en train de trinquer ! Santé et pleins de bébés littéraires !

******

– Tu es sure Nathalie que quelqu’un va venir nous aider ? Michaël, tu me prêtes ta chemise, j’ai froid ! S’il vous plait, j’avoue tout, je dénoncerai qui vous voulez ! Pour commencer, tout est de la faute de Jean-Marc ! S’il vous plait, je veux rentrer chez moi ! J’écrirai plus que des Tchoupi, je vous promets !

 

La Saint Valentin des flingueuses 2019


La Saint Valentin des flingueuses 2019

L’année 2018 fut riche en rencontres, et aventures polardeuses au Collectif Polar.  Les Flingueuses sont ravies de vous présenter leurs amoureux(ses) littéraires de l’année : auteur(e)s, flingueuses, livres, partenaires de crime, porte-flingue, polymorphes… Nous ne sommes pas sectaires dans nos amours au Collectif et vous, quels ont été en 2018 ou seront vos amoureux en 2019?

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Je laisse la parole aux Flingueuses pour vous dévoiler leur Valetin(e) :

 


Ophélie : Elsa, ma Dark Swan de la littérature noire, un coup de foudre!

 

Elsa Roch et Ophélie

 

Marc : L’amour c’est aussi « Ça ».

 

(NDLR : Il fallait bien que chez les flingueuses il y ait un fan du Maître, stephen King)

Sacha : Alors voilà mon coup de coeur littéraire, de l’année mais pas que…

 

Sacha Erbel et sire Cédric Sire

 

Geneviève: Une des plus belles rencontres de l’année. Cela a d’accord été un coup de foudre pour son écriture de laquelle je suis ressortie en mode « Cabossé » Ensuite j’ai rencontré le jeune homme, il m’a tout de suite présentée à sa Mamie, centenaire, féministe et serial Killeuse. Vous pensez, je les ai tout de suite adoptés lui et sa Mamie Luger.

Ge et Benoit Philippon

So Fiou : Un valentin ? SAUF m’a emmenée au 7ème ciel.

 

Hervé Commère et Sofia

Aline :  Une Flingueuse, ça ne rigole pas ! Non, Flingueuse ce n’est pas une partie de rigolade !

Miss Aline et Ge son porte Flingue en goguette !

Sylvie : Mon coup de cœur littéraire de l’année !

 

Lou Vernet avec notre Sylvie K

Eppy Fanny : Avec le Flamboyant Nicolas Lebel, créateur d’une grenouille faisandée dont je suis fan.

 

Eppy Fanny et Nicolas Lebel

Isabelle : En 2018, Sandrine Collette m’a bluffée par sa plume sobre et percutante, par sa finesse et sa gentillesse. J’en suis toute éblouie !

 

Isabelle Bourdial notre légiste en chef interviewant Sandrine Collette lors du 1er Festival Polar’Osny

Danièle : Deux flingueuses en accord parfait pour feu de tout bord ! Le collectif … une merveilleuse occasion de rencontre.

Miss Aline et Mamie Danièle lors de leur première rencontre.

Jean-Paul : Deux bonnes têtes de vivant, deux loups, un pouce et trois têtes de mort…

Jean Paul et Jacques Saussey

 

Maud : Anniversaire et intronisation inoubliables entre flingueuses et une auteure flingueuse, légiste et Reine des gommettes.

de gauche à droite, Ge porte Flingue, Cécile Pellault, auteur et légiste, Maud intronisée Flingueuse le jour de son anniv. et Ophélie sa Jumelle

Nick : Je refuse de faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre.

Nick Gardel notre Nervi avec Henri Loevenbruck, Ian Manook et Jean Luc Bizien, 3 auteurs de la ligue de l’imaginaire

Florence : Un coup de coeur pour un roman noir magnifique. Il y est aussi question d’amour, alors pour la Saint-Valentin, il me va bien.

Florence notre nouvelle flingueuse stagiaire a un coup de cœur pour Hervé Commère, elle aussi !

Isabelle : Coup de foudre littéraire 2019 ! Angoissant, troublant, intense, puissant. Entrée fracassante d’Antoine Renand’.

Isabelle Cerruti

La petite dernière des Flingueuses, Isabelle du coup nous présente un coup de cœur 2019.

Ge², le double maléfique  : Ni dieu ni maitre ! Quelques maîtresses… Et un Pouy.

Jean Bernard Pouy et Ge notre porte Flingue

Cécile : A fleur de cadavre ; mon aventure polyamoureuse exquise de 2018 !

Les légistes, Cécile Pellault, Isabelle Bourdial et Ge la porte Flingue et notre exquis macchabée

BONNE ST VALENTIN  de POLARDEUX(SES) A VOUS !!!

Sérial Belle Fille de Cécile Pellault, une papote de Maud et Ge


 Sérial Belle Fille de Cécile Pellault,

une papote de Maud et Ge.

