Meurtres à Séville de Robert Wilson


Le livre : Meurtres à Séville de Robert Wilson. Traduit de l’américain par Viviane Mikhalkov. Paru le 10 novembre 2004 chez Robert Laffont dans la collection Best-Sellers, 23€50; (509 p.) ; 25 x 16 cm

Rééditer en poche chez Pocket le 12 octobre 2006. 9€40, (723 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Pour vaincre le tueur, l’inspecteur devra plonger en enfer. Un nouveau héros est né. Son nom : Javier Falcón

Dans les années 1960, à Tanger, Francisco Falcón a peint quatre nus à la sensualité étourdissante. Quand sa première femme, puis sa seconde, meurent, Falcón perd son génie.

À Séville, trente ans plus tard, deux personnes sont cruellement assassinées : ligotées devant la télévision, les paupières découpées, elles ont été contraintes de regarder un spectacle si terrible qu’elles en sont mortes. Qu’est-ce que le tueur leur a montré ? Quel est le lien entre les nus de Falcón et ces assassinats ?

L’inspecteur Javier, fils du peintre, est chargé de l’enquête. Il n’a qu’une seule piste : le Journal secret de son père. Peu à peu, les révélations diaboliques de Francisco Falcón éclairent les crimes sadiques de Séville. Mais Une autre personne a lu le Journal : le tueur. Et il est maintenant sur la piste de Javier

L’auteur : Né en 1957, Robert Wilson partage son temps entre l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal. Robert Wilson est un écrivain, auteur de roman policier.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, son père était pilote de la Royal Air Force. Diplômé de l’Université d’Oxford, il a travaillé dans l’import-export en Afrique où il situe l’action de certains de ses romans noirs.
De retour en Europe, il amorce sa carrière littéraire avec la publication d’une série policière consacrée aux enquêtes de Bruce Medway, qui a pour cadre le Bénin, un héros qu’il abandonne en 1998. « Instruments of Darkness » (1995) est son premier thriller et le premier tome de la série.
Une deuxième série met en scène Javier Falcón dont les exploits se déroulent à Séville. « Meurtres à Séville » (The Blind Man of Seville), le premier tome, est publié en 2003.  » Les Damnés de Séville » (The Silent and the Damned, 2004), le deuxième tome, a obtenu le Gumshoe Awards – Best European Crime Novel 2006.
La série a été adaptée en 2012 par la télévision britannique sous le titre « Falcón », avec l’acteur néo-zélandais Marton Csokas dans le rôle-titre.
Robert Wilson a également signé des romans d’espionnage, notamment « La compagnie des ombres » (réédité sous le titre « La danse des espions ») (The Company of Strangers, 2001).
« Une mort à Lisbonne » (A Small Death in Lisbon, 1999) a obtenu le Gold Dagger Award en 1999, le plus fameux prix britannique couronnant un roman policier

 

Extrait :
 » Le stress se manifeste différemment selon les individus, Inspector Jefe, mais au fond, c’est la même chose. Lorsqu’il s’agit d’un stress léger, dû à un surcroît de travail conjugué à des petits problèmes domestiques, le corps émet souvent des signaux d’alarme. Les douleurs au genou ne sont pas rares. En cas de très grand stress, un mécanisme atavique identique déclenche chez l’individu une décharge d’adrénaline qui le pousse soit à attaquer, soit à fuir. On appelle ça : « la réaction de bagarre ou de fuite ». Nous ne vivons plus dans la forêt vierge, certes, mais notre jungle urbaine suscite parfois des réactions similaires. Un grand surmenage alors qu’on affronte dans sa vie personnelle une passe difficile, comme un deuil ou un divorce, peut occasionner une tension telle que l’afflux d’adrénaline ne s’arrête plus. Il y a alors élévation de la tension artérielle, perte de poids, manque d’appétit, accélération du processus cérébral, perte de sommeil. Le corps réagit comme si l’esprit était confronté à la peur. D’où la transpiration et un sentiment d’anxiété pouvant aller jusqu’à des attaques de panique, des trous de mémoire et un délire ruminant. Vous avez tous les symptômes d’un homme qui subit un grand stress, Inspector Jefe. »

 

Le post-it de Ge

En poste à Madrid depuis des années, l’inspecteur  Javier Falcon est muté à la criminelle à Séville. Se remettant mal de la rupture avec sa femme, Falcon frise la dépression nerveuse.

Falcon  maintenant, chef de la police criminel de Séville est confronté un crime atroce qui suscite chez lui un profond malaise .  L’affaire qu’il doit résoudre aujourd’hui va le mener au coeur de la folie. Paul Jiménez est retrouvé dans son appartement, ligoté, bâillonné, les paupières découpées. Un second assassinat de même nature ne lui laisse plus de doute sur son implication personnelle dans l’affaire .

Et les assassinats s’enchaînent… C’est dans le passé de son père peintre reconnu décédé depuis peu, qu’il va trouver la clé de ces meurtres .

L’enquête va l’entraîner de Séville à Tanger et le conduire à reconsidérer une histoire qui s’étend sur presque tout le 20e siècle.

L’évocation de périodes sombres , en particulier celle de la Seconde Guerre mondiale, est au cœur d’un roman qui ne néglige ni la psychologie des personnages, ni la restitution d’atmosphère très particulière , qu’il s’agisse de l’Andalousie plongé dans un climat d’hystérie ou de Tanger ville de toutes les corruption .

