Top lecture 2018 d’Eppy Fanny


Top lecture 2018 des Flingueuses

Top  15 Eppy Fanny

 Coucou Patronne,

Et voici mon Top 15 grâce à Aline et toi qui avaient fait toute la mise en page….

Un travail d’équipe.

Vives les flingueuses

Bises

1 – Mapuche, Caryl Ferey

4ème de couverture :

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours…

 

Avis :

Je n’avais lu de Caryl que Zulu. Un des livres qui m’a le plus marqué depuis que je suis en capacité de lire. C’est dire. J’ai croisé cet auteur il y a deux ans à SMEP sans oser l’aborder. Ceux qui me connaissent comprendront donc l’émotion que Zulu m’avait procuré.

J’ai donc savouré cette lecture comme une friandise de qualité. Car de qualité il est question.

Nous sommes en Argentine, un pays meurtri où la misère et la violence ont laissé de profondes cicatrices. Où la violence bouillonne toujours, du côté des victimes comme de celui des bourreaux dont une grande partie n’a pas été inquiétée.

Le récit de Caryl nous renvoie aux pires heures de la dictature. Aux vols des bébés, dont les géniteurs étaient majoritairement exécutés. Bébés remis à des proches du pouvoir en mal d’enfants. Des enfants devenus adultes, sans passé, sans base pour se construire lorsque la vérité se fait jour sur les « parents » qui les ont élevés.

Une histoire parfaitement documentée qui nous plonge dans l’histoire d’un pays trop souvent méconnu. Une histoire d’une force incroyable qui m’a porté tout le long de ma lecture.

La situation du pays est remarquablement dépeinte 

 

 2 – Rouge arme, Maxime GILLIO

 

4ème de couverture :

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement? Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance. Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

Avis :

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

3 – Islanova, CAMHUG

 

4ème de couverture :

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Avis :

J’ai attendu de voir Nathalie et Jérôme pour acquérir ce livre lors de notre RDV annuel auquel je tiens beaucoup. J’avoue avoir une affection particulière pour les êtres humains qu’ils sont et pour leurs écrits. Cette année ce fut SMEP qui nous a réunis, comme en 2017.

Je l’attendais ce nouveau bébé. Avec impatience. Et j’ai encore patienté pour le découvrir. Comme le meilleur chocolat d’une boite que l’on garde précieusement pour la fin. La rencontre avec « Islanova » s’est déroulée en juillet… Puis j’ai voulu digérer ma lecture avant d’en faire un retour, car, comme toujours, les écrits des Camhug trouvent résonnance en moi. Des soucis de mobilité sont venus retarder un peu plus mon retour. Le voici enfin.

Islanova nous parle de la famille, ici recomposée, et des difficultés pour la conserver unie. Nous parle de la nature, de valeurs, de combat, d’engagements, d’amour, de culpabilité et de vengeance. Et d’une louve qui sait aimer comme seule un animal en est capable : totalement et sans rien attendre en retour.

Et ce roman interroge sur le droit à l’eau qui est loin d’être équitable pour tous.

Cette question résonne d’autant plus lorsque les patrons de grands groupes alimentaires estiment que l’eau devrait être taxée et tiennent de plus en plus fermement ce discours.

Et lorsque l’eau d’une fontaine d’un quartier de Nice est refusée aux SDF au printemps 2018, car ils font tâche pour les commerçants de la dite place.

Double peine donc pour ces personnes qui vivent dans la rue. La solidarité, on en parle ?

Hâte de découvrir la suite de cette histoire dans laquelle j’ai retrouvé avec plaisir Anne Chassin, documentariste de W3, et d’autres personnages de ce cycle que j’avais dévoré. J’ai également découvert mon copain David au fil du récit. Un bel hommage mérité.

Ce roman fait la part belle à un endroit que les auteurs affectionnent : l’Ile d’Oléron. Elle est un des personnages principaux de cette histoire. Il faut dire que ce lieu le mérite.

 

 

 

4 – Block 46, Johana GUSTAWSON

 

4ème de couverture :

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

Avis :

Johana Gustawsson c’est avant tout une rencontre humaine faite lors de la remise des Balais d’Or 2016. Une femme désarmante de simplicité et de gentillesse, avec qui je partage la passion pour la famille, les escarpins et les très bons vins rouges. Lors de notre 1er échange je savais que je rentrerai dans son univers et ne serai pas déçue. C’est chose faite.

Avec Block 46, Johana nous fait voyager dans deux pays quelle connaît par cœur, la Suède et l’Angleterre. Elle nous fait également voyager dans le temps, aux heures les plus sombres de notre histoire, au camp de Buchenwald où l’innommable et pire encore était le quotidien des prisonniers.

Johana nous offre un récit fort, remarquablement maîtrisé, sur un sujet qui concerne au plus près sa famille puisque son grand-père faisait partie des hommes qui ont libéré le camp de Buchenwald.

Le dénouement qu’elle nous a concocté est totalement inattendu. Elle sait tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. Chapeau !

Puis son héroïne Alexis lui ressemble beaucoup et de facto je n’ai qu’une envie : la retrouver dans de nouvelles aventures. Ca ne devrait tarder puisque Mör attend que je me plonge dans ses pages.

Si vous n’avez pas encore lui Block 46, foncez ! Ce livre est un gros coup de cœur.

Johana tu m’as bluffée. Que du bonheur.

 

 

            4 bis – MÖR, Johana GUSTAWSSON

 

4ème de couverture :

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans. Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches… Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Avis :

J’ai attaqué ce roman à la suite de Block 46, et comme souvent j’appréhendais de ne pas retrouver la force du 1er roman lu dans le suivant.

Mais que nenni. Je ne regarderai plus jamais Johana Gustawsson de la même façon. Quel talent !

Une fois encore elle nous entraîne dans une histoire sombre et complexe, dans ce que les souffrances de l’enfance laissent comme trace chez certains. Ceux qui seront dans l’impossibilité de sortir de ce schéma et feront, sans répit, souffrir à leur tour. Comme une vengeance sur l’avenir. Un dû.

Nous retrouvons dans ce récit le duo d’enquêtrices : Emily Roy et Alexis Castells qui vont devoir affronter leur passé pour enfin solder les comptes et avancer.

Comme pour Block, Johana nous fait naviguer entre passé et présent et entre Angleterre et Suède. Cette fois le passé est le Londres du XIX siècle, avec ses quartiers populaires où sévit Jacques l’Eventreur. Une peinture sociale emprunte de réalisme sur la condition des moins nantis et la prostitution qui reste le seul recours pour ces femmes qui n’ont rien ou ont perdu le peu qu’elles avaient dans l’indifférence et le mépris de la bourgeoisie.

Dans ce roman les personnages principaux de Block 46 s’étoffent et se dévoilent pour notre plus grand bonheur. L’auteure nous offre, comme pour son roman précédent, un dénouement absolument inattendu, une chute incroyable. Un livre qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Et c’est rare. Très. Un immense merci.

 

 

5 – Le festin des fauves, Dominique MAISONS

4ème de couverture :

A Neuilly, un notable donne une somptueuse soirée libertine. Les hommes portent des masques de lions ou de chacals, les femmes sont les proies : gazelles ou biches. La fête s’achève dans un jaillissement de sang. L’hôte s’écroule. Un poison lui a fait exploser tous les organes. Qui est ce Judex qui revendique le meurtre et se présente en justicier ? Que viennent faire dans ce puzzle sanglant une maîtresse SM en guerre contre les hommes, trois frères brésiliens qui sèment la mort pour récupérer d’étranges urnes funéraires ?
Quand un nouveau grand ponte succombe aux avertissements de Judex, c’est tout l’appareil étatique et policier qui se retrouve en danger. Le Commandant Rossi sait qu’il est le premier fusible. Pour sauver sa peau, il doit remonter la piste de Judex jusqu’aux plus hautes sphères.

Avis :

J’ai rencontré Dominique Maisons pour la première fois le 19/11/17 via l’association Lire C’est Libre. Lors de nos échanges, je lui avais pris son « festin ». J’ai enfin trouvé un moment pour découvrir son univers, sachant que deux autres de ses écrits m’attendent dans ma Pal… Ami(e)s auteurs ne jamais désespérer.

Que peuvent bien avoir en commun la mort d’un plongeur sous-marin, des bocaux anciens couverts de mystérieux symboles en or, un poison complexe, un bal, une église qui porte bien mal son nom, un antiquaire, un manoir inaccessible ? Des histoires qui se croisent et s’entrecroisent pour composer ce fameux Festin. Et quel festin !

Celui qu’offre Dominique est saignant. Car les morts violentes se succèdent à un rythme soutenu. La violence, le sexe, la cupidité et la folie des hommes en sont la substance. Dominique nous entraîne dans l’ombre des puissants, des intérêts d’Etats (je dis bien Etats et pas citoyens), des intérêts qui ont leurs propres lois et leur propre vérité.

Le dénouement qu’offre Dominique est comme le reste de cet ouvrage passionnant, violent et inattendu. Ou lorsque les consciences s’éveillent… Et s’envolent par pigeons interposés.

J’ai énormément aimé ce livre, tant pour le style, la qualité d’écriture que le sujet abordé.

J’ai hâte de trouver un moment pour un autre RDV avec la plume de Dominique Maison et je vous encourage à le découvrir également.

 

6 – Brutale, J.Olivier BOSCO

4ème de couverture :

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.
Que veulent-ils ? Qui est cet  » Ultime  » qui les terrorise et à qui ils obéissent ?
Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

Avis :

Jacques Olivier Bosco, je l’ai découvert avec son roman « le cramé » que j’avais adoré (cf. ma chronique de l’époque) car j’y avais trouvé des lieux et des ambiances qui me parlaient (et pour cause mon JOB n’est-ce pas) et y étais tombée sous le charme du Cramé.

Que voulez-vous les mauvais garçons sont toujours attirants.

C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman, car j’étais certaine d’aimer. Banco. Encore une fois je suis sous le charme ! C’est rythmé, musclé, sexy. Du grand JOB.

J’ai adoré cette héroïne torturée, qui doit se battre contre elle avant tout. Qui déborde d’énergie et est un électron libre. Qui canalise ses pires pulsions au mieux, à sa façon imparfaite, mais efficace. Et la justice prend le visage de Lise : Le Mal, on le combat.

Je suis désormais impatiente de retrouver cette héroïne (et pas qu’elle Mister JOB) !

Me voilà accro à ton talent l’ami.

Et cette maladie, tout comme celle qu’a Lise, je ne m’en débarrasserai pas.

