Rencontre d’auteur avec 3 flics auteurs de polar


Rencontre d’auteur.

A l’invitation de Stéphanie Combrisson, la responsable de la médiathèque de la Canopé à Chevry-Cossigny, Ophélie  et moi même animeront cette rencontre d’auteurs sur le thème « Flic le jour, écrivain la nuit ».

 Sacha Erbel, Danielle Thiéry et Didier Fossey seront sous le feu de nos questions.


Vendredi 22 mars à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui travaillent ou ont travaillé dans le milieu de la police.
Sacha ErbelDanielle Thiery Auteur et Didier Fossey répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt et Ophélie Cohen, chroniqueuses du blog Collectif Polar : Chronique de Nuit


Pour préparer cette soirée, vous pouvez emprunter leurs livres dans votre bibliothèque ou médiathèque.
En fin de soirée, la librairie Le Livre d’Oz proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.

Alors rendez vous vendredi à la médiathèque  La Canopée

9 rue Jean Delsol,

77173 Chevry-Cossigny

Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 4, Cyril Carrère


Nouvelle innovation au collectif Polar :

l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Cyril Carrère


Aline : Bonsoir à tous, C’est ici que se déroulera l’interview bracelet électronique Grand Froid. Merci Cyril d’accepter cet échange. Peux-tu te présenter aux lecteurs / lectrices qui ne te connaissent pas encore ?

Maud et Jean Paul : 😍

Jean-Paul : Bonsoir Cyril, merci à toi de te prêter au « jeu » !

Maud : 😍

Geneviève : Ok je vous suis de loin mais je garde un oeil sur vous les Flingueuses

Maud : Ah OK ! 

Cyril : Bonjour Aline Jean-Paul et Maud, merci à vous de me proposer cette interview !
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un jeune auteur de thriller de 35 ans, français expatrié au Japon depuis début 2018.
Bien que Messin de naissance, j’ai grandi à Nîmes où j’ai encore de solides attaches.
J’ai publié deux thriller cette année :
Le Glas de l’innocence, dont l’intrigue se déroule au Japon sur deux époques différentes ;
Grand Froid, dont l’intrigue prend racine dans l’ouest de la France. Ce roman a été finaliste du concours VSD-Michel Bussi, qualifié avec le plus grand nombre de votes du public.
Hormis l’écriture, j’aime faire du sport, voyager, découvrir de nouvelles cultures et… lire  🙂 . Avant d’être un auteur je suis un lecteur passionné.

Maud 😍et Jean Paul👍

Maud : Bonjour. Comment t’es venu le thème de Grand froid? Les personnages ?

Cyril : J’avais le thème en tête depuis un certain moment déjà, bien avant le concours. J’ai fait énormément de recherches, beaucoup lu sur le sujet… je laisserai le soin aux lecteurs de découvrir de quoi il en retourne 🙂
Quant aux personnages, au départ je n’avais que Lucas et Gaëlle (sa mère) en tête.
Très vite Jean-Philippe s’est ajouté à l’équation.
Loïc Mandé est un personnage que j’avais aussi prévu de faire apparaître. Pour les autres, ils sont nés au fur et à mesure, même si ma trame était prête (dans les grandes lignes)

Jean-Paul : Combien de romans as-tu écrit à ce jour ? Mais surtout à quel moment et pourquoi as-tu eu l’envie de partager tes textes et d’être publié ?

Maud : Tu veux bien nous parler de ton aventure dans le concours Fyctia?

Cyril : J’ai écrit 3 romans. Avant Le Glas de l’innocence et Grand Froid, j’ai écrit une dystopie, Greyworld (avec laquelle j’ai fait mes armes sur le site Fyctia il y a un peu plus de 2 ans).
Sinon, j’ai toujours écrit dans mon coin. C’est en découvrant le site Fyctia que j’ai essayé de partager mes écrits – sans grande conviction au début. Mais les retours ont été bons, et je me suis pris au jeu. J’ai participé à deux concours :
Un concours thriller parrainé par B.A. Paris, où j’ai été finaliste (classé second) avec la première version du Glas ;
Puis le concours VSD-RTL Michel Bussi avec la première version de Grand Froid, qui a recueilli un grand nombre de votes du public (autant que Vincent Hauuy l’année précédente avec Le Tricycle Rouge).
L’aventure Fyctia a été riche sur le plan humain, je m’y suis fait des amis parmi les auteurs, j’y ai aussi gagné un lectorat – Grand Froid a été très suivi, très commenté, et certains « Fyctionnautes » lisent encore les chapitres que j’ai écrits dans le cadre du concours… 🙂
Une très belle expérience.

Maud 😍et Jean Paul👍

Aline : Qu’est ce qui a fait qu’un jour tu as eu envie de partager tes textes ? Une sorte de test pour savoir si tu devais continuer ou pas d’écrire ?

Jean Paul : 👍

Cyril : Une sorte de test pour voir comment ce serait reçu… mais même si ça n’avait pas été concluant, j’aurais continué à écrire dans mon coin  🙂

Aline :  👍 Dans Le Glas de l’innocence, nous avons un enfant malmené. Dans Grand froid, encore une enfance particulière. Pourquoi ce thème récurrent de l’enfance ?

Jean-Paul : Ton écriture est-elle influencée par d’autres auteurs ? Des auteurs que tu aimes forcément. Si oui, lesquels ?

Cyril : C’est un sujet qui me tient à cœur – l’enfance que l’on vit conditionne en grande partie l’adulte que l’on devient. Au départ c’est plus une réflexion d’ordre général, pas forcément reliée aux événements violents ou tragiques que l’on peut subir. Violence physique et/ou morale, mensonges, abandon… Peuvent radicalement une vie et c’est ce que j’ai voulu mettre en avant dans mes écrits.

Jean-Paul oui, j’aime beaucoup Maxime Chattam (notamment la trilogie du mal), Linwood Barclay et Stephen King.
Ça influence mon écriture, que je veux directe, précise et toujours du point de vue des personnages – l’auteur reste en retrait.🙂

Jean Paul👍

Maud : Alors justement tu abordes le sujet… quel lecteur es-tu ?

Cyril : Je suis gros consommateur de thriller, j’aime me poser des questions, échafauder des théories, être baladé et surpris  🙂

Maud : Des auteurs au-delà de ceux déjà cités ? Un endroit de prédilection pour lire?

Cyril : Pour l’écriture ? Non 🙂

Maud :  Non en tant que lecteurs 🤗

Cyril : En tant que lecteur je suis assez bon public, j’aime découvrir de nouveaux auteurs. Cette année j’ai découvert Denis Zott avec Maudite et la chute du cafard, mon ami Jacques Pons avec Organigramme

Je m’apprête à lire Mattias Koping (les démoniaques, le manufacturier) et Armelle Carbonnel (Sinestra). La liste est encore très longue (et le temps manque)  🙂

Jean Paul👍

Maud : Nous te comprenons tout à fait, c est pareil pour nous 😂

Cyril et Jean Paul😆

Cyril : Toujours côté lecture, j’aime être au calme, chez moi. Je ne lis pas dans les transports par exemple. J’ai besoin d’être dans ma bulle, comme quand j’écris.

Maud : 👍

Maud : Tu as déclaré faire des recherches pour ton prochain livre. Peux-tu nous en dire un peu plus?

Cyril : Il y a plusieurs axes de recherches, mais pour en citer un, je dirai les montages financiers et leurs dérives. C’est un exemple très spécifique qui sert le pan initial de l’intrigue, et en particulier le savoir d’un des personnages…
Dur d’en dire plus à ce stade, mais on ne sera pas du tout dans du thriller « financier » .🙂
Je passe souvent beaucoup de temps sur le background des personnages, leurs spécificités afin de « maîtriser » leurs connaissances du mieux possible, puisqu’elles vont conditionner leurs actions, leurs décisions, ainsi que leurs interactions avec les autres protagonistes.
J’ai utilisé la même méthode pour Grand Froid, par exemple avec la médecine légale.

Maud : 👍

Aline : Dans vos deux romans c’est « dis-moi ou tu veux aller et on ira ailleurs ». C’est une technique d’écriture ? Une façon de capter l’attention du lecteur ?

Cyril :  (hors interview: mince, je pensais avoir répondu!!! 😮 … pardon…) Une technique, je ne sais pas, mais en tant que lecteur, j’aime être baladé, manipulé… donc j’essaie de penser à cet aspect. Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour surprendre le lecteur? Est-ce que c’est cohérent? Ce questionnement m’accompagne à chaque étape de l’écriture.

Aline : Parle-nous du lieutenant Loïc Mandé. Un auteur mettant souvent une par le lui dans ses romans, quelle part de vous empreinte-y-il ?

Cyril : Loïc est un personnage fort, c’est vrai. Bourru au grand cœur, je pense que c’est sa générosité et sa spontanéité qui sont un reflet de moi-même… toujours « à fond », réactif, brut de décoffrage, qui ne remet pas à demain ce qu’il pourrait faire tout de suite.  🙂
Un personnage que j’affectionne tout particulièrement.

Aline : Sauf erreur de la part, Grand froid a une fin ouverte. Pourrait-on être amené à retrouver Loïc dans d’autres aventures ?

Cyril : Exact… pour être honnête j’aimerais beaucoup revoir Loïc Mandé. Est-ce que ce sera une suite directe ou pas? Au vu de la fin de Grand Froid, ça n’est pas obligatoire (j’aime l’idée de laisser le lecteur se faire sa propre idée de la suite) C’est donc à voir… Mais j’y pense.

Jean Paul : 👍

Aline : Pourquoi cet attachement à ce personnage ?

Cyril : Pour les valeurs qu’il véhicule, et qui sont proches des miennes. Il est intègre, humble, un peu impulsif parfois, mais toujours dans l’humain et l’affectif. Je me reconnais fortement en lui et je veux le voir évoluer devant les lecteurs au-delà de Grand Froid.

