Sex doll de Danielle Thiery


Le livre : Sex doll : Une enquête du commissaire Edwige Marion de Danielle Thiery – Paru le 01/05/2019 aux éditions Flammarion dans la collection Policier/Thriller (SC) – 20 € (402 pages) ; 13 x 20  cm

 4ème de couverture :

À Paris, l’ouverture d’un hôtel de passe 2.0, dont les pensionnaires sont des poupées de silicone, ne fait pas l’unanimité. Son jeune propriétaire, précurseur sur le marché du sexe, n’avait pas imaginé les réactions violentes que sa start-up provoquerait… Dans le même temps, l’Office, dirigé par la commissaire Marion, est confronté à une série de meurtres atroces. Trois femmes sont retrouvées mutilées, des parties de leur corps trafiquées afin d’en faire des créatures parfaites. La psycho-criminologue Alix de Clavery, dont l’expertise est indispensable sur ce dossier, a mystérieusement disparu. Si Marion devine que ces affaires sont liées, elle n’imagine pas à quel point. De Paris au Japon, elle traque ce Docteur X qui l’obsède depuis quinze ans.

L’auteur : Danielle Thiéry fut la première femme commissaire divisionnaire en France en 1991. Elle a entre autres dirigé la sécurité d’Air France. Mauvaise graine, son premier polar a paru en 1997. Beaucoup d’autres ont suivi, dont certains ont été traduits. Elle est également l’auteur de la série télévisée Quai n°1 diffusée sur France 2.
Elle a obtenu des prix littéraires, notamment le Prix Polar et le Prix Charles Exbrayat pour « Mises à mort », le Prix Gayant Lecture – Catégorie 3 pour « Nuit blanche au musée » et le Prix du Quai des Orfèvres 2013 pour « Des clous dans le cœur ».

 

Extrait :

« les Japonais sont de grands malades, s’était-il rassuré avant de découvrir que le phénomène [utilisation de prostituées en silicone] avait déjà gagné l’Europe. En Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, les Sex dolls faisaient florès. A Amsterdam elles avaient même leur place dans les vitrines, à côté des vraies péripatéticiennes. L’avantage sur les putes humaines étant que les Sex dolls ne la ramenaient pas et qu’on pouvait bien les violer, les martyriser sans que jamais elles ne portent plainte. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Titre et auteur : Sex doll de Danielle Thiery

J’ai retrouvé avec plaisir Edwige pour le 14ème opus de la série du commissaire Marion. Ses réactions impulsives laissent à penser qu’elle se languit du terrain dont elle a dû s’éloigner depuis qu’elle est la patronne de l’Office de répression des violences aux personnes, ne pouvant faire confiance à son adjoint. La prostitution a elle aussi évolué avec la génération 2.0, mais les pervers sont bien toujours là. Docteur X, à la recherche de la femme idéale, va notamment mobiliser toute l’attention de Marion ainsi qu’il le souhaitait, en envoyant de macabres messages aux proches de la commissaire. Veut-il la toucher personnellement ?

Ambiance glauque, enquête dérangeante, interpelante. Le retour de Nina, fille adoptive de Marion, mettra à mal les certitudes de la commissaire. Une intrigue complexe qui mêle présent parisien et passé lyonnais, avec un final très visuel en apothéose.

Comme dans ses précédents romans, l’approche documentaire des investigations policières m’a ravie. Le ton est juste, sans emphase. Un roman bien ancré dans le présent 2.0.

Je remercie Babelio et son opération « masse critique » ainsi que l’éditeur,  qui m’ont permis de découvrir ce roman en avant-première.

Extraits :
« Le site s’appelle Streetlove,[…]les horaires varient mais c’est souvent entre midi et deux ou l’après-midi. En réalité c’est un peu quand l’envie prend le client, si vous voyez ce que je veux dire. Il sort du bureau, cherche dans l’appli la fille disponible la plus proche d’où il se trouve. S’il n’est pas trop regardant sur la partenaire, il passe un coup de fil et dix minutes après il est avec elle … Parfois c’est pendant la pause tabac, le temps qu’il faudrait pour fumer deux clopes dans la cour … »
« L’odeur déplaisante, faisait penser à un animal crevé. Une expression lui vint qu’elle avait entendu en apprenant à identifier l’état émotionnel des individus par leurs expressions corporelles, toutes formes confondues. Le fish-odor-syndrom. Une anomalie génétique qui faisait accélérer la dégradation des bactéries à la surface de la peau et créait cette odeur cadavérique par à-coups, sous l’effet d’un violent trouble, d’une contrariété ou d’une intense jubilation. »

 —————-lien pour en savoir plus sur le sujet ——————-

Les indésirables de Diane Ducret


Le livre : Les indésirables de Diane Ducret. Paru le 1er mars 2017 chez Flammarion dans la collection littérature française. 19€90 ; (312 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les indésirables

Nous avons ri, nous avons chanté, nous avons aimé. Nous avons lutté, mon amie, c’était une belle lutte. Je me suis sentie plus vivante à tes côtés que je ne le fus jamais.

Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Deux amies, l’une aryenne, l’autre juive, qui chantent l’amour et la liberté en allemand, en yiddish, en français… cela semble inventé ! C’est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes « indésirables » internées par l’État français. Leur pacte secret les lie à Suzanne « la goulue », Ernesto l’Espagnol ou encore au commandant Davergne. À Gurs, l’ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compté. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.

À la façon d’une comédie dramatique, Diane Ducret met en scène le miracle de l’amour, la résistance de l’espoir dans une fable terrible et gaie, inspirée d’histoires vraies.

