Dans la toile de Vincent Hauuy


Le livre Dans la toile de Vincent Hauuy. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Hugo Thriller. 19€95. (352 pages) ; 14 x 21cm

4ème de couverture :

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique l’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

 

 

 

L’auteur : Vincent Hauuy vit au Portugal avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo, il aime créer des puzzles, tisser des intrigues et donner vie à des personnages. Son premier livre, Le tricycle rouge, a remporté le pris VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi (plus de 122 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues). La sortie de Dans la toile coïncidera avec celle de son deuxième thriller, Le brasier, au Livre de poche.
Extrait :
«  J’ai toujours vécu en me préparant au pire. Pour moi, se réveiller chaque matin revenait à glisser une balle dans le barillet du destin et passer sa journée à jouer à la roulette russe. « 

 

 L’accroche de Miss Aline :

Dans la toile de Vincent Hauuy

 

Isabel annonce à son psychiatre qu’elle déménage. Elle a besoin de reprendre le contrôle de sa vie loin de Paris. Oublier la fusillade dont elle est la seule rescapée. Franck, son époux, a trouvé un chalet dans les Vosges. Elle va pouvoir reprendre la peinture, se recentrer sur elle, loin de l’agitation de la capitale.

Plainfaing, pourquoi ce chalet isolé ? Enfin pas tout à fait puisqu’il y a une maison d’architecte dont les habitants sont d’une discrétion !

Plainfaing, une forêt de sapins, un chien qui rode. Qui sont ses maitres ?

Plainfaing, des angoisses qui surgissent, des faits qui perturbent, des souvenirs qui resurgissent.

Plainfaing, est-ce une si bonne idée pour reprendre goût à la vie, tourner la page ?

 

Dans la toile thriller psychologique où la narration se fait à la première personne et où le questionnement est constant. Pourquoi Franck a-t-il choisi cet endroit ? A-t-il avoir avec les frayeurs de sa femme ? Elle semble parfois stone, y est-il pour quelque chose ? Que fait ce chien dans les parages ? Il semble n’être relié à rien ni à personne dans cette histoire.

L’auteur cherche-t-il à nous perdre dans ce huis-clos oppressant ? Comme Isabel on ne va pas pourvoir fuir. L’auteur nous oblige à le suivre et vivre les frayeurs, les doutes d’Isabel. Avec elle, Vincent Hauuy, va nous mener au combat des démons qui rodent à chaque page.

L’intrigue est complexe et menée avec brio. L’auteur est aux commandes indéniablement. Vincent Hauuy a l’art et la manière de te transporter, te bousculer, te ramener là où il veut. Les fils s’emmêlent et se démêlent pas toujours comme je le voudrais. J’entrevoie une fin qui ne sera absolument pas celle que l’auteur me réserve.

Impossible d’en dire plus afin de laisser ce roman vous prendre et vous perdre dans sa toile.

Dans la toile ne se lit pas, ne se raconte pas. C’est un récit qui se vit.

Merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP prenant. Merci à Vincent Hauuy de me démontrer que l’on peut encore être surprise par une intrigue, par une écriture.

Ma vie sera pire que la tienne – Williams Exbrayat


Chronique duo ou la chronique à deux voix

2 flingueuses papotent ensemble et parle de leur ressenti de lecteure autour d’un même titre

Ce soir c’est Maud et Mamie Danièle qui nous par du polar d’Exbraxat. Williams, pas Charles, hein !

Alors..

 

Le livre : Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat. Paru le 29 Août 2018 aux Editions Independently published. 12.99 euros. (240 pages.) 15 X 23cm

4ème de couverture :
Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

 

L’auteur : Williams Exbrayat est dompteur de livres en bibliothèque et auteur de polar. Il est le créateur de la série humoristico-policière Maddog qui met en scène un détective privé à la morale douteuse et à la gouaille fleurie. Chasse à l’épaulard, le deuxième volet de la série, a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2014. Il y a toujours un peu d’humour et beaucoup de noirceur dans son travail comme en atteste son nouveau méfait : Ma vie sera pire que la tienne, un mélange détonant de roman noir, de novella et de pulp.

 

 

Extrait :
« La route n’en finit pas de serpenter dans la montagne. Des villages reculés, des vieilles bâtisses à l’abandon, des champs mangés par la forêt. Ici, la violence, c’est le mépris ; l’abandon du politique. Il ne reste plus rien. Pas d’écoles depuis longtemps, plus de bureaux de poste. Des nids de poule maltraitent les roues des voitures. Des lacets. Toujours des lacets. À mesure que le convoi s’enfonce dans la montagne, la misère devient de plus en plus prégnante. Elle n’est pas explosive comme la banlieue vue par la télé. Elle est silencieuse ; rampante ; oubliée des grands médias. Ici, c’est le royaume des petits paysans, des nouveaux pauvres, des marginaux, des sans-dents, du surendettement. C’est le triste spectacle de l’agonie d’un Ancien Monde qui se révèle sous les yeux d’Ulysse, sans risque d’insurrection ni de caillassage. »

 

 Papote de Flingueuses entre Maud et Manie Danièle

 

Maud : Coucou Danièle, alors toi aussi tu as lu Ta vie sera pire que la mienne de Williams Exbrayat ?

Danièle : Oui Maud et c’était une découverte … je connaissais bien un Exbrayat mais pas celui-là !