Aujourd’hui avec ma soeurette, nous allons vous proposer notre ressenti sur le premier roman de Cécile Pellault.

Le livre : Serial Belle-Fille de Cécile Pellault. Paru le 24 Mai 2005 aux Editions Le Manuscrit. Collection : Fiction et Litt. 15.90 euros. 158 pages. 14 x 0,9 x 22,5 cm


4ème de couverture :
Des femmes qui se retrouvent pour partager leurs déboires avec leurs belles-mères, des supplices inventés pour se défouler de la frustration à devoir les supporter, une soupape d’humour pour ne pas craquer et renvoyer ladite mégère dans ses pénates. . . Mais la plaisanterie tourne au cauchemar, le jour où une vieille fille décide de gagner l’admiration de Chloé, la présidente du club, et celle de ses amies en agressant leurs belles-mères pour les venger. . . Un jeu de piste s’engage pour la débusquer et tout le monde est mis à contribution. . .

 

L’auteur : Cécile Pellault a déjà publié trois romans : Serial Belle-FilleOn ne choisit pas sa famille et Le Brouillard d’une vie. Ce dernier a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016. Elle est également auteure de nouvelles et de poésie. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.

Papote autour du premier roman de Cécile Pellault.

Sérial Belle Fille passé aux cribles par Ge et Maud

 

Geneviève : Ah voilà soeurette j’ai fini la lecture de premier roman de Cécile Pellault, notre Cécile et on va pouvoir en parler toute les deux. Génial ça !

Maud : 

Geneviève : Alors @Maud tu veux bien me dire ce que tu en a pensé ?

Maud : Coucou @Geneviève , très heureuse également d’avoir découvert Sérial Belle fille !!!

Geneviève : C’etait ton premier de Cécile ?

Maud : Oui oui mon tout premier de Cécile

Geneviève: C’est chouette de découvrir un auteur avec son premier roman aussi !

Maud : Oui j’essaie de lire les auteurs dans l’ordre. J’ai trouvé l’idée du thème très original, extravaguant et qui sortant de l’ordinaire !!

… et toi tes premières impressions ?

Geneviève : On explique le speech ?  Avant je veux dire

Maud : Vas y !!

Geneviève : Pas facile de le faire sans trop en dire

Maud : L’histoire de plusieurs femmes qui se regroupent pour parler de leur belle mère respective

Geneviève : Des belles mères plutôt envahissante dirons nous

Et puis à un moment ça va dérailler, partir en vrille et tout et tout…

Là je crois qu’on en a dit assez tu crois pas ?

Maud : Oui car elles ont un jeu pour se défouler… écrire sur papier ce qu’elles aimeraient qu’il arrive à leur belle mère…

J’ai aussi bien aimé la diversité de ces femmes, une mère au foyer, une working girl, une flic… Des personnalités, des vies et quotidiens très différents

Réunies autour d’un même soucis

Geneviève : Perso j’en dirai pas plus, vous l’aurez compris, on va vous parler de jeune femme qui ont besoin d’une soupape de délires pour supporter leur belle mère.

Maud : Comment tu les as trouvé ces femmes?

Geneviève : Oui moi aussi j’ai apprécié ce groupe d’amies.

Je dirai peut-être qu’elles n’en rien de provincial.

Maud : Je trouve aussi qu’elles évoluent… au fil des pages

Geneviève: J’ai eu l’impression que c’étaient des parisiennes, enfin des franciliennes. Avec la vie de dingue qui va avec !

Et tu as raison elles évoluent et pourtant le roman ne se passe que sur quelques jours

Maud : Géographiquement on est à Paris, et en banlieue oui

Geneviève: Oui c’est ce qui donne aussi le rythme du roman !

Maud : C’est peut être à cause de ce qui s’y passe pendant ces quelques jours qu’elles vont voir changer leur point de vue

Tout à fait d’accord pour le rythme !!!

Aussi la présence de nombreux dialogues participe à dynamiser l’histoire

Geneviève : Toi et moi on est comme ces jeunes femmes, moi en moins jeune. On est pris dans notre vie de tout les jours, métro, boulot dodo et on ne voit pas passer les semaines, aussi on arrive au moins à s’identifier à l’une d’entre elle cinq

Maud : Oui, dans les anecdotes énoncées on se reconnait forcément même qu’en partie dans les situations évoquées

J’ai beaucoup souri lors de cette lecture justement… en me disant « tient ça me dis quelque chose »…

Geneviève : Les dialogues, parlons-en ?

Moi j’y est retrouvé l’humour de Cécile !

Comme toi j’ai beaucoup souri

Maud : Moi j’ai trouvé que leur fréquence donnait vie au livre, beaucoup d’échanges, de sarcasmes, d’humour, même si parfois noir

Geneviève : J’ai même parfois franchement ri

Maud : Oui faut l’avouer !!!