 

photo_roberto_frankenberg_copyright_flammarion

L’auteur : Diane Ducret, est née à Anderlecht (Belgique) le 17 novembre 1982. Normalienne, historienne, philosophe et journaliste, Diane Ducret, alors qu’elle n’a pas 30 ans, a animé le Forum de l’histoire sur la chaîne Histoire, et réalise des documentaires pour l’émission « Des Racines et des ailes ».
En 2011, elle sort son premier livre, « Femmes de Dictateur », best-seller en France et traduit dans vingt langues. Un second tome paraît en 2012.
En 2013, elle publie « Corpus Equi », prix du premier roman à La Forêt des livres, coup de cœur de l’émission Le Masque et la Plume, un roman autobiographique véritable ode au cheval et à la liberté.
Elle publie en 2014 un essai sur le sexe féminin, « La Chair interdite » aux éditions Albin Michel.
En 2015, elle publie aux Éditions Perrin / Plon un ouvrage intitulé « Lady Scarface » qui raconte les destins croisés de femmes de gangster de la pègre américaine.
En janvier 2017, elle publie chez Pocket « Les Marraines du Crime », un ouvrage dans lequel, à partir d’archives déclassifiées, de journaux de l’époque, d’entretiens avec des descendants et de documents inédits, Diane Ducret dévoile l’intimité de ces femmes gangsters américaines durant les années folles.
En mars 2017, elle publie aux Editions Flammarion « Les indésirables ». Dans cet ouvrage, Diane Ducret nous raconte l’histoire du camp de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques.

 

Extrait : 
« – Nous vous envoyons trois mille femmes à interner. Allô ? Allô ? »
Au téléphone, l’attaché du cabinet du général Héring attend une réponse de la part du commandant. Au bout du fil, rien qu’un silence, puis, à peine plus fort, la chute d’un corps sur la laine d’un tapis. Le chef d’escadron Davergne, pris de stupeur, est tombé de sa chaise. Le nombre exorbitant résonne encore dans sa tête tandis qu’il recoiffe ses cheveux bruns ondulés d’une main et replace de l’autre ses petites lunettes rondes sur son nez, juste au-dessus de la moustache triangulaire qui relie équilatéralement chacune de ses narines aux extrémités de sa bouche. Sur la joue du jeune commandant de trente-cinq ans s’épanouit un grain de beauté. Il s’est vu confier la direction du camp depuis quelques mois seulement. »

 

Le post-it de Ge

Les indésirable de Diane Ducret

Mai 40, sur l’ordre du gouvernement français, près de 5000 femmes sans enfant sont entassées au Vélodrome d’Hiver à Paris. Pour la plupart des réfugiées. Beaucoup ont fui la guerre et le régime nazi en Allemagne.

Le Vel d’Hiv, tristement célèbre  pour sa rafle survenu deux ans plus tard en 42. Cette terrible rafle où plus de 13 000 juifs seront rassemblés sur décision du régime de Vichy en vue d’être déportés dans les camps de la mort.

Mais déjà en 40, la France était à la botte de Berlin.

Un peu plus tard une partie de ses femmes seront internées à Gurs dans les pyrénéens, dans un camp de détention français.

Un épisode mal ou pas connu de l’histoire de la France.

Ces femmes que l’on nomme « Les Indésirables » sont parquées là dans des conditions sanitaires terribles. Il y avait des Polonaises, des Belges, des Autrichiennes, des Allemandes, des Alsaciennes, juives et non-juives.

 Eva et Lise, deux amies  sont deux de ces indésirables. Elles sont internées là, ensemble par l’Etat français dans un camp au beau milieu des Pyrénées.

Il y a les brimades, il y a la faim, la dysenterie et la boue et les abus. La violence voire le viol. Il y a aussi les hivers et le froid. Et pourtant…

Pourtant ces indésirables ont compris que pour survivre il va falloir être désirable.

Et un jour le commandant du camps décide de leur offrir un piano. Oh ce n’est sans doute pas par pure bonté d’âme, non il a des choses qui pèsent sur sa conscience le commandant Davergne.

 Aussi ce simple piano va redonner l’espoir à ses femmes. Et avec l’espoir, la joie va revenir. Elles créent un cabaret, elles chantent et dansent l’amour et la liberté en allemand, en yiddish et en français. Un peu d’insouciance.

A travers Lise et Eva, l’auteur nous conte aussi une formidable histoire d’amitié. Eva l’aimé est née dans une famille bourgeoise allemande, mais pour échapper à l’idéologie galopante qui gangrène son pays et trouve écho dans sa famille, elle fuit vers la France, ce pays des droits de l’homme. Lise, elle a à peine trente ans quand elle se retrouve à Gurs. Elle habitait Berlin, mais pour une jeune femme juive, la vie n’était plus possible en Allemagne et quand en 1933 les premiers signes annonciateurs de l’horreur ont frappé le commerce de ses parents, elle a préféré se réfugier à Paris.  Croyant trouver la paix en France. Et voilà que 7 ans plus tard le gouvernement français, on est pas encore sous le régime de Vichy, ordonne aux ressortissants étrangers de se regrouper pour ensuite les parquer.

Enfin revenant à notre histoire. Diane Ducret met en scènes ces femmes, ces héroïnes, qui vont tout faire pour maintenir un peu d’humanité dans leur épouvantable détention. Elles vont nous parler d’amour, d’espoir, de vie simplement. Quoi de plus fort que la vie dans ce trou infâme dédié à la mort.

Ce que j’ai aimé aussi c’est que l’auteur laisse passer un peu de luminosité dans cet univers très noir. Qu’elle mette en lumière la solidarité, l’entraide, la compassion  que ces femmes ont l’une envers l’autre.

Le piano ne fait pas que redonner espoir à nos Indésirables, il nous tire des sourires, des larmes et parfois aussi des éclats de rire.

Bravo à Diane Ducret pour ce travail de documentation, et ce formidable travail d’écriture et de mémoire.

 

Plateforme de Michel Houellebecq.


Ce soir sur France 2 vous pourrez regarder l’émission culturelle Stupéfiant. Et avec un peu de chance vous pourrez nous voir Jean Paul, moi et quelques autres lecteurs de mon Kawa littéraire parler de Michel Houellebecq. 