Jean Paul : 👍

Aline : En lisant ce roman, Grand froid représente également la Mort. Elle est très présente, elle est même (pour moi) ombre de Lucas. Pourquoi cette place importante ?

Cyril : Parce qu’elle se prête bien à l’intrigue, à l’ambiance que je voulais instaurer pour cette histoire. Elle est toujours là, non loin, menaçante et contribue à l’atmosphère oppressante du livre. Le rythme s’en ressent également. Mais hormis cela, pas d’autre raison sous-jacente.

Aline : Originaire de Nîmes, expatrié au Japon. Grand froid se passe à Nantes. Pourquoi ce choix géographique ?

Cyril : C’est vrai que c’est le grand écart 😂. J’ai aussi passé 5 ans en Angleterre (Canterbury et Londres).
Nantes est une ville que je connais, qui me parle, et j’avais déjà en tête l’ouverture du récit et notamment l’île de Nantes.

Même hors écriture, je reste attentif aux lieux, aux évènements, l’inspiration n’est jamais très loin et j’ai toujours un cahier noir (mon « thriller book » 😂 – moi qui suis fan de death note) dans lequel je gribouille dès qu’un thème, un lieu, ou un personnage me vient à l’esprit.

C’est comme ça que « Nantes » s’est retrouvée couchée sur papier il y a un sacré moment déjà.

Aline : Le prochain roman se trouve dans le « thriller Book »?

Cyril : Le thème principal en fait partie ainsi que certains personnages forts que je voulais utiliser.
Pour le reste, tout évolue au fil de l’écriture – surtout sur la forme.
Pour Grand Froid, l’intrigue a énormément évolué en cours de route, j’avais notamment un « découpage » de l’intrigue assez différent (mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler les potentiels lecteurs).

Aline : Est-il prévu des salons en France, Cyril ?

Cyril : Oui, pour l’instant seulement les Géants du Polar à Douai au mois de juin, pour lequel une seconde nouvelle devrait venir se greffer en début d’année au sujet de Grand Froid
Sinon, pas d’autres dates à ce jour, même si je ne désespère pas. Le roman a moins d’un mois, c’est déjà génial de recevoir de l’intérêt (et puis je découvre un peu tout ça 🙂 )

Aline : As-tu quelque chose à ajouter pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

Cyril :Je souhaite vous remercier, sans vous, les livres ne vivraient pas bien longtemps… 🙂
C’est grâce à vous si Grand Froid prend un si bon départ…
J’espère que ce roman fera son petit bout de chemin, auprès de vous, dans les mois à venir 🙂.

Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année ❄☃️🎄🎁 , surtout profitez de vos proches 😊 !

Jean Paul : 👍

Jean-Paul : Merci Cyril, désolé d’avoir été peu présent sur les échanges, mais j’ai vu que tu étais entre de bonnes mains !
À bientôt

Cyril : @Jean-Paul pas de problème 🙂 , merci à toi ainsi qu’@Aline et @Maud 😊🤗🤗

Maud 😍et Jean Paul👍

Aline : Merci Cyril de nous avoir consacré du temps. On te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. On se retrouve pour le prochain roman ! En attendant on souhaite à Grand froid tout le succès qu’il mérite. À tantôt.

Jean Paul : 👍

Cyril : Merci à tous, j’ai adoré ce format ! 🙂 bonnes fêtes de fin d’année, j’espère à très vite 😊😊

Geneviève : Merci à vous 4 pour cette interview bracelet électronique. Et à très bientôt. Nous vous promettons d’autres auteurs assignés à résidence ou même en GAV.

Savoir sur quelles flingueuses compter


Saint Valentin Spéciale Flingueuse.

Cécile crie son amour au reste des Flingueuses


Savoir sur quelles flingueuses compter

par Cécile Pellault

 

Quatre heures du matin, quelque part en banlieue, une colonne d’intervention d’une vingtaine d’hommes investit un quartier paisible. Seuls la lune, le réverbère et le chat du voisin sont les témoins de cette scène fort inhabituelle dans ces rues proprettes. Quatre hommes se détachent du groupe pour s’approcher de la porte, un bélier en main. Une autre partie du groupe fait le tour du pavillon slalomant entre les géraniums et les rosiers pour couvrir toutes les issues. Le signal est donné, la porte tombe. Une dizaine d’hommes rentre dans la maison. Bien renseignés, ils grimpent les escaliers et s’approchent du lit conjugal. Les  canons de quelques carabines d’assaut accueillent le réveil en sursaut d’une auteure ébouriffée.

« Cécile P ?

-Oui ?

-Je vais vous demander de vous lever doucement les mains sur la tête et de bien vouloir nous suivre sans opposer de résistance.

– D’accord, d’accord mais vous êtes sûrs que c’est moi que vous recherchez ? C’est mon mari, le barbu aux origines exotiques !

-Putain, Cécile, arrête tes conneries!

-Madame, veuillez me suivre !

Un flash jaillit derrière l’une des épaules en noir des policiers.

« Maman, Maman, je peux poster sur Insta !!

-Môman, je pourrai quand même aller chez Gaëtan cet après-midi ?

-Veuillez reculer les enfants ! Allez, Madame, suivez-nous maintenant !

-Mais je ne peux pas sortir en pyjama Hello Kitty, j’essaie de percer dans le Thriller, moi !

-Redoine a bien été photographié hagard en burqa, on est pas à un chaton rose près !

– Qu’est-ce que tu as encore foutu, Cécile ? Avec tes histoires de cadavre toute la journée aussi !

******

Frigorifiée quelque part dans les locaux de la DGSI, Cécile avance dans un couloir bordé de cellules. Par les meurtrières des deux premières, elle aperçoit le dos d’une chemise fleurie très colorée puis le profil d’une amie. Les policiers la font entrer dans une pièce nue avec seulement un lit en fer et une couverture. La porte de la cellule se referme.

-Psst, Michael, Nathalie ? Vous savez ce qu’on fait là ?

-Hier, je me suis fait choper par un réparateur avec sur mon portable des pages sur les différents calibres d’armes et sur Sumatra et, apparemment, je suis fiché jusqu’au cou chez eux depuis un bout.

– Moi, ils me soupçonnent de vous fournir en logos avec des messages subliminaux d’appel aux meurtres. Notre dernière conversation sur FB les aurait mis en émoi. Et ils auraient été tuyautés anonymement sur notre action imminente.

-Putain, hier, j’ai passé mon temps à surfer sur des sites russes ! Vous avez déjà été interrogés par la DGSI ?

-Oui, souvent, entre deux patients ! Non, à ton avis !

-Oh putain, j’ai une résistance ridicule à la douleur, je vais avouer n’importe quoi.

-Déconne pas Cécile. Y a bien quelqu’un qui va nous sortir de là.

-Ce n’est pas Lou qui arrive ?

******

Geneviève suivie d’Ophélie pénètre dans le QG des flingueuses.

« C’est joli aussi la bibliothèque la nuit ! souligne Ophélie»

Fanny et Eppy, des casques de moto à la main arrivent à leur tour.

« Désolée, j’ai eu un peu du mal à convaincre Eppy que ma Ducati serait plus rapide pour traverser trois départements franciliens.

-Vous êtes mignonnes, je suis en convalescence, moi !

-Alors, Geneviève, l’urgence vitale ?

Sylvie pousse les portes de la bibliothèque. Quelques instants plus tard, Maud et Jean-Paul débarquent essoufflés.

« Désolée, je sors des soirées d’Albin Sud, de Fleuve Rivage,  d’Acte Noir et j’ai attrapé Jean-Paul à sa soirée Rock and Roll & Crochets au passage. Nous avons fait aussi vite qu’on a pu.

– J’appelle Mamie Danièle et Isabelle et on peut commencer notre réunion, les informe Geneviève en activant l’appel vidéo de son ordinateur via Messenger.

– Je suis là et prête, répondit Danièle dès que son visage apparaît sur l’écran.

– En direct de Corée, présente ! réplique Isabelle

– Bon tous, voilà l’histoire ; Cécile, Michael, Nathalie et Lou se sont faits arrêter par la BRI. Leurs dernières activités sur le net semblent les incriminer dans un projet d’attentat

– Ils sont mal, ils sont mal. Faut qu’on les sorte de là.

– Je vous ai réunis pour ça. Il nous faut un plan sans accroc, confirme Geneviève.

– Ok, moi, je peux faire marcher mes contacts pour voir où ils sont retenus. Voir appeler Sacha pour confirmer ! propose Ophélie

– Il nous faudrait un plan des locaux pour les faire évader, renchérit Sylvie.

– Sur le dark web, il doit y avoir ça. Je contacte le petit Nikos, une bière et il nous fait ça, ajoute Eppy.

– J’ai ce qu’il faut en motards pour organiser la fuite, offre Fanny.

– Moi, j’ai ce qu’il faut en planque dans des communautés peu enclines à fraterniser avec les autorités ! Je faisais ça que vous n’étiez pas nés, clame Danièle.

– Avec ma palette graphique, je peux peut-être tenter des faux papiers ! s’enthousiasme Jean-Paul

– Sinon, les flingueuses,  je peux aussi juste interpeller mes contacts dans la presse pour alerter sur cette situation ridicule, les stoppe Isabelle. Je peux vous préparer un communiqué de presse à la virgule près.

-Oui, on s’emballe peut-être un peu vite. J’aurai bien envie d’un Mojito, pas vous ?! temporise également Maud.

-Oui, les collègues ne sont pas des abrutis. Ils vont vite se rendre compte. On parle tout de même de Cécile, de Michaël, de Lou  et de Nathalie. Tu gardes où ton rhum, Geneviève ?  acquiesce Ophélie.

– Oui au pire, ils auront de la matière pour créer. Rien de tel qu’un petit passage à la BRI dans la vie. Dans le tiroir de droite, Ophélie ! indique Geneviève.