Geneviève: Oui, on a envie d’être amies nous aussi avec ces jeunes femmes

Moi c’est VIc et Chloé qui m’ont le plus parlée

Maud : Chloé qui gère cette association de femmes, les écoute, les soutient ; en même temps qu’elle se décharge aussi de son fardeau personnel

Vic est aussi un personnage très intéressant, à la fois lucide et dépassée également

Geneviève :  

 Clhoé qui donne le la !

Et toi tu t’es retrouvé un peu dans ces 5 amies ?

Maud : oui tout à fait Chloé a le rôle de meneuse, d’organisatrice !!!

Geneviève: Un peu comme toi tu veux dire ?

Maud : Difficile de m’identifier à elles, n’ayant pas de belle maman actuellement. Mais je me suis reconnue dans certaines situation… Notamment celle de Vic

Geneviève  : 

Maud : Ha bon tu trouves??….

C’est toi la Cheffe !!!

Geneviève : Non c’est une question ?

Maud : Ouffff… soupire de soulagement…

A priori tu t’est identifiée à l’une d’elle ? Peut être juste une impression…

Geneviève : Hahaha, mais tu es une working girl toi aussi ! Tu sais ce que sais de travailler plus que raisonnable. De sacrifier une partie sa vie pour le boulot, à cause du boulot !

Elles ont toutes quelques chose de nous

Maud : oui oui un sacré cocktail !!!!

Geneviève : Sinon ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’elle prennent tout à leur tour la parole dés que la situation dérape

Maud : oui l’impression d’une responsabilité collective, une mobilisation !!

Geneviève : Un vrai groupe, une véritable équipe ! Solidaire. De vraies amies en sommes.

Maud : Oui chacune participe et du coup va faire en sorte que la situation ne se dégrade pas plus. Voir même essayer de l’endiguer. Solidaire dans les bons comme dans les mauvais moments

Une très belle preuve d’amitiés va se jouer sous nos yeux

Geneviève : Voilà !

Maud : Elles vont ensemble chercher des solutions, se soutenir

Geneviève : C’est vrai que par les temps qui cours on a envie d’y croire. Croire à cette amitié presque adolescente.

Maud : oui le retour du côté juvénile quand elles prennent conscience de leur bêtise et qu’elles essaient de la réparer

Geneviève : Je trouve ça très frais ! pas toi ?

Maud : A la fois frais et réaliste. Tu parlais des dialogues tout à l’heure. Le fait qu’ils soient pas mal présent amène cette fraîcheur, grâce à l’emploi du langage parlé

Geneviève : Et les situations cocasses aussi

Maud : oui également. L’ensemble y contribue. Habituée à lire du noir, voir du très noir, cette lecture a été une bouffée d’oxygène !! Grâce à l’humour en particulier

Geneviève : 

Moi je ne connais Cécile que depuis 2 ans. Et Sérial Belle-Fille a été écrit ou en tout les cas publié en 2005. Aussi près de 15 ans après à travers ces mots, cette écriture je reconnais la Cécile d’aujourd’hui. Celle qui a su susciter de l’intérêt en moi.

Et oui elle a toujours cet humour mordant que j’aimerai avoir.

Cette imagination débridée presque sans tabou !Mais toujours très smart, presque British. 

Maud : C’est génial !!!! J’ai rencontré Cécile beaucoup plus récemment !! Oui son humour piquant me plait beaucoup !! Ses sarcasmes aussi

J’ai hâte de découvrir ses autres livres, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin de découverte !!

Geneviève : Mais derrière cette espèce de frivolité, de légèreté, elle sait parler de sujets plus profonds.

Maud : Oui le fait de dédramatiser les situations en employant le décalage, le sarcasme ou l’humour

Geneviève : Rien n’est superficiel dans son propos. Il y a une double lecture

Maud : 

Geneviève : J’ai personnellement trouvé ce livre follement féministe. Et pourtant ces jeunes femmes sont bel et bien de leur temps.

Maud : Oui elle soulève à travers des personnages qui ont tous le même point commun : la réaction du fils par rapport à leur mère aussi… ne pas se rendre compte que ça peut être invivable comme situation

oui oui livre écrit il y a 15 ans et encore d’actualité

et je le pense encore pour bien longtemps

Geneviève :  

Et au-delà, la place de la femme dans la société, dans la famille, dans la cellule familiale

Maud : oui au travers des différentes situations et position, la fille, la mère, l’épouse, la femme. Suivant le rôle qu’elle endosse

et l’amante aussi

Une femme a plusieurs vies dans une vie

Geneviève : oh oui de nombreux. Et… Heureusement l’amante aussi ! Femme simplement !

Maud : Oui !!!

En conclusion, tu dirais quoi?

Geneviève : Un bain de fraîcheur ce titre ! Une très bonne comédie !