Un récit captivant

Minuit dans le jardin du manoir de Jean Christophe Portes


Le livre  : Minuit dans le jardin du manoir de Jean Christophe Portes . Paru le 13 mars 2019 aux Editions du Masque.  19€90 ; (379 p.) ; 21 x 14 cm

Résumé de l’éditeur :

Denis Florin est un jeune notaire célibataire, poète et un peu lunatique. Il vit en Normandie dans un manoir avec sa grand-mère Colette – adorable mais folle. Ce qu’il préfère faire dans la vie : reconstituer la bataille de Marignan en figurines, et qu’on le laisse tranquille.
Un jour de janvier, alors qu’il rentre chez lui, il découvre horrifié une tête décapitée sur un piquet dans le jardin du manoir. À la place des yeux et des dents, des pièces d’or. Paniqué, il se terre chez lui, et constate que sa grand-mère adorée a disparu. La presse s’empare de l’affaire et il devient le suspect numéro un. Cela fait beaucoup pour un seul homme, surtout un homme comme Denis Florin. Nadget, une journaliste télé qui jure comme un charretier, convaincue de son innocence, va alors tenter de l’aider à se sortir de ce pétrin. Sur les traces de Colette, ils découvrent qu’un trésor datant de plus de cinq cents ans pourrait bien être caché quelque part dans le manoir…
Mais serait-ce l’explication à ce meurtre odieux et à cette disparition ? Rien n’est moins sûr.
L’auteur : Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur pour la télévision. Les précédentes enquêtes de Victor Dauterive, L’affaire des corps sans tête, L’affaire de l’homme à l’escarpin et La disparue de Saint-Maur et L’espion des Tuileries ont rencontré un beau succès. Il a remporté le Prix polar Saint-Maur en poche 2018.

 

 

 

Le post-it de Geneviève

Jean christophe Portes Minuit dans le jardin du manoir

 

Il y a un manoir sombre et isolé, avec un grand jardin autour.

Il y a Colette, la vieille folle du manoir.

Il y a Denis, son petit-fils, un notaire timide et maladroit.

Et puis il y a, ce matin brumeux, la tête d’un inconnu plantée sur un piquet.

Les ennuis commencent alors pour Denis. Le genre d’ennuis qui changent votre vie. Pour le meilleur… ou plutôt, pour le pire.

Et oui ,la nuit précédente un jeune étudiant pressé traverse le parc du manoir, prenant un raccourci et tombe sur cette tête fichée là.

Il est Minuit dans le jardin du manoir. Ni une, ni deux, notre jeune homme prends en photo cette apparition et la poste sur les réseaux sociaux.

La photo fait le tour des rédactions régionales puis très vite nationales.

Les vautours arrivent à leur suite.

La plus rapide c’est Nadjet, grand reporter à TV1. Celle ci tente de recueillir les première impressions de notre jeune notaire déboussolé qui ne trouve rien de mieux à faire que de la poursuivre avec un vieux sabre pour retrouver enfin le calme dont il a besoin pour réfléchir.

Encore une image choc qui fait le tour des télés en boucle.

Et puis arrive la police . Le lieutenant Trividec est chargé de l’affaire. Ce flic un poil macho, un peu butté, sans doute trop sur de lui et de son charisme, met tout de suite Denis dans la casse du suspect numéro 1. Mais il n’obtient ni aveux ni preuves.

S’en suis une aventure rocambolesque et explosive où des vies ordinaires basculent dans l’extraordinaire.

Sous la plume incisive et cadencée de Jean-Christophe Portes l’histoire prend vie. Le livre se lit à toute vitesse. On est presque là dans un scénario de bande dessinée. D’ailleurs l’auteur émaille son récit de nombreux références, qu’elle soit cinématographiques, littéraires ou tintophiles.

Et puis cette Nadjet Bakhtaoui a tout du jeune Tintin. Aussi ce polar prend des allures de roman d’aventure. Et il mélange avec bonheur plusieurs genres, espionnage, historique et enquête policière dénonçant au passage quelques travers de nombres société ultra-connectée et pointant ça est là quelques grands thèmes d’actualités.

C’est vif, on ne s’ennuie pas, on va de rebondissements en rebondissements. On suit avec bonheur les péripétie de nos protagonistes. Le style de Jean Christophe est émaillé d’humour. On sent qu’ici il s’est amusé à écrire ce roman et nous nous amusons tout autant à le lire. On part avec lui dans une chasse au trésor, on se prend pour Indiana Jones. On suit la piste avec avidité, on suit l’histoire Hernan Cortes et ses conquistadors. On veut tout savoir du dernier empereur  aztèques Cuauhtémoc.

Ajoutez à cela des dialogues savoureux, des situations cocasses,  une intrigue ciselée et vous obtiendrez un parfait roman de divertissement.

Lauréat du prix polar Saint-Maur en poche 2018 pour sa série historique « Les enquêtes de Victor Dauterive », Jean Christophe Portes signe avec Minuit dans le jardin du manoir son premier polar contemporain et c’est un belle réussite.

Merci monsieur l’auteur d’avoir décidé de nous surprendre. Qu’elle belle idée !

Mortels Trafics de Pierre Pouchairet


Le livre : Mortels Trafics de Pierre Pouchairet. Paru le 16 Novembre 2016 aux Editions Fayard. Collection : Prix du quai des Orfèvres. 8€90 ; (416 pages) ; 11 x 18  cm

4ème de couverture :
À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
Si la marchandise est perdue, rien ne vous protégera plus, même pas les barreaux d’une prison…
Une rumeur assassine s’en prend à l’innocence d’une famille.
La violence des trafics mobilise Stups et Crim’ au-delà des frontières, dans le secret d’enquêtes mettant à l’honneur des tempéraments policiers percutants, parfois rebelles, toujours passionnés.