Aussi pour l’occasion nous vous proposons …

La chronique Duo ou quand Jean Paul et Ge vous donne leurs avis sur un même bouquin

Le livre : Plateforme : au milieu du monde de Michel Houellebecq. Paru le 3 septembre 2001 chez Flammarion. 20€30  ; (369 p.) ; 21 x 14 cm

réédité en poche le 8 septembre 2010 chez J’ai lu. 5,50 € ; 160 p. ;  18 x 11 cm

4ème de couverture :

Après la mort de son père, Michel, fonctionnaire quadragénaire et blasé, décide de partir en Thaïlande pour goûter aux plaisirs exotiques. Il y rencontre Valérie, cadre dans une grande société de voyages, à qui il soufflera sa théorie sur les vraies motivations des Européens en quête de sensations fortes. Embarqué dans la lutte pour le profit à tout prix, où le corps est plus que jamais une marchandise, Michel jette un regard cynique sur la société occidentale. Il sera peut-être surpris de découvrir que l’être humain est encore capable de sentiments…

L’auteur : Michel Houellebecq a publié plusieurs romans, Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires, Plateforme et La possibilité d’une île. Il est aussi l’auteur de poèmes (Le sens du combat, La poursuite du bonheur, Renaissance), d’une étude sur Lovecraft, d’essais (Rester vivant, et Interventions 2) et d’un récit accompagné de photographies (Lanzarote). Il a écrit avec Bernard-Henri Lévy une correspondance, Ennemis publics. Son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues.

 

 

Extrait :
« Mon père est mort il y a un an. Je ne crois pas à cette théorie selon laquelle on devient réellement adulte à la mort de ses parents ; on ne devient jamais réellement adulte.
Devant le cercueil du vieillard, des pensées déplaisantes me sont venues. Il avait profité de la vie, le vieux salaud ; il s’était démerdé comme un chef. “T’as eu des gosses mon con… me dis-je avec entrain ; t’as fourré ta grosse bite dans la chatte à ma mère”.
Enfin j’étais un peu tendu, c’est certains ; ce n’est pas tous les jours qu’on a des morts dans sa famille. J’avais refusé de voir le cadavre. J’ai quarante ans, j’ai déjà eu l’occasion de voir de cadavres ; maintenant, je préfère éviter. C’est ce qui m’a toujours retenu d’acheter un animal domestique. »

 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Encore un roman d’un réalisme redoutable et d’une pertinence de l’auteur très marquée.

Encore faut-il aller au delà de la première impression simpliste et rébarbative de la vie du personnage principal de Houellebecq.

là est toute la subtilité de l’auteur… Certains parleront de cynisme, d’autres de réalisme, c’est selon…

Houellebecq nous entraîne au cœur du tourisme sexuel. C’est l’occasion, une nouvelle fois, de partager les réflexions de Michel (comme par hasard ? Cela renforce encore plus cette impression de vécu, d’aigre lucidité), un homme célibataire, la quarantaine, fonctionnaire insignifiant et désabusé du ministère de la culture, réflexions donc sur la solitude de l’homme occidental moderne, toujours autant marqué par l’effondrement des relations entre les hommes et les femmes. Une vision cynique et parfois clinique de ces relations rend le roman lourd à porter, pas précisément un « message d’espoir » : « C’est dans le rapport à autrui qu’on prend conscience de soi ; c’est bien ce qui rend le rapport à autrui dérangeant.”

 

Extrait :
Lorsque la vie amoureuse est terminée, c’est la vie dans son ensemble qui acquiert quelque chose d’un peu conventionnel et forcé…
J’en suis maintenant convaincu : pour moi, Valérie n’aura été qu’une exception radieuse. Elle faisait partie de ces êtres qui sont capables de dédier leur vie au bonheur de quelqu’un, d’en faire très directement leur but. Ce phénomène est un mystère. En lui résident le bonheur, la simplicité et la joie ; mais je ne sais toujours pas comment, ni pourquoi, il peut se produire. Et si je n’ai pas compris l’amour, à quoi me sert d’avoir compris le reste ?

 

Le post-it de Ge

Voilà un livre que je n’ai pas pu finir, non il a fini par me tomber des mains !

Mais comme je suis curieuse je l’ai repris puis enfin fini !

Et oui, lors de sa première lecture, je me suis dit pourquoi ce mec prend-t-il cette position de provocateur. Le narrateur était ici forcément l’auteur. Et j’ai reçu Plateforme comme  une oeuvre pornographique. Rien de moins. Ou, alors est-ce de l’érotisme pur ? Perso j’ai pas trouver de plaisir à lire ces lignes.

Mais pouvais-je qualifiés de pornographique ce roman sans autre forme de procès et surtout en l’abandonnons en plein milieu.

Non il fallait que je lise le bouquin dans son intégralité pour le juger !

La misère affective et surtout sexuel de ce Michel pouvait-elle excuser tout cette déferlante d’abus sexuels. Non pas à mes yeux, et je ne suis pas une pudibonde et encore moins une puritaine.

Mais alors, Houellebecq condamnerait-il le tourisme sexuel ? Michel ne serait-il que la représentation de l’homme européen, blanc, actuel. Un mec paumé qui cherche l’amour ? Dénonce-t-il la sexualité bon marché ou le corps n’est plus qu’un objet de plaisir, une marchandise.

Et t-il à ce point cynique.

Est-il à ce point manipulateur ?

Pour nous faire croire qu’il se pose là en observateur, et à nous montrer le monde d’aujourd’hui tel qu’il est en faisant de Plateforme un tas d’insanités d’où aucune rédemption n’est possible.

Non assurément, je n’adhère pas et je préfère un bon roman noir pour me montrer les failles de nos sociétés.

Les particules élémentaires de Michel Houellebecq


Le livre : Les particules élémentaires de Michel Houellebecq. Paru le 24 août 1998 aux Editions Flammarion. 20,50 € ; 393 p. ; 21 x 14 cm.

Réédité de nombreuses fois en poche dont la dernière le 8 septembre 2010chez J’ai lu en Ed. collector. 8€10 ; (316 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Michel, chercheur en biologie rigoureusement déterministe, incapable d’aimer, gère le déclin de sa sexualité en se consacrant au travail, à son Monoprix et aux tranquillisants. Une année sabbatique donne à ses découvertes un tour qui bouleversera la face du monde. Bruno, de son côté, s’acharne en une quête désespérée du plaisir sexuel. Un séjour au  » Lieu du Changement « , camping post-soixante-huitard tendance New Age, changera-t-il sa vie ? Un soir, une inconnue à la bouche hardie lui fait entrevoir la possibilité pratique du bonheur. Par leur parcours familial et sentimental chaotique, les deux demi-frères illustrent de manière exemplaire la société d’aujourd’hui et la quête complexe de l’amour vrai.

