Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge


Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge

Propos recueillis le 4 mars 2019

– attention parution PARASITE le 13 mars –

Dany : Bonjour Sylvain, 
avant de parler de ton actualité, est-ce que tu peux nous parler de ton année de lauréat du fabuleux prix du Quai des Orfèvres … 
Qu’est-ce que ça a changé dans ta vie ?

Sylvain : Le prix du Quai des Orfèvres m’a permis de toucher un nombre très important de lecteurs (près de 150 000 en comptant les ventes numériques) et de faire connaître mes précédentes œuvres (éditions du Toucan) à un public bien plus élargi. Je considère que c’est une étape cruciale dans ma carrière, après des années durant lesquelles rien ne semblait devoir bouger. Je me heurtais à ce plafond de verre que connaissent la plupart des auteurs : petite diffusion, petite publicité, petit lectorat, difficulté de sortir en poche du fait de ventes modestes, pas de traductions ni d’adaptations, anonymat relatif etc. Le cercle vicieux duquel il est très difficile de sortir. Aujourd’hui, j’ai changé d’éditeur et mon nouveau roman bénéficie de l’attention et des capacités d’un éditeur important et historique, puisqu’il s’agit de Fayard / Mazarine.
Évidemment, rien n’est jamais gagné et il faut continuer de travailler dur, je dirais même plus encore après un succès comme le prix du Quai des Orfèvres. C’est la raison pour laquelle j’ai pris mon temps afin d’offrir à mes lecteurs un livre qui m’a demandé beaucoup de travail (et aussi beaucoup de recherches) en amont et en aval. Fayard est un relecteur très exigeant ! Et c’est une chance, je trouve.
Aujourd’hui, je travaille de concert sur l’adaptation en série de Tension extrême  et c’est à mes yeux mon projet le plus important du moment car s’il aboutit, ce sera lui aussi un catalyseur pour la suite. De bonnes nouvelles annoncées aussi du côté des livres audio avec des sorties en avril et juin 2019 pour Pire que le mal et Tension extrême chez Sixtrid.

Dany : Alors ton actu,, tu peux en parler ?
La 4ème de couverture est alléchante ! Un peu plus pour les lecteurs du blog ?

Sylvain : Parasite se situe chronologiquement après Sous la ville (sorti en poche en 2018) , mais je considère qu’il s’inscrit dans une lignée débutée avec Tension extrême et qui s’achèvera avec mon second roman chez Mazarine, à paraître en 2020. J’y explore les interactions  entre le crime, l’humain et le numérique. Une trilogie, en quelque sorte.
Alors que dans Tension extrême, une intelligence artificielle est utilisé pour lancer des cyberattaques et détruire des policiers, dans Parasite elle devient leur allié : un programme qui préfigure l’avenir de la police 2.0 et dont le logiciel ANACRIM (utilisé dans les affaires Grégory et Nordahl LELANDAIS, notamment) est l’amorce.
Le fait est qu’aujourd’hui, devant la complexité des affaires, due en partie à l’explosion des data (téléphonie…) il est pratiquement impossible pour un esprit humain d’englober la totalité d’un dossier, d’où la nécessité de s’appuyer sur des machines, seuls capables d’établir des liens dans le temps et l’espace.
Parasite évoque ce changement de paradigme en mettant en scène un personnage désormais récurrent, la capitaine Marie Lesaux qui intègre une brigade de protection de la famille et qui se voit sélectionnée pour tester un programme révolutionnaire : VALMONT.
Le livre est à mon sens le plus effrayant de tous ceux que j’ai écris car il s’appuie – comme souvent – sur des faits parfaitement avérés mais que le public ignore, le plus souvent.
Dans Tension extrême, les gens ont appris à flipper devant leur téléphone, dans Parasite, ce sera pire encore. Depuis que j’ai écris ce roman, je ne vois plus vraiment les choses de la même façon… En dire plus en viendrai à divulgacher.

 

Dany : Merci beaucoup Sylvain pour cet éclairage. On reparlera de Parasite sur le blog à n’en pas douter. 
Tes prochains salons peut-être ?

Sylvain : Printemps du livre de Montaigu  (85) : 6 et 7/04.
Mauves en noir (Mauves sur Loir) : 27-28/04.
Dédicaces en mars : 23 et 30 à Nantes et ses environs. Tous les détails sur ma page FB et sylvainforge.webnode.fr

Dany : Ben en attendant de flipper dans les jours qui viennent, pour conclure : as-tu un coup de cœur ou un coup de gueule dont tu voudrais nous parler ?

Sylvain : Un scénario de jeu de rôle, lu dans la gamme « Chroniques oubliées » (contemporain) ;  court mais efficace. « Le Terminus (16 pages) est un huit-clos se déroulant à notre époque. Les personnages sont fortuitement regroupés dans un bar alors qu’un tireur isolé abat toute personne qui fait mine d’en sortir. Le quartier est bouclé et les spéculations vont bon train alors que les personnages doivent chercher la vérité derrière cet attentat et monter un plan suffisamment astucieux pour espérer s’échapper vivant… » Retord et efficace : une histoire que j’aurais aimé écrire.
Et sinon en avril : publication de l’audio-livre Pire que le mal chez SIXTRID ; en juin prochain, Tension extrême, aussi en audio-livre, toujours chez SIXTRID. Des nouvelles de l’adaptation de Tension extrême en série, avant l’été j’espère 😉

Dany : Est-ce que l’on peut dire que ton sort d’auteur te convient pour le moment, même si tes vies parallèles doivent souffrir d’accommodements sans doute ?

Sylvain : Écrire est une passion et pouvoir s’y adonner est une chance. Mon seul regret est de n’avoir pas le temps nécessaire pour pouvoir  rencontrer mes lecteurs comme je l’aimerais. Cumuler deux boulots en même temps reste très difficile et demande une forme d’ascèse. C’est la vie ! 😉

 

Dany : Je pense que je vais te laisser à tes occupations en te remerciant de l’attention que tu portes au blog et aux lecteurs en général. Tu nous rappelles la date de sortie de Parasite ?

Sylvain : Parasite sera sorti le jour où Collectif Polar publiera notre entretien, le Mercredi 13 mars. 

A très bientôt. bises.

Dany : Au plaisir de se revoir et bises aussi.

L’interview impromptu : Nick Gardel était avec Mamie Danièle et Miss Aline


L’interview impromptu 

Nick Gardel était avec Mamie Danièle et Miss Aline

Papote à 2 flingueuses + 1 invité qui passait par là et qui a vu de la lumière …

à mi-chemin entre « viens ici que je te parle de mon nouveau roman et papote de flingueuses sur un nouveau roman …

ça aide vachement  dans le classement de cet ITW

Mettons le dans la catégorie « barge »


Dany : Salut Aline !

Miss Aline : bonjour Danièle et bonjour Nick.

Dany : Alors Aline tu as terminé le petit dernier de Nick ?

Miss Aline : il me reste quelques pages de fin ! Mais non ne me dites rien sur cette fin.

Dany : Comment tu trouves la bête ?

Miss Aline : j’ai envie de dire : réaliste.

Dany : Je trouve les sujets assez graves malgré le ton toujours aussi … comment dire ? acide ?

Miss Aline : certes mais je dirais que les personnages sont ancrés dans la réalité. Ils ont une certaine authenticité .

Dany : tu as une expérience de copropriété sans doute ?

Nick : Bonjour les filles

Miss Aline : Bonjour Nick ! 

Oui Danièle,  et de plus avec j’ai à faire au public tout les jours.

Dany : Salut Nick ! Tu as choisis la copropriété en raison d’une expérience vécue ?

Nick : Alors d’abord chacun de ces personnages existe parce qu’ils sont universels sans doute.
Oui, je vis en copropriété.

Dany : Un tel ramassis sur quelques mètres carrés c’est possible ?
Tu as pris modèle sur tes voisins ?

Miss Aline : oui, je pense que c’est possible.

Nick : Mais c’était surtout le moyen d’empiler les déviances, de collectionner les éclats de vie.

Dany : Mais ils ont un point commun (sauf un) c’est l’âge avancé.

Nick : Le voisinage est la troisième catégorie à laquelle on ne pense jamais.

Dany : Quelles sont les deux autres catégories ?

Nick : On divise toujours les gens entre la famille et les amis. Mais il y a aussi les voisins.

Miss Aline : Je suis d’accord il faut envisager les voisins, curieux, envieux, malveillants.

Dany : Avec qui on peut passer somme toute plus de temps …

Nick : Je voulais faire une histoire sur une forme fantasmée de la vieillesse.

Miss Aline : Tu peux développer ?

Dany : Ça c’est au moins la deuxième fois que tu t’attaques au temps qui passe.

Nick : Cette vieillesse égocentrée qui refuse catégoriquement sa part de responsabilité.

Dany : Le privilège de l’âge sans les devoirs ?

Nick : On crie à la déliquescence de la jeunesse, mais on ne s’attaque pas assez aux décisions désastreuses des générations passées.

Dany : Des exemples ?

Nick : L’état du monde actuel est un artefact des décisions d’antan…

Miss Aline : C’est une évidence Nick.

Nick : Rien n’est neuf, rien n’est parachuté. Même les enfants mal-élevés l’ont été par des parents et des grands-parents en démission, déresponsabilisés par le temps passé.

Dany : Parce que les alertes antérieures n’ont pas été non plus écoutées en leur temps … les alertes ont existé aussi (de mon temps …) on a combattu aussi les centrales nucléaires
Je m’égare … mes excuses !

Nick : Le livre n’est pas une attaque en règle contre l’âge. C’est juste un parti pris d’avoir choisi cette tranche de la population qui se renferme sur l’égocentrisme.
Il y a d’ailleurs des personnages positifs. Ils ont juste chacun leur déviance

Dany : Et à quel genre de vieux souhaiterais-tu ressembler dans ton immeuble …

Nick : Sans doute à Janine. Elle en a sous le pied. Elle en sait plus qu’elle ne veut le laisser paraître.
Elle a l’égoïsme altruiste…
Elle pense à elle en s’occupant des autres.

Dany : Oui moi aussi j’aime bien Jeanine …

Miss Aline : Je n’ai pas de personnage préféré. Parles-nous d’Antoine, comment as tu créé ce personnage ?

Nick : Antoine est une épave. Il subit en permanence. Mais il s’est imposé tout seul.

Dany : C’est un pauvre mec …

Nick : C’est un ado attardé, un fils à maman gavé et dévoré par son poids.

Miss Aline : C’est clair.

Nick : Mais je lui ai refilé mes passions cinématographiques. Pas de la cinéphilie, une sorte de culture bigarrée et disparate.
Mais j’ai aussi été cruel en le gavant de Ricoré.

Miss Aline : Qu’as tu refilé au capitaine Berchtold ?

Nick : Berchtold est un crétin intègre. La définition même du besogneux.

Dany : C’est vrai, dans ta GAV tu disais « Mes flics sont plutôt bons, même si j’écorne la profession régulièrement. »

Nick : Je voulais une boussole qui indique le sud … Berchtold a toutes les pistes et n’a rien compris.
Il se drape dans sa profession, dans son flair, dans sa mise au placard.

Miss Aline : Il me fait de la peine.

Nick : C’est mon inspecteur Clouzeau, le burlesque en moins.
Oui, Aline, il a quelque chose de pitoyable. Mais il est drôle aussi

Dany : Orsini dans le style pitoyable n’est pas mal non plus …

Nick : Orsini est à part.

Dany : C’est à dire ?

Miss Aline : Développe stp

Nick : C’est un vieillard qui recherche la paix sans comprendre qu’à son âge, la paix signifie la mort.
Il voudrait que le bruit cesse, pouvoir ressasser sa gloire passée, il cherche à s’enterrer seul.

Miss Aline : C’est radical la mort.

Nick : Il cherche finalement à cesser de vivre.

Miss Aline : Paix assurée.

Dany : J’étais plus optimiste pour lui en te lisant.

Nick : Oui, mais il se débat sans comprendre qu’il n’est pas prêt à obtenir cette paix.

Dany : C’est surtout un fieffé coquin …

Nick : Orsini vit dans le passé. Il n’a que peu d’interaction avec le monde réel.

Dany : Sauf le temps qu’il passe au judas de sa porte.

Nick : Et puis, il a un mode vie particulier…

Miss Aline : Ce monde de petits vieux est égocentrique et manipulateur.

Nick : Oui, je les voulais en guerre larvée ces petits vieux. Certains sont méchants, d’autres sont barrés. D’autres sont simplement sur une autre planète.

Dany : … et l’aristo du rez-de-chaussée méchante ET barrée.

Miss Aline : A l’image du reste du monde en somme Nick!

Nick : Oui, cet immeuble est un petit monde pas très ragoutant.

Dany : Ils recherchent tous les conditions de leur confort.

Nick : Oui, sauf Yvonne qui traverse tout ça dans sa folie propre.

Miss Aline : Ne serait-ce pas elle la plus « heureuse » ?

Nick : Avec Janine qui est plus dans le réel.

Dany : Pas très optimiste tout ça !

Nick : Mais Yvonne est totalement déprimée. La chimie la tient debout.
Ah oui, c’est pas « Rigolade à l’hospice »… C’est « Laisse Tomber »

Dany : En fait Nick c’est ton premier roman grave et triste …

Miss Aline : Société sous pilule ! Un p’tit cachet pour ci, pour ça…

Nick : Il n’est pas triste. Il a une forme de désespérance rieuse.
On garde le sourire en le lisant j’espère.

Dany : C’est le moyen, quand on vieillit, de ne pas se suicider tout de suite la dérision !

Nick : C’est un roman totalement moi.
Un roman si Nick…

Dany : Pourtant l’un de tes thèmes favoris est totalement absent : l’amitié.

Nick : Oui, c’est un parti pris. Je ne voulais pas faire un nouveau road-trip amical.

Dany : Ils sont tout sauf « potes » tes vieux !

Miss Aline : Comment t’es venu l’idée de ce roman ?

Nick : Je voulais un quasi huis clos aigre sans amitié.

Dany : Sur ce point c’est gagné !

Nick : Le roman est parti de la situation de départ comme souvent chez moi. Je n’ai pas de plan pré-établi. Donc un obèse sur une rambarde…
Je l’ai cerné de méchants vieux pour casser aussi cette forme de nostalgie bienheureuse pour le temps passé.
On me reproche souvent de faire des romans vintage avec des thèmes qui établissent une sorte de passé idéalisé.

Dany : Oui flower power etc … ça a son charme !

Nick : Voilà. Mais dans Woodstock, il y a aussi la gadoue.
C’est un fil de rasoir comme écriture. La gravité sans plomber le texte. Le fond sombre sans tomber dans le pathos. Continuer à rire même si c’est jaune et que ça décolle le dentier.

Dany : Et des situations très visuelles.

Nick : Ça je ne sais pas faire autrement.
Il faut que je vois la scène pour qu’elle existe.

Dany : Et des tutos sur les produits d’entretien … toujours en aide aux bricoleurs !

Nick : Oui je trouvais ça rigolo de céder à la mode des produits homemade
après les volets …

Miss Aline : On le voit bien cet immeuble, ses habitants, leurs travers etc.

Nick : C’est le pendant physique et réel de gens qui restent hyper-intellectualisés.

Mon lecteur ponçait un volet, mon cinéphile récure son frigo…la vie quoi !

Dany : Elle existe l’impasse Bartholdi ?

Nick : Auguste Bartholdi est le demi-dieu Colmarien. Il a dessiné la statue de la liberté alors on le met à toutes les sauces ici.
J’ai voulu la situation la plus réaliste possible. Petit immeuble, petite impasse, une virée en ville dans un quartier bobo puis un quartier de tours de peuplement…

Miss Aline : Et c’est réussi.

Nick : Merci

Dany : Est-ce que cela aurait pu se passer dans une autre région ?

Nick : Oui, dans toutes les régions. Je voulais simplement une province. Ni mégalopole, ni ruralité.
Des enjeux de vieux citadins.
Des veuves, des vieux seuls, des actifs et des enkystés.Et surtout ce pauvre obèse qui a cru qu’être rentier était une sinécure.

Dany : Et un lieu de chute peu valorisant pour ton flic.

Nick : Pour le flic, on ne peut pas se tromper autant impunément.

Dany : En plus il est seul … pas de coéquipier pour relever le niveau.

Nick : Il n’a surtout même pas d’enquête ! C’est une lubie pour lui.

Dany : Tu as un lancement prévu pour ce roman Nick ?