-Vous avez de la chance,  j’ai pensé à amener des petits produits du Périgord ! salive Eppy.

-Je propose un toast ! A nos auteurs, et à notre graphiste sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui en train de trinquer ! Santé et pleins de bébés littéraires !

******

– Tu es sure Nathalie que quelqu’un va venir nous aider ? Michaël, tu me prêtes ta chemise, j’ai froid ! S’il vous plait, j’avoue tout, je dénoncerai qui vous voulez ! Pour commencer, tout est de la faute de Jean-Marc ! S’il vous plait, je veux rentrer chez moi ! J’écrirai plus que des Tchoupi, je vous promets !

 

La Saint Valentin des flingueuses 2019


La Saint Valentin des flingueuses 2019

L’année 2018 fut riche en rencontres, et aventures polardeuses au Collectif Polar.  Les Flingueuses sont ravies de vous présenter leurs amoureux(ses) littéraires de l’année : auteur(e)s, flingueuses, livres, partenaires de crime, porte-flingue, polymorphes… Nous ne sommes pas sectaires dans nos amours au Collectif et vous, quels ont été en 2018 ou seront vos amoureux en 2019?

51530741_360864038089392_6197309870195081216_n

Je laisse la parole aux Flingueuses pour vous dévoiler leur Valetin(e) :

 


Ophélie : Elsa, ma Dark Swan de la littérature noire, un coup de foudre!

 

Elsa Roch et Ophélie

 

Marc : L’amour c’est aussi « Ça ».

 

(NDLR : Il fallait bien que chez les flingueuses il y ait un fan du Maître, stephen King)

Sacha : Alors voilà mon coup de coeur littéraire, de l’année mais pas que…

 

Sacha Erbel et sire Cédric Sire

 

Geneviève: Une des plus belles rencontres de l’année. Cela a d’accord été un coup de foudre pour son écriture de laquelle je suis ressortie en mode « Cabossé » Ensuite j’ai rencontré le jeune homme, il m’a tout de suite présentée à sa Mamie, centenaire, féministe et serial Killeuse. Vous pensez, je les ai tout de suite adoptés lui et sa Mamie Luger.

Ge et Benoit Philippon

So Fiou : Un valentin ? SAUF m’a emmenée au 7ème ciel.

 

Hervé Commère et Sofia

Aline :  Une Flingueuse, ça ne rigole pas ! Non, Flingueuse ce n’est pas une partie de rigolade !

Miss Aline et Ge son porte Flingue en goguette !

Sylvie : Mon coup de cœur littéraire de l’année !

 

Lou Vernet avec notre Sylvie K

Eppy Fanny : Avec le Flamboyant Nicolas Lebel, créateur d’une grenouille faisandée dont je suis fan.

 

Eppy Fanny et Nicolas Lebel

Isabelle : En 2018, Sandrine Collette m’a bluffée par sa plume sobre et percutante, par sa finesse et sa gentillesse. J’en suis toute éblouie !

 

Isabelle Bourdial notre légiste en chef interviewant Sandrine Collette lors du 1er Festival Polar’Osny

Danièle : Deux flingueuses en accord parfait pour feu de tout bord ! Le collectif … une merveilleuse occasion de rencontre.

Miss Aline et Mamie Danièle lors de leur première rencontre.

Jean-Paul : Deux bonnes têtes de vivant, deux loups, un pouce et trois têtes de mort…

Jean Paul et Jacques Saussey

 

Maud : Anniversaire et intronisation inoubliables entre flingueuses et une auteure flingueuse, légiste et Reine des gommettes.

de gauche à droite, Ge porte Flingue, Cécile Pellault, auteur et légiste, Maud intronisée Flingueuse le jour de son anniv. et Ophélie sa Jumelle

Nick : Je refuse de faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre.

Nick Gardel notre Nervi avec Henri Loevenbruck, Ian Manook et Jean Luc Bizien, 3 auteurs de la ligue de l’imaginaire

Florence : Un coup de coeur pour un roman noir magnifique. Il y est aussi question d’amour, alors pour la Saint-Valentin, il me va bien.

Florence notre nouvelle flingueuse stagiaire a un coup de cœur pour Hervé Commère, elle aussi !

Isabelle : Coup de foudre littéraire 2019 ! Angoissant, troublant, intense, puissant. Entrée fracassante d’Antoine Renand’.

Isabelle Cerruti

La petite dernière des Flingueuses, Isabelle du coup nous présente un coup de cœur 2019.

Ge², le double maléfique  : Ni dieu ni maitre ! Quelques maîtresses… Et un Pouy.

Jean Bernard Pouy et Ge notre porte Flingue

Cécile : A fleur de cadavre ; mon aventure polyamoureuse exquise de 2018 !

Les légistes, Cécile Pellault, Isabelle Bourdial et Ge la porte Flingue et notre exquis macchabée

BONNE ST VALENTIN  de POLARDEUX(SES) A VOUS !!!

ITW Sériale Lectrices spéciale flingueuse, Ge est avec Florence Labbé


ITW Sériale Lectrices spéciale flingueuse

 Ge est avec Florence Labbé.

Salut mes polardeux,

Si vous avez suivi l’affaire, lors de notre bilan 2018, je vous prévenais que j’allais recruter de nouvelles Flingueuses.

Et bien voilà c’est chose faite. 2 nouvelles têtes dans la team.

Et la première à se présenter à vous c’est Florence.

Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir notre première stagiaire Flingueuses

Allez hop c’est parti


GVL : Bonjour Florence, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

 Flo : Euh, non, mais je vais faire de mon mieux J .

GVL : Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie

 Flo : Petite fille qui a bien aimé l’école. Scolarité dans l’école de quartier, bonne élève.

Scolarité dans un collège-lycée plus éloigné mais qui permettait d’avoir un enseignement sérieux, de l’avis de mes parents. Donc cursus allemand renforcé en 1ère langue, puis anglais, latin.

Pas très douée en maths et encore moins en physique-chimie. Orientation vers un bac littéraire avec des maths quand même et option bio. J’aurais voulu faire médecine mais pas possible avec mes résultats. Bac A1 mention bien. Puis DUT compta-gestion avec orientation gestion des ressources humaines. Chouette formation. 19 ans à la sortie de l’IUT, envie de partir, donc direction la banlieue de Glasgow comme assistante de français pendant 1 année scolaire. Très beau pays, souvenirs mitigés toutefois car j’ai souffert du mal du pays enfin c’est surtout parce que j’étais éloignée de mon petit ami rencontré juste avant mon départ.

De retour en France chez mes parents, l’envie de quitter le nid familial et de privilégier ma vie amoureuse m’a amenée à partir à Grenoble où je me suis inscrite en 1ère année de Deug de Psychologie (pas d’équivalence). J’ai enchainé mes cinq années et en suis sortie avec un DESS de Psychologie du travail (Master 2 aujourd’hui). Après, j’ai galéré pour trouver un emploi (les années 90 étaient dures) et j’ai démarré comme formatrice en insertion professionnelle dans une asso grenobloise. Puis j’ai fait un remplacement de congé mat de ma responsable de stage de DESS, comme coordinatrice de formation dans un Greta. Puis toujours au GRETA, j’ai occupé différents postes : conseillère en bilan orientation (jeunes de – 26 ans, publics illettrés ou FLE,  formatrice en insertion auprès de toutes sortes de publics plutôt précaires y compris en maison d’arrêt. Ensuite j’ai été promue, coordinatrice puis responsable d’un site de formation. J’ai fait ça pendant 7/8 ans environ. C’était passionnant mais aussi épuisant. Et puis j’ai eu un souci avec une collègue au moment de mes congés maternité. J’ai failli y laisser ma santé, j’ai préféré tout mettre en œuvre pour partir plutôt qu’intenter quelque chose. Progressivement j’ai pu partir à mi-temps puis démissionner complètement pour rejoindre une association d’accompagnement à l’insertion dans le secteur de l’aide à domicile puis après 3 années, j’ai démissionné pour retourner vers la formation continue (coordinatrice de formation). J’avais des groupes de formation en Isère mais partout en Isère donc souvent à 70 bornes de Grenoble). Epuisant, beaucoup d’inégalités dans l’équipe, usée par le secteur de l’économie sociale et solidaire qui est tout sauf sociale et solidaire. Alors j’ai candidaté comme conseillère en bilan de compétences au CIBC de l’Isère, mon premier CDI de ma vie, payée des miettes mais avec une super directrice et des collègues géniales.

Et j’ai démissionné après 4 ans … en 2013 car mon mari a eu une super opportunité professionnelle mais à Paris. Hors de question de passer à côté, j’étais prête de mon côté à changer de voie. On a vendu la maison achetée 3 ans plus tôt, recherché et trouvé un endroit en RP qui nous plaisait (mon mari habitait à Pontoise quand on s’est connus) et je me suis inscrite au chômage  recherches d’offres, de structures auprès desquelles postuler (missions locales, organismes de Bilan, structures d’accompagnement à l’insertion professionnelle, etc.). Je prends très vite conscience que le bassin d’emploi est différent de Grenoble, je n’ai pas de réseau professionnel ici, il y a très peu d’offres. En parallèle, mon plus jeune fils entre en CM2, le groupe scolaire cherche des parents pour s’investir dans la bibliothèque de l’école. Lectrice depuis toujours, je me dis que cela me permettra de sortir de la maison, je ne connais personne ici, …

Je démarre en sept 2013 avec 4/5 autres parents. Il faut réorganiser la bibliothèque, les collections, etc. C’est un grand chantier. Il y a aussi les prêts aux élèves qui viennent avec leur instit pour emprunter, rendre les livres, etc. L’école héberge 3 bibliothécaires qui travaillent  dans des locaux au 1er étage. Ils constituent les collections de la future médiathèque d’Osny. La bibliothécaire qui s’occupe de la section jeunesse nous explique comment réorganiser la BCD (bib de l’école) en s’alignant sur le classement de la future MéMO. Je me suis régalée dans ces activités (couvrir les livres, refaire les cotes, faire les modifs sur le logiciel de prêt de la BCD, le relationnel avec les enfants et les instits. J’ai posé des questions, proposé ma dispo pour des animations. Bref, j’ai commencé à me renseigner sur le métier, j’ai demandé une EMT (évaluation en milieu de travail à Pôle Emploi), avec l’idée de me réorienter. Une formation m’ayant été conseillée, je me renseigne et j’opte pour le MASTER 2 Littérature de Jeunesse parcours bibliothèque, à distance en 1 an (pour rester dispo / aux enfants) et je demande un financement dans le cadre du DIF. Mon dossier VAP est accepté pour une entrée en MASTER 2 en septembre 2014.  Mon stage se fera avec la Médiathèque de Saint-Ouen l’Aumône et mon mémoire sur les livres animés, leur histoire, etc. J’obtiens le Master 2 à la session de sept, à l’issue d’une année bien remplie ! (cours à distance, devoirs à rendre, stage, mémoire,  et en // bénévolat à la BCD).