 

L’auteur : Michel Houellebecq a publié plusieurs romans, Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires, Plateforme et La possibilité d’une île. Il est aussi l’auteur de poèmes (Le sens du combat, La poursuite du bonheur, Renaissance), d’une étude sur Lovecraft, d’essais (Rester vivant, et Interventions 2) et d’un récit accompagné de photographies (Lanzarote). Il a écrit avec Bernard-Henri Lévy une correspondance, Ennemis publics. Son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues.

 

 

 

Extrait :
«Le milieu des années 70 fur marqué en France par le succès de scandale qu’obtinrent Phantom of the paradise, Orange mécanique et les valseuses : trois films extrêmement différents, dont le succès commun devez cependant établir la pertinence commerciale d’une culture “jeune” essentiellement basée sur le sexe et la violence, qui ne devait cesser de gagner des parts de marché au cours des décennies ultérieures. Les trentenaires enrichis des années 60 se retrouvèrent pour leur part pleinement dans Emmanuelle, sorti en 1974 : proposant une occupation du temps, des lieux exotiques et des fantasmes, le film de Just JaecKin était à lui seul, au sein d’une culture restée profondément judéo-chrétienne, un manifeste pour l’entrée dans la civilisation des loisirs. »

 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Les romans de Michel Houellebecq frôlent la pornographie.

L’auteur nous mène entre le pornographique, l’obscène et, la banalisation quotidienne de certaines expressions à double sens. Les Particules élémentaires grouille de gros mots. Ce sont des expressions qui sont devenues courantes mais qui imprimées, ne peuvent que choquer. Pourtant, cette profusion de gros mots, n’est pas de gratuite. Houellebecq tente de coller au langage réel, contemporain, « vrai » et, en même temps, il affronte l’hypocrisie dominante qui, tout en usant et abusant d’un langage cru, se cache derrière une asepsie de convenance.

 

Houellebecq est un observateur de notre société et pour un livre écrit en 1998 ces observations sont fines, même si elles ne plaisent pas toujours. Le sexe aussi est très présent. Bref, Houellebecq est un écrivain qui ne laisse pas indifférent. Tant mieux !!!

 

 

Le petit + de collectif Polar

Demain soir sur France 2, l’émission Stupéfiant consacrera une grand partie de sa programmation à Michel Houellebecq.

Et  nous devrions nous y retrouver on vous explique pourquoi ICI

 J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck


La double chronique

Quand deux Flingueuses vous donnent leur avis sur un même livre.

Ce matin c’est Mamie Danièle qui a dégainée la première et maintenant  c’est au tour de Jean Paul notre Mister Flingueuse.


Le livre : J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck. Paru le 24 octobre 2018 aux Éditions Flammarion. 22,00 € ; 640 p. ; 15,3 x 24,1 cm.

4ème de couverture :

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

L’auteur : Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général. Il est l’auteur de nombreux polars qui ont rencontré un vif succès, dont Le Syndrome Copernic, L’Apothicaire et Le Mystère Fulcanelli (Flammarion, 2007, 2011, 2013). En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
Extrait :
« Très jeune, j’ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J’ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s’intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d’avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan, dès lors on cesse de penser.
…/…
Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Ils ne pensent plus à l’humanité, à leur portefeuille.
J’ai toujours pensé que l’homme ne devrait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour les assouvir. L’homme ne devrait pas être dirigé par l’homme, mais pas ses idées, ou ses idéaux, il faut s’instruire, apprendre, écouter, chercher questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Roman “coup de poing“ !!!

 

La 4e de couverture, n’était que la partie visible de cet iceberg percutant. Je sais d’ores et déjà que « J’irai tuer pour vous » va continuer a résonner encore longtemps dans mon esprit.

 Henri Loevenbruck nous livre un magnifique pavé, au sens propre comme au sens figuré, basé sur des faits réels. Il nous plonge au cœur des services de renseignements dans la France du milieu des années 80. Les attentats à Paris, les journalistes français kidnappés, un monde politique en pleine effervescence à la veille de nouvelles élections présidentielles, des secrets d’état et autres magouilles politiques.

Récit choc, très intense, plein de suspense et de rebondissements dont l’écriture hypnotisante alterne entre phrases courtes, dialogues très denses, entrecoupés d’extraits du carnet du héros.

Et malgré tout, en parallèle, Henri Loevenbruck arrive à nous offrir aussi une très belle histoire d’amour, dans ce récit qui malgré tout, comme à son habitude reste un condensé d’émotions assez incroyable.

Le parcours tortueux de celui qui va devenir “Hadès” ne vous laissera insensible…

 Ce roman est un véritable hommage pour ces hommes de l’ombre, qui au delà de leur vie, font passer leurs devoirs avant tout, n’hésitant pas à se mettre en danger au quotidien !

Henri n’a pas fini de m’étonner… Excellent moment de lecture.

 Je remercie Masse critique et Babelio pour m’avoir transmis ce roman quelques jours avant sa sortie et aussi pour leur confiance !

 

 J’irai tuer pour vous – Henri Lœvenbruck


La double chronique

Quand deux Flingueuses vous donnent leur avis sur un même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et  Jean Paul notre Mister Flingueuse.


Le livre : J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck. Paru le 24 octobre 2018 aux Éditions Flammarion. 22,00 € ; 640 p. ; 15,3 x 24,1 cm.