Nick : Nous avons terminer la précommande le 15 Février avec les éditions du Caïman, puis le 16 mars j’irai faire un signature-lancement à la librairie Gibert Jeune de Paris St-Michel.

Dany : Des salons ?

Nick : C’est assez compliqué en ce moment. J’ai eu quelques annulations.

Dany : Comme tu ne sais pas ne pas écrire … tu as déjà un nouveau chantier ? Des titres en instance de publication ?

Nick : Pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment de l’avance.

Dany : ??

Nick : J’ai un roman terminé, complètement différent dans un style qu’on ne me connait pas.
Sans cynisme ni drôlerie.

Dany : Sans vieux et sans humour ?

Miss Aline : Beaucoup de jeunes et de la rigolade !

Dany : Même pas des situations improbables ?

Nick : Il s’appelle Morts Chroniques et se déroule dans le cercle des groupes de lecture FaceBook

C’est une enquête très polar, très réaliste qui flirte avec le thriller.

Miss Aline : Ah cool !

Dany : Même pas un petit tuto pour … nettoyer les poils de chat par exemple. Tu penses à quelqu’un(e) en particulier ?

Nick : Personne en particulier, tout le monde en général. J’utilise plus des archétypes que des personnes réelles.

Dany : Et il sort quand ?

Nick : Sans tuto celui-ci. Je ne sais pas quand il sort. Il est proposé à des maisons d’édition mais je pourrais choisir l’auto-édition aussi.
Je dirais à vue de nez, vers Octobre.
Et puis je suis en écriture d’un nouveau roman bien bien barré avec des flics que mes lecteurs ont déjà rencontrés. Il s’appellera Sans queue ni tête.

Dany : Alors Nick donne-nous 3 bonnes raisons de lire Laisse tomber

Nick : Laisse Tomber est sans doute le polar cynique et acide le plus abouti que j’ai écrit. Ce n’est pas pour rien que Ian Manook m’a fait l’honneur de le parrainer avec cette extraordinaire bandeau.
Mais il reste drôle et inattendu dans la galerie de portraits que j’y décris.
Et en plus on y apprend à faire ses produits d’entretien.

Il est méchant, jouissif, cinéphile, naturiste et particulièrement odieux avec tout le monde. Rien que pour ça, il est indispensable.

Dany : Avec Aline on a eu la chance de le lire en avant-première et pour ma part j’approuve des deux mains ! J’ai aimé même si je crains que l’âge me fasse ressembler à certains d’entre eux 😖😉😂

Nick : Reste à savoir à qui tu t’identifies…

Dany : Ça reste mon côté mystérieuse …

Nick : Indispensable

Dany : Aline …  tu veux connaître la fin ? Tu es partie ?

Geneviève : Moi je suis là, mais pas encore lu 😉

Nick : Salut Geneviève

Geneviève : Chut, bonjour Nick, moi je ne suis là qu’en observatrice. 😛

Nick : On a été sages. On n’a même pas dit de mal.

Dany : Tu as une question pour l’auteur Geneviève ? Il te manque un tuto en bricolage … ?

Nick : Dans mon prochain, il y aura un tuto … Comment nettoyer un squelette.

Dany : humain ?

Nick : aussi. La méthode est la même.

Dany : Chez les flingueuses on a déjà eu des cours par messenger 😉

Miss Aline : Merci pour cette papote Nick.

Dany : Pour ma part Nick,  il me reste à te remercier pour le temps que tu nous a consacré et tout les bons moments que tu nous procures par ton style et tes histoires

Nick : Merci à vous surtout

Geneviève : Je peux une question ?

Dany : 👍

Nick : Moi je veux bien

Geneviève : Comment t’es venu l’idée des cercles de lecteurs ?

Nick : Pour le prochain ?

Geneviève : Oui pour celui qui est déjà terminé ? Morts Chroniques

Nick : En tant qu’auteur auto-édité d’abord, j’ai intégré pas mal de groupes de lecteurs histoire de m’y faire connaître. On y retrouve généralement des comportements équivalents qui permettent de définir des lignes fortes pour des personnages.
Quand on a ces lignes fortes, il suffit parfois d’une impulsion pour créer une histoire. Tu as été cette impulsion pour Morts Chroniques avec ton « écris-nous un thriller ». Une autre personne m’a permis d’y plaquer un réalisme que je ne maîtrisais pas encore.
Le reste est une question de chimie entre ressenti, besoin de l’histoire et aussi de rendre intéressant le tout.

Geneviève : Ces groupes de lecteurs sur FaceBook c’est un sujet sensible, non ?
C’est aussi potentiellement ton lectorat !
Tu n’as pas peur de certaines réactions que pourrait susciter la lecture de celui-ci ?

Nick : Oui c’est sensible parce que c’est potentiellement un milieu susceptible. Mais, il y a moyen de voir justement les à-côtés, les travers et tout le positif qui peut en découler
Techniquement, soit dit entre-nous, je n’ai pas grand chose à perdre niveau lectorat. J’ai écrit un roman sincère, qui a du rythme et une certaine profondeur. Je crois beaucoup à son potentiel, beaucoup moins au mien d’ailleurs.

Geneviève : Moi je crois en toi, les  Flingueuses aussi d’ailleurs.

Dany : Tout à fait Cheffe !

Geneviève : Alors il me reste à te souhaiter une chose, trouver un éditeur assez culotté pour le publier. Mais existe-t-elle cette bête rare ?

Nick : C’est un débat…
Qui est au-delà de mes capacités.
J’écris des trucs.
Le fait qu’ils soient lus ou non n’est malheureusement pas de mon ressort.

Dany : Tant mieux que tu écrives et toujours prête à lire du Gardel pur jus. Alors Nick, au revoir pour ce soir et au plaisir de se croiser dans la vraie vie un de ces jours !

Nick : Je l’espère aussi Dany

Miss Aline : Merci Nick. Bonne soirée à tous.

Nick : Bonne soirée et bonne fin de lecture

Miss Aline : ouiiii

Dany : Merci Nick, Merci Aline et la cheffe

Miss Aline : merci à tous.


Geneviève : Merci à vous 2 les flingueuses et merci à notre auteur pour ces quelques confidences.


Et vous l’avez compris le Gardel nouveau est disponible le 12 mars prochain !

Dans quelques jours on revient et on vous en parle !

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 2e audition. 2/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 2e audition. 2/4

Début de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

2e interrogatoire par Dany notre mamie flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage


Lundi 14h

Dany : Alors il a arrosé ses bonsaïs le prévenu ?

Samuel : 😆 carrément douchés même !

Dany : point trop n’en faut … on y va ?

Samuel : Yeahhh 😉

Dany : Bonjour Samuel, je sais que nous sommes à l’heure de la sieste, cependant …dans un premier temps je souhaiterais revenir sur ta « jeune » carrière d’auteur, de romancier et ensuite parler de ta double voire triple vie …

Samuel : 😆

Dany : Tu viens de publier ton 5 ème roman, y en a-t-il un qui traîne encore dans un tiroir, qui n’a pas rencontré son éditeur et que tu affectionnes au point de te dire « un jour … »

Samuel : Pour le moment, tous mes manuscrits sont publiés 😉. Certains auteurs en ont sous la main, comme on conserve de bonnes bouteilles dans la cave… mais moi, j’ai vidé la cave 😉. Le prochain manuscrit est en chemin, 50% à ce jour d’ailleurs 😉il sera au programme 2020
Les publications au programme 2019 il va y en avoir tout de même… on pourra s’offrir un Delage en poche, le premier opus de la série avec mon duo Yvan Sauvage & Marion Evans… dans quelques jours –>

 https://www.monpoche.fr/annonce_code-salamandre_20_14_1_fr.html Code Salamandre


A présent, je devrais publié 1 roman tous les ans, grâce à ma dispo 100% pour l’écriture, roman et série TV.

Dany : C’est un bon rythme … 
Est-ce que tu es d’accord pour dire que le premier « l’étage le plus haut » est différent des suivants ?

Samuel : L’étage le plus haut, c’est en effet un roman très différent de tous les autres. Une première et très jeune expérience avec l’écriture. Il faut commencer un jour. Il s’agit d’une comédie, autour d’un sujet assez personnel. Un petit roman avec beaucoup d’émotions

Dany : Une comédie avec du noir et des larmes tout de même …Il m’a fait penser à l’écume des jours …

Samuel : En effet, une comédie avec un sujet qui nous touche évidemment, mais un message dans un gant de velours

Dany : et ensuite tu as changé « radicalement » de registre …

Samuel : J’ai été très ému pendant l’écriture de ce roman, et il faisait écho à une période délicate de mon existence.
Ensuite, c’est la mécanique du suspense qui l’a emporté.

Dany : L’idée de la série, du personnage récurrent est arrivée à quel moment ?

Samuel : Une fois encore, dans un moment très particulier pour moi. Je crois d’ailleurs que le rythme d’Arrêt Wagram est très révélateur de ce qui se passait pour moi.
Je me suis attaché à Yvan Sauvage, cet expert en art et commissaire priseur me fascine. Et, par certains aspects, il constitue une sorte de héros que j’aimerais être 😉
Des lecteurs, sans s’en apercevoir, m’ont parfois appelé Samuel Sauvage ou Yvan Delage…
amusant !

Dany : Yvan ? Son métier … c’est assez original dans un thriller. Justement tu gères une frustration ? Tu aurais aimé être un acteur dans le monde des objets d’art ?

Samuel : J’adore l’univers de l’art pour de très nombreuses raisons. Tout d’abord, c’est la créativité à l’état brut qui parle, sous toutes les formes possibles. C’est ce qui fait que l’homme est homme, avec ses émotions et sa capacité à les partager.

Dany : Et le commissaire-priseur peut aussi être le gardien des œuvres

Samuel : Très jeune j’ai visité de nombreux musées avec mes parents. Mais à l’époque, je ne décodais pas suffisamment toutes les créations. Je pense toutefois y avoir été sensibilisé. Et puis un jour tout cela m’a beaucoup plus parlé.

Dany :Tout comme j’ai lu aussi ta fascination pour le Château de Chambord …

Samuel : L’art contemporain est une forme exceptionnelle pour recevoir des émotions, et parler des œuvres avec les artistes c’est très enrichissant. On touche les émotions différemment.

Dany : Tu aurais pu aussi situer tes histoires au temps de la renaissance …

Samuel : Tout ce qui touche à l’histoire et aux capacités des hommes à construire me séduit énormément. Les châteaux, les pyramides…
Tous les sens et messages qui se logent dans les créations, historiques ou artistiques sont des mines d’or pour un curieux comme moi 😉

Dany : L’art un monde d’émotions à partager
Revenons à Yvan. Quand as-tu eu l’idée d’en faire un personnage récurrent ?

Samuel : Quand j’ai eu l’idée de Code Salamandre, il était évident qu’Yvan Sauvage serait du voyage.
Un copain qu’on ne laisse pas sur le bord du chemin pour un tel voyage.
Dès cet instant, on s’est donné d’autres RDV 😉

Dany : Mais était-il prévu qu’il survive à l’aventure ? C’est bien aussi un roman d’aventures

Samuel : Impossible pour moi de dissocier l’aventure de l’historique et du suspense. J’avais vraiment envie de lui donner une facette à la Indiana Jones, avec une touche de Tintin

Dany : Autrement dit quand tu entames l’écriture d’un thriller, est-ce que tu te dis je vais faire souffrir Yvan ou alors le personnage sert une histoire dont tu connais déjà la fin ?

Samuel : Code Salamandre est un roman d’aventure avec une touche thriller… et Cabale Pyramidion est une aventure avec une touche plus polar qui dénonce la politique égyptienne.
Quand je démarre un roman, je sais forcément que le personnage va prendre des coups. C’est nécessaire et bon de le mettre en difficulté.
Si je le faisais mourir dans un nouveau roman, ou Marion, je pense que pas mal de lecteurs m’en voudraient un peu 😉

Dany : Certes, c’est aussi le revers de la médaille, on sait forcément qu’il va s’en sortir …Et l’histoire, tu sais comment elle finit dès le début ?

Samuel : Et dans mes récits, je connais la fin dès que je commence l’écriture. Elle peut éventuellement subir un petit ajustement, mais rien de fondamental.
L’image de la fin est très présente dans mes récits.
Pour Code Salamandre, je l’avais même dessinée la fin. Sur un tableau de 2m de large, accroché au mur de la chambre
La fin d’un récit, c’est un peu comme un phare vers lequel je me dirige. Ça guide l’histoire.
Il y a le point de départ, très fort et marquant, l’événement déclencheur, puis la fin, le twist, double twist. Et entre les deux, les personnages me surprennent 😉

Même si je pose des jalons, il y a toujours des changements.

Dany : Tes romans sont très documentés, comment fais-tu tes repérages ? Es-tu allé visiter la tour Trump par exemple ?

Samuel : La partie documentation et recherche est un de mes grands plaisirs dans les romans. Pour Code Salamandre cela représente beaucoup de déplacements et de rencontres. Pour Arcanes Médicis j’ai été reçu pour un court séjour comme pensionnaire à la Villa Médicis.
Tout ces livres sont pour moi des moments de vie particuliers, d’excellents souvenirs, des rencontres et des visites inédites dans des conditions très privilégiées.
Quand j’ai pris l’avion pour Rome, et me rendre la Villa Médicis, j’étais dans la peau d’Yvan Sauvage.
Dans les souterrains, couvert de poussière, j’avais l’impression d’accompagner Yvan et Marion
Au sommet de la tour lanterne du château de Chambord, c’était un moment suspendu, entre mon récit de fiction et l’histoire avec un grand H. Une sorte de magie.
Certains doivent te prendre pour un doux rêveur ?

Dany : C’est effectivement un certain privilège que d’approcher tes sujets comme tu le fais. Les accès aux infos et aux experts sont-ils faciles ?

Samuel : Les experts sont enchantés de partager le fruit de leurs connaissances et passions… surtout quand une oreille avide de tout entendre de leur part se prête à eux.

Dany : Et pour le clonage … facile ?

Samuel : La sphère médicale est énorme, et les progrès sont incroyables d’année en année.
C’est véritablement la course à la découverte dans ce milieu.

Dany : Est-elle pour autant accessible à l’artiste ?

Samuel : Les enjeux financiers sont colossaux, et l’égo de certains chercheurs aussi.
Il est fascinant de voir que beaucoup de portes s’ouvrent pour les romanciers. Dans la mesure où le romancier se présente avec des intentions saines et louables.
Les marginaux ou trop excentriques sont moins bien lotis.

Dany : Comment conçois-tu le rôle de l’auteur ? Doit-il passer des messages, doit-il se contenter de l’imaginaire ?

Samuel : Je pense que chacun a sa propre vision du sujet. Tout est une question de moteur pour écrire. Pour ma part, j’aime donner du réel à la fiction et quelques coups de projecteurs sur des sujets sensibles, en ménageant différents points de vues. C’est une sorte de réflexion personnelle aussi pendant l’écriture.

Dany : Vigilance, vigilance …

Samuel : Un avis tranché sur un sujet est parfois audacieux, et puis il est toujours important de considérer des avis divergeants. Le questionnement est constructif.
J’aime aussi quand un personnage est capable de changer d’avis, de considérer la remise en question.

Dany : Difficile de parler de tes romans sans spolier … 
Est-ce que l’on reverra la « fille » et l’épouse d’Yvan un jour ? 
C’est mon côté chasseuse de scoop …

Samuel : Ah ah… pour le moment le duo Yvan Marion vogue sans satellites 😉.
J’ai différents projets pour eux. Le prochain se passera à la TV d’ailleurs
Quand au roman à venir, ce sera un one-shot sans mon duo 😉

Dany : Attends un peu pour parler TV … c’est tout à l’heure

Samuel : 😆

Dany : Tu m’as devancée … je voulais savoir où tu nous emmenais en 2020 !

Samuel : Ce qui est certain c’est qu’Yvan Sauvage et Marion Evans font partie de mon quotidien, presque comme des gens réels que je connais parfaitement.
Je pense à eux tous les jours. Parfois en lisant certains faits divers ou en visitant des musées ou expositions, je me demandent comment ils réagiraient.

Dany : Alors 2020 on va où ?

Samuel : 2020 dans un superbe endroit en France & Suisse…
Le lac Léman
les montagnes et les forêts

Dany : Ça devient d’un commun la Suisse chez les polardeux 😂😂😂

Samuel : J’ai été totalement séduit par le lac et son environnement depuis que j’y suis allé deux ans de suite.
Mais ce que j’apporte sera très différent de ce qui a été fait par d’autres auteurs.