 

 

7 – Haute voltige, Ingrid ASTIER

4ème de couverture :

«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi ?» Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache… Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache ? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours. De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko ?

Avis :

J’ai découvert l’auteure via ce roman. Jamais lu auparavant et jamais rencontrée (pour le moment).

Ce livre m’a scotchée par la qualité et la maîtrise de l’écriture. Il y a longtemps que je n’avais pas été autant emballée par un roman, même si j’en ai lu de bons récemment.

Ingrid Astier nous offre un récit prenant avec des personnages forts et attachants. Il est impossible de ne pas avoir d’empathie pour ce serbe solitaire et écorché vif et ce policier qui a du mal à trouver du temps pour ce qu’il y a de plus important : sa femme et ses filles.

Puis il y a les femmes de cette histoire, sensuelles et différentes à la fois (Ylana, Myriam et Tamara).

Mais avec un point commun : une force extraordinaire.

La fin du roman m’a laissé une drôle de sensation. Elle laisse présager une suite afin de connaître les tenants de certaines actions… Je refuse de me fier à la parole d’un indic.

Que voulez-vous j’ai foi en l’Humain.

Ingrid, par pitié, dis-moi que l’indic est un fumiste !

 

8 – Féroce, Danièle THIÉRY

4ème de couverture :

Une enquête du commissaire Edwige Marion.
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

Avis :

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

De plus…Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

 

9 –  Kiaï, Alexandra COIN & Eric KWAPINSKI

4ème de couverture :

Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l’une des jeunes filles, est placée d’office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l’exception des morts qu’il a laissés derrière lui et des années qu’il a passées dans la Légion comme tireur d’élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s’est désormais retiré. Jusqu’au jour où Peter Wolff, son vieux complice de randonnée, biker au look de Viking et prêtre défroqué, va attirer sur eux les foudres d’un groupe activiste catholique. Les méthodes de l’Inquisition renaissent de leurs cendres. En quoi cette croisade mortelle concernerait Marie ? Pourquoi elle seule pourrait y mettre un terme ?

 

Avis :

J’ai rencontré ce couple d’auteurs lors du salon de Nemours 2017. Une vraie belle rencontre en particulier avec Alexandra Coin , pour notre amour commun pour la nature et la vie simple et nos souvenirs d’enfance. Ils nous ont réunies ; Comme une évidence.

A l’époque il présentait leur 1er opus à 4 mains « la loi du talion », que je n’ai hélas pas lu.

La lecture de Kiaï m’a donné le désir de le faire pour mieux appréhender le personnage central de ce roman, héros du précédent.

Mais l’on peut tout à fait lire ces romans de façon individuelle, car les histoires sont distinctes.

Alexandra et Erik nous offre un roman fort sur les dérives sectaires, le pouvoir, la culpabilité, la vengeance et la folie. Mais c’est aussi une ode à cette magnifique région de l’Aude.

Les bruits et les odeurs de ces vallées, montagnes et forêts, m’ont accompagnée pendant toute ma lecture. Une immersion totale. Un vrai bonheur de lecture et un twist final génial. Merci à vous deux. Doublement.

 

10 – Les loups et l’agneau, Christophe DUBOURG

4ème de couverture :

1981

Borg traque inlassablement sa princesse. Il a l’espoir de trouver en de très jeunes filles la pureté et l’innocence auxquelles il aspire tant. Mais, invariablement, ses proies le déçoivent. Surgit alors Slavko, son double diabolique. Lui se charge du sale boulot. Pour multiplier les chances de trouver une véritable princesse, Borg décide de gagner une grande ville : Caen. C’est là que son destin croise celui de Jean. L’homme est un ancien mercenaire aguerri rongé par les fantômes de son passé. Sa nouvelle cible ? Robert Chevallier. L’homme est marié et père d’Alice, huit ans et demi. En acceptant ce contrat, le tueur d’élite ne se doutait pas qu’à son tour, il deviendrait une proie.

Avis :

 Christophe Dubourg, je l’ai rencontré à Noeux les Mines pour l’édition des Mines Noires 2017 où il avait déjà été mis dans la lumière.

Je l’y ai retrouvé avec plaisir cette année et nous avons fait une colo dissipée ensemble. C’était en mai chez les irréductibles Bretons de Plaine-Haute.

Ce livre-là, j’avais très envie de le lire depuis sa parution. C’est chose faite.

C’est un 1er roman prometteur avec quelques maladresses inhérentes à un premier roman, et qui, pour ma part, me le rendent encore plus attachant. Un très bon moment de lecture.

De plus Christophe nous offre un final inattendu et une histoire très sombre.

A découvrir de toute urgence

 

11 – Comme de longs échos, Elena PIACENTINI

4ème de couverture :

Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Avis :

J’avais jusque-là croisé Elena Piacentini sur plusieurs salons, mais n’avais pas encore découvert son univers littéraire malgré l’insistance de Geneviève Van Landuyt

Le moment de notre rencontre est enfin arrivé et voici mon retour sur le 1er roman d’Elena lu. Il m’en reste trois dans ma Pal…

Elena nous offre des personnages complexes, meurtris et attachants. Une histoire plausible et documentée. Cette fiction a été inspirée à l’auteure par un fait divers.

Les descriptifs de Lille, ville que j’aime, m’ont fait adhérer de suite à l’histoire, car connaissant les lieux, j’y étais totalement immergée, le récit prenait plus de force.

Comme un écho…

L’enquête aboutira, et un dénouement inattendu se fera jour.

Pour ma part, j’ai envie de retrouver cette équipe policière pour mieux la connaître et savoir, enfin, d’où provient la phobie de Mathilde. Il faudra bien qu’a un moment elle affronte ses souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Sa personnalité ne peut pas, à terme, se satisfaire de compromis.

 

            12 – Je servirais la liberté en silence, Patrick AMAND

4ème de couverture :

La veille du Festival International du Mime de Périgueux, son directeur artistique, Axel Blancard, est retrouvé sauvagement assassiné dans un jardin du centre-ville. Le monde artistique est en émoi et la police piétine. Il n’en fallait pas plus pour revigorer Gregorio Valmy, détective privé déprimé, en vacances dans la capitale périgourdine au moment des faits. Quelques discussions avec des érudits locaux et quelques rencontres insolites suffisent à l’enquêteur pour comprendre que cette affaire n’est pas banale. D’autant qu’Axel Blancard n’est autre que le petit-fils d’une des figures locales de la Résistance et frère du candidat socialiste à l’élection législative partielle : il n’en faut pas davantage pour qu’un passé douloureux ressurgisse…

Avis :

Je découvre cet auteur par ce livre qui est son troisième roman.

J’y fais la connaissance de son détective Grégorio Valmy originaire, comme l’auteur, de Poitiers.

 Ce roman nous replonge dans l’ambiance puante du 93 de la rue Lauriston. Nous permet de revoir à l’œuvre Henri Lafont et sa bande de voyous. De découvrir le parcours d’Alexandre Villaplane, qui de Capitaine de l’équipe de France de football est devenu l’un des pires collabos, membre actif de la BNA. La BNA (Brigade Nord-Africaine), créée par Lafont, est un ramassis de voyous de la pire espèce ayant rejoint la Gestapo pour leur enrichissement personnel. Ce roman nous fait découvrir les exactions commises en cette fin de guerre par cette troupe d’hommes sanguinaires et sans moral qui ont tué et torturé femmes, enfants et vieillards en plus des résistants.

Nous allons constater que le communisme très présent en France, et en particulier dans ce Périgord « rouge » surnommé la Petite Russie en 1944, inquiète et est sous surveillance.

Cette montée du communisme conduira le gouvernement français à lancer le 7 septembre 1950 l’opération « Boléro-Paprika » visant à arrêter les principaux dirigeants communistes espagnols établis en France et les communistes d’autres nationalités, membres supposés de la cinquième colonne.

Nous allons également découvrir, sans surprise, que les méchants ne sont pas tous punis et que l’Etat français, lorsque le nouvel ennemi est devenu de couleur rouge et que la paranoïa était à son comble pendant la guerre froide, en a recruté bon nombre.

Pour ma part j’ai découvert ce qu’étaient les réseaux Stay-behind *.

En revanche je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. La période contemporaine du début, les descriptifs d’une ville que je connais par cœur, tout comme la Région, étaient pour moi trop longs je m’y perdais et m’y ennuyais. Je pense que c’est dû justement au fait que le roman se déroule « chez moi ».

En revanche j’ai été passionnée par toute la partie historique remarquablement documentée qui a fait écho à mes souvenirs personnels pour partie, mes deux grands-pères ayant vécu cette période, mes grand-mères également, qui ont pris des risques fous pour nourrir les maquisards qui se terraient dans les bois…

J’y ai également appris beaucoup sur cette période et ce qui en a découlé*.

Je vous suggère, à la lecture de ce roman qui mêle personnages fictifs et réalité, de pousser vos recherches personnelles. Des notes de l’auteur en fin de roman vous donnent de bonnes pistes à approfondir. Il y en a bcp d’autres lorsque l’on creuse.

Pour conclure, et c’est personnel, j’aurais préféré un roman purement historique. J’ai eu du mal à adhérer aux personnages contemporains du récit.

Mais comme toujours cet avis n’engage que moi et il me semble judicieux que vous vous fassiez le vôtre.

 

                13 – les sanglots de pierre, Dominique FAGET

4ème de couverture :

Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.
En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.
Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région  ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…

Avis :

Dominique Faget nous entraîne une fois de plus en Gironde pour cette nouvelle aventure qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire.

Des secrets de famille inavouables ne demandent qu’à resurgir et la vérité est un dû pour celui qui a vécu le pire.

Dominique nous offre un récit qui nous parle de notre histoire dans ce qu’elle a de pire.

De ces horreurs commises par des « bons français » animés par la haine, la bêtise, la cupidité et l’envie et qui ont, sciemment, au mieux aidé, au pire participé, à la mort d’hommes, de femmes et d’enfants. Elle nous parle de ces secrets, enfouis par commodité, et qui font exploser des familles.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Merci à Dominique Faget et aux Editions City pour leur confiance. Le roman sort officiellement aujourd’hui. RDV dans vos librairies.

 

 

            14 – Les corps brisés, Elsa MARPEAU

 4ème de couverture :

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

Avis :

 Ce récit est inspiré d’un fait divers réel qui est survenu dans l’Yonne dans les années 1980, ce qui lui donne une force supplémentaire, si nécessaire. Même s’il s’agit d’un thriller, le roman fait avant tout réfléchir sur la place des handicapés dans notre société et le regard que nombre de gens « normaux » portent sur eux. Il nous interroge également sur la façon dont nous ferions face si demain les gestes les plus simples de notre vie, que l’on considère comme acquis, devenaient un défi quotidien.