La MéMO va recruter seulement 3 agents et 1 directeur au 1er sept. 2015 et le recrutement va se faire en interne. Par chance, les candidatures pour la section jeunesse et multimédia ne conviennent pas, je peux alors postuler et suis recrutée comme agent contractuel suite à un entretien en mai 2015.

Je débute donc le 1/09/2015 et je suis à ce jour toujours contractuelle. Depuis janvier 2018, je m’occupe des fonds polars, Sf, romans jeunesse et romans ados sous l’autorité de la responsable des collections. Je fais partie de l’équipe organisatrice de polar’Osny, avec une complice de choc, Isabelle Bourdial.

 

GVL :  Isabelle Bourdial, tiens ce nom me dis quelque chose…. Mais bon reprenons. Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Mon père avait quelques bouquins, plutôt en lien avec la résistance, la déportation, la 2ème guerre mondiale, je les ai lus aussi ceux-là.

J’ai toujours aimé lire, d’aussi loin que je m’en souvienne même si mes parents lisaient pu de livres finalement (plutôt le journal pour mon père et des revues pour ma mère).

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Mes parents en achetaient peu et m’en achetaient un peu. J’en ai eu en cadeaux par des oncles, tantes. Parfois avec ma mère, en rentrant de son travail, nous passions devant le bureau de tabac maison de la presse de notre quartier, et c’est là que j’ai eu je pense toutes mes bibliothèques roses et vertes et que j’ai acheté mes Agatha Christie.

Sinon, j’ai lu des Mickey, Picsou, des BD classiques (Tintin, Astérix, …). Je lisais tout le temps dans la voiture le week-end, ou pour les départs en vacances.

L’un de mes meilleurs souvenirs de lecture, c’est un emprunt à l’école primaire d’un roman illustré. C’était Robinson Crusoë, un grand et gros livre et un souvenir à vie pour moi !

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

 Ci-dessous, quelques cases de ma bib perso. Elle est dans ma chambre, de mon côté du lit. J’ai une autre bib familiale, au salon mais il y a surtout les BD, les guides de voyages, livres de cuisine, de loisirs créatifs, les classiques, les DVD.

 

 

 

Ma bib pro, le rayon polar de la MéMO, c’est là que je puise la grande majorité de mes lectures !

 

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

 J’ai récemment fait du vide J’avais bcp de poches. J’ai viré (donné) tous ceux d’auteurs étrangers que je ne relirai jamais. Les français qui m’avaient moyennement plu. Et j’ai gardé le reste. Dans les cases de gauche, il y a les auteurs étrangers, Connelly, Denis Lehane, etc. A droite les cases pour les auteurs français, et en bas à droite les livres que j’ai récemment achetés ou qui m’ont été offerts et que je n’ai pas lus (ma CAL).

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Un moyen de s’évader, il me faut du suspense, une jolie plume. Lire, c’est la cerise sur mon gâteau quotidien. C’est rare que je me couche sans avoir lu ne serait-ce qu’une page.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Plutôt papier, j’ai essayé la lecture sur ma tablette (je me suis inscrite sur netgalley) mais je ne ressens pas le même plaisir qu’avec un livre papier dans les mains.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

J’ai des souvenirs de livres en école élémentaire que je ramenais à la maison mais pas si c’était une bibliothèque dans l’école. Au collège/lycée, j’y allais régulièrement pour travailler, pour emprunter un peu aussi. Mes parents ne fréquentaient pas les bibliothèques. Après mon retour d’Ecosse, j’avais 20 ans, j’ai fréquenté assidûment l’une des bib de Grenoble où j’ai lu toute la collection Spécial Suspense d’Albin Michel ainsi que de la SF. Ensuite j’ai arrêté pendant les études de psycho puis repris le chemin des bib avec mes enfants.

 

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

Dans l’une des bibs de la commune où nous habitions (à Villard-Bonnot en Isère), il y avait en fait 3 annexes, et certains mercredis après-midis, nous en faisions 2 avec les enfants. Une des bibliothécaires était super chouette, on discutait polar !!

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

J’ai beaucoup été cliente des Fnac, depuis longtemps car j’ai acheté une grande majorité de ce que j’ai lu, et c’était surtout des poches. Depuis que j’habite à Osny, c’est plutôt la libraire du Grand cercle, grande librairie à Eragny où j’aime m’approvisionner. C’est surtout chez eux aussi que je commande pour mes lecteurs.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion).

En librairie (voir plus haut)  et en salon (du livre pour la jeunesse de Montreuil, SMEP, Polar’Osny J, Nemours). J’achète les livres que je veux pour ma petite bibliothèque perso, avec des dédicaces, parce que j’ai rencontré l’auteur, que l’on a discuté.

Parfois en grande surface, dans ces cas-là, c’est un achat non prémédité.

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

Flo : Oui, ça y est.

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

Ça dépend (de la grosseur du livre, si je suis fatiguée, si j’adhère au livre). 1 livre par semaine en moyenne, voire un peu plus.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 Oui, j’enregistre mes livres sur Babelio. Ça me permet de garder une trace mais je ne le fais que depuis 2 ans.

 

GVL : As-tu une PAL ?

Oui, une case dans ma bibliothèque contient tous les livres que je voudrais lire. C’est donc une CAL. J’ai une petite PAL sur ma table de chevet. Ceux qui vont-être lus dès que le livre en cours est fini.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 Une vingtaine, peut-être plus.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

C’est ambivalent, mon rapport à ma PAL. Un trésor et en même temps un sentiment de culpabilité, une pression car elle monte plus qu’elle ne descend.

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

C’est le seul genre dont je ne me suis jamais lassée ! Romans noirs, polars, thrillers …

Toute petite, j’ai lu le club des cinq, les compagnons de la Croix-Rousse (forcément en étant à côté de Lyon), Alice. J’ai adoré regardé les brigades du tigre les vendredis soirs avec ma mère.  Ma mère écoutait Pierre Bellemare à la radio en début d’après-midi, j’ai écouté ses histoires extraordinaires pendant des années, j’adorais ce suspense. J’ai beaucoup regardé les policiers classiques français avec Delon, Gabin, tout ce qui passait le soir pendant les années 80. Ma mère aimait ces films et m’autorisait à les regarder avec elle mais quand il y avait des scènes difficiles, je me bouchais les yeux et les oreilles. J’ai lu aussi tous les Agatha Christie, certains romans d’Arthur Conan Doyle. Puis j’ai laissé un peu les romans policiers pour aller vers la Fantasy (quelques Tolkien sans enthousiasme, Barbara Hambly, Marion Zimmer Bradley), la SF (Philip K Dick, Van Vogt, Herbert, Dan Simmons, puis l’épouvante, le fantastique (Stephen King, Graham Masterton, Anne Rice et sa sage des sorcières, extraordinaire !). Puis retour au polar, d’abord américain (Mary Higins clark, Patricia MacDonald, Kellerman, Connellt, Coben, etc.). J’ai parfois fait des pauses, occupée à d’autres choses (ma vie de patachon dans les années 90). Je suis revenue à la lecture noire à la fin des années 90 et depuis je n’ai rien lâché.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 J’ai longtemps aimé les auteurs classiques du polar, thriller américain : Coben, Clark, Kellerman, Connelly, Connolly, Gardner, Slaughter,

Puis les auteurs français ont pris le pas : Minier, Japp, Giebel, Thilliez, Lemaître dans un premier temps.

Depuis que je découvre la richesse de la littérature noire, avec mon travail mais surtout Polar’Osny, la liste de mes auteurs favoris s’est allongée et s’allongera encore à mon avis. En citer veut dire en oublier, mais c’est le jeu : Jacques Saussey, Hervé Le Corre, Marin Ledun, Mattias Köping, Sandrine Collette. J’ai adoré lire Fabrice Pichon, Sandra Martineau, David Coulon, Armelle Carbonel, Isabelle Villain, Mattias Köping, Hervé Commère, Niko Tackian, Lou Vernet, Danielle Thiery, etc. La liste est longue.

 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Des nœuds d’acier, de Sandrine Collette. Un roman terrible, une longue descente aux enfers.

Partir de Tina Seskis. Un roman qui m’a bluffée. Ecriture très fluide, une héroïne que j’ai suivie avec plaisir et que j’ai eu du mal à lâcher.

Je serai le dernier homme de David Coulon. Un style d’écriture qui m’a plu immédiatement, un anti-héros, et des décisions malheureuses qui s’enchaînent.