Dany : Maintenant passons à Samuel « multitâche » … tu as cessé ta précédente activité professionnelle pour conforter ton activité de scénariste TV … Tu peux nous en dire plus ?

Samuel : L’écran, une véritable aventure. Une écriture très différente sur la forme sur le fond et surtout avec l’entourage.
Arcanes Médicis est en cours d’adaptation. Ajuster mes héros pour l’écran c’est une affaire incroyable.

Dany : Une autre approche de l’intrigue … c’est presque du Manzor dans le texte !
Pourquoi commencer par le tome 3 …

Samuel : Je suis scénariste sur ce projet. Et en effet, René Manzor connait parfaitement cet univers, nous en avons d’ailleurs pas mal discuté.

Dany : C’est ta première expérience TV ?

Samuel : J’ai également d’autres projets en cours, des créations de séries qui sont entre les mains de productions et chaines TV
Lesquelles … les quelles ?
les quels ?

Samuel : là, je dois rester discret. Je vais me faire taper sur les doigts sinon 😉

Dany : L’adaptation d’Arcanes Medicis … tu peux en parler ?

Samuel : Le processus audiovisuel est long en France, beaucoup plus que dans nos pays voisins. Il est aussi le fruit de rouages complexes avec de nombreux acteurs, production, réalisation, diffusion.

Dany : C’est aussi une chance de pouvoir être le scénariste … moins de risque de trahison.

Samuel : Ce que je peux dire pour Arcanes Médicis, c’est que l’adaptation sera importante. L’esprit du scénario sera fidèle à celui du livre, mais certains changements seront importants. Le format livre est toujours très différent de celui d’un film ou d’une série. Il faut donc opérer le texte, des coupures, des changements, bref, une adaptation.
Etre scénariste sur un de ses projets, c’est surtout une chance de goûter de nouveau à l’univers qui a porté le livre, mais il faut faire d’innombrables concessions que beaucoup d’auteurs ne seraient pas prêts à accepter 😉

Dany : Dis-moi, ça se passe tout de même à Rome ? 😂😂

Samuel : Oui, Villa Médicis, Rome à 100% 😉
Ce qui est fabuleux c’est que l’écriture de scénario c’est l’image l’image l’image… et ça, c’est passionnant. C’est aussi une grande difficulté car l’écriture doit être dépouillée de tout ce que le romancier à l’habitude de proposer.

Dany : Je te demandais si c’était ta première expérience TV ?

Samuel : Pour le moment, toutes mes contributions TV n’ont été que des projets et des écritures pas encore diffusées. Donc oui, Arcanes Médicis serait la première à atteindre l’objectif final 😉
De très nombreux projets sont « optionnés » comme on dit, mais parvenir à valider le développement (écriture scénario), puis valider la production (tournage), puis valider la diffusion (TV ou cinéma), ça ce sont des étapes plus complexes

Dany : L’image … tu disais ce matin que tu es très « visuel », tu dois être dans un milieu favorable
Un métier à temps plein !

Samuel : Clairement, certains ne font que du scénario et rêvent d’écrire des romans
D’autres font des romans et rêvent de scénarios.

Dany : Et toi quel est ton métier maintenant ? Quand on te pose la question tu réponds ...

Samuel : Chacun de ces métiers dispose de ses avantages et inconvénients. Avec le livre, on reste maître de son histoire, et le nom de l’auteur peu exister au moins un peu. Dans le milieu audiovisuel, le scénariste reste très peu visible… et parfois ce sont beaucoup d’écriture de scénarios, payés, mais jamais tournés ou diffusés.
Aujourd’hui, je me considère comme romancier & scénariste. Ce sont des écritures que je trouve complémentaires et qui répondent pleinement à la passion qui m’anime

L’énergie du scénario est grisante, même si des quantités de mains interviennent, c’est la richesse de cet univers, un travail collaboratif où rebondissent les idées. Et le roman, c’est plus intime et profond et personnel.

Dany : Ta série TV est prévue pour quand ?

Samuel : Pour le moment je ne peux pas évoquer de planning pour l’adaptation. Tout cela dépend de nombreux facteurs que je ne maîtrise pas.

Dany : Je demande ça parce que je n’ai toujours pas réussi à télécharger la version e-pub du dernier … ma liseuse fait des allergies !
J’ai encore de la marge pour t’acheter le papier en salon !

Samuel : 😆
Le dernier sera dispo sur Kobo et autres, en mars je pense

Dany : 👍

Samuel : A prix doux… comme c’est le cas actuellement

Dany et Geneviève : 👍

Dany : Et bien Samuel je crois que l’on a fait le tour de mes questions … du moins un certain nombre. Je n’ai plus qu’à te remercier de ta confiance et de ta disponibilité. 
Les flingueuses à l’oreillette ont peut-être a demander des précisions sur ce que l’on a évoqué ?

Samuel : 👍

Samuel : J’espère que j’aurai l’occasion de faire la bises aux flingueuses sur des salons à venir …
Il y aura « livre Paris » pour la sortie poche de Code Salamandre

Geneviève : Moi j’ai encore une session à venir alors je garde quelques questions.

Dany : On se voit à Fargues Samuel !

Samuel : 👍

Samuel : je serai à Saumur Livre et Vin et au printemps du livre aussi à Montaigu

Geneviève :  Samuel Peut-être te verrai-je à Livre Paris comme  chaque année j’ai envie de dire.

Samuel : 👍

Samuel : et surtout, j’espère vraiment avoir la chance de venir à Saint-Maur… pour une fois… en 10 ans… avec un poche, ce serait super. Il y a tellement de lecteurs qui me demandent
« Mon Poche » est un nouvel acteur poche, du sérieux, ce serait dommage de ne pas y être.

Geneviève : Je tâcherai de lâcher ton nom à nouveau

Samuel : Je croise les doigts alors 😉

Geneviève : Mais je ne décide pas

Samuel : Tous les potes y sont et surtout ça me fends le cœur de décevoir mes lecteurs chaque année.
J’agis avec énergie pour le monde du livre, ce serait cool.
Il y a d’autres RDV sinon, mais celui-ci est important pour les lecteurs poche.
C’est les éditeurs poches qui choisissent les auteurs, leurs auteurs présents….

Dany : Poche, il y a Gradignan (33 en octobre)

Samuel : 👍

Dany : Cheffe, je crois que les flingueuses attendent les prochaines auditions pour se manifester

Samuel : 👍

Geneviève : Et bien concluons cette deuxième audition.
Juste pour rappel c’est quand la 3e ?

Aline : Demain matin avec moi

Samuel : 👍

Aline : 8.30 h

Samuel 👍

Samuel : Elles savent me faire parler les flingueuses 😉



Aline : Ça peut être avant 8,30 h si ça vous arrange Samuel .

Samuel : 8h30 ce sera parfait 😉 (il faut me tutoyer, je suis qu’un p’tit bonhomme 😉 )

Aline : Ok pour 8.30

Samuel : Quand je vois les préparations culinaire d’Aline… un gourmand comme moi… Oh My God !
J’suis vraiment qu’un mec… on les mènent avec l’assiette…

Aline : Je dois retourner travailler. À demain .

Samuel : 👍

Geneviève : On sait du coup comment te torturer maintenant. Aline allume les fourneaux et qu’une bonne odeur de pâtisserie en sorte.

Samuel : 😍

Geneviève : Allez Danièle et Samuel, si vous n’y voyez pas d’inconvénients fin de cette audition.
Samuel : 👍 A demain !

Dany : D’accord Cheffe même si c’était un plaisir …
Bonne écriture l’auteur !!!!

Samuel : Je ne vois pas le temps passer avec vous… je suis vraiment un bavard. C’était écrit sur toutes les lignes de mes bulletins scolaires d’ailleurs… oups

Dany : 😍

Geneviève : D’autres révélations de ce type à nous faire Samuel ?
Profite avant que l’on t’enferme pour la fin d’après-midi et la nuit.
Non ?  Alors ce sera pour demain. 


15h30 fin du second interrogatoire.
À demain

Papote d’auteur : Mamie Danièle était avec Sabine Bolzan


Papote d’auteur : Mamie Danièle était avec Sabine Bolzan

Ce matin Dany nous donner son avis sur le premier roman de Sabine Bolzan,

L’empreinte de la chair

Ce soir elle vous propose une petite interview de l’auteure.

Allez je vous laisse en bonne compagnie.

Belle découverte à vous mes polardeux


Dany : Bonjour Sabine, ravie de te retrouver

Sabine : Bonjour Danièle, le plaisir est partagé, sincèrement

Dany : On a fait connaissance à Blaye, mais pour le Collectif Polar, est-ce que tu peux te présenter brièvement ?

Sabine : Pas facile de parler de soi.  Disons que à l’âge de 8 ans, quelque chose, comme ça, ma maman m’a interdit de regarder la télévision et face à ma question « mais que vais-je faire maintenant? » 😉 m’a mis un bouquin entre les mains et m’a dit « lis! ». De la lecture, je suis passée à l’écriture à l’âge de l’adolescence, quand l’anorexie petit à petit a pris possession de mon âme d’abord puis de mon corps. l’écriture m’a nourri et m’a aidée à rester en vie. Ensuite, j’ai grandi, j’ai fait des études, je me suis mariée, suis devenue maman (trois fois), j’ai bossé et un jour, ban! Justine débarque avec son histoire qui me fait replonger dans l’anorexie et les tourments liés à elle…Les abus sexuels sur mineurs. J’écris et je maigris (perte de dix kilos…).

Dany : C’est vrai que ce thème est très présent dans ton roman, dérangeant car tout le monde peut côtoyer des proches affectés et être dépourvu devant l’étrangeté de ce mal et de son pendant la boulimie .. ton inspiration est donc autobiographique ?

Sabine : j’ai pas compris la fin de ta première phrase… Tu parles de boulimie

Dany : il me semble que Justine passe de l’un à l’autre … si je me trompe arrête-moi vite !

Sabine : Mon inspiration sur l’anorexie et les abus sexuels sur mineurs est autobiographique. Oui. Mon problème c’est que la personne qui a abusé de moi quand j’avais 15 ans (je n’ai pas de réels souvenirs, à part quelques flashs mon inconscient me protège parait-il…) est morte de sa belle mort et que je n’ai jamais pu l’affronter. Je tiens à préciser que c’est un homme extérieur à ma famille. A la suite de ses attouchements, je suis devenue anorexie, en disparaissant, je faisais disparaître son désir…
Quant à la boulimie, oui, j’ai aussi connu : 10 kilos en 1 mois. La boulimie, c’était pour combler un manque. J’avais dix-huit ans et par amour pour celui qui est devenu mon époux je suis restée à Bordeaux alors que mes parents étaient mutés sur Paris. Première séparation et éclatement de la cellule familiale car je suis fille unique. Justine comble le manque d’amour de ses parents par la nourriture. C’est le même processus que pour moi. Sauf que pour elle c’est beaucoup plus jeune

Dany : Très dures épreuves en effet et c’est une bonne raison pour lire le tome 1 de ta trilogie … touchant et dur !
Parlons un peu de ton parcours d’auteur …
Si tu parles de ton (nouveau) métier tu dis auteure ou autrice, ou écrivain(e)

Sabine : AuteurE. Je suis féministe (et encore beaucoup moins que ma fille ainée 🙂 )
J’ai été élevée essentiellement par des femmes autonomes et les deux hommes de ma vie (mon grand père paternel et mon papa) étaient eux-aussi des féministes. La femme a une très belle place dans ma famille. Tout est dans le respect et le partage

Dany : Tu as été et es encore une espèce de « touche à tout » … Quand on te demande quel est ton métier, tu réponds …

Sabine : celui qui viendra … si tu savais tout ce que j’ai envie de faire encore et encore ! j’épuise tout le monde ! Je dis souvent vouloir tant et si peu pouvoir

Dany : J’ai bien noté cette envie chez toi et aussi que l’homme de ta vie te soutient et c’est bien 
Au cours de ta jeunesse, tu as été formatée par les livres … je veux dire incitée à lire et quoi ?

Sabine : Alors j’ai commencé par la Comtesse de Ségur. Et je viens d’ailleurs de faire la même chose avec ma fille, 9 ans et demi. Comme ma maman, je lui ai mis « les malheurs de Sophie » entre les mains
Puis est venu le temps des clubs des cinq, des Alices, Joseph Joffo, Patrick Cauvin,  Jeanne Bourrin la chambre des dames, Stephen King etc…

 

Dany : Il y avait des livres chez tes parents ?

Sabine : Plein de livres, ensuite Zola, Mauriac, Balzac etc… Là où franchement je me suis le plus éclatée c’est pendant mes études d’Anglais. J’ai découvert Paul Auster, Arthur Miller, Jane Austen…Keats, Shakespeare…Et puis sont venus les thrillers…

Dany : Tiens on a les mêmes références .. un signe … c’est pour ça que j’aime ton roman … 
Tu viens d’être publiée pour ton premier roman … est-ce vraiment le premier où y a-t-il un vieux manuscrit quelque part dans un tiroir ?

 

Sabine : Alors, il y a deux vieux manuscrits qui traînent mais écrits pendant l’adolescence donc… Si je me lance dans la littérature pour adolescents… Ensuite, beaucoup de poésie ce qui me permet aussi aujourd’hui de réussir à écrire les paroles pour un groupe de musique Bordelais.
J’ai un livre jeunesse qui sort le 13 avril écrit avec ma Fanny
Et dans ma clé USB 5 romans en attente

Dany : Alors « Fanny » on en a 2 chez les flingueuses … rien à voir je suppose ?

Sabine : Non…Ma Fanny, c’est ma fille de 9 ans et demi. On écrit ce livre ensemble depuis ses 8 ans. On choisit un thème et on en parle. Ensuite je retranscris. On a trouvé une super illustratrice. Et j’ai promis à ma fille que son livre sortirait le pour ses dix ans, donc le 13 avril 2019

Dany : C’était difficile de trouver une maison d’éditions pour ton premier roman ?

Sabine : Une personne très sage m’a dit un jour :  » écrire, c’est pas facile, mais on y arrive. Être publié, c’est long, douloureux mais on y arrive. Le plus dur c’est d’être distribué et de communiquer ». Cette personne a raison. J’ai envoyé mon manuscrit an sept 2016. J’ai reçu un retour positif en mai 2017 de la part de mon éditrice qui me demandait de retravailler un peu mon texte. Une fois fait, on a signé le contrat en décembre 2017. Instruite, cela a été un peu long car je ne suis pas la seule auteure dont elle s’occupe.

Dany : Mais tu as eu la chance de trouver la personne qui était sensible aux thèmes et à façon originale dont tu les traites

Sabine : Tout à fait. Elle l’a dit dans une petite vidéo qu’elle a faite. Les thèmes l’ont touchée et ma façon de traiter l’histoire aussi.

Dany : Je comprends tout à fait 
Tu as fait tes premiers pas dans les salons en 2018, comment as-tu été accueillie ? Les lecteurs, les confrères …

Sabine : Super bien. Je fréquente ce milieu depuis plus de 4 ans. Donc, j’y ai de vrais amis. Ils étaient tous si heureux pour moi qu’enfin je sois du même côté qu’eux de la table

Dany : les lecteurs ?

Sabine : Les lecteurs sont adorables, mais c’est plus compliqué. C’est un premier roman et en plus, je dois l’avouer, je ne sais pas le vendre. Quand on me dit de quoi ça parle, je m’embrouille
Alors je leur tends la quatrième de couv et ensuite on parle

Dany : Pourtant tu n’avais plus rien à vendre à Blaye le dimanche après-midi

Sabine : C’est vrai. C’est donc que j’ai une excellente quatrième de couv 🙂 … et la couv aussi attire beaucoup

Dany : Quand on entend les auteurs parler de leur premier salon … ils ont douté pour la plupart !

Sabine : Blaye c’est Blaye…J’ai beaucoup de tendresse pour ce salon. Et je reçois aussi beaucoup de tendresse. A moins que ce ne soient mes muffins et mes sablés qui attirent leur tendresse 🙂
Trêve de plaisanterie, ce salon est bienveillant, j’avais pas à douter. Isa et Laurent Chaulet se sont merveilleusement occupés de moi et Sophie Odin est une vraie perle, un être de gentillesse. Elle m’a si bien accompagnée

 

Dany : Tu annonces une trilogie avec Justin en tome 2 … avec ce qui ressemble fort à une entrée remarquée dans le club des polardeux, tu prévoies la sortie pour quand ?