Car lorsque l’on perd la capacité de se défendre dans ce monde de performances on devient une proie, une victime. Une marchandise. Et l’on en est réduit à ça. Jusqu’à la mort. Car il y aura toujours des profiteurs et prédateurs de tout crin dont la jouissance passera par la souffrance (morale et/ou physique) qu’ils pourront affliger aux plus faibles en toute impunité.

Mais Clémence a réveillé en Sarah le goût de vivre… Le rouge sang coulera, éclaboussera les murs de la cave, le rouge feu flambera, mais le jaune soleil et le bleu des montagnes seront les plus forts et éclaireront l’horizon.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui fait la part belle au courage et à la détermination.

Je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour.

 

            15 – Blackstone, Guillaume RICHEZ

4ème de couverture :

Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

Avis :

 En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

 

 

Tout le monde aime Bruce Willis – Dominique Maisons


Le livre : Tout le monde aime Bruce Willis de Dominique Maisons.  Paru le 5 avril 2018 chez La Martinière dans la collection Fiction. 20€90 ; (390 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Tout pour être heureuse… vraiment ?

Dans les coulisses poisseuses du rêve américain, il ne fait pas bon être une actrice prometteuse.
Rose Century a vingt ans et pèse déjà des millions de dollars au box-office.
Beaucoup tueraient pour prendre sa place.
Au-delà de ces apparences, la vie de Rose n’a pourtant rien d’enviable. Un agent qui la manipule comme une enfant ; des réalisateurs qui se comportent en prédateurs sexuels ; des amis d’enfance qui sombrent dans la drogue ; une mère qui lui fait porter ses ambitions manquées ; un père milliar daire qui la méprise.
Et une soeur, morte dans des circonstances troubles.

Rose n’en peut plus, elle veut fuir ce cauchemar doré. Mais Los Angeles ne peut pas la laisser disparaître. On a besoin d’elle pour servir la machine à rêve, et les ambitions électo rales de son père.
Alors, si Rose pose problème… Il va falloir trouver très vite la solution.

L’auteur : Dominique Maison est né  Paris , le 06 août 1971. Il a été éditeur de presse, traducteur de bande-dessinée, a travaillé 10 ans dans la musique, a coproduit un long métrage des DVD. Bref un vrai touche à tout !

Auteur déjà couronné des prix VSD du Polar 2011 et Prix Griffe noire du meilleur roman historique 2016, digne héritier d’Hervé Le Corre ou Dennis Lehane, Dominique Maisons confirme son talent protéiforme en nous offrant son premier grand  » roman américain « , au suspense vertigineux.

Citation :
Je ne blague pas, je n’accepte pas qu’on détourne mon image ! Dites que c’est un montage ou je quitte le plateau tout de suite !

 

Le post-it de Ge

Rose a connu la célébrité très jeune, elle cartonne au box office, on pense à elle pour une série exceptionnelle qui devrait détrôner Games of Trône. Rose est riche à million mais n’est pas heureuse pour autant. Non trop de failles font de cette jeune actrice une femme fragile. Pour autant nous sommes à LA, mieux à Hollywood ou encore à Berverly-Hills, alors il faut faire bonne figure. Alors Rose abuse de stupéfiant pour tenir le coup. Drogues et alcool sont son quotidien ! Le crédo de Rose disparaître et pourtant…

A travers le prisme d’Hollywood Dominique Maisons égratigne le rêve américain. Bien sur le star système, et tous les cotés clinquants de la chose. Mais l’auteur écorne ses dérives et elle sont aussi ici critiquées ouvertement .  En effet, ce polar écrit avant l’affaire Weinstein, Dominique Maison y dénonce déjà les conditions de travail des actrices, les avances des réalisateurs, les abus des producteurs. Dans une industrie qui produits des profits énormes mais où les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes. Où elles sont des produits de consommations, où il leur est interdit de vieillir !

Mais… C’est toute la société américaine qu’il écorne au passage. La politique de Trump, forcément ! La bienpensance aussi est égratigné. Et sous des dessous acidulés, l’auteur nous fait passer d’un sentiment contradictoire à un autre. Il nous bouscule, nous fait rire on pourrait presque passer du rire aux larmes juste en tournant une page de ce roman grinçant à souhaite.

Et oui je l’affirme, ce roman noir est féministe et c’est un avis plus que personnel mais qui a été présent tout au long de la lecture de celui-ci. Et non être féministe aujourd’hui c’est plus ringard et le féminisme tel qu’il est pratiqué ici est assez jouissif en fait !

Merci monsieur Maisons d’avoir osé cela dans ce roman et d’autre chose savoureuses encore.

 

Autour du polar, mon petit retour du Salon du livre de Nemours


Autour du polar, mon petit retour du Salon du livre de Nemours

  

le Salon du livre de Nemours (77). AUTOUR DU POLAR se tenait  les 27 et 28 janvier dernier à la Salle des Fêtes de Nemours.

J’y étais le samedi de 14h à 19h.

Voici mon petit retour.


Autour du polar, mon petit retour du Salon du livre de Nemours

Les flingueuses s’étaient donné rendez-vous à Nemours.

Ophélie, Eppy Fanny et Cécile étaient toutes les trois tout le week-end sur le salon.

Cécile en tant qu’auteur, Eppy et Oph comme envoyées spéciales.

Je me devais donc de les soutenir.

C’est vrai aussi que j’ai promis à Florence ( La gentille organisatrice) d’être là.

Forcément entre bibliothécaires

 

Tout au long de la journée il y eu donc des Chasses aux livres.

Le premier livre lâché fut celui de Kate Wagner

Kate que je rencontrais pour la première fois

Une très belle rencontre facilité par notre Cécile.

 

Qui dit chasse aux livres dit  heureuses gagnantes

Les livres suivants furent ceux de Cécile Pellault et Sacha Erbel

Là aussi nous avons deux gagnantes heureuses

Et en plus « Le brouillard d’une vie« est tombé dans les mains de notre pote Mélie.

J’avoue que je suis impatiente d’avoir son retour.

 

Bon mais les salons c’est fait aussi pour revoir des auteurs que l’on adore

 

Notre Eppy Fanny et René Mansor

Patrick Nieto qui je l’espère viendra bientôt nous raconter son premier roman à la bibliothèque pour un apéro polar. Il est déjà venu mais comme spectateur et très gentiment il a accepté de passer de l’autre coté. Notre auteur, commandant de police a des choses à nous avouer !

Stéphanie Lepage, que j’ai connu avant qu’elle ne devienne auteure. Fière de son parcours je suis.

Mes copines, outres que ces jeunes femmes soient des auteures de talents, ce sont en plus de super nanas. Elles sont vraiment trop cool. De gauche à droite : Cendrine Nougué, Gaëlle Perrin et Sonja Delzongle.

Ma Sacha. Mon gros coup de coeur de l’année 2017. J’adore cette nana. Et surtout j’attends avec impatience son deuxième opus !

Alors mon Cicé, Ce mec a une énergie de dingue. Il est incroyable sur un salon mais pas seulement sur les salons. Bon alors monsieur Cicéron Angledroit, tu m’as promis un déjeuner !

John-Erich Nielsen, que j’avais eu le plaisir de rencontrer par deux fois à Saint Maur en Poche. Cela m’a fait plaisir de le revoir ici.

Une grande dame du polar ! Maud Tabachnik . J’adore son énergie, sa gentillesse et son talent. Elle a libéré le thriller français bien avant les Thilliez et les Chattam. Respect Madame

Les représentants de la team Flamand Noir Sébastien Lepetit et Didier Fossey. Deux sacrés joyeux drilles ces 2 là !

Je ne pouvais pas ne pas allez saluer monsieur Henri Girard. Le très sympathique Henri

On retrouve Cendrine et sa Guilde des Merlins.

Ben forcément, j’ai passé beaucoup de temps avec notre Cécile. Cécile Pellault, notre auteure flingueuse. Sans doute ma plus belle rencontre depuis bien longtemps !

Je t’adore ma Cécile

Bob Garcia . The Bob ! Que dire de ce mec ? Un touche à tout de génie. Un spécialiste du polar aussi ! Un bourreau de travail !

Ah ma Gayelle ( Gaëlle) et dame Sonja. Que de fou-rire avec ses deux là !

Maud à nouveau mais avec Nadine Monfils. Nadine, une grande dame incontournable du polar mais pas que … J’adore cette nana. C’est une pure artiste. Elle a une palette inouïe de talent. Et joue sur plusieurs tableaux avec talent. Tour à tour auteure, scénariste, réalisatrice, peintre et j’en passe

La team des populaires. Les auteurs qui font que l’on se déplace sur un salon. Ceux avec qui on veut une photo. En bas, Armelle Carbonel et Dominique Maisons De droite à gauche. Jacques Saussey, René Mansor, Claire Favan, Olivier Norek et Jean Luc Bizien.

Que dire de ineffable Stanislas Petrosky. Ce mec est inépuisable avec ses nombreuses casquettes. Editeurs, directeur littéraire, auteur de blanche et de noir. de comédie policière aussi. On plus c’est un mec en or.

J’y est retrouvé aussi

Mark Zellweger; Mark était venu me rencontrer à la bibliothèque lors d’un de ses déplacement à Paris. je me devais pas d’aller à mon tour à sa rencontre.

J’ai retrouver aussi

Nick Gardel. Après une première rencontre à Mulhouse au Festival sans nom. Ce fut les retrouvailles. Nick entouré de 3 flingueuses. Oph, Cécile et Moi !

Et aussi

Sandrine Destombes. Ici entouré de Cécile, Sacha et moi. Sandrine je l’ai rencontré pour la première fois dans ma bibliothèque. Elle était venu assister à l’Apéro Polar de Sacha. Ce fut notre seconde fois donc !

Je retrouvé avec Plaisir David Coulon, un touche à tout de génie lui aussi. Il a un talent fou et il ne le sais même pas ! J’ai hâte de le lire à nouveau ! David c’est un auteur, mais aussi un comédien, un metteur en scène et pleins d’autres trucs  Et un mec adorable en plus J’adore ce type. Et j’attends avec impatience son 3e opus; 

 

 

Mais les salons c’est aussi fait pour rencontrer de nouveaux auteurs.