Maudite, de Denis Zott. Un rythme d’enfer, une héroïne qu’on a envie de secouer, c’est graveleux mais jubilatoire aussi. Un auteur qui a osé ne pas appuyer sur le frein. Je n’irai jamais dans les quartiers de Marseille …

Le manufacturier de Mattias Köping. Une lecture incroyable. Plus de 500 pages lues très rapidement, c’est noir, violent, monstrueux même mais en même temps, ça ne semble pas si fictionnel !  Une plongée dans ce que l’homme a de plus vil. Drogue, prostitution, conflits ethniques, magouille des politiques. Et l’écriture est juste magnifique.  Un grand grand roman.

Un 6ème pour le sujet qu’il aborde, c’est Enfermé.e de Jacques Saussey Pour des raisons personnelles mais aussi parce que l’écriture est magistrale. Et qu’il a su clore son livre par une scène inoubliable.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Les salons du polar, festivals, depuis 1 an seulement.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Quand j’aime un livre, j’avoue que rencontrer l’auteur permet de le lui dire, mais aussi de chercher à savoir comment il écrit, depuis quand. Et puis il y a des auteurs qui sont de vraies perles, que j’adore en tant que personne, pour leur gentillesse, leur simplicité, leur jovialité. Là, je peux ne pas forcément être super fan, avoir tout lu, c’est plutôt l’individu que j’ai plaisir à rencontrer et à retrouver dans des salons.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Oui, ma rencontre à SMEP avec Jacques Saussey que je voulais féliciter pour « principes mortels » que j’avais lu récemment et que j’avais beaucoup aimé. Il avait un signet sur son roman à venir, c’était pour Enfermé.e et il me sort un couplet sur la transidentité, le pourcentage de personnes qui seraient concernées et là, je n’ai pas pu m’empêcher de parler de ma situation de maman d’un ado trans. C’était une scène étrange, je me dis parfois que la vie organise des rencontres qui ne sont pas si fortuites. Jacques Saussey m’a gentiment proposé de recevoir son livre. Je l’ai lu  et je l’ai chroniqué bien sûr.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

 J’ai dit beaucoup de choses …

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

 Oui cheffe !

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Je n’ai pas aimé Meurtre pour rédemption de Karine Giebel, un jour peut-être je réessayerai. De la violence carcérale qui m’a semblée « surjouée », une héroine qui m’a laissée de marbre, un roman trop long, une histoire d’amour peu crédible comme le personnage de Marianne, une fin bof. Bref tout ça pour quoi, le message il est où ? Enfin c’est mon avis (lecture il y a 7/8 ans je dirais).

Gros coup de cœur : c’est dur ! Allez 2 coups de coeur : Enfermé.e de Jacques Saussey, pour des raisons personnelles et pour Jacques Saussey, car j’adore son écriture ! Dernier coup de cœur en date « Le manufacturier » de Mattias Köping. Violent, hyper violent même, mais il y a un message et une écriture extraordinaire. J’ai dévoré les 500 et quelques dizaines de pages. J’ai pu discuter avec Mattias Köping à Nemours, c’est un homme génial, une vraie belle personne.

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Voilà cher Polardeux, vous en savez autant que moi sur notre petit nouvelle.

Maintenant ne lui reste plus qu’à faire ces preuves pour devenir une Flingueuse à part entière.

Allez à très vite

Le 2000e : le deux millième article ! Le jeu


Le 2000e

Je n’en reviens pas, alors que l’on s’apprête à fêter les 4 ans de Collectif Polar, voilà que se profile le 2000 articles.

Si au commencement on m’avait dit cela je n’y aurais jamais cru.

2000 articles publiés, des tas de livres présentés, une kyrielle d’auteurs rencontrés, mais aussi pas mal d’autres choses… une sacrée aventure, une drôle et passionnante aventure et tout cela avec vous !

2000e collectif polar

Le 2000e : le deux millième article !

 2000e article, ça se fête non ?

 Aussi j’organiserai bien un petit jeu concours, histoire

de fêter cela avec vous,

 et de vous faire gagner quelques bouquins.

Et pourquoi pas aussi notre Exquis Cadavres Exquis.

Alors mes polardeux prêts et prêtes à me suivre ?


 

Le 2000e : le deux millième article, le jeu concours

Pour ce concours 2000e j’ai demandé à mes flingueuses de vous poser quelques questions.

Voici celles que j’ai retenues pour ce jeu concours.

1) les questions sur le blog

Comment s’appellent les rubriques qui vous présente des passionnées du polar ?

Donner deux noms d’interview ?

2) les questions sur les Flingueuses

Combien y a-t- il de flingueuses ?

Combien y a-t-il de misters flingueuses ?

Citer les noms des légistes

Comment s’appellent les rencontres polars et autres salons qu’organisent les flingueuses

3)Questions subsidiaire :

Sur quel salon a-t-on pu rencontrer la plus grande concentration de flingueuses ?

Maintenant c’est à vous de jouer

Comme d’habitude afin de participer il faut  :
être abonné au blog
répondre au 8 questions si dessus
Envoyer vos réponses à collectif.polar@gmail.com avant le 26 mars au soir
Seules les meilleurs réponses pourront prétendre à remporter un lot sauf si le chef de meute en décide autrement.
En revanche tous les participants ayant répondu à l’ensemble des questions recevra un prix de consolation.

Les lots

Des badges du blog

 Des polars de toutes sortes dédicacés par leur auteurs.

Voici quelques exemples, mais il y en a pleins d’autres encore.

Julie livres gagnés

photos non contractuelle

Les trois premiers auront droit chacun à au moins…

3 polars et un badge.

Alors bonne change à vous tous zé toutes.

Et 100% des gagnants sont des participants

☺👍😱😛😃😍🙏🤞😁😂😉

Geneviève : Porte Flingue de Collectif Polar

 

 

 

 

Salon de Nemours le retour de Maud


Salon de Nemours le retour de Maud

 

 

Salon de Nemours  samedi 12 Janvier 2019

Aux environs de 10H00 je récupère Estelle et nous voici parties pour ce premier salon de l’Année !!!

Comme les dédicaces ne commençant qu’à 14h30 ce samedi…

La première partie du salon se déroule en off  au restaurant

NDLR : Pas de resto auteurs- flingueuses sans mojito !

où se sont retrouvées auteurs, lecteurs et autres blogueurs,

le tout organisé par Annie des Plumes Noires !!!!

Chapeau et mille mercis !!! Un très chouette moment.

Après cette parenthèse enchantée il a fallu se rendre au salon.

NDLR : 4 flingueuses et un mini flingue dans un espace réduit, ça promet

Le trajet restaurant- salon je le ferai en compagnie de Marc, Jean Paul, Ophélie et Gabriele

Les Choses sérieuses et drôles aussi peuvent commencer !!!!

Je vais faire un petit tour afin de récolter quelques Gribouilles sur notre cadavre exquis, A Fleur de Cadavre,

 

Je remercie Marc Schaub, Sylvie Kowalski, Aurélie Ptr, Nicolas Duplessier, Sandrine Destombes, Mark Zellweger, Michael Fenris, Sacha Erbel, Nick Gardel.

Malheureusement je n’ai pas pu faire signer tous les contributeurs.

Mais je continuerai à rendre mon exemplaire unique.

J’ai continué les signatures avec le recueil RockFictons de Carole Epinette

et je remercie, Jean Luc Bizien, Sonja Delzongle, d’avoir accepté d’y apposer un petit mot.

J’ai rencontré pour la première fois, Vincent Hauvy et son Tricycle Rouge.

Un plaisir de revoir Ian Manook accompagné de Françoise, pour la gribouille d’Heimaey.

Ravie de recroiser Henri Loevenbruck (Gallica et Les Cathédrales du Vide)

 

et Ghislain Gilberti (Sa Majesté des ombres).

Voilà des livres que j’avais dans ma bibliothèque, ils sont maintenant dédicacés, il ne me reste plus qu’à les lire.

 

Les choses sérieuses vont bientôt commercer, hein vous attendez mes achats, craquages…

Tenant à conserver mon défi «  Pas d’achat de livre d’un auteur dont je n’ai pas déjà lu tous ceux que j’ai déjà» intact. Ne croyez pas que je n’ai rien pu acheter !!!

Pas de malheur, je suis repartie avec Le Manufacturier de Mattias Köping,

 Sinestra d’Armelle Carbonel,

Sybéria de Dana Skoll :  Sonja Delzongle sous pseudos,

Flics et Frères d’Armes et Devoir de Mémoire de Yann Eric Dupuis.

Mon dernier achat était à la base le seul prévu, sur les recommandations d’Eppy Fanny : Derniers Jours à Alep de Guillaume Ramezi qui a reçu Le Coquelicot Noir.

Mes petit  achats

Bien sûre il y a eu des fous rires, des retrouvailles très sympathiques….

des rencontres curieuses

voici les Daltons de Nemours par exemple (on espère y retrouver Lucky Luke l’année prochaine),

NDLR : Marc Sylvain Masse, Sébastien Lepetit, Didier Fossey, Christophe Dubourg et Eric Dupuis

une  curieuse rencontre

NDLR : Geronimo Stilton, la souris journaliste de l’Echo des Rongeurs

Très heureuse de rencontrer Nelly Burglin Razik « pour de vrai ».

Et je terminerai, juste par c’était Génialll !!!

Prochain rendez-vous le 26 Janvier à Paris !!

Petit bilan 2018


Petit bilan 2018

Coucou mes polardeux,

Avant de commencer ce court bilan, je tenais à vous remercier.

Et oui sans vous pas de blog.

Qu’est ce qu’un blogueur sans ses lecteurs. Je devrais même dire qu’est ce qu’une blogueuse sans ses Lectrices ?  Surement pas grands choses. Mais grâce à vous ce blog est très suivi et de plus en plus suivi. Vous savez que vous êtes formidable.

Evolution 2018

Cela fait presque 1an et demi que l’aventure Flingueuses a démarré. 15 mois que le blog a changer son régime de croisière. Aussi forcément la fréquentation aussi. Si au début de la team Flingueuses nous étions 4-5 chroniqueuses aujourd’hui nous sommes 18.

