Kawa Littéraire # 8


 

KAWA littéraire du 17/05/18

17 lecteurs présents

Sophie Maurer (l’auteure en résidence à la bibliothèque Parmentier), a ponctué notre « club littéraire » par des lectures d’extraits de textes choisis en amont par les lecteurs.

 

BIBLIOGRAPHIE

Monique :

Marie Richeux/ Climat de France

Climats de France

Richeux, Marie

Wespieser éditeur

En 2009, sur les hauteurs de Bab el-Oued, Marie est subjuguée par la cité construite par l’architecte Fernand Pouillon entre 1954 et 1957. Saisie par la nécessité de comprendre l’émotion qui l’étreint, elle se replonge dans son passé. Une succession de récits qui s’entrelacent comme autant de fragments d’une même histoire dont l’auteure traque le motif entre l’Algérie et la France. Premier roman.

Jean-Baptiste Andrea/ Ma reine

 

Lioudmila Oulitskaia/ Médeé et ses enfants

Médée, calme et lumineuse, un centre mystérieux autour duquel gravite une immense famille, des gens ballottés de-ci de-là, aux destins parfois tragiques. Contrairement à sa célèbre homonyme, Médée Mendès est une porteuse de vie, qui soutient, réconforte et pardonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lioudmila Oulitskaia/ De joyeuses funérailles

«Il faisait une chaleur torride, cent pour cent d’humidité. On aurait dit que l’énorme ville tout entière, avec ses immeubles inhumains, ses parcs magnifiques, ses gens et ses chiens multicolores, était parvenue à la limite de la phase solide – encore un peu, et les êtres à demi liquéfiés allaient se mettre à flotter dans l’air transformé en bouillon.»

C’est dans son loft d’artiste à Manhattan, dans une ville écrasée de chaleur, qu’Alik, peintre juif russe émigré, va mourir. Et il n’est pas de mort annoncée qui ne soit aussi drôle et, paradoxalement, un tel hymne à la vie que celle d’Alik. Entouré de sa femme Nina et de ses anciennes maîtresses, l’agonisant souhaite que la fête continue, alors que Nina ne pense qu’à sauver son âme. Un prêtre orthodoxe et un rabbin vont ainsi se succéder au chevet du mourant, et leur rencontre est le point d’orgue, d’une drôlerie irrésistible, de ces funérailles pas tout à fait ordinaires. Dans un vrai tour de force romanesque, Oulitskaïa nous prouve ainsi que les interrogations métaphysiques sur la mort et l’appartenance religieuse ne sont pas, en littérature, incompatibles avec l’humour.

Quatrième ouvrage de Ludmila Oulitskaïa traduit en français, De joyeuses funérailles renoue avec la veine de Sonietchka (Prix Médicis Etranger 1996). De Ludmila Oulitskaïa, les Editions Gallimard ont également publié un recueil de nouvelles, Les pauvres parents (1993), et le roman Médée et ses enfants (1998). L’auteur vit à Moscou.

 

Jean-Michel Guenassia/ Le club des incorrigibles optimistes

Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.

 

 

 

 

Anne-Marie :

Tanguy Viel/ Article 353 du code pénal

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.

Article 353 du code pénal, septième roman de Tanguy Viel, est porté par la très belle voix de cet homme floué, quinquagénaire comme vieilli avant l’heure par le poids des infortunes et des échecs. Un homme las dont les mots s’emploient à construire la pensée, à tenter de comprendre l’agencement fatal des circonstances qui l’ont mené au meurtre. Des mots, des phrases par lesquels il cherche désespérément à tracer, dans l’espace sonore du bureau du juge, pour lui-même autant que pour le magistrat, « la ligne droite des faits ». […]

De multiples passerelles relient Article 353 du code pénal aux précédents opus de Tanguy Viel. Ce n’est pas dire que l’écrivain se répète. Au contraire, il bouge, il change, il se déploie. Dans un même mouvement, il approfondit sa méditation sur le choix moral, la responsabilité individuelle, le destin, et précise son geste romanesque en prenant ses distances avec les codes des littératures (et du cinéma) de genre dont il a naguère beaucoup usé. Délaissant quelque peu l’ironie au profit d’un réalisme virtuose et d’un humanisme pleinement assumé, il s’appuie sur ses personnages pour irriguer son roman d’une réflexion toute métaphysique sur le mal en l’homme.

-Lecture d’un extrait par Sophie Maurer
Extrait :
Toute cette histoire, a repris le juge, c’est d’abord la vôtre. 
Oui. Bien sûr. La mienne. Mais alors laissez-moi la raconter comme je veux, qu’elle soit comme une rivière sauvage qui sort quelquefois de son lit, parce que je n’ai pas comme vous l’attirail du savoir ni des lois, et parce qu’en la racontant à ma manière, je ne sais pas, ça me fait quelque chose de doux au cœur, comme si je flottais ou quelque chose comme ça, peut-être comme si rien n’était jamais arrivé ou même, ou surtout, comme si là, tant que je parle, tant que je n’ai pas fini de parler, alors oui, voilà, ici même devant vous il ne peut rien m’arriver, comme si pour la première fois je suspendais la cascade de catastrophes qui a l’air de m’être tombée dessus sans relâche, comme des dominos que j’aurais installés moi-même patiemment pendant des années, et qui s’affaisseraient les uns sur les autres sans crier gare.

Camille :

Depardieu/ Lettres volées

Depardieu/ Lettres volées

«J’ai eu la chance de ne pas avoir de « famille », d’avoir seulement une Lilette sauvage et un Dédé apache. Ils n’ont pas phantasmé sur moi. Je n’ai pas été programmé, déterminé. Julie et Guillaume, mes enfants, j’essaie, Dieu sait que parfois c’est dur, de ne jamais toucher à leurs rêves, j’essaie seulement de les aimer… »

Lettres volées de Gérard Depardieu, vingt-cinq textes pour autant de visages aimés, d’aventures fracassées, ou d’amitiés indestructibles.

Lettres volées, des confessions, des aveux, des secrets. Des mots tendres et des mots durs, des mots qui comptent double. Un livre qui va droit au coeur.

 

 

-Lecture d’une lettre adressée à François Truffaut, et une autre adressée à Barbara, par Sophie Maurer
Extraits : lettre à Barbara
Tu te rends compte  » si c’est pas sûr , c’est quand même peut être » Avec un truc pareil on peut continuer à marcher longtemps . C’est ta voix qui rythmait mes fugues, je marchais comme un forcené avec tes chansons dans ma tête. (…)
Tout à l’heure, au téléphone, j’ai deviné
ta voix trembler. 
Tu as souvent peur qu’elles s’évanouisse comme dans ces contes. 
où une fée capricieuse vous prête un don provisoire et fragile. 
Et parfois, c’est vrai qu’elle fout le camp, que tu ne peux plus chanter. 
Tu cesses d’être en harmonie.  (…)
Toi que j’ai souvent cherché
A travers d’autres regards
Et si l’on s’était trouvé 
Et qu’il ne soit pas trop tard
Pour le temps qu’il me reste à vivre
Stopperais-tu ta vie ivre
Pour venir vivre avec moi
Sur ton île aux mimosas.

Emma Healey/ L’oubli

Un thriller inoubliable.
Elizabeth a disparu. Maud ne cesse de retrouver des bouts de papier dans ses poches, avec ce simple message. Elizabeth a disparu. Le plus troublant : c’est sa propre écriture. Mais elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots. Maud ne se souvient d’ailleurs plus de grand-chose ces derniers temps. Elle ne se souvient plus de l’heure, ni si elle a mangé ni si sa fille est venue la voir. Ce qu’elle sait, en revanche, c’est qu’elle n’a pas vu sa vieille amie Elizabeth depuis longtemps. Trop longtemps. Lorsqu’elle tente d’alerter ses proches, elle a droit à des sourires indulgents, personne ne la prend au sérieux, elle est septuagénaire et on la traite comme une enfant de 4 ans. Malgré tout, Maud est de plus en plus persuadée que quelque chose est arrivé à Elizabeth. De la même façon que quelque chose est arrivé, cinquante ans plus tôt, à sa propre sœur aînée, Sakey, dont la disparition ne fut jamais élucidée. Maud ferait-elle un transfert inconscient ? Confondrait-elle le passé et le présent ? Mais n’y a-t-il pas tout autant de mystères autour d’elle aujourd’hui qu’à l’époque ? Maud va bientôt devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Avec ce roman phénomène faisant preuve d’un incroyable suspense psychologique, Emma Healey nous transporte littéralement dans l’esprit de Maud, atteinte de la maladie d’Alzheimer, avec une empathie et une justesse peu communes. Tout comme son inoubliable héroïne, le lecteur sera confronté, dans ce thriller irrésistible, à une perte totale de repères pour tenter de reconstituer un puzzle aussi captivant que complexe.

Edgar Hilsenrath/ Le nazi et le barbier

1933. Max, le fils bâtard de la pute Minna Schulz, s’enrôle dans les SS à l’arrivée d’Hitler au pouvoir.

Affecté dans un camp d’extermination, où disparaissent son meilleur ami (juif) et toute sa famille, il décide à la fin de la guerre de se faire passer pour juif… et endosse l’identité de son ami assassiné. Max Schulz, devenu Itzig Finkelstein, épouse la cause juive, traverse l’Europe et rejoint la Palestine, où il devient barbier et sioniste fanatique.

Le Nazi et le Barbier fut, trente ans avant Les Bienveillantes, le premier roman sur l’Holocauste écrit du point de vue du bourreau. L’humour (noir) en plus.

 

Edgar Hilsenrath/ Nuit

 

1941. C’est la nuit permanente sur le ghetto de Prokov. Au fil des jours, égaré dans un décor apocalyptique, Ranek lutte pour sa survie.

Réduits à des ombres, comme s’ils n’avaient plus ni âme ni corps, les personnages baignent dans le brouillard. Pourtant, les scènes d’amour hâtives, de solidarité ou de naissances au milieu du ghetto montrent que, même plongée dans l’horreur, l’humanité s’accroche.

Grande fresque de la cruauté et du grotesque, Nuit est le point de départ de l’oeuvre d’Hilsenrath. Resté occulté en Allemagne près de vingt ans, il est aujourd’hui considéré comme son chef d’oeuvre.

 

 

Patrick Deville/ Taba-Taba

Taba-Taba

Le roman commence à Mindin, en face de Saint-Nazaire, au début des années 1960, dans un lazaret devenu hôpital psychiatrique : un enfant boiteux, dont le père est administrateur du lieu, se lie d’amitié avec un des internés, un ancien de la marine qui, se balançant d’arrière en avant, répète sans cesse la même formule énigmatique : Taba-Taba. À partir de là, Patrick Deville déroule le long ruban de l’Histoire, en variant le microscope et le macroscope. Car la France, ce n’est pas seulement l’Hexagone : le narrateur se promène autour de la planète pour rappeler l’épopée coloniale avec ses désastres mais aussi ses entreprises audacieuses (canal de Suez, de Panamá).