 

Marek Corbel avec qui j’étais en contact par mail. Qui aimerai être lu par les flingueuses, mais qui a aussi un peu peur de leur retours. Belle rencontre avec un auteur que j’ai lu mais pas encore chroniqué. Mais ça ne saurai tarder !

Romain R Martin. Son 1e roman fait débat, Aussi ai-je envie de le découvrir. Il se pourrait bien aussi que j’aille à nouveau à sa rencontre leur du prochain salon du livre de Paris.

Jean-Michel Lecocq. Eppy Fanny n’avais conseillé de lire 24, un de ses précédents livres. J’avais découvert une belle plume et aimé ce polar historique. Je compte bien lire son dernier opus, un charmant petit village paru chez Lajouanie et que j’ai dans ma PAL !

Encore un auteur Lajouanie ! Malik Agagna. Son livre « Du passé faisons table rase est aussi dans ma Pal ! Et je fais confiance à Jean Charles Lajouanie (l’homme debout sur la photos) pour me faire encore découvrir une nouvelle plume de talent. Sacré dénicheur que notre éditeur.

J’ai enfin pu rencontrer Jeanne Faivre d’Arcier, j’ai lu son titre sorti chez Millady l’an dernier. Bon ok j’ai pas pris le temps de vous en parler. Mais il en reste que grace à celui-ci j’ai fait la connaissance d’une charmante personne ! J’espère que l’on aura l’occasion de remettre ça Jeanne

J’ai rapidement saluer Laurent Malot. Je sais le revoir la semaine suivante !

J’ai enfin fait la connaissance de Marc Voltenauer, un des chouchous de notre psychopathe du polar Marie Nono..  Enfin c’est pas tout à fait vrai puisque j’étais aller saluer notre auteur l’an dernier au salon du livre de Paris. Quand les auteurs suisses sont en France.

 

En plus Marc en a profité pour ne présenter Louise, son éditrice en France. Trop cool ça !

Je suis allé saluer Jean Dardi qui m’a gentiment envoyé ses deux polars sans m^me que je ne lui demande rien ! J’ai lu le premier, pas encore pris le temps de lire le second ! Mais rien n’ai perdu !

Et j’ai enfin rencontré

Laurent Loison. Il était temps, mes potes auteure et flingueuse m’arrêtaient pas de m’en parler.

 

Laurent en bonne compagnie avec Sacha Erbel et Ophélie.

 

Les salons c’est aussi les copains lecteurs zé blogueurs

Et ça donne ça !

 

 

 

Des super moments et des fous rires nombreux.

Aussi bien entre nous qu’avec les auteurs de polars qui ne sont pas les derniers à se marrer !

Et je ne peux que saluer tout le boulot abattu par l’équipe de la bibliothèque de Nenours avec à sa tête Florence Couvreur-Neu, secondé par Isabelle mais aussi Virginie … Bravo les filles vous êtes topissimes !

Du monde, de la bonne humeur,  une première journée de salon au top.

Merci à @Ophélie, @Mélie, @Eppy et @Cécile pour les photos.

Top 10 des flingueuse, 9 : Top 10 du Porte Flingue 1


Top 10 des flingueuse, 9

Top 10 du Porte Flingue 1

Les Polars Français


Je vais vous présenter mes chouchous de 2017

Une quinzaine d’auteurs qui ont chacun à leur manière su me toucher, me surprendre, m’intriguer, me bouleverser.

Quinze auteurs français comme autant de mois de l’année.

(Et oui,un peu de poésie dans ce monde noir… Et nous aimerions tellement avoir plus de temps pour lire !)

Un top 10 sous forme de Top 15

En rouge, je vous propose mes petis avis


1 : Sandrine Collette

Les larmes noires sur la terre  de Sandrine Collette

 

Les larmes noires sur la terre  de Sandrine Collette

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

« Ce livre a une vraie puissance de feu. Elle a beaucoup de talent Sandrine Collette » « Cette sombre histoire émeut grâce à ses remarquables portraits de femmes luttant contre la misère. » « C’est un roman qui remue les tripes. Une claque d’humanité. Bref c’est un petit bijou. J’adore ! »

 2é ex aequo : Elena Piacentini

Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini

Aux vents mauvais de Eléna Piacentini

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.
Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

Comme de longs échos  de Eléna Piacentini

Comme de longs échos  de Eléna Piacentini

Une femme est retrouvée par son mari étranglée dans son lit. Leur fils de quelques mois est introuvable. Un ancien policier sort de sa retraite pour enquêter sur cette affaire qui lui semble bien trop similaire à une autre qu’il a menée plusieurs années auparavant. Cela l’amène à faire la rencontre de la mystérieuse capitaine Mathilde Sénéchal.

  L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien.
Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire.
À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…
Prix Transfuge du meilleur polar français 2017.

2e ex aequo : CamHug

Ilya Kalinine  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle. D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas. Et pourtant, Ilya Kalinine a existé. Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire. Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté. Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour. Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire. Ou alors, nous sommes tous des monstres.
Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance.
Nathalie Hug et Jérôme Camut offrent un récit très sombre des origines d’Ilya Kalinine, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle. Ilya Kalinine le criminel qui hante la trilogie W3, dont le premier volet, Le Sourire des pendus, a obtenu le Prix des lecteurs policier du Livre de Poche.

Islanova  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

Islanova  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

3 ex aequo: Olivier Norek

Ce polar est monstrueusement humain,  » forcément  » humain : il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, il y a juste des peurs réciproques qui ne demandent qu’à être apaisées. 
Bouleversant

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

3 ex aequo : Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Au coeur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancoeurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

C’est noir mais tellement beau !! C’est ….. Je n’ai pas de mots …. on monte en puissance ! C’est … Une merveille ce livre. Un pur chef d’oeuvre.

 Rien d’autre à rajouter

 4 : Dominique Maisons

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons

Un thriller d’atmosphère envoûtant et sanglant. L’Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max: lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres –, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

Dominique Maisons a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.

5  : Nicolas Lebel

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel 

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel 

Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale

5 ex aequo : Niel Colin

Seules les bêtes de Niel Colin

Seules les bêtes de Niel Colin

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.

Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le coeur des hommes.

Une voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée. Sa conductrice a disparu. Les gendarmes recueillent des témoignages qui révèlent, chacun, les lourds secrets d’une vie. Dans ce roman noir et social la vie est rude, les fermes sont isolées, les paysans taiseux. Et il y a aussi ce vent qu’on appelle « la Tourmente ». Ici l’humanité apparaît avec ses petites mesquineries, ses errances insaisissables, ses ténèbres insoupçonnées. Amer, voire grinçant, mais profondément humain.

 

 6 : Hervé Jourdain

 Femme sur écoute  de Hervé Jourdain

Femme sur écoute  de Hervé Jourdain
Où jeux politiques, sexe et sécurité trouvent matière à s’écouter. Et, sur un malentendu, à s’entendre. Par un flic-écrivain lauréat du Prix du Quai des orfèvres.
Manon est strip-teaseuse et escort girl dans le quartier du Triangle d’or à Paris. Elle vit avec sa soeur, étudiante en philo, et le bébé qu’elle a eu avec Bison, incarcéré en préventive pour un braquage raté. Manon ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Le plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie.
Pôle judiciaire des Batignolles. Les enquêteurs de la brigade criminelle, tout juste délogés du légendaire 36 quai des Orfèvres pour un nouveau cadre aseptisé, s’escriment à comprendre pourquoi chacune des enquêtes en cours fuite dans la presse. Compostel et Kaminski sont à la tête d’une jeune garde, qu’a récemment rejointe Lola Rivière. Absences répétées, justifications aux motifs évasifs… La réputation de l’experte en cybercriminalité n’est pas brillante. Compostel a malgré tout décidé de lui accorder sa confiance en lui remettant pour dissection l’ordinateur de son fils, suicidé trois ans plus tôt.
Sexe, politique, sécurité… Et des morts sans connexions apparentes. Au plus près du réel, en s’appuyant sur le système des écoutes téléphoniques, Hervé Jourdain bâtit une intrigue à l’architecture saisissante, doublée d’un portrait (à l’acide) de son époque.

 7 : Michaël Mention

 Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

A Cotton Warwick, village coupé du monde dans l’outback australien, les habitants survivent plus qu’ils ne vivent, partageant leur quotidien entre chasse au kangourou et soirées au pub. Mais une série de morts suspectes commence à bouleverser leur vie.

« Ici, il n’y a rien. Excepté quelques fantômes à la peau rougie de terre, reclus dans le trou du cul de l’Australie. Perdus au fin fond du Northern, ce néant où la bière est une religion et où les médecins se déplacent en avion. »

Australie, Territoire du Nord.

Dans l’Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l’autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

 

La voix secrète de Michaël Mention

La voix secrète de Michaël Mention

Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.

8 : Elsa Marpeau

Les corps brisés de Elsa Marpeau

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une «spéciale», elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le «docteur Lune».
Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien…
Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

 8 ex aequo Ingrid Astier

Haute voltige  de Ingrid Astier

 

Haute voltige  de Ingrid Astier

Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache…

Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée.

Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours.

De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

Ingrid Astier nous livre avec Haute Voltige un récit romantique, fiévreux et épique, dans lequel le roman policier croise le roman d’aventures.

9 : Johana Gustawsson

Mör de Johana Gustawsson

Mör de Johana Gustawsson

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair. Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation. Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

9 ex aequo : Sonja Delzongle

Récidive de Sonja Delzongle

Récidive de Sonja Delzongle

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
A New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?
La confrontation est inévitable.
Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

 

10 : Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.
Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

« C’est émouvant, c’est palpitant » « Un excellent polar bien noir. Si vous aimez Braquo, Toxique est fait pour vous ! »

 

 10 ex aequo Gérard Coquet

Connemara black  de Gérard Coquet

Connemara black  de Gérard Coquet

La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille… C’est également le nom d’un ancien groupe armé de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise. Mais c’est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l’ouest de l’Irlande.

Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu’un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s’est engagée dans la Garda, la police locale.

Mais lorsqu’une série de meurtres balaie la ville de Galway, c’est elle que le commissaire Grady choisit d’envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes.

Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui – entre terres désolées, légendes d’un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords – veille dans l’ombre… Mais sur quoi veille-t-il ?

Ici les hommes sont comme leur terre, coriaces et rugueux… Avec une intrigue au cordeau Gérard Coquet nous embarque dans une Irlande où les fantômes du passé se mêlent à la tourbe et au sang !

10 ex aequo

Retour à Duncan’s creek  de Nicolas Zeimet

Retour à Duncan’s creek  de Nicolas Zeimet

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d’enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi.