Maud : Pareil de mon côte Qu’en as-tu pensé dans globalité ?

Danièle : Alors globalement j’ai plutôt apprécié : le ton, les situations, les personnages.

Maud : Très bien. Moi je me suis laissée surprendre par la forme, je pensais à tort avoir à faire à des nouvelles 

Danièle : Pareil, arrivée au premier épilogue, je suis repartie sur la page de garde et j’ai vu que c’était un roman !

Je n’aime pas trop le format « nouvelle » mais il s’agit bien d’une suite. Un peu comme une pièce de théâtre où l’on change de décors à chaque acte

Maud : J’ai été agréablement surprise de voir que les histoires s’entremêlaient pour ne former qu’un seul et même roman. Le format Nouvelle ne me dérange pas du tout mais quand je suis prévenue. Mais comme tu le soulignes là c’est plutôt un changement d’acte comme au théâtre !

Danièle : J’ai particulièrement apprécié la première situation … les losers qui braquent un labo ça paye !

Maud : Oui oui la première situation est très sympathique, les losers face à des brigands organisés et la suite qu’en as-tu pensé ?

Danièle : J’y ai trouvé plus d’humour que par la suite …

du coup je suis restée au niveau du ton un peu sur ma faim. Cependant l’intrigue est bien menée

Maud : Dans la première partie il y a quelques phases d’humour noir ou de sarcasme mais l’humour est plutôt présent dans la seconde. Les Présidents tu en penses quoi ?

Danièle : J’ai aimé les Présidents, d’autant qu’on oublie les masques et qu’on attribue du coup les exactions à ceux qu’on a en mémoire … jubilatoire

Maud : Oui et leur caractère, leur perception correspondent plutôt pas mal aux vrais personnages. J’ai beaucoup aimé également

L’intrigue je la trouve aussi très bien menée je n’ai pas vu la fin arriver

Danièle : C’est aussi un artifice commode pour permettre au lecteur de suivre l’intrigue

Maud : A la fois très original et très prenant. Le lecteur retient très facilement les personnages

Danièle : La référence à Colomba n’est pas mal non plus

Les chiens sont des personnages à part entière

Maud : Très très bien trouvée cette référence

J’ai aussi trouvé la personnification des animaux très bien amenée, c’est vivant et réel

Danièle : Tu parles de la fin … j’avoue avoir dû relire l’analyse psy … un peu confuse pour moi mais j’étais sans doute en coma pré-endormissement tard dans la nuit …

Maud : Justement l’analyse psy nous amène aux bords de la future vérité. Mais comme dans tout le livre, rien ne se passe comme prévu

Danièle : Je suis d’accord

Difficile de dire ce qu’on en pense sans spoiler

Maud : C’est aussi ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre. Lorsque le lecteur pense savoir la suite et hop changement de situation et il est berné

Danièle : C’est sur … je n’essaierais pas le captagon amélioré !

Maud : Très difficile oui en effet

Je te comprends tout à fait !!!

Danièle : Ce qui est agréable aussi dans ce roman ce sont les lieux … quand on parle de la ville c’est une petite ville de province avec son quartier craignos, sa campagne est bien profonde et la Corse agréable mais ça peut se passer n’importe où …

Maud : Oui et les quelques allusions au sud de la France… les fermes ont un rôle important

Sans les quelques références géographiques on pourra se croire n’importe où

Danièle : du coup des petits losers tombés dans la délinquance, embarqués par le banditisme … ça peut arriver à nos voisins

Maud : Oui la notion de travaux subalternes et la référence aux cités expliquent comment ils en arrivent là

Danièle : dans un contexte de crise et de désertification rurale …

Maud : Le travail à l’usine ou le deal de drogue? Les deux solutions montrées à nos losers

Danièle : des belles bagnoles tout de même …

Maud : Oui pour certaines…car d’autres tombent en panne

Danièle : c’est pour le fun !

Maud : Je souhaite aussi saluer l’habilité de l’auteur qui a su faire s’imbriquer parfaitement deux histoires qui paraissaient totalement indépendantes

Danièle : oui c’est plaisant … passer un recueil de nouvelles au roman noir à intrigue c’est bien fait !

Maud : Oui oui très bien fait. Tout s’emboite très bien, pas de loupé!!

En conclusion, j’ai passé un très bon moment de lectures. Des personnages attachants pour certains, d’autres machiavéliques.

Et toi Danièle?

Danièle : Oui et je me dis que l’auteur a commis 3 romans, celui-là a été une agréable pause entre deux lectures plus graves et que j’irais bien voir du côté des 2 autres un jour !

Maud : Également l’auteur m a rendue également très curieuse !!

Danièle : Jamais vu en salon ?

Maud : Non pas pour ma part. Et toi?

Danièle : auto édition … explique peut-être la raison

Maud : Oui sûrement

Peut-être qu’un jour…

Danièle : Alors Maud on recommande ce titre ?

Maud : Oui pour ma part!!!!

Et toi?

Danièle : Aussi, léger mais pas que …, noir mais pas que …, rythmé mais pas que …

Maud : Un très bon cocktail rafraîchissant mais pas que…

Danièle : Merci à lui de nous avoir fait confiance … c’est jamais gagné avec les flingueuses !!!!

