De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic


Le livre : De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Albien Michel dans la collection Thrillers. 21€90 ; (420 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

De bonnes raisons de mourir

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment.

Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.

Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée.

Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…

Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

 

L’auteur : Morgan Audic est né à Saint-Malo le 30 janvier 1980 et a grandi à Cancale. Il vit depuis plus de dix ans à Rennes, où il enseigne l’histoire et la géographie en lycée.
Il est l’auteur de « Trop de morts au pays des merveilles« , un thriller publié en 2016.

 

 

 

 

Extrait :
Grincements métalliques, respirations sifflantes.
Il s’éveilla dans une pénombre inquiétante, traversée de flashs vert et bleu chaque fois qu’il clignait les paupières. L’air était lourd, saturé d’une puanteur âcre de corps mal lavés mêlée à des d’odeurs d’antiseptique et d’alcool fort.
Où je suis ?
Ses yeux s’habituèrent à la faible luminosité de la pièce et il aperçut une rangée de lits plaqués contre le mur en face de lui. Ils étaient occupés par des êtres informes et gémissants qui remuaient lentement leurs membres comme des scarabées à demi écrasés agitent leurs pattes avant de s’éteindre.
Bouge !
Une pulsion au fond de son crâne lui criait de fuir. Il essaya de se redresser, mais ses poignets et ses chevilles refusèrent de se décoller du matelas. Avec horreur, il réalisa qu’ils étaient attachés au cadre du lit par des sangles. Il tira de toutes ses forces pour arracher ses liens, mais l’effort lui fit tourner la tête au point qu’il crut s’évanouir. Désorienté, le corps baigné d’une sueur froide et grasse, il tenta de se rappeler comment il était arrivé ici.

 

Le post-it de Ge

De bonnes raisons de mourir – Morgan Audic

Un cadavre mutilé est découvert à Pripiat, ville près de Tchernobyl. Le commandant Melnyk, policier ukrainien animé par le sens du devoir, est chargé d’enquêter tandis qu’Alexandre Rybalko, policier russe a été engagé par le père de la victime pour retrouver l’assassin et le tuer. Leurs investigations se croisent et les conduisent sur la trace d’un double homicide commis la nuit du 26 avril 1986.

J’ai adoré ce bouquin, j’avais déjà beaucoup aimé le premier roman de Morgan Audic Trop de morts au pays des merveilles, qui avait été un de mes coup de coeur 2016.
Mais là quel coup de maître, Morgan Audic nous offre un roman policier parfait. A la fois roman noir, roman d’espionnage, cold case est un formidable thriller. De bonnes raisons de mourir, est la révélation de ce premier semestre 2019.

Je vous le disais, tout y est.
L’intensité de l’intrigue, le charisme des personnages, la véracité des thèmes exploités.
C’est parfait et parfaitement dosé. C’est formidablement maîtrisé. L’écologie, géopolitique, les enjeux économiques rien ne manque. Sans oublier cette guerre larvée au cœur de notre bonne vieille Europe.
Bien mieux qu’un bon documentaire sur ses sujets, ce titres se lit avec un tel plaisir, une telle intensité qu’on ne peut le lâcher
L’écriture et le style de notre auteur en font un magnifique thriller qu’on lit d’une traite malgré ces 420 pages.

C’est très cinématographie, ça s’imprime sur votre rétine et ça reste gravé dans votre cerveau.
Un putain de bouquin, un page turner certes mais qui restera longtemps dans nos esprits.

Surtout ne passez pas à coté.

Vous ne le regrettez pas, foi de porte flingue.

Heimaey, Ian Manook


Le livre: Heimaey, Ian Manook. Sorti le 26 septembre 2018 aux Editions Albin Michel. 22 euros; 464 pages; format 15,5 x 3,2 x 22,5 cm.