Cette grande fresque romanesque va de Napoléon III aux attentats qui ont ensanglanté récemment le pays, en passant par la Grande Guerre et ses tranchées, puis par le Front populaire, la Débâcle, l’Occupation, la Résistance, le Vercors, la Libération.

Patrick Deville/ Peste et choléra

Peste & choléra

Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené l’existence la plus mouvementée. « Ce n’est pas une vie que de ne pas bouger », écrit-il. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise.

Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.

 

Michèle :

Camille Laurens/ La petite danseuse de 14 ans

La petite danseuse de quatorze ans

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école. Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse. Elle a été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur en a eu assez de ses absences à répétition. C’est quelle avait un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa famille. Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou des sculpteurs. Parmi eux il y avait Edgar Degas. »
Camille Laurens

A 14 ans, Marie Geneviève Van Goethem, danseuse de l’Opéra, fut le modèle de la célèbre sculpture d’E. Degas, une oeuvre décriée lors de sa présentation au Salon des Indépendants car le public la jugea laide et repoussante. L’auteure revient sur la vie difficile de l’adolescente contrainte de travailler, ce qui lui coûta sa place, ainsi que sur la réception de la statue et ses diverses fortunes.

Sarah :

Karen Blixen/ Les voies de la vengeance

Lucan Bellenden et Zozine Tabbernor, deux jeunes Anglaises, se retrouvent toutes deux dans la misère et sont adoptées par le pasteur Pennhallow et sa femme, qui les emmènent dans leur propriété de Sainte-Barbe, dans le Languedoc, et s’emploient – à merveille – à parfaire leur éducation. Sur la maison, plane un certain mystère. Sur le vieux couple, courent d’inquiétantes rumeurs. Ni Lucan ni Zozine ne songent à approfondir ces questions : elles sont occupées à aimer, l’une le marin anglais Noël Hartranft, la seconde, Thésée de Valfonds. Jusqu’au jour où Pennhallow est interrogé par un juge sur la disparition de jeunes filles qu’il aurait recueillies, et qu’il aurait vendues en Amérique latine. Le pasteur demande à ses dernières filles adoptives de témoigner en sa faveur.

 

 

 

Marguerite Audoux/ Marie-Claire

Cette autobiographie romancée d’une fille du peuple reflète, selon Charles-Louis Philippe, « tout ce que peut contenir de malheur matériel et de douleurs morales la vie des pauvres ». Petit chef-d’œuvre remarquable par la pureté d’expression et le ton direct, « Marie-Claire » émeut par le simple récit de la vie de l’auteur. La mort de sa mère, l’abandon par son père alcoolique à l’âge de trois ans, son enfance triste et terne dans un orphelinat de Bourges, son placement à treize ans comme bergère dans une ferme, une idylle contrariée, la fuite à Paris à dix-huit ans puis le travail à la journée comme couturière, luttant contre la misère et la faim. Malgré ce destin peu banal relaté avec une grande finesse, une poésie qui annonce celle du « Grand Meaulnes » fait le charme de « Marie-Claire ». Le livre, couronné par le Prix Femina, a été loué par Alain-Fournier, Octave Mirbeau, Léon-Paul Fargue, André Gide et Anna de Noailles. 

L’enfance d’une bergère orpheline en Sologne au début de la IIIe République. Marie-Claire n’a que 3 ans lorsque sa mère meurt de tuberculose. Après la fuite de son père, accablé par le chagrin et l’alcool, Marie-Claire et sa soeur aînée, Madeleine, sont placées dans un orphelinat religieux. Elles y apprennent que la méchanceté des enfants vaut bien celle des adultes. Prix Femina 1910.

-Lecture d’un extrait par Sophie Maurer
Extrait :
– Vous savez pourquoi je vous ai fait appeler ?
Nous avons décidé de vous placer dans une ferme de la Sologne. Vous serez bergère, mademoiselle !
La mère supérieure ajouta, en appuyant sur les mots :
– Vous garderez les moutons.
Je dis simplement :
– Bien, ma Mère.
(…)
Pendant que je cherchais à reconnaître de quel côté se trouvait la ferme, les moutons contournèrent le bois, et ils se trouvèrent bientôt sur un chemin bordé de haies. Le brouillard s’épaississait encore, et il me sembla que je marchais entre deux hautes murailles. Je suivais les moutons sans savoir où ils me menaient. Ils quittèrent brusquement le chemin pour tourner à droite, mais je les arrêtai aussitôt : je venais d’apercevoir l’entrée d’une église. Les portes en étaient grandes ouvertes, et de chaque côté on voyait deux lumières rouges qui éclairaient la voûte grise. D’énormes piliers se rangeaient en lignes droites, et tout au fond on devinait les fenêtres à petits carreaux qu’une lumière éclairait faiblement. J’avais beaucoup de mal à empêcher les moutons d’aller vers cette église, et tout en les repoussant, je m’aperçus qu’ils étaient couverts de petites perles blanches. Ils se secouaient à tout instant, et cela faisait comme un léger bruit de cliquetis.

Priscilla :

Lilian Jackson Braun/ Le chat qui lisait à l’envers

Pour Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel, un poste de rédacteur artistique est une véritable gageure étant donné qu’il ne connaît rien à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contre-balancer celui d’un féroce critique d’art, attaché au même journal et détesté de tout le monde. Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d’un fin gourmet et l’homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K’o Kung – Koko pour Qwilleran – qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l’envers les manchettes de journaux. Dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent et c’est grâce au flair de Koko que Qwilleran découvrira la vérité.

 

 

 

 

Voilà encore un beau café littéraire.

Des envies de lectures plein la tête.

Vivement le prochain Kawa

 

FLIC LE JOUR ECRIVAIN LA NUIT


Il y a quelques semaines,  la médiathèque La Canopée à

Chevry-Cossigny (77) recevait 3 auteurs.

Aussi à l’invitation de Stéphanie Combrisson, la responsable de la médiathèque  Ge le porte flingue de Collectif Polar et Ophélie animaient cette rencontre d’auteurs sur le thème « Flic le jour, écrivain la nuit ».

 Sacha Erbel, Danielle Thiéry et Didier Fossey se sont ainsi retrouvés sous le feu des questions des flingueuses.

Mais une autres flingueuse était dans la salle et c’est elle qui va vous parler de ces échanges.


FLIC LE JOUR ECRIVAIN LA NUIT

le retour de Syvie K

C’est à la Médiathèque de Chevry-Cossigny dans le 77 que Stéphanie accueille le Collectif Polar pour la deuxième rencontre d’auteurs dont le thème pour celle-ci est « Flic le jour Ecrivain la nuit ».

Les Auteurs ; Danielle THIERY, Sacha ERBEL et Didier FOSSEY sont soumis à la question par Geneviève Van Landuyt et Ophélie Cohen. Leur particularité est de travailler ou d’avoir travaillé dans le milieu de la police et d’écrire. Les questions sur leurs parcours, leurs façons d’écrire, leurs idées, leurs métiers, leur venue à l’écriture passionnent l’auditoire venu en nombre.

Danielle THIERY ancienne Commissaire Divisionnaire a réalisé une brillante carrière dans la police.

Après avoir participé à la création de la série policière Quai n°1 en 1995 elle écrit son premier roman Mauvaise Graine s’en suivront 13 autres. Elle écrit même pour les enfants. Elle nous raconte ses débuts à la Brigade des Mineures qui venait d’être mise en place, son passage à la Brigades des stups avec crimes, prostituées, proxénètes etc … Elle a aussi travaillé dans la police ferroviaire et aérienne. Elle est la marraine de la 2ème édition du prix départemental de la nouvelle policière pour le 77 ».

Son dernier livre « SEX DOLL » sortira le 2 Mai 2019 et Nestor Burma Piquette à la Roquette en Septembre 2019.

 

La profession de Sacha ERBEL est la protection rapprochée des personnes politiques ou étrangères qui viennent en visite à Paris. Sacha a réalisé un mémoire en criminologie appliquée à l’expertise de la mémoire, elle est passionnée par les tueurs en série et n’hésites pas à faire des tables rondes sur le sujet. Elle à eu envie d’écrire « un jour comme ça » dit-elle. Sacha a déjà écrit deux polars dont l’action se passe à la Nouvelle Orléans avec ses rites et mystères vaudous. Son troisième roman « Eugène Terre de Feu » est en préparation ce sera un thriller différent dont l’action se passera aux Etats-Unis. Son dernier roman est « A l’ombre de Nola ».

 

Didier FOSSEY dont le père était policier était destiné à la cuisine. Il a même ouvert son restaurant mais le concours de la police le conduira à la Brigade Anticriminalité de nuit (BAC) du 13ième pendant 18 ans, un record ! Ensuite, il quitte la nuit pour le jour pour la Police administrative. Après avoir enregistré une plainte une idée de polar germe dans son esprit. Aussi après avoir montré ses écrits à sa femme qui l’encourage, il se met à l’écriture et écrit « Traque sur le Net. Le monde de la nuit, les traques, les planques lui serviront pour ses histoires. Son dernier livre

Artifices est un thriller avec des policiers !

Le prochain une enquête avec toujours Boris Le Guenn sortira en Juin 2019.

Les questions fusent, l’auditoire est attentif et volubile. Les auteurs en verves, nous comblent d’anecdotes, ce qui donne un échange passionnant se terminant avec des dédicaces et encore des échanges.

 A tout vite pour une 3ième rencontre Collectif, Auteurs, Lecteurs à L’Espace culturel la Marmite de Chevry.

 

Allez quelques autres photos

Un public nombreux et participatif

Ophélie et Sacha concentrées sur les bêtises que raconte Ge leur porte Flingue 😉

Ge toujours plus curieuse sur l’exceptionnel parcours de Madame Danielle Thiery

Tout le monde à l’écoute de la patronne !

Claire Favan à la Coop’ pour une interview à bout portant


Claire Favan à la Coop’ pour une interview à bout portant.

Merci a Sandra pour ce chouette dessin de Claire.

Elle arrive à La Coop’ ! Notre reine nationale du crime.

Claire Favan sera sous le feu des questions des flingueuses de Collectif Polar : Chronique de Nuit

le samedi 27 avril à 16h prenez note!

Tous à la COOP’

La médiathèque de Lorrez-le-Bocage

14, rue des Fontaines

77710

Avec Quand Ophé’Lit, Eppy Fanny et Geneviève Van Landuyt,

 A l’invitation de Cendrine Nougué, la directrice de La Coop’,           le gang de Ge et ses Flingueuses soumettra à la question la grande Claire Favan.

Ça va pas être une partie de rigolade, à moins que ?

Tout est possible avec notre petite reine du crime !

Et son rire reconnaissable entre tous.

Samedi 27 avril à 16h / interview à bout portant par les flingueuses du Collectif Polar

Claire Favan est une femme de lettres française, auteure de roman policier.
Mère de famille parisienne, elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisirs.
Son premier roman, « Le Tueur intime » (Les Nouveaux Auteurs, 2010), a remporté le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011. « Le Tueur de l’ombre » (2012), son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.
Elle participe à une aventure de cadavre exquis (2013) puis aux recueils de nouvelles des auteurs du noir: « Santé! » (2013) puis à « Irradié » (2014).
Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014. En 2016, Claire Favan revient avec un thriller d’une noirceur absolue : « Serre-moi fort ». Elle enchaîne en 2017 avec un nouvel ouvrage intitulé « Dompteur d’Anges ».