Maud : Oui c’est vrai. Merci Danièle pour cette lecture commune et ces échanges toujours très sympathiques

Danièle : Merci à toi pour cet échange ! A bientôt pour de nouvelles aventures … mais pas que !!!

Maud : Oui avec grand plaisir!!!!

  

Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbraya


Le livre : Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat. Paru le 29 Août 2018 aux Editions Independently published. 12.99 euros. (240 pages.) 15 X 23cm

4ème de couverture :
Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

 

L’auteur : Williams Exbrayat est dompteur de livres en bibliothèque et auteur de polar. Il est le créateur de la série humoristico-policière Maddog qui met en scène un détective privé à la morale douteuse et à la gouaille fleurie. Chasse à l’épaulard, le deuxième volet de la série, a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2014. Il y a toujours un peu d’humour et beaucoup de noirceur dans son travail comme en atteste son nouveau méfait : Ma vie sera pire que la tienne, un mélange détonant de roman noir, de novella et de pulp.

 

Extraits :

« Les portières du 4×4 claquent. Des gifles pour mes oreilles. J’ouvre les yeux. Trois silhouettes noyées dans la lumière crue d’un milieu d’après-midi. Elles s’approchent d’un pas résolu. Je protège mes yeux avec mes mains. Le soleil tape fort. Foutrement fort. Une enclume sur ma tête. Avec le stress, j’ai perdu des litres de gnôle. Une odeur vinaigrée imprègne mes vêtements. Ma transpiration. Faudrait que je mette le holà sur la piquette, sinon je vais finir comme un pickle. »

Les Lectures de Maud :

 Le deux premières partie sont distinctes, les histoires indépendants et personnages différents. Déjà le ton est donné, c’est de la dynamite qui ne demande qu’à se consumer. Et lorsqu’en plus, les histoires se rejoignent et s’imbriquent, c’est l’apothéose. Avec leur profil particulier, leur vie atypique, vont-ils réussir à s’en sortir ?

Des personnages aux multiples facettes, les situations vont leur faire ressortir le bon, le moins bon et le pire de chacun d’entre eux. Pourtant certains n’étaient pas destiner à partir en vrille. Même le chien est un personnage à part entière et a sa part d’histoire.

Mon préféré ? Sauveur, bien sûr !!! Les braqueurs qui portent le nom d’un de nos précédents, c’était super, le tout saupoudré de quelques clins d’œil de leur personnalité.

L’auteur signe ici un très très bon polar. Usant de sarcasmes et de jeux de mots, mêlant, intrigues, sournoiseries, rebondissements, voir retournements de situation avec brio. Une plume qui exploite tous les palettes de la langue française.  Une fin inattendue !!! Je recommande cette lecture à la fois pour son côté à la fois aérien et plein de noirceur.

Version lue : Numérique

 

 

Ses Yeux Bleus – Lisa Hågensen


Le livre : Ses Yeux bleus de Lisa Hågensen. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne. Paru le 6 juin 2018 chez Actes Sud dans la collection Actes Noirs. 22€80 ; (363 p.) ; 24 x 15 cm

4e de couv :

Raili Rydell, bibliothécaire célibataire de quarante ans mal dans sa peau, passe l’été dans son chalet au bord d’un petit lac de la forêt de Lövaren. Elle y rencontre Olofsson, un ours solitaire qui vit sur la rive opposée. Il lui raconte d’étranges histoires au sujet des habitants du coin, notamment celle du couple voisin dont l’un des enfants a disparu du jour au lendemain sans que personne ne semble s’en préoccuper, comme s’il n’avait jamais existé. Il évoque également un chien qu’il est persuadé d’avoir eu et qui se serait volatilisé sans laisser la moindre trace – ayant même disparu de ses albums photos. Raili est à la fois fascinée et sceptique : son nouvel ami est-il mythomane ? Ou n’a-t-il simplement pas toute sa tête ? Mais lorsque Olofsson est retrouvé noyé dans le lac, elle comprend que quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans ce petit « havre de paix ».

 

L’auteur : Née en 1966 à Ljungskile, en Suède, l’auteur Lisa Hågensen a été professeure et éleveuse de chevaux. Ses yeux bleus est le tome inaugural d’une trilogie.

 

 

 

 

Extrait :
 Je ne pouvais pas sacrifier mon sac à dos. L’idée que quelqu’un puisse se glisser dans la chambre, prendre le sac et filer me faisait serrer les dents à me faire mal aux mâchoires. Putain non, je ne pouvais pas sacrifier mon sac à dos.

Le Post-It de Ge

Raili Rydell, bibliothécaire d’une quarantaine d’années, décide de prendre des vacances dans la forêt de Lövaren. Des événements étranges l’inquiètent : les disparitions inexplicables d’un chien et d’un enfant ainsi que la noyade d’un homme ne semblent pas préoccuper les habitants. Pourtant, d’étranges créatures se promènent dans la forêt. Premier roman.

Raili Rydell, une bibliothécaire célibataire de 40 ans, va passer l’été dans son chalet au bord d’un petit lac au milieu de la forêt dans le comté de Lövaren. Mais les vacances dans ce petit havre de paix ne vont pas se passer comme prévu. Un chien se volatilise sans laisser la moindre trace, un enfant disparaît sans que personne ne semble s’en préoccuper et un homme est soudain retrouvé noyé. Raili va bientôt réaliser que rien n’est comme il paraît. Dans la forêt obscure se cachent des choses qui n’ont rien de naturel et les habitants du coin ne sont peut-être pas ce qu’ils prétendent être…

Un premier roman fascinant aux retournements de situations inattendus et un glissement vers le surnaturel parfaitement maîtrisé distillant une ambiance troublante qui met le lecteur sur le qui-vive et réveille en lui cette peur diffuse du mal.