 

4ème de couverture:
Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.
Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancœurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne.
L’auteur:  Ian Manook (de son vrai nom Patrick Manoukian) est un journaliste, éditeur et écrivain. Grand voyageur dès l’âge de 16 ans, il parcourt les États-Unis et le Canada pendant 2 ans. Sous le pseudonyme de Ian Manook, il écrit Yeruldelgger (2013), un polar qui se passent en Mongolie et qui remporte le Prix SNCF du polar 2014, puis Les temps sauvages et enfin La mort nomade, suite des aventures de l’inspecteur Yeruldegger, (2015). Il nous régalera par la suite avec Mato Grosso en 2017.
En mai 2018 il signe Hunter sous le pseudonyme de Roy Braverman chez Hugo Thriller.
Il revient à son style de prédilection avec Heimaey en ce mois de septembre 2018, chez Albin Michel.
Ian Manook est membre de la Ligue de l’Imaginaire.
Extrait:
« Te voilà dans un pays où les routes contournent certains rochers parce que les elfes du Peuple Caché y vivent peut-être et où on découvre encore de nouvelles cascades, et dans le même temps on y chasse la baleine avec des harpons explosifs dont la charge perce l’animal pour y enfoncer un tripode qui se déploie dans son corps et le ferre à mort. Comme quoi on peut aimer quelque chose d’odieux et de généreux à la fois. »

 

 

La folie de Nick

Heimaey, Ian Manook

Ian Manook est un baroudeur, un fouleur de planète. Mais pas de ceux qui passent, boulimiques de kilomètres, et mesurent leur plaisir en termes de distance. Parce qu’il a dû faire sienne cette vérité simplissime : la destination n’est rien, seul le chemin compte. Il le disait déjà dans un autre titre : il croit en la vertu de l’étape. Bien sûr je m’étais déjà immergé dans Yeruldelgger, j’avais déjà goûté les immensités, les décalages, les paradoxes, les oppositions mêmes de la Mongolie. J’étais conquis à cette plume forte et terriblement efficace. Alors j’abordais l’Islande d’Heimaey sous cet augure. Hypocritement je pensais y trouver un Yeruldelgger 4, rebaptisé. Et c’est là que le paradoxe tourne à plein régime. Oui j’ai pu me gonfler de cette écriture si puissante avec l’évidence de ses descriptions, l’omniprésence non pompeuse de la culture, la justesse des sentiments de l’instant. Parce que Manook ne pontifie jamais, il raconte. Il n’étale pas. Il glisse en douce une petite information, un détail dont vous vous souviendrez, une vérité qui deviendra la vôtre. Il sait mettre ce qu’il faut de suspens, de violence et d’humour. Mais je me trompais en espérant les mêmes ficelles délocalisées de la Mongolie à l’Islande. Car cette histoire à cela de puissant qu’elle est ancrée au sol. Kornélius n’est pas Yerul. Il y a quelques clins d’œil pour qu’on retrouve nos marques (dont ce goût partagé pour les médecins légistes), c’est la seule concession entre les deux héros. Si ce n’est un amour sans faille à la terre, au recoin de planète qui les voit évoluer. Kornélius, le héros islandais, a ses failles, ses incohérences, ses talons d’Achille, mais ils ne doivent rien à ceux de Yeruldelgger. Yeruldelgger avait la force de la nouveauté, Heimaey en possède une autre. Il s’agit de la présence d’un guide. C’est une trouvaille absolue. Parce qu’un guide, c’est frustrant, ça sait tout, c’est blasé ou emphatique, ça se met entre vous et la beauté pour raconter avant de ressentir. Sauf que Soulniz (mais à quel point n’est-ce pas Manook lui-même ?) est un guide qui évolue dans une autre Islande. Il se souvient, il redécouvre et finalement il se tait. Soulniz ne fait que nous conduire pour nous amener au bon endroit. Heimaey est un roman immersif, un polar entre glacier et volcan. C’est une histoire prenante en équilibre entre une réalité qui court devant et une certaine nostalgie. Heimaey est un roman sur l’incroyable beauté des forces primordiales de la nature, où, parfois, quelques minuscules êtres humains s’agitent pour essayer d’y vivre, d’y aimer et de ne pas trop y mourir.

Heimaey – Ian Manook


Le dernier Ian Manook sort aujourd’hui aussi pour l’occasion deux Flingueuses nous offrent la primeur de leur avis sur Heimaey. Et nous emmènent faire un tour en Islande

Alors pour vous voici le retour ou plutôt le Off de Oph

Et dans l’après midi c’est Jean Paul qui vous livrera son ressenti

Allez c’est parti pour une nouvelle « Double Chronique »


Le livre: Heimaey de Ian Manook. Sorti le 26 septembre 2018 aux Editions Albin Michel. 22 euros; 464 pages; format 15,5 x 3,2 x 22,5 cm.