Maud : Oui !!

Un peu de douceur dans un monde brut

Geneviève : Comme tu le disais tout à l’heure ce livre nous a fait du bien.

Maud : Oui une soupape

Geneviève : En plus moi j’étais en panne de lecture, une semaine sans ouvrir un livre. Et hop lu en 2 petite aprem et remis en selle pour d’autre aventure livresque. Merci Cécile !

Maud : C’est génial !! Excellente nouvelle !!!

J’ai été ravie d’échanger avec toi sur ce livre !!

Tu vas lire quoi après ?

Geneviève : Moi aussi sœurette, je suis contente que nous ayons pu discuter de cette lecture

Maud : A refaire !!! Sur d’autres aventures livresques alors

Geneviève

Maintenant je vais démarrer #Jenaipasportéplainte

Encore des combats de femmes à mener j’ai l’impression !

Bon sinon on recommande à tous le livre de dame Pellault ?

Maud : Oui et je pense que tu vas te régaler à le découvrir !!!

Recommandation faite pour Cécile

Pour son premier roman !!

Geneviève : Enfin moi j’ai adoré passé un super moment avec ses Sériales Belles-filles.

Maud :  Ca c’est ressenti !!! Je te souhaite une belle fin de journée et bonne lecture

Geneviève : Allez bonne soirée et belle lecture 😊😙

 Maud : 

 Geneviève : Et à très vite pour d’autres aventures et papotes livresque.

Serial Belle-Fille de Cécile Pellault


La double chronique

Aujourd’hui deux flingueuse se sont penchées sur un premier roman.

Ce matin c’est Maud qui vous parle de sa lecture.

Cet après-midi notre jumelle papotera avec son porte flingue pour savoir ce qu’elle aussi à penser de ce titre.

Allez je vous laisse découvrir l’avis de Maud

serial belle-fille de cécile pellaultLe livre : Serial Belle-Fille de Cécile Pellault. Paru le 24 Mai 2005 aux Editions Le Manuscrit. Collection : Fiction et Litt. 15.90 euros. 158 pages. 14 x 0,9 x 22,5 cm


4ème de couverture :
Des femmes qui se retrouvent pour partager leurs déboires avec leurs belles-mères, des supplices inventés pour se défouler de la frustration à devoir les supporter, une soupape d’humour pour ne pas craquer et renvoyer ladite mégère dans ses pénates. . . Mais la plaisanterie tourne au cauchemar, le jour où une vieille fille décide de gagner l’admiration de Chloé, la présidente du club, et celle de ses amies en agressant leurs belles-mères pour les venger. . . Un jeu de piste s’engage pour la débusquer et tout le monde est mis à contribution. . .

L’auteur : Cécile Pellault a déjà publié trois romans : Serial Belle-FilleOn ne choisit pas sa famille et Le Brouillard d’une vie. Ce dernier a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016. Elle est également auteure de nouvelles et de poésie. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.
Extraits :
« Je ne sais pas si on doit en rire ou en pleurer. C’est une chose de plaisanter sur les supplices en réunion, de nous défouler comme des gamines de nos frustrations de belle-fille à défaut d’aller à la confrontation avec nos belles-mères. Ce sont tout de même les mères de nos maris, concubins, voir concubines et comme on ne peut pas exiger de couper les ponts. »

Les Lectures de Maud :


 N’ayant pourtant pas de belle-mère actuellement, je me suis laissée tenter par cette découverte à la fois de l’auteur et de ce premier livre dont le thème m’avait fait sourire. Et oui qui n’a jamais eu envie d’envoyer sa belle-mère suite à une réflexion sur son travail ? sa maison ? ou ses enfants ?

Une histoire originale de jeunes femmes qui ne supportent plus leur belle-mère respective et qui se regroupent afin de se lâcher à leur sujet. Une ambiance à la fois noire car ce livre relate également les différentes conditions sociale et culturelle des protagonistes. On y retrouve par exemple la femme au foyer, la working girl, la flic, … autant de personnalités différentes mais qui ont un réel point commun.

Chloé, personnage principal, nous relate son quotidien, ses espoirs, sa vie, son association à laquelle elle voue une partie de son temps. Pourtant derrière le côté « vidage de sac » pendant leurs soirées, les fantasmes de vengeance à l’encontre de la mère de leur amour pleuvent. Tout se passe bien jusqu’au moment où l’une d’entre elles va se mettre à réaliser leurs rêves cachés. Chloé et son équipe, prises de remords, vont faire en sorte que les expéditions punitives cessent. Pourtant après avoir souhaités bien des maux à l’encontre de la grand-mère de leurs enfants, elles vont se rendre compte que derrière l’attitude il y a un profond malaise… Jusqu’où ira la vengeance ? Jusqu’aux excuses ?