4ème de couverture :

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

L’auteur : Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, écrivain, parolier et scénariste. Auteur de thrillers et de romans d’aventures, il est traduit dans plus de quinze langues.
Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens. Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise à la Sorbonne, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Éditions Francophones d’Amnesty International, il épouse d’ailleurs une Anglaise, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Après quelques pas dans le journalisme et la musique (il chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens), au milieu des années 90, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance.
Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre de 1996 à 2000, il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture.
Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra (2001-2002) et Gallica (2004), lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays).
Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome Copernic, 2007, Le Rasoir d’Ockham, 2008…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d’autres artistes français. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers.
Membre fondateur du collectif d’artistes La Ligue de l’Imaginaire, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté, salué par la critique, est en cours d’adaptation pour le cinéma.

son site 

 

 Extrait :

« Mon père connaît le nom des arbres. Parfois, il les nomme, comme ça, devant moi, et je me contente de hocher la tête. Pin du Paraná, flamboyant rouge, palo borracho… Je ne dis rien, de peur de sortir une bêtise et que le padre, irrité, ne mette un terme à notre expédition. Ces moments de bonheur me paraissent si fragiles ! Je retiens mon souffle et je le regarde religieusement poser des pièges, construire des arcs, tailler des flèches, ramasser les baies comestibles, allumer un feu… Ici, mon père, ce n’est plus un modeste ouvrier, ce n’est plus une bête de somme. Ici, c’est un savant, un aventurier. Un guerrier. »
 

La chronique jubilatoire de Dany

Après Nous rêvions juste de liberté, les lecteurs attendaient le nouveau Loevenbruck. Certes, il a fallu patienter trois ans et demi, mais il est excusé car quand on voit la masse de travail de documentation qu’a dû demander ce thriller, on comprend que la gestation a été longue et semée d’embuches. La relation des sentiments et doutes de Marc, le personnage central inspiré d’un homme que l’auteur a côtoyé pour faire de sa vie un roman, est en soi un pari réussi. Il n’est sans doute pas aisé d’approcher les secrets d’Etat, mes méandres du renseignement et d’être fidèle à l’histoire, la petite et la grande. Nous en découvrons des choses qu’il est parfois plus confortable d’ignorer.  Tout ça n’en rend que plus précieux le résultat par ces 640 pages.

Soit un triangle, une pyramide si vous voulez, … au somment les politiques,  cyniques, qui ne pensent qu’à leur élection présidentielle, voire leur réélection, ils vont mener le jeu, la diplomatie qu’ils disent … Une sphère publique, dont on connaît les noms, soucieuse de l’image et de son avenir, dépendante de la haute finance qui tire les ficelles de la vente d’armes à l’international…

Entre le sommet et la base, les services secrets qui ont pour objectifs de démanteler les réseaux et commanditaires des attentats et des prises d’otages, parce que c’est leur job. Ils observent, analysent, préparent, choisissent les cibles, déploient la logistique nécessaire mais pas toujours suffisante…

Et enfin la base, niveau de l’exécution, qui ne doit pas se poser de questions sur le bien fondé des commandes à honorer, sans état d’âme ou presque.

La base, c’est bien le centre de ce thriller, l’auteur nous fait approcher le cheminement d’un obscur, la construction de sa personnalité, par son carnet qui ponctue le récit actuel. Les lecteurs comprennent alors pourquoi un petit aventurier devient barbouze sans scrupule, capable de mener de front ses deux identités.

L’action principale se situe au milieu des années 80, pendant une période d’attentats perpétrés à Paris, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître … : les événements ont cependant une résonance particulière au vu de notre actualité récente. Nous allons assister au recrutement, à l’entrainement et aux actions de ce héros de l’ombre, attachant par ses questionnements et sa quête de bonheur. Au-delà des aventures qui, si elles n’étaient pas adaptées du réel, pourraient sembler improbables, la vie de Marc est donc tumultueuse et clandestine …

Il est peu aisé d’en dire d’avantage si ce n’est qu’il faut lire absolument ce dernier Loevenbruck, bien loin de l’ésotérisme et la fantasy auxquels il nous avait habitués dans ses premiers romans, plus proche de Nous rêvions juste de liberté par sa sensibilité et ses questionnements.

Rythmé et réaliste, précis et haletant, un style efficace, ce « témoignage » sera sans conteste un coup de cœur 2019 …

Lu en version numérique.

epub 13.99 € (640 pages)

 

Extraits :
« — Il y en a qui disent que nous, les musulmans, on ne dénonce pas assez les attentats, qu’on devrait les condamner publiquement, et que si on dit rien, c’est qu’on les cautionne. Mais le reste du temps, on nous demande de nous intégrer, de faire comme tout le monde, de pas faire de bruit, de pas nous faire remarquer. Du coup, moi, je me sens complètement paumée, au milieu de tout ça. J’ai l’impression qu’on m’enlève le droit d’être simplement triste et terrifiée, comme tout le monde. Comme n’importe quelle Française. Dans la rue, j’ai l’impression qu’on me regarde de plus en plus de travers, comme si j’étais complice. Comme si je devais me justifier.
— Ça fait partie du plan des terroristes, Samia. Ils veulent faire monter le racisme et le sentiment anti-islam en Europe, pour que les musulmans s’y sentent de plus en plus rejetés, incompris, détestés, et que du coup, par réaction, ils se radicalisent, qu’ils rejoignent le camp des fondamentalistes. C’est vicieusement parfait, comme stratégie. »
« — C’est une histoire de fric, comme toujours. Derrière tout ça, il y a juste des pays qui, pour des raisons d’argent, essaient de mettre la main sur la communauté musulmane qui s’est installée en Europe, en espérant peser à travers elle dans les choix économiques de nos pays.
— Et pourquoi les a-t-on laissés faire ?
— C’était une stratégie occidentale pendant la Guerre froide, Samia. Les Américains ont favorisé l’expansion d’un islam radical en espérant que cela empêcherait l’avancée du communisme et de l’influence soviétique dans le monde arabe. On a appelé ça la stratégie du « vert contre le rouge ». Une immense connerie…
— Et qu’est-ce qu’on peut faire, alors ?
— Toi et moi, pas grand-chose. Il faudrait que les gouvernements européens aient les couilles d’empêcher que l’islam en Europe ne soit financé depuis l’étranger. »
 