Ovni parfaitement addictif, Ses yeux bleus met en scène un personnage haut en couleur, sorte de délicieux croisement entre Bridget Jones et Hercule Poirot, qui se trouve aspiré dans un cauchemar délirant, digne d’un roman de Stephen King.

Un livre hybride comme je les aime, mêlant avec brio, polar, fantastique et légendes locales. De plus, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai aimé cette héroïne touchante, une bibliothécaire joviale un peu ronde.

J’aimé aussi , l’imagination , l’humour, la créativité et l’inventivité de l’auteur. Une douce folie et une subtile dérision parcourent cette histoire. C’est assez jubilatoire.

Et attention, Ses Yeux Bleus est le premier opus d’une trilogie. Il inaugure de façon magistral celle-ci. Voilà pourquoi certain d’entre vous resteront un peu sur leur faim. Et oui, quand on termine ce livre on en redemande. Alors vite la suite !!!

Vermines – Romain R. Martin


Le livre : Vermines de Romain R. Martin, paru le 02 octobre 2017 aux éditions Flamant Noir, collection FLN.Roman. 19€50 ; 181 pages; 21,5 x 1 x 13,5 cm.

4ème de couverture:

Bourganeuf, petite commune isolée dans la Creuse. Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect par sa verve et sa mauvaise foi. Accompagné de Pascalin, le brave du village, il tient une boutique et mène une vie très monotone jusqu’au jour où une armoire normande écrase son chien. Son quotidien se transforme alors en une série d’aventures burlesques et tragiques. Hasard, accident ou vengeance ? On n’est jamais aussi seul qu’on le croit…

 

 

 

L’auteur:  Romain R. Martin est né à Vire en Normandie. Il est âgé de 37 ans et vit aujourd’hui à Paris. Jeune adulte et passionné de musique metal, il quitte le lycée au premier trimestre de terminal pour devenir musicien et travaille avec un petit label breton spécialisé.
En 2007, il déménage sur la capitale pour se réorienter vers le montage vidéo et le graphisme. Puis en 2011, il s’engage pour cinq ans en tant que réserviste de la police nationale. Son contrat désormais terminé, il se met à l’écriture de son premier roman.
Outre le fait que sa mère l’ait toujours poussé à écrire, c’est l’accumulation de situations improbables, tristes, voire grotesques, rencontrées au sein de la police, et plus généralement au fil de sa vie, qui lui donne tout d’abord le goût de l’écriture. Amateur d’humour noir avec un attrait prononcé pour le dérisoire, il trouve dans la rédaction de l’imaginaire un refuge et une parfaite scène de théâtre pour y faire vivre ses personnages excentriques.

 

Extrait:
« Je suis né dans la Creuse et nous vivions, mes parents et moi, dans mon actuelle maison de campagne, aux abords de Bourganeuf. Cette petite commune du Limousin n’a jamais dépassé les quatre mille habitants et tout son charme vient de là. L’absence de promiscuité et le petit nombre créent le lien et la paix sociale. L’hiver, toutefois, il ne fallait pas posséder un flingue trop près de sa table de chevet si vous étiez un audacieux chômeur longue durée ou, plus simplement, un célibataire alcoolique.
La vie pouvait être paisible dans cette campagne, mais il valait mieux être armé, équipé et motivé psychologiquement face aux éventuelles menaces et autres aléas du quotidien. Ce ne fut pas le cas de mes parents, et pourtant, en apparence, notre famille paraissait solide.
En apparence… »

 

Le OFF de OPH

Vermines de Romain R. Martin

Il ne m’aura fallu que quelques heures pour dévorer le glauquissime « Vermines » de Romain R. Martin!

 J’avais lu du bon comme du mauvais sur ce roman qui, de fait, a éveillé ma curiosité… et je fais dorénavant partie de ceux qui le défende!

 Un roman noir, caustique (autant que la soude!) , un poil dérangeant… une plume acerbe, décapante au service d’un humour cynique, sombre mais qui m’aura fait beaucoup sourire!

 « Vermines » c’est l’histoire d’Arnaud, qui de sa Creuse profonde, nous raconte son histoire étrange… Après la mort de son chien, un enchaînement de faits les plus étranges les uns que les autres vont l’emmener, lui et son ami Pascalin, sur des pentes dangereuses… glisseront, glisseront pas? Découvrez-le en lisant ce premier roman de Romain.

 Au delà de l’histoire vous découvrirez la capacité de l’auteur à user de métaphores, sans lourdeur, pour des tournures de phrases qui font mouche:

« Ma trinité impie: salir, détruire, vomir, s’appliquait modestement chaque jour dans notre foyer. Voici l’aigle qui gouverne? Soit! L’oiseau, dans sa grâce, gouvernerait ainsi, assisté de ce fameux triumvirat. C’est pourquoi je les récompensait grassement, tel le gros chat qui rapporte des petites souris mortes sur le perron en retour de ces bonnes attentions. »

 Bourré de références littéraires et musicales, ce roman est une plongée dans le noir dérangeant, le noir inclassable, le noir qui peut mettre mal à l’aise. J’ai trouvé chez Romain un côté brut, parfois familier mais avec une écriture fine, intelligente… Un paradoxe qui, à mon sens, renforce l’ambiance sombre et quasi malsaine que j’ai particulièrement apprécié.