Dans un style à la fois léger, direct et oral, ponctué d’humour et de sarcasmes, l’auteur met en lumière le ressenti de (sûrement) beaucoup de femmes. De nombreux dialogues rythment ce récit à la fois ludique, très réaliste, émouvant et faisant ressentir un cocktail d’émotions. Les relations humaines, les clichés et la vie de tous les jours sont également à l’honneur.

Je regrette juste l’absence de traduction lors de passages en anglais, ayant des connaissances plus que limitées dans cette langue.

Version lue : Broché

Mention : premier livre

Le top des lectures 2018  d’une flingueuse et de ses mini-flingues


A un mois de Noël et pour bien finir l’année

voici les tops 10 des flingueuses et des Minis Flingues.

Et…

Pour bien commencer ces tops lectures 2018,

c’est Cécile, Benjamin et Maxime qui débutent cette série des chouchous de l’année.

Belle découverte à vous.

 

Le top des lectures 2018  d’une flingueuse et de ses mini-flingues

Le niveau de lectures de la famille a été légèrement faible cette année, nous vous présentons donc un top commun pour palier à sa pâleur


Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande la mère :

Le top de Cécile

1) Le Lambeau de Philippe Lançon :

LA lecture de l’année, si ce n’est de la décennie, tant il nous parle à tous, les attentats de Charlie Hebdo mais pas que, du destin d’un journaliste, d’un érudit, de sa famille,  de sa guérison et peut-être aussi de la notre, et de notre histoire commune post-attentats.

Alors que l’auteur s’apprête à rejoindre sa compagne aux Etats-Unis, où il doit donner des cours de littérature, il participe à la conférence de rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Survient l’attentat dont il réchappera, défiguré. Il raconte sa sidération, sa douleur, les greffes, tout en essayant de se refabriquer un lien à l’existence. Prix du Roman-News 2018, prix Femina 2018. A reçu également le Prix Jean Bernard de l’Académie de Médecine 2018 et le Prix spécial du jury du prix Renaudot 2018

 

2) Big Little Lies de Liane Moriarty :

en VO s’il vous plaît, parfois on a juste besoin de la subtilité d’une comédie douce-amère pour parler de sujets graves. Le divertissement n’a rien de vulgaire et sa maîtrise est ici parfaite.

Petits secrets, grands mensonges, le nouveau best-seller de Liane Moriarty

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?

Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées) qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.

3) Babyfoot de Joseph Joffo :

 Pour la grande classe de Monsieur Joffo rencontré sur un salon et pour les personnages depuis longtemps perdus de vue que j’ai retrouvé avec un énorme plaisir. L’après guerre et l’espoir pour la jeune génération sur un air de rock américain !

Voici enfin la suite du « Sac de billes », le roman du petit Jo, devenu adolescent, dans le Paris et la France de la Libération. Une époque étrange pour un jeune garçon où se mêlent la joie de la liberté retrouvée, le temps du marché noir et des trafics en tous genres, la découverte du Nouveau Monde et des Américains, l’anxiété d’avoir le certificat d’études à passer. « Baby-foot » est un livre étourdissant de vie où se côtoient émotion, drôlerie, espièglerie et débrouillardise, un livre bien dans la lignée de ce succès mondial qu’est le « Sac de billes ».

 

4) Un château de verre de Jeannette Walls :

Une enfance hors norme, une capacité à s’en sortir tout autant et beaucoup de poésie et d’amour où il en avait pas tant que ça.

Récit de cette enfance hors norme. En attendant le château de verre que leur a promis leur père, chercheur d’or, les quatre enfants Walls vivent dans des abris de fortune, sillonnant le pays en famille et dormant parfois dans des cartons. Portrait d’une famille attirée par les mythes fondateurs de la culture américaine et d’une jeunesse marquée par la misère.

 

5) La vengeance des mères  de Jim Fergus :

 La suite de Mille femmes blanche ;   ces femmes ont été abandonnées par les autorités américaines après avoir été envoyées auprès des tribus indiennes, leurs enfants ont été tués, leurs maris amérindiens aussi, il ne leur reste que la vengeance auprès d’un peuple qui est devenu le leur.

  1. Little Wolf, un chef cheyenne, demande au général Grant de lui céder mille femmes afin de les offrir à ses guerriers. Grant accepte. En dépit des accords, la tribu est exterminée et seules quelques femmes blanches échappent au massacre. Parmi elles, deux soeurs, Margaret et Susan Kelly, trouvent refuge chez les Sioux et prennent le parti du peuple indien.

 

6 à 10 ) Guides du routard et Lonely Planet :

mes meilleurs compagnons, je n’abandonne jamais aucune lecture, je les triture, les balade partout. Surtout, ils sont aussi sources d’inspiration et connaissent une seconde vie lors de mes recherches pour mes nouvelles ou mes romans. Ceux-ci sont ceux qui m’ont accompagnée en 2018.