Sabine : Si c’était moi qui décidais, je le sortirais fin nov. Mais mon éditrice a décidé fin premier semestre 2020.

Dany : C’est déjà une bonne nouvelle d’avoir l’accord de la maison d’éditions

Sabine : 👍

Dany : une actualité riche donc

Sabine : oui, entre le tome 2, le 3, Titi et maman en avril et les paroles pour le groupe Bellirozès, je peux dire que j’ai beaucoup de chance
J’ai déjà commencé le tome 2 : 70000 signes. C’est pas mal…Je me suis donné jusqu’à fin février pour le terminer

Dany : et ton actu salons

Sabine : Alors pour l’instant : les 2 et  3 mars salon « sang pour sang polar » à Saint-Chef. Les 6 et 7 avril « les pages du bassin » à Ares, les 27 et 28 avril « la fête du livre » de Soulac, le 11 mai le « polar de l’entre deux mers »

Dany : Chouette on se voit à Fargues …

Sabine : Ensuite des dédicaces dans des librairies, centres culturels et des causeries sont prévues. Petit à petit l’agenda se remplit.

Dany : Que lis-tu en ce moment ?

Sabine : Rien…J’y arrive pas? Depuis Sinestra d’Armelle Carbonel dévoré en un jour, je suis bloquée. Et puis je ne trouve plus le temps. Cela me manque
Ce livre m’a pris aux tripes et j’en suis encore toute retournée

Dany : A part Armelle … Tu as tout de même des auteurs contemporains que tu aimes lire ?

Sabine : polar? ou autres?

Dany : Tout

Sabine : Laurent Gaudé, Paul Auster, Laure Manel, Jo Nesbo, Harper Lee…et puis à chaque fois que je vais dans un salon, je repars avec les livres des polardeux : Niko Takian, Jacques Saucey, Claire Favan…J’attends avec impatience le dernier de Laurent Philipparie.
Je n’ai pas de code ni de préférence. Un livre pour moi c’est d’abord un contact sensuel avec la couv. Puis je lis la quatrième et si ça colle j’achète. Je peux tout aussi bien lire du classique, du triller, du feel good ou des bouquins sur le bien être.

Dany : J’ai noté aussi dans tes multiples activités une « rubrique » cuisine et recettes en ligne

Sabine : oui, mais là, c’est un peu laissé de côté malheureusement. La communication, la distribution, le contact avec les distributeurs, les rappels aux libraires, ça me prend beaucoup beaucoup  de temps. Mais j’apprends le métier…Mes filles me reprochent de ne plus leur faire de petits plats…

Dany : Pour terminer notre « papote » … un coup de gueule ? un coup de cœur ? une question que tu aurais aimé que je te pose ?

Sabine : le coup de gueule je vais le garder pour moi car j’ai une grosse grosse colère. Un coup de cœur ? Mes lecteurs …j’en reviens toujours pas de leur retour, des photos qu’ils m’envoient. Vous les blogueurs qui vous intéressez à L’Empreinte de la Chair et à Justine.
Une question? es-tu comblée?

Dany : Alors ?

Sabine : Suis-je comblée? Ce serait ingrat de répondre « non ». En effet, j’ai pu dans toute ma vie réaliser la plupart de mes rêves, le dernier en date étant la publications de mon roman. Je crois que c’est le plus grand de tous mes rêves.  Cependant comme je l’ai dit plus haut j’ai beaucoup de « vouloir » et pas assez de « pouvoir ». Tu le prends dans le sens du terme que tu veux. 😉
En fait, je manque de temps comme la plupart d’entre nous. Et j’ai encore tant de rêves à réaliser. Et de souhaits…à combler

Dany : Merci beaucoup pour cet échange Sabine, ta confiance et ta sincérité me touchent. A bientôt pour tes nouvelles aventures !

Sabine : C’était un vrai plaisir et je t’ai dit des choses que je n’avais pas encore racontées…Veinarde tiens!

Dany : on se voit à Fargues, j’ai hâte

Sabine : Ça sera avec grand plaisir ! Belle journée et encore merci. Bises

Dany : Bonne journée à toi

Assigner à résidence 3, l’interview bracelet électonique de Sonja Delzongle


L’interview « bracelet électronique ». Vous connaissez maintenant.

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Nous avions au départ prévu une Garde à Vue avec notre auteure mais les obligations des unes et des autres à fait que celle-ci c’est transformée en assignation à résidence.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Sonja Delzongle


SAMEDI 13h16

Aline : Bonjour @Sonja ; @Geneviève ; @Danièle et  @Eppy.

S’ouvre maintenant et ici notre bracelet électronique.

 Sonja : 

Aline : Pour rappel, nous n’avons pas besoin de se bloquer derrière nos écrans, nous n’avons pas de timing. Chacune allant quand elle peut sur cette MP.

Sonja et Geneviève :

Aline : Tout ce qui se dit ici sera forcément retranscrit.

Sonja et Geneviève  : 

Aline : Je laisse la parole à notre cheffe en la personne de  @Geneviève.

Sonja :

Eppy Fanny et Danièle : O

SAMEDI 18:10

Geneviève : @Sonja ne sera en résidence assignée qu’à partir de demain. Aussi je laisserai ici les premières questions. Dès que notre prévenue aura son bracelet électronique, elle viendra me répondre. Voilà pour la procédure.

Sonja, tu valides ?

Sonja : 

 Aline et Danièle : ok on valide aussi.

Eppy Fanny : Bien chef. Du coup… maintenant tu as le droit d’aller prendre l’apéro tranquille lol.

Geneviève  vous pouvez toutes allez prendre l’apéro et trinquer à ma santé et à celle de notre auteure

  Sonja : hahaha

DIMANCHE 06:31

Geneviève : Bonjour @Sonja, Bonjour les Flingueuses.

Sonja :

Geneviève : Ce matin débute une interview un peu spéciale. Pas tout à fait une GAV mais un peu plus qu’une simple assignation à résidence puisque nous allons être 4 à te passer à la question@Sonja Delzongle

Sonja  : 

Geneviève : Aussi j’ai insigne honneur de débuter celle-ci

Sonja : 

Aline : Bonjour @Sonja, bonjour Geneviève , Daniele, Eppy.

Geneviève : Bonjour @Aline

Aline : 

Geneviève : Alors pour démarrer en douceur cette interrogatoire, je vais, @Sonja, te demander quel est chez toi la place du livre et de la lecture. Voici donc une série de questions auxquelles tu devras répondre une à une.

Sonja : 

Geneviève : Mais avant cela j’aimerai que tu te présentes à nos lecteurs et lectrices. Je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…?

 

DIMANCHE 09h26

Eppy Fanny : Bonjour à vous toutes, Bonjour Sonja

Aline et Sonja : 

Danièle : suis là les filles, bonjour  @Sonja !

Aline et Eppy : 

Sonja : Bonjour à toutes .
Merci pour vos questions actuelles et à venir auxquelles je prendrai bien sûr le temps de répondre avec plaisir.

@Geneviève , m’étant couchée un peu tard ou très tôt, selon (5h30),  je répondrai aux tiennes un peu plus avant dans la journée.
Merci

Eppy Fanny, Aline, Danièle : 

Geneviève :  Pas de soucis @Sonja , à toute à l’heure 😉@Sonja

DIMANCHE 23:11

Sonja : Réponse pour  @Geneviève.

Je me présente…

Après un bac littéraire philo langues, j’ai fait un DEUG LEA (Langues Étrangères Appliquées) et six ans de Beaux-arts à l’École Nationale de Dijon.
Ensuite quinze ans d’exposition de peintures avec des jobs à côté avant de faire six ans de journalisme PQR et mag, puis de me consacrer complètement à l’écriture.
Mon âge : 51
Ma vie : l’écriture de romans et plus précisément de thrillers.

Sonja : Bonnes nuit et belle éclipse de lune !

 

Eppy Fanny et Aline : 

 

LUNDI 05:34

Geneviève : Merci : @Sonja

Mais cette fois c’est moi qui dormais lorsque tu m’as répondu. Et oui hier j’était déjà debout à 4h du mat. Après 23h, ça devient compliqué pour moi.

Alors ce matin j’aimerai savoir qu’elle était la place du livre dans ta famille. ?

Petite étais tu entourée de bouquin ?

 

LUNDI  : 12:33

Sonja : Bonjour aux Flingueuses. Geneviève… Le livre tient une grande place dans le noyau familial. Si grande que chez mes parents il doit y avoir environ cinq mille livres… J’ai toujours été entourée de bouquins, étagères, piles, tas… Et la télévision n’est arrivée que pour les onze ans, je lisais, à la place.

Eppy Fanny : Bonjour @Sonja. Merci pour ta réponse aux questions de la patronne mais ce midi c’est moi qui t’interroge

Voici mes questions listées ci-après pour que tu puisse y répondre au mieux suivant ton planning :

1) Pourrais-tu nous parler de tes 2 premiers romans (ceux parus avant Dust), genèse, genre ?

2) Comment t’es venue l’idée du personnage complexe d’Hanah ? t’a t’il été inspiré par des proches, par toi ?

3) Et en dernier lieu, qui est donc cette Dana qui vit dans ton esprit ? quel est son univers et d’autres histoires de la veine de Sybéria sont-elles prévues ?

Je te laisse à toutes mes interrogations. Le travail m’appelle.

MARDI 20:58

Sonja : Bonsoir Eppy

1) Avant Dust il y a La Journée d’un sniper, le premier, sur fond de guerre des Balkans, un roman court de 50 pages, À Titre posthume, premier thriller dont l’intrigue se déroule dans le milieu (impitoyable) de l’édition et le Hameau des Purs dans lequel je confirme mon goût et mon choix pour ce genre.
Donc genèse en quelque sorte, oui.

2) L’idée d’Hanah m’est apparue dans une sorte de vision provoquée par une musique d’un album dé Buddha Bar.
Une héroïne qui ne m’a pas été inspirée par des proches du tout. Il y a forcément un peu de moi mais pas pour l’essentiel. En fait, je crois que ce personnage était prémonitoire et que je viens de la rencontrer.

Eppy Fanny :  et consernant Dana Skoll

Sonja : 3) Dana Skoll est un pseudo à l’occasion d’une commande d’éditeur. Elle ne vit pas vraiment en moi et pour le moment n’a aucun autre projet que Syberia.

Belle soirée à toutes

Eppy Fanny : Merci Bonne soirée à toi

Aline : Merci et bonne soirée Sonja .

Sonja : 

MERCREDI 05:44

Geneviève : @Sonja tu nous parlais des nombreux livres qui t’entouraient, Pourrais-tu me dire si tu as été tenté de piocher dans la bibliothèque familliale ?

Sonja : 

Geneviève : As tu des auteurs phares ?

 

MERCERDI 14:27

Sonja : Bonjour @Geneviève

Bonjour aux tatas Flingueuses
Bien sûr j’ai été tentée de picorer dans les livres de mes parents, de mon père surtout, qui était professeur agrégé de philo à l’IUFM, des ouvrages de psychologie, philo, mais aussi des romans de Kundera, Moravia, Yourcenar, quelques Agatha Christie, San Antonio pour le fun.
Ma mère m’a fait découvrir les grands classiques russes, Tchékov, Tourguéniev, Dostoïevski, Gogol, également Dickens, Twain, Hemingway, Poe, Carver et des auteurs serbes comme le prix Nobel Ivo Andrić, Milos Tchernianski, Stepanović.

Geneviève : Et quels ont été les bouquins fondateurs pour toi ?

Sonja : Justement tous ces bouquins que je cite, dont les écrivains anglo-saxons pour leur vision de la société américaine ou anglaise et leur efficacité, la littérature française du 19e avec Balzac, Zola, Maupassant, Chateaubriand, Sand.

Geneviève : Quelles types de bouquins affectionnes-tu ?

Sonja : Mes goûts en littérature sont comme en musique, très éclectiques, mais j’avoue que j’ai attrapé le virus du thriller… Sinon j’aime l’aventure et le romanesque.

Geneviève : Et enfin plus globalement que t’a apporté la lecture ?

Sonja : La lecture m’a apporté évasion, émotion, bonheur, réflexion, ouverture et inspiration. Tous les ingrédients de l’écriture. Et de la vie.

Merci encore à vous toutes pour votre intérêt et vos questions. Je retire le bracelet et vous envoie plein de bises.

Danièle : Attention, pas tout de suite …

Sonja : D’accord pour les dernières questions aujourd’hui mais après j’arrête Je n’ai plus le temps, me préparant à partir sur le salon de la mairie du 7 à Paris.

Ah oui et aujourd’hui je ne peux répondre que jusqu’à 15h15 

Danièle et Geneviève : 

Danièle : Ça fait beaucoup de références dans la tête tout ça Sonja, alors au niveau de l’inspiration, de l’envie de passer à l’écriture, qu’est-ce qui arrive en premier … la situation, l’histoire, le message ?

Sonja : Rien n’arrive en premier à part l’inspiration. Tout vient en même temps, indissociable.

Danièle : Quand tu commences à raconter … tu connais la fin de ton histoire ou a-t-elle sa propre vie ?

Sonja : Pour tous mes romans oui, sauf pour le Hameau des Purs et Dust.
Ce qui n’empêche pas les personnages d’avoir leur propre vie ou leur vie propre. Enfin…presque 

Danièle : Pour Boréal par exemple … est-ce que le message écolo était préexistant à l’intrigue ?

Sonja : D’une certaine façon oui. Puisque faisant partie de ma vision de la planète.

Danièle : Est-ce qu’en plus du « divertissement » pour toi l’auteur a un devoir de mémoire, de conscience ?

Sonja : Complètement. De conscience en tout cas. Le reste en découle.

Danièle : Donc les personnages se trouvent au service de l’histoire …

Sonja : D’une certaine façon mais l’inverse est également vrai.

Danièle : Un exemple ?

Sonja : Le personnage d’Hanah Baxter dans la trilogie Dust, Quand la neige danse et Récidive. L’histoire est à son service aussi pour mieux la faire découvrir au lecteur dans toute sa dimension. Ses réactions dans certaines situations, sa personnalité qui se révèle au fil de l’intrigue.

Danièle : C’est l’avantage d’un héro récurrent ! C’est aussi les limites , même si tu peux la faire souffrir le lecteur sait qu’elle s’en sortira en fin de compte.

Sonja : Ah non, pas forcément…

Beaucoup de lecteurs ont douté de son sort dans Récidive.

Danièle : Tu irais jusqu’à la tuer ?

L’auteur s’attache comme le lecteur …

Ta vision pour la planète est bien sombre, tes prochains romans en parleront-ils à nouveau ?

Sonja : Peut-être…j’ai déjà essayé…

Elle est réaliste je crois, mais toujours avec une note d’espoir. Mon prochain roman en parle, oui, sur le thème de l’eau, la folie et la guerre. Désolée mais je dois y aller. Merci pour cet échange. Bel après-midi et attention aux glissades !

Danièle et Aline :

Danièle : Merci Sonja au fait moi c’est Danièle … la doyenne ! A bientôt

Sonja : 

Sonja : Merci @Danièle ! Au plaisir !

Danièle :  On se retrouve quand ?

MER 16:21

Sonja : @Danièle@Aline dans ses instructions m’a dit que ça s’étalait sur 3 jours, 5 grand maximum.
Je suis soumise à l’interrogatoire depuis dimanche, on est mercredi. J’ai donc rempli ma mission de trois jours

Je n’ai que peu de temps et également d’autres ITW et un roman à écrire☺

Pour d’autres questions, je profiterai d’un salon pour y répondre de vive voix avec plaisir

Belle semaine à toutes.

Aline : Merci Sonja pour le temps que vous nous avez consacré. Au plaisir de vous croiser sur un salon prochainement.

Sonja : 

Geneviève : Bon salon parisien@Sonja. Et comme le dis @Aline merci pour cet assignation à résidence. Je te retire ton bracelet électronique que tu puisses voyager tranquille.

Sonja : 

MER 20:08

Eppy Fanny : Pour ma part je te dis à samedi.

Sonja : 

Geneviève : allez laissons Sonja rejoindre la Capitale pour le salon Lire c’est libre où elle retrouveras Eppy et aussi quelques autres flingueuses.

Et je voulais aussi remercier les flingueuses Eppy, Danièle et aussi Aline qui a mis en place cette interview

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 2


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

2éme partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un objet de Noël.