 4 fois plus nombreuses. Alors j’essaie de satisfaire tout le monde.pour chacun(e)s puissent s’exprimer sur le blog. Cette diversité de points de vue, je le sais, vous plait chers lecteurs. Vous pouvez plus facilement vous identifier dans les retours de l’un ou l’autre d’entre nous. C’est ce qui fait la force et le dynamisme du collectif.

Bon ok vous voulez quelques autres chiffres.

Alors je vous en donne un et un seul

En 2018, 756 articles ont été publié sur Collectif Polar, essentiellement des chroniques de lecture mais pas que.

 756 articles cette année c’est plus de 260 de plus que l’an dernier

Au-delà des chiffres, même s’ils sont importants car c’est grâce à eux et à notre visibilité que les ME et les auteurs nous font confiance et que vous lecteurs vous nous suivez, je voudrais parler contenu !

 Et là je voulais remercier mes flingueuses pour leur inventivité, j’adore,  elles ont tout plein d’idées. Elles font tout pour les mettre en œuvre.

Cette diversité d’articles et de propositions fait aussi parti de l’identité du blog. Cette diversité c’est son ADN, nous sommes je pense assez unique sur la blogosphère. Nos différentes formes de chroniques ( double chronique, chronique duo ou à plusieurs voix, simple avis..) nos diverses façons de faire des ITW, les jeux concours, les tags,  les retours de salons et de rencontres, les mise en avant de la team mais aussi de nos lecteurs. Une proportion nouveautés, livres plus anciens bien dosée… Tout cela participe à une plus grande visibilité du blog. Ils y en a pour tout le monde. Il y a toujours des nouveautés sur le blog.

J’espère , cher lecteurs zé chères lectrices que vous y trouvez votre compte dans tout cela. Car perso j’adore ce melting-pot.

Sur ce blog ce que vous suivez le plus ce sont nos retours de lectures. Mais, si j’en crois les chiffres, vous aimez aussi nos retours de salons et les ITW d’auteurs surtout si l’auteur a le vent en poupe et ce qui me fait vraiment plaisir c’est aussi que vous aimez participer à notre blog. Il y a d’ailleurs longtemps que je ne vous ais pas interrogés. Je vais remédier à ça en 2019.

Les nouveautés 2018 :

1. La Garde à Vue

En janvier 2018 nous avons organisé notre première GAV.
Depuis on essaie d’en faire une par mois !
Elles sont vraiment chronophages et demande une grosse préparation.

2. Les chroniques duos

Même si déjà initialisées par Oph. C’est vraiment ces derniers mois que ces chroniques à plusieurs voix ont explosé.
Normal, nous recevons souvent le même SP à lire. Aussi la chronique duo ou trio est très utile pour donner plusieurs avis. Et elles changent de nos chroniques de lecture habituelle.

3. De nouveau format d’ITW

Sous l’impulsion d’Aline nous avons de nouvelle formes de papote d’auteur. Pour autant vous pouvez toujours retrouvez une ITW solo de vos auteurs préférés. Certains de ces nouveaux format d’interview verront le jour cette année seulement.

– l’ITV simple :

• échange de mail ou direct avec l’auteur
• une flingueuse / un auteur

 

  – huis clos :

• Échange sur Messenger (sur une durée d’ 1 semaine maximum)
• Échange sur un polar/thriller français (francophone) d’un auteur tiers
• Deux flingueuses / un auteur

 

 – Assigné à résidence, interview bracelet électronique:

• Un auteur n’a pas de temps pour une GAV – mêmes thèmes abordés
• Échange sur Messenger (sur une durée d’une semaine maximum)
• Deux flingueuses / Un auteur

 

 – GAV :

• Échange sur Messenger sur 2 jours consécutifs
• Au total 4 auditions d’environ 1 h à 1 h 30 chacune
• 4 flingueuses + le double maléfique de Geneviève / un auteur

 

4. Et si on leur donnait la parole

Le blog relaie les interviews que Nick fait des personnages de polar de ces petits camarades auteurs.
A raison d’une par semaine, la première saison devrait nous mener jusqu’à début septembre.

 

5. L’Exquis cadavre exquis.

Alors ce cadavre exquis a été une sacrée aventure. D’avril à décembre, il nous a accompagnées de long mois. C’est sans doute Isabelle et Cécile qui vous en parleraient le mieux. Nos légistes ont été mises à rude épreuve au quotidien. Mais avoir les bouquins dans les mains quel plaisir et là je remercie Nick, sans lui sans doute n’aurait-il pas eu de publication.
Il y aura une suite à ce cadavre exquis mais en 2020 pas avant ! Besoin de se remettre.

Les projets pour 2019

Je suis certaine que, quelques-unes de mes Flingueuses en tous cas, ont de nouveaux projets qu’elle ne m’ont pas encore soumis.
Ce que je peux vous annoncer déjà c’est qu’il y aura une nouvelle rubrique mensuelle

« Le jour fantastique »

Oui « Le jour fantastique »
C’est Maud qui m’a soufflé l’idée. Aussi le 28 de chaque mois, sauf si impossibilité totale, nous parlerons de SFFF sur Collectif Polar.
Maud s’est engagée à lire un livre de sciences fiction, de fantasy ou un roman fantastique par mois et de proposer sa chronique à nos lecteurs. Aussi si cela vous tente vous pourrez vous aussi faire un chronique SFFF qui trouvera sa place aussi le 28 du mois. Et ça débute en janvier. Il y a déjà 2 articles.

 

« Avis d’expert, le retour »

Pour l’instant rien de défini, mais Cathie a émis le souhait de reprendre une nouvelle saison de ses avis. Reste à définir quand ?

 

 Nouvelles formes d’ITW

– Si je te parlais de mon prochain roman :

• Conversation sur Messenger (sur une durée de 2/3 jours maxi)
• un auteur parle de sa prochaine publication
• Une flingueuse / un auteur

 – livre marquant :

Échange par mail ou en direct Messenger avec l’auteur
Un auteur parle de son auteur favori ou du livre qui l’a marqué
Une flingueuse / un auteur.

 

« Nouveau : concours de nouvelles »

Il nous reste à définir avec mes légistes, Isabelle et Cécile, le thème et le nombre de mots de notre premiers concours de nouvelle. Ce concours lanceront les festivité de nos 4 ans.

Il y aura peut-être même si vous êtes sages, une seconde épreuve d’écriture. Si, si c’est possible, tout cela prend vraiment forme et je vous en reparle sans doute demain.  Alors affûtez dés à présent vos plumes

 

Les chroniques du Kawa

 » Le prix du premier roman »
Des lectrices de mon Kawa viendront nous parler de premiers romans dans le cadres du prix du premier romans des lecteurs des bibliothèques de la ville de Paris.

 

Et peut-être aussi, y aura t-il un jour décalé.

Nous devrions, sous une forme ou une autre parler plus d’autres genres de fiction ou encore vous présenter des livres documentaires Plus de littérature blanche., plus de BD On vous présentera peut-être même des films, des séries. Enfin tout cela est encore flou dans mon esprit. Tout cela reste à définir. Et peut-être que ce ne sera qu’en 2020…

 

L’avenir du Collectif

Nous sommes à ce jour 18 à participer à l’aventure Collectif Polar, 18 plus quelques lecteurs.
Nous sommes nombreux dans cette belle équipe, chacun a un rôle différent à jouer. Comme c’est déjà le cas. Mais pour régir ce collectif il faut quelques règles communes

Aussi en 2019
Une charte est en préparation.

Je pense faire un appel à candidature pour de nouveaux chroniqueurs voire même de nouvelles flingueuses
Cette charte me permettra d’intégrer les nouveaux membres sur un même règlement.
Il y a quelques personnes qui ont pour moi le potentiel d’être flingueuse. Aussi un jour elles débarqueront dans l’équipe. Normalement ce n’est pas pour tout de suite.

Il y a eu quelques remous en 2018 au sein du collectif. J’ai dû me séparer d’une flingueuse.  J’aimerai d’abord, après cette affaire affligeante et attristante où Clémence a mis le Collectif à mal, le discréditant et discréditant certaines de ses flingueuses, que les choses s’apaisent.

Aussi après ce douloureux épisode, je souhaite qu’entre flingueuses nous interagissons à nouveau avec bienveillance et sans jugement comme nous l’avons toujours fait.

Aujourd’hui après le mal qui nous a été fait, les esprits se sont calmés, on a enfin retrouvé notre esprit de meute. Unies, soudées et solidaires. 

Une page se tourne, une nouvelle année commence avec mes flingueuses motivées, débordantes d’idées et d’entrain pour vous faire vivre une véritable année polardesque et bien plus encore.

Nous avons de nombreuses idées, des trucs de dingues qui nous titillent depuis longtemps, des choses que l’on aimerait mettre en place et que je vous exposerai cette année. Bref nous avons encore de nombreuses aventures à vivre avec vous et de nombreuses autres à vous faire vivre.

Voilà ça c’est mes vœux 2019 pour Collectif Polar.

Alors…
Êtes-vous prêtes chères flingueuses à prendre ces nouveaux engagements  ?

Êtes-vous prêt(e)s chers lecteurs et chères lectrices à nous suivre encore plus nombreux et encore plus loin ?

Et puisque le mois de janvier n’est pas encore achevé, j’en profite pour vous renouveler tous mes vœux de bonheur et de santé pour 2019

Belle année à vous tous

Ge porte flingue de collectif polar

Apéro Polar, 10 novembre 2018 le ressenti de Jean-Paul


Apéro Polar, 10 novembre 2018 le ressenti de Jean-Paul

Le Collectif Polar, vous commencez à connaître un peu maintenant.
Dirigé d’une main de fer, et d’un cœur en or, par Geneviève Van Landuyt, c’est un collectif de passionnés de lecture. De polar bien sûr, mais pas que…
J’ai intégré ce groupe très dynamique au mois de mars dernier et depuis il n’y a pas un jour que je regrette la proposition de Geneviève de venir rejoindre “les Flingueuses”.
Car depuis j’en suis devenu “une” moi-même, et ce avec le plus grand plaisir,
mais ça c’est une histoire sur laquelle je reviendrai très prochainement…

Alors, Apéro Polar, c’est quoi ?