Pourquoi des guides touristiques en guise d’amoureux littéraires ? Parce que c’est une passion que je partage avec les trois hommes de ma vie 😉💋

 

Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande l’ado de 11 ans :

Le top de Benjamin

1) Imbattable de Pascal Jousselin :

Ça retourne ton cerveau c’est génial.

Tremblez, malfrats, voici Imbattable ! Ce nouveau protagoniste porte secours à la veuve et à l’orphelin comme tout héros qui se respecte, mais il sauve aussi les chiens, les chats des grands-mères, les terrains de pétanque, le fils du maire, et la ville tout entière. Masqué, comme tout justicier, capé, comme tout justicier, il mène la vie dure aux savants fous et aux mauvais plaisantins, sans jamais oublier de ramener le pain. Non seulement Imbattable est imbattable, mais son super-pouvoir fait de lui le seul véritable super-héros de bande dessinée ! De la structure quadrillée des planches de BD, Pascal Jousselin a fait un champ d’exploration narrative, un espace ludique où déplacer ses personnages en toute liberté. Son super-héros bondit d’une case à l’autre et joue des décalages et des transferts, Imbattable est non seulement un véritable hommage à la BD classique franco-belge, mais aussi une formidable expérience de lecture, dynamique et inventive.

 

2) Les petits Mythos :

C’est enfin marrant la mythologique !

La mythologie grecque revisitée par un humour légendaire !

Les dieux et héros grecs assistent aux tentatives catastrophiques d’Icare pour réussir à voler au-delà du soleil. Pendant ce temps, Ulysse cherche le moyen de se débarasser de son mal de mer et Totor le Minotaure rêve d’entrer dans la légende.

3) One Punch Man de Yusuke Murata :

 Ça défoule !!!

Saitama est trop puissant, tellement puissant qu’il élimine les ennemis les plus farouches d’un simple coup de poing. Découvrez l’histoire du plus fort des super-héros dans ce manga qui va vous mettre K-O !!

Saitama, un jeune homme sans emploi, décide de devenir un super-héros. Pendant trois ans, il s’entraîne avec ferveur et devient capable de neutraliser ses adversaires en un seul coup de poing. Mais bientôt, il s’ennuie et ses victoires perdent de leur saveur.

 

 

 

 

Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande l’ado de 15 ans :

 

Le top de Maxime 

1) L’étranger d’Albert Camus :

Cet ouvrage est mon premier livre philosophique mais quelle claque ce fut ! J’adore le style de l’auteur et le personnage de Meursault est si mystérieux et fascinant. L’un des meilleurs livres que j’ai pu lire.

Récit intérieur de Meursault, employé de bureau anonyme pour les autres et pour lui-même, qui tue finalement de cinq balles un Algérien sur la plage de Tipaza à Alger.

 

 

 

2 ) La Faucheuse Thunderhead de Neal Shusterman :

 C’est la suite du premier livre La Faucheuse que j’attendais avec impatience et la déception ne fut absolument pas présente. L’histoire est toujours aussi captivante et haletante. Vraiment hâte de voir la suite !

Le Thunderhead, intelligence artificielle qui gère la Terre pour l’humanité, ne peut pas intervenir dans les affaires de la communauté des Faucheurs. Il ne peut qu’observer, impuissant. Rowan a disparu depuis un an. Il est devenu une véritable légende urbaine, un loup solitaire qui traque les Faucheurs et les immole par le feu. Des changements sont-ils possibles ?

 

 

3 ) Mutafukaz Tome 5 de Run :

C’est le dernier tome d’une suite de comics incroyables. Le cycle se termine sur un magnifique tome avec des illustrations toutes aussi magnifiques les unes que les autres. L’histoire qui mélange le surnaturel et le complot sont parfaitement mis en scène. Mention spéciale aux passages en noir et blanc qui rendent le tome encore plus unique et magistral.

Dernier volume de cette série inspirée de la science-fiction des années 1950 à l’atmosphère sombre et paranoïaque.

Retour sur Sang pour sang Thriller


Retour sur Sang pour sang Thriller

by Ophélie

Après plusieurs mois de gestation, la première édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier a ouvert ses portes ce dimanche 30 septembre 2018. Il nous était impossible de manquer cette naissance!

Surtout que Nadine Doyelle son instigatrice nous a raconté tout cela ICI

C’est donc à Longperrier, en Seine et marne, que Nadine et son équipe ont accueilli auteurs, lecteurs, blogueurs… pour ce nouveau rendez-vous polar.

Accompagnée de ma jumelle Maud et d’Estelle une fervente lectrice, chaussées de nos bottes de sept lieues, nous avons chevauché jusqu’à cette charmante petite commune.

Sur place, joie et bonheur ont rempli nos cœurs en retrouvant nos amis auteurs et blogueurs.