Mention : Prix du quai des Orfèvres 2017

L’auteur : En France et à l’étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l’imagination, la vérité d’une vie engagée… Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan, pays qu’il a parcouru du nord au sud. Il a passé plus de 4 ans à Kaboul, y a été témoin de nombreux attentats et y a travaillé en étroite collaboration avec les Afghans…
Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage Des flics français à Kaboul et Coke d’Azur en 2014. Avec, à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour – et sous la lumière crue du terrain – la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

 

Extrait :
« Pour la majorité d’entre eux, dans cet univers morne et triste, la police était clairement l’ennemie. Avec le chômage, les jeunes désœuvrés plongeaient dans la drogue, les plus malins comme dealers. Ici, la réussite sociale passait par s’imposer dans la bande, et régner par la violence…»

Les Lectures de Maud :

 De suite entraînée dans cette enquête qui va mettre les nerfs de toute l’équipe de la Crim’ du 36 à rudes épreuves, deux enfants assassinés à l’hôpital Necker. La question du « pourquoi ? » va mener hanter les premières heures des recherches. Ils sont loin de s’imaginer l’objectif des tueurs et encore moins leurs motivations premières.

Dans ce premier opus, le lecteur découvre Léanne, brigade des stup’ de Nice, et Patrick du 36 de Paris. Deux profils opposés, deux enquêtes, deux objectifs. Ils vont devoir, malgré leurs différences, faire équipe et ce n’est pas sans étincelles qu’ils vont faire connaissance et évoluer !!!

Un premier volet sur les chapeaux de roue, du rythme, du suspense, de l’intensité, une enquête bien ficelée, des rouages mis à nu ; le tout pour le plus grand plaisir du lecteur !!! Une écriture efficace, sans fioriture qui livre les indices peu à peu. Le lecteur ne voit rien venir !! De surprises en déconvenues, le lecteur est happé par cette aventure qui se déroule sous ses yeux. Une pluie de cadavre qui s’en suivra ; une fin glaçante sur fond de …. Aller je ne vous en dis pas plus et vous laisse le découvrir par vous-même. Mon premier livre de l’auteur mais sûrement pas le dernier !!!!!

Version lue : Numérique

 

Jeudi Noir – Michaël Mention


Jeudi noirLe livre : Jeudi Noir de Michaël Mention. Paru le 5 novembre 2014 aux Éditions J’ai Lu. 5,95€ ; 192 p. ; 10,9 x 17,8 cm

4ème de couverture :

France-R.F.A 82 : un match, une victime, une vengeance.

8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.

L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession: gagner sa place en finale.

Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. mais le pire s’invite: les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.

Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.

 

 

michael-mentionL’auteur : Michaël Mention, né le 13 novembre 1979 à Marseille. Après avoir dessiné des BD dans son adolescence, il publie son premier roman en 2008.

  • Grand Prix du roman noir français en 2013 au Festival International du Film Policier de Beaune2 (Sale temps pour le pays)
  • Prix du polar lycéen d’Aubusson en 2014 (Sale temps pour le pays).
  • Prix Transfuge Meilleur Espoir Polar 2015 (… Et justice pour tous)

 

Extrait :
« C’est ce que je me répète, dans le vestiaire. Besoin de me rassurer. Les autres y croient, j’ignore comment ils font. Assis face à moi, Michel. Notre capitaine, le menton appuyé sur ses mains croisées.
Je me demande à quoi il pense. En fait, je sais. Pas au match, même s’il le fantasme depuis des jours et des nuits. Pas à son père, si fier de le savoir ici en cette heure mythique. Non, Michel ne pense pas à lui – il l’a déjà fait – et encore moins au petit club de l’AS Joeuf qui l’a vu naître. À cet instant précis, il pense à la Marlboro qu’il aurait aimé savourer avant le coup d’envoi.
Lui et la clope, beaucoup de gens l’ignorent. Il ne se cache pas, il tient juste à préserver le peu d’intimité que lui accorde son statut d’icône. «Drôle de sportif», c’est sans doute ce que dirait le pays s’il le voyait fumer entre deux entraînements. Non, Michel n’est pas qu’un joueur de génie, c’est aussi un anxieux doublé d’un déconneur. Pour ma part, j’aime autant le foot que Sherlock Holmes et la cuisine. On a tous plusieurs facettes, mais nos compatriotes s’en fichent. Ce qui les intéresse, ce qu’ils exigent de nous, c’est qu’on incarne leur rêve. Ça tombe bien, ils ne seront pas déçus. »

 

 

Le ressenti de Jean-Paul

20_Michaël Mention - Jeudi noir

Bonjour à toutes et à tous…

 J’avais 15 ans lors de ce match épique.

Je m’en souviens encore très bien.

Mon père et ses amis étaient tous fous de rage suite à l’orientation violente que le match prenait.

A l’époque je n’avais retenu que ça, la violence, le choc incroyable entre le gardien allemand Schumacher et le français, Patrick Battiston.

Ce match a été un déclic pour moi.

Depuis je n’en ai vu que très peu, et uniquement lorsque j’étais accompagné d’amis qui venaient à la maison.

Le foot était devenu uniquement une excuse pour se réunir entre nous… J’avais vu de quoi certains joueurs étaient capable… pour gagner !

 L’écriture et l’évolution de ce roman est vraiment superbe !

90 minutes de match, de prolongations, de tirs au but…

Je ne connaissais pas encore l’écriture de Michaël, mais c’est une vraie belle découverte. La musique est omniprésente durant tout le récit et pas n’importe laquelle, en plus d’une volonté de l’intégrer à l’histoire !

 Attention ce n’est pas un Polar. C’est un vrai roman noir, psychologique et très prenant. Le personnage principal, un joueur de l’équipe de France (qui n’est jamais nommé), passe par toutes les étapes, physiques et psychologiques, mais c’est surtout la psychologie du roman qui m’a porté. Il nous fait vivre cette rencontre historique minute par minute comme si nous étions sur le terrain. Comment ce match est devenu dans sa tête, un règlement de compte, car finalement les français n’ont jamais vraiment pardonnés aux “nazis”, puis il glisse vers la haine raciale envers les joueurs de son équipe, jusqu’au désespoir du coup de sifflet final.

L’ambiance de cette demi-finale est si bien décrite, si bien détaillée que j’y étais vraiment !