 

4ème de couverture:
Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.
Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancœurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne.
L’auteur:  Ian Manook (de son vrai nom Patrick Manoukian) est un journaliste, éditeur et écrivain. Grand voyageur dès l’âge de 16 ans, il parcourt les États-Unis et le Canada pendant 2 ans. Sous le pseudonyme de Ian Manook, il écrit Yeruldelgger (2013), un polar qui se passent en Mongolie et qui remporte le Prix SNCF du polar 2014, puis Les temps sauvages et enfin La mort nomade, suite des aventures de l’inspecteur Yeruldegger, (2015). Il nous régalera par la suite avec Mato Grosso en 2017.
En mai 2018 il signe Hunter sous le pseudonyme de Roy Braverman chez Hugo Thriller.
Il revient à son style de prédilection avec Heimaey en ce mois de septembre 2018, chez Albin Michel.
Ian Manook est membre de la Ligue de l’Imaginaire.
Extrait:
« Te voilà dans un pays où les routes contournent certains rochers parce que les elfes du Peuple Caché y vivent peut-être et où on découvre encore de nouvelles cascades, et dans le même temps on y chasse la baleine avec des harpons explosifs dont la charge perce l’animal pour y enfoncer un tripode qui se déploie dans son corps et le ferre à mort. Comme quoi on peut aimer quelque chose d’odieux et de généreux à la fois. »

Le OFF de OPH

Heimaey – Ian Manook

C’est en voyage que m’a transporté Ian Manook avec son dernier roman Heimaey. Un voyage dans l’Islande des légendes et des croyances, dans l’Islande aux mille et un visages, des pentes volcaniques aux landes d’herbes fraîches, des villages de pêcheurs aux pistes caillouteuses, dans l’Islande dont le feu brûle sous la glace…

Très vite, dès les premières pages, je me suis sentie happée sur cette île fascinante, où la terre et la mer font jeu égal dans la vie des habitants, et que Ian décrit avec poésie:

« Le magma noir en décor à d’improbables tropiques. Un écrin calciné pour une eau lumineuse, d’un vert laiteux de jade sous un ciel d’acier brossé. Tout autour la laideur fascinante de la lave à l’odeur de pierre brûlée et, au milieu, l’attirance hypnotique d’une eu de céramique courue d’un duvet de vapeur. »

Les descriptions des lieux sont magistrales, au point d’en avoir eu parfois le souffle coupé et d’être transportée sur l’île au travers des yeux des personnages.

Il parle de la terre et de la mer comme un homme amoureux, avec tendresse ou avec fougue, mais toujours avec la force des images qu’il utilise:

« La mer est une maîtresse trompeuse qui prend les hommes et les bateaux par le ventre, même les plus solides, et les engloutit. Les autres marins du monde disent que le vent sème la tempête, mais les Islandais le savent: c’est du gouffre de la mer que surgit la tempête. De ses entrailles. Du fond vengeur que leurs chaluts raclent et pillent. Les tempêtes sont des vengeances. Des sursauts de bête qu’on assassine. »

« Les tempêtes sont des vengeances »… La vengeance… Thème en fil rouge de ce roman. Quand Soulniz se rend en Islande avec sa fille, c’est pour se rapprocher de cette enfant avec laquelle il n’avait plus aucun contact. C’est pour lui faire découvrir ces lieux où il est devenu adulte, ces lieux qui l’ont fasciné. Ce qu’il ne sait pas, c’est que dans ce passé adulé, la vengeance gronde.

Outre ce sentiment qui ronge quiconque le ressent, Ian Manook nous raconte la crise financière en Islande et son impact sur la population, y compris ceux que l’on aurait pu penser être protégés. Il évoque cette terre de légendes mais aussi de coutumes; la quasi absence d’homicides, comme dans beaucoup de pays nordiques, l’ouverture aux autres si différente de ce que l’on connait en France. Il nous parle de l’addiction aux réseaux sociaux pour les habitants de cette île coupée du reste du monde. Il décrit le paradoxe entre la beauté de l’île, ses coutumes ancestrales et l’hyper exploitation de ses ressources naturelles ainsi que la barbarie de la pêche intensive. Enfin il nous parle des relations pères/filles qui peuvent être parfois difficiles mais aussi du sentiment de culpabilité quand, dans la mort, nous sommes celui qui reste. Tant de sujets qui sont développés, fouillés, argumentés et illustrés, démontrant ainsi à quel point Ian connait ce pays qui semble lui être cher.