Son dernier roman  : Inexorable Éditions Robert Laffont marque un tournant plus intimiste en mettant en scène un enfant broyé par la société

page Facebook : https://www.facebook.com/claire.favan

 

On vous attend nombreux

 

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 4e audition. 4/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 4e audition. 4/4

Fin de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

 dernier interrogatoire par Ge le double maléfique de notre porte flingue.

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage


Geneviève : Puisque notre prévenu est là….Dis moi Samuel, cette GAV ça se passe comment pour toi ?

Samuel : A merveille 😉
je vais sortir sans égratignures visibles 😉

Geneviève : Ah oui ! 

Samuel : 😧

Geneviève : Tu n’as même pas demandé d’avocat ?

Samuel : il m’aurait enfoncé 😉

Geneviève : Hahaha
Alors puisque tu sembles d’humeur joueuse, jouons.

Faisons un rapide portrait chinois
Dis moi si tu étais une œuvre romanesque ?

Samuel : Vendredi ou la vie sauvage

Geneviève : Tu nous dis pourquoi ?

Samuel : C’est assez représentatif de mon état d’esprit et créatif. Découverte, aventure, recherche… nature

Geneviève : 👍 Une œuvre cinématographique  et toujours pourquoi ?
Un personnage de fiction

Samuel : Personnage de fiction, Tintin, le petit bonhomme mi enquêteur mi aventurier 😉

Geneviève : Je vois
Et le film

Samuel : Le film… sélection en cours…
Un choix difficile
Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain
Le coté artistique, l’amour, et la passion, c’est un film que je suis allé voir 3 fois en salle.

Geneviève : Si tu ne devais apporter qu’un livre sur une île déserte lequel serait-il ?

Samuel : Mon manuscrit en cours pour le terminer … 😉
je triche

Geneviève : Non excellente réponse

Samuel : avec un max de bouteille pour les remplir de feuillets et lui donner une chance d’être découvert
en numérotant bien les pages 😀

Geneviève : Quelles sont les principales, allez les trois on va dir, principales qualités ?

Samuel : mes qualités ?

Geneviève : Oui

Samuel : Je dirai l’écoute, c’est vraiment important pour moi.

Geneviève : En voilà une

Samuel : Mon énergie, que je partage avec plaisir. Elle permet tout.

Geneviève : Une dernière si tu veux bien

Samuel : Mon état enthousiaste et passionné, que je partage également, un rayonnement qui profite aussi à ceux qui m’entourent et qui me le rendent bien !

Geneviève : C’est ce que nous avions perçu tout au long de ces entretiens

Samuel : 😆 ça et le bavardage 😉

Geneviève : Pour être un peu plus personnel … Pourrais-tu me citer trois défauts ou trois traits de caractère que tu aimerais changer chez toi

Samuel : l’impatience… mais ça s’améliore d’année en année

Geneviève : Ouais

Samuel : être moins craintif en général, oser davantage… j’y travaille aussi 😉
C’est mon côté cartésien et analyste qui me bride pas mal

et pour le troisième.. j’hésite encore un peu…
c’est comme les 3 voeux du génie, faut pas se rater 😉
Se calmer sur le chocolat…
à un moment, faut être honnête avec soit même

Geneviève : Hahaha belle pirouette
Bon redevenons sérieux Samuel …
Tu as travaillé un temps sur France 3 région, peux-tu me dire en quoi consiste et ce travail ,

Samuel : C’est une activité extra. J’ai participé régulièrement en tant que chroniqueur livre sur la matinale. Je vais reprogrammer d’autres passages… c’est juste une question de temps en fait. L’idée est de mettre en avant des livres et des libraires via Les Petits Mots des Libraires. C’est le plaisir de partager ma passion pour les livres sur un plateau TV dans une ambiance très TéléMatin pour ceux qui connaissent. C’est un bonheur avec l’équipe de France 3.
C’est une chronique en direct, j’aime le direct, et les surprises du live. La première prise est toujours la bonne 😉

Geneviève : 😆

Geneviève : Dis-moi n’y a-t-il pas comme une sorte de dichotomie à être à la fois auteur et chroniqueur ?

Samuel : J’adore les deux. Écrire c’est beaucoup lire. Et quand on aime lire, on ne souhaite qu’une chose : c’est de partager ces moments de délice. En tout cas chez moi, ça irradie
J’aime l’adrénaline des plateaux TV, vraiment j’adore. Et partager avec le plus grand nombre, c’est encore plus stimulant.

Geneviève : Tu sous entends que pour être un bon auteur il faut une grosse culture livresque

Samuel : Un livre apporte tellement que c’est vraiment le meilleur des médicaments à notre époque.
Disons que pour écrire le mieux possible et que cela soit le plus épanouissant, il faut lire énormément
C’est un peu comme un chef étoilé, il faut goûter à toutes les saveurs et à tous les plats pour créér davantage.

 

Geneviève : Lecteur/auteur indissociable en somme

Samuel : Je m’émerveille en lisant des récits que me conseillent des libraires… des livres à côté desquels je serai passé sans les libraires. Et je vibre vraiment avec des émotions parfois nouvelles, très inspirantes et qui influence considérablement ce que je créé en suite.
+ j’écris + j’ai besoin de lire.

C’est d’ailleurs un conseil prodigué par les plus grands. King et beaucoup d’autres.

Geneviève : Mais revenons à nos chroniques. À tes chroniques …
N’as-tu pas peur de blesser un de tes petits camarades en faisant une chronique mitigée ou en donnant un avis moins favorable

Samuel : Généralement je ne consacre du temps que pour les livres que j’ai aimé.
Ceux que j’ai moins aimé, je peux en parler mais sans l’étaler publiquement.

Geneviève : Jamais de chroniques négatives donc !

Samuel : Je fais surtout en sorte d’être bien conseillé pour éviter les livres qui m’apporteraient peu 😉

Geneviève : Car ça répond aussi au conseil de lecture. La lecture est tellement subjective.

Samuel : Certains se spécialisent dans le négatif, je suis plus dans le positif. Si on ne parle pas beaucoup d’un livre qui est raisonnablement mis en avant, c’est qu’il manque peut-être d’énergie.
Encore une fois, les paroles à l’occasion d’échanges privés, me suffisent pour éviter certains livres.

Geneviève : Je te comprends parfaitement je suis un peu pareille avec mes avis

Samuel : Une critique négative, écrite, à la vue de tous, c’est assez délicat à gérer. Surtout si le livre en question n’est pas propulsé comme les grands noms.
Ça fait très très mal en termes de ventes.
L’auteur peut en souffrir considérablement, ça peut lui fermer l’accès à la version poche, et pas mal d’autres choses aussi.
les critiques et les notes sont vraiment prisent en compte par les lecteurs. Si un livre est modestement mis en place ou diffusé, ça peut mettre fin prématurément à sa chance d’être découvert

Geneviève : Là c’est l’auteur qui parle,non ?

Samuel : Tous les auteurs ne bénéficient pas des mêmes chances, à la fois dans les conditions de travail pour écrire le livre (temps, dispo, contraintes), ni dans les corrections éditoriales et ni dans la mise en place et diffusion
Oui, c’est parce que je suis auteur et parce que j’interviens sur certains médias que je tâche d’être vigilant
C’est important d’avoir un avis et de le partager. Mais suivant les canaux, il est parfois de bon aloi d’être moins incisif ou plus modéré.

Geneviève : Bienveillant  ?

Samuel : une modération à minima.
Enfoncer un livre sur un plateau TV, ça fait mal.
Dire qu’on l’a moyennement apprécié pour telle et telle raison, dans le cadre d’un échange, c’est déjà suffisant.
Un livre c’est 1 à 2 ans de travail, de sacrifices.
Et un avis négatif c’est un éclair de 300 000 volts en une fraction de seconde.

Pour des auteurs primés, qui vendent à millions, qui se fichent des lecteurs… là, c’est différent.

Geneviève :👍

Geneviève : Et sur un blog  penses tu que l’on puisse donner nos avis négatifs  ?

Samuel : Sur un blog l’avis négatif ça peut aussi être lapidaire pour l’auteur, mais si l’avis est modéré et qu’il n’y en a pas 3 pages, ça limite la casse

Geneviève : 👍

Samuel : Mieux vaut en mettre moins par écrit public et dire plus de choses à l’auteur, soit par mail ou sur un salon.

Geneviève : Tu parlais de Best-sellerisation mais Quid de l’auto édition

Samuel : L’auto-édition est nécessaire, car c’est une solution qui permet des découvertes incroyables.

Geneviève : En librairie peu ou pas d’auto édition

Samuel : Car l’accès aux éditeurs est complexe… il faut presque être un agent pour y parvenir aujourd’hui.
L’auto-édition offre un catalogue immense. Pas certain que les libraires puissent aussi les auto-édition en plus des livres déjà publiés
L’auto-édition repose sur une part de chance en plus de celle déjà nécessaire dans l’édition classique.
Aujourd’hui, c’est l’auto-édition numérique qui peut permettre à certaines pépites d’émerger.
C’est très suivi par les éditeurs d’ailleurs.
Il y a toujours une ligne de tendue
Écrire c’est une passion, elle est d’autant plus grande quand elle est partagée, alors plutôt que de laisser les manuscrits dans des tiroirs, si le travail est fait avec sérieux, autant le proposer en auto-édition. Mais en redoublant d’effort sur le job de construction, de correction, et en finançant à minima une lecture pro par exemple.

Geneviève : Un jour des auto édités sur les petits mots des libraires  ?

Samuel : Les petits mots des libraires, ce sont les libraires, donc s’ils accordent des coups de cœur à des livres auto-édité, c’est tant mieux pour les auteurs concernés !
C’est arrivé une ou deux fois déjà

Geneviève : 😍

 

Geneviève : C’est la solution que tu aurais choisi l’auto édition si tu n’avais pas été publié  ?

Samuel : Absolument
http://lespetitsmotsdeslibraires.fr/2016/07/21/regis/
en voilà un que j’ai retrouvé sur Les Petits Mots des Libraires

Geneviève : 👍

Samuel : Si un éditeur le repère et qu’il apprécie les livres de cet auteur, peut-être aura-t-il d’heureuses perspectives.

Geneviève : Je sais que tu as d’autres activités comme intervenir en collège.  Tu m’en dis 2 mots ?

Samuel : Et comme je suis bavard, que j’aime les gens, et partager ma passion, intervenir auprès d’un jeune public c’est une nécessité.
C’est fabuleux, vraiment ce sont des moments d’échanges marquant et qui peuvent influencer les élèves.