 Si vous aimez sortir des sentiers battus, voir rebattus, et faire une découverte étonnante, n’hésitez pas et lisez « Vermines »!

Comme un chien de Jack Ketchum


comme un chien JackLe livre : Comme un chien  de Jack Ketchum, Lucky McKee. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicolas Jaillet. Paru le 20 septembre 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ; (275 p.) ; 24 x 16 cm.

 

4e de couv :

Bienvenue chez les Cross, une famille aisée de Los Angeles. Une famille heureuse… en apparence. Delia, onze ans, est une star en train d’éclore. Tout le monde dépend d’elle : sa mère, qui gère d’une main de fer ses auditions ; son père et ses voitures de collection ; son frère que la jalousie ronge. Heureusement que Caity, le chien de la famille, est là. Auprès d’elle, Delia se sent aimée, en sécurité.

Une nuit, un incendie se déclare dans la chambre de la petite. Sauvée in extremis par son chien, Delia survit, défigurée. Mais sa mère y voit une opportunité. L’argent, voilà ce qui compte chez les Cross. Quitte, pour l’obtenir, à vendre la souffrance d’une enfant…

 

L’auteur : Jack Ketchum, né en 1946, est considéré comme l’un des plus importants auteurs américains vivants. Derrière ce pseudonyme (emprunté à un hors-la-loi américain qui finit pendu) se cache un écrivain qui fut le secrétaire de Henry Miller. Son premier roman, Morte saison, incita la revue Village Voice à réclamer publiquement la condamnation de son éditeur pour « violente pornographie ». Ketchum a depuis publié onze romans et pas moins de trois films viennent tout juste d’être tirés de ses œuvres.Jack Ketchum est l’auteur, notamment, de Une fille comme les autres et Fils unique. Aux côtés du réalisateur Lucky McKee, il livre le récit terrifiant, implacable, d’une famille au bord de la désintégration. Lucky McKee est réalisateur, acteur et écrivain, célèbre notamment pour son film May. Il a collaboré avec Jack Ketchum sur The Woman et sur I’m not Sam.

 

Extrait :
Ce matin-là, elle est allée d’abord vers Delia, puis vers lui. Robbie n’avait jamais vu sa sœur sourire comme ça, et jamais plus depuis.
Il sent encore la tiédeur de sa langue. Il se rappelle l’odeur de son haleine de chiot. Cette petite masse qu’elle formait entre ses mains.
Cette merveilleuse créature, toute neuve, parmi eux.
Un chien, c’est magique.
Et, au fond, ça ne fait rien qu’elle soit à Delia d’abord et à lui ensuite. Il a lu des choses à propos des chiens. Il sait qu’il y a celui qui reçoit les ordres et les transmet, et la meute. Robbie, c’est la meute. Par définition, maman et papa sont des chiens dominants – des alpha, comme on dit. Ils sont plus grands, ils parlent plus fort. Ils donnent les ordres.
Mais Caity n’a pas l’air très concernée. Elle a sa propre vision des choses. Elle bouscule les idées reçues. La voix qu’elle écoute en second dans l’ordre de fréquence et d’attention, c’est la sienne, pas celle des parents. Robbie s’en satisfait et, même, il lui en est reconnaissant. Sa place dans la meute est confortable.

 

Chronique de Lecteur

 

Le tuyau de Nico

A 11 ans, Delia Cross est une jeune actrice talentueuse. Elle vit avec ses parents et son frère jumeau, qui organisent leur vie en fonction d’elle. A la veille d’un contrat déterminant pour sa carrière, la jeune fille est victime d’un terrible accident dont elle sort défigurée. Sa mère, pour qui seul l’argent compte, met en scène sa souffrance. Seule Cathy, sa fidèle chienne, peut la protéger.

Jack Ketchum est un auteur qui avance masqué. Alors que tous ses collègues en font des caisses pour faire croire, au moyen d’un style boursoufflé, que leur histoire est bien plus horrible, terrifiante et pertinente qu’elle ne l’est réellement, Ketchum joue la carte de l’anodin. Il avance des faits qui n’ont l’air de rien et qui, en s’accumulant, forment un monstre. Une réalité intime, qui est aussi un fait de société admis de tous et qui, pourtant, est inadmissible. Il en donne un exemple ici avec l’histoire d’une famille américaine aisée, mais dont l’économie entière repose sur les épaules d’une petite fille de onze ans. C’est une réalité courante aux Etats Unis et ailleurs. Ça ne choque personne. Et pourtant, quand on prend le temps de s’y pencher…

Les Crocs de la Corrèze – Frank Klarczyk : Les petits avis de Kris


Collectif Kris

FKLes Crocs de la Corrèze – Frank Klarczyk. Paru le 28 août 2015 aux Editions Geste dans la collection Le geste noir. 14€90 ;  (454 p.) ; 18 x 11 cm.