Il y avait là :

Cicéron Angledroit ; Chris Simon ; Sacha Erbel (tiens une flingueuses) ; Luc Doyelle ; Cécile Pellault ( Oh une autre super flingueuses) ; Isabelle Piraux ; Cédric Blondelot ; Tony Perraut ; Mickael Fenris ; Sandrine Destombes ; Sylvain Pavlowski ; Arnaud Codeville ; Sébastien Fritsch ; Lise Delukas ; Manuel Benetreau ; Nil Borny ; Olivier Kourilsky alias docteur K ; Madeleine Petitpantalon ; Christophe Dubourg  ; Lou Vernet ; Jean-baptiste Ferrero ; Corinne Martel ; Antoine Blocier ; Nick Gardel (héhé un Nervi chez les Flingueuse) ; Sébastien Theveny ; Laurence Tournay et Ludovic Zedole Metzker.

3 Flingueuses et 1 auteur. De gauche à droite : Sylvie K, Christophe Dubourg, Maud et Ophélie

Câlins, fous rires, bises à tout va, découvertes, nous voilà partis pour une journée placée sous le signe du thriller et de l’amitié.

Mais avant toute chose, un petit café. Nadine et son équipe ont eu la bonne idée de laisser un buffet en libre service: café, thé, viennoiseries et à leur côté, un petit cochon laissé libre à notre donation.

Nous avons ensuite déambulé le long des tables des auteurs. Je ne rentrerai pas dans le détail de nos blagues, fous rires et échanges divers et variés; ils ont été nombreux! Un salon doit se vivre pour en apprécier toute la saveur.

Sachez toutefois que, comme lors de chacun d’entre eux, c’est un bonheur de retrouver les amis, de découvrir des auteurs et notamment des auteurs peu distribués en librairie. Ces moments d’échanges et de partages sont précieux et le plus bel écrin pour les conserver est celui de nos souvenirs.

Nadine a clôturé ce salon par un beau gâteau , offrant le champagne à tous, sans distinction.

Une très belle réussite que cette première édition! Un salon qui va prendre sa place au fil du temps, parmi les incontournables je n’en doute pas.

D’ailleurs Nadine tous les membres du gang Collectif Polar présents à « Sang Pour Sang » tenaient à te remercier :

Sylvie Kowalski

Bravo à Nadine Denoyelle et toute l’équipe pour cette première édition prometteuse du salon Sang pour Sang à Longperrier une bien belle affiche et des lecteurs au rendez-vous Voici ce qui va agrandir ma PAL

Cécile Pellault

Une belle journée à Longperrier grâce à Nadine Doyelle, aux bénévoles d’une chouette assoc’ Livr’Echange, et à Monsieur Le Maire, et aux lecteurs passionnés pour le Salon Sang pour Sang!
Merci à Maud Vandenbyvanghe, je ne ferai plus jamais la faute sinon tu peux m’achever, d’avoir pris la collec’!
Et à tous les z’amis qui font d’un salon une belle récréation

Ophélie

Salon de Longperrier. Des retrouvailles, des fous rires, des câlins, de belles découvertes et des rencontres virtuelles qui deviennent réelles!
Un très bon salon, une organisation très soignée et des bénévoles souriants. Bravo à Nadine Doyelle et à son équipe.
Une très belle première édition pour ce sang pour sang thriller!

 Sacha Erbel

1ere édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier! Une super réussite! 
Un grand bravo et mille mercis à Nadine et toute son équipe si sympathique! Très belle organisation!
Merci à Magalie et sa collègue de chez Cultura!
Merci à La commune de Longperrier! On s’est bien amusé!
Vivement le prochain!!!😍😘😘😘

Maud

Dimanche à Longperrier, nous avons fait notre rentrée à nous !!! Ravie de revoir les amis, Ophé Lit, Estelle, Delphine, Dahlia, Lou Valérie Vernet, Cécile Pellault, Sylvie, Sylvie Buttard, Nick Gardel, Michael Fenris, Sandrine Destombes, Luc Doyelle-auteur, Vero. C’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Sébastien Theveny , Helene Babouot, Sébastien Fritsch, Sylvain Pavlowski, Arnaud Codeville, Christophe Dubourg. (j’espère n’avoir oublié personne). Enfin, comme tout salon, il y a les emplettes, les prêts !! Bref une excellente journée !!! Tout cela n’aurait pas pu être possible sans Nadine Doyelle que je tiens à remercier, ainsi que toute son équipe de bénévoles !! BRAVO !!!! 🤩🤩🤩🤩🍾🍾🍾😍

L’exquis cadavre exquis, épilogue


L’exquis cadavre exquis, épilogue

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Epilogue

by Cécile Pellault

 

Un pacte sinon rien

 

La sueur perlait sur son front, coulait depuis la naissance de sa colonne vertébrale jusqu’aux tréfonds de son être, tel le fleuve de sa peur. Sa mâchoire se contractait à chaque ressac de la nausée qui l’envahissait. Elle n’était pas loin de se transformer en marée qui éroderait la moindre parcelle de joie dans son cœur. L’effroi avait envahi son système nerveux transformant chaque frisson en douleur fulgurante.