 

Le commandement de Noël selon….Marc

Sapin en livre

Un joli Noël pour les membres de ma famille ce n’est pas toujours facile. Quelques-uns de mes cousins ont été choisis pour leur titre de gloire, par défaut, car on ne savait pas trop quoi offrir. Et c’est le pire. Souvent ils finissent dans une brocante, avec tant d’autres. Alignés comme des enfants dans un orphelinat du milieu du 19e siècle, le jour des adoptions, en espérant qu’une famille aimante vienne les choisir.

Là je suis dans le noir, emballé et posé sous le sapin. Je crois que j’ai de la chance, car avant qu’on me mette dans ce joli papier cadeau qui m’habille ce soir, j’ai vu une belle bibliothèque avec de nombreux congénères qui semblaient heureux d’être dans ce foyer. Je crois que je vais voir des sourires quand on va déchirer le papier qui m’entoure. Et quand mes pages s’ouvriront je verrais des visages s’illuminer sous les émotions que je sais si bien transmettre. Avec de la chance je vais passer entre les mains de tous les membres de la famille, peut-être même qu’ils vont me prendre avec eux en vacances pour me lire sur une belle plage ensoleillée l’été prochain.

Juste avant l’obscurité, j’ai vu des Mojito posé sur la table basse du salon, je dois être dans une famille de flingueuse. Oui je sens que je vais être aimé et très heureux ici. Voilà un superbe Noël qui s’annonce pour moi.

Bonnes fêtes à tous

Le commandement de Noël selon…. la coucou suisse de Danièle

Moi je suis la coucou, oui pas de raison qu’il n’y ait que des mecs à faire les cons en sortant de leur cahute toutes les heures … d’accord ? C’est un taf plus astreignant que celui de la canassonne  verte parce que celle là ne devait pas coucouter nuit et jour ! Et ce soir ils vont même tous attendre béatement ma douzaine de coucoutages … Fêter Noël, n’importe quoi ! Rester debout pour m’entendre alors que je rêve d’une vraie nuit de douze heures de calme et de silence … Donc moi, mon commandement de Noël c’est de faire comme chez les modernes, supprimer ces p… de notifications inutiles. Du coup je me verrais bien ne plus coucouter la nuit et seulement deux ou trois fois le jour … le matin pour emmener les gamins, le midi pour la bouffe, vers 16 heures pour éjecter le facteur qui se paye du bon temps avec la Josette dans le canapé avant qu’elle n’aille chercher ses lardons à l’école.

Je connais bien toute cette famille qui m’héberge depuis que la tante Georgette m’a ramenée d’une brocante en Suisse, même si je traîne un peu dans mes modulations pour préserver mon helvétisme, j’en ai marre de cette sinécure. J’aimerai tant me consacrer à l’éducation du petit Tom, une graine de sérial killer celui-là et avec ce que j’ai appris chez mes anciens patrons, j’ai de quoi faire progresser sa vocation !

Commandement de Noël donc  : silence les notifs et place aux choses vraiment importantes comme la transmission et le partage d’expériences, le reste on s’en balance et on le balance aussi !

 

Le commandement de Noël selon…. Jean Paul

Oh Noël ! soit qui mal y pense

J’aurai du écouter mes parents…

Ce n’est pas faute de me l’avoir répété maintes et maintes fois.
– Ne fais pas de bruit.
– Fais-toi discret…
– Si tu continues, tu vas finir par les attirer !

Je ne les avais pas écouté. J’avais juste envie de me sentir libre, de respirer à pleins poumons. Mais, maintenant c’était trop tard, je ne retrouverai plus jamais les miens…

Tous les ans à la même période c’était pareil. Ils venaient par plusieurs groupes, souvent le matin, dès le levé du soleil. Ils n’avaient peur de rien, de personnes. Trop nombreux pour que nous puissions faire quoi que ce soit. Bruyant, avec leurs gros véhicules équipés de moteurs pétaradants et ça les faisaient rire en plus, alors que nous, tétanisés par la peur, ne savions plus quoi faire, ne savions plus où nous cacher, et à chaque fois c’était la même chose. Plusieurs d’entre nous étaient enlevés et ne revenaient jamais… Le pire dans tout ça c’est que personne ne faisait rien pour nous aider.

J’avais présumé de mes forces, présumé de mes capacités, aujourd’hui j’étais là, allongé dans un 4×4. Je ne voyais rien. Je ne pouvais plus bouger. J’avais du mal à respirer, je sentais à mes pieds, contre mon dos, tout autour de moi, les autres qui comme moi venaient de se faire enlevés. Qu’allait-il nous arriver ? Qu’allaient-ils faire de nous ?
Nous nous posions sûrement tous la même question. Mais personne n’avait de réponses.

La loi du plus fort continuerait donc ainsi tous les ans, et il me semblait bien que c’était à chaque fois de pire en pire…

………

Quatre semaines après notre enlèvement, ballotés de lieux en lieux, changeant à chaque fois de véhicules ou de directions, j’ai pu enfin communiquer avec l’un des miens. Comme moi, il était bâillonné et attaché dans l’impossibilité de faire un quelconque mouvement, mais lors d’un brusque virage, il a glissé tout contre moi. Plus âgé, il essaya de me rassurer, mais en vain. Je le sentais bien. Au fond de lui, il nous savait tous perdus. Un moment je comptais les virages en me disant que peut-être j’arriverai à nous sauver, à me sauver ? Je n’en ai jamais eut la possibilité.

Finalement, nous avons fini par arriver dans un grand local, où nous fûmes jetés, pêle-mêle les uns sur les autres, sans aucun respect. Je les ai un instant entraperçu. Ils étaient tous vêtus de la même façon, très différentes des premiers qui nous avaient enlevé. Plus nous avancions dans le temps, pire étaient nos contraintes de vie. Ils se comportaient comme si nous n’étions pas là, échangeant entre eux des blagues de mauvais goût, sur leurs femmes, sur leurs intentions et de la façon dont ils allaient se servir de nous. Le froid de plus en plus intense en cette période qui annonçait Noël, les incitaient à se réchauffer, grâce à diverses boissons alcoolisées. Pendant ce temps, nous étions tous, transit de froid et de peur… Je ne supportais plus d’être attaché, ligoté, sans voir la lumière depuis maintenant plusieurs jours.

Puis vint le jour “J”.

Il est venu me chercher. Il m’a choisi parmi tous les autres. J’étais celui qu’il voulait. Après avoir posé ses mains calleuses sur moi, fouillant partout, tirant par-ci, pinçant par là. Il me jeta violement sur ses épaules comme si je ne pesais rien.

– Allez ! Merci les gars et à l’année prochaine…

– C’est ça !!! Amuses-toi bien ! Ah ! ah ! ah ! Au fait, quand tu n’en voudras plus, passe un coup de fil, nous viendrons le récupérer. Ne fait plus comme l’année dernière. Tu l’as laisser plusieurs jours derrière chez toi. Je ne tiens pas à avoir des ennuis.

– Ok ! Ça marche je vous appellerai…

Il me jette dans son coffre, et le claque aussitôt. Au bout d’une bonne demi-heure et quelques centaines de virages, son véhicule stoppe. Il ouvre le coffre et me récupère de nouveau sur ses épaules. Je n’en peu plus, je sent ma fin.

Il me pose finalement au sol. Me détache et retire les baillons qui m’entravaient depuis plusieurs jours. La lumière agresse mes yeux, J’ai du mal à conserver mon équilibre et il est obligé de me retenir afin que je ne tombe pas à ses pieds. Nous ne sommes que tout les deux. Il me regarde de bas en haut. Il respire fort. J’entends derrière moi le tic-tac d’une pendule. Je suis dans une grande pièce. La cheminée allumée produit une chaleur agréable. Mais j’ai de nouveau des vertiges, la tête me tourne et je finis par tomber avant qu’il n’arrive à me rattraper.

…………………

Quelle heure est-il ?

Combien de temps suis-je resté inconscient ?

Il doit être tard. Il fait nuit, seule la cheminée produit une clarté douce qui me permet de voir que je suis seul dans la pièce. J’essaie de bouger. Impossible. Je suis de nouveau ligoté de partout. Je ne comprends rien à ce qui m’arrive. J’ai quelque chose d’assez lourd sur la tête, des pointes enfoncées sur tout mon corps. La peur revient à toute vitesse. Je sens que je vais craquer. Il m’a vêtu avec je ne sais quoi. On dirait un déguisement de toutes les couleurs. Soudain, j’entends des voix, plusieurs voix… Que vont-ils me faire ?

– Restez dans le couloir, je fini de le préparer…

– Que vont-ils encore me faire ?

– Laisse-nous regarder !

– Pas question. On avait dit que c’était une surprise !

– Bon d’accord, mais dépêches-toi. Nous sommes impatient de le voir !

Il entre et referme la porte derrière lui. Allume la lumière.
Qu’est-ce qu’il ma fait ?
J’en ai partout ! Sur le corps, sur la tête. Je suis de nouveau ligoté de partout, entièrement à sa merci.

Il vient vers moi avec un sourire qui dévoile toutes ses dents. Il tient à la main quelque chose… Ouf ! Juste une télécommande…

Il appuie.

Une musique doucereuse sort d’une enceinte qui se trouve à mes pieds. Il vient vers moi et me caresse lentement. Tire sur l’un les liens et le replace, sûrement pour voir si je suis bien attaché ? Je suis complètement soumis à lui et me trouve ainsi obligé d’accepter tout ce qu’il voudra m’imposer. Son visage s’approche doucement de moi, maintenant il me hume profondément, recule et de nouveau éteint la lumière…

Se retourne vers la porte et l’ouvre… J’ai peur !

– Venez, vous pouvez entrer…

– Mais, on n’y voit rien ici !

À ce moment là, un flash lumineux explosa littéralement en rythme avec la musique, m’aveuglant en parti. Ça brille de tous les côtés. Tout autour de moi, sur moi !
Du rouge, du jaune, du bleu !!!

– Joyeux Noël les enfants !!!

– Waouh, papa ! Il est vraiment superbe cette année ton sapin…

 

Le commandement de Noël selon….

 la dinde de Noël d’Isabelle

« Cuicui-Couic-cuit-cuit ».

 

Le commandement de Noël selon….  Maud

L’Amitié, à la Vie à la Mort

 

25 Décembre 2018, dans une maison quelque part

Je m’appelle Journal, Maud m’a créé pendant ses vacances d’Octobre pour échanger sur ses journées, ses lectures en attendant de pouvoir publier ses retours sur Les Lectures de Maud. Aujourd’hui posé sur un canapé j’ai envie de me confier. Depuis notre retour, je me sens parfois abandonné, délaissé, Maud me parle de temps en temps de ses rencontres, me confie quel livre elle lit ; mais j’aimerais qu’on papote plus souvent. Parfois lors de nos échanges, je lui fais part mon désarroi. Je sais qu’elle travaille et qu’elle a moins de temps à me consacrer ; peut-être arriverons nous à trouver un rythme régulier d’échanges dès l’année prochaine. Je fais quant même très attention quand je harpie Maud car depuis le Salon du Fantastique, nous avons un nouveau compagnon qui me terrifie. Il y a une différence entre partager ses ressentis de lecture et vivre au quotidien aux côtés d’un Carnet diabolique. Vous écrivez un nom dessus et la personne meurt dans les 30 secondes, je veux parler de Death Note, bien sûre. Après les livres, Maud a également ce précieux Carnet et je peux vous assurer que j’essaie de me tenir à carreaux comme disent les Humains. J’ai essayé à plusieurs reprises d’échanger avec lui afin de troubler mon ennui. Mais malheureusement mes tentatives sont restées jusqu’à présent infructueuses, j’aurais aimé qu’on devienne amis.

Il est posé là pas loin de moi, dans un sens nous avons de la chance Maud nous emmène partout. Nous avons pu assister à l’ouverture des cadeaux, rituel de Noël, de nouveaux livres j’ai hâte qu’elle m’en parle, pardon qu’elle nous en parle. Je suis sorti de mes pensées par Vincent, son frère, qui rassemble et froisse tous les Papiers Cadeaux et qui se dirige vers la cheminée. Mon cœur se serre, je pense à mes cousins qui sont en train d’être malmenés. Puis, c’est au tour des revues, divers magazines et presse. Non, non pas le feu, je ne veux pas finir comme ça !!! Je vois défiler sous mes yeux les différentes lignes de ma courte vie. Mes pages se raidissent presque à se corner, ma tranche se ramollit et ma couverture devient moite. C’est incontrôlable : j’ai peur qu’il vienne me prendre aussi. Je surveille ses faits et gestes, je tremble de mille feuilles. Un coup d’œil vers Death Note, il est serein et ne semble pas du tout préoccupé par ce qui est en train de se passer sous nos yeux. Nos amis, nos frères, nos cousins, nos semblables, je suis triste pour eux : l’encre de mes dernières lignes devient humide, serais-je en train de pleureur ?

Vincent gratte l’allumette et le feu jaillit : le plus grand ennemi du Papier a encore frappé. Il se retourne rapidement, un courant d’air fait tomber une page de Death Note. J’y lis :

Je les ai sacrifiés pour nous sauver. Ne serait-ce pas ça la magie de Noël : Montrer à ses amis qu’on les aime. Journal, je t’apprécie même si parfois tu écris trop !!

Je profite du courant d’air pour faire virevolter quelques pages afin de montrer ma reconnaissance à mon nouvel Ami.

 

Le commandement de Noël selon….  Cécile

La beauté de verre

Des jours que tu m’observes, des jours que tu t’approches de moi malgré l’interdiction qui t’en est faite, des jours que l’angoisse de tes mains sur moi me hante… Tu sembles inexorablement attiré par le chatoiement de mes couleurs, la courbe luisante de mon corps.

On t’a pourtant interdit de m’approcher, de me toucher, et même me regarder avec convoitise t’est formellement défendu. Tout le monde pressent la fin inéluctable si tu venais à me murmurer ton désir à moins de deux mètres de mon visage. Ton haleine chargée glisse pourtant sur moi comme une menace, comme la promesse d’un dénouement fatal. Je suis pour toi ce qu’il y a de plus proche du péché originel. J’en ai les mêmes atours. Je revêts la même tentation.

Tu sens pourtant que tu ne pourras plus te retenir longtemps, tu veux me posséder me toucher au risque de me briser. Tu n’arrives plus à te contenir, toutes les menaces si tu te laisses aller à tes plus bas instincts n’ont plus d’effet sur toi. Tu ne crains plus rien et encore moins ma fin. Me tenir au moins une fois entre tes mains, même un bref instant, envahit ta raison, devient un besoin impérieux que rien ne pourrait arrêter.

Tu t’approches à pas lents pour n’éveiller aucune attention. Tu me regardes en dardant un regard de passion pour mon éclat. Ton pouls s’accélère à mesure que tu imagines me toucher, me caresser. Le feu envahit tes joues jusqu’au tréfonds de ton envie.

Me voilà gisant sur le sol en mille morceaux scintillants, mes plus beaux atours se sont transformés en mille morceaux éparpillés par tes mains. Elles n’ont pas pu épargner la douce fragilité de mon cristal. Elles ont étouffé la moindre parcelle étincelante  de ma courte vie. J’ai vécu dans du papier de soie mais rien aujourd’hui n’a pu me protéger de tes doigts.  Je gis sur le sol, victime de ta convoitise. Tu n’as pas réussi à résister à mon chant de sirène miroitant. Je suis la première victime de ton massacre de Noël.

Amis des décorations de verre à mille couleurs chatoyantes, sachez que rien ne pourra jamais éviter l’inéluctable destin de la boule de Noël s’écrasant sur le sol, victime de sa propre beauté !

 

 

Le commandement de Noël selon…. Sylvie

L’ATTENTE DE NOEL

Il se sentait bien seul, ses potes étaient déjà partis. Ca bougeait partout en plus il pleuvait sans discontinuer même pas de neige pour Noël ! Il se rappelait quand ses parents étaient partis, il neigeait de gros flocons, ils étaient tout blancs avec des stalactites transparentes collées par le froid. Lui petit avait continué de grandir seul mais avec tout ses copains qui comme lui avaient poussé comme de la mauvaise herbe. Aujourd’hui, il était adulte grand et fort il attendait que vienne le temps pour lui de partir il était impatient mais aussi il attendait ….. Il faisait doux maintenant les saisons étaient bizarres, il entendit du bruit ; ça parlait haut et fort. Les hommes avec leurs grosses bottes cherchaient et l’un deux le regardait; il dit aux autres « mais regardez moi celui-là pas mal du tout pas trop grand ni trop petit, il est comme ils le veulent ! » l’autre dit « ouais » en me regardant « allez les gars embarquez le ». Enfin mon tour, je les laissais m’emmener vers une nouvelle famille. Je me retrouvais dans la maison près de la fenêtre les enfants venaient me voir, j’étais bien habillé pour l’occasion j’étais trop fier ! Je comprenais la joie de Noël même le chat venait jouer avec moi mais il se faisait enguirlander normal à Noël …..

Après les fêtes on me déshabilla, fin de fête, j’avais froid et me sentais nu, je me retrouvais sans ménagement dans la cabane du jardin mais la petite fille insista pour me garder. Depuis tous les ans on me décore, je revêts mes habit de lumière et au fond du jardin à côté des cyprès moi mes pommes de pin et mes aiguilles toutes vertes avec le bonhomme de neige et de jolis rennes lumineux on éclaire de mille feux pour fêter noël.

 

La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses, quatrième audition. 4/4


La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses

Episode 4

samedi

Fin de la Garde à vue de Madame

Ingrid Desjours

4e interrogatoire par Mamie Danièle


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV d’Ingrid ayant eu lieu le vendredi 30 novembre  et le samedi 01 décembre

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV d’Ingrid Desjours

OLYMPUS DIGITAL CAMERA


Dany : Tic, tac … 4 minutes pour vaquer à ses petites occupations et ensuite …

Ingrid : je suis prête, Danièle 🙂

Dany : Alors on y va …

Sylvie : Je vous suis aussi, bonjour Ingrid

Ingrid : Bonjour Sylvie

Dany : Alors Ingrid, tu as raconté ce que tu voulais sur ta vie d’autrice mais maintenant passons aux choses sérieuses …
Si tu nous parlais de ta fausse identité … c’est qui cette Myra Eljundir

Ingrid : Ce n’est pas une fausse identité, Myra Eljundir existe vraiment ! 😉

Dany : Mais encore …

Ingrid : (et merci de dire autrice 🙂 )

Dany : justement pourquoi pas auteure …?

Ingrid : Disons qu’elle est une de mes facettes, celle qui préfère le fantastique au thriller.

Dany : Elle correspond à une période particulière dans ta vie de créatrice ?

Ingrid : Eh bien autrice parce que c’est le mot originel ! Il a été effacé des dictionnaires par l’Académie française sous la pression de Richelieu qui voulait sortir les femmes du champ intellectuel. Pour preuve, le mot actrice (à une lettre près, c’est la même chose) qui ne le choquait pas car il s’agissait de faire « commerce de son corps » (en gros le Cardinal prenait les actrices – qui apprécieront – pour des putes !)
Je milite donc pour la réintroduction de ce mot injustement supprimé.
Myra correspond à un besoin d’écrire autre chose, et aussi à celui de rester dans l’ombre puisqu’à l’époque je n’envisageais pas de dévoiler mon identité.

Dany : Mais quand on voit les dates de publication les deux … en même temps

Ingrid : Ecrire autre chose ne veut pas dire renoncer à ce qu’on écrit par ailleurs ! 🙂

Dany : Je ne parle pas de renoncement… tu nous as dit que tu étais habitée par tes personnages … c’est un gros volume qu’ils occupent dans ta tête

Ingrid : A croire que j’ai une grosse tête 😛

Dany : Ça c’est de plus en plus certain Tu avais donc plusieurs « genres » en écriture en même temps ?

Ingrid : Oui ! j’ai écrit Kaleb 1 et 2  (ou 2 et 3, je ne sais plus … mais c’était deux tomes) et Sa vie dans les yeux d’une poupée la même année

Dany : Et il y avait une porosité entre les deux ?

Ingrid : Oui, des passerelles, c’est sûr ! mais le pire, c’est que je devais veiller à ne pas m’autoplagier ! Une fois j’ai écrit spontanément la même phrase dans les deux ! heureusement ça me « disait quelque chose » et en vérifiant j’ai constaté le méfait 🙂

Dany : une forme de schizophrénie

Ingrid : Plutôt de dédoublement de personnalité !

Dany : Ça c’est pour l’écriture mais tu as aussi des activités que tu mènes de front ! Tu as une organisation particulière pour ne pas perdre le fil ?

Ingrid : Bonne question, j’ai parfois tendance à trop charger la mule et c’est compliqué de tout faire… Je suis parfois obligée de mettre des choses de côté. Mais en général, quand je n’ai plus de jus pour une activité, j’en ai pour une autre… j’avance comme ça !

Dany : Tu as un espace dédié (un bureau ou ton canapé vert) pour écrire ?

Ingrid : J’ai un bureau. J’ai longtemps travaillé dans mon salon, assise sur le canapé (mon ostéo était ravi) mais j’avais du mal à établir la frontière entre travail et vie privée, je travaillais tout le temps, et je culpabilisais quand je ne travaillais pas. Maintenant, du fait d’avoir séparé le lieu de travail et le lieu de vie/repos… je suis plus zen dans mon salon et plus concentrée dans mon bureau 🙂

Dany : Tu nous as dit que l’écriture d’un thriller demandait qu’on suive un « plan » … tu n’as pas dit plan d’ailleurs il me semble … tu as un mur comme Norek ou des post-it partout comme Chattam ?

Ingrid : J’ai les deux, et aussi un plan sur feuilles A4 (11 pages de plan pour le nouveau)

Dany : Tu n’as pas recours aux outils bureautiques comme Thilliez qui organise ses plans comme des batailles ?

Ingrid : Je ne sais pas comment Franck opère, pour être honnête, ni quels outils il utilise !
moi je travaille comme Desjours et ça me va 😛 😀

Geneviève 😆 Dany 👍

Ingrid : Un truc sophistiqué où tout y est … passons

Dany : Pour les personnages, ils se construisent au fil des pages, cependant pour qu’ils soient cohérents tu as un truc ?

Ingrid : Se les représenter mentalement, connaître leur physique, mimiques, histoire, caractère… se faire des fiches ça peut aider, bien que j’en fasse rarement, ils sont tellement prégnants que je ne risque pas de les oublier !

Dany : Est-ce que tu les visualise en fonction de ressemblances avec ton entourage ou des personnes connues ?

Ingrid : ça peut, oui… il m’arrive aussi  de m’inspirer d’acteurs, de personnes connues

Dany : et ton chat qui ressemble à ton avocat …

Geneviève 😆

Ingrid : c’est l’avocat qui lui ressemble ! mon chat ne ressemble à personne, tu vas le vexer ! 😂

Dany et Geneviève 😆

Ingrid : Il faut ménager la susceptibilité de ces petits félins, ils sont comme nous, ils n’aiment pas qu’on les compare 🙂

Dany : Quand on te voit raconter, on a le sentiment que tu vis les histoires que tu veux transmettre … ta gestuelle, tes yeux … tu sembles vibrer avec l’histoire

Ingrid : Merci !!! ça me touche beaucoup que tu voies ça ! 🙂 c’est vrai que pour moi, raconter une histoire, c’est parler au cœur et à l’âme… avec le cœur et l’âme !

Dany : Tu as participé à l’adaptation d’un de tes romans pour la TV … comment as-tu vécu cette expérience ?

Ingrid : C’est une grande chance de voir ses personnages portés à l’écran, encore plus de pouvoir y participer ! Maintenant le bilan est mitigé car évidemment, on n’a pas autant de liberté que quand on écrit un roman, mais c’est le jeu ! Alors, on verra pour le résultat 🙂 mais quoi qu’il en soit je suis contente de l’avoir fait, j’ai appris beaucoup de choses

Dany : C’est en cours de tournage ou c’est déjà passé ?

Ingrid : C’est en cours de tournage (jusqu’au 21 décembre !) avec Jérémie Rénier et Clotilde Hesme
c’est TROP la classe 🙂

Dany : Et tu as participé au scénario et à la rédaction des dialogues ?

Ingrid : oui ! mais les choses ont un peu (ou beaucoup) bougé depuis le passage du réalisateur ! à voir, donc !

Dany : Tu pourras nous donner des précisions quand tu auras les dates etc … mais déjà Jérémie Rénier c’est bien … le réalisateur ?

Ingrid : Le réalisateur s’appelle Mathias Gokalp et bien sûr je vous donnerai tous les détails sur ma page Facebook ICI

 Dany : Belle aventure … est-ce que ça te donne des idées pour de nouvelles aventures ? Des fois que tu aurais du temps libre bien sûr

Ingrid : J’ai un projet de série policière en lecture par une chaîne en ce moment, mais ça ne veut pas dire que ça aboutira… C’est un métier qui demande beaucoup de patience et de résistance à la frustration

Sylvie, Geneviève👍

Dany : et c’est une toute autre approche que l’image … une autre frustration aussi
Est-ce qu’il y a un roman que tu aurais aimé écrire ?


Ingrid : les Rougon-Macquart de Zola … tous les Rougon-Maquart. Je trouve Zola d’une finesse, d’une intelligence dingues. Ce qu’il dépeint de la société et des rapports humains est tellement juste, et cette écriture juste sublime ! Oui, je lui envie cette œuvre !


Geneviève : 😍

 

Ingrid : tous Les Rougon-Macquart  hein ! soit une vingtaine de romans. (oui, je vise la lune, mais comme dirait Amel Bent, ça ne me fait pas peur)


Syvie et Danièle : 😍
Geneviève👍

 

 

Dany : Et quand tu lis pour le plaisir … que lis-tu ?

Ingrid : Des romans, des essais, des revues
des articles de journaux intéressants aussi

Dany : De tes collègues de plume …

Ingrid : Je ne lis pas de polars français … je cherche plutôt à me changer les idées 😀

Dany : Tu rencontres tout de même tes collègues en salon ?

Ingrid : bien sûr 🙂
et je leur dis même bonjour 🙂 😉 c’est dingue hein 😀

Sylvie 😆

Dany : Tu publies aussi dans les mêmes recueils …

Ingrid 😎

Ingrid : exactement !

Dany : Le polar français … ou le thriller … est plutôt prolifique, cependant les chasses aux éditeurs sont légion. As-tu eu des difficultés à trouver un éditeur ?

Ingrid : Non, j’ai eu beaucoup de chance pour cela 🙂

Dany : Tu en as eu plusieurs au cours de ta longue carrière …

Ingrid : Je sais à quel point c’est difficile pour beaucoup, c’est un Graal. Mais comme je dis à mes élèves : il est toujours possible de trouver son éditeur, il faut parfois savoir le chercher différemment 🙂

Dany : Est-ce que ton premier roman (le tout premier) a été publié ou est-il encore dans un tiroir ?

Ingrid : En 10 ans j’en ai eu 2 ! Mon premier éditeur, chez Plon, à qui je suis très reconnaissante de m’avoir donné ma chance ; et mon éditeur actuel chez Robert Laffont avec qui je collabore depuis plus de six ans 🙂
Le tout premier a été refusé par toutes les maisons d’éditions auxquelles je l’ai envoyé !!! 😀 il se terre de honte dans un tiroir, depuis 😛

Dany : Je terminerai sur ta relation avec les lecteurs … tu les rencontres en salon, sur les réseaux sociaux … est-ce que tu tiens compte de leurs avis ? Surtout comment réagis-tu à une remarque disons nuancée

Sylvie : 👍

Ingrid : J’essaie d’éviter de lire les critiques, car elles me font l’effet d’un horoscope inversé : je ne retiens que le négatif et ça me paralyse pour l’écriture
Après on peut très bien me dire qu’on n’a pas aimé, ce n’est pas un problème et ça fait partie du jeu, tant que ce n’est pas un procès à charge et que ça reste respectueux et constructif 🙂

Dany : Pour ma part je pense qu’il est plus constructif de mettre en avant les points forts que de s’étendre sur les points faibles et de toutes façons en respectant le travail de l’auteur et de l’autrice 😉

Ingrid : Je trouve aussi ! Personnellement, je préfère parler de ce que j’ai aimé, que de ce que je déteste 🙂

Dany : Et bien Ingrid je crois en avoir fini avec mes investigations et Geneviève devrait nous rejoindre sous (très) peu pour donner son verdict. Pour ma part j’ai été ravie d’échanger avec toi et à l’heure où je mets le point final je te dis … à samedi prochain à Blaye !

Sylvie : 👍

Dany : On me dit dans l’oreillette que la Cheffe est dans le couloir …
Peut-être y a-t-il une flingueuse qui souhaite compléter cette audition ?

Ingrid : Moi aussi j’ai été ravie ! 🙂 vraiment c’est super d’avoir cet espace de parole, même s’il a la taille d’une cellule de GAV ! 🙂

Sylvie : 😍

Ingrid : j’espère que pour vous toutes ça a été un bon moment aussi

Dany : Merci en tous cas de ta disponibilité et de ton adaptabilité …

Ingrid : J’avoue maintenant que j’ai fait les deux dernières auditions le ventre vide et avec un mal de crâne épouvantable ! J’espère que je n’ai pas raconté n’importe quoi 😂
sinon on mettra ça sur le dos de la douleur 🙂

Sylvie : 😮

Sylvie : Oh oui un bon moment de GAV

Dany : Ben non, pour moi c’était très clair et très sincère (du moins tel que je l’ai vécu) avec les autrices on n’est à l’abri de rien !

Ingrid : 😍

Ingrid : je ne sais pas ne pas l’être… c’est un gros défaut aussi
(sincère hein, parce qu’il m’arrive de ne pas être claire !)

Dany : 😆

Sylvie : Coucou Ingrid  je vous ai rencontrée à  Saint-Maur, accessible souriante et patiente je vous suis depuis et j ai beaucoup appris de par cette GAV .Merci de vous être livrée et à  bientôt

Ingrid : 😍

Ingrid : mais franchement, 2 questions : 1/ comment avez-vous eu cette idée géniale et super originale ? 2/ c’est un travail monstrueux pour vous de vous tenir dispo comme ça et de reporter ça sur votre site : comment faites-vous ? !
Merci Sylvie  ❤

Sylvie😍

Sylvie : Une super organisation avec une cheffe de meute et des  flingueuses au top..

Ingrid : 👍

Dany : La première GAV a eu lieu en Février avec Nick Gardel parce qu’on parlait d’ITV et qu’on était plusieurs à le connaître, du coup c’est devenu un concept qu’on essaye de maintenir une fois par mois … Le rythme est soutenu et ça demande aussi un minimum de connaissance des auteurs donc de travail en amont … ça demande aussi un auteur coopérant mais ça existe !

Sylvie, Ingrid : 👍

Ingrid : Oui j’ai senti beaucoup de travail ! On voit que vous n’arrivez pas les mains dans les poches !
C’est vraiment très agréable pour l’auteur

Geneviève : Cette idée  est née  d’une discussion avec Aline

Aline : 😍

Geneviève  : C’est vrai que c’est  chronophage  mais tellement intéressant
Chaque GAV est différente. Et surtout  c’est pour  vous que c’est le plus dur ! 
D’ailleurs à  chaud comment as-tu  vécu celle-ci  ?

Ingrid : Très bien, mais j’avais peur d’être un peu ennuyeuse des fois 😛 sinon je vous ai trouvé hyper réactives et bienveillantes, avec beaucoup d’intuition… vous savez sentir quand un sujet s’épuise ou que la personne n’a pas particulièrement envie de continuer là-dessus, j’ai senti beaucoup de respect et de finesse !
Les deux dernières étaient plus dures pour moi, physiquement à cause de mon mal de crâne mais j’arrivais parfois à l’oublier en vous répondant, donc c’est plutôt bon signe !

Sylvie😮

Ingrid : Vous êtes toujours là ?

Geneviève : oui je suis là 👍

Geneviève  : C’est  un peu le concept je l’ avoue. Vous avoir à  l’usure

Ingrid : 😆

Geneviève  : Non je plaisante ! Mais c’est vrai que de mener ces itv chacune notre tour nous permet de varier les sujets abordés. Où de revenir sur certain point que l’on aimerait approfondir

Ingrid : oui ! 🙂

Geneviève : Mais c’est la première fois que l’on avait un chat dans une garde à vue
Ingrid : il va être content ! c’est un vrai cabot🙂

Geneviève : Ça m’étonne pas que ce soit un cabot moi j’ai un chien qui se prend pour un chat
MDR. D’ailleurs quel est son nom à ce chat?