Ils sont très créatifs, curieux, réceptifs, en quête d’avenir
Ils posent des dizaines de questions

Geneviève : Tu y parles de tes livres ou aussi d’autres bouquins

Samuel : Je propose des ateliers d’écriture, en prenant quelques exemples de livres, pas seulement les miens. Mais je parle de mon parcours et de mon quotidien… l’énergie et la passion débordent un peu… forcément

Geneviève : 😍

Samuel : Un petite page à ce sujet sur mon site –> http://samueldelage.com/atelier-ecriture/
Des photos souvenir géniales
http://samueldelage.com/news/Lycee-Sable-sur-Sarthe-Decembre-2018.jpg

La presse se déplace et c’est du bonus pour les élèves et de super projets pédagogique, ça reconnecte les élèves avec le français, l’écrit, la communication
http://samueldelage.com/presse/La-Presse-de-la-Manche-Samuel-Delage-Arcanes-Medicis-Decembre-2018.pdf
« Les Lycéens percent les secrets du roman policier », j’adore –> http://samueldelage.com/presse/Ouest-France-Sable-sur-Sarthe-Decembre-2018.pdf

Geneviève : En parlant de passion, as tu d’autres choses à m’avouer ?

Samuel : je pourrai passer des heures encore aux aveux… ce ne serait pas raisonnable 😉

Geneviève : T’inquiète je crois que les flingueuses te réservent d’autres surprises.

Miss Aline & Dany👍

Samuel : oups 😉

Geneviève : D’autres formes dITW

Miss Aline & Dany : 👍

Samuel : je vais m’équiper en kevlar alors 😉

Geneviève : Et pas très fan de cette série même si je trouve le principe très sympa et de temps en temps il retrouvait des grands auteurs de polars jouant au poker c’est sympa aussi

Samuel : 😆

Geneviève : 😮

Geneviève : Bon avant de conclure je vais demander au flingueuses présente si elle est encore quelques questions à te poser
Les flingueuses c’est à vous …

Dany : Une question : est-ce qu’il t’arrive de dormir ? ………..

Samuel : Je m’allonge, et on discute pas mal avec mes neurones pour savoir qui va éteindre la lumière

Dany : 😆

Samuel : généralement, ils sont jamais tous ok en même temps

Florence : 😮

 

Geneviève : Une chance ouf !
Plus personne pour Samuel ?

Miss Aline : Le livre est un accès à l’imaginaire, il le nourrit, le développe. Ne penses tu pas qu’il est peu offert aux enfants cet imaginaire ?

Samuel Les enfants disposent d’un riche panel de livres, mais il faut, à mon sens, de plus en plus les accompagner pour les découvrir.
Les écrans sont très forts 😉

Miss Aline : C’est de cet accompagnement que je parle oui.

Samuel : je pense que les interventions dans les écoles peuvent aider.
mais il faut sensibiliser les parents, et qui tiennent bon et persistent avec astuce
des livres différents, lire avec les enfants

Miss Aline : Certes mais pas lire pour lire.

Samuel : certains enfants tombent dans la lecture et dévorent sans limite, et d’autres font un rejet total… sans prendre le temps de goûter
De nombreux éditeurs jeunesse me demandent des textes. J’ai des projets pour ça aussi… livres illustrés, moderniser certaines histoires, apporter du ludique voir interactif ça peut être une solution. Mais il faut du temps pour soigner ce travail… et dans le milieu de la jeunesse, ça ne paie pas beaucoup… donc difficile d’en vivre ou de ne pas pénaliser d’autres projets.

Miss Aline : Merci Samuel

Geneviève : Voilà une nouvelle corde à ton arc. 
Merci Samuel

Samuel : 👍

 

Geneviève : Je crois que l’on peut clore cette 4e et dernière audition

 

Samuel : Geneviève, je vais sortir sans les bracelets … oh pinaise… 😉

Geneviève : Oui que l’on libère notre auteur

Samuel : J’étais pas si mal avec vous 😉

Geneviève : Mais attention tu risques d’être à nouveau passé à la question par des flingueuses

Samuel : 😍

 

Geneviève : Alors fin de la garde à vue du sieur Samuel Delage

Samuel : 👍

Dany : Merci pour ce bon moment d’échange

Miss Aline : Merci beaucoup pour cet échange passionnant et passionné.

Samuel : 👍 C’était vraiment sympa

Geneviève : Bon les flingueuses, va falloir faire quelques choses là ! Voilà que nos auteurs prennent goûts à nos GAV. Va peut-être falloir que l’on soit plus tranchante les fois prochaines. Mais c’est vrai qu’avec Samuel s’était difficile de ne pas être bienveillantes. 

Alors n’hésitez plus découvrez Samuel.

Et voici c’est polar

Les 4 premiers :

Son derniers

 Et pour vous celui qui sort en poche

Et celui à venir

Derrière les murs

La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 1ère audition. 1/4


La GAV : @Samuel Delage sous le feu des flingueuses, 1ère audition. 1/4

Début de la Garde à vue de monsieur

Samuel Delage

1e interrogatoire par Geneviève notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Samuel Delage

Geneviève Coucou les filles, Dans moins d’une heure, j’ouvrirai la GAV de

@Samuel Delage

Danièle : Ok

Geneviève : Qui sera derrière la vitre teintée ?

Sofia : Hello, moi 😉

Danièle : Moi aussi Cheffe

Geneviève : Parfait les Flingueuses, que l’on prépare le prévenu et qu’en l’amène pour 9h00

Lundi 8h59

Aline : bonjour à toutes

Geneviève : Hello Miss Aline,  merci tu arrives avec Samuel, c’est cool

Aline :👍

Samuel : Hello à tous ! Il y a déjà du monde derrière la vitre teintée 😉

Geneviève : Bonjour Samuel.  Te voilà officiellement le prévenu du @Collectif Polar durant ces 48 prochaines heures

Samuel : Je savais que j’allais me faire chopper un jour 😉

Geneviève : @Danièle peux-tu rappeler les règles de la Garde à Vue Ici ?

Danièle : Alors Samuel, tout ce qui sera écrit sera transcrit on utilise le langage parlé sans abréviations

Samuel : 👍

Dany : On essaye de faire des phrases complètes et … en Français

Samuel : ce serait mieux en effet 😉

Geneviève :ça va être dur pour moi, ça !

Dany et Samuel : 😆

Geneviève : Autre chose à rappeler ?

Dany : Je ne vois rien d’autre

Geneviève : Ok alors on démarre

—————9h 04, début de la GAV————–

Florence nous rejoint derrière la vitre teintée. Nous sommes désormais 5 flingueuses pour écouter les aveux de monsieur Delage

Geneviève  : Alors Samuel, nous allons démarrer en douceur cette GAV qui va être longue et sans doute difficile sur la longueur

Samuel : J’ai gobé mes vitamines 😉

Geneviève : Aussi pour débuter on parlera de ton rapport aux livres et à la lecture. Mais avant j’aimerai que tu te présente à nos lecteurs.
Et tu as bien fait pour tes vitamines
Alors Samuel, quel est ton pedigree ?

Samuel : La passion pour l’écriture est arrivée chez moi il y a une dizaine d’années. Peut-être parce que cet univers est loin de celui de mon parcours d’études plutôt scientifique et que j’avais besoin d’un espace de liberté et de créativité.

Geneviève : Là je veux ton parcours, ton âge, tes études…

Samuel : J’ai 40 ans, et je suis originaire du Saumurois. J’ai suivi des études scientifiques, un diplôme d’ingénieur avec un parcours international, Grand Bretagne, Espagne, Pays Bas.
Une spécialisation dans le milieu informatique
Je suis né avec un ordinateur dans les mains, et j’y ai rapidement trouvé beaucoup d’intérêt.

Geneviève :C’est pour ça, le parcours scientifique et le besoin d’espace de liberté !
Aujourd’hui quel est ton job ?

Samuel : Exactement, dès l’âge de 10 ans, je désossais des piles d’ordinateurs… pour comprendre comment ces engins fonctionnent.

Geneviève : Un vrai esprit scientifique donc ?

Samuel : J’ai travaillé dans le milieu informatique avant même de terminer mes études, avec des petits jobs tout en étant étudiant. Puis ensuite à temps plein… jusqu’en septembre dernier.
De l’expertise technique je suis passé à la conduite de projets et d’équipes. L’esprit analytique n’a fait que de se développer 😉
Au final, d’année en année, je trouvais plus d’intérêt auprès des collaborateurs et camarades de travail… la technique devenait de plus en en plus accessoire.
J’aime les gens et c’est cette curiosité de mieux connaitre l’être humain qui me porte dans mes récits.
L’être humain est bien plus complexe qu’une machine, et tellement plus riche grâce aux émotions.

Geneviève : Et durant tes années de travail tu as trouvé le temps pourtant de commettre quelques bouquins. Bouquins dont on reparlera durant les prochaines auditions.

Samuel : Mon esprit scientifique me pousse tout de même à être très organisé et construire mes récits. Je fais en sorte de prendre un peu plus de distance à présent.
Ça a été un gros challenge, écrire des livres avec un activité professionnelle de plus en plus conséquente, cela implique des sacrifices et une dépense énergétique considérable.
Sans compter que la vie de famille s’est installée, mariage, enfants, maison… faut être partout 😉

Geneviève : Oui ça n’a pas du être simple. La vie d’auteur demande donc des sacrifices ?

Samuel : Je pense qu’au-delà de la passion, pour un auteur qui démarre aujourd’hui, il faut une condition physique et mentale assez robuste s’il doit concilier tous les impératifs de notre mode de vie.

Geneviève : J’imagine très bien, déjà être blogueur ça prend du temps, alors auteur !

Samuel : Les premiers sacrifices sont à négocier avec la personne qui partage votre quotidien. Une organisation à mettre en place, et une organisation qui évolue chaque année… quand des enfants arrivent, quand ils grandissent, quand des priorités incontournables croisent notre chemin.

Geneviève : Une double vie en somme

Samuel : L’écriture d’un roman, surtout comme ceux que j’ai proposé jusqu’à présent, demande énormément de recherches et de déplacements. Donc… des congés sans solde à prendre, des indispo à prévoir…. et un espace « bazar » dans la maison 😉
C’est une réelle double vie, qui occupe beaucoup de place dans la tête… mais qu’il faut veiller à ne pas trop faire déborder sur le reste de la vie de famille et professionnelle. Équation complexe.

Geneviève : Équation complexe en effet et des choix sans doute difficile à faire.

Samuel : Dans le milieu professionnel, l’écriture de roman apporte beaucoup, cela ouvre des échanges et peut ouvrir des portes… mais, il y a toujours un mais… cela occasionne aussi des jalousies ou rivalités… donc vigilance.
Il en est de même avec l’entourage et la famille… et là, on a parfois de grosses surprises avec des gens qu’on pensait connaitre…

Geneviève : On reparlera de tout cela cette après-midi. Samuel maintenant que l’on sait qui tu es, comment tu vis ta vie d’auteur, on va tenter de comprendre d’où te vient ce goût des mots.

Samuel : Je me suis découvert un intérêt pour les mots à l’âge de 17 ans. A l’époque, c’était pour des chansons ou poèmes. J’adorais y associer des images.
Pour autant, l’idée d’en venir aux romans ne m’avait jamais traversé l’esprit avant l’âge de 30 ans…

Geneviève : Des images, tu m’expliques ? Associer des images au texte ?