C’est une sorte de table ronde, où Geneviève accompagnée d’une Flingueuse (aujourd’hui Ophélie), reçoit sur son lieu de travail, la bibliothèque Parmentier, un ou plusieurs auteurs, parfois des éditeurs, qui se prêtent gentiment aux jeux des questions/réponses et nous parlent de leurs derniers ouvrages,
de leurs actualités à venir…
Tout le monde est invité, tout le monde à le droit à la parole durant ces moments d’échanges et vous pourrez si le cœur vous en dit repartir avec un roman dédicacé par l’auteur qui vous aura le plus touché !
Vous pourrez venir avec vos exemplaires ou acheter directement aux auteurs leurs propres titres. (dans ce cas pensez à prendre de la monnaie ou votre chéquier).

Samedi étaient à l’honneur, Sacha ErbelLou Vernet et Marek Corbel, accompagnés par leur éditrice, Hélène Babouot, des éditions de l@ Liseuse !

Nous avons passé deux heures qui sont vraiment passées à toute vitesse, où les auteurs se sont dévoilés petit à petit, au gré de leurs envies. Il y a toujours de belles surprises
et souvent des moments de communion, du fait de la proximité des intervenants.
Des instants de partage, que je vous conseille vraiment si vous avez l’occasion de venir nous rejoindre… Vous serez toujours les bien venus.

Et comme tout Apéro Polar qui se respecte, nous terminons systématiquement autour d’un (ou plusieurs) verre(s) de l’amitié et grignotages divers qui vous permettrons d’échanger des avis ou des idées directement avec les auteurs.

Marek Corbel est né en 1976, à Quimperlé dans le Finistère, département où il a grandi.
Diplômé de l’Institut d’ Etudes Politiques de Toulouse, juriste dans l’Education nationale, amoureux depuis l’adolescence du roman noir, du roman policier et du néo-polar,
sa préférence va plus particulièrement au genre noir inséré dans une époque
et ses réalités sociales.

………………

Écrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte. Passionnée.
Têtue. Et libre. Sa devise «Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous
n’en sortirez pas vivant.». B le Bovier de Fontenelle al : Un éditeur fou, enthousiaste, curieux et courageux.

………

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police,
depuis 24 ans. Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.
Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale,
à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle
de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis
des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

L e dernier’Apéro Polar de l’année 2018 a eu lieu le 1er décembre.
Geneviève ne manquera pas de vous en reparler très vite

Vers le blog de Jean Paul notre Mister Flingueuse

 

Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 2, Sandrine Destombes


Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 2

Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le deuxième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Madame Sandrine Destombes


Lundi matin de bonne heure

Miss Aline : Bonjour à toutes, c’est donc ici que ce passe la période bracelet électronique de Sandrine, que nous remercions vivement de sa participation.
Commençons donc par le début : qui ou quoi vous a amenez à l’écriture ?

Geneviève : Bonjour Mesdames, Voici donc Sandrine sous le contrôle de Collectif Polar et de Ge et ses Flingueuses 😛

Dany : Bonjour mesdames … suis toute à vous !

Lundi  10:53

Sandrine : Bonjour, bonjour… faut le dire vite ! On voit que ce n’est pas vous qui êtes assignée à résidence !!!
Mais puisque j’ai fauté et que le seul moyen de m’en sortir est de vous répondre, c’est parti :
étant plutôt matheuse, je ne pensais pas un jour me lancer dans l’écriture. Il a fallu un alignement de planètes : un souci à gérer, un trop plein de temps libre et un esprit à apaiser. Alors j’ai pris mon ordinateur, j’ai écrit un premier paragraphe, puis un deuxième et ainsi de suite.
Quand j’ai relevé la tête, le premier chapitre de la Faiseuse d’anges était bouclé et je n’avais pas vu le temps passé.
J’étais mordue.

Miss Aline : Comment une telle histoire peut sortir d’un coup ?

Lundi 17h06

Geneviève : on a perdu le signal du bracelet là, les Flingueuses ! Non ?

Mardi 10:14

Dany : Coucou Sandrine … il y a un problème avec le bracelet ?
Vous êtes sortie de la zone autorisée ?

Sandrine : Non Chef, pas sortie de ma zone. Je cherchais un truc profond à répondre mais j’ai pas trouvé !
Donc je dirais que des années de silence ont eu l’effet d’une marmite sur le feu. Arrivée à ébullition, il fallait faire quelque chose. J’avais quelques démons à tuer et le thriller m’a paru être la meilleure recette !

Dany : Ces années de silence étaient nourries de livres, de films ou simplement de rêveries ?
Quand ça mijote trop longtemps ça attache ! Alors il fallait agir …

Sandrine : Beaucoup beaucoup de films, si bien que j’ai fini par faire une école de cinéma… Beaucoup beaucoup de livres car j’ai très vite compris que je ne serais jamais seule tant que j’aurais un livre dans les mains… Mais très peu de rêveries. Je suis bien trop terre à terre pour me laisser aller à rêver.

Miss Aline : Avez vous des rituels d’écriture (lieu, fond sonore, horaires…) ?

Sandrine : Ma seule contrainte pour écrire est d’avoir la tête totalement disponible or ça n’arrive pour ainsi dire jamais durant l’année. J’attends donc patiemment les grandes vacances d’été pour écrire. En journée, si je veux être sûre d’avoir tous mes neurones en place. Quant au fond sonore, peu importe puisque je n’entends plus rien ni personne dès que je mets à écrire !

Miss Aline : Un roman écrit en un été ? vous y avez travaillez en amont : des recherches si besoin, un plan, une trame, etc ?

Sandrine : Rien de tout ça. J’attends d’avoir en tête un premier paragraphe ou même une simple phrase qui m’accroche. Ensuite je me laisse porter. Jamais de plan ni même de trame. C’est avant tout pour moi que j’écris. Si je connaissais déjà la fin, où serait le plaisir ?!?

Miss Aline : D’accord… alors si je vous dis : »il observait depuis plusieurs heures … » vous pourriez partir ce ça et écrire des pages…?

Sandrine : À quelque chose près, oui ! Il faudrait juste que j’aie déjà en tête ce qu’il observe. Et surtout que cette phrase vienne de moi et non d’une flingueuse sans pitié !!! Mais ça suffirait, oui. C’est en tout cas à ça que ressemble ma méthode de travail !

Miss Aline : Je comprends très bien. vous pouvez tout de même garder la phrase… lol.

Sandrine : C’est qu’elle est pas mal cette entame !

Mardi 18:26

Dany : Alors si j’ai bien compris il y a génération spontanée au contact d’une phrase … mais dans la construction de l’histoire ensuite, elle se fait au fil des lignes ? Il faut un minimum de rationalité pour que l’auteur puisse emmener les lecteurs où il veut …

Sandrine : Je sais que ça peut paraître étonnant mais non, j’écris au fil des lignes. J’ai un esprit plus matheux que littéraire or j’ai toujours associé les polars à des maths. J’y vois une construction logique. Du coup, en écrivant de la sorte, je m’impose un challenge. Je crée un puzzle de toutes pièces sans avoir l’image finale en tête. A moi de retomber sur mes pattes. Chacun s’amuse comme il peut 😉

Miss Aline : Parlons des Jumeaux… il a commencé comment ce livre du coup ?

Sandrine : C’est malheureusement l’actualité qui m’a soufflé l’accroche. Au moment où j’ai entamé la rédaction de ce livre, l’affaire Grégory revenait sur le devant de la scène et on pouvait voir en boucle le portrait de la petite Maëlys qui venait juste de disparaître. Ces deux faits divers m’entêtaient et je pense que j’ai eu besoin de l’exprimer…à ma manière, bien sûr.

 

Miss Aline : Quels sont vos impressions, votre ressenti face au succès de votre livre. ?

Sandrine : Ça reste assez abstrait pour moi, pour l’instant. Et j’évite de trop y penser pour ne pas me mettre la pression pour les prochains !

 

Mercredi 06:41

Miss Aline : Vous pensez que par cette récompense on attend encore mieux sur le prochain roman ?

Mercredi 20:27

Sandrine : Ce prix m’a amené de nouveaux lecteurs et peut-être que ces derniers attendent de retrouver ce qui leur a plu dans Les Jumeaux or chaque livre est différent. En tout cas, il l’est pour moi.
Miss Aline : Vous participez au Trophée Anonymu’s : les mots sans les noms. Pourquoi participer à ce concours de nouvelles ?

 

Jeudi 12:54

Sandrine : Parce que je suis faible et que j’ai répondu à l’appel des sirènes ! Plus sérieusement, je trouve ce principe très sympa. Cela permet aux lecteurs de se laisser porter par une écriture sans en attendre quoi que ce soit de particulier puisqu’ils n’ont pas de repères de comparaison.

Dany : Comment faire le choix du format … nouvelle ou roman ?

Sandrine : Pour ma part, je ne suis pas une fan de nouvelle, dit celle qui a accepté de participer au Trophée Anonymu’s 😉
Que ce soit en tant que lectrice ou auteur, je préfère les romans. Là, c’est pour ainsi dire exceptionnel, c’est un exercice imposé. Le reste du temps, la question ne se pose même pas.

Jeudi 15:42

Dany : Si vous ne savez pas comment va se dérouler une histoire que vous commencez… comment avez-vous choisi d’à voir un héro récurrent ?