Ingrid : en fait j’en ai deux : Lojong  le chat bleu qui a donné son nom à Maître Lojong (qui ressemble beaucoup à Vergès) et Sherkan le tigré


Dany et Sylvie : 😍

Geneviève : donc il me reste à vous souhaiter une très bonne soirée et un excellent week-end (enfin ce qu’il en reste !) 
Ah oui et pendant que je te tiens Ingrid, je voudrais m’excuser de ne pas avoir pu participer ou écouter la troisième audition j’étais moi-même en interrogatoire avec un auteur en direct à  la bibliothèques

Ingrid : aucun souci, @Geneviève 🙂 tu étais là en pensées


Geneviève : 😍

Allez bonne soirée à tout le monde et bon dimanche à vous toutes
bonne soirée !
Et je reviendrai vers toi Ingrid en MP cette fois pour te parler d’Apéro Polar et de murder party pour la bibliothèque

Ingrid : d’accord 🙂 avec plaisir


Geneviève À très vite alors et prends soin de ton mal de tête


Ingrid👍Merci ! Bonne soirée !

Geneviève : Voilà Ingrid a été relâchée, nous n’avons retenu aucun motif d’inculpation.

Il est 18h59. Fin de la Garde à vue de décembre

Le top des lectures 2018 de Mamie Danièle


Le top des lectures 2018 de Mamie Danièle

 

Les 14 jubilations de Dany pour 2018 …

Notre cheffe avait demandé 10 coups de cœur, après âpre négociation j’ai obtenu 14 ????

… l’exercice est toujours aussi …

complexe

Ces auteur(e)s m’ont tous étonnée cette année.


1- Power de Michael Mention :

lu en juillet 2018

Comment fait donc cet auteur pour changer de style et d’univers à chacun de ses romans ?

L’action se déroule de 1965 à nos jours dans une Amérique raciste, les descendants d’esclaves décident de s’organiser pour sécuriser et pacifier les quartiers ghettoïsés. Au début, démarche expérimentale, la réaction pacifiste aux extrémismes doit s’organiser quand le phénomène s’amplifie et devient un fait de société. 
Le contexte historique est illustré au travers des assassinats qui ont marqué cette période à commencer par 
Malcolm X, puis les frères Kennedy, le pasteur King et tous les autres ainsi que les événements de cette deuxième moitié du XXème siècle. Grâce à cette fresque si bien dépeinte, tout s’éclaire et notamment les origines du Black Panther Party, la lutte pour l’égalité des droits et contre les violences faites aux femmes, au travers de personnages follement attachants ou franchement antipathiques, tous désespérés. Un regard incisif, un récit hyper documenté, une immersion au coeur de la contestation de cette société qui aurait pu réaliser le rêve de fraternité mais qui a mené notre humanité mesquine à ce qu’elle est malheureusement encore aujourd’hui.

Après l’écologie (bienvenue à Cottons Warwick), la grande criminalité (la voix secrète), les journalistes véreux(le carnaval des hyènes), ce dernier roman choral étonne et captive avec une grande maîtrise du sujet … Où donc va-t-il nous emmener la prochaine fois ?
Power … mon coup de coeur 2018 !

2 – Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto :

lu en septembre 2018

Que d’émotions en refermant ce livre, véritable parcours initiatique et métaphorique. Thomas est dans le coma et il a perdu ses souvenirs.

Au moment de l’accident, on peut dire que c’est un vrai « connard » ! le jeune garçon qu’il a été, va le guider, comme Virgile dans la Divine Comédie dans un espace parallèle : le supplément d’âme, … de l’autre côté. L’histoire pourrait être celle d’un triangle amoureux classique, celle d’un ambitieux qui fait passer sa carrière avant sa famille. C’est bien plus que ça, c’est celle des choix de la vie. Quand donc Thomas a-t-il rompu avec ses rêves, quand donc a-t-il trahit TK ? Sa quête de vérité, il va la faire pendant son coma, aux portes d’une mort annoncée et ainsi découvrir les malversations de ses collaborateurs, jusqu’au dénouement final, révélation inattendue et violente. La narration de Thomas rend le lecteur complice. 

Inclassable roman à suspense, très fort et dérangeant, c’est le premier que je lis de Matthieu Biasotto. Sa sensibilité à fleur de peau, son style affuté et surréaliste à la fois m’ont fait penser aux Thanatonautes de Bernard Werber.

3 – Enfermé.e de Jacques Saussey :

lu en octobre 2018

On sait quand on suit Jacques Saussey, qu’il n’est jamais aussi déroutant que dans ses one-shots … Après le loup peint et le pied de nez à notre conscience écologique, c’est notre plus profonde intimité qu’il ébranle avec enfermé(e).

Deux temporalités se mettent au service de la démonstration. La première au passé nous fait revivre l’histoire de Virginie, prisonnière d’un corps qui ne convient pas à ses émotions, son parcours et son coming out….. la seconde au présent se consacre à l’intrigue de nos jours …
Mais ça ne s’arrête pas là … trop simple pour Jacques Saussey. C’est plus généralement de la domination des faibles par les pervers, les toxiques, ceux qui ne peuvent accepter la différence mais aussi de la fin de vie et du traitement réservé à ceux qui ont eu un passé et qui sont en train de perdre leur identité « au bénéfice » de l’âge qu’il parle ici. Mais ne sommes-nous pas tous complices de détourner le regard de ce que nous ne voulons pas voir …
On a déjà beaucoup écrit sur ce thriller et c’est tout à fait légitime pour ce roman noir bien foncé, ces 373 pages d’une densité rare et hyper documentées.

Des « artifices » de rédaction rendent ce récit encore plus dérangeant : pas de noms propres pour ceux qui sont en perte d’humanité, seuls les personnages ayant abouti dans leur parcours trouvent un nom. 


Plus déglinguant que Meurtre pour rédemption de Karine Giébel auquel on pense immanquablement lors de la description du parcours carcéral, c’est une vision optimiste néanmoins pour ceux et celles qui viennent à bout de tous les obstacles posés par notre société bien (trop) pensante.

4 – Crotales de Jean-Luc Bizien :

lu en janvier 2018

D’abord il y a les Daltons … pas vraiment racistes mais accros à la violence gratuite, juste pour l’adrénaline, alors pourquoi pas contre les latinos aux prises avec leur cerveau reptilien ?
Puis il y a les narcos et leurs clans, leurs trafics, l’exploitation de la pauvreté des villageois qui habitent le long de la frontière métallique entre les US et le Mexique et la domination en en faisant leurs mules et leurs esclaves.
Vient ensuite la CIA, toujours prête à se fourvoyer dans des plans douteux pour atteindre ce qu’elle présente comme des objectifs glorieux.
Et puis, et puis … il y a Païk Dong-Soo, plus mal en point que jamais mais encore plus attachant aussi.

 

Le talent de l’auteur qui vous entraine dans l’exotisme mexicain, avec toute la cruauté primaire, à l’approche l’élection présidentielle à laquelle se présente un certain Donald Trump. Une intrigue forte, sans doute encore en-deçà de la réalité. Une narration sur plusieurs plans qui se rejoignent on s’en doute, bien habilement. Quatrième volet de la vie de l’agent très spécial Coréen, laissé presque mort à la fin du « berceau des ténèbres », à la hauteur de ce qui ne devait être qu’une trilogie, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

5 – Fantazmë de Niko Tackian :

lu en janvier 2018

C’est le deuxième roman de cette série commencée avec « Toxique ». On y retrouve le groupe d’enquêteurs du 36 en tout début de l’année 2017. La mafia albanaise qui a main mise sur la drogue, l’esclavage sexuel et autres trafics à Paris et dans la banlieue, voit un certain nombre de ses « soldats » disparaître avec une violence maximale.

Qui est donc ce justicier ? Ce Fantazsmë, ce spectre. Tomar rompu aux situations extrêmes et aux débordements aurait-il trouvé son maître ?

Scénarisé avec efficacité, une intrigue en premier plan interpelle le lecteur sur sa peur de voir la réalité qui l’entoure, l’indifférence généralisée comme maladie du siècle et en arrière plan, une interrogation plus intime qui concerne Tomar et ses débordements.

Mal en point ce héro fatigué va-t-il se nettoyer le cerveau avec l’aide d’un ami médecin et d’un psychiatre, aura-t-il confiance au point de se livrer ? Son éducation et sa culture font-elles suffisamment obstacles à sa violence pour qu’il puisse rester le flic champion de la criminelle ?

Enfin une construction originale qui dévoile l’identité du justicier vers le milieu de l’intrigue … une vraie claque !

Notons dans la galerie de personnages que nous offre Niko Tackian, celui de Ara, la mère de Tomar, ancienne peshmerga, humaniste et généreuse, toujours prompte à rappeler à son fils les fondamentaux de son éducation.

L’auteur nous avait promis un vrai méchant sans circonstances atténuantes : c’est vrai, je l’ai rencontré ! Flippant !

6 – Apocryphe de René Manzor :

lu en octobre 2018

Inclassable ce thriller historique. Pour la mécréante que je suis c’est comme si j’avais entendu parler des deux premières saisons d’un série et que je découvrais la troisième aujourd’hui . Un péplum très contemporain par son ton et les thèmes traités : ne pas rater !

Jérusalem, an 30. Un petit garçon de 7 ans reste sur le Golgotha, les yeux rivés sur l’homme cloué sur la croix centrale. Il est le fils de Yeshua. Plus tard, le jeune David de Nazareth, qui a grandi dans le désert de Judée auprès de sa mère, Mariamné, est lassé de vivre caché. Sa révolte intérieure le pousse à s’enfuir afin de rejoindre Jérusalem.

 

 

 

 

7- Salut ô toi mon frère de Marin Ledun :

lu en mai 2018

Huit ans après « la guerre des vanités », l’auteur retourne dans sa région natale … même mentalité étriquée, mêmes a priori, … mêmes embouteillages.

Mais le ton adopté pour ce dernier roman est tout autre que celui auquel Marin Ledun nous a habitués avec les sujets basques et landais. On sent qu’il a pris beaucoup de plaisir à créer cette nouvelle tribu, héritière de mai 68 et du flower power.

Adélaïde, la cheffe de meute, après avoir fait trois enfants a décidé avec Charles son compagnon d’agrandir la famille en adoptant trois orphelins Colombiens. Gus le petit dernier de quinze ans est victime du délit de « sale gueule » et fait les frais d’une série de preuves trop évidentes. Heureusement qu’il y a Personne, oui c’est le nom de l’enquêteur ce qui est jubilatoire avec la syntaxe que cela induit …

Sa famille hors norme tellement sympathique dans ses excès, va faire bloc pour défendre Gus, face aux poncifs locaux.

Truffé de références littéraires, musicales, cinématographique, … ce petit bijou d’impertinence est un plaidoyer pour la tolérance et contre le racisme « ordinaire », le tout dans la bouche de la narratrice Rose, « perle féministe » !

Le virage dans le style de l’auteur n’est pas sans rappeler celui de Gilles Legardinier abandonnant lui aussi le thriller pour la « série des chats ».

L’intrigue est intéressante et présente tous les arguments pour une pause humoristique entre deux romans plus sanglants car ici, point de morts ni d’hémoglobine ou alors si peu … et rien que pour le plaisir !

8- Mourir encore … (et plein d’autres choses) de Nick Gardel :

lu en août 2018

Après deux trilogies et quatre « one shot » où les personnages se croisent pour notre plus grand plaisir et auxquels il faut ajouter un poulpe, c’est un recueil de nouvelles que nous propose cette fois cet alsacien d’adoption, jongleur de mots et addicte aux calembours.

Le fil rouge c’est le nôtre … le temps, le temps qui passe, qui apporte tracas ou sérénité. Et sa durée toute relative … et au-delà Nick Gardel nous livre une réflexion, toute personnelle sur le métier d’auteur.

Même si la nouvelle n’est pas le format que je préfère en général, c’est bien en lisant une nouvelle (un état d’esprit) qu’il avait publiée comme feuilleton dans FaceBook que j’ai fait connaissance avec cette plume caustique et hilarante. C’est une nouvelle version remaniée de 20 nouvelles, inédites pour la plupart, qu’il nous livre aujourd‘hui. Oui Nick Gardel sait aborder des sujets graves avec dérision et déraison … et c’est sans compter avec sa galerie de personnages cocasses et qui ressemblent terriblement à vos voisins ! Certes le temps est relatif et le temps de lire les nouvelles de Nick Gardel ne dure pas assez pour le plaisir qu’elles nous procurent.

Idéal pour une pause entre deux romans sérieux ou sanglants, un univers déjanté, des histoires saugrenues, des personnages fous, une certaine forme de philosophie et ce foutu style incomparable … tout y est, même le bonheur !

9 – Les voleurs de temps de Corinne Martel :

lu en mars 2018

Toujours aussi inclassable Corinne Martel avec ce deuxième roman. Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait.

Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière couguar, deux personnages atypiques eux-aussi et, il se passera ce qui doit se passer … ou pas.

La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons … Poétique et fou, entre « l’écume des jours » de Boris Vian et « Régis » de James Osmont, addictif et savamment dosé.

Impossible d’en dire d’avantage sans spolier, mais sachez que Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle avec « et tu vis encore ». A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements … beau boulot !

10 –  Sa majesté des ombres de Ghislain Gilberti :

lu en juillet 2018

Un pavé au sens propre comme au sens figuré ! 739 pages, encore plus de grammes au bout du poignet mais un sacré thriller-polar-roman noir !
J’avais laissé le commissaire Sanchez à la fin du « bal des ardentes » et sur les conseils de l’auteur, je me suis mise en quête de la « majesté des ombres », premier tome d’une trilogie annoncée. C’est peu de dire que le suspense est au comble avec final, comme dans ses précédents romans, en apothéose. 
Plusieurs niveaux de lectures … l’orgueil d’un chefaillon qui met en péril ses troupes, une guerre des polices qui tourne au cataclysme, une justice qui a beaucoup de mal à mener sa mission, des mises au placard malvenues, des trafics de drogue sophistiqués, des techniques d’investigation psychologique qui font du profilage un art majeur, des infiltrations à hauts risques, et le tout au service d’une histoire plus crédible que nature, tant elle est documentée avec en prime, cette dose de sensibilité découverte avec l’inclassable « 
dynamique du chaos ». 
C’est vrai qu’on connaissait l’auteur expert en armes à feu, en stupéfiants et en profilage. Tous ses dons sont ici confirmés et pour la suite annoncée pour cette fin d’année 2018, les lecteurs peuvent légitimement se demander où donc Ghislain Gilberti va pouvoir nous propulser ?

 

11 – La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours :

lu en avril 2018

On ne m’avait dit que du bien que cette auteure … je n’ai pas été déçue du premier roman que je lis d’elle ! Suspense angoissant, manipulations assorties d’usurpation d’identité …
L’action tire ses ressorts d’un drame qui s’est déroulé en 2003. Gabriel y a alors perdu son fils et la vue. Il a la détermination d’un père prêt à tout pour venger Victor, promis à une belle carrière, qu’un « rite initiatique » a brisé. Une espèce de road-movie où la politique s’abaisse au plus bas du populisme, va nous faire voyager aux côtés de Maya dont on ne sait si elle est ange ou démon … et le méchant et ses dominés ici habitent le XVIème arrondissement, un vrai méchant sans circonstances atténuantes ! Il faudra attendre le dénouement pour approcher la vérité extrêmement douloureuse. 
Le personnage de Nour est un petit rayon de soleil dans ce monde de brutes ! Les interludes scientifiques rythment ce récit et renforcent le malaise latent. C’est chacun des personnages qui nous pose la question : qu’aurais-tu fait à ma place ?

 

12 – Les encombrants de Jeanne Faivre d’Arcier :

lu en avril 2018

Des personnages cocasses, une intrigue originale mais au-delà de tout, une chronique sur Pigalle qui nous fait découvrir la faune implacable et équivoque qui peuple cette eau trouble et une approche très sociale de la prostitution et aussi une ode à la solidarité ….

C’est ainsi que se mêlent un faux médecin, un travesti, une ivrogne patente, un couple de danseurs, une apprentie peintre, des prostituées « Poulpe » ou « Rascasse », un couple de charognards, quelques flics et fliquettes qui cherchent leurs orientations sexuelles, quelques serveurs de bars louches et une flopée de chiens tous aussi barrés … Oui, une galerie de personnages tous plus barrés les uns que les autres, que ne renierait pas Nick Gardel … Un bébé abandonné dans une armoire destinée aux encombrants, puis une rixe, qui tourne mal et en fait un enjeu meurtrier !

Une jubilation à l’état pur, une découverte due au hasard d’une rencontre programmée dans un salon à venir …

Cette auteure, cataloguée souvent dans la catégorie jeunesse (5romans), fantastique ou épouvante a commis à ce jour 15 romans dont certains inspirés par son goût de l’orientalisme. Avec « les encombrants » elle signe son deuxième polar pour adultes.