Samuel : Écrire des textes très courts sur une photo en filigrane, aux reflets des émotions des mots qui la recouvraient

Geneviève👍

Geneviève : Tu étais un adolescent sensible ?

Samuel : en écrivant ce genre de texte, souvent à l’intention de personnes de mon entourage, c’était très fort
Adolescent avec un côté Indiana Jones, mais très sensible.
Je dis toujours que l’écriture c’est avant tout une affaire de sensibilité. Quel que soit son niveau ou bagage littéraire, la sensibilité c’est ce qui ressort…
C’est ce qui marque vraiment.

Geneviève : Indiana Jones, je comprends mieux ton héroïne d’un coup. Mais sur ça , chut. Danièle et Aline t’interrogeront plus tard !

Samuel : 😆

Samuel : et c’est ce qui donne la chance à n’importe qui de pouvoir s’exprimer. En effet… un auteur laisse des traces de lui dans ses personnages… 😉 par petites touches ici et là

Geneviève : Moi j’aimerai savoir si plus jeune chez toi il y avait des livres ?

Samuel : La maison était pleine de livres.
Ma mère était enseignante, français, anglais, espagnol et même art plastique. Elle peint depuis + de 50 ans.
Mon père est un grand lecteur également

Geneviève :Une bibliothèque familiale dans laquelle tu as pioché ?

Samuel : A l’époque je ne lisais pas assez, trop accaparé par mon besoin d’extérieur ou tout l’inverse avec mes ordinateurs.
Je piochais quelques livres, surtout des aventures à la Robinson… allez savoir pourquoi 😉
J’ai été fan des BD aussi… les Tintin… alors là… c’était vraiment ma madeleine…

Geneviève : N’y a t il des livres qui ont marqué ton enfance et qui t’ ont donné l’envie de lire

Samuel : Des films, des films et des musiques aussi
C’est d’ailleurs pour cette raison que mon activité de scénariste s’intensifie.

Geneviève : Samuel, moi j’aimerai savoir quel est ton rapport aux livres.

Samuel : En fait, quand j’écris, je ne fais que décrire un film qui passe dans ma tête. Ce sont d’abord des images avant d’être des mots.
Et quand je lis un livre, le film se construit.
J’aime les livres, je les adore, et plus les années passent plus cela devient important pour moi
La bibliothèque de la maison prend de plus en plus de place et j’adore !
Plus j’habille les murs de livres plus je trouve ça esthétique, rassurant, et chaleureux.

Geneviève : Rassurant en effet !

Samuel : Ce côté librairie dans la maison c’est hyper important pour moi. J’aime que les amis passent et piochent des livres. Il y en a toutes les pièces

Geneviève : Quel genre de livre dans ta bibliothèque … Au pluriel ça marche aussi quels genres de livre ?

Samuel : tout, ça va des livres pour enfant, aux ados, puis à la littérature blanche, au suspense (en grand nombre il faut bien le dire), et aussi des essais, des biographies, des livres illustrés (photos), des ouvrages techniques sur différents arts, des BD… J’aime que mes filles piochent tous les jours dans les rayons à leur hauteur où qu’elle escaladent pour aller chercher plus haut 😉

J’aime aussi les format audio des livres. Sans doute parce que l’interprétation des comédiens ajoute parfois une dimension captivante.

Geneviève : 👍

Geneviève : Les derniers livres que tu as achetés ?

Samuel : Le dernier livre que j’ai acheté, un que j’ai adoré, qui m’a été emprunté sans jamais revenir, comme ça arrive parfois, mais il est tellement fabuleux que je tiens à toujours l’avoir : Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck.

Dany : 😍

Samuel : Ça, c’est l’aventure et les émotions.
Ça a un parfum d’asphalte et de cœur, ça donne un coup à l’intérieur. C’est vraiment un excellent moment de lecture… à partager
C’est une chance de profiter du talent de camarades auteurs. Un régal

Geneviève : Tu nous parlais d’Indiana Jones,  de Robinson,  de tintin, tu as un vrai attrait/gout pour l’aventure?

Samuel : J’adore les livres d’aventure, d’action et qui bien entendu donnent aussi dans les sentiments. Je suis quelqu’un d’actif, j’aime l’action, alors quand elle est associée aux sentiments, qui sont souvent de puissantes raisons de déclencher l’écriture d’un roman… là je ne résiste pas.

Geneviève : Est ce que le livre de Loevenbruck, tu aurais aimé l’écrire ?

Samuel : Oui à 100%. J’aurais adoré écrire Nous rêvions de liberté
Tout comme j’aurais adoré écrire Nymphéas noirs de Michel Bussi.

Geneviève : Et plus généralement y a-t-il des livres, peut-être des classiques qui t’ont influencé. Oui je sais ce sont des questions de bibliothécaire.

Samuel : Hemingway, Steinbeck ou Romain Gary sont des auteurs d’influence pour moi

Geneviève : En quoi t’ont-il influencé ?

Samuel : Il y a dans leurs textes une forme de profondeur intemporelle qui marque vraiment.
Comme une voix de sage.
J’ai un peu le sentiment que notre époque peine à laisser autant dans les livres qui sont publiés.

Geneviève : Aurais-tu aimé rencontrer ces auteurs ?

Samuel : J’aurais énormément aimé. Comme rencontrer Saint Exupéry par exemple. Victor Hugo… incroyable.

Geneviève : Tu crois vraiment que les auteurs actuels sont moins profonds, enfin leur texte ?

Samuel : Et Jules Verne

Geneviève : Jules Verne m’a amené à la lecture, là je te comprends

Samuel : 👍 Peut-être est-ce le sentiment de retrouver beaucoup d’actualité dans les livres publiés qui gomme un peu la profondeur des textes. Certains sont toutefois très réussis. C’est juste une impression sur le nombre sans doute.

Geneviève : Trop de publication plombe la qualité, c’est un peu ça ton sentiment ?

Samuel : Non, mais cela noie certains livres qui mériteraient d’être mis en lumière.
Heureusement, les libraires sont là… et sauvent franchement certains livres remarquables.

Geneviève : Je partage assez ce point de vue et pourtant je fais de très belle découverte chaque semaine.

Samuel : 👍 Je suis le premier « client » de mon site Les Petits Mots des Libraires…
Des pépites tous les jours, des découvertes à côté desquelles on pourrait passer

Geneviève : Puisque tu parles de libraire, parle nous plus « des petits mots des libraires »
Comment t’est venu cette idée folle !

Samuel : J’ai eu l’envie de créer ce site pour mettre en avant les libraires et la qualité inégalée de leurs conseils. Ce sont des professionnels du livre qui parlent avec émotion et connaissent leurs lecteurs.
Et le moyen matériel de mettre en avant les libraires, c’est de passer par une vitrine en ligne de leurs petits mots, de leurs émotions, et de faire rayonner les livres qui les touchent.
L’idée du site est arrivée un samedi quand j’étais en signature dans une librairie.
La libraire que je connais bien, avait mal au cœur. Elle me disait, « regarde, regarde autour ».

Je ne voyais que des livres… rien d’inquiétant. Au contraire. Et des lecteurs aussi…
Et puis elle m’a désigné un petit mot.. il n’y en avait plus qu’un !
On lui avait volé les autres, qu’elle avait mis beaucoup de temps et de cœur à écrire et préparer
😪 Là, je me suis dit. Ok, on va agir.

Geneviève : ça c’est ce que tu as fait, et tu l’as fait très bien. Mais pourquoi vouloir mettre en avant les libraire et leur boulot ?

Samuel : Le libraire est un passionné. Je suis aussi un passionné. On a toujours envie que le fruit de notre passion se partage. Alors le job de libraire, il faut le partager. Et il apporte tellement. On a une chance folle en France d’avoir autant de libraires. C’est notre ADN culturel

Geneviève : Du coup en mettant en ligne les petits mots, ils restent à jamais imprimés.

Samuel : 👍 Aujourd’hui, les ventes en ligne, qui ne se font pas sur les sites de libraires, plombent vraiment leur économie à ces libraires.
Avec un geste citoyen de chacun en librairie, on les préserve.

Geneviève : J’aime ton combat, j’ai le même

Samuel : Le truc fort … c’est que ce sont les libraires qui découvrent les pépites avant tout le monde ! Et bien autant mettre cet atout en avant !

Geneviève : 👍

Samuel : A chaque fois qu’un livre est primé ou fait la une des magazine, le livre était déjà sur Les Petits Mots des Libraires !
Les journalistes poussent le succès… mais il nait grâce aux libraires !
Ils lisent les livres avec 3 mois d’avance, ils filtrent et nous offrent la primeur du meilleur, sur mesure pour chacun de nous. Ce serait dommage de se priver du meilleur ! On n’a pas de temps à perdre… lisons les bons livres 😉

Geneviève : Ne penses-tu pas qu’en plus des libraires, ce boulot de défricheurs est aussi accompli par les blogueurs ?

Samuel : Absolument, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé sur le site une association forte à ce sujet

Les petit mots de libraire : 1 blog 1 libraire

Geneviève : Je ne participe plus assez à ton site  pour défendre les librairies que j’aime par manque de temps, je le regrette.

Samuel : Je comprends à 100%, pas évident d’être partout 😉.
Je vais faire en sorte d’accélérer le développement de l’application mobile du site.

Geneviève : 👍

Samuel : ça pourra faciliter les contributions 😉

Geneviève : 👍 Je n’ose pas te faire la promesse d’y revenir et pourtant c’est pas l’envie qui me manque. Mais je vais essayer de faire un effort, un petit effort

Samuel : 👍 Je suis en plein dans le lancement du Prix 2019 Les Petits Mots des Libraires… et il y a une sélection d’exception

Geneviève : 👍 C’est pour quand ?

Samuel : Je vais bientôt l’afficher et les votes seront ouverts. La remise des prix se fera au salon du livre de Quiberon…. organisé par des libraires fabuleux, la librairie Port Maria

http://lespetitsmotsdeslibraires.fr/prix-2019/
Planning :

Décembre 2018 : Sélection des libraires qui seront membres du jury
Janvier 2019 : Sélections des titres pour chaque catégorie (choix des libraires)
Mars 2019 : Votes du public
27 avril 2019 : Affichage des résultats et remise des Prix à l’occasion du Festival du Livre de QUIBERON (26, 27 et 28 avril 2019)
Et cette année j’étais heureux de nommer une marraine pour le Prix… une lauréate 2018 qui plus est.
« Les libraires sont des défricheurs, des chercheurs d’or. Chacun de leurs conseils est une promesse tenue. » Gaëlle NOHANT.
Elle est brillante

Geneviève : Faut-il être libraire pour participer ?

Samuel : L’idée c’est vraiment 100% librairie en effet, du moins pour proposer les titres en sélection

Geneviève : Même pour les votes ?

Samuel : Les votes c’est tout le monde !