Geneviève tenait entre ses mains le dernier manuscrit de Claude France. Depuis qu’elle était son éditrice, c’est-à-dire depuis son tout premier roman, elle avait pu compter sur son poulain. Il lui fournissait toujours en temps et en heure son manuscrit qui partait ensuite à la correction, pour finir sa course en bonne place dans toutes les librairies et tous les espaces de ventes possibles et imaginables pour un thriller, vendus à des millions d’exemplaires en France et dans tous les pays friands de ses déclinaisons internationales. Les critiques étaient souvent mitigées. Les milieux littéraires bon teint le boudaient mais il était invité dans toutes les émissions de divertissement radiophoniques et télévisuelles. Et surtout, les Français et les Françaises l’adoraient, l’achetaient et étaient prêts à faire des heures de queue pour une dédicace de leur écrivain préféré.

Cependant, autant elle avait pu, jusqu’alors, transférer au pool de relectrices-correctrices le fichier annuel sans un regard approfondi, autant ce 20ème opus la plongeait dans la stupeur. Ce qu’elle avait entre les mains était une catastrophe, un délire ! Claude lui avait pitché le meurtre d’une journaliste, Camille, sur fond d’un complot international et d’une revanche familiale. Elle avait opiné, confiante dans les capacités de CF d’en faire un vrai page-turner. Mais elle avait sous les yeux plus de 60 chapitres avec autant de styles différents que de retournements de situations impossibles et inimaginables. Il avait repris la boisson, elle ne voyait que cela comme explication. Une jumelle tueuse et magicienne, la mise en scène d’écrivains connus qui lui assurait une bataille juridique sévère avec les autres maisons d’éditions, un personnage principal abandonné en pleine campagne sans que l’on sache vraiment ce qu’il lui était arrivé avant un dénouement en forme de baiser… Et certains chapitres requéraient simplement l’usage de LSD pour la compréhension.

Geneviève se prit la tête entre les mains pour tenter de contenir la migraine qui brandissait l’épée de sa férocité. Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Il devait pourtant y avoir une explication. Claude se sabordait pour pouvoir changer de maison d’édition ? Un pari ? Une blague ? Une maladie neuronale dégénérative ? Même au pire de son alcoolisme, son écriture avait été exploitable. Pas toujours ses déclarations à la presse mais rien à voir avec ce truc qu’elle regardait avec horreur. Seule la mort de son auteur pouvait sauver cette rentrée littéraire. L’idée insidieuse fit son chemin assez facilement dans son esprit. Les chiffres de vente, la couverture médiatique commençaient à faire briller les yeux de l’éditrice qui s’étaient éteints comme des chandeliers sur lesquels un vent froid aurait soufflé à la lecture de ce machin livresque.  Qui pourrait être aussi désespéré qu’elle pour l’aider ? Son regard se posa sur la pile des manuscrits envoyés par la poste des aspirants au Saint Graal du contrat d’édition.

Qui serait assez aux abois pour accepter un pacte à la Faust ? Eliminer l’auteur célèbre contre un contrat pour le devenir. Elle lut les noms sur le tableau Excel établi par ses équipes reprenant ceux sélectionnés comme « Probables Plumes à signer », les PPS. Isabelle B, Lou V, Aurore Z, Cécile P, Elias A, Marylène LB, Michèle F, Maryse, Danièle T, Fleur, Aurélie, Caroline N, Yvan F, Eppy F, Noëlle, Lolo, Nicolas D, Yannick P, Pascal B, Frédérique-Sophie B, Fanny L, Sandrine D, Maud V, Aline G, Nathalie R, Guy R, Carlo C, Leelo D, David S, Danièle O, Céline B, Patrice G, Michel R, Marc S, Clémence, Michael C, Claude L, Lucienne C, Frédéric F, Nathalie J, Patrick F, Sylvie K, Sacha E, Sofia H, Florence L, Michael F, Loli C, Mark Z, Kate W, Jean-Paul D, (…). Autant commencer par la première de la liste, pensa-t-elle.

 – « Allo, Isabelle B ? …Oui, Geneviève V des Editions Albin Sud… Seriez-vous disponible pour un rendez-vous pour discuter de votre avenir ?… Non, pas dans nos locaux, un petit café Le Goethe… Oui, c’est ça !… A bientôt, Isabelle ! »

Geneviève raccrocha, soulagée. Avec Isabelle ou un autre, elle se sortirait de ce pétrin ou de ce cadavre de manuscrit. Un petit pacte et puis s’en ira.