 Bien sûr, j’ai eut forcément envie de revoir certains extraits du match après ma lecture, tout était exactement comme dans mes souvenirs…

 https://www.youtube.com/watch?v=wyVqz2tU43w

 

Merci Michaël, merci pour cette “retransmission” qui plaira forcément aux fans de foot, mais aussi à tous lecteurs un peu curieux.

Car pour ce match, grâce à ce roman, je pourrai vraiment dire : “J’y étais !!!”

 Bandidos de Marc Fernandez


La chronique à deux voix des Jumelles

Le livre : Bandidos de Marc Fernandez. Paru le 3 Octobre 2018 aux Editions Préludes. Collection Préludes Noire. 15.90 euros. 320 pages. 13 x 2,5 x 20 cm


4ème de couverture :
Le corps calciné d’une femme menottée, une balle dans la nuque, est retrouvé dans un parc de Madrid. Diego Martin, journaliste radio d’investigation, connait la victime, rencontrée vingt ans auparavant… En Argentine. Jeune reporter à l’époque, il avait couvert l’assassinat du frère de la victime : Alex Rodrigo, photographe pour un grand hebdomadaire, tué selon le même mode opératoire.
Un meurtre identique à des milliers de kilomètres de distance, à deux décennies d’écart. Il n’en faut pas plus au présentateur d' »Ondes confidentielles » pour se lancer dans une enquête qui le mènera à Buenos Aires, où il retrouvera une femme qu’il n’a jamais pu oublier…
Entre corruption politique, flics ripoux et groupes mafieux, ce voyage va faire ressurgir les fantômes du passé. Car parfois, ceux qu’on croyait morts reviennent hanter ceux qui sont restés.

L’auteur : Journaliste depuis plus de 15 ans, il a longtemps été chargé de suivre l’Espagne et l’Amérique latine pour Courrier International.
Co-auteur, avec Jean-Christophe Rampal, de La ville qui tue les femmes, enquête à Ciudad Juárez, de « Pinochet, un dictateur modèle » (Hachette Littératures) et du roman Narco Football Club (éditions Moisson Rouge). Ils ont également réalisé le webdocumentaire La Cité des mortes.
Mala Vida est son premier roman en solo.
Marc Fernandez tient le blog polar Mauvais genre sur Slate.fr

 

Extrait:
«Ce ne sont plus les militaires qui nous mettent en danger, ils ne sont plus là depuis un moment et c’est tant mieux. Mais d’autres les ont remplacés. Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, qui font tout pour le garder, pour l’étendre. A tout prix. Même s’ils doivent piétiner pour cela nos droits les plus fondamentaux. Et quand je parle de pouvoir, ce n’est pas seulement le pouvoir politique auquel je pense, mais aussi et surtout le pouvoir économique. En gros, celui des plus riches. Les fusils se sont tus, c’est vrai. Ils ont été remplacés par un nouvel arsenal, moins visible mais tout autant, sinon plus dangereux : les transactions financières et les enveloppes de billets. Le dollar comme arme de destruction massive. L’argent fait plus de dégâts qu’une rafale de kalachnikov.»

Chronique de nos jumelles

 Bandidos de Marc Fernandez

Après des heures de lecture, nous avons bouclé notre reportage exclusif pour Collectif Polar. De l’Espagne au Chili, nous avons achevé notre périple en Argentine en suivant à la trace Diego, Ana, Isabel, David et récemment plus récemment Léa.

C’est à la recherche des « Bandidos » que nous avons plongé cette fois. Des policiers corrompus à la solde de politiciens véreux qui n’ont qu’un seul objectif: museler la presse.

Le Senior Fernandez nous a entraîné, dans un style vif porté par une plume percutante et journalistique, à la suite de nos amis, afin de faire la lumière sur le sombre meurtre d’une jeune journaliste mais aussi celui de son frère commis 20 ans plus tôt. Assassinés de la même manière, pourquoi a-t-on voulu réduire au silence ces deux porteurs de « faits » et de vérité?

Nous avons dû nous faire toutes petites sur les traces de nos amis, le danger les guettant à chaque coins de rues, il n’aurait pas fallu nous faire repérer! Penchées sur l’épaule de Diego, nous avons pu lire ses premiers papiers, ceux de ce jeune journaliste qu’il était, déjà combattant des mensonges et des pratiques occultes des pouvoirs politiques.

Sous la houlette, de Marc, nous avons enquêté sur les modes de communication et nous nous sommes posées cette question (largement insufflée par l’auteur): Que penser des médias aujourd’hui? Pour Marc, la réponse semble claire, comme tant d’autres de secteurs, l’information n’est plus qu’une question de rentabilité: les mêmes articles repris par plusieurs journaux différents, des copier-coller sans saveur ni substance, sans analyse réelle. Mais à qui profite cette non-information?… Nous vous laissons réfléchir à cette question.

Corruption des institutions, manipulations, mensonges, Marc n’épargne rien ni personne et assume les messages qu’il souhaite faire passer au travers de ses romans, qui, s’ils sont tous des fictions, puisent leur source dans des événements réels.

Du scandale des bébés volés sous Franco au Guerilleros du Chili, nous achevons avec Bandidos les aventures de David et ses amis. Des personnages que nous avons suivi dans leur évolution, leurs joies, leurs peines. Une amitié sans faille qui, même dans la trahison ou dans la mort, s’est révélée inaltérable.

Si les trois romans peuvent se lire dans l’ordre que vous avez choisi, nous vous recommandons toutefois d’en suivre la chronologie afin de comprendre les personnages, leurs réactions. Apprenez à les apprivoiser comme ils vous apprivoiseront, car au final, c’est eux qui nous transportent.

Cette séparation s’annonce difficile pour nous, nous nous sommes attachées à chacun des membres de cette équipe, qui, nous les entendons, scandent en chœur « No Pasaran » chaque fois que Marc Fernandez signe un de ses romans.