Geneviève : Ok les libraires sélectionnent, les lecteurs votent

Samuel : 👍 Ce qui est sympa avec ce Prix, c’est que les libraires sont libres. Ils me donnent leurs coups de cœur de l’année et ils sont automatiquement en sélection.
Cela n’impose aucune lecture aux libraires, ni aucune déception. Car ce sont leurs coups de cœur, direct en sélection
Beaucoup de Prix imposent des quantités de lectures en plus aux libraires. Qui sont débordés. Et au final, ce ne sont pas forcément leurs avis qui sont entendus…

Geneviève : Alors je pense que nous sommes toutes impatientes chez les flingueuses de pouvoir voter. Je crois aussi pouvoir dire que les lecteurs de Collectif Polar le seront aussi.

Samuel : 👍 donc là, je rééquilibre. Et une petite librairie de village, perdue en France, à la même voix qu’une institution de renom.

Geneviève : 👍 Une dernière question Samuel. Attention pas facile !
Penses-tu que les bibliothèques ont un rôle a jouer aujourd’hui dans le paysage culturel et social ?

Samuel : Évidemment OUI !
Des quantités de lecteurs accèdent ainsi aux nouveautés qu’ils ne peuvent s’offrir.
Librairies et bibliothèques sont complémentaires
Ce sont aussi des lieux de rencontre et beaucoup de manifestations vivent grâce aux bibliothèques.
La bibliothèque est indispensable !
D’ailleurs, de très nombreuses bibliothèques repèrent des titres sur Les Petits Mots des Libraires.

Geneviève : 👍 Des bibliothécaires avisé(e)s à n’en point douter !

Samuel : 👍 Il faut de tout pour lire et aujourd’hui plus que jamais !

Geneviève : Merci Samuel, on va en rester là pour cette première audition.

Samuel : 👍

Geneviève : Les flingueuses présentent c’est à vous si vous avez des points à éclaircir.
Samuel, tu as encore du travail 😉

Dany : Non merci Cheffe, je vérifies les alibis du prévenu et je reviens à 14 h

Geneviève😍

Samuel : … un auteur ne dit jamais tout…

Dany : J’ai des moyens de le faire parler Cheffe, l’annuaire ne laisse pas de traces (tiens un beau titre de polar …)

Geneviève : Un polar à l’ancienne

Samuel : 😆

Florence : les annuaires, ça n’existe plus, la menace d’un coup de tablette, ça peut aussi amener la vérité

Geneviève : Justement Samuel, papier ou numérique ?

Florence : on reviendra peut-être sur certains points qui ont éveillé des soupçons chez moi … suis pas réveillée, moi, la faute au suspect précédent sans doute

Samuel : Les 2 mon colonel !

Geneviève : 👍

Samuel : Papier car j’adore mes bibliothèques
Et numérique quand je bouge beaucoup !

Geneviève : Fromage et dessert, ça me va !
Florence,  une question ?

Samuel : Je suis sucré et salé et fromage et trop gourmand aussi 😉

Florence : non, il faut que je digère cheffe

Samuel : 😆

Geneviève : Ok mais il faudra nous parler des points qui ont éveillé des soupçons chez toi !

Samuel : si les flingueuses n’en plus de questions… Je vais en profiter pour arroser mes bonsaïs 😉

Florence : bon je balance … les livres primés, ce n’est pas toujours un gage de qualité

Samuel : 😆 Certains prix en effet 😉

Florence : les livres primés font souvent de l’ombre aux pépites des petits éditeurs.

Samuel : C’est pour ça que j’ai créé le prix les Petits Mots des libraires. Comme ça, même un petit éditeur a sa chance et les libraires n’hésitent pas une seconde

Florence : du coup, le libraire défenseur de la qualité, il fait comment ?

Samuel : Chaque libraire propose ses deux coups de cœur 2018 dans la catégorie qu’il a choisi
Et ainsi on voit des titres arriver qui disposent déjà de plusieurs petits mots. Ils sont repérés par les libraires et ne sont pas écrasés par les concurrents chez de grands éditeurs.
C’est un bonheur de voir la joie des petits éditeurs et auteurs. Et les libraires se sentent vraiment considérés

Florence : comptez sur moi pour regarder les sélections de près 😉

Samuel :

Florence : merci Samuel Delage

Samuel : 👍

Geneviève : Voilà une bibliothécaire de plus de conquis par « lespetitsmotsdeslibraires ».

Samuel : 😍

Geneviève : Alors si plus personne n’a de question pour notre suspect, je clos ce premier interrogatoire  ?

Dany : 👍 oui cheffe

Geneviève : On se retrouve à 14h avec Danièle  pour la suite.

Samuel : 👍

Dany : OK Cheffe ! Il y a un repas pour le prévenu ?

Samuel : 😆 c’est un gros gourmand en + 😉

Geneviève : Que l’on ramène notre prévenu en cage avec un repas et un arrosoir pour ces bonsaïs

Dany : A 14 h donc ! Bon appétit à tous

Samuel : 👍

Geneviève : 11h00 fin de la première audition.

Kawa spécial Houllebecq


Le jour décalé  : Le jour Stupéfiant

il faut que je vous raconte,

Kawa spécial Houllebecq

Il y quelques jours je recevais un coup de fil pas banal !

Un jeune homme de l’équipe de Stupéfiant, cherche un club de lecteur pour l’enregistrement de la prochaine émission culturelle phare de France 2.

Nous sommes vendredi, il faut enregistrer avant mercredi prochain.

 » – Bonjour Benjamin Teil  pour l’émission Stupéfiant de France 2, Vous est-il possible de rassembler rapidement 4 ou 5 lecteurs pour qu’ils nous parlent de Houellebecq. Nous aimerions donner la parole aux lecteurs, nous avons entendus des intellectuels, des sociologues, des politiques, des journalistes, des philosophes, … mais nous voudrions aussi illustrer cette émissions spéciale Houellebecq par des paroles de lecteurs.

– Ok, je vois ça très vite, j’en parle à ma direction, je contacte mes lectrices du Kawa littéraire et je vous rappelle dans la soirée. »

Aussitôt dit aussitôt fait.

Je présente le projet à mon directeur et à ma directrice adjointe.

Ils me donnent leur feu vert

J’ouvre un doodle et l’envoie à la quarantaine de personnes qui fréquentent mon Kawa littéraire.

« Urgent, j’ai besoin de vous, pour un Kawa très très spécial

Spécial parce qu’il sera filmé

Spécial parce que vous devez avoir lu Houellebecq

Spécial car ce sera un spécial Houellebecq

Spécial car c’est pour l’émission culturelle de France 2, Stupéfiant

Il est « Spécial  » car il  aura lieu bibliothèque fermée.

Spécial car il aura lieu sous la verrière et non dans l’espace convivialité.

ça se passera à la bibliothèque mardi 12 février de 9h45 à 12h30

Il vous faudra être à l’heure et sonner à la grille d’entrée pour que je vienne vous ouvrir.

Alors qui sera là ? « 

Vendredi dans la soirée et samedi  quelques-unes de mes lectrices répondent favorablement.

Chouette ça va pouvoir se faire.

Dés vendredi soir je textote à Benjamin que c’est OK

Samedi dans la matinée, une journaliste de France 2 prend contacte avec moi.

« – Bonjour Aurélia Perreau, c’est avec moi que va se faire votre café littéraire

– Parfait, comment souhaitez vous que ça se passe ?

– Et bien si vous connaissez l’émission, vous savez sans doute qu’un sujet est traité sous plusieurs points de vue.  Ici je suis chargée de parler l’aspects érotique Michel Houellebecq. Le Houllebecq

– Michel Houellebecq érotique, tout cela me laisse perplexe.  J’ai prévenu mes lectrices que nous parlerions de Houellebecq et de son rapport aux femmes, on ne m’avait pas parler d’érotisme et de sexualité.

– Cela pose-t-il un problème

– Sur le fond non, nous n’avons aucun tabou au Kawa et les 4-5 lectrices qui seront là ne devraient pas y voir un quelconque problème.

– Ah parfait, mais vous n’êtes que 4-5 ?

– Et bien votre assistant m’a demandé un petit groupe restreint pour que pour le tournage soit plus confortable.

– Bon, et bien ce sera déjà pas si mal. C’est vrai que vous avez été hyper réactive, aussi je vous remercie de permettre cela. Vous me parlez de lectrices, il n’y aura que des femmes ?

– Oui

– Des personnes retraitées sans doute

– Non il y aura là aussi des trentenaires, des femmes qui aiment Houllebecq et d’autres qui comme moi ont quelques soucis avec cet auteur.

– Parfait ça aussi, j’aurai bien aimé avoir le regard d’un lecteur.

– Et bien je vais tenter de demander à un ami s’il est disponible ce mardi matin.

– Peut-on voir lundi comment on monte tout cela.

– Oui sans problème, appelez moi, on mettra cela au point.

Bon ben il va me falloir rameuter un peu plus de monde moi la cheffe de meute.

Je retourne à mes mails avec les membres du Kawa, et surtout je fais appel aux flingueuses.

Bien sur je pense à notre mister flingueuse.

Ouf Jean Paul a lu Houellebecq, ouf il est disponible mardi matin. Et il va relire du Houellebecq tout le week-end.

Oh punaise quel abnégation.

Lundi matin lorsque Aurélia Perreau me rappelle nous mettons au point la façon dont va se dérouler ce Kawa, à savoir comme d’habitude ou presque car notre journaliste se joindra à nous, elle intégrera le cercle et je la laisserai mener les débat. Ben oui quoi c’est son job après tout ! lol

Mardi matin, j’arrive une petite heure en avance à la bibliothèque.

Il faut que je prépare l’espace afin d’y installer notre cercle. Virer tables et chaises. Mettre une dizaine de chauffeuses en demi cercle, monter les tables basses y déposer les mini viennoiseries et autres chouquettes. Et surtout ne pas oublier de préparer le café et aussi le thé.

9h30 l’équipe de France 2 arrive. Jean Paul aussi

Les techniciens transforment le kawa en plateau TV. Je leur sert un petit café.

9h45 mes lectrices arrivent par petits groupes.

9h55 Aurélia fait un point avec nous, explique quel est l’axe qu’elle abordera durant le tournage.

Mes lectrices commencent le débat avant même que l’on se soit mises en place, les avis sont déjà bien tranchés à ce que j’entends en leur servant leur premier café. Elles ont toutes des notes, des pages de bouquins marquées. Whaou, elles ont bien bossé durant le week-end.

10h15 : Tout le monde est prêt. Nous prenons place pour entamer le débat.

12h25 : Fin du kawa. Tout le monde a l’air d’être satisfait de l’allure qu’à pris notre café littéraire. Ça papote dans tous les coins. Les techniciens remballent leur matos. Les lectrices n’ont pas l’air de vouloir sortir, elles se sentent bien à la bibliothèque. Jean Paul heureusement m’aide à ranger les chauffeuse et à remettre en place l’espace afin d’y accueillir le public habituel.

12h55, ouf tout est débarrassé, la bibliothèque reprend ses droits. Je raccompagne l’équipe de France 2, un taxi les attend. Je libère mes lectrices.