C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt- dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire.

Mais de Los Angeles aux montagnes de l’Utah, à travers les étendues brûlantes de l’Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l’équilibre fragile de leurs vies.

Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n’auront alors plus d’autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d’ombre qui les habite… et à se confronter à leurs propres démons.

Magique, puissant, rock, c’est le genre de roman noir que vous n’avez pas envie de terminer, de ceux qui laissent des traces indélébiles… Superbe !

Voilà vous avez entre vos mains ma première sélection.

D’ici la fin du mois, vous aurez la suite de mes top 10.

D’abord les premiers polars, premiers ou deuxième parfois.

Et enfin j’essaierai de vous proposer quelques romans étrangers.

Mais normalement demain c’est « Auteur à l’Honneur »

Ou alors ce sera après demain….

A bientôt donc pour tout cela et aussi nos chasses aux livres et autres petites activités.

Mon Festival sans nom, un samedi matin riche en émotions


Coucou mes polardeux,

Oui je reviens une nouvelle fois sur le Festival Sans Nom.

Je sais, je vous en ai déjà beaucoup parlé

Mais le Festival Sans Nom, je ne m’en remets pas !

Le festival Sans Nom, je ne m’en remets pas aussi je vais essayer de vous le faire vivre comme je l’ai vécu sur le moment. Je vais essayer de partager avec vous mon Festival Sans Nom.

Alors mon week-end à Mulhouse a débuté dès la gare de Lyon mais ça je vous l’ai déjà raconté. Si vous avez zappé, c’est pas grave, vous pouvez le retrouver ICI, Le Festival Sans Nom mais pas sans Emotions.

La soirée du vendredi à peine digérée, dès potron-minet en ce samedi matin, nous voilà partis pour un petit déjeuner blogueur. Et qui dit petit déjeuner dit café noir que nous avons préparé avec amour avec mon ami Domi.

Et, oui, visiblement les polardeux et les auteurs de polar marchent au café dès le matin. De mon coté c’est de viennoiseries dont j’avais peur de manquer.

A 8H30 préparation du petit dej. Blogueurs

Dés 8h30 nous étions donc déjà dans les locaux de la Société Industrielle de Mulhouse (SIM) à préparer ce petit dej pour nos copains blogueurs. Mais aussi pour deux auteurs de polar, Sire Cédric et Jérôme Loubry venus à notre rencontre, et d’une éditrice, Caroline Lépée des éditions Calmann Levy.

A 9h00 démarrage des hostilités entre amis

Une heure trente à papoter des relations entre blogueurs, éditeurs, auteurs. Qu’apportent les blogs en plus aux auteurs. Quels bénéfices tirent les maisons d’éditions des chroniques de blogueurs. Quels sont les liens qui nous unissent chacun d’entre nous avec celles-ci. Des échanges foisonnants, des expériences diverses , des approches différentes. Chacun a pu s’exprimer et ce fut passionnant.

Le petit dej terminé, j’avais décidé de commencer mon salon du polar par une série d’interviews croisées qui se déroulaient dans la même salle de la SIM

A 10H30 je me trouvais donc au première loge pour une entrevue entre Martine Nougué et Stéphane Pair.

Je connais bien Martine Nougué que j’ai reçu pour un de mes Apéro Polar. En revanche, Stéphane Pair a été pour moi une vraie découverte. C’est un peu grâce au FSN et à son prix du polar que j’ai lu le premier roman de cet auteur. Une lecture particulière mais je vous en reparlerai bientôt !

Les deux auteurs nous ont fait part de leur façon de travailler, de construire leurs intrigues, de mettre en chair leur personnages. Et pour le coup, leurs approches sont souvent différentes.


Pourtant…Ces deux là ont développé une belle complicité durant cette interview alors qu’ils ne se connaissaient pas

A 11H, rendez-vous avec mon ami Yvan qui recevait Karien Giebel et Sire Cédric.

Avant de démarrer l’entretien, Cédric veut un selfie avec la salle comble pour l’occasion. Il faut dire que ces deux auteurs ont une large audience et des lecteurs plus que fidèles.

Et comme dit Yvan : « (on remarquera les zigotos Geneviève, Isabelle, Dominique et David qui font les marioles à droite) » 😉

Sinon après nous avons été sage et écouté avec attention nos deux auteurs.

D’ailleurs mon ami David a été tellement attentif qu’il a pris des notes en live de la rencontre Et vous pouvez tout savoir de cette entrevue en suivant le Lien vers la retranscription en « live » de l’interview Karine Giébel / Sire Cédric, par le blog C’est contagieux

A 11h30 : Yvan poursuivait ses entretiens avec Elena Piacentini et Dominique Maisons.

Là, il a été question de fait divers. Et ces deux auteurs ont su nous faire partager leurs univers respectifs à travers le prisme du thème majeur du salon.

A 12h00 je ne pouvais manquer l’entretien croisé entre Sandrine Collette et Cloé Mehdi.

Une entrevue menait de main de maître par Caroline Noël. Mais si vous la connaissez Caroline, elle a éte une de mes dames du noir le mois dernier. Ici et là 

Bon, perso j’ai kiffé cette table ronde entre deux mondes qui s’affrontent. Deux surdouées du noir français. Deux auteures qui raflent les prix littéraires ces dernières années. Deux de mes chouchous, il faut bien le dire.

Voilà il est déjà 12H30 et je n’ai pas encore mis les pieds dans la salle des dédicaces. Alors vite, je file au 12 pour voir comment est configuré le salon !

Mais tout cela je vous le raconte plus tard !

Le Festival Sans Nom : les 8 auteurs suivant


Hello mes polardeux,

Vous le savez, cette année je ne suis lassée embarquer dans une nouvelle aventure.

Et oui je participe indirectement aux Festival Sans Nom (FSN) le salon du polar à Mulhouse.

Aujourd’hui je vous présente des auteurs que j’affectionne particulièrement ou qui sont incontournables dans leur domaine.

Allez c’est parti


Mes chouchous d’abord, ceux et celles que j’ai eu la chance d’avoir en interview ou recevoir lors d’un apéro polar.

Elena Piacentini

Elena Piacentini a passé son enfance en Corse avant de s’installer à Lille en 2003. Son premier roman en 2008, Un Corse à Lille met en scène pour la première fois son personnage fétiche qu’est Pierre-Arsène Leoni, policier insulaire émigré dans le Nord de la France.

En 2012, le quatrième opus des enquêtes de Leoni, Carrières noires, est édité chez Au-delà du raisonnable. Le Cimetière des chimères sort en 2013, et remporte en 2014 le prix Calibre 47 et le prix Soleil noir. Aux vents mauvais, sorti en janvier 2017, est le dernier tome à ce jour des aventures de Leoni.

Comme de longs échos sort en août 2017 chez son nouvel éditeur Fleuve Éditions, et est basé sur un fait divers. Elle continuera en parallèle à sortir les enquêtes Pierre-Arsène Leoni chez l’éditeur Au-delà du raisonnable.

Bob Garcia

 Bob Garcia, est auteur de romans, journaliste/chroniqueur littéraire et directeur de la collection Ring noir des éditions Ring.

Passionné de littérature populaire, de romans policiers, et spécialiste d’Hergé et de Tintin, il a écrit plusieurs essais tintinophiles. Il est l’auteur de plusieurs romans publiés aux Éditions du Rocher dont Le Testament de Sherlock Holmes (2005), qui a été récompensé par le premier Prix Intramuros, Duel en enfer, Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur (2008) ou encore Les Spectres de Chicago (2016).

Son roman L’affaire Mina Marten prend à nouveau Sherlock Holmes comme thème. Il sort début novembre.

Cloé Mehdi

Née en 1992, autodidacte, Cloé Mehdi se lance dans l’écriture et remporte des concours de nouvelles. Particulièrement attirée par l’univers du roman noir, elle publie son premier roman, Monstres en cavale (Le Masque, 2014). Avec Rien ne se perd (Jigal, 2017), elle aborde la douloureuse question des bavures policières et l’atmosphère oppressante qui en découle, à travers le regard d’un gamin de onze ans.

 


 

Et…Ceux que j’aimerai pouvoir recevoir un jour

Danielle Thiéry

Danielle Thiéry est née à Viévigne en 1947. En 1976, elle devient la première femme commissaire divisionnaire de France et a dirigé la sécurité d’Air France. Auteur de nombreux romans noirs, pour adultes comme pour la jeunesse, elle se voit attribuer le Prix Polar et le Prix Charles Exbrayat pour Mises à mort (Robert Laffont, 1998), et le Prix du Quai des Orfèvres 2013 pour Des clous dans le cœur (Fayard, 2012). En 2016, les éditions Ombres Noires publient Tabous, qui, à la faveur d’une inquiétante disparition d’enfant dans une maternité, explore des zones interdites, comme les a priori auxquels se heurtent les deux femmes enquêtrices face à une puissante famille iranienne.

Dominique Maisons

Dominique Maisons, né le 6 août 1971, il a travaillé dans presse jeunesse et la bande dessinée.

Le psychopompe sort en 2010 (Les nouveaux auteurs – grand prix VSD du polar, réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme), suivi de Rédemption en 2012. Le festin des fauves en 2015 (La Martinière) marque les esprits.

En 2016 sort, chez le même éditeur, On se souvient du nom des assassins. Un formidable thriller historique qui met en scène un dandy parisien et feuilletoniste à succès qui croise le chemin d’un jeune employé du journal Le Matin. Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres –, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris de 1909.

Ghislain Gilberti

Né à Belfort en 1977, Ghislain Gilberti connaît l’univers du noir de l’intérieur. Auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais, et parolier pour plusieurs groupes de musique, il est l’auteur du Festin du serpent (Anne Carrière, 2013), du Bal des ardentes (Anne Carrière, 2015), et surtout de La Dynamique du chaos, son premier roman, publié en ligne, qui a rencontré un vif succès et a été édité en 2017 dans une version « non censurée » par les éditions Ring. Il revient pour cette cinquième édition du Festival Sans Nom avec un nouveau titre, Dernière sortie pour Wonderland (Ring, 2017), qui promet une nouvelle immersion dans un univers particulièrement violent et réaliste.

Karine Giébel

Qui n’a pas entendu parler de Karine Giébel, cette auteure de roman noir aux ambiances si lourdes, si perturbantes ? Née en 1971 à la Seyne Sur Mer, Karine Giébel, très remarquée pour Les morsures de l’ombre (Fleuve Noir, 2007, Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009), pour Juste une ombre (Fleuve Noir, 2012, Prix Marseillais du Polar et Prix Polar de Cognac) ou encore pour l’extraordinaire Meurtres pour rédemption (Fleuve Noir, 2010), revient au Festival Sans Nom avec Aleyna et autres nouvelles (Belfond, 2017). On attend avec impatience ce nouvel opus, qui ravira à coup sûr les amateurs d’angoisse et de mécanique implacable.

 

Michel Embareck

 Né en 1952 à Dole, Michel Embareck est tout à la fois un auteur de polars tranchants (La Mort fait mal, Archipoche, 2013), un fin historien du crime (Au bonheur des escrocs, La Manufacture de Livres, 2015), et un grand spécialiste amoureux du rock (Jim Morrison et le diable boiteux, Archipel, 2016).
Dans son dernier roman noir, Le rosaire de la douleur (Archipel, 2015), Bénirpurhain, ville de toutes les magouilles et de toutes les trahisons où personne n’est innocent, sert d’écrin à l’enquête menée par le Victor Boudreaux, assisté de Jeanne et de sa nièce. Un décor digne d’un film noir, et pourtant si réaliste !

Voilà amis polardeux, le plateau est au deux-tiers complet maintenant.

J’espère qu’il n’est pas pour vous déplaire

Pour rappel les 8 premiers auteurs du FSN sont ICI

Moi j’avoue que je vais kiffer. Oui me régaler durant tout le week-end du Festival Sans Nom.

Alors vous « viendez » vous aussi à Mulhouse

les 21 et 22 octobre prochain.

Bon ok, il vous en faut encore alors bientôt je vous dévoilerai les derniers invité du salon du polar de Mulhouse.

A très vite donc ….

 

 

Mon Saint-Maur en poche 2017, deuxième épisode


Saint Maur en Poche mon Amour

(Suite)

Samedi 24 juin 9h10.

Alors que le 9e Festival du livre en format poche de Saint Maur se prépare à ouvrir ses portes, je reviens sur les lieux du crime que j’avais quitté la veille en milieu de soirée. Et là que de changements durant la nuit. Le marché du livre que j’avais laissé s’est transformé en un véritable salon de la lecture. Un écrin de la littérature. Dieu que c’est beau !

Donc en ce samedi matin, je rejoins mes amis Yvan et Dominique, nos Alsaciens déjà sur place. Nous récupérons nos passe VIP. Et nous assurons l’accueil des auteurs qui débarquent eux aussi pour prendre leur badge et leurs petits cadeaux.

En fait d’accueil, nous les saluons, les bisons et profitons de la relative tranquillité du moments pour discuter avec eux. Et heureusement car pour certains d’entre eux, je n’aurais même plus le temps d’aller les revoir sur leur stand durant les 2 jours de folie qui vont suivre.

Samedi 24 juin 10h.

Les portes s’ouvrent, les premiers lecteurs sont au rendez-vous !

Voilà, cette fois, je sais que les hostilités sont lancées. Et en fait d’hostilité se sera des tonnes de bisous que je vais distribuer au grès de mes pérégrinations sur le salon.

J’ai, je crois, jamais fait autant de bises qu’en ce samedi 24 juin 2017.

Alors Saint Maur en Poche 2017 démarre sur les chapeaux de roue mais aussi sous les plus belles des auspices , surtout sous le signe de l’amour, de l’amitié et du partage.

 Samedi 24 juin 11h

Bon ce samedi j’ai décidé de suivre un maximum de plateaux polars. C’est le programme de la journée et elle commence à fonds les manettes avec une scène littéraire de l’ami Yvan du blog  EmOtion avec Barbara Abel et François Xavier Dillard.

Barbara Abel / François-Xavier Dillard, ces deux là se connaissent visiblement bien car ils nous ont fait beaucoup rire même si les thèmes abordés dans leurs bouquins sont du genre » famille je vous hais « !

Entre deux chamailleries, ils nous ont parlé de leurs deux derniers romans (Je sais pas et Ne dis rien à papa)

 

Puis ce fut mon tour de soumettre à la question Elena Piacentini et Benoit Minville.

Au contraire de mon ami Yvan, j’avais choisi de confronter deux auteurs qui ne se connaissaient pas du tout mais pour lesquels j’avais ressenti une émotion similaire.

Il y a été question de personnages, de noir, de noir social voire politique. Perso j’ai vécu un beau moment. Visiblement mes auteurs aussi. Maintenant, reste à attendre le verdict de la vidéo à venir.

A lire d’Elena Piacentini, le dernier roman Aux vents mauvais, la première enquête du Commandant Léoni, Un corse à Lille et de Benoît MinvilleRural noir.

benoit elena et moi

 

Puis à nouveau ce fut à Yvan d’enchaîner avec un plateau dédier à la toute jeune collection Milady Thriller chez Bragelonne  dirigée par la géniale Lilas Seewald !

On retrouvera sur le plateau Johana Gustawsson / Steve Cavanagh (accompagnés de leur éditrice de Bragelonne / Milady Lilas Seewald)

Je reprends les mots d’Yvan pour relater cette scène littéraire :

« Quand deux phénomènes du thriller se retrouvent sur un même plateau. Lilas Seewald de chez Bragelonne a beaucoup de chance d’avoir à son catalogue deux écrivains aussi talentueux et aux univers aussi uniques. La marseillaise Johana (Mör) nous a raconté son parcours atypique qui explique ses histoires entre Suède et Angleterre, et l’irlandais Steve (Un coupable idéal) a parlé de son étonnant personnage d’avocat (et ce qu’il a de commun avec lui). »

Voilà la matinée s’achevait sur ce belle échange. Vite, vite il était déjà 13h et il nous fallait rejoindre le bus qui n’attendait plus que nous pour aller enfin déjeuner.

Saint Maur en poche commençait bien, même si c’était sur les chapeau de roue.

Samedi 24 juin 14h30

De retour sur le salon en ce début d’après midi nous avons eu un peu de temps pour papoter avec les copains qui avaient venus de loin pour participer à SMEP.

Car oui, Saint Maur en poche c’est aussi ça, c’est l’occasion de revoir les potes souvent rencontrés sur Facebook ou sur d’autres salons. Et SMEP est tous les ans un point de ralliement pour passer du virtuel au réel.

 

Bon c’est pas tout cela mais on a à nouveau des plateaux, enfin surtout Yvan et l’ami Fred qui rentre en scène lui aussi.

Samedi 24 juin 16h00

D’abord Yvan qui va rencontrer un de ses auteurs préférés, un des miens aussi. Presque une idole.

Ce grand monsieur de la littérature française n’est autre que Pierre Bordage.

Et 10 minutes de tête à tête avec Pierre Bordage, c’est presque dommage tellement son univers, ses univers sont riches. Mais Yvan s’en est sorti comme un pro. Il a réussi à faire ressortir la quintessence de l’oeuvre de ce super écrivain.

Merci messieurs pour ce beau moment

 

Là nous avons eu une petite demi heure, pour profiter et savourer avec les amis fans de Bordage comme nous, ce moment que l’on venait de vivre. J’ai eu l’impression que nous avions tous le sentiment d’avoir été privilégié(e)s.

Samedi 24 juin 17h30 passé

Et enfin, l’ami Fredo Fontes du blog  4deCouv a fait son entrée sur scène. Il était entouré du talentueux Dominique Maisons et du génialissime Michaël Mention.

Il y a été question de polar historique. Leurs deux dernières parutions ayant pour cadre Paris et le 19e siècle. Michaël Mention avec La voix secrète, et Dominique Maisons avec On se souvient du nom des assassins.

Fredo les a questionnés sur leur manière d’appréhender le genre. Un genre qui perso m’intéresse énormément, surtout quand c’est ces deux auteurs qui sont à la barre.

-Non c’est pas du polar maritime, mais enfin pourquoi, vous ne posez cette question ? lol

 

Enfin dernier plateau de cette belle journée. On retrouve Yvan avec Antonin Varenne et Bernard Minier.

Ces deux là aussi affichent une belle complicité et se charrient beaucoup sur le plateau. Mais Yvan ramène de l’ordre. Et en parlera western,  nature et patacoufin …

Vous retrouverez tout cela dans dans Nuit de Bernard Minier et  Trois mille chevaux vapeur et Equateur d’Antonin Varenne

Samedi 24 juin 19h

Ensuite on s’est retrouvé pour la clôture de cette première journée autour de la scène centrale ou Jean Edgard Cassel et Gérard Collard qui enregistraient la 9e émission de la Petite Librairie.

Les auteurs surtout du polar sont montés sur scènes pour leur rendre hommage pour leur super travail.

Et enfin nous avons pu boire un verre, heureux que nous étions de cette journée exceptionnelle !

 

Nicolas Lebel, Olivier Norek, Fabio M. Mitcheli, Claire favan, Jacques Saussey, David S. Khara, Armelle Carbonel

 

Allez on se retrouve très vite et en forme pour la journée du dimanche !

Les poches d’octobre-novembre : Episode 1


Hello chers lecteur zé chères lectrices.

Retrouvez une nouvelle fois les

« Les conseils du mois d’une fan de polars et de thrillers »

banniere-coups-de-coeur (1)

 Cette fois c’est des titres en poche parus en octobre et novembre que je vous propose de retrouver ici.

Et comme il y en a un certain nombre, j’en ferai 3 épisodes.

Allez c’est parti pour le premier

Je vous livre l’article tel que je l’ai remis le mois dernier à  Anne Ju…mon petit padawan

Et pardon pour le retard

 

Salut les Tordus d’Anne Ju
Si en septembre je suis restée raisonnable, en octobre-novembre, j’avoue que je me suis lâchée.
Mais vous le savez, pour vous, je ne sélectionne que des livres qui m’ont fait vibrer et uniquement en poche. Et oui, le prix du livre en grand format devient inabordable pour les grands lecteurs que nous sommes, que vous êtes. Du coup, en poche vous pourrez en choisir 3 voire 4 pour le même prix. Et multiplier son plaisir ça n’a pas de prix, non ?
Alors voici donc cette vaste sélection de titres paru ce mois dernier.
Comme à mon habitude j’essaie de couvrir tous les genres du polar afin que chacun d’entre vous trouviez votre bonheur à moins d’un mois de Noël.
Alors belles lectures à vous les tordus.
Et à très vite.
Ge, votre bibliothécaire polardeuse

Vous pouvez retrouvez ICI mes conseil poche de septembre


novLanger, Adam / Le contrat Salinger
10-18. Domaine policier, n° 5154, 7€80
Adam Langer, journaliste, croise une vieille connaissance, Connor Joyce, lors de la promotion du dernier livre de celui-ci. Connor lui fait part de l’offre étrange qu’il a reçu : une rétribution considérable en échange d’un roman destiné exclusivement à un homme d’affaires richissime, Dex Dunford.
Thriller psychologique d’une facture tout à fait unique, Le Contrat Salinger, qui brosse au passage un portrait au vitriol du paysage littéraire contemporain, est à la fois une formidable réflexion sur la façon dont la réalité et la fiction peuvent s’alimenter jusqu’à s’entre-dévorer, et une construction palpitante faite de rebondissements ingénieux et de révélations en cascade – un roman gigogne au goût de vertige, qui tient son lecteur en haleine jusqu’à la toute dernière page.

novMaisons, Dominique / Le festin des fauves
Points. Thriller. 8€10
Un notable corrompu donne une soirée libertine à Neuilly, où les hommes portent des masques de prédateurs et où les femmes sont les proies. Au moment du discours de lancement de la fête, l’hôte s’écroule, terrassé par un poison qui lui fait exploser tous les organes. Le commandant Rossi enquête.
Le nouveau grand espoir du thriller français lâche les fauves.Un roman impitoyable et magistral. Dominique Maisons a reçu le Grand Prix VSD du polar 2011 pour son premier thriller Le Psychopompe (réédité chez Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme).

 

 


novaAkounine, Boris / Une enquête d’Eraste Fandorine / La ville noire
10-18. Grands détectives, n° 5153. 8€80
E. Fandorine est sur la piste d’un dangereux terroriste révolutionnaire et découvre que l’homme s’est réfugié à Bakou, la ville la plus riche de l’Empire russe. En cette veille de Première Guerre mondiale, Bakou constitue un nid d’espions très actifs. La femme de Fandorine est également dans la ville pour un tournage, mais cela n’enchante pas l’enquêteur, qui n’aspire qu’à retrouver sa liberté.
Boris Akounine est, depuis plusieurs années maintenant, le plus grand auteur de best-sellers en langue russe. Traduit en dix-huit langues, il est reconnu comme un maître de l’intrigue policière sophistiquée, à l’humour digne de Gogol. Avec La Ville noire, il met en scène son célèbre enquêteur Eraste Fandorine pour la treizième fois.

nov1Simoni, Marcello /Le labyrinthe du bout du monde
Pocket. Best, n° 16701. 8€20
Naples, 1229. Un étrange cavalier armé d’une lance crachant des flèches de feu sème des cadavres dans toute l’Europe. L’inquisiteur Conrad de Marbourg quitte l’Allemagne avec un ordre de mission papal : enquêter sur la secte luciférienne qui se cache derrière ces crimes.
Le dernier tome des aventures médiévales d’Ignace de Tolède ! Marcello Simoni, passionne d’histoire et diplômé de littérature, à travaille comme archéologue et bibliothécaire. Sa trilogie Le Marchand de livres maudits a été traduite dans onze pays et a été récompensée, en Italie, par le prestigieux prix Bancarella.

 


nov2Vargas, Fred / Temps glaciaires. J’ai lu. Policier, n° 11267.10€00
Paris. Une vieille dame, Alice Gauthier, est retrouvée morte dans sa baignoire, les veines des poignets tranchées. Le commissaire Bourlin, chargé du dossier, est bientôt rejoint par le commissaire Adamsberg et le commandant Danglard, de la brigade criminelle. Une autre mort suspecte et paraissant liée les mène alors jusqu’en Islande. Entre polar historique, tragédie et conte fantastique, Fred Vargas maîtrise à merveille le subtil équilibre des genres pour créer le sien, inimitable.Prix Landerneau polar 2015.

 

 

 

Mon petit avis ICI sur Temps glacières


novDesjours, Ingrid /Les fauves : thriller
Pocket. Thriller, n° 16690. 8€20
Belle et ambitieuse, Haiko est à la tête d’une ONG qui lutte contre le recrutement de jeunes par l’organisation Etat islamique. Elle est la cible d’une fatwa. Quand la jeune femme se sent suivie et que ses proches sont menacés, elle fait appel à Lars, vétéran de l’Afghanistan qui a survécu à l’enfer après avoir été capturé par les talibans, pour la protéger.
 » L’ex-profileuse est passée maitre dans la manipulation de sa proie : le cerveau du lecteur  » Julie Malaure, Le Point.  » La faculté stupéfiante d’Ingrid Desjours à dépeindre les émotions humaines fait mouche à chaque fois  » Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

 

 


novAbel, Barbara /L’innocence des bourreaux
Pocket. Thriller, n° 16560. 6€95
Dans une supérette, une jeune maman, un couple adultère, une personne âgée et son aide, une mère et son ado font leurs courses. Un junkie entre pour voler la caisse et perd le contrôle de la situation. Un jeu subtil s’instaure alors entre supposées victimes et bourreaux.
Un huis clos dont la tension psychologique grimpe jusqu’à son paroxysme. Chez Barbara Abel, pas besoin d’artifices, c’est notre quotidien à tous qui peut devenir l’enfer.

 

 

 


novChandler, Raymond /Un tueur sous la pluie
Suivi de Bay city blues et de Déniche la fille
Gallimard Folio. Policier, n° 537; 7€70
Un détective reçoit la visite d’un homme qui lui demande d’arracher sa fille des mains d’un mauvais garçon spécialisé dans les livres pornographiques et le chantage. Il avoue également ne pas être le père biologique de sa fille et caresser l’espoir de l’épouser un jour. Le privé ne tarde pas à découvrir le maître chanteur tué chez lui. Une nouvelle suivie de deux autres histoires policières.
Voici trois nouvelles – et trois autres suivront bientôt – écrites par un homme qui faisait alors partie de la légendaire équipe de Black Mask, le plus connu des magazines américains qui créèrent le style propre aux ouvrages de la Série Noire. Elles seront accueillies très certainement avec joie par tous ceux qui tiennent Raymond Chandler pour un des plus grands écrivains des Etats-Unis. Elles prouveront, en tout cas, qu’il était, dès cette époque, en pleine possession de son talent de «raconteur». Chandler «chauffe» toujours !

novDazieri, Sandrone / Tu tueras le père
Pocket. Thriller, n° 16356; 8€95
Non loin de Rome, un homme signale la disparition de son fils, Luca, lors d’un pique-nique. Arrivés sur les lieux, les policiers trouvent le corps décapité de la mère. Pour mener une enquête qui s’annonce délicate, le commissaire Rovere demande l’aide de Colomba Caselli, en congé suite à une affaire tragique. Elle s’adjoint l’aide de Dante Torre, un spécialiste du rapt paranoïaque et phobique.
Un duo d’enquêteurs qui sort vraiment de l’ordinaire. Un thriller addictif sous forme de cauchemar à passer des nuits blanches.

 

 

 

 Mon billet sur Tu tueras le père


On se retrouve donc la semaine prochaine pour la suite et fin de cette aventure.

Très beau Noël à vous tous

Avec pleins de beaux livre et de belles lectures.

pere-noel

 

 

Le TOP 2016 de votre Bibliothécaire : Noël c’est dans quatre jours , offrez des polars.


Le TOP 2016 de votre Bibliothécaire.

16 polars pour 2016

Noël c’est dans à peine quatre jours , offrez des polars.

La fin d’année arrive à grands pas, et avec elle les fêtes qui y sont liées.

Et qui dit fêtes de fin d’année dit petit cadeau.

Si comme moi vous n’avez pas encore fait vos cadeaux, je vais vous simplifier la vie.  😉

Aussi, pour l’occasion, je me permet de vous conseiller quelques livre à offrir.

Seize exactement.

Treize polars en tous genres.

Du thriller, du noir, du roman psychologique, de l’historique, du roman policier, Du roman initiatique, du thriller écologique…

Et puis, trois romans qui m’ont eux aussi marqué cette année même s’il me s’apparente pas totalement à notre genre de prédilection préférées.

Seize roman pour clore cette année 2016

 

Ma petite sélection 2016

 

Les polars

     noelGustawsson, Johana /Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Bragelonne et Milady Thriller

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald. Premier roman.

Johana Gustawsson nous offre un roman choral très ambitieux. Il fallait oser mélanger le thème rebattu du tueur en série et celui des camps de concentration nazis. Notre auteur maîtrise parfaitement cette double intrigue. C’est avec justesse qu’elle nous maintient entre tension et émotion. De plus, elle nous propose une galerie de personnages hauts en couleur. Je retiendrai surtout son duo d’enquêtrices qu’il me tarde de retrouver. Ce polar est une pure réussite.

Mon petit avis sur Block 46 de Johana Gustawsson

 noelPhilippon, Benoît / Cabossé

Gallimard ; Série noire

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Premier roman.

Cabossé nous entraîne pour une cavale où la sensualité se mêle à l’aventure, servie par une écriture concise, très « parlée ». Des personnages à fleur de peau et émouvants auxquels on s’attache vite, qui nous font passer du rire aux larmes et ça fait du bien.

Mon billet sur Cabossé

noelSéverac, Benoît / Le chien arabe

la Manufacture de livres, Roman noir

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier.

Benoît Séverac décide d’implanter son roman au cœur d’un quartier sensible au nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier de mecs qui en ont !  Un monde de caïds, et de barbus.  Ce polar noir est une photographie, une radiographie sociologique d’une cité. Mais ,ici, l’auteur prend le parti de mettre les personnages féminins au coeur de son roman. Ici, toutes se battent pour leurs idées. Elles se révoltent contre ce monde masculin. Elles avancent quoi qu’il arrive. C’est sensible et vivant à la fois.

noelEstrada, Christophe / Hilarion : L’araignée d’Apollon

Actes Sud, Actes noirs

Février 1777. Le chevalier Hilarion quitte la Provence pour s’installer au château de Versailles. Il est chargé par le roi Louis XVI  de retrouver la correspondance dérobée à la reine et dont les lettres permettent d’alimenter des libelles injurieux. Mais le principal suspect est retrouvé mort suicidé tout près des appartements du roi, jetant le doute et la peur au sein des dignitaires.

Après l’énigme des fontaines mortes, l’auteur nous entraîne dans les coulisses de Versailles, où le roi observe les jeux de pouvoir… Politique, pouvoir et alliances secrètes font la trame de ce roman historique. Un subtil et réussi mélange de roman policier et de la grande histoire.

sepCavalier, Philippe / Hobboes

Anne Carrière ; Thriller

Dans une Amérique en crise, des individus marginalisés, les hobboes, croient en un homme providentiel qui pourrait changer leur destin. Raphaël Barnes, un professeur d’université élitiste et rationnel, se trouve plongé malgré lui au coeur des prophéties qu’il dédaigne, dans un pays en proie au chaos.

Philippe Cavalier nous propose un conte dystopique. Une contre utopie qui sonne le glas de notre civilisation qui érige comme idéologie l’ultralibéralisme. Une aventure qui a pour toile de fond Armagedon. Un récit pré-apocalyptique entre réalité et
fiction, un conte, une fable, une sorte de mise en garde, un livre prophétique dans un futur proche qui pourrait vite devenir le nôtre. L’auteur se pose en observateur, il scrute notre société, la dissèque, la dévoile telle qu’elle pourrait-être. A peine il la déforme pour nous la montrer monstrueuse. Il la dévoie pour nous forcer à repenser notre monde dans sa globalité. Hobboe est le livre des maux de notre société occidentale. Une critique sociale. Mais Hobboe est un livre qui fait du bien.

Mon abcédaire sur Hobboe

 cdc Monget, Yannick / Résilience : thriller

La Martinière

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Résilience de Yannick Monget, un roman exceptionnel dont personne ne ressortira indemne… Les connaisseurs du nucléaire seront confortés dans leurs idées et les profanes se poseront de nombreuses questions… Une écriture fluide, aux chapitres cours terminant sans cesse par des rebondissements, l’art d’orienter le lecteur vers une fin qui parait évidente et qui pourtant… Un fantastique roman d’anticipation à lire impérativement !  Un livre indispensable d’utilité publique.

Notre petite chronique de Résilience

noelMehdi, Cloé / Rien ne se perd

Jigal Polar

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment. Cette jeune femme est bien de son temps. Elle ressent les choses et nous les expose  avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments. Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Mon petit avis sur Rien ne se perd

noelMinville, Benoît / Rural noir

Gallimard ; Série noire

Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

L’auteur nous propose un beau polar rural. Un genre qui a le vent en poupe actuellement. Mais… Le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

Mon ressent sur Rural Noir

noelNg, Celeste / Tout ce qu’on ne s’est jamais dit

Sonatine éditions

Lydia Lee, 16 ans, est l’espoir de ses parents. Marylin, sa mère, espère la voir faire les études de médecine qu’elle n’a pas pu réaliser, tandis que son père, James, un professeur d’université d’origine chinoise, veut la voir s’intégrer. Lorsque le corps de l’adolescente est retrouvé au fond d’un lac, la famille en apparence soudée fait face à des secrets enfouis. Prix Relay 2016. Premier roman.

Un roman noir subtil, très maîtrisé et superbement écrit, autour des relations familiales, de leur histoire complexe et des conséquences qu’elles peuvent avoir. Des portraits psychologiques très fouillés, un suspense qui rend ce livre très addictif. Il a fallu six ans à Celeste Ng pour aboutir à ce récit. J’espère ne pas devoir attendre six ans de plus, j’ai trop hâte de lire son prochain roman !

noelWalker, Wendy / Tout n’est pas perdu

Sonatine éditions

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation Jenny Kramer, 15 ans, une jeune fille qui a gardé, malgré un traitement post-traumatique, les séquelles émotionnelles d’une agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt.

Tout n’est pas perdu  est un thriller qui vous plonge dans les abîmes psychiques. Une descente aux enfers dont on ne ressort pas indemne. Un roman perturbant et suffocant qui  analyse les anfractuosités de la psychologie humaine. Une histoire servit par une intrigues tortueuse parfaitement orchestrée et admirable de maîtrise.

 

 

 

lvLa toile aux alouettes
Volume 1, L’inclus

Vernet, Lou

Border Line

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer

Pour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.

Mon billet sur La toile aux alouettes

 

dmOn se souvient du nom des assassins : thriller

Maisons, Dominique

La Martinière

Max Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassin

 Mon avis sur On se souvient du nom des assassins

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Lux / Mayeras, Maud

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.  Elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires. On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles. Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Ma chronique sur Lux

Les autres

bpAlexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant/ Prou, Bernard

Le Livre de poche

La vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. 

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Ma petite chronique sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 

 

 

marcus4265Le garçon / Malte, Marcus

Zulma

Le garçon n’a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il découvre les habitants d’un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l’itinéraire d’une âme neuve, qui s’éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses. Prix Femina 2016.

Depuis 20 ans Marcus Malte nous offre des petits bijoux. Avec Le garçon , L’auteur une offre le chef d’oeuvre que l’on attendait, que l’on présentait. Un livre qui va longtemps me rester en mémoire.

 

 

Mon ressenti sur Le garçon

 

 

97822263240540-3342862Brève histoire de sept meurtres / James, Marlon

Albin Michel

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1970, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis. Man Booker Prize 2015.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

Mon petit billet sur Brève histoire de sept meurtres

Trophée Anonym’us : Dominique Maisons sous le feu des questions


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Anonym’us

Les Mots sans les Noms

mardi 6 décembre 2016

 

Dominique Maisons sous le feu des questions

 

Les questions du Boss.

 

N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou t’est-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice ?

  • Je souffre tous les jours quand j’écris, malheureusement, les moments de plaisir sont toujours précédés par la douleur du labeur. Rien n’est gratuit, et pour se sentir libre et léger sur la feuille de papier, il faut soulever beaucoup de fonte documentaire et s’user les jointures sur des dictionnaires.

2- Qu’est-ce qui te pousse à écrire, finalement ?

  • La liberté que cela permet, la feuille blanche est un des derniers endroits où on peut faire ce que l’on veut, quand on le veut… c’est précieux.

3- Comme on le constate aujourd’hui, tout le monde écrit ou veut s’y mettre. Sportifs, stars du show biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi ?

  • Le soleil brille pour tout le monde… mais les ebook auto(non)édités qui pullulent sur Amazon sont hélas souvent de la merdasse noire… Il faut un peu de respect pour le lecteur et pour la langue, sortir des trucs aussi épouvantables est parfois un peu injurieux pour ceux qui tombent dessus.

4- Le numérique, le support d’internet, les liseuses, les ebook, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement ?

  • Voir plus haut… J’ai envie de dire que la liberté va avec la responsabilité et que la facilité n’excuse pas tout. On voit passer de sacrés bouses… mais on est dans un monde où tout le monde croit au conte de fées et à la notoriété qui tombe du ciel… La figure de l’écrivain est désacralisée, il ne reste que l’illusion de la célébrité, certains écrivent comme ils jouent au loto. C’est un peu triste, mais il y a bien pire.

5- Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative. Te sers tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou d’autres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps ?

  • Oui, bien sûr. Les réseaux sociaux sont un formidable outil d’information, de communication, de découverte. Il faut en user avec courtoisie et originalité. Il ne faut pas non plus se transformer en spammeur fou, en bateleur de foire, et VRP monomaniaque de soi-même. Si on garde son égo dans sa poche, les réseaux sociaux sont un formidable outil de dialogue et de découverte.

6- On dit qu’en 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications ? Être visible ? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs ? Que leur dirais-tu ?

  • Creuser patiemment son sillon, ne pas attendre le grand jour et être fier de ce qu’on fait. Il faut de la patience, du labeur et du talent. Le monde de l’édition ce n’est pas « La Nouvelle star », on peut écrire toute une vie sans gagner sa vie en le faisant et en gardant un lectorat restreint. Baudelaire est mort dans la misère, rien n’est dû. Si on n’est pas prêt à accepter ça, il vaut mieux faire autre chose.

7- Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire l’objet d’une psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Qu’en penses-tu ? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux.

  • Pragmatique, amicale, sereine. Je suis un mec simple et assez facile à gérer, tout baigne…pas besoin de psy. Mais j’ai la chance d’avoir une éditrice formidable. (bisous Marie !)

8- J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque s’en ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’univers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.Quelles réflexions cela t’inspire-t-il ? À quoi cela est il dû, selon toi ? En lis-tu et, si oui, Lesquelles ?

  • C’est cool, on peut draguer sur les salons et ça sent moins la chaussette !
    Sinon, plus sérieusement, je n’aime pas me livrer à des dissertations sur ce qui est féminin ou
    ce qui ne l’est pas. Les femmes sont des auteurs comme les autres. Si elles écrivaient peu de polar avant, c’est parce que les éditeurs (et les lecteurs) étaient d’épouvantables sexistes (elles n’avaient pas non plus le droit de vote…). J’en ai une ribambelle dans ma bibliothèque et j’en suis très content ! (Sandra Martineau, Claire Favan, Armelle Carbonel, Julie Ewa, Megan Miranda, Laura Kashishke, Joyce Carol Oates, Gaelle Perrin Guillet… et beaucoup d’autres !)

9- Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée ?

  • Pour me sortir de ma misère affective, mon psy m’a dit qu’il fallait que j’aille vers les autres…Tu veux être mon copain, dis ?


Les questions de Mme Louloute.

1- Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place ?

  • Pas assez grande, mais quand on veut, on peut, nom de Dieu !

2- A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir ?

  • On peut parfois être perturbé parce qu’on écrit, il faut avoir des racines solides pour ne pas se laisser emporter, c’est vrai.


3- La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va ?

  • L’abondance de biens ne nuit pas ! Faites votre choix !

4- Le dicton du jour : À la saint Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.

  • Laetitia ou la fin des hommes d’Ivan Jablonka, un livre que tout auteur de polar devrait lire pour ne pas perdre de vue la décence et le respect dont on doit faire preuve quand on s’attaque aux crimes et aux faits divers… Marre de ces livres qui glorifient des serial killers et qui transforment (au mépris des victimes) des abrutis paumés et meurtriers en génies du crime médiatisés…

5- Boire ou écrire, faut-il choisir ?

  • Naaaan, j’ai essayé, on peut !

6- La littérature est le sel de la vie. Passe moi le poivre.

  • La littérature c’est mille vies à portée de main.


7- Lire aide à vivre. Et écrire ?

  • Aide à mieux vivre !


8- Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors d’une dédicace, d’une table ronde, un événement touchant, drôle, étrange… ?

  • Un salon passé aux côtés de Guy Montagné, à qui chacun de ses visiteurs demandait de raconter une blague… Il a raconté environ 50 fois la même blague dans la journée. J’aurais pu m’immoler sur mon stand si je l’avais entendue une seule fois de plus…


Nous te remercions d’avoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisième édition du Trophée Anonym’us.