 

 

Tags : Polar, Journaliste, Argentine, Mafia, Espagne, Politique , Médias

 

Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck


Le livre : Le mystère Fulcanelli  de Henri Loevenbruck. Paru le 9 octobre 2013 chez Flammarion dans la collection Flammarion Thriller.  21€ ; (413 p.) ; 24 x 16 cm

 Réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Le mystère fulcanelli

Un meurtre dans une vieille église de Séville.

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.

Un ancien manuscrit dérobé.

Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli !

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.

En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

L’auteur : Henri Loevenbruck est un écrivain, chanteur et musicien français né à Paris le 21 mars 1972. Auteur de thrillers, de romans d’aventure et de fantasy, ses romans sont traduits dans plus de 15 langues. Il poursuit par ailleurs une carrière d’auteur, compositeur, interprète en écrivant des chansons pour d’autres artistes français ou pour lui-même.
Citation: 
« Une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

L’expertise de Cathie

Le mystère Fulcanelli réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

De loin le meilleur thriller que j’ai lu ces cinq dernière années. L’enquête est bien menée, les personnages sont très plaisants et crédibles illustrés dans une galerie de portraits savoureuse, notamment avec le personnage de Jacquet, les dialogues sont fluides, dans une langue accessible, simple et directe, comme dans la réalité, ce qui facilite l’entrée du lecteur dans ce récit qui aborde pourtant des thèmes qui sont loin d’être aisés à pénétrer. On sent que l’auteur est passionné par son sujet et qu’il défend sa version avec passion, compétence relevée d’une pointe d’humour très agréable.

Toutefois, je dois avouer que les passages relatant les biographies des « fulcanellisables » m’ont parfois semblé un peu longs. Bémol tempéré par les prises de position de l’auteur concernant les librairies, son amour des livres qui transparaît ici et là au cours du récit. J’ai également beaucoup apprécié sa passion discrète mais bien réelle pour son sujet qui donne envie au lecteur d’en savoir plus, de creuser les pistes développées, ce qui donne à son roman autant de valeur que les nombreux essais et exposés sensés révéler l’identité du maître, avec à la clé une bibliographie.

Et la cerise sur le gâteau: le happy end…

Pour découvrir la globalité de l’expertise de Cathie c’est ICI

Mala Vida de Marc Fernandez


 La double chronique: 2/2

Le livre : Mala Vida de Marc Fernandez. Paru le 7 octobre 2015 chez Prélude. 13€60 ; (279 p.) ; 20 x 13 cm

Réédité en poche le 8 mars 2017 aux Livres de Poche dans la collection Policie

4e de couv :
De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes … Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loin qu’un simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des «bébés volés» de la dictature franquiste
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L’auteur : Marc Fernandez est né en 1973, l’année du coup d’état de Pinochet au Chili et deux ans avant la mort de Franco. Et si ces deux événements sont mentionnés ici ce n’est pas pour rien. Depuis son enfance, l’auteur a été bercé par la presse et le journalisme, ce qui a eu pour lui réveiller une vocation. Pendant près de 12 ans, il a été journaliste au Courrier International, où il était en charge de traiter de l’actualité de l’Espagne et de l’Amérique latine. En parallèle, Marc Fernandez s’est lancée dans l’écriture de livres en duo avec Jean-Christophe Rampal. Parmi ses écrits on trouve Pinochet, un dictateur model, La ville qui tue les femmes, deux enquêtes de fonds, et enfin la fiction Narco Football Club qui ravira les amoureux du ballon rond sur fond de corruption. Par la suite, pendant quatre ans, Fernandez se consacrera à la revue Alibi qu’il créait avec Paolo Bevilacqua, consacrée à la littérature noire et aux crimes. Mais l’envie d’écrire ne le quitte pas, et c’est là qu’est né son premier roman en solo Mala Vida.
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Extrait : 
“Tout de suite après une cérémonie courte et émouvante, dans l’intimité, Isabelle décide de faire une ultime visite à l’appartement de la rue Lamarck. Là où elle a vécu une bonne partie de son enfance. Jeter un dernier coup d’œil à l’endroit où elle a quasiment été élevée par ses grands-parents, où elle a tissé des liens si fort avec Emilia. Des heures de jeux, de discussions, de lectures. Des liens qui ont fait d’elle la femme qu’elle est devenue aujourd’hui, influencée par cette grand-mère qu’elle vénérait par-dessus tout, qui lui a appris à lire, à écrire, qui lui a transmis son savoir tout en la laissant libre de faire ses propres expériences. Prendre quelques souvenirs. Il y en a tant ! Récupérer des vieilles photos. Avant de fermer la porte définitivement.”
PS. J’ai habité moi-même dans la rue Lamarck pendant ma petite jeunesse, que de souvenirs !
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Le “ressenti” de Jean-Paul 

Mala Vida 

de Marc Fernandez (Auteur)

Poche – 8 mars 2017

España es mi país de corazón, así que fue con placer y emoción que muy rápidamente me acerqué a esta novela* …

J’avais déjà lu il y a quelques mois un roman de Franck Thilliez qui traitait de la même thématique, et déjà j’avais été réellement surpris des bassesses qui pouvaient être perpétrées par les hommes… Mais ici, il y a quelque chose de différent, quelque chose de poignant, dans cette uchronie/polaro/historique.

L’action se déroule à notre époque, mais, un retournement politique nous replace dans le contexte hispanique de la fin des années 30 qui ne furent pas les plus glorieuses. L’esprit franquiste est de retour… Le malaise s’installe très vite, la peur, la délation, le pouvoir d’une certaine “Église” qui retrouve ses marques perdues avec délectation.

Les personnages sont très attachants, et le rythme du roman par des phrases très courtes et percutantes, voir poétiques parfois, menées par un bon scénario ne peuvent que me “scotcher” à mon fauteuil !

L’affaire policière aussi m’a troublée, car dans l’impossibilité de me placer juge, face aux situations décrites.

Justice,… Vengeance ?

Les deux me direz-vous…

 En tout cas j’ai été porté tout le long du roman, entre tristesse et désir de punir ceux qui le méritent.

¡Muchas gracias Marc por el placer de leer que me ofreciste!

«Mala Vida» es una novela muy fuerte y llena de vida a pesar de una atmósfera pesada e inquietante** …

* L’Espagne est mon pays de cœur, donc ce fut avec plaisir et émotion que très vite que j’ai abordé ce roman…

** « Mala Vida » est un roman fort et plein de vie malgré une ambiance lourde et inquiétante…

 

Et si vous avez loupé le Off de OPH sur Mala Vida c’est ICI

Mala Vida – Marc Fernandez


La double Chronique 1/2

Le livre : Mala Vida de Marc Fernandez. Paru le 7 octobre 2015 chez Prélude. 13€60 ; (279 p.) ; 20 x 13 cm

Réédité en poche le 8 mars 2017 aux Livres de Poche dans la collection Policier

4e de couv :

De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco. Au milieu de ce renversement, une série de meurtres est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Un homme politique, un médecin, une religieuse… rien ne semble apparemment lier les victimes. Diego Martin, journaliste de radio spécialisé en affaires criminelles, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier assassinat, il ne se doute pas que son enquête va le mener au-delà du simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui des «bébés volés» de la dictature franquiste.

Un récit sombre et haletant qui nous dévoile les secrets les plus honteux de l’ère Franco, dans une Espagne toujours hantée par son histoire récente.

 

L’auteur : Cofondateur et rédacteur en chef de la revue Alibi, consacrée au polar, Marc Fernandez est journaliste depuis plus de quinze ans. Il a longtemps été chargé de suivre l’Espagne et l’Amérique latine pour Courrier international. Mala Vida est son premier roman en solo.

 

 

Extrait : 
Après de brillantes études de droit, [elle] intègre dès sa sortie de l’université l’un des plus importants cabinets de pénalistes de Paris. Là, elle va gravir tous les échelons, faire ses preuves dossier par dossier, client après client. Le petit dealer de cité finit par laisser sa place aux criminels les plus virulents, les plus en vue aussi. Des comparutions immédiates de ses débuts, elle est passée aux grands procès d’assises médiatiques. Elle a défendu des escrocs, des assassins, des trafiquants de drogue, des braqueurs. Tous les chefs d’accusation y sont passés, sauf les crimes sexuels. Elle a toujours refusé de mettre son talent au service d’un violeur ou d’un pédophile. Seule entorse à son serment d’avocat. Seule entaille dans sa ligne de conduite, elle pour qui chaque personne, quel que soit le crime qu’elle a pu commettre, mérite d’être défendue. Mais les viols, ça, non. C’est au-dessus de ses forces. Elle ne se l’explique pas, mais c’est ainsi.

 

 

Le off de OPH

Mala vida marc Fernandez

« Mala Vida », un roman qui m’a ému de part le sujet traité mais aussi par le soin qu’a mis Marc Fernandez à raconter cette histoire au travers d’une intrigue policière qui ne sert que de vecteur à la transmission de plusieurs messages…
Le scandale des bébés volés sous la dictature Franquiste, la crise économique en Espagne, les extrêmes fascistes et religieux… sont autant de sujets que Marc évoque habilement dans ce roman.

Nos passés conditionnent nos présents… c’est l’un des messages de « Mala Vida » de Marc Fernandez.

C’est émue que je viens de clore ce roman qui, sur fond d’intrigue policière, dévoile le scandale des enfants volés d’Espagne, des vols et trafics d’enfants qui ont vu le jour sous le régime de Franco pour se terminer des décennies plus tard.
J’avais découvert ce trafic dans un autre roman (Angor de F.Thilliez). Je me souviens du choc que j’avais eu en apprenant ce qu’avaient vécu des milliers de familles.

Dans « mala vida », Marc nous raconte la plaie béante que représente ce passé, pour des milliers d’espagnols, avec beaucoup d’émotions.
Il utilise habilement son intrigue policière pour relater cette histoire mais aussi travailler sur plusieurs thèmes : la lutte contre les extrêmes fascistes ou religieux, la vengeance, l’amour, la famille, la crise économique espagnole.
« Les chacals ont flairé la bonne affaire.Et ont distribué les crédits comme des chorizos. Vingt, trente, quarante et jusqu’à cinquante ans d’endettement. Venez, venez, pas de problème, voilà l’argent. Remboursez toute votre vie. Et si vous n’avez pas fini, ce n’est pas grave, vos enfants prendront la relève. Conclusion, quand la bulle a explosé, quand les expulsions ont commencé, les fiers propriétaires ibères ont été obligés de retourner vivre chez leurs parents. »

Le roman est dynamique, rythmé par des phrases courtes, parfois constituées d’un ou deux mots. La tension narrative ne se relâche jamais au cours des 280 pages de l’histoire de Diego, Isabel, David et Ana. Les personnages sont touchant. Marc leur a donné vie en prenant en compte les fêlures qu’il leur a imaginé, les faisant ainsi évoluer dans leurs émotions et dans leurs relations au fil de la narration.
Pas de descriptions à foison qui auraient pu alourdir l’intrigue, juste ce qu’il faut pour se retrouver en Espagne et s’imprégner de l’ambiance.

Pour clore je dirais qu’il y a des scribouillards et qu’il y a des journalistes qui écrivent des romans noirs de grande qualité.
« Mala Vida » est un roman passionnant, mais c’est aussi une leçon d’histoire, une leçon de vie.

Demain matin c’est Jean Paul qui vous exposera son ressenti sur Mala Vida

Nous verrons bien si ils ont le m^me avis avec Ophélie

Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck


Le livre: Le mystère Fulcanelli, Henri Loevenbruck, paru le 05 octobre 2013, aux éditions Flammarion, 21 €

Réédité en poche chez J’ai lu le 8 octobre 2014 8€  ; (507 p.) ; 18 x 12 cm 

4ème de couverture:

Un meurtre dans une vieille église de Séville… Un assassinat dans une bibliothèque parisienne… Un ancien manuscrit dérobé… Le lien entre ces affaires : Fulcanelli, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle. Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, plonge dans les milieux ésotériques du siècle dernier. Mais on ne pénètre pas les mystères de la pierre philosophale sans en payer le prix !

L‘auteur:  Doit-on encore présenter Henri Loevenbruck ?  Après une jeunesse partagée entre le 11e arrondissement de Paris et l’Angleterre, Henri Lœvenbruck fait une khâgne au lycée Chaptal à Paris, une maîtrise d’anglais à la Sorbonne, puis se lance dans le journalisme et la musique. Il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Sa trilogie de La Moïra (publiée entre 2001 et 2003) se vend à 300 000 exemplaires toutes éditions confondues et est traduite en douze langues. Il se lance ensuite dans le thriller avec les éditions Flammarion où il rencontre à nouveau le succès, notamment avec la série d’Ari Mackenzie, vilain petit canard des Renseignements généraux, dans laquelle il dénonce notamment les dérives de grandes ONG en Afrique.

Dans les années 1990, Henri Lœvenbruck chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens. Début 2008, après avoir écrit des chansons pour d’autres artistes (comme Kelks), il décide de remonter sur scène pour présenter une douzaine de chansons « à texte ». En 2009, il participe, en tant que traducteur et choriste, à l’album Molly Malone – Balade irlandaise de son ami Renaud. En 2009, il a enregistré un mini LP, en collaboration avec Vincent-Marie Bouvot. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers, qui fait de nombreux concerts dans des festivals en France, et au sein duquel il joue du clavier et de l’orgue Hammond.

Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire.

En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Extrait:
« Oui. C’était ça ! C’était forcément ça ! Car ce qu’il venait de découvrir, il n’aurait pu le voir sur aucune copie de ce tableau. Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?
Dans un élan d’émotion incontrôlable, il sentit les larmes monter à ses paupières, comme une libération tant attendue, une délivrance. Soudain, tout prenait sens. Toutes ses recherches, toutes ses convictions, ses hypothèses… tout s’éclairait.
La main tremblante, il chercha le carnet dans sa poche. Ses doigts, trempés de sueur, glissèrent sur la surface de cuir. Mais avant que de pouvoir s’en saisir, tout à coup, il entendit un bruit. Là, juste derrière lui. Un frottement, à quelques centimètres à peine. Et ce fut comme si les battements de son cœur s’étaient arrêtés.
L’homme eut tout juste le temps de se retourner.
La lame du couteau pénétra brusquement dans la chair de sa poitrine. Un souffle. Sa bouche se figea dans une grimace de stupeur. L’émotion dans son regard se mua en incompréhension, puis l’incompréhension en anéantissement. Retenu par la lame enfoncée dans son cœur, il était déjà tel un cadavre pendu au gibet.
— Toi ? marmonna-t-il d’une voix rauque, les yeux trempés de larmes.
À peine eut-il reconnu le visage de son bourreau que la vie le quitta.
Le couteau ressortit d’un coup sec. Le corps s’effondra lourdement sur le sol, alors que le sang, déjà, se répandait sur le tissu blanc de sa chemise, écho troublant à l’hémorragie du Christ qui, à quelques mètres de là, suffoquait sur sa croix pour l’éternité.
Le meurtrier, avec des gestes sûrs, sans émoi, essuya doucement la lame souillée, la rangea à sa ceinture, puis s’accroupit à côté du cadavre de sa victime et prit le carnet dans sa poche.
Quand il sortit de l’église de la Santa Caridad, le sourire sur son visage était celui de Judas. Mais celui-là n’éprouvait nul repentir et n’irait point se pendre. »

Le OFF de OPH

«  Tous les ingrédients ludiques du mystère étaient là : c’était comme ouvrir un vieux coffre au trésor »

Cette phrase est le parfait reflet de ce que j’ai ressenti à chacun des tomes de la trilogie d’Ari Mackenzie (Le rasoir d’Ockham, les Cathédrales du vide)

Dans le Mystère Fulcanelli Henri Loevenbruck nous emmène une fois encore dans une chasse au trésor. Pas un trésor physique, mais un trésor propre à chacun de ses lecteurs. Car si une énigme est bien « dévoilée », c’est bien sur nous même que l’auteur nous invite souvent à réfléchir.
Il utilise d’ailleurs dans chacun des trois tome l’expression V.I.T.R.I.O.L ( Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem: visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée, phrase ô combien symbolique…),terme emprunté à la franc-maçonnerie, qui invite chacun d’entre nous à l’introspection.

Rassurez-vous, vous saurez tout sur le Mystère Fulcanelli à la fin du roman. Néanmoins, au delà du mythe, Henri nous invite à voyager dans le temps, à aller à la rencontre de l’art et de l’ Histoire. D’ésotérisme en hermétisme sans oublier une dose de religion, tous les ingrédients d’une quête y sont!

J’ ai donc retrouvé avec un immense plaisir Ari et sa fameuse MG, Lola, Krystov et Iris Michotte, pour une nouvelle enquête passionnante, empreinte de mystère.

Comme pour chacun des tomes précédents, j’ai aimé cette plume délicate qui m’a embarquée et une fois n’est pas coutume, régalée en références historiques, culturelles, en informations liées à l’art et plus particulièrement, ici, sur les « vanités ». J’ai été bluffée une fois encore par la richesse des recherches et des références.
Et d’ailleurs si le cœur vous en dit, il existe ICI un documentaire fort intéressant pour aller plus loin:

Une lecture comme je les aime qui , non seulement divertit ,mais surtout, ouvre les chakras et enrichit.