13h La bibliothèque ouvre ses portes, Jean Paul, deux lectrices et moi même partant déjeuner ensemble.

Fin de ce jour décalé.

Enfin pas tout à fait car dans la journée et peut-être demain matin aussi, je vous proposerai quelques ressentis de Jean Paul sur des bouquins de Houllebecq.

Et demain soir aux alentours de 22h40, sera diffusée l’émission Stupéfiant sur les ondes de France 2.

Nous découvrirons alors ce qu’Aurélia à garder de ces deux heures de Kawa et surtout si nous passons bien à la TV. (hahaha)

Bon ok, on n’en reparlera sans doute bientôt !

Apéro Polar : rencontre avec Mark Zellweger le 16 mars prochain


APERO POLAR : rencontre avec Mark Zellweger

le 16 mars 2019

Je vous invite une nouvelle fois à La bibliothèque Parmentier pour un de nos fameux Apéros- Polar.
Cette fois nous parlerons polar et espionnage avec l’auteur Suisse Mark Zellweger.

 

NOTRE AUTEUR  INVITÉ

Mark Zellweger

 

Mark Zellweger est un auteur Suisse, originaire du Canton de Fribourg, né le 3 janvier 1959, marié et père de deux enfants. Il est diplômé en Histoire Romaine de la Sorbonne et en Marketing stratégique de deux Business Schools. Il a été directeur du marketing et des ventes dans l’industrie pharmaceutique en Suisse et à l’Étranger une trentaine d’années. En parallèle, il fut conseiller particulier de directeurs de services de renseignement internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre totalement à l’écriture et est considéré comme « le nouveau maître du roman d’espionnage » par de nombreux critiques spécialisés. Certains vont jusqu’à l’inclure dans le club fermé des grands auteurs du genre que sont : Follett, Ludlum, Clancy, Higgins.

Mark Zellweger a commencé son travail d’écrivain avec la publication en septembre 2014 du premier opus de la Série « Réseau Ambassador », L’Envol des Faucons. Il en est aujourd’hui, à l’automne 2017, à son cinquième opus de publié.

Xtrême préjudice est sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand 2017 7. Festival Lausan’noir 27-29 octobre 2017.

 

Aussi…

Ce 16 mars 2019 entre 11h et 13h,

à la Bibliothèque Parmentier

20bis avenue Parmentier

75011 Paris

 avec Ophélie ma Complice nous essaierons de percer le mystère Zellweger.

 Nous tacherons aussi  de comprendre pourquoi le roman d’espionnage a le vent en poupe ces dernières années.

Aussi tenterons-nous de comprendre pourquoi ce genre tombé dans les oubliettes revient sur le devant de la scène.

Et comment un auteur Suisse, pays de la neutralité par excellence, excelle dans ce genre de littératures policières.

Quelques-uns des livres de Mark

Xtrême préjudice

On retrouve la BMW du président du CIO toutes portes ouvertes au bord du lac à Lausanne. Où est passé le président ?

Pendant ce temps, le professeur Ayer, grand ponte de Virologie et d’épidémiologie à l’OMS, n’a plus donné de signes de vie alors qu’il était en Afrique de l’Ouest afin de comprendre l’épidémie d’Ebola qui l’intriguait au plus près.

La situation internationale se tend considérablement avec des tentatives de lancement de missiles de moyenne portée et des essais nucléaires par la Corée du nord.

Mark Walpen est alerté par son père : lui et les enfants de Mark, Zoé et Elliott, ont été victimes d’un acte terroriste barbare et innommable. Mark vit un nouveau drame dans sa vie !

Un rapport confidentiel américain dénonce l’Arabie Saoudite comme commanditaire des attentats du 11 septembre. Quel rapport avec nos protagonistes ?

Une fois de plus les stratèges du Sword vont devoir dénouer les intrigues et trier le vrai du faux. Les Faucons partiront en quête des différents responsables. La sanction risque d’être terrible.

Un suspens incroyable par un maître du roman d’espionnage classique d’aujourd’hui.

 

 

En 2018 il publie une nouvelle série, Les Espionnes du Salève. Les 2 premiers tomes de cette surprenante et passionnante série sont sortis.

L’histoire en quelques mots : Genève nid d’espions et d’espionnes entre 1940 et 1945. Action, suspense en pleine guerre mondiale.

 

 Les espionnes du Salève : l’envers du miroir

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève.

Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève.

Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête.

Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre.

Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

 

Bletchley Park : les espionnes du Salève

Ce second volume de la série à succès Les Espionnes du Salève qui se déroule entre août 1941 et novembre 1942 nous réserve bien du suspense. Un pur régal !

Le réseau des Espionnes du Salève se restructure après la trahison d’une des leurs. Elles s’activent sur tous les fronts tant à Genève, Berne, qu’à Lyon, Londres, Varsovie et Oran. La Gestapo, l’Abwehr et les traîtres en tout genre se rapprochent d’elles. Le danger est omniprésent. Combien de nos Espionnes seront encore en vie ?

Hannah Leibowitz apprend, le jour de Noël 41, d’une source top secrète, que les nazis construisent des camps d’extermination dans sa Pologne natale, alors qu’elle n’a plus de nouvelle de son mari resté au ghetto de Lòdz. Avram Leibowitz sénior est-il encore vivant ?

De l’eau lourde a disparu en Norvège ! Une Espionne part à la recherche d’un centre de recherche atomique nazi ultra secret. Reviendra-t-elle ? Les nazis auront-ils l’arme de destruction massive ?

Le Royaume-Uni subit une attaque sans précédent de l’Abwehr. Celle-ci va-t-elle percer les secrets de Bletchley Park ?

À Lyon où la Résistance et le SOE britannique en lien avec les Espionnes du Salève sont devenus très efficaces et organisés, la répression nazie s’intensifie. Qui s’en sortira indemne ?

A vos agendas

 

Assigner à résidence 3, l’interview bracelet électonique de Sonja Delzongle


L’interview « bracelet électronique ». Vous connaissez maintenant.

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Nous avions au départ prévu une Garde à Vue avec notre auteure mais les obligations des unes et des autres à fait que celle-ci c’est transformée en assignation à résidence.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Sonja Delzongle


SAMEDI 13h16

Aline : Bonjour @Sonja ; @Geneviève ; @Danièle et  @Eppy.

S’ouvre maintenant et ici notre bracelet électronique.

 Sonja : 

Aline : Pour rappel, nous n’avons pas besoin de se bloquer derrière nos écrans, nous n’avons pas de timing. Chacune allant quand elle peut sur cette MP.

Sonja et Geneviève :

Aline : Tout ce qui se dit ici sera forcément retranscrit.

Sonja et Geneviève  : 

Aline : Je laisse la parole à notre cheffe en la personne de  @Geneviève.

Sonja :

Eppy Fanny et Danièle : O

SAMEDI 18:10

Geneviève : @Sonja ne sera en résidence assignée qu’à partir de demain. Aussi je laisserai ici les premières questions. Dès que notre prévenue aura son bracelet électronique, elle viendra me répondre. Voilà pour la procédure.

Sonja, tu valides ?

Sonja : 

 Aline et Danièle : ok on valide aussi.

Eppy Fanny : Bien chef. Du coup… maintenant tu as le droit d’aller prendre l’apéro tranquille lol.

Geneviève  vous pouvez toutes allez prendre l’apéro et trinquer à ma santé et à celle de notre auteure

  Sonja : hahaha

DIMANCHE 06:31

Geneviève : Bonjour @Sonja, Bonjour les Flingueuses.

Sonja :

Geneviève : Ce matin débute une interview un peu spéciale. Pas tout à fait une GAV mais un peu plus qu’une simple assignation à résidence puisque nous allons être 4 à te passer à la question@Sonja Delzongle

Sonja  : 

Geneviève : Aussi j’ai insigne honneur de débuter celle-ci

Sonja : 

Aline : Bonjour @Sonja, bonjour Geneviève , Daniele, Eppy.

Geneviève : Bonjour @Aline

Aline : 

Geneviève : Alors pour démarrer en douceur cette interrogatoire, je vais, @Sonja, te demander quel est chez toi la place du livre et de la lecture. Voici donc une série de questions auxquelles tu devras répondre une à une.

Sonja : 

Geneviève : Mais avant cela j’aimerai que tu te présentes à nos lecteurs et lectrices. Je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…?

 

DIMANCHE 09h26

Eppy Fanny : Bonjour à vous toutes, Bonjour Sonja

Aline et Sonja : 

Danièle : suis là les filles, bonjour  @Sonja !

Aline et Eppy : 

Sonja : Bonjour à toutes .
Merci pour vos questions actuelles et à venir auxquelles je prendrai bien sûr le temps de répondre avec plaisir.

@Geneviève , m’étant couchée un peu tard ou très tôt, selon (5h30),  je répondrai aux tiennes un peu plus avant dans la journée.
Merci

Eppy Fanny, Aline, Danièle : 

Geneviève :  Pas de soucis @Sonja , à toute à l’heure 😉@Sonja

DIMANCHE 23:11

Sonja : Réponse pour  @Geneviève.

Je me présente…

Après un bac littéraire philo langues, j’ai fait un DEUG LEA (Langues Étrangères Appliquées) et six ans de Beaux-arts à l’École Nationale de Dijon.
Ensuite quinze ans d’exposition de peintures avec des jobs à côté avant de faire six ans de journalisme PQR et mag, puis de me consacrer complètement à l’écriture.
Mon âge : 51
Ma vie : l’écriture de romans et plus précisément de thrillers.

Sonja : Bonnes nuit et belle éclipse de lune !

 

Eppy Fanny et Aline : 

 

LUNDI 05:34

Geneviève : Merci : @Sonja

Mais cette fois c’est moi qui dormais lorsque tu m’as répondu. Et oui hier j’était déjà debout à 4h du mat. Après 23h, ça devient compliqué pour moi.

Alors ce matin j’aimerai savoir qu’elle était la place du livre dans ta famille. ?

Petite étais tu entourée de bouquin ?

 

LUNDI  : 12:33

Sonja : Bonjour aux Flingueuses. Geneviève… Le livre tient une grande place dans le noyau familial. Si grande que chez mes parents il doit y avoir environ cinq mille livres… J’ai toujours été entourée de bouquins, étagères, piles, tas… Et la télévision n’est arrivée que pour les onze ans, je lisais, à la place.

Eppy Fanny : Bonjour @Sonja. Merci pour ta réponse aux questions de la patronne mais ce midi c’est moi qui t’interroge

Voici mes questions listées ci-après pour que tu puisse y répondre au mieux suivant ton planning :

1) Pourrais-tu nous parler de tes 2 premiers romans (ceux parus avant Dust), genèse, genre ?

2) Comment t’es venue l’idée du personnage complexe d’Hanah ? t’a t’il été inspiré par des proches, par toi ?

3) Et en dernier lieu, qui est donc cette Dana qui vit dans ton esprit ? quel est son univers et d’autres histoires de la veine de Sybéria sont-elles prévues ?

Je te laisse à toutes mes interrogations. Le travail m’appelle.