« Les sens aiguisés par la montée d’adrénaline, Marc enfila sa cagoule et se faufila entre les deux pans du mur éventré. Il avait tellement bien mémorisé le trajet planifié par la Boîte qu’il aurait pu le faire les yeux fermés.
À cet instant, dans ce moment de vérité, le jeune homme était entré, d’instinct, dans un état second. Un état d’ultraconscience, de concentration ultime, aiguisée, où chaque seconde comptait comme la dernière et où ses sens et son esprit n’étaient voués qu’à la seule réussite de sa mission. La condition d’un guerrier en chasse, une sagesse martiale. »
 
« On dit que la lecture est un plaisir solitaire, mais celui qui ne lit pas est bien plus seul encore. Il lui manque le monde entier. »
 
«… Vous préféreriez vivre sous un régime où la presse est bâillonnée ?
— Non, bien sûr. Mais parfois, j’aimerais juste vivre sur une île déserte, Hadès. Écouter le chant des oiseaux sur mon hamac en regardant le ressac…
— Damned ! Vous allez changer mon nom de code en Vendredi ?
— Ne m’en voulez pas, je vous aime bien, mais trente ans en tête à tête avec vous, non, je n’aurais pas la patience d’un Robinson Crusoé… Il suffit d’un indigène sur une île déserte, et ce n’est déjà plus une île déserte.
— « Le pluriel ne vaut rien à l’homme, et sitôt qu’on est plus de deux, on est une bande de cons », cita Masson.
— Pardon, mais Brassens disait « sitôt qu’on est plus de quatre », il me semble…
— Il était plus tolérant que moi, avoua Marc.
— Bon sang, ce qu’il me manque ! lâcha Dartan d’un air authentiquement mélancolique.
— À moi aussi, mais vous n’êtes tout de même pas venu à Lyon pour me parler de Brassens, Olivier ?
— Si seulement…, répondit l’officier en souriant. Mais commençons par demander au serveur de nous apporter à boire et à manger… »
 
«Je suis libre. Je suis libre et je veux boire ma liberté jusqu’à la dernière goutte, à présent que j’en connais le prix et la fragilité. Nul ne devrait jamais ignorer le prix de sa précieuse liberté, ni les combats qu’elle nécessite pour être préservée. »
 

Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck


Le livre : Le mystère Fulcanelli  de Henri Loevenbruck. Paru le 9 octobre 2013 chez Flammarion dans la collection Flammarion Thriller.  21€ ; (413 p.) ; 24 x 16 cm

 Réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Le mystère fulcanelli

Un meurtre dans une vieille église de Séville.

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.

Un ancien manuscrit dérobé.

Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli !

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.

En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

L’auteur : Henri Loevenbruck est un écrivain, chanteur et musicien français né à Paris le 21 mars 1972. Auteur de thrillers, de romans d’aventure et de fantasy, ses romans sont traduits dans plus de 15 langues. Il poursuit par ailleurs une carrière d’auteur, compositeur, interprète en écrivant des chansons pour d’autres artistes français ou pour lui-même.
Citation: 
« Une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

L’expertise de Cathie

Le mystère Fulcanelli réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

De loin le meilleur thriller que j’ai lu ces cinq dernière années. L’enquête est bien menée, les personnages sont très plaisants et crédibles illustrés dans une galerie de portraits savoureuse, notamment avec le personnage de Jacquet, les dialogues sont fluides, dans une langue accessible, simple et directe, comme dans la réalité, ce qui facilite l’entrée du lecteur dans ce récit qui aborde pourtant des thèmes qui sont loin d’être aisés à pénétrer. On sent que l’auteur est passionné par son sujet et qu’il défend sa version avec passion, compétence relevée d’une pointe d’humour très agréable.

Toutefois, je dois avouer que les passages relatant les biographies des « fulcanellisables » m’ont parfois semblé un peu longs. Bémol tempéré par les prises de position de l’auteur concernant les librairies, son amour des livres qui transparaît ici et là au cours du récit. J’ai également beaucoup apprécié sa passion discrète mais bien réelle pour son sujet qui donne envie au lecteur d’en savoir plus, de creuser les pistes développées, ce qui donne à son roman autant de valeur que les nombreux essais et exposés sensés révéler l’identité du maître, avec à la clé une bibliographie.

Et la cerise sur le gâteau: le happy end…

Pour découvrir la globalité de l’expertise de Cathie c’est ICI

Féroce – Danielle Thiery


Danielle Thierry sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin

Soyez nombreux à aller à sa rencontre

Le livre : Une enquête de la commissaire Edwige Marion : Féroce de Danielle Thiéry. Paru le 14 mars 2018 chez Flammarion dans la collection Littérature française. 20€ ; (539 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Féroce

Une enquête de la commissaire Edwige Marion

Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.

Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée: il s’agit d’une petite fille…

De l’homme ou de l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

L’auteur : Première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police française, Danielle Thiéry est devenue une figure incontournable de la scène polar. Elle a reçu le prix Polar à Cognac, le prix Exbrayat et le prix du Quai des Orfèvres pour Des clous dans le coeur.

 

 

 

Extrait : 
La plupart des gens diraient que c’était un soulagement, une crapule de moins. Un dingue, criminel de surcroît, privé de vie, c’est comme une étoile qui renaît dans le ciel. Pour Alix, c’était une frustration, comme ça le serait pour les familles des victimes. Ces gens ne sauraient jamais pourquoi il s’en était pris à leur enfant et pourquoi pas à celui du voisin. Ils ignoreraient comment s’étaient passées ces heures avec lui. Combien d’heures ou de jours, de semaines peut-être. Ils continueraient à se torturer à imaginer ce qu’il lui avait fait. Si l’enfant était mort, ce qu’il avait dit au dernier soupir. Est-ce qu’il avait appelé « maman » ou bien rien dit du tout ?

La Kronik d’Eppy Fanny

FEROCE DE DANIELLE THIERY AUX EDITIONS FLAMMARION

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

L’histoire :

Un prédateur rôde, observe cette enfant si parfaite. Si belle. Un pur joyau. Fait pour lui. Et comme pour ses trophées précédents, il sait être invisible. Il est intelligent et sûr de lui. Il sait immanquablement les séduire et les appâter le moment venu.

Pendant ce temps, la Capitaine Valentine Cara, chef de groupe des mineurs de l’OCRVP et son équipe, traquent les pédophiles sur tous les fronts, dont les réseaux Internet, sous les ordres du Commissaire Marion. Un site : « petitesmiss.com » est dans leur collimateur. Toutes les ressources sont mises en œuvre pour démasquer les pervers qui se cachent derrière et les écrouer. Un travail éprouvant, des images quasi impossibles à oublier, même pour ces policiers aguerris. Alix de Clavery est criminologue à l’OCRVP et elle s’est fait une spécialité de ces atteintes faites aux enfants.

Une nouvelle enquête arrive et est confiée au Commissaire Louis Zénard, l’adjoint de Marion et à Alix. Des ossements ont été découverts au zoo de Vincennes, dans l’enclos aux lions. Deux corps démembrés et sans tête. Les premières estimations indiquent qu’il s’agirait des restes d’une jeune femme et de ceux d’un enfant. Les os sont léchés au plus près. Ne reste que quelques traces. Faites par des rongeurs ? Non. Les traces sont celles de mandibules de fourmis géantes capables de dévorer un bœuf en quelques heures. Une espèce que l’on trouve dans un parc animalier en Aveyron.

Cette découverte macabre renvoie Alix à la disparition de la jeune Swan, au zoo de Thoiry, six ans plus tôt. Et si les restes retrouvés étaient les siens ? Alix n’a jamais oublié cette affaire et est restée en relation avec la famille. Plus particulièrement avec Lorenzo le grand frère de la petite Swan. Un entrefilet dans la presse indique un incident à Thoiry pile six ans jour pour jour après la disparition de l’enfant. Alix va chercher à en savoir plus. D’autant que Frédéric Praguet, le défenseur des animaux à l’origine de l’article, semble cacher quelque chose. De son côté Lorenzo fait le mort et ne répond pas aux messages d’Alix qui a appris qu’il rôde autour de Thoiry. Alix va se rendre sur place.

Elle y fera la connaissance du Comte De La Perrière, propriétaire du zoo de Thoiry, et de Théodore, son fils. Elle découvrira les recoins du zoo, et sera, comme tout un chacun, fascinée par ces grands fauves en liberté qu’elle pourra approcher au plus près. Et fascinée plus encore par cette relation compliquée que le comte et son fils entretiennent.

Edwige Marion, dont la blessure à la tête se complique, se retrouve sur un lit d’hôpital loin de ses troupes et de la Mouzaïa, son havre. Louis Zénard, retrouvé inconscient et les mains en sang, est également hospitalisé. Qu’a-il fait ? Malgré tous ses efforts la Commissaire Marion ne pourra pas empêcher l’enquête interne. Trop de soupçons pèsent sur lui. Et Valentine va devoir se débrouiller seule pour gérer les équipes et les enquêtes complexes en cours au détriment de sa relation avec Rose Verne, sa compagne médecin légiste.

Les corps retrouvés au zoo de Vincennes seront identifiés. Les ossements d’enfant ne sont pas ceux de la petite Swan mais ceux d’un autre petit disparu, Jules Péchant. Lui aussi avait une gueule d’ange.

Une nouvelle fillette de 7 ans vient de disparaître. Le mode opératoire est le même. Mais cette fois le joyau repéré et enlevé est une imitation. La poupée si jolie n’est que haine et violence. Et lui recherche la perfection. Comment ce monstre va-t-il réagir lorsqu’il va découvrir son erreur ? Il faut vite retrouver l’enfant.

Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck


Le livre: Le mystère Fulcanelli, Henri Loevenbruck, paru le 05 octobre 2013, aux éditions Flammarion, 21 €

Réédité en poche chez J’ai lu le 8 octobre 2014 8€  ; (507 p.) ; 18 x 12 cm 

4ème de couverture:

Un meurtre dans une vieille église de Séville… Un assassinat dans une bibliothèque parisienne… Un ancien manuscrit dérobé… Le lien entre ces affaires : Fulcanelli, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle. Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, plonge dans les milieux ésotériques du siècle dernier. Mais on ne pénètre pas les mystères de la pierre philosophale sans en payer le prix !

L‘auteur:  Doit-on encore présenter Henri Loevenbruck ?  Après une jeunesse partagée entre le 11e arrondissement de Paris et l’Angleterre, Henri Lœvenbruck fait une khâgne au lycée Chaptal à Paris, une maîtrise d’anglais à la Sorbonne, puis se lance dans le journalisme et la musique. Il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Sa trilogie de La Moïra (publiée entre 2001 et 2003) se vend à 300 000 exemplaires toutes éditions confondues et est traduite en douze langues. Il se lance ensuite dans le thriller avec les éditions Flammarion où il rencontre à nouveau le succès, notamment avec la série d’Ari Mackenzie, vilain petit canard des Renseignements généraux, dans laquelle il dénonce notamment les dérives de grandes ONG en Afrique.

Dans les années 1990, Henri Lœvenbruck chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens. Début 2008, après avoir écrit des chansons pour d’autres artistes (comme Kelks), il décide de remonter sur scène pour présenter une douzaine de chansons « à texte ». En 2009, il participe, en tant que traducteur et choriste, à l’album Molly Malone – Balade irlandaise de son ami Renaud. En 2009, il a enregistré un mini LP, en collaboration avec Vincent-Marie Bouvot. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers, qui fait de nombreux concerts dans des festivals en France, et au sein duquel il joue du clavier et de l’orgue Hammond.

Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire.