Sandrine : J’ai eu un héros récurrent, en l’occurrence une héroïne, uniquement sur mes 3 premiers romans. Le 4ème y faisait un clin d’œil mais c’est tout. Depuis, ce sont des équipes d’enquêteurs totalement différentes. Après, je ne dis pas qu’elles ne reviendront pas un jour, ni même que ma toute première héroïne, Max, ne refera pas surface… ce sera selon l’envie et l’inspiration… Mais comme c’est à mon intention que j’écris, l’idée de rencontrer des nouveaux personnages m’amuse toujours un peu !

 

Jeudi 16:58

Dany : Donc beaucoup de spontanéité, rien de préétabli au début de l’écriture, des héros qui arrivent ou pas, une histoire qui se construit au fil du temps … même pas un petit plan ni un synopsis pour guider la plume ?

Sandrine : Eh non, rien de tout ça ! Même mon éditeur n’a pas le droit à son synopsis. Il est obligé de me suivre pas à pas. Peut-être qu’un jour je deviendrai moins sauvage, voire professionnelle ! 😛

Dany : C’est très étonnant tout ça … néanmoins, vous avez des modèles en littérature policière, contemporains par exemple ? Ou au moins avez-vous des contemporains que vous appréciez particulièrement ?

Sandrine : Bien sûr que j’ai des modèles ! J’ai toujours aimé le polar et ce depuis mon enfance. Donc oui, tout ce que j’ai pu lire ou voir au cinéma m’inspire. Cela étant, lorsque je mets à écrire, j’évite d’en lire pour justement ne pas être tentée de calquer, involontairement bien sûr, mon style à celui d’un autre. Qui plus est, je n’aime pas forcément le thriller – à proprement parler. J’aime le noir ou les enquêtes pures et dures. J’aime les polars légers avec de l’humour, comme ceux de Nick Gardel ou Antonio Manzetti, qui est mon chouchou du moment.

Dany : Et quels sont vos rapports avec vos lecteurs ?

Sandrine : Jusqu’ici plutôt bons ! Enfin… je crois 😛
Nous échangeons souvent. Sur les personnages, les situations, le bien et le mal…

Miss Aline : Tenez vous compte de leurs remarques pour les romans suivants ?

Sandrine : J’ai essayé, au tout début, puis j’ai vite abandonné. Il y a autant de lectures différentes que de lecteurs, et donc autant d’avis. Ce qui a plu à l’un a eu l’effet inverse pour l’autre, et vice versa. J’ai donc compris que je ne pourrais jamais satisfaire tout le monde et qu’il valait mieux que je continue à faire ce que j’aime si je ne voulais pas me perdre en route.

Miss Aline : 👍

Miss Aline : Pensez vous qu’écrire est quelque chose que l’on porte en soi ou quelque chose qui s’acquiert, se travaille ?

Sandrine : Je pense que l’on porte en soi des émotions à partager. L’écriture peut être un moyen de le faire. Il y en a d’autres. Maintenant, se refuser d’écrire parce qu’on redoute de ne pas être doué pour ça serait dommage. La technique peut se travailler. Après, il faut tout de même une histoire. Ça, c’est plus compliqué.

Miss Aline : Y a t il des histoires qui dorment dans le fond de vos tiroirs ?

Sandrine : Non, aucune vu que je ne sais pas ce que je vais écrire quand je débute la phase d’écriture. Mais je vois bien que vous avez du mal à me croire sur ce point 😂

Miss Aline : Pas du tout. Vous auriez pu écrire quelque chose dont vous n’étiez pas pleinement satisfaite et vouloir le reprendre plus tard. 😊
Quel livre auriez  rêvé d’écrire et pourquoi ?

Sandrine : Ah ben non, quand j’ai le début d’une histoire je suis trop contente pour la lâcher 😉
J’avoue que j’aurais adoré être capable d’écrire Shutter Island de Dennis Lehane. La fin est magistrale ! Si vous faites un sondage sur qui a compris quoi, vous aurez environ 50% / 50% de réponses contradictoires et je trouve ça incroyable. C’est un tour de force. Le lecteur est persuadé d’avoir compris sauf qu’il ne se rend même pas compte qu’il interprète sa fin en fonction de sa tournure d’esprit.

Vendredi 06:22

 Les Flingueuses : L’un de vos livres vous tient il particulièrement à cœur  et pourquoi ?

Vendredi 08:50

Sandrine : Peut-être le premier car il est le point de départ d’une très belle aventure. Mais j’avoue que lorsque je finis un livre, je m’en détache assez vite. Il ne m’appartient plus. Très souvent, lorsqu’il est publié, je suis déjà passé à autre chose dans ma tête. Pas forcément en terme d’écriture, je suis seulement dans une nouvelle étape de ma vie.

Geneviève : 😮

Vendredi 11:04

Dany : Alors … où êtes-vous dans votre tête en ce moment ?

Sandrine : À la finalisation du prochain tout en étant à fond dans mon travail « de la vraie vie ». Donc forcément, c’est un peu le bordel dans ma tête, on va pas se mentir 😉

Dany : On peut avoir un scoop sur le prochain ?

Sandrine : Même sous la torture, je ne dirai rien !!! Sauf si la torture consiste à m’arracher les ongles ou les dents. Là j’avoue que je peux vite devenir chochotte.

Geneviève 2 : Ne me tente pas Sandrine  😈

Sandrine : 😆

Miss Aline : Vous fréquentez les salons que vous apportent ils ?

Sandrine : Beaucoup d’échanges. Avec les lecteurs mais également avec les auteurs. Ecrire est un plaisir solitaire qui apporte forément un lot de doutes, de remises en question. Donc échanger sur les expériences de chacun ou avoir des retours de lecteurs, c’est important. Ça rebooste !

Miss Aline : Un mot sur vos et pour vos lecteurs ?

Sandrine : Je ne suis pas très douée pour parler de moi, quelles que soient les circonstances, mais si un auteur à les lecteurs qu’il mérite, alors je me dis que je dois être une fille pas trop mal, tout compte fait, car une chose est sûre : j’ai des lecteurs en or !!!

Miss Aline : Un coup de cœur et un coup de gueule ?

Vendredi 14:05

Sandrine : Des coups de cœur j’en ai tous les jours : les personnes que je rencontre, un retour de lecteur enthousiaste, même le sourire d’un inconnu. Je dois être la seule cruche qui se balade dans le métro parisien le sourire aux lèvres, telle la béate un peu neuneu du quartier. Parce que j’écoute un morceau qui me donne la pêche, que j’ai une pensée heureuse ou encore parce que je rentre chez moi et que je sais que je vais y être bien. Du coup, étonnamment, des inconnus me sourient en retour et j’adore ça !  Je mets un point d’honneur à relever – et même m’attarder – sur tout ce qui peut embellir ma journée.
Les coups de gueule ça me stresse alors j’évite. Quand quelque chose ne me va pas, je passe à autre chose, tout simplement.
Ah si, j’ai peut-être un coup de gueule qui traîne depuis longtemps : j’aimerais que les marketeux arrêtent d’écrire « ouverture facile »sur des emballages alors que moi je suis à deux doigts de sortir un marteau ou un tournevis pour y arriver. Ne pas réussir à ouvrir un emballage, je peux gérer, mais le fait qu’il y ait écrit « ouverture facile » m’indique que je suis la seule golio à pas y arriver et ça, ça m’agace !!!

Dany : Mais c’est de la violence pure ça Sandrine !!! En plus vous semblez l’excuser dans ce cas

Sandrine : Absolument !!! Je pensais taire cette haine enfouie jusqu’à ma mort mais puisqu’on me donne la parole, je balance !

Vendredi 18:31

Miss Aline : Avant de conclure pouvez vous nous parler de vous projets ?

Sandrine : Comme évoqué précédemment, je participe en ce moment au concours du Trophée Anonymou’s que je ne peux que vous conseiller de suivre, il y en a vraiment pour tous les goûts, et je finalise mon dernier polar qui devrait sortir dans le courant du premier trimestre 2019 (c’est un mini scoop, non ?). La rentrée risque d’être riche en événements puisque mon 4ème roman – Ils étaient Cinq – sortira le 14 février chez Pocket et que les Jumeaux connaîtront une autre vie à l’étranger. Bref, je ne devrais pas m’ennuyer dans les mois à venir.

Geneviève😮

Miss Aline : Merci pour le Mini scoop ! 
Le mot de la fin : que vous vouliez dire mais qu’aucune question ne vous a permis de le dire ou tout ce que vous voulez ?

Dany : J’ai bien compris que l’on pourra procéder à des contrôles judiciaires en 2019 ! Pour ma part je vous quitte et je vous laisse conclure ensemble ! Merci Sandrine et j’espère à bientôt !

Miss Aline : 👍

Miss Aline : Bonsoir Danièle.

Dany : Bonsoir Aline,bonsoir Sandrine

Sandrine : bonsoir Danièle et merci !
Le mot de la fin ? Pourquoi être si définitif ! Moi j’aurais tendance à dire : à  bientôt ! Mais cette fois, sans entrave et plutôt devant un bon verre de vin 😉

Miss Aline : le mot de la fin est donc une invitation… on prend ! lol.

Sandrine : voilà 🙂

Miss Aline : c’est noté.
On vous remercie pour le temps que vous nous avez consacré. Ce fut un bon moment d’échange. Passez un excellent week-end… et on se bipe pour l’invitation ! lol.

Sandrine : Avec grand plaisir ! merci à vous même si je ne pensais pas un jour remercier mes geôlières 😛

Miss Aline : Il fallait passer par les flingueuses pour vivre ça ! 😉

Sandrine : 😆

Geneviève 2 : Oui merci à toi madame l’auteure et merci à  nos deux flingueuses.  Super vos échanges.  J’ai  adoré et j’espère que nos lecteurs aimeront autant.

Sandrine, Dany😍

Geneviève 2 : La porte flingue est happy

Sandrine : Alors suis happy aussi 🙂