4ème de couv.
Le corps d’un notable est retrouvé égorgé en plein centre de Brive. Tout laisse à penser qu’un animal dangereux erre dans les rues de la ville.
À la suite de son affectation au commissariat de la cité gaillarde, le lieutenant Gabriel Marcini est chargé de l’enquête. Après une longue période de soins, il reprend du service dans un climat tendu, d’autant qu’une seconde victime est bientôt découverte, déchiquetée, sur les bords de la Corrèze.
L’animal serait-il dressé pour tuer ?
Tiraillé entre une affaire difficile, la garde de sa fille et la suspicion de ses nouveaux collègues, Marcini doit aussi faire face à ses démons… qui ne sont pas si vieux.
La bête est-elle réellement celle que l’on croit ?

L’auteur :

70722Depuis plus de vingt ans, Frank Klarczyk est un ‘policier de la rue’. Après avoir fait ses premières armes en région parisienne, il a exercé dans le Pas de Calais où sont ses racines. Puis, tombé sous le charme du Sud-Ouest, il a aujourd’hui obtenu sa mutation en Corrèze.

Cinéphile et passionné de littérature policière, il apprécie les auteurs américains Harris, Connelly, King, Lehane comme les auteurs français Grangé, Chattam et, surtout, Thilliez.

Utilisant sa profession comme source d’inspiration, il nous entraîne dans une enquête rythmée et nous plonge dans le monde, méconnu, de la Police.

Le petit avis de Kris :

A Brive, deux corps égorgés et déchiquetés sont découverts et les soupçons se portent sur un animal sauvage qui hanterait les rues de la ville. Le lieutenant Gabriel Marcini est chargé de l’enquête et s’interroge sur les motivations qui se cachent derrière ces actes car la bête semble avoir été dressée pour tuer. Parallèlement, le policier doit faire à une situation personnelle difficile.

Fait pas bon résider en Corrèze moi je vous dis … Plusieurs victimes d’un chien semble-t-il … un vrai massacre … et au milieu le Lieutenant Marcini qui se débat pour prouver qu’il n’est pour rien dans ces assassinats. Mais l’est-il, vraiment innocent ? Lui-même en doute …
Un polar de bonne facture dont l’intrigue se situe à Brive … Attention les amis, soyez prudents lors de la prochaine édition de la Foire du Livre !!
L’enquête bien sur figure au premier plan mais pas que … C’est aussi la vie d’un commissariat avec ses contraintes, ses rivalités mais aussi la solidarité qui soude cette corporation et puis aussi, en toile de fond Brive et sa région Périgueux et Limoges. Polar régional donc, mais sans tomber dans l’excès.

Le club de Michel Pagel


 

Mes petites lectures

 $$$&&&z9782361832421,0-3155590Le livre : Le club  de Michel Pagel. Paru le 3 mars 2016 chez Les moutons électriques dans la collection Bibliothèque Voltaïque. 15€ ; (170 p.) ; 18 x 15 cm.

Mot de l »éditeur :

Longtemps, ils avaient été CINQ. François, Claude, Mick, Annie et Dagobert, quatre enfants et un chien, ont autrefois formé un Club et vécu bien des aventures extraordinaires. Trente ans plus tard, le chien est mort depuis longtemps quand trois membres du Club, devenus adultes, séparés par la vie, sont invités par le quatrième à l’endroit même où ils passaient leurs vacances dans leur enfance. Bientôt, alors que la maison est isolée par d’importantes chutes de neige, la vieille mère de Claude est assassinée… Mick est-il le responsable, comme semble le penser François ? À moins qu’un assassin se dissimule dans les environs enneigés ? Et pourquoi Claude se retrouve-t-elle régulièrement projetée sur un rivage anglais, à la rencontre d’enfants et d’un chien ressemblant singulièrement à ceux qu’ils étaient autrefois, elle et ses cousins ?
Dans un huis clos étouffant, écrit comme un thriller, une fable magistrale sur l’imaginaire de l’enfance, nos peurs, nos doutes.

$$$&&&zL’auteur : 

Michel Pagel, né en 1961, a débuté l’écriture assez rapidement. Après plusieurs années qui lui ont apporté de l’expérience, il publie ses premiers textes dans des fanzines. En 1984, son premier roman est publié dans la collection Fleuve Noir : il s’agit de Demain matin au chant du tueur. C’est ainsi que, employé au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), il décide quelques années plus tard d’en démissionner pour se consacrer à l’écriture et à la traduction de romans, activité qui lui a par ailleurs permis d’obtenir le prix 2000 de l’Imaginaire pour ses traductions de Joe Haldeman (La paix éternelle) et Graham Joyce (L’intercepteur de cauchemars). Il y a obtenu de nombreux autres prix donc Le Grand Prix de l’Imaginaire en 2003 pour son roman Le Roi d’Août.

Extrait : 
Dagobert est mort depuis longtemps, bien sûr.
Ils l’ont enterré dans le jardin de la villa des Mouettes, à Kernach, entre le vieux pommier et le mur de clôture dévoré par le lierre.
Ensuite, plus jamais ils ne se sont tous réunis. Mick, alors, commençait à mal tourner : trois mois plus tard, il quittait la maison.
Le Club avait cessé d’exister

Mon petit avis :

Il y avait une vingtaine d’année que je n’avais pas lu un livre de Michel Pagel. Pourtant j’en ai dévoré quelques-uns du milieu des année 80 à la fin des année 90.  A l’époque je lisais autant de polar et de roman noir que de roman d’anticipation et de science fiction. Car en effet, notre auteur est avant tous un auteur de SFFF. Ils a été un auteur français phare de chez Fleuve noir SF. Et puis j’ai arrêté de le lire, le retrouvant seulement comme traducteur de Dean Ray Koontz ou Peter Straub et Michael Moorcock ; et dernièrement de David Wingrove et Sarah Lotz.