13  – Les couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître :

lu en mars 2018

Une suite de « au revoir là-haut » qui peut se lire sans avoir lu le premier opus.

Dans une ambiance pesante, nous suivons la descente sociale de Madeleine, fille de banquier et épouse d’un ancien militaire condamné à la prison ferme. Elle n’était pas destinée à succéder à son père et fait l’objet des malversations aux fins de s’accaparer sa fortune. Elle ne peut faire confiance à personne et ses alliances improbables feront des miracles.

A noter de bons personnages de second rang, au titre desquels je relève la fantastique « castafiore »

Pas un polar mais une intrigue réglée comme un mécanisme d’horlogerie, prenante tout au long de ces 540 pages sans aucune longueur superflue. Bien loin de la trilogie Verhoeven mais tout aussi riche et efficace.

14  – Sœurs de Bernard Minier :

lu en avril 2018

Heureusement l’auteur précise : le personnage d’ «  Erik Lang n’est pas inspiré de mes collègues auteurs de polars qui sont, pour la plupart, des gens fort sympathiques et accessibles ! » Heureusement … pour la plupart …

Ce roman se déroule sur deux époques, la première moitié sorte de préquel (antépisode) permet au lecteur de faire la connaissance de Servaz à ses débuts dans la police en 1992-1993 et la seconde moitié se passe de nos jours. Tout sépare les deux polices : celle de l’avant téléphone portable et celle des balbutiements de l’investigation assistée par l’ADN et les caméras de surveillance. Et les lecteurs en apprennent beaucoup sur le héros récurrent de Bernard Minier. Il était en bien meilleure forme en 93 et déjà bien affuté et aux dires de l’auteur, lui ressemblait physiquement …

La mort suspecte de son épouse va placer un auteur de polar au cœur de l’intrigue et raccrocher les faits actuels à ceux vieux de vingt-cinq ans, la toute première enquête de Servaz.

Au-delà de l’enquête bien ficelée, par son style efficace, Bernard Minier nous entraîne aussi sur une réflexion sur les relations entre les auteurs et leurs lecteurs, ambigües et exclusives parfois. De l’adoration à la soumission, de la manipulation à la vengeance extrême, le mensonge est partout.

Avec ce cinquième opus des aventures de Servaz nous retrouvons avec plaisir son équipe et nous approchons un peu plus l’intimité de Servaz. Un très bon cru que 2018 !

Et heureusement que certains n’ont rien sorti en 2018 …

La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, deuxième audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 2

Mardi 16 octobre 16h00

Suite de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

2e interrogatoire par Mamie Danièle

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours,

le premier PV a été publié le 25

Les deux dernier le seront 29 et 31 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy


Dany : Coucou … Il y a quelqu’un et quelques unes ?
Prévenu êtes-vous là ?

Ge : Notre prévenu je ne sais pas pas, mais ton porte flingue est derrière la vitre teintée.

Dany : Merci Cheffe !

Vincent : hello. Je suis quasi prêt !

Ge : Bonjour Vincent Hauuy

Dany : Bonjour Vincent, je me présente, je suis Danièle, la doyenne de la team des flingueuses mais autant se méfier …

Vincent : Bonjour !

Dany : J’aimerai que l’on parle de ton premier roman … du moins le premier publié !

Vincent : Ok je suis à vous

Dany : N’en faites pas trop tout de même …
Alors les lieux … pourquoi l’Amérique du nord ?

Vincent : Plusieurs raisons, la première étant que je vivais la bas au moment de la rédaction. J’ai même placé une scène de crime dans le village ou j’habitais (Lac Beauport)
Apres, l’autre raison (qui pour le coup m’arrangeait), c’est que historiquement les événements se sont passés là-bas dans cette partie (université McGill a Montréal, l’asile dans le Vermont)

Dany : mais cette guerre des polices et des territoires existe aussi en France. Elle vous est apparue réelle ou c’était un outil pour l’intrigue ?

Vincent : Je suppose que si j’avais habité en écosse…
ha je parlais de ce qui se passait avec MK Ultra. La guerre des polices n’était qu’une tension supplémentaire pas forcément prévue d’ailleurs.
Pour l’aspect réel, j’ai demandé des conseils à un policier de la Sureté de Québec. Il m’a par exemple confirmé qu’une collaboration avec la police du Vermont pouvait être envisageable

Dany👍

Vincent :  Apres, c’est compliqué au Canada et aux USA car il y a le fédéral et le provincial. Si par exemple un crime est perpétré sur plusieurs états ou province, le FBI (ou la GRC pour le canada) peuvent prendre le relais

Dany : J’ai lu que vous étiez hypocondriaque, angoissé et phobique … vous transposez vos angoisses sur vos personnages ?

Vincent : oui, de manière inconsciente, mais après relecture, c’est flagrant haha

Dany : par exemple …

Vincent : on m’a fait la remarque qu’il y avait beaucoup de cancer et/ou personnages malades dans mes romans. En même temps, cela fait partie de la vie… Bernard Tremblay, David le frère de Sophie, le père de Cadwell…
Voila. (j’ai jeté un froid ? 😛 )

Dany : Non pas vraiment c’est vrai c’est la vie . 
Maintenant vos personnages … comment avez-vous construit Noah ? Est-il resté longtemps dans votre tête avant d’aller faire un tour sur le papier ?

Vincent : Noah est un personnage qui est venu dans ma tête bien avant que j’écrive le roman

Dany : un modèle familier ?

Vincent : j’avais en tête une idée : et si un type brillant intellectuellement avait un accident et se retrouvait dans l’incapacité de compter sur son intellect et devait compenser son handicap par l’instinct
Non pas vraiment (enfin pas conscient). Il est né d’un concept, le reste est venu après

Dany : donc il existait avant l’intrigue

Vincent : Oui, l’intrigue est née de deux choses : Noah Wallace et la scène du prologue (qui me trottait dans la tête depuis un bon bout de temps)

Dany : un de vos cauchemars ?

Vincent : non, juste une scène qui me trottait dans la tête, venue de je ne sais ou.

Dany : et la journaliste ?

Vincent : L’idée qu’un tricycle dévale une pente et que chacun vaque à ses occupations sans s’en apercevoir

Dany : le Potemkine en Amérique ?

Vincent : Le potemkine pour la mutinerie ? 😛

Dany : non le landau

Vincent : ha ok !

La journaliste est née de l’idée d’avoir deux fils conducteurs
je la voulais aux antipodes de Noah. Solaire, un peu naïve. J’ai conçu son arc comme une descente au enfer

Dany : les femmes, il y en a d’autres autour de Noah

Vincent : Oui, alors elle sont venues spontanément. Rachel pour la romance, Clémence pour faire un miroir déformant à Noah, renvoyant le reflet de l’homme qu’il était avant

Dany : est-ce que vous êtes plus à l’aise quand vous parlez de Noah ou de Clémence ?

Vincent : Pour le tricycle, le point de vue de Clémence n’est pas exprimé.
Je suis en troisième personne à focalisation interne (un il très proche du je), donc je n’ai pas vraiment eu à intérioriser les sentiments de Clémence.
Pour le Brasier, elle avait le droit à son point de vue, c’est différent 🙂

Dany : et vous avez deux personnages en grande souffrance

Vincent : deux seulement ? 😛

Dany😆

Dany : c’est difficile de parler de la souffrance ?

Vincent : Oui, en fait je trouve même qu’écrire sur la violence et la souffrance est assez éprouvant.
Il y avait des moments ou j’étais « mal à l’aise », c’est le prix à payer quand on veut écrire du noir…

Dany : Y a-t-il des souffrances, des violences , que vous ne pourrez jamais aborder ?

Vincent : Aucune idée, je n’y réfléchis pas à l’avance. Mais une fois qu’on touche à l’enfance, je pense qu’on peut tout aborder.

Dany : C’est aussi des messages que vous passez, des alertes

Vincent : Je n’y réfléchis pas forcément à l’avance. J’ai écrit le Tricycle Rouge avec l’optique d’en faire un thriller rythmé et divertissant peuplé de personnages typés. Je pense que les messages ou allégories sont distillés au cours du récit, mais en filigrane, une émanation inconsciente qui a pris forme dans les actions et pensées de mes personnages

Dany : Vous ne l’avez pas épargné Noah ! Un accidenté de la vie médaille d’or !

Vincent : Oui. Il ne faut jamais hésiter à maltraiter ses personnages !

Dany : Parlons-en justement …
Le choix d’en faire un personnage récurrent vous est venu comment ?

Vincent : J’ai hésité. Le tricycle rouge aurait pu être un one-shot

Dany : C’est sur mais maintenant il est là

Vincent : mais j’ai eu beaucoup de gens qui m’ont dit « mais hey !!! tu dois faire une suite !!! » Alors j’ai exploité les quelques zones d’ombres du Tricycle.
J’avais des choses à raconter dans le premier opus que j’ai du laisser de coté. je m’en suis resservi pour la suite.

Dany : donc maintenant il doit s’en sortir à chaque épisode 😉
C’est Aline qui parlera du Brasier plus tard

Vincent : Je ne sais pas. Je n’ai pas tranché. et je ne pense pas tirer sur la corde trop longtemps

Dany : Vous êtes prêt à le tuer ?

Vincent : j’aime bien me renouveler, d’ailleurs le prochain opus sera différent.
Oui, je suis prêt à tout, si l’histoire le justifie
Si on sent le personnage invulnérable, on diminue la tension
« oh c’est le personnage récurrent, il ne vas rien lui arriver »

Dany : le syndrome James Bond ou  Franck Sharko … et l’histoire alors … elle vient de où ?

Vincent : Du prologue. Je me suis dit : D’où vient donc ce garçon sur son tricycle 🙂 … et j’ai remonté le fil… en écrivant.
C’est un cas d’écriture sans plan ou j’avais besoin de me surprendre. Où je devais alterner les phases d’écriture et les phases de recherche.
Et puis j’étais dans le cadre d’un concours, c’était assez intense et j’avais un temps limité pour écrire. Je n’avais pas le choix en fait, haha

Dany : un concours ?

Vincent : oui, concours Fyctia RTL VSD, organisé l’année dernière, et cette année, avec un jury composé par l’éditorial, les journalistes et Michel Bussi en président.

Dany : La reconnaissance fait plaisir à ce stade

Vincent : Oui, c’est grisant pour un premier roman !

Dany : Mais concrètement combien de temps d’écriture et de documentation ?

Vincent : pour le Tricycle 4 mois, tout confondu, mais c’était intense
J’étais en burn out sur la fin, les Week ends y passaient

Dany : Je comprends que Noah devait exister quelque part chez vous avant

Vincent : et toutes mes soirées …
mon petit dernier s’appelle Noah 😆

Dany et Geneviève😮

Vincent : et mon ainé… Clément

Dany😆

Geneviève : oh punaise 

Dany : Ils vont être heureux quand ils pourront vous lire 😂😂

Vincent : oui, haha

Dany : Comment est-ce que l’on sort de cette mise en lumière brusque et soudaine ?

Vincent : Je l’ai surtout vécu à distance !  Le livre a très bien fonctionné en France, mais je n’étais pas là pour en profiter.
Après je n’ai pas l’impression d’être en lumière, juste un auteur qui a écrit deux livres et qui a encore beaucoup à faire 😛

Dany : les retours dans les réseaux sociaux ?

Vincent : Oui, c’est vrai, j’ai tout vécu par les réseaux !
Ça fait hyper plaisir de voir l’enthousiasme généré, mais j’avais peur que cela ne soit qu’un miroir déformant !

Dany : il faut le prendre comme ça vient ! Le plaisir avant tout.

Vincent : Oui. tout à fait

Dany : Vous apportez aussi beaucoup de soins à vos personnages secondaires me semble-t-il

Vincent : Oui, cela me semble important. Un personnage secondaire ne sait pas qu’il est secondaire.
On doit sentir sa présence, sa vie, ses gouts, son caractère. Sinon on le confine à un rôle et outil scénaristique.
Je pense que le lecteur ressent lorsque le décors est en carton pâte.

Dany : Parlons des images, votre expérience dans les mise en scènes vidéo vous sert ?

Vincent : Peut être, mais encore plus mon gout pour le cinéma et le scénario. J’écris comme je « vois » les scènes à travers l’objectif d’une caméra.
Je vois les plans, les séquences. Après l’écriture a un petit plus qui s’appelle « la caméra émotionnelle »
On peut jouer avec les pensées, les introspections. C’est la grande richesse du livre par rapport au film.
D’ailleurs certains écrivains perdent beaucoup en étant portés à l’écran. Je pense surtout à Stephen King, qui passe un temps fou dans la tête de ses personnages, une dimension toujours occultée lors du passage à la pellicule

Dany : Je confirme … On vous a proposé une adaptation ciné ou TV du tricycle ?

Vincent : Non, pas encore. Je ne serais pas contre 🙂

Dany : Avec tous les risques ci-dessus !

Vincent : Oui, je voudrais juste participer au scénario

Dany : sage précaution …
Une dernière question Vincent avant la fin de cette audition

Vincent : Après je connais les problématiques et le formalisme du grand écran. donc…
oui

Dany : Est-ce que vous faites des puzzles ?

Ge😆

Vincent : Oui… et non.
haha
J’aime les casses têtes, mais pas les puzzles comme ceux que fait Tremblay, je n’ai pas la patience
C’est un personnage qui est mon strict opposé (ou presque)

Dany : Et bien je crois que nous avons fait le tour du tricycle … et bien au-delà d’ailleurs ! Il faut que je laisse de la place à mes camarades
Avez-vous quelques choses à ajouter ?

Vincent : Non, sinon merci et bonne fin de journée 🙂

Dany : Merci à vous Vincent pour cette disponibilité et la sincérité de nos échanges.

Vincent : De rien !

Dany : La Patronne a peut-être à dire …
Il semble que non ! Merci encore une fois, prenez soin de vous, la suite c’est dans moins d’une 1/2 heure 😉 Clémence prend le relais à 17h30 et en attendant bon retour dans votre cellule …

Vincent : Ok merci bien, je vais pouvoir en profiter pour boire en verre d’eau 😉
A tout à l’heure.

Dany👍

Ge : Que notre prévenu se repose un peu, Fin de cette deuxième audition.
A tout de suite.

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 4


La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 4

La violence dans le monde du polar et du roman noir : le clap de fin.

Un livre, des interrogations, une idée d’interview qui germe, des auteur(e)s plus que partant, des flingueuses, une Cheffe, une belle expérience avec de belles rencontres.

Vous l’aurez compris la violence, comme bien d’autres choses, n’est pas une science exacte. Elle est soumise au vécu, aux fréquentations, à la sensibilité. Elle peut avoir différentes formes et différents degrés dans son acceptation comme dans sa « réalisation ». Elle peut toucher tout un chacun, malheureusement. « Elle se cache dans tout la violence, et elle n’est pas réservée  à quelques « gens violents » », nous dit Niko.

L’auteur va distiller la violence dans ses romans comme il l’a ressent, l’a vécut, dans ce qu’il se sent capable d’écrire ou non. Barbara souligne « N’oublions pas que si le lecteur subit la violence décrite dans le livre, nous nous la maîtrisons en fonction de notre sensibilité. Je sais, par exemple, que je ne mettrai jamais en scène un pédophile ou un serial killer. J’en serais incapable. ».

Techniquement la violence psychologique est plus « facile » notamment pour nos auteures. Pour la violence physique « il me faut connaître les conséquences des actes. Pour faire vivre la scène il faut la visualiser. Pour embarquer le lecteur il faut être crédible » précise Corinne. Ajoutant « Au-delà de ces données, il faut surtout et avant tout respecter les VRAIS victimes ».

« Il y a mille violences, et il y a autant de façons de les raconter qu’il y a de romanciers » concluront-nous avec Jacques.

Nous sommes ravies d’avoir partagé cette interview particulière avec nos auteurs. Un très grand MERCI à Corinne Martel, Barbara Abel, Niko Tackian et Jacques Saussey pour le temps que vous nous avez gentiment et généreusement accordé.

Merci à Danièle d’avoir bien voulu me suivre sur cette idée. Merci pour son travail titanesque de retranscription des différentes discussions.

Merci à Geneviève d’avoir dit « oui, je vous suis les filles ».

Et merci à vous lecteurs-lectrices d’avoir suivi cette interview hors-normes.

Miss Aline

Vous pouvez retrouvez les 3 premiers épisodes de cette enquête ci-dessous :

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 1

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode  2

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 3