MARDI 20:58

Sonja : Bonsoir Eppy

1) Avant Dust il y a La Journée d’un sniper, le premier, sur fond de guerre des Balkans, un roman court de 50 pages, À Titre posthume, premier thriller dont l’intrigue se déroule dans le milieu (impitoyable) de l’édition et le Hameau des Purs dans lequel je confirme mon goût et mon choix pour ce genre.
Donc genèse en quelque sorte, oui.

2) L’idée d’Hanah m’est apparue dans une sorte de vision provoquée par une musique d’un album dé Buddha Bar.
Une héroïne qui ne m’a pas été inspirée par des proches du tout. Il y a forcément un peu de moi mais pas pour l’essentiel. En fait, je crois que ce personnage était prémonitoire et que je viens de la rencontrer.

Eppy Fanny :  et consernant Dana Skoll

Sonja : 3) Dana Skoll est un pseudo à l’occasion d’une commande d’éditeur. Elle ne vit pas vraiment en moi et pour le moment n’a aucun autre projet que Syberia.

Belle soirée à toutes

Eppy Fanny : Merci Bonne soirée à toi

Aline : Merci et bonne soirée Sonja .

Sonja : 

MERCREDI 05:44

Geneviève : @Sonja tu nous parlais des nombreux livres qui t’entouraient, Pourrais-tu me dire si tu as été tenté de piocher dans la bibliothèque familliale ?

Sonja : 

Geneviève : As tu des auteurs phares ?

 

MERCERDI 14:27

Sonja : Bonjour @Geneviève

Bonjour aux tatas Flingueuses
Bien sûr j’ai été tentée de picorer dans les livres de mes parents, de mon père surtout, qui était professeur agrégé de philo à l’IUFM, des ouvrages de psychologie, philo, mais aussi des romans de Kundera, Moravia, Yourcenar, quelques Agatha Christie, San Antonio pour le fun.
Ma mère m’a fait découvrir les grands classiques russes, Tchékov, Tourguéniev, Dostoïevski, Gogol, également Dickens, Twain, Hemingway, Poe, Carver et des auteurs serbes comme le prix Nobel Ivo Andrić, Milos Tchernianski, Stepanović.

Geneviève : Et quels ont été les bouquins fondateurs pour toi ?

Sonja : Justement tous ces bouquins que je cite, dont les écrivains anglo-saxons pour leur vision de la société américaine ou anglaise et leur efficacité, la littérature française du 19e avec Balzac, Zola, Maupassant, Chateaubriand, Sand.

Geneviève : Quelles types de bouquins affectionnes-tu ?

Sonja : Mes goûts en littérature sont comme en musique, très éclectiques, mais j’avoue que j’ai attrapé le virus du thriller… Sinon j’aime l’aventure et le romanesque.

Geneviève : Et enfin plus globalement que t’a apporté la lecture ?

Sonja : La lecture m’a apporté évasion, émotion, bonheur, réflexion, ouverture et inspiration. Tous les ingrédients de l’écriture. Et de la vie.

Merci encore à vous toutes pour votre intérêt et vos questions. Je retire le bracelet et vous envoie plein de bises.

Danièle : Attention, pas tout de suite …

Sonja : D’accord pour les dernières questions aujourd’hui mais après j’arrête Je n’ai plus le temps, me préparant à partir sur le salon de la mairie du 7 à Paris.

Ah oui et aujourd’hui je ne peux répondre que jusqu’à 15h15 

Danièle et Geneviève : 

Danièle : Ça fait beaucoup de références dans la tête tout ça Sonja, alors au niveau de l’inspiration, de l’envie de passer à l’écriture, qu’est-ce qui arrive en premier … la situation, l’histoire, le message ?

Sonja : Rien n’arrive en premier à part l’inspiration. Tout vient en même temps, indissociable.

Danièle : Quand tu commences à raconter … tu connais la fin de ton histoire ou a-t-elle sa propre vie ?

Sonja : Pour tous mes romans oui, sauf pour le Hameau des Purs et Dust.
Ce qui n’empêche pas les personnages d’avoir leur propre vie ou leur vie propre. Enfin…presque 

Danièle : Pour Boréal par exemple … est-ce que le message écolo était préexistant à l’intrigue ?

Sonja : D’une certaine façon oui. Puisque faisant partie de ma vision de la planète.

Danièle : Est-ce qu’en plus du « divertissement » pour toi l’auteur a un devoir de mémoire, de conscience ?

Sonja : Complètement. De conscience en tout cas. Le reste en découle.

Danièle : Donc les personnages se trouvent au service de l’histoire …

Sonja : D’une certaine façon mais l’inverse est également vrai.

Danièle : Un exemple ?

Sonja : Le personnage d’Hanah Baxter dans la trilogie Dust, Quand la neige danse et Récidive. L’histoire est à son service aussi pour mieux la faire découvrir au lecteur dans toute sa dimension. Ses réactions dans certaines situations, sa personnalité qui se révèle au fil de l’intrigue.

Danièle : C’est l’avantage d’un héro récurrent ! C’est aussi les limites , même si tu peux la faire souffrir le lecteur sait qu’elle s’en sortira en fin de compte.

Sonja : Ah non, pas forcément…

Beaucoup de lecteurs ont douté de son sort dans Récidive.

Danièle : Tu irais jusqu’à la tuer ?

L’auteur s’attache comme le lecteur …

Ta vision pour la planète est bien sombre, tes prochains romans en parleront-ils à nouveau ?

Sonja : Peut-être…j’ai déjà essayé…

Elle est réaliste je crois, mais toujours avec une note d’espoir. Mon prochain roman en parle, oui, sur le thème de l’eau, la folie et la guerre. Désolée mais je dois y aller. Merci pour cet échange. Bel après-midi et attention aux glissades !

Danièle et Aline :

Danièle : Merci Sonja au fait moi c’est Danièle … la doyenne ! A bientôt

Sonja : 

Sonja : Merci @Danièle ! Au plaisir !

Danièle :  On se retrouve quand ?

MER 16:21

Sonja : @Danièle@Aline dans ses instructions m’a dit que ça s’étalait sur 3 jours, 5 grand maximum.
Je suis soumise à l’interrogatoire depuis dimanche, on est mercredi. J’ai donc rempli ma mission de trois jours

Je n’ai que peu de temps et également d’autres ITW et un roman à écrire☺

Pour d’autres questions, je profiterai d’un salon pour y répondre de vive voix avec plaisir

Belle semaine à toutes.

Aline : Merci Sonja pour le temps que vous nous avez consacré. Au plaisir de vous croiser sur un salon prochainement.

Sonja : 

Geneviève : Bon salon parisien@Sonja. Et comme le dis @Aline merci pour cet assignation à résidence. Je te retire ton bracelet électronique que tu puisses voyager tranquille.

Sonja : 

MER 20:08

Eppy Fanny : Pour ma part je te dis à samedi.

Sonja : 

Geneviève : allez laissons Sonja rejoindre la Capitale pour le salon Lire c’est libre où elle retrouveras Eppy et aussi quelques autres flingueuses.

Et je voulais aussi remercier les flingueuses Eppy, Danièle et aussi Aline qui a mis en place cette interview

La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses, 1ère audition. 1/4


La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses

Episode 1

Vendredi

Début de la Garde à vue de Madame

Ingrid Desjours

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV d’Ingrid ayant eu lieu le vendredi 30 novembre  et le samedi 01 décembre

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV d’Ingrid Desjours


Vendredi  30 novembre 2018

15h58

Dany : Bonjour, essai de connexion pour la GAV d’Ingrid

 Sofia : Coucou OK pour.moi

Dany 👍

Ingrid : C’est bon ! 🙂

Dany👍

Sylvie : Ok

Dany :  parfait alors

Ingrid : Bonjour 🙂

Dany : Alors Ingrid on a un petit soucis car Geneviève  semble avoir un retard ! Un truc important à régler !
Nous sommes 4 à devoir t’auditionner sur deux jours consécutifs et les autres flingueuses pourront intervenir à la fin de chaque audition pour compléter ou faire préciser tes réponses
Tout ce qui sera écrit sur cette discussion fera l’objet d’une transcription et d’une publication sur le blog

Ingrid : J’ai prévu large, on peut attendre Geneviève 🙂

Dany : 👍

Dany : En attendant tu peux peut-être te présenter …
âge, formation, cursus …

Ingrid : Ingrid Desjours, autrice accro au principe de création, ex criminologue même pas repentie
créatrice et animatrice d’ateliers d »écritures.. et de murder parties, aussi…

Dany : mais encore … un criminologue c’est sur pièce ou sur documents qu’il travaille ?

Ingrid : je travaillais beaucoup sur dossier : pas question d’aller sur les scènes de crime et de souiller les lieux, comme on peut le voir (à tort) dans certaines histoires… et aussi sur entretiens avec des suspects ou des condamnés

Dany : tu es employée par la justice ?

Ingrid : j’étais. Je ne pratique plus depuis longtemps !

Dany : c’est une profession que l’on ne connait pas trop, à moins que ça ne soit les profileurs comme on dit maintenant ? C’est ça ?

Ingrid : Le profilage est en effet un outil que j’utilisais, mais ce n’est qu’un outil. Le FBI a employé il y a quelques années des profilers mais très vite, ça a été stoppé. Aujourd’hui les agents sont formés à différentes techniques dont le profilage criminel, mais ce n’est pas une profession en soi. Les « profilers » n’existent plus que dans l’imagination des scénaristes et des mythomanes 😉 C’est pareil pour criminologue, c’est un titre, pas un diplôme… par exemple moi j’ai un diplôme de psychologie, psychopathologie avec pour spécialisation la psychologie criminelle, c’est une nuance importante à souligner. La personne qui se prétend criminologue diplômé ou profiler vous ment 😉

Dany : Ingrid il y a une urgence … je dois m’absenter 20 minutes  @Geneviève arrive.

Ingrid : ok… je patiente

Sylvie : Bonjour Ingrid je prends le relais … tu penses que depuis quelques temps  le profilage est un phénomène  de mode ?

Ingrid : Oui, et comme le concept est aussi flou que la législation, ça excite la curiosité de beaucoup de personnes… et d’un certain nombre de mystificateurs !
(Bonjour Sylvie)

Sylvie : Et question on dit que les tueurs en série ont quasiment tous le même  profil psy qu en penses-tu ?
Énurésie, violence aux animaux  etc

Ingrid : ce sont effectivement des traits qu’on retrouve assez fréquemment

Sylvie : Revenons à  ton parcours.  Envie d’études de psy depuis toute jeune ?

Ingrid : Plus jeune, je voulais être neurochirurgienne !
on reste dans la bidouille de cerveau, cela étant 😀

Sylvie : Oui La psy du corps.  là  c’est l’esprit et pourquoi cette orientation criminelle?

Ingrid : Mais psy… on va dire que c’était en moi depuis toujours… j’étais une petite fille très timide, je n’osais pas parler aux gens mais je les observais beaucoup… j’avais aussi besoin de comprendre pourquoi ils agissaient comme ils le faisaient (je les trouvais tantôt touchants, tantôt cruels…)
C’est venu au cours de mes études, