Les planificateurs de Kim Un-Su


Le livre : Les Planificateurs de KIM Un-su. Traduit du coréen par Choi Kyungran et Pierre Bisiou. Paru le 2 avril 2016 aux éditions de L’Aube. 19,90 € ; (384 pages); 14 x 22 cm. 

Poche paru le 14 mars 2019 aux éditions Points Policiers. 7,90 € ; (408 pages); 10×17 cm.

4ème de couverture :

Derrière tous les assassinats qui ont marqué l’Histoire, il y a toujours eu des planificateurs. Ils se déplacent et agissent dans l’ombre des pouvoirs. En Corée du Sud, depuis l’époque de l’occupation japonaise, la bibliothèque des Chiens a été le trust le plus puissant de l’assassinat. Elle doit son nom étrange au fait que dans ce lieu personne ne lit, en dépit des quelque deux cent mille livres qui garnissent ses rayonnages. Enfant abandonné, Laesaeng a été adopté par père Raton-Laveur, le directeur de ladite bibliothèque. Après la démocratisation du pays, Hanja, autre fils adoptif de père Raton-Laveur et aîné de Laesaeng, fonde une entreprise de sécurité. Avec son diplôme de commerce et ses méthodes expéditives, Hanja gagne vite des parts de marché face à une bibliothèque vieillissante. La concurrence entre les deux entités mène inexorablement à la disparition de l’une d’entre elles…Ce roman crépusculaire nous donne à voir une brillante orchestration d’assassinats made in Korea.

L’auteur :  Kim Un-su, né en 1972 à Busan, commence sa carrière de romancier en 2002. Il a publié plusieurs romans dont Le placard (prix Munhakdongne 2006) et a reçu le prestigieux prix Yi Sang pour « Prisonniers de la chambre forte ». Ont été traduits en français « Prisonniers de la chambre forte » (éditions Cartouche, 2011), Le Placard (Ginkgo éditeur, 2013) et Les Planificateurs (éditions de l’Aube, 2016).
Extrait :
Laeseng a une certaine attirance pour les livres rejetés par père Raton-Laveur. Impossible d’expliquer pourquoi, mais il semble que les livres abandonnés par Père Raton-Laveur méritent d’être aimés. Une autre raison de les aimer, c’est tandis qu’il ne peut prendre chez lui les autres livres de la Bibliothèques des chiens, il peut en conserver parmi les abandonnés. Le matin du dimanche où est prévu l’autodafé, Laeseng choisit quelques ouvrages dans la montagne de livres près de laquelle attend le bison d’essence. Quand il se retourne après avoir fait le choix, les autres livres entassés – ceux qui n’ont pas eu la chance d’être sauvés par père Raton-Laveur ou Laeseng – lui paraissent terriblement pitoyables et désespérés, des prisonniers de guerre attendant la mort face à la potence.

 

 

Les émotions de lecture de Cécile

Les planificateurs de Kim Un-Su

La première fois que je suis allée en Corée… enfin, pour être honnête au centre culturel coréen à Paris, c’était pour découvrir Kim Un-Su et son recueil de nouvelles, Jab en référence au coup parfait en boxe. Un recueil de six nouvelles d’anti-héros coréens où j’avais adoré me plonger ! De la première nouvelle où l’on suit un élève perdu devant l’injonction d’ambition que son école impose, à celle d’un canapé qui encombre à étouffer son propriétaire en passant par celle particulièrement sensible de cette jeune femme qui se suicide,c’est à la fois direct sans fioritures, mais aussi élégant et finalement optimiste.

Je viens de finir « Les planificateurs », le premier thriller de Kim Un-Su et j’ai retrouvé avec un très grand plaisir sa plume. Il ne s’agit plus ici de héros ou plutôt d’antihéros de l’ordinaire mais d’un tueur à gages Laeseng. Le sous-titre aurait pu être Manuel d’éducation d’un tueur à gages amoureux des livres et des armes blanches ! J’ai adoré voir sur-adoré. Une écriture fluide et intelligente, qui nous raconte des planifications de meurtres, des luttes de pouvoirs, des gueules de personnages, des bouquins et une Bibliothécaire qui louche! Une collection de personnages attachants à leur manière, une certaine poésie où on ne l’attend pas et un suspens jusqu’au bout qui nous emmène sur les secrets du combat au couteau. Que demander de plus?! Pas grand chose ! Une conclusion : La Corée m’a encore eue…mon seul regret ? Ne pas avoir la couverture originale qui a franchement plus de gueule que celle du poche comme les personnages de Kim Un-Su !

Mais il est temps pour moi de vous laisser et de partir au Japon avec Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda aux éditions JC Lattès. Un petit combo littéraire, qui je l’espère, se réalisera très bientôt dans un prochain voyage …

 

Mes folies coréennes


Mes folies coréennes

by Cécile Pellault

Depuis l’été dernier, je suis frappée d’une malédiction ou plutôt d’une addiction. Je l’avoue, je suis complètement accro aux séries coréennes et en VO, s’il vous plait !

Pourquoi me direz-vous ? Tout d’abord, à l’insu de mon plein gré, la Corée du Sud pratique le soft power, autrement dit, cherche à étendre sa puissance et la reconnaissance de la Corée, en douceur, par le divertissement et par la culture notamment.  Je ne suis que la victime d’un complot à la merci de Netflix et de Séoul avec pléthore de séries à ma disposition.

Sinon, ce que j’aime ; l’esthétisme de l’image, le développement sur la longueur des intrigues de 15 à 20 épisodes d’une heure, la pudeur amoureuse, les fins heureuses malgré les noirceurs de certains sujets et l’exotisme, pour moi, des situations mais aussi finalement, leur universalité malgré leur étrangeté. Et non, je n’essaie pas avec cette dernière phrase d’intellectualiser ma capacité à regarder tout est n’importe quoi et pour finalement excuser ma dite addiction.

Je ne vais pas vous mentir nombreuses sont aussi celles qui n’ont pas passé le cap du premier épisode ! Mais, voici,  les séries qui m’ont scotchée à ma tablette, de façon, tout à fait, déraisonnable ces derniers mois: 😉

Dans la catégorie historique, je nomme :

Mr Sunshine : 

La série se déroule à Hanseong au début des années 1900 et se concentre sur les militants luttant pour l’indépendance de la Corée, face au Japon et aux luttes intestines. C’est aussi l’histoire d’amour d’une jeune aristocrate et d’un fils d’esclave devenue officier américain.

Ses atouts séduction: L’esthétisme des combats, et de certaines scènes d’une lenteur hypnotique, la découverte d’un système féodal et du début de l’occupation  de la Corée par le Japon et de son abandon par les US m’ont autant surprise dans la forme que dans le fond pour ma première série coréenne.

Love in the Moonlight :

Forcée de vivre dans la peau d’un jeune homme pour survivre, sous la dynastie Joseon, une jeune femme devient eunuque au palais royal et noue des liens avec le prince.

Ses atouts séduction : Les coréens n’ont peur de rien, ils sont capables de faire une série mélangeant comédie romantique, historique avec des combats de cape et d’épée à la sauce ninja, des costumes et des palais incroyables, et avec les messes basses de la  société des eunuques.

Hymn of the death :

  L’histoire vraie de Yun Sim-Deok, la première soprano coréenne, qui tomba amoureuse du dramaturge marié Kim Woo-Ji dans les années 1920 sous l’occupation japonaise.

Ses atouts séduction : Toute la poésie de la narration en action ! Seulement en trois parties, on en redemanderait encore mais de la subtilité dans le drame amoureux et la politique de l’occupation japonaise, passionnant.

Dans la catégorie comédie romantique, je nomme :

 

Something in the rain :

 Une trentenaire fraîchement célibataire revoit le frère de sa meilleure amie, récemment rentré de l’étranger. Le jeune homme lui apparaît sous un autre jour.

Ses atouts séduction : Une rencontre amoureuse sous le signe de la pression de la société et de la famille à faire un bon mariage et la difficulté pour une femme de résister au sexisme et au harcèlement sexuel au travail.

Oh my Venus :

 Après 15 ans d’amour, une jeune femme plaquée par son petit ami la jugeant trop empâtée décide de tourner la page en perdant du poids avec l’aide d’un charmant coach.

Ses atouts séduction : Ils sont forts très forts en comédie romantique. Du rire, et du sentiment. Et deux découvertes ;  le poids de la dynastie et de la quasi royauté pour tout ce qui touche à l’empire des grosses entreprises et le choc de l’amour presque courtois à la coréenne, où prendre la main est quasiment de la pornographie. Très rafraichissant de ne pas se voir imposer parties génitales, tétons et autres morceaux de langues baveux en plein écran ! Même si l’occidentale que je suis était tentée de hurler à son écran mais vas-tu finir par lui rouler un palot, nom d’une gauloise ! 😉

It’s Okay, that’s love :

 Le romancier à succès et DJ radio Jae-yeol et la psychiatre Hae-soo sont constamment à couteaux tirés, mais tout change lorsqu’ils commencent à vivre sous le même toit.

Ses atouts séduction ; Une leçon de talent…faire de la schizophrénie et autres maladies psychiatriques, un axe central d’histoires amoureuses !

Dans la catégorie, Policier :

 

The Guardians :

Des citoyens traumatisés par de violents crimes et laissés pour compte par le système judiciaire se regroupent afin d’obtenir justice pour les proches qu’ils ont perdus.

Ses atouts séduction : Un brin de ligue du justiciers, de Monte Christo, de roman graphique, de corruption, et de mission impossible, rien ne leur fait peur et j’adore ça !

Sans issue :

 Cette série dramatique suit de jeunes recrues de la police qui combattent le crime dans les rues chic de Gangnam, à Séoul, sous les ordres de leur chef acariâtre.

Ses atouts séduction : Le mélange des genres n’effraie décidément pas le divertissement coréen de l’action, de la vengeance, de la comédie et des jeunes lycéennes qui se fightent comme des mecs.

Live :

Les policiers de la plus grande brigade de Corée du Sud patrouillent nuit et jour pour maintenir l’ordre et la paix, mais la réalité n’est pas celle que l’on croit.

Ses atouts séduction : La dure réalité des policiers coréens en proie à la corruption des chefs, le mépris des citoyens, l’alcoolisation sévère de toutes les couches de la société, des risques de procès, du manque de moyen, et de l’ultra-contrôle de leur possibilité de riposte à la violence. Et l’égalité parfaite entre mecs et filles, tous pleurent et affichent leurs émotions et leurs peurs de la même façon, étonnant !

Les questions qui persistent après cette quasi-overdose à la fiction coréenne auxquelles il va bien falloir que je trouve des réponses :

La grande réserve aux contacts physiques ;  une censure télévisuelle ou culturelle ?

L’obsession de la pluie et des parapluies ; une métaphore de la démarche amoureuse ou un réel problème climatique ?

Les armes blanches floutées à l’écran ; une lutte contre le lobby de laguiole ou une campagne pour arrêter de fumer les couteaux ?

Et j’en ai d’autres des plus sérieuses ; les fortes inégalités sociales, la place de la femme, l’homosexualité, l’extrême déférence à la hiérarchie, les accros au bistouri et j’en passe… mais là je file, je commence Romance is a bonus book 😉

L’étoile du nord de David. B. John


le livre : L’étoile du nord de D.B. John. Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Antoine Chainas. Paru le 9 janvier 2019 chez Les Arènes dans la collection Equinox.  22€  ; (611 p.) ; 22 x 16 cm
4’e de couv :
Elle est espionne.
Il est général.
Elle est criminelle.
Leur point commun : un geste, un mot, et c’est la mort.
Les Etats-Unis et la Corée du Nord sont au bord de la guerre. Pour aller chercher sa sœur jumelle qui a été enlevée en Corée du Nord, Jenna se fait recruter par l’unique organisme capable de l’aider : la CIA. A Pyongyang, le colonel Cho fait une terrifiante découverte. Il doit échapper à la police secrète qui le serre de près. Un geste, un mot, et il deviendra traître à la nation. Mme Moon trouve un chargement de contrebande. Plutôt que de le rendre aux autorités, elle décide de vendre la marchandise au marché noir. Si elle réussit, sa vie sera changée à jamais. Si elle échoue… Basé sur des faits réels glaçants, mené à un rythme effréné jusqu’au dénouement explosif, L’Etoile du Nord porte le thriller d’espionnage au plus haut.

L’auteur : Né au Pays de Galles, D.B. John est journaliste et auteur. En 2009, il déménage à Berlin pour écrire son premier roman, Flight from Berlin, puis s’installe en Corée du Sud où il effectue de nombreux voyages en Corée du Nord. En 2015 il écrit La Fille aux sept noms, le témoignage d’une nord-coréenne qui a fui clandestinement son pays. Ces expériences lui inspirent l’intrigue de L’Etoile du Nord. Il vit désormais à Londres.

 

Extrait : 
“Cho s’était adonné à cette gymnastique mentale toute sa vie. C’était la seule façon de résoudre les contradictions quotidiennes entre la propagande et l’évidence des choses, entre l’orthodoxie et les pensées déviantes qui pouvaient vous conduire en camp de travail si jamais vous vous exprimiez un peu trop fort.”

 

Le post-it de Ge

Thriller d’espionnage basé sur des faits réels en Corée du Nord et qui mêle les histoires de trois personnages. Jenna, de Washington DC, intègre la CIA pour partir dans ce pays libérer sa soeur jumelle ; le colonel Cho, résidant à Pyongyang, concocte un plan d’évasion pour échapper à la police secrète de son pays ; Mme Moon, enfin, tente de vendre de la marchandise de contrebande au marché noir.

Voilà pour le décor et les personnages.