Les romans « ésotériques » d’Henri vous invitent non seulement aux voyages (géographiques, temporels, culturels), mais aussi à la découverte de vous même si tant est que vous soyez réceptifs aux indices.

Outre les aspects culturels, il y a un certain nombre de passages qui m’ont touché parce que criant de vérité, tant sur notre société que sur les rapports humains:

 « une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

« Il n’y a rien de tel que le fric et le cul pour détruire même les plus belles histoires d’amitié. C’est dans la nature humaine […] les gens sont fondamentalement égoïstes, question de survie.»

« On ne peut pas juger un couple de l’extérieur, Lola. On ne doit jamais. L’intimité, par définition, c’est quelque chose qui ne se partage pas avec les autres. Méfie toi des gens qui savent toujours mieux que toi ce que tu devrais faire dans ta vie amoureuse. »

Une fois encore du grand Loevenbruck 😊. Un auteur qui m’a touché par son écriture, sa sensibilité ( Nous rêvions juste de liberté), et sa gentillesse lors de notre rencontre.

Je quitte avec regrets Ari, Lola, Krystov et Iris…  mais pas Henri puisque très bientôt j’attaquerai l’intégrale de la trilogie : La Moïra.

Le bourreau de Gaudi de Aro Sáinz de la Maza


9782330034597,0-2248410 (1)Le livre : Le bourreau de Gaudi  de Aro Sáinz de la Maza. Traduit de l’espagnol par Serge Mestre. Paru le 3 septembre 2014 chez Actes sud dans la collection Actes Noirs.  23,80€ ;  (663 p.) ; 24 x 15 cm.

Le point de vue des éditeurs

Un corps en flammes est retrouvé pendu au balcon d’un des monuments les plus emblématiques de Barcelone, La Pedrera, d’Antonio Gaudí. Bien mauvaise publicité pour la ville à quelques semaines de la consécration par le pape de la Sagrada Familia.

Les services policiers sont aux abois et réintègrent l’électron libre Milo Malart, révoqué par mesure disciplinaire. Tandis qu’il enquête en binôme avec une jeune sous-inspectrice, qui semble tout droit sortie d’une série américaine à succès, les meurtres s’enchaînent selon un rituel immuable : toujours des membres de l’oligarchie barcelonaise, férocement mutilés au sein des édifices du célèbre architecte qui fait la gloire de la ville. Barcelone a vendu son âme au diable ; elle doit payer le prix de sa magnificence.

La chasse à l’homme est ouverte, mais qui cherche-t-on ? Un prédateur sadique assoiffé de vengeance ou la victime d’un système politique arrogant et corrompu, qui sacrifie les plus fragiles au faste tapageur de la ville et à sa manne touristique ? Pour répondre, il faut d’abord décrypter le symbolisme ésotérique des oeuvres de Gaudí, aux formes proprement hallucinantes.

$$9782919066186,0-2492562L’auteur : Aro Sáinz de la Maza est né à Barcelone en 1959. Il est éditeur et correcteur. Le Bourreau de Gaudí est sa première incursion dans le genre policier et a valu à son auteur le prix international RBA du roman noir.  il s’est lancé dans la série de romans noirs consacrés à l’inspecteur Milo Malart.

Extrait:
« Milo tenta de se souvenir. Un homme avait été découvert suspendu à la façade de la Casa Milà, plus connue sous le nom de La Pedrera, au beau milieu du paseo de Gracia. L’assassin avait utilisé du câble d’acier pour lier les poignets de la victime, il l’avait suspendue au balcon du premier étage, puis il lui avait mis le feu. Lorsque les pompiers étaient arrivés, le malheureux était déjà tout calciné.
– Si je me souviens bien, la victime est un haut responsable de la Caixa, un ex-conseiller municipal à la culture, je crois. Un type dont on a dit qu’il pouvait devenir le futur maire de la ville. Je me rappelle plus son nom. Il faut bien admettre que l’assassin a fait preuve d’un certain courage  (…) »

Résumé et avis :

Barcelone inspire, dernièrement j’ai eu la chance de lire pas mal de nouvelles plumes surtout des auteurs espagnols qui plante leur décor dans la capitale catalane. A chaque fois, la ville portuaire est le théâtre idéal pour jouer un drame social, une comédie dramatique, une pièce tragique, sombre voire noire. Barcelone est l’écrin parfait pour cacher et traquer la perversion humaine.

Imaginez Barcelone : la Rambla qui descend vers le port, l’architecture de Gaudi, les joueurs du Barça et cette formidable énergie qui se dégage de la ville et de ses habitants. Cette atmosphère si singulière en explorant les endroits inconnus du touriste, que les Barcelonais eux-mêmes ignorent…

Découvrez  la Barcelone du quotidien, si vivante, cosmopolite et changeante, en perpétuel mouvement. Des promenades qui nous emmènent des hauteurs de Montjüic et du Tibidabo au bord de mer de la Barceloneta, écoutez les habitants racontant leurs quartiers et les transformations des lieux qui leur sont chers.

Découvrez un autre visage de la capitale catalane.

Dans une intrigue magistralement tenue jusqu’à la dernière page, orchestrant pressions politiques, énigmes maçonniques, moeurs dissolues et presse à sensation, Aro Sáinz de la Maza nous propose une enquête dans Barcelone sur les traces de Gaudi, du symbolisme maçonnique et des ravages de la spéculation immobilière contemporaine.

Le Bourreau de Gaudí plante l’envers du décor d’une cité unanimement saluée pour sa beauté et sa prouesse architecturale.

Barcelonne a tout pour être une des grandes Villes du Noir.

Elle est sans contexte la capitale espagnole du polar.

Cette ville enclavée entre son port et entre les fleuves le Besos , le Llobregat et  la Sierra de Collserola , est un endroit idéal pour placer une intrigue policière ou noire.

Une « Ville des prodiges » terriblement moderne et effroyablement archaïque.

Lire ICI le début