Alors qu’elle ne fût pas ma surprise de le retrouver avec un polar dans une maison d’édition habituellement dédié à la SF. Mais surtout de le retrouver  avec un roman policier qui a un vrai goût d’enfance.

Car le club de Michel Pagel c’est simplement le club des cinq. Celui que nous lisions gamin(e)s avec les bibliothèques rose chez Hachette. On retrouve ici François, Claude, Mick et Annie, il ne manque que Dagobert. Quoique ! C’est le club des cinq, mais 30 ans après.

Les gamins sont devenus des adultes. Et nos jeunes ados ont bien changé. La vie ne les a visiblement pas épargnés. Tous ont des problèmes de comportements. Claude est devenue une femme tyrannique à la sexualité débridée et souffre de grave hallucination. Mick semble totalement replié sur lui même. Annie a un vrai problème avec l’alcool. Quand à François il n’est pas épargné non plus. Lui aussi semble avoir quelques flash hallucinatoire et c’est pas facile à admettre pour le psycho rigide qu’il est devenu.

Les héros de Enid Blyton ont du plomb dans l’aille. Pourtant dès que le premier crime va être commis à la Villa des Mouettes, l’ex joyeuse bande va retrouver ses automatismes et elle va redevenir cette équipe d’enquêteurs qui a enchanté les lectures de notre enfance. 

Mais attention, le club est bel et bien un livre pour adulte. Oui, c’est une fable cruelle et trouble. Un huit clos effroyable où chaque pièce du puzzle imaginée par l’auteur va se mettre en place de façon remarquable.

Vous risquez d’être surpris !!!

 

 

 

Crime à l’heure du Tay de John-Erich Nielsen


81ea9f_fbf70ff58c5f4622b0408df9b480fc4c.jpg_srb_p_400_400_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srb Le livre : Crime à l’heure du Tay de John-Erich Nielsen . Paru le 02 juillet  2012 chez Scottish day & Head over hills publishing. 6,95€ ; (246p) 18 x 11.
4e de couv :
Confronté au souvenir de l’une des heures les plus sombres de l’histoire d’Écosse, Sweeney va devoir démêler, d’une rive à l’autre du Firth of Tay, un suspense… plus haletant que jamais !

«Le 28 décembre 1879, peu après dix-sept heures, le pont enjambant le Firth of Tay s’effondra, précipitant dans les flots de l’estuaire les soixante-quinze passagers du train reliant Édimbourg à Dundee. Il n’y eut aucun survivant. Vingt-neuf victimes ne furent jamais retrouvées…
À priori, rien à voir avec l’assassinat de Sue Cunningham, huit ans, et la disparition de son camarade David Sharp… Si ce n’est l’étrange similitude des lieux : le corps de la petite vient d’être découvert au pied du Tay Rail Bridge, à l’endroit même de la pire catastrophe ferroviaire du XIXème siècle.
Mais ce n’est pas tout… En Écosse, les fantômes, c’est comme le monstre du loch Ness : tout le monde en parle, mais chacun sait que ça n’existe pas.
Toutefois, depuis trois semaines — c’est stupide, j’en conviens — mais j’ai fini par trouver cette idée beaucoup moins amusante…»
Inspecteur Sweeney – Police criminelle d’Édimbourg.

81ea9f_17f3c57f2f88414d9aaa95da1b90ffb0.jpg_srb_p_139_105_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srbL’auteur :81ea9f_17f3c57f2f88414d9aaa95da1b90ffb0.jpg_srb_p_139_105_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srb

John-Erich Nielsen est né le 21 juin 1966 en France.

Professeur d’allemand dans un premier temps, il devient ensuite officier (capitaine) pendant douze ans, dans des unités de combat et de renseignement. Conseiller Principal d’Education de 2001 à 2012, il est désormais éditeur et auteur à Carnac, en Bretagne.

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Résumé et avis :

Catastrophe_du_pont_sur_le_Tay_-_1879_-_StructureLe meurtre d’une petite fille de 8 ans, Sue Cunningham, et la disparition de son camarade David Sharp rappellent une catastrophe ferroviaire de 1879. Les victimes de ce drame n’avaient jamais été retrouvées. L’inspecteur Sweeney commence à enquêter.

C’est mon libraire qui m’a fait découvrir cette série. Et j’ai même eu le plaisir de rencontrer l’auteur à Saint Maur en poche par 2 fois. Alors j’ai lu ,4 aventures de l’inspecteur Sweeney, à la suite, pour me faire une idée. C’est rafraîchissant, même si l’inspecteur Sweeney n’est pas sans nous rappeler les héros d’Agatha Christie.

Les enquêtes de l’inspecteur Archibald Sweeney – jeune Ecossais dégingandé muni d’un club de golf improbable, mal rasé, pas toujours très motivé, trainant son dictaphone à bande .  – s’inscrivent dans la tradition du polar britannique : sont privilégiés la qualité de l’intrigue, le rythme, l’humour et le suspense.

A la recherche du coupable, le lecteur évoluera dans les plus beaux paysages d’Ecosse (Highlands, île de Skye, Edimbourg, îles Hébrides) mais aussi, parfois, dans des cadres plus « exotiques » (Australie, Canaries, Nouvelle-Zélande, Irlande).

Ici c’est la neuvième qui vous est présentée

Une bonne intrigue,mais surtout le personnage de l’inspecteur  est original et  ô combien attachant . Il y a aussi tante Midge qui joue les faire valoir du genre Watson. Ah, j’ai failli oublié, il y a aussi le chien Berthie.

On passe vraiment un agréable moment en leur compagnie. Et c’est vraiment pas prise de tête. Distrayant oui et rafraichissant.

Grossir le ciel de Franck Bouysse


téléchargement (32)Le livre : Grossir le ciel de Franck Bouysse. Paru le 9 octobre 2014 à la Manufacture de livres. 16,90€ ; (198 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

Abel but son verre d’un trait et se leva. Il se tenait face à Gus, tout raide, comme une espèce de bestiole qui ne voudrait pas être repérée dans un décor hostile, puis il planta ses yeux dans ceux de Gus après un silence qui ne rendait service à personne et il dit :

– Tu veux que je te dise vraiment le fond de ma pensée ?

– Je t’écoute.

– Le diable, il habite pas les enfers, c’est au paradis qu’il habite.

Entre Alès et Mende, au milieu des Cévennes, un lieu-dit appelé Les Doges, deux fermes éloignées de quelques centaines de mètres, de grands espaces, des montagnes, des forêts, de la neige une partie de l’année, deux hommes, un chien, un fusil, quelques mots, des silences et de la roche pour poser le tout.

C’était une drôle de journée, une de celles qui vous font quitter l’endroit où vous étiez assis depuis toujours sans vous demander votre avis. Si vous aviez pris le temps d’attraper une carte, puis de tracer une ligne droite entre Alès et Mende, vous seriez à coup sûr passés par ce coin paumé des Cévennes. Un lieu-dit appelé Les Doges, avec deux fermes éloignées de quelques centaines de mètres, de grands espaces, des montagnes, des forêts, quelques prairies, de la neige une partie de l’année, et de la roche pour poser le tout. Il y avait aussi des couleurs qui disaient les saisons, des animaux, et puis des humains, qui tour à tour espéraient et désespéraient, comme des enfants battant le fer de leurs rêves, avec la même révolte enchâssée dans le cœur, les mêmes luttes à mener, qui font les victoires éphémères et les défaites éternelles.”

L’abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.

Longtemps après, Gus se dira qu’il n’aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?

téléchargement (34)L’auteur : Franck Bouysse, né en 1967, vit à Limoges. Il a publié Vagabond et Pur sang chez Écorce.

Franck Bouysse vit à Limoges. Il aime marcher dans les villes, s’arrêter dans un bar, écrire en écoutant Antony and the Johnsons, Billie Holiday et fumer d’immondes cigares italiens.

Il publie un roman noir (L’Entomologiste), puis ensuite sa trilogie H. (Le Mystère H., Lhondres ou les ruelles sans étoiles et La Huitième lettre). Il réalise également les dossiers introductifs de l’intégrale BD de Théodore Poussin(par Frank Le Gall) et participe ça et là à divers projets collectifs.

Extrait :
Que Gus aimait ce pays serait beaucoup dire, mais comme il n’avait rien connu d’autre, il s’était fait à l’idée d’y finir ses jours. Pas malheureux, pas vraiment heureux non plus. Sa place dans le vaste ordonnancement de l’univers étant donné qu’il était incapable d’en imaginer une autre.

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Avis et résumé

images (15)Gus est installé près de la ferme de son voisin, Abel, pour chasser. Il a repéré du gibier, mais au moment de tirer, il entend un coup de feu.
Franck Bouysse installe tranquillement les choses, comme s’il voulait que le lecteur vivent au rythme des saisons comme vivent ses protagoniste. Une vie plutôt tranquille, même si elle est rude.
La nature et le climat guident les hommes dans ce coin reculé des Cévennes. Les gens sont taiseux par ici. Et si la solidarité reste de mise, forcément il faut faire front commun contre les coups durs, sinon point de salut, les amitiés, elles sont quasi inexistantes.
images (18)Il y a Gus, il y a Abel, il y a aussi le chien de Gus, Mars.
Et si Gus et Abel ne sont pas proche il leur arrive de se filer un coup de main, une vache qui a du mal à mettre bas, les moissons qu’il faut finir avant l’arrivés des gros orages…Alors qu’est qui c’est passé entre ces deux là par un petit matin frileux?
images (16)Franck Bouysse va nous le raconter dans ce récit qui met en scène la nature des Cévennes, la solitude des paysans des montagnes, les secrets de famille, l’irruption de l’inconnu et de la violence.
C’est beau, c’est dur, c’est noir, ça nous secoue et nous bouleverse tout à la fois.
Un exceptionnel roman noir, Un superbe « nature writing » ou l’homme , la nature, le silence et la solitudes sont prétextes au perpétuel questionnement de la condition humain.
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L’hiver peut être rude et marque à tout jamais cette nature cévenole

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La nature cévenole au file des saisons. Ici l’automne