Un thriller qui n’est pas sans me rappeler la trilogie des ténèbres de Jean-Luc Bizien.

Nous sommes ici dans l ’une des plus secrètes et brutales dictatures.  Un pays où règne la répression et la pauvreté.

Famine, misère, endoctrinement et robotisation des esprits, culte délirant de la personnalité, le corée du Nord c’est tout ça. Et on le ressent parfaitement dans ce polar. L’auteur a parfaitement documenté son intrigue et cela ne fais qu’augmenter notre angoisse tout au long de la lecture.

Ce polar est à la fois un thriller politique et un vrai roman d’espionnage. De nombreux rebondissement parsèment cette histoire. Trop sans doute pour certain qui reprocheront peut-être des twists faciles. Mais personnellement j’ai trouvé cette lecture très prenante et plus qu’intéressante. Les personnage sont suffisamment complexes et attachants surtout Jenna.

Je conseille vivement cette lecture. Un auteur à découvrir.

Ah oui dernière petite remarque, ce titre de la collection Equinox porte une jaquette de couleur. Une belle jaquette très graphique, en relief. Habituellement les polars de cette maison d’édition, Les Arênes ont une couverture basique en noir et blanc. Cette fois j’avoue que la jaquette pousse à regarder de plus près ce roman.

D’ailleurs j’ai un autre titre en cours, lui aussi à une belle jaquette un peu rétro devinez lequel ?

 

 Jab ! de KIM Un-Su


Le livre : Jab ! de KIM Un-su. Paru le 4 octobre 2018 aux éditions Serge Safran éditeur.Traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet 17,90 € ; (221 pages); 14 x 21 cm. 

4ème de couverture :

Colère et incompréhension animent les principaux personnages de Jab ! À commencer par un lycéen qui se met à apprendre la boxe (Jab est un coup de poing direct) pour se venger de l’humiliation que lui a fait subir son professeur principal dans un lycée où les élèves sont menés à la baguette. L’incompréhension, c’est celle que ressent la victime des redoutables agents secrets de « L’Atelier d’écriture » ou le narrateur de « Fleurs séchées » face au suicide d’une amie d’enfance. Et on frise la folie face à des jeunes farfelus qui font le casse d’une banque et se retrouvent… « Prisonniers de la chambre forte » !

Autant d’histoires rocambolesques contées avec humour et tendresse par le plus malicieux de auteurs coréens

 L’auteur :  Kim Un-su, né en 1972 à Busan, commence sa carrière de romancier en 2002. Il a publié plusieurs romans dont Le placard (prix Munhakdongne 2006) et a reçu le prestigieux prix Yi Sang pour « Prisonniers de la chambre forte ». Ont été traduits en français « Prisonniers de la chambre forte » (éditions Cartouche, 2011), Le Placard (Ginkgo éditeur, 2013) et Les Planificateurs (éditions de l’Aube, 2016).

Extrait :
Notre école avait institué une règle absurde: nous devions nous arrêter à ses pieds et fermer les yeux un bref instant pour méditer sur notre avenir. Tous les matins, un professeur se tenait là, un bâton à la main, pour nous surveiller tandis que, pendant trois secondes nous baissions les paupières comme de vieux éléphants à l’agonie pour méditer sur les ambitions que nous étions supposés cultiver dans nos cœurs. Peu importait qu’elles fussent réalisables ou pas. A y repenser, le défilé de deux mille garçons méditant tous les matins sur leurs ambitions sous la surveillance d’un prof armé d’un bâton, ça devait faire un spectacle peu banal.

 

 

Les émotions de lecture de Cécile

 Jab ! de KIM Un-su 

Ayant développé depuis quelques mois, une attirance incontrôlable pour les séries coréennes en VO diffusées par un célèbre pourvoyeur dont le nom commence par un N, je voulais tout de même m’ouvrir mon obsession à d’autres arts. Quand j’ai vu qu’un auteur coréen reconnu faisait une conférence le 12 novembre dernier sur son travail et sur son dernier recueil de nouvelles, j’ai pris, sans hésiter et malgré les nombreuses zones horaires à traverser, mon ticket de RER A direction la Corée.

 Premier plaisir, me croire dans une de mes séries avec les sonorités d’une langue que je ne comprends pas mais que je commence à reconnaître ! Mais surtout écouter KIM Un-Su parler de sa Corée, de son travail. Amis auteurs de tous les pays quelques soient notre nationalité et notre culture, nous sommes bien tous une même peuplade contrairement à ce qu’on tente de nous faire croire ! KIM Un-su raconte aussi une Corée que l’on devine avec la fiction, la pression sociale, l’ultra-compétitivité scolaire et au travail, le sentiment d’exclusion et l’alcool qui souvent joue un rôle pour endiguer les précédents.

 Et c’est ce que KIM Un-su aborde dans les six nouvelles de Jab!  en référence au coup parfait en boxe. De la première nouvelle où l’on suit un élève perdu devant l’injonction d’ambition que son école impose, à celle d’un canapé qui encombre à étouffer son propriétaire en passant par celle particulièrement sensible de cette jeune femme qui se suicide, c’est à la fois direct, sans fioritures, mais aussi élégant et finalement optimiste. La seule ambition déclarée de KIM Un-su ce soir-là était de nous raconter des histoires. Mission accomplie, j’ai adoré me plonger dans celles de ses anti-héros coréens mais finalement aux aspirations bien universelles.

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien by OPH


Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 2, La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 15 juin 2016 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan noir poche.
 4e  de couv : 

La frontière des ténèbres

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il est confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant. et faire équipe, pour l’occasion, avec le seul homme capable de défier les autorités de Corée du Nord. Mais il faudra franchir la terrible frontière du pays le plus fermé du monde et jouer une véritable partie d’échecs avec la mort.

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 


Le OFF de OPH

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien

Après « l’évangile des ténèbres », tome 1 de la trilogie, j’ai replongé avec Jean-Luc Bizien au coeur des deux Corées, sœurs ennemies, avec ce tome 2 « la frontière des ténèbres ».

Comme pour le premier roman de la trilogie, ce n’est pas l’intrigue qui m’a emporté mais les personnages…
L’histoire pour autant est bien construite mais en définitive je voulais davantage connaître le sort réservé aux protagonistes que solutionner l’enquête…

Jean-Luc nous décrit un peu moins les mécanismes opérant en Corée du Nord, mais il l’avait magistralement bien fait dans le premier tome. Il insiste, en revanche, un peu plus sur les relations entre les deux pays et nous entraîne dans une histoire d’espionnage… Au delà du contexte dans lequel il nous raconte cette histoire, il donne plus de profondeurs et de vie encore aux personnages présents sur ces deux tomes et ce pour mon plus grand plaisir (pardonnez moi de ne pas développer mais je ne m’y risquerai pas pour ne pas divulguer tant des éléments du tome 1 que du début du tome 2).
J’ai retrouvé Jean-Luc dans ses références musicales mais aussi un petit clin d’œil cinématographique qui m’aura fait sourire (chuuuuut je ne spoilerai pas 😉).

Maintenant il me tarde d’entamer le tome 3: « le berceau des ténèbres » et d’achever cette trilogie avec laquelle je prends grand plaisir à voyager, au sens propre comme au figuré….

Merci Jean-Luc 😉

 

L’Evangile des Ténèbres de Jean Luc Bizien


9782810002665,0-1124584Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 1, L’évangile des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan Noir. 22€ ;  (563 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche le 5 octobre 2011 en Toucan Noir Poche. 9,90 ; (563 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

L’évangile des ténèbres

Pyongyang, Corée du Nord.

Le dernier pays où le pire n’est pas imaginable…

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés.

Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces.

Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 

 

Les off de OPh 1

Le OFF de OPH

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L’Evangile des Ténèbres de Jean Luc Bizien

Je viens de rentrer de Corée du Nord…. j’y ai fait un long voyage, guidé par Monsieur Jean-Luc Bizien….
L’Evangile des Ténèbres est un bon thriller mais pas tant pour l’intrigue que pour la construction de l’histoire.
L’intrigue, certes bien construite,n’est pas novatrice. Toutefois Jean-Luc nous emmène à la découverte de la seule dictature stalinienne existant encore: la Corée du Nord.
En suivant les personnages, je suis partie à la découverte de ce pays dont on ne sait pas grand chose en définitive si ce n’est les éléments géopolitiques et ce que nous communiquent vaguement les médias… Comment un peuple entier peut-il vouer un culte si grand à Kim Jong-Il et son père avant lui? Que vivent réellement les Nord Coréens? (Kim Jong-Il étant vivant à l’époque où se situe le roman)
J’ai découvert le culte du Cher Leader mais aussi son histoire, son parcours…
Ressenti la haine vouée aux américains par les Coréens mais aussi le mépris dont peuvent parfois faire preuve les occidentaux qui ne comprennent pas la soumission d’une population qui souffre envers son tyran, les taxant sans doute trop vite d’être atteint du syndrome de Stockholm alors qu’il s’agit de formatage, de propagande, d’éducation dès le plus jeune âge… Oubliant trop vite nos dictateurs historiques… (Remember Hitler….)

Bref vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce premier opus de la trilogie, son style fluide, le rythme qui ne faiblit pas, les références musicales (si si je vous jure il y en a de belles… ce qui ne surprend pas quand on connaît un tout petit peu le monsieur 😊), et les personnages auxquels on s’attache très vite, tremblant pour eux dans certaines situations….

« Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien apprend que l’un de ses collaborateurs, le jeune Mickaël Wong est piégé en Corée du Nord. Devant l’immobilisme de sa hiérarchie, il décide de partir à sa recherche pour le ramener sain et sauf auprès de sa mère…

Au même moment, un tueur méticuleux , invisible, s’attaque à des paysans en les mutilant à l’extrême… Paik Dong-Soo, Lieutenant de l’armée Coréenne est chargé de l’enquête »

Merci Jean-Luc! À l’attaque du suivant maintenant!

(Tome 2: la frontière des ténèbres, tome 3: le berceau des ténèbres)

Apéro Polar : autour de la Corée avec Jean-Luc Bizien (3)


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« Apéro polar Jean Luc Bizien 3 »

Suite  de notre Apéro polar avec  Jean Luc Bizien

Jean Luc vient de nous faire un petit topo autour de la Corée, des Corées et de sa trilogie des ténèbres

Trilogie des ténèbres

Nous allons avoir la chance de pouvoir lui poser quelques questions

GVL : Donc une première question ? Frédérique peut-être ?

JLB : Oui merci Fred

Fred : Bon j’avoue avec Geneviève ont a anticipé le coup. Donc ma première question est celle-ci :

Dans le premier tome, ton personnage principal est Seth, un journaliste, mais pourquoi un américain ? Pourquoi partir des Etats-Unis ?

JLB : ça s’est imposé ! Pourquoi un américain, parce que j’avais besoin pour inviter le lecteur et la lectrice française à découvrir la Corée du Nord comme je l’avais découverte !

Pour la majorité des lecteurs c’est « Terra Inconita », on en a vaguement entendu parler, on sait qu’il y a un dingue qui joue avec la bombe atomique et qu’il déclare la guerre régulièrement au reste du monde. On pense que c’est une espèce de pitre un peu sinistre mais on n’en sait pas plus. Donc je voulais vraiment invité le lecteur à découvrir ça sans faire non plus un court magistral extrêmement chiant, je voulais vraiment raconter une histoire et l’emmener.

Et je voulais induire un regard. Au départ le personnage principal c’est mon antithèse en fait. C’est-à-dire qu’il ne supporte pas les asiatiques. Il les nomme, les niakouais ! Les Niaks, parce que son grand-père a fait une première guerre, son père a fait une autre guerre et à chaque fois il ‘s’est trouvé qu’il a été confronté à l’Asie. Un qui a combattu contre les japonais,  l’autre la guerre de Corée.

12523847_10208902707702917_4154474456365261576_nQue pour la majeur partie des occidentaux, il n’y a pas de différences…Ils sont fourbes tous ses asiatiques, ils ont tous la même tête. J’en veux pour preuve que tous les restaurant japonais que vous fréquenter à Paris sont tenus par des coréens, certes du sud, mais quand même ! Il y a très peu de resto japonais à Paris, tu sais ça ? Allez, je vous vends le truc. Pour savoir si c’est un vrai japonais, quand à la carte on vous propose le fameux menu mixte, sushi et yakitori (brochette), vous savez que vous n’êtes pas chez un japonais. En effet les japonais quand ils vivent en montage sont des agriculteurs et ils mangent de la viande et quand ils vivent au bord de la mer, ils mangent du poisson. Ils ne mélangent pas les deux. Pour vous donner une idée, il faudrait que l’on invite des japonais à manger un menu mixte de chez nous, choucroute, cassoulet par exemple !

Donc je voulais ce personnage et je voulais le faire évoluer en même temps que mon lecteur. Il me fallait quelqu’un qui historiquement est une raison de pas les aimer. Et en plus le mot « Niakouais », il est volontairement mal choisi. « Niakouais » ça nous a été ramené par les militaires, ça désigne le paysan vietnamien ! ça n’a donc rien à voir ni avec les japonais, ni les coréens. Et pourtant tous les militaires disent « Niak », parce que pour eux, ils amalgament tous les asiatiques.

$$$ap$&xÇa a mis ma maman en colère, c’est elle qui a des origines vietnamienne, mais as en colère pour ce que vous imaginez ! Non, elle m’a juste dit… Bon, ma maman fait le quart de mon poids et m’arrive vaguement à l’épaule et s’obstine, alors que je vais bientôt fêter mes 53 ans, à m’appeler, « Minou ». Tout ceci, bien entendu reste entre nous !!!

Quand les choses sont graves, Maman Bizien appelle son fils Minou. Donc, elle m’a dit : « Minou, c’est terrible tu as employé le mot niakouais ! » Je lui ai répondu, mais Maman c’est normal c’est le personnage qui veut ça. Elle me rétorque, « mais, minou tu fais une erreur, c’est juste le paysan vietnamien. »  En fait c’est juste le seule truc qui l’avait choqué à la lecture de mon livre.

Donc ce que je voulais c’est que Seth, comme mon lecteur découvre,  commence à fouiller, aborde ça avec une certaine distance voire avec énormément de méfiance. C’est le cas du lecteur, et que petit à petit, parce qu’il est bousculé, parce qu’il…voilà, j’ai envie…Mais encore une fois, voilà nous avons parmi nous un invité de marque, Ian Manook qui est là, et je pense qu’il sera d’accord avec moi, parce que ces romans se passe en Mongolie. Alors quand on invite le lecteur à aller dans ces pays là, il faut partager les choses, je crois qu’il faut en faire, un personnage. Et vraiment inviter à découvrir et faire tomber quelques barrières. J’ai essayé modestement de le faire. Et c’est pour cela qu’au départ, il me fallait un personnage dont en pense que ça me passerai jamais…Et puis je crois que plus le personnage et humain et plus on a une petite chance que le lecteur s’identifie donc se mette à l’apprécier. Pour de bonnes ou de mauvaises raison c’est pas mon problème. Mais en tout cas, qu’il est envie d’y aller.

Fred : Mais il a beaucoup évolué !

JBL : Oui comme nous tous ! Il y a deux façons d’aborder un roman quand on l’écrit. Soit en fait des personnages en noir et blanc. Cela s’est fait très longtemps surtout dans le cinéma hollywoodien. Les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Moi j’ai tendance à dire que j’aime les personnages en niveau de gris ! Je ne crois pas que l’on soit noir ou blanc, ce n’est pas possible. Je crois même que chez la pire des ordures, il y a une petite parcelle d’humanité qui faut aller chercher.

Donc plus mon personnage était caricatural au départ, plus je pouvais le faire évoluer et le rendre humain. D’ailleurs David, l’a détesté.

David S : Oui, c’est vrai. Je t’ai m^me dit c’est un sale con !

JBL : Et tu as vu après, tu t’en ferais presque un copain ?

David S : c’est pas faux, oui ! Il évolue bien, Seth.

JBL : Il ne pouvait pas mal évoluer, il était tellement chargé au début, que…

GVL : Une autre question ? Oui au fonds de la salle, j’arrive, je courre avec le micro pour que tout le monde puisse vous entendre. Haha…Pas si simple avec ce micro à fil. C’est pas faute d’en avoir demander un sans …
-Oui, madame, posez votre question à Jean Luc ?
– « Est-ce que les coréens du nord peuvent imaginer, est ce qu’il est imaginable qu’ils puissent même fantasmer se débarrasser de leur dictateur ? »

JLB : Dans le tome 3, je l’ai imaginé dans la mesure où j’ai imaginé un personnage qui quittait la Corée du Nord et à s’en détacher. Et à s’en détacher pour des raisons que je qualifierais de valables. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il y a un chiffre qui est effrayant en Corée du nord. 66% des personnes qui arrivent à quitter la Corée du Nord finissent par se suicider. 2 sur 3, c’est…

Ces gens qui pense trouver le paradis en dehors, finissent par mettre fin à leur jour. Car malheureusement depuis leur plus tendre enfance, il leur faut lever le doigt et demander pour tout. Pour aller au toilette, pour boire une goutte d’eau pour… On a pas le droit de penser, il n’en pas le droit de penser. Et d’un seul coup, ces malheureux qui se retrouvent par exemple en Corée du sud, ce retrouve confronté à l’ultralibéralisme. C’est le chacun pour soi, c’est qu’est-ce que je fais maintenant ? ben c’est « tu fais ce que tu veux ». Et là c’est plus possible.

En plus il faut imaginer à quel degré de désespérance il faut en être arrivé pour chercher à s’évader de Corée du Nord. Parce que la règle et simple : quiconque qui s’échappe de Corée du Nord, sait que derrière lui, la famille proche, ascendants et descendants, sont placé dans des camps de rééducation pendant deux générations pour être certain que cela ne se reproduise plus. Donc il faut vraiment être au bout du rouleau pour abandonner la chair de sa chair et se dire qu’il faut partir.

9782810005277,0-1533657 (1)Voilà, le personnage dont en parle, il lui arrive un certain nombre de choses et puis il est formaté pour réagir et s’en sortir. Et je pense que ce qui prend le dessus chez lui, c’est la révolte, c’est la colère et je crois vraiment que ça lui correspond. Et que ce type de vision là, il doit être un des rare à les avoir parce que ceux qui restent en Corée sont intimement persuadés que effectivement c’est la meilleure des démocraties, que c’est le meilleur des systèmes et que le suprême leader fait tout pour leur bonheur. Et quand c’est triste et bien c’est juste la vie qui est comme ça ! Ce n’est pas le système mis en place qui les torture.

Oui, je crois très fort à cette scène-là, même si elle est un peu poussée. Volontairement poussée.

NDLR : Dans cette dernière question , on parle du tome 3

Voici pour cette fois ! Mais promis, je vais essayer de trouver du temps pour transcrire la suite. Je sais que vous voulais en savoir plus et connaître le fin …

 

 

 

 

Apéro Polar : autour de la Corée avec Jean-Luc Bizien (2)


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Le 08 avril dernier j’ai eu la chance de recevoir Jean Luc Bizien pour une rencontre dans la cadre de mes « Apéro-Polar »*

12523847_10208902707702917_4154474456365261576_nLe thème qui n’avait été proposé , la Corée. Et qui d’autre que Jean Luc Bizien pouvait le mieux me parler de ce pays ? De ces pays !

Alors j’ai contacté Jean Luc est ça a matché !

Pour savoir comment ça c’est fait c’est ICI

Je vous propose aujourd’hui le deuxième partie de cette  fabuleuse rencontre avec notre auteur.

Apéro polar Jean Luc Bizien 2

Vous pouvez retrouver ICI la première partie de la conférence de Jean Luc

 JLB : Je ne me suis pas présenté. Mais je suis né au Cambodge Et ça partait mal puisque j’ai des origines vietnamiennes. C’est-à-dire que j’étais chez les frères ennemis. Mais j’ai une sensibilité particulière pour l’Asie. Donc je ne voulais pas me contenter d’un bouquin qui pourrait passer pour une espèce de charge comme cela contre la Corée du Nord.

Trilogie des ténèbres

La Corée du Nord, dans L’évangile des ténèbres, c’est un personnage à part entière. Après chacun juge comme il le veut. J’ai mon point de vue mais j’estime d’un écrivain n’est pas là pour imposer un seul point de vue. Je propose quelque chose, si on est d’accord tant mieux, si vous lisez le même livre que celui que j’ai voulu écrire tant mieux, mais en général c’est assez rare. Il va y avoir autant de version d’un livre qu’il n’y aura de lecteur. Chacun se l’approprie comme il le veut.

 

9782810004508,0-1254721Donc je ne voulais pas uniquement rester sur la Corée du Nord, alors j’ai baladé dans le tome 2, La frontière des ténèbres, la caméra de l’autre côté de la frontière. Et là c’est rigolo, enfin rigolo, c’est une espèce de miroir déformant. C’est-à-dire qu’en Corée du Nord vous avez le stalinisme au premier degré, poussé au maximum et de l’autre côté c’est le monde de l’ultra libéralisme.

Alors ce qu’il faut savoir, c’est qu’arbitrairement, en 1952 ou 53, je sais plus, des familles entières ont été séparées. Et donc on parle vraiment du même peuple. Et qu’aujourd’hui la moyenne de taille des Coréens du Nord est de 20 cm moins grande que les Coréens du Sud. Il y a plusieurs explications ! La malnutrition en est une ! Dans les années 90… Si je parle du pays le plus fermé du monde, vous pouvez aller faire un petit tour sur Google Map, Google Earth de nuit c’est fascinant. Il y une tache noir au milieu de l’Asie avec juste un point lumineux qui est Pyongyang. Les coréens du nord et du sud sont le même peuple ! Mais depuis, 4-5 générations, ils n’ont pas été éduqués de la même façon.

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Et c’est un entrefilet dans la presse, d’ailleurs je n’ai pas compris que les médias n’en parle pas plus, qui m’a fait réagir. Une société ultralibérale c’est très souvent une délinquance galopante. Et donc il y a une expérience qui se fait dans un quartier de Séoul. Cette fois on est coté Sud, coté libre de la Corée, qui est assez fascinante. Je ne sais pas si vous avez vu le film Minority report avec Tom Cruse. Dans ce film de science-$$$foliosf109fiction, il cherche à fuir et chaque fois qu’il passe devant un magasin, il est identifié et on l’appelle par son nom. Imaginez-vous que dans ce quartier de Séoul, c’est sur la base du volontariat qu’on va y habité, c’est la même chose. On vous pose une puce sous la peau, on le fait avec vos enfants, avec vos animaux domestiques. Donc vous êtes tranquille, vous ne perdrez jamais ni vos animaux de compagnie ni vos gamins. Le but de cette expérience c’est de démontrer que la délinquance peut tomber à Zéro.

Ce qui fait que l’on peut être agressé à Paris, c’est que l’on a sur nous notre carte bleue voire un chéquier et du liquide. Avec cette puce vous n’avez plus rien sur vous. Quand vous entrez dans un restaurant, vous payez automatiquement ce que vous avez mangé. Tout est débité directement, évidemment. Et évidemment l’ordinateur central c’est exactement ce que vous avez sur votre compte, il sait aussi, où vous avez mangé, quand vous avez mangé, ce que vous avez mangé et avec qui.

Imaginez qu’il n’y a plus d’adultère. Monsieur X et Madame Y sont ensemble, du 2 dames ou 2 messieurs, ils sont ensemble au même moment, donc il n’y a pas besoin de se la raconter. On sait qui est avec qui. Donc difficile d’être infidèle, mais au moins il y a toute les chances que vous ne soyez jamais agressé.

Et là où le serpent se mord la queue, c’est que cette société cherche à commercialiser son application. La Corée du Sud voudrait proposer ce modèle au monde. Il propose de vivre tranquille. Et le seul pays de la planète qui s’est  montré intéressé par ce modèle et cette technologie…C’est la Corée du Nord, qui dit j’aime beaucoup ce que vous faites !!!

Rire jaune dans la salle.

Enfin j’ai fait une erreur de débutant, je le confesse, j’ai oublié de mettre à la fin de ces 2 premiers romans que même les explications finales étaient vraies puisque je m’étais basé sur des faits réels. Des informations que j’ai précisées dans une petite note à la fin du trois.

9782810005277,0-1533657 (1) Mais là, je crois que je le dois à mes origines asiates et ayant grandi chez les occidentaux, je ne pouvais pas rester comme cela, donc j’ai ramené des coréens du nord à New York. Et j’ai essayé de voir ce qui se passait de façon à proposer cette fois un regard asiatique sur notre société. J’espérais non pas rétablir la balance mais au moins proposer une vision différente et une approche différente des choses. C’est : Le berceau des ténèbres

$$$ap$&xVoilà, j’ai fait le tour des présentations des bouquins, si maintenant vous aviez des questions j’y répondrais avec plaisir. Je sais la première n’est pas facile à poser. Mais on va faire ça de façon détendu, promis ! Et puis tout cela n’est pas si grave et on devrait s’en sortir vous et moi !

(NDLR : j’adore l’humour à froid de notre auteur, si, si, il faut l’entendre, c’est de l’art brute !)

GVL : Donc une première question ? Frédérique peut-être ?

JLB : Oui merci Fred

Fred : Bon j’avoue avec Geneviève ont a anticipé le coup. Donc ma première question est celle-ci :

Et bien pour la 1ère question de Fred, il faudra attendre le prochain compte rendu. Oui, moi aussi je sais avoir de l’humour, lol !!! hahaha !

A suivre donc

Apéro Polar : autour de la Corée avec Jean-Luc Bizien (1)


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Le 08 avril dernier j’ai eu la chance de recevoir Jean Luc Bizien pour une rencontre dans la cadre de mes « Apéro-Polar »*

Le thème qui n’avait été proposé , la Corée. Et qui d’autre que Jean Luc Bizien pouvait le mieux me parler de ce pays ? De ces pays !

Alors j’ai contacté Jean Luc est ça a matché !

Pour savoir comment ça c’est fait c’est ICI


ALORS

Maintenant…Je vous propose de participer, vous aussi, à cette rencontre.

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photo de Françoise Manoukian

GVL :  Jean Luc, comme tu n’as pas besoin de moi pour te questionner.  Tu as carte blanche, juste une chose imposée : nous parler de la Corée. Voilà à toi de jouer (rire)

(Rire aussi dans la salle, ça c’est fait !)

JLB : Parler de la Corée !

Ce qu’il y a de drôle quand Geneviève m’a invité à vous parler ce soir c’est qu’elle m’a dit « faut que tu viennes, c’est intéressant, c’est l’année de la Corée en France. » Soyons clair c’est l’année de la Corée du Sud.

Ça va être compliqué d’organiser  une année de la Corée du Nord aujourd’hui en France.

Que puis-je vous dire sur la Corée du Nord que vous ne sachiez déjà.

C’est le dernier pays communiste de type stalinien au monde. C’est le dernier pays au monde qui a encore des camps de concentration, enfin je l’espère. Que ces camps de concentration sont pour les prisonniers politiques. Au dernier recensement ils étaient encore 120000. Ils ne touchent pas que les prisonniers politiques.

Alors pardon, je vais être un peu décousu, mais j’espère que vous allez avoir des questions car je n’ai pas envie de vous faire un cour magistral extrêmement pénible.

9782844141132,0-123761Si vous vous promenez aujourd’hui à Pyongyang, Corée du Nord, ça signifie deux choses. Soit vous êtes membre d’un parti communiste encarté et que vous y allez pour une raison de tourisme, soit que vous êtes membre d’une ONG occidentale avec une mission spécifique. Il y a plein de possibilités : Guy Delisle qui a écrit une BD qu’il a intitulé Pyongyang, que je vous invite à découvrir, c’est très très bien.

Pyongyang invite à participer à des cours de dessin animé à l’ancienne. Non pas par ordinateur mais dessiné à la main. Dans ce cadre-là, Guy Delisle est allé plusieurs mois travailler sur place. Il en est revenu avec un roman graphique qui est magnifique

« Guy Delisle poursuit  ici son travail nomade d’animateur à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. Si on peut retrouver son regard personnel et circonspect sur un autre pays asiatique, Pyongyang présente en outre l’intérêt de donner des informations sur la vie quotidienne d’un des pays les plus secrets et les plus tyranniques du monde. »

Donc si vous promenez à Pyongyang, vous aurez un traducteur qui en fait est un commissaire politique qui vérifie bien que vous regardez bien là où on vous demande de regarder et que vous ne prenez pas de photos là où c’est un peu gênant.

On vous expliquera, car vous ne verrez pas un handicapé dans les rues, que le gouvernement de Corée du Nord fait tout pour que tous les Coréens du Nord naissent beaux et intelligents. Mais en fait, dès que vous êtes différents vous êtes dans un camp.

Il y a des camps pour les nains, des camps pour les handicapés mentaux, des camps pour les handicapés physiques. Avec différents degrés de handicap, par exemple les nains ont la possibilité de se marier entre eux. Mais…Ils ne peuvent pas avoir d’enfant.

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Il faut avoir l’esprit tordu pour écrire quelque chose là-dessus. A ma décharge j’ai un copain qui est illustrateur, dessinateur de presse à ouest France, il m’a amené un livre « 
Au pays du Grand Mensonge : Voyage en Corée du Nord », de Philippe Grangereau chez Payot qui est le panorama de la Corée du Nord. Il m’a dit, lis le ; moi je trouve cela surréaliste, mets le nez dedans, tu en tireras peut-être un bouquin.

Effectivement c’est fascinant de réaliser la réalité de ce pays mais en même temps c’est une espèce de gageure de se lancer dans l’écriture d’un roman policier qui se passe dans le pays le plus fliqué du monde. Et je ne savais pas par quel bout le prendre. C’était il y a 7 ans et on trouvait très peu de chose sur la Corée du nord. Il y avait ce fameux livre et il y avait un ou deux témoignages publiés par des personnes exfiltrées qui racontaient ce qu’elles avaient vécues de l’autre côté. Je suis allé sur internet, j’ai téléchargé des documentaires le plus souvent en anglais.

J’ai beaucoup de respect pour ces journalistes qui montent un bateau sous prétexte de reportage, ils arrivent avec des tonnes de matos pour impressionner mais l’essentiel c’est qu’ils ont des tas de petites cameras planquées afin de faire des images cachées. Et ils filment. Quand vous passez la frontière dans ces conditions-là, on vous explique que certes votre passage a été enregistré mais que parfois, c’est assez taquin, on peut perdre ces papiers. Et que si vous ne repassez pas dans l’autre sens, on niera vous avoir vu passer la frontière.

Les choses sont claires et les journalistes qui jouent leur peau là-dessus, je trouve ça admirable, ce sont encore des gens qui font preuves  de courage pour faire passer l’information. Ils nous informent au sens premier du terme.

Donc j’avais réuni en tout et pour tout une vingtaine d’heures de doc. Il y avait des images assez insoutenables. Et malgré tout cela, je ne savais toujours pas par quel bout prendre mon roman. Et ce sont des entrefilets dans la presse qui ont fait que le déclic est venu et que j’ai eu l’envie de m’y coller et de raconter cette histoire. Cela a donné L’évangile des Ténèbres.

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La tour du Juche à Pyongyang

Question, pourquoi l’évangile ? Parce que le titre s’est imposé quand je me suis mis à étudier cette dynastie des KIM, qui règnent depuis 1948 sur la Corée du Nord. C’est un truc assez exceptionnel.  Kim Il-sung, fondateur du régime a réussi à faire dans son chaudron infernal naitre un régime qui mélange politique et religion. Il y a donc « Le père », .  Kim Il-sung, « le fils » Kim Jong-Il, et « le saint esprit « « le Juche » qui est la doctrine du parti qui explique comment penser, comment vivre et comment agir.

L’idéologie officielle du pays est le Juche doctrine basée sur l’autosuffisance développée par Kim Il-sung I, Elle a vocation de régler le destin de chaque citoyen

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Le Mont Paektu à la frontière sino-coréenne. La montagne sacrée

Tout cela nous parait irréel  voire dément et pourtant il faut imaginer que, quand depuis toujours, depuis la plus tendre enfance avant même la maternelle, on vous serine ces choses…On vous explique des choses et on peut même arriver à vous faire croire à des contes pour enfant. Par exemple les coréens sont persuadés que Kim Il-sung est né sur le mont Paektu, la montagne sacrée de Corée du Nord. Et que le jour de sa naissance, tout s’est arrêté, il y a eu d’énormes orages, que le ciel s’est ouvert et qu’un arc en ciel a frappé l’enfant qui venait de naître.

Mais oui, à partir du moment où on vous le raconte depuis votre plus tendre enfance et qu’on ne corrigera jamais ces versions là, vous en êtes intimement persuadé.

Kim Il-sung était couramment désigné du titre de Grand Leader (위대한 수령widaehan suryŏng). Il fut surnommé le « Président éternel » ou « professeur de l’humanité tout entière ». 

De même que depuis la fin de la guerre avec les américains. Fin de la guerre que les coréens n’ont jamais admise. Chaque fois qu’un avion passe au-dessus du pays, les anciens militaires lèvent les yeux et ils sont intimement  persuadés qu’il s’agit d’un bombardier américain et que la guerre reprend.

Il y a plein de choses comme celle-ci qui relèvent de la croyance des coréens. Et ça dure depuis plus de cinquante ans !

Voilà fin de la première partie….

A suivre donc !

Pour poursuivre la rencontre :

 Au pays du Grand Mensonge : Voyage en Corée du Nord  de Philippe Grangereau. Paru en 2001. Réédité en poche chez Payot dans la collection Petite Bibliothèque.

9782228897426L’ouverture de la Corée du Nord n’est pas pour demain, et ce drôle de voyage dans l’effroyable pays des Kim, en avril 2000, demeure d’actualité à tous égards. La dernière dictature stalinienne du globe s’était rarement – pour ainsi dire jamais – entrouverte comme elle le fit alors à un groupe de voyageurs occidentaux. Elle n’a pas récidivé…
 » Un pan du rideau de velours pourpre semblait se lever sur le théâtre d’ombres nord-coréen. Il a finit par retomber mollement. Le pays est toujours dirigé par un mort : le père de Kim Jong-il, Kim Il-sung, décédé en 1994 mais officiellement « président éternel ». Nombreux sont ceux qui, au début des années 1990, prophétisaient une disparition prochaine du régime. C’était sous-estimer la nocivité sans pareille de ce totalitarisme terrifiant. « 

Avril 2000, pour la première fois depuis 1953, la dernière dictature stalinienne du globe, s’entrouvre à un groupe de touristes occidentaux… Parmi eux un journaliste, voyageant incognito, visitera le pays le plus fermé du monde, et rapportera un témoignage et des photographies saisissantes, du pays du  » Grand Leader  » Kim Il-sung. Pays paranoïaque et schizophrène, véritable forteresse du communisme, et camp de concentration de tout un peuple, Au Pays du Grand Mensonge est un témoignage pris sur le vif d’une dictature qui n’en finit pas de mourir.

 

9782810002665,0-1124584La trilogie des ténèbres, Volume 1, L’évangile des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.

9782810002665,0-1124584Pyongyang, Corée du Nord. Le dernier pays où le pire n’est pas imaginable…

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

Trilogie des ténèbres

 

Apéro Polar : rencontre avec Jean Luc Bizien


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J’ai la chance de pouvoir organiser dans ma bibliothèque

  des rencontres autour du polar.

J’ai appelé celle-ci Apéro Polar.

Les mauvaises langues ont dit que c’est pour venir boire un coup que le public se déplace. Il faut bien, lorsque l’on essaie de faire des choses ,se confronter à la mauvaise foi. Mais qu’elles se rassurent, je pourrais me semble-t-il appeler ces rencontre Café polar ou Autour du Polar, je pense que les lecteurs seraient tout aussi intéressés.

J’ai voulu aussi que ces rencontres aient lieu régulièrement. Une fois par trimestre. C’est un bon compromis pour permettre à celle-ci d’exister et de se pérenniser. Cela fait 3 ans que ça dure et le succès va croissant. Et vous pouvez pas savoir comme cela me fait plaisir de pouvoir mettre le polar à l’honneur.

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copyright Françoise Manoukian

Au dernier Apéro Polar, j’ai eu la chance de recevoir Jean Luc Bizien. Pourquoi Jean Luc Bizien me direz-vous ? Et bien c’est simple ! Chaque semestre la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris ( Direction(DAC) d’en dépend ma bibliothèque) émet un certain nombre de thèmes pour les grands temps forts mis en avant dans les établissement culturelles qu’elle gère.

Ce semestre c’est Corée et Euro Foot. C’est 2016 est l’année France Corée  et en plus ce pays a été l’invité d’honneur du dernier salon du livre qui a eu lieu en mars dernier.

Et quand j’ai vu Corée, j’ai tout de suite pensé à Jean Luc vu que j’avais adoré son diptyque autour des deux Corée. L’histoire de deux homme un occidental et un militaire coréen du Nord. Et alors que nous préparions cet Apéro Polar, ( et oui une amination se prévoit environ 9 mois avant sa programmation ) un troisième tome est venu compléter cette désormais Trilogie des Ténèbres.

Trilogie des ténèbres

La trilogie des ténèbres, Volume 1, L’évangile des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.

9782810002665,0-1124584Pyongyang, Corée du Nord. Le dernier pays où le pire n’est pas imaginable…

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

La trilogie des ténèbres, Volume 2, La frontière des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.

9782810004508,0-1254721En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il sera confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant… Et faire équipe, pour l’occasion, avec un homme revenu d’entre les morts. Ange ou démon, parce qu’il est rescapé de l’Enfer, cet homme est le seul capable de défier les autorités de Corée du Nord.

Sous les yeux de Seth, il franchira la terrible frontière du pays le plus fermé du monde, dans le seul but de libérer une femme et un enfant. Ballahan, impuissant, devra de son côté jouer une véritable partie d’échecs avec la mort, au terme de laquelle se dévoilera une autre vérité, plus terrible encore.

Car si la frontière séparant Nord et Sud est bien visible, les ténèbres s’étendent des deux côtés…

La trilogie des ténèbres, Volume 3, Le berceau des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.
9782810005277,0-1533657 (1)Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entrainé, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.

Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en pleinChinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au coeur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent.

Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent...

Alors j’ai fait jouer mon réseau, j’ai contacté Jean Luc. Il a dit OK. Le plus difficile a été de trouver une date. Et oui notre auteur habite en Corse. J’ai rédigé ma note d’intention, je l’ai soumise à ma hiérarchie. Nous étions en septembre 2015, ma hiérarchie m’a dit de la reprendre. Car nous ne devions parler que de la Corée du Sud si je voulais un agrément de la DAC. Ok, j’ai dit à ceux-ci, tout en sachant que je mentais effrontément.

Quelques mois après… La commission d’arbitrage a retenu ce projet pour les temps fort ville de Paris.  Et j’avais le budget pour faire venir Jean Luc.

En décembre nous convenions d’une date. Nous profitions de la venue de Jean Luc au Salon Week-end noir à Neuilly Plaisance le 09 et 10 avril pour fixer celle-ci.

Je profitais aussi de sa venue lors d’une dédicace d’auteur affiliés à la ligue de l’imaginaire, en février et en région parisienne pour aller à sa rencontre. Je voulais me présenter et surtout essayer de voir comment nous allions pouvoir mettre sur pied cette entretien à venir. Avec Jean Luc ça a été simple. Il voulais juste une intervention interactive et surtout pas sous forme de cours magistral. Non un véritable échange entre lui et les lecteurs qui serait présents dans la salle pour l’écouter.

Faisant confiance à l’aura de notre auteur, je suis reparti rassurée et ravie de la rencontre à venir.

En mars je remplissais tout un tas de paperasse auprès de mon administration de tutelle pour que Jean Luc reçoive son contrat. Jean Luc de son coté prenait contacte avec eux pour signer tout cela. Je m’assurais de faire les affiches et flyers pour que la com. soit parfaite.

Et le jour J est arrivée.

Et ce qui devait arriver arriva….

Nous avons eu un super échange, une conférence passionnante suivi par un public à la fois captivés et participatif. Nous avons appris énormément de chose. Nous nous sommes indigné, nous avons ri aussi.

Ce fut une grande et belle soirée. Et j’en remercie l’auteur mais aussi toutes les personnes présentes sans qui ces « Apéros Polar » n’auraient pas de sens !

Quelques photos pour vous donner envie.

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Et si tout va bien, dans quelques jours je vous raconterai ce qui c’est dit , héhé 🙂

A très vite alors !