Sur la construction du roman et des chapitres, j’ai retrouvé avec plaisir la « manook touch » , un titre suivi des derniers mots du chapitre. Un style original que j’avais beaucoup aimé en découvrant Yeruldelgger.

Enfin, je ne pouvais clore cette chronique sans vous parler d’un personnage: Simonis. Je ne vous dirais pas qui il est, ni son rôle dans l’intrigue pour ne pas gâcher votre découverte, toutefois, il m’aura souvent fait sourire… parce que si Simonis est lituanien, sa façon de s’exprimer en usant et abusant de proverbes, m’a laissé de lui l’image d’un Maître Yoda moderne, même si, in fine, il est loin d’en avoir la sagesse.

Heimay n’est pas un coup de cœur pour l’intrigue, qui bien que prenante et bien construite n’est pas, pour moi, la force de ce roman. Mon coup de cœur, parce qu’il existe bel et bien, va à la plume remarquable de Patrick, à cette capacité qu’il a de nous faire voyager sans quitter notre canapé, à cet amour qu’il glisse dans ses mots, à la poésie qu’il distille entre ses lignes.

NDLR : Et pour en savoir plus vous pouvez vous rendre ICI

Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître


Le livre : Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître. Paru le 3 janvier 2018 chez Albin Michel dans la collection Roman Français. 22.90 € (534 p.) ; 21 x 14 cm. (e-pub 15.99 €)

4ème de couverture :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

Couleurs de l’incendie est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l’on retrouve l’extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

L’auteur : Né à Paris le 19 avril 1951, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.
Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, « Travail soigné », qui a obtenu le Prix Cognac en 2006.
« Alex », prix des lecteurs du livre de poche, deuxième volet de la trilogie Verhoenen renoue avec le style de narration de « Robe de marié »(2009), publié entretemps après « Travail soigné » (2006).
En 2010 sort « Cadres noirs » qui rompt avec le style de ses autres polars et qui s’inspire d’un fait réel survenu à France Télévisions. Ce roman devrait faire l’objet d’une adaptation sous forme de série TV très prochainement.
« Les grands moyens », feuilleton numérique, est une enquête de Camille Verhœven, en marge de la trilogie commencée avec « Travail soigné », poursuivie avec « Alex » et achevée avec « Sacrifices » (2012) qui voit la conclusion de la destinée du héros. « Rosy & John » est la novélisation de son feuilleton numérique Les grands moyens.
En 2013 sort « Au revoir là haut », récompensé du Prix Goncourt 2013 et adapté au cinéma par Albert Dupontel, avec Laurent Lafitte. « Couleurs de l’incendie » (2018) est le second volet de la trilogie.
En 2016, Lemaitre renoue avec le roman noir avec « Trois jours et une vie » qui raconte la destinée d’un jeune assassin de 12 ans.
« Alex » devrait-être adapté au cinéma prochainement par le producteur américain James B. Harris.
Extraits :
« Madeleine resta un long moment à fixer la table, son verre, le journal. Ce qu’elle s’apprêtait à faire l’épuisait à l’avance.
Tout ce qu’elle avait en elle de morale et de scrupules s’y opposait et tout ce dont elle disposait de colère et de ressentiment l’y poussait.
Elle céda à la rancune. Comme toujours.”
« Que les riches soient riches, c’était injuste mais logique. Qu’un garçon comme Robert Ferrand, visiblement né dans le caniveau, se complaise à être entretenu par la grue d’un capitaliste, ça renvoyait le monde dos à dos, l’humanité n’était décidément pas une belle chose.”

 

La chronique jubilatoire de Dany

Une suite de « au revoir là-haut » qui peut se lire sans avoir lu le premier opus.

Dans une ambiance pesante, nous suivons la descente sociale de Madeleine, fille de banquier et épouse d’un ancien militaire condamné à la prison ferme. Elle n’était pas destinée à succéder à son père et fait l’objet des malversations aux fins de s’accaparer sa fortune. Elle ne peut faire confiance à personne et ses alliances improbables feront des miracles.

A noter de bons personnages de second rang, au titre desquels je relève la fantastique « castafiore »

Pas un polar mais une intrigue réglée comme un mécanisme d’horlogerie, prenante tout au long de ces 540 pages sans aucune longueur superflue. Bien loin de la trilogie Verhoeven mais tout aussi riche et efficace.

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry


Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry. Paru le 11 octobre 2017 chez Calmann Levy dans la collection Calmann Levy Noir 18€90 ; (303 p.) ; 22 x 14 cm.

4e de couv :

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.


L’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il publie aujourd’hui son premier roman.

 

 

Extrait :
« Le capitaine avait été bien clair : « Vivant. » Il n’avait pas précisé dans quel état. Et, tel que Sarah le connaissait, cela signifiait que les premiers arrivés pouvaient lui faire passer un sale quart d’heure sans craindre une convocation pour « excès de zèle ».
« Chopez cet enculé de Géant de brume et faites-lui dire où sont les enfants. »
Stan prit son élan et lança son épaule contre la porte qui émit un craquement d’os brisé. Sarah se rua dans son sillage, Glock en avant, et hurla à l’occupant de ne pas bouger. Dehors, la pluie en colère dardait ses épines glaciales sur la dizaine d’hommes armés qui se précipitèrent à leur tour dans l’antre du Géant. »

 

Le post it de Ge

Détroit, fin des années 1990. Un géant sème la terreur dans la ville, enlevant et tuant des enfants. L’enquête est confiée à Stan Mitchell, policier alcoolique banni de Washington. L’affaire lui est finalement retirée et l’assassin, peu à peu oublié.

Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent et Mitchell, qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance, est à nouveau sur le coup.

Détroit berceau de l’industrie automobile américaine. Detroit fleuron de l’économie US n’est plus. La ville est délabrée, la crise des subprimes est passé par là.  Détroit et ces lieux désaffectés tels que la Michigan Central Station, ancienne gare ouverte jusqu’à la fin des années 80 ou des bâtiments dont les murs accueillent du street art, le long d’une voie ferrée. Détroit première ville déclaré en faillite. Peu à peu, les maisons du centre de Détroit disparaissent. Comme sa population. Trop endettée.

Détroit ville fantôme , c’est dans ce décor irréel que Jérôme Loubry place son intrigue.

Et dès le départ le ton est donné. Le Géant des Brumes vient d’être arrêté. Et pourtant dés la première page, l’atmosphère fantasmagorique de la ville nous saisie. On ressent d’emblée la complexité de la situation. La complexité de nos protagonistes. Leurs effrois nous saisie nous aussi lecteurs.

Et puis je le disais, il y Détroit, personnage à part entier de cette histoire. Détroit qui a façonné ses habitant. Certains comme elle sont devenus fantomatiques.

Et il y a ce duo improbable d’enquêteur. Il y a là «  le Molosse  »  alias l’inspecteur Stan Mitchell, vieux briscard abîmé par la vie et Sarah Berkhamp  qui mène le groupe d’intervention qui  va arrêter ce tueur indiscernable que semble être ce Géant des Brumes. Nos deux inspecteurs vont être  mis à rude épreuve à vouloir comprendre les motivations de ce tueur énigmatique et évanescent. Car nos flics eux aussi sont cabossés, ils ont aussi leur part d’ombre. Eux aussi ont des choses à cacher.

Et dans cette ville brumeuse, humide est sale, Jérôme Loubry construit une histoire formidablement bien mené de bout en bout. Ils nous propose une galerie de personne magnifiquement campés. Et il arrive à nous surprendre avec un final digne d’un maestro.

Je n’ai qu’un mot à dire. Chapeau monsieur Loubry. Ce premier roman a été une pure découverte et un véritable coup de coeur.

Je voudrais aussi remercier Madame Caroline Lépée d’avoir pensé à moi en m’envoyant ce titre pensant qu’il devrait me plaire. Bien ciblé madame l’éditrice. Il aurait vraiment été dommage que je passe à coté des chiens de Détroit

 

Réjouissances à Honfleur… de Olivier Polard


Réjouissances à Honfleur... de Olivier PolardLe livre : Réjouissances à Honfleur… de Olivier Polard. Paru le 27 janvier 2017 chez In octavo éditions. 20€ ; (306 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Un boucher Hongrois s’installe à Honfleur. Deux ans plus tard, Laszlo, dont le commerce est frappé par la crise économique et l’arrivée d’un concurrent, commet un crime par… désœuvrement.

Ses amis, sensibles à ses remords, décident de ne pas le dénoncer mais aussi de contrecarrer l’enquête de police par tous les moyens.

Cette histoire qui commence comme un roman policier est en réalité un récit burlesque : pas un seul moment de répit entre les tribulations de notre boucher de Honfleur et l’épopée de ses quatre pieds nickelés d’amis !

L’auteur Olivier Polard doit assurément être un lointain cousin de Blake Edwards ou de David Lodge car il enchaine à tout rompre les situations les plus rocambolesques, les plus folles, les plus improbables dans ce roman à l’humour ravageur.

Ne passez surtout pas à côté de ce petit bijou délicieusement amoral et tellement jubilatoire.

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L’auteur : Breton d’origine, Olivier POLARD a grandi au coeur du vignoble Angevin. Résidant actuellement en Seine-et-Marne, il partage son temps libre entre l’oenologie, la peinture et la musique. Réjouissances à Honfleur est son premier roman. Il n’a pas choisi la facilité en mariant intrigue et humour, cependant ce coup d’essai réussi nous annonce, à n’en pas douter, d’autres plaisantes histoires.
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Extrait :
…Laszlo était fier de s’appeler Herczogejdi.
C’était un nom honorable et honoré dans son pays natal car, outre ses ancêtres Magyars, il comptait également dans sa famille un grand-père mort en héros pendant l’invasion soviétique.
Or, l’instituteur qui arborait en face de lui un sourire timide venait, cette fois, de lui donner du « M. Harzojy ? », nom d’un traître honni du peuple hongrois.
Le boucher attrapa son tranchoir et l’abattit violemment sur son plan de travail en rugissant.
— Dehors. Tout de suite !…

Le post-it du bibliothécaire

A Honfleur, Laszlo, boucher venu de Hongrie, regrette le crime qu’il a commis suite à un moment de désespoir. Touchés par sa sincérité, ses quatre amis décident de l’aider à échapper à la police.

Très bien écrit, un polar humoristique à la Delicatessen -en plus léger- sur un boucher sensible, un poil trop susceptible qui essaie de lutter contre ses pulsions… car son « péché mignon » c’est découper les chairs, trancher la viande…

Les personnages sont bien campés, chacun a une vie bien détaillée et crédible, et la vie politique d’une ville de province (Honfleur en l’occurrence, mais ça pourrait se passer ailleurs en ce qui concerne les politiciens et leurs comportements…) est pas mal égratignée elle aussi.

Nombreux niveaux de lecture, intrigue, politicards, milieu de l’art contemporain… un polar plus que sympathique au suspense et à l’humour accrocheurs !

Un roman policier cocasse, doublé d’une belle histoire sur l’amitié et la tolérance. Véra

Olivier POLARD, lauréat du speed-éditing Salon du livre d’Ile de France – Mennecy – 2016.
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Sale temps pour le pays de Michaël Mention


9782743623999,0-1429521Le livre : Sale temps pour le pays  de Michaël Mention. Paru le 5 septembre 2012 chez Rivages dans la collection Rivages Noir.   8.85€ ;  (268 p.) ; 17 x 12 cm
4e de couv :

1976. Des femmes, pour la plupart des prostituées, sont agressées ou tuées dans le nord de l’Angleterre. La police locale est sur les dents. Un homme dirige l’enquête : George Knox, avec « sa gueule a la Richard Burton », ses éternelles ray-ban, ses états de service légendaires. Secondé par le détective Mark Burstyn, il se lance a corps perdu dans cette affaire, convaincu que tous les crimes sont liés. Mais le tueur récidive et semble brouiller les pistes à plaisir. Plus le temps passe, plus Knox s’enfonce dans l’abîme. Un abîme a l’image du chaos social et de la dépression qui gagnent le pays…

Fasciné par les possibilités romanesques de l’affaire de l’éventreur du Yorkshire, Michaël mention la revisite en passionné de la culture des seventies, entre hommage au roman noir et portrait d’une Angleterre déboussolée, a un moment charnière de son histoire.

83179315L’auteur :

Extrait
À ma droite, des journalistes jouent des coudes en vue d’obtenir la meilleure photo. Avec l’évacuation de Patrick, ils n’ont pas raté leur soirée. Ces hyènes ne vivent que pour le scoop, si possible le plus macabre. Ce sont eux qui ont tué Romy. Notre meilleure actrice, la femme ultime. Son gosse empalé sur la grille, ça ne suffisait pas, alors ils ont poussé le vice jusqu’à se déguiser en infirmiers pour le photographier sur son lit de mort. Pourritures.

MENTION, Michaël : Sale temps pour le pays. Rivage.

Depuis 1976, l’inspecteur George Knox est sur la piste du tueur de prostituées dit l’Eventreur du Yorkshire. Alors que sa femme se meurt d’un cancer, Knox poursuit son enquête avec le détective Mark Burstyn, cinq ans après les faits.

Michael-Mention---Sale-tempVoici un excellent roman noir. L’auteur nous dresse un magnifique tableau du Royaume Unis de la fin des seventies et le début des eighties. Ces années de plomb, après les 2 crises pétrolières qui vont laisser sur la paille des centaines de milliers d’ouvriers et de fonctionnaires. Ces années qui ont vu l’arrivée de la Dame de Fer au pouvoir. Avec son style sobre et percutant, Mickaël Mention nous parle de problèmes qui aujourd’hui font encore résonance: le chômage, la misère et son lot de violences. Et tout cela, sans oublier l’importance du rythme au son de la pop anglaise et de ses tendances punk et new wave. Un régal.

Extrait 2 :
Contre toute attente, ces mesures commencent à porter quelque peu leurs fruits : lentement, le Royaume-Uni redevient un grand pays, au détriment de ses « petites gens » dont 10% vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté. Mais oui, il se relève et ce, malgré ses manifestations incessantes et ses émeutes, notamment à Bristol. Imperturbable, Thatcher garde le cap envers et contre tous. Dans les couloirs du 10 Downing Street, on murmure même qu’elle envisage de former les policiers aux techniques paramilitaires pour mieux riposter face aux grévistes.

Poubelle’s girls de Jeanne Desaubry


9782370470522,0-2144471Le livre :  Poubelle’s girls de Jeanne Desaubry. Paru le 5 juin 2014 chez Lajouanie éditions. 14,95 € ; (236 p.) ; 9 x 14 cm

4e de couv :

Poubelle’s Girls

Élisabeth peine à élever son fils et s’épuise en petits boulots. Paloma, en fin de droits, squatte les bancs publics. Les deux femmes se lient d’amitié et tentent d’oublier leur situation précaire dans le cocon apparemment rassurant d’une caravane déglinguée. La misère de leur quotidien les rattrape bientôt et les oblige à envisager de remédier à leurs soucis financiers en braquant à tout va… À l’autre bout de la ville, dans son cottage simili-hollywoodien, Blanche déprime sec et ne songe qu’à tuer son mari. Les deux pétroleuses vont fatalement croiser sa route dans des circonstances pour le moins dramatiques…

Jeanne Desaubry signe ici un roman d’une efficacité bouleversante mais irradié d’humour, d’émotion et de dialogues féroces. Paloma et Élisabeth sont assurément les cousines françaises de Thelma et Louise. Poubelle’s Girls est un roman noir, féministe (au sens le plus sympathique du terme) et revendicatif, diablement séduisant.

 

téléchargement (76)L’auteur : Née en 1958, élevée dans une ferme picarde, Jeanne Desaubry est devenue cadre hospitalière puis institutrice… Mais cette mère de quatre enfants a surtout opté pour le noir, après avoir découvert James Ellroy, « un choc total et définitif ». Blogueuse et romancière (Hosto, Dunes froides, etc.), elle signe avec Poubelle’s Girls son sixième livre, qu’elle publie aux éditions Lajouanie, créées en 2013

 

Extraits :
« Elle savait déjà, depuis longtemps, qu’elle ne l’aimait plus. Elle sait maintenant qu’elle veut le voir mourir.
Elle veut le tuer.
Elle va le tuer.
Il faut qu’elle le tue. »
« Mais aujourd’hui, tout est différent. Elles ont des armes, et Paloma se fait fort de décider Élisabeth à aller chercher le fric là où il est. »
« L’une des deux lui a explosé la tête quand il s’est précipité pour me défendre. Rex, c’était mon chien. Un berger allemand de huit ans, super affectueux. C’est trop cruel. Inhumain ! Ces femmes sont des assassins. »

Le post -it de la bibliothécaire

Le destin de trois femmes que rien ne prédestinait à se croiser sinon leur malchance dans la vie. Pour remédier à leurs soucis financiers, elles se mettent à braquer des commerces, cachées sous de curieux déguisements faits de sacs-poubelles. Toutes les complices de ce roman noir et féministe ne sortiront pas indemnes de cette rencontre.

téléchargement (75)Le sous titre de ce titre est « Roman policier mais pas que… », et effectivement c’est bien plus que ça. On va suivre Elisabeth, Paloma et puis viendra Blanche. La première tente d’élever seule Mathis, son adolescent de fils. Elle passe de petit boulot en job au black. Un jour elle rencontre la seconde, Paloma, elle aussi est en galère, pire elle est à la dérive. Cette femme vit dans la rue, elle a perdu son mari et du coup son logement. Et en plus elle est séropo. Galère je vous disais. Elisabeth qui est proche de la rupture elle aussi, tend la main à Paloma. Lui propose un abri et même sommaire celui-ci c’est mieux que la rue. Mais la situation financière de ces deux femmes, ne s’arrange pas, c’est la descente inexorable. Alors à force de partager les même galères, une complicité se fait réalité, peut-être même une amitié naissante. Ainsi naît le gang la plus improbable qui puisse exister,  le Poublelle’s girls. Elle vont aller chercher l’argent là où il est. Et à force de braquage, elle vont percuter la vie monotone de Blanche une grande bourgeoise qui s’ennuie dans son boulot de fiscaliste mais surtout dans sa vie de femme bafouée, trompée par Pierre son mari avocat, qu’elle rêve de tuer. A partir de là, en on est sûr, tout peut arriver.

Vous l’aurez compris, plus qu’un polar c’est un roman social que nous propose Jeanne Desaubry. On pense à Manchette ou  Elle pose son regard acéré sur notre société. elle en fait ressortir ces failles, ces travers. Elle nous donne à voir ces blessures. Et avec son style vif, alerte, ses dialogue cadencés, son ton décalé et humoristique, elle nous propose trois magnifiques portrait de femmes modernes. Et si son roman choral est un poil féministe c’est surtout une belle histoire criante de vérité et de réalisme.

C’est truculent, coloré et noir tout à la fois. C’est tout simplement excellent.

Citations :

  • « Tu veux quoi en échange ?Élisabeth secoue la tête. Rien, elle ne veut rien. Rendre service à plus mal barrée qu’elle. L’autre, avec ses galères, c’est elle, en pire. Oui, ça pourrait être elle, en pire. Oui, ça pourrait être elle, avec encore un peu moins de pot. Oui, elle, dans un an demain. Une femme comme elle, en galère, comme elle. Comme elle. »
  • « Des heures de chien, un mal de chien, une paie de chienne […] »

  • « Elle qui ne lisait que des classiques, du théâtre, s’est mise aux polars. »

  •  Elles sont dans la dèche, guère possible de descendre plus bas. » 

    J’ai adoré tout ce que j’ai lu de cette auteure

Et je ne suis pas la seule visiblement

À propos de Hosto : « « Quelle habileté ! Quelle architecture, raffinée, ciselée, ornée de personnages travaillés avec adresse, tissant entre eux des noeuds subtils, mais évidents, jamais définitifs… » Joël Jégouzo(Noir Comme Polar).

« Vous ouvrez le roman de Jeanne Desaubry pour vous détendre avec une bonne histoire policière qui va vous éloigner des sordides tractations médico-mafieuses, et pas de chance, la guerre hospitalière vous aspire dans son vortex… un très bon roman… » Jan Thirion(Pol’art Noir).

À propos de Dunes froides : « L’écriture est précise, factuelle, sans effets inutiles… La progression de l’affaire est maîtrisée en finesse et en détail. L’auteur mérite un prix d’excellence. » Claude Le Nocher(Action-suspense)