En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Extrait:
« Oui. C’était ça ! C’était forcément ça ! Car ce qu’il venait de découvrir, il n’aurait pu le voir sur aucune copie de ce tableau. Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?
Dans un élan d’émotion incontrôlable, il sentit les larmes monter à ses paupières, comme une libération tant attendue, une délivrance. Soudain, tout prenait sens. Toutes ses recherches, toutes ses convictions, ses hypothèses… tout s’éclairait.
La main tremblante, il chercha le carnet dans sa poche. Ses doigts, trempés de sueur, glissèrent sur la surface de cuir. Mais avant que de pouvoir s’en saisir, tout à coup, il entendit un bruit. Là, juste derrière lui. Un frottement, à quelques centimètres à peine. Et ce fut comme si les battements de son cœur s’étaient arrêtés.
L’homme eut tout juste le temps de se retourner.
La lame du couteau pénétra brusquement dans la chair de sa poitrine. Un souffle. Sa bouche se figea dans une grimace de stupeur. L’émotion dans son regard se mua en incompréhension, puis l’incompréhension en anéantissement. Retenu par la lame enfoncée dans son cœur, il était déjà tel un cadavre pendu au gibet.
— Toi ? marmonna-t-il d’une voix rauque, les yeux trempés de larmes.
À peine eut-il reconnu le visage de son bourreau que la vie le quitta.
Le couteau ressortit d’un coup sec. Le corps s’effondra lourdement sur le sol, alors que le sang, déjà, se répandait sur le tissu blanc de sa chemise, écho troublant à l’hémorragie du Christ qui, à quelques mètres de là, suffoquait sur sa croix pour l’éternité.
Le meurtrier, avec des gestes sûrs, sans émoi, essuya doucement la lame souillée, la rangea à sa ceinture, puis s’accroupit à côté du cadavre de sa victime et prit le carnet dans sa poche.
Quand il sortit de l’église de la Santa Caridad, le sourire sur son visage était celui de Judas. Mais celui-là n’éprouvait nul repentir et n’irait point se pendre. »

Le OFF de OPH

«  Tous les ingrédients ludiques du mystère étaient là : c’était comme ouvrir un vieux coffre au trésor »

Cette phrase est le parfait reflet de ce que j’ai ressenti à chacun des tomes de la trilogie d’Ari Mackenzie (Le rasoir d’Ockham, les Cathédrales du vide)

Dans le Mystère Fulcanelli Henri Loevenbruck nous emmène une fois encore dans une chasse au trésor. Pas un trésor physique, mais un trésor propre à chacun de ses lecteurs. Car si une énigme est bien « dévoilée », c’est bien sur nous même que l’auteur nous invite souvent à réfléchir.
Il utilise d’ailleurs dans chacun des trois tome l’expression V.I.T.R.I.O.L ( Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem: visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée, phrase ô combien symbolique…),terme emprunté à la franc-maçonnerie, qui invite chacun d’entre nous à l’introspection.

Rassurez-vous, vous saurez tout sur le Mystère Fulcanelli à la fin du roman. Néanmoins, au delà du mythe, Henri nous invite à voyager dans le temps, à aller à la rencontre de l’art et de l’ Histoire. D’ésotérisme en hermétisme sans oublier une dose de religion, tous les ingrédients d’une quête y sont!

J’ ai donc retrouvé avec un immense plaisir Ari et sa fameuse MG, Lola, Krystov et Iris Michotte, pour une nouvelle enquête passionnante, empreinte de mystère.

Comme pour chacun des tomes précédents, j’ai aimé cette plume délicate qui m’a embarquée et une fois n’est pas coutume, régalée en références historiques, culturelles, en informations liées à l’art et plus particulièrement, ici, sur les « vanités ». J’ai été bluffée une fois encore par la richesse des recherches et des références.
Et d’ailleurs si le cœur vous en dit, il existe ICI un documentaire fort intéressant pour aller plus loin:

Une lecture comme je les aime qui , non seulement divertit ,mais surtout, ouvre les chakras et enrichit.

Les romans « ésotériques » d’Henri vous invitent non seulement aux voyages (géographiques, temporels, culturels), mais aussi à la découverte de vous même si tant est que vous soyez réceptifs aux indices.

Outre les aspects culturels, il y a un certain nombre de passages qui m’ont touché parce que criant de vérité, tant sur notre société que sur les rapports humains:

 « une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

« Il n’y a rien de tel que le fric et le cul pour détruire même les plus belles histoires d’amitié. C’est dans la nature humaine […] les gens sont fondamentalement égoïstes, question de survie.»

« On ne peut pas juger un couple de l’extérieur, Lola. On ne doit jamais. L’intimité, par définition, c’est quelque chose qui ne se partage pas avec les autres. Méfie toi des gens qui savent toujours mieux que toi ce que tu devrais faire dans ta vie amoureuse. »

Une fois encore du grand Loevenbruck 😊. Un auteur qui m’a touché par son écriture, sa sensibilité ( Nous rêvions juste de liberté), et sa gentillesse lors de notre rencontre.

Je quitte avec regrets Ari, Lola, Krystov et Iris…  mais pas Henri puisque très bientôt j’attaquerai l’intégrale de la trilogie : La Moïra.

Nous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck


CM16

HLNous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck. Paru le 1er avril 2015 chez Flammarion. 21euro ; (423 p.) ; 24 x 16 cm

4ème de couv
«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher. Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

L’auteur :
Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Il est l’auteur de nombreux polars qui ont rencontré un vif succès, dont Le Syndrome Copernic, L’Apothicaire et Le Mystère Fulcanelli (Flammarion, 2007, 2011, 2013).
Extrait
« Dans la vie je crois qu’il vaut mieux montrer ses vrais défauts que ses fausses qualités. Vaut mieux surprendre que décevoir. »

Collectif Kris

Résumé et… Le petit avis de Kris

Hugo, dit Bohem, et ses amis fuient la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Au fil des années, leurs idéaux de fraternité et de liberté perdent de leur force.

Cultissime ! Oui c’est le mot juste !
Je pense que tout a été dit sur cet ouvrage et que plus personne n’est à convaincre, ce que je ne chercherais pas à faire d’ailleurs ! Tans pis pour ceux qui, comme j’ai failli le faire, seront passés à côté !! Dommage pour eux !

Pour en savoir plus sur ce titre, Collectif Polar vous propose de découvrir, sur le blog Emotions de mon ami Yvan, ce que 12  autres lecteurs ont pensé de Nous rêvions Juste de liberté.

Et aussi l’avis d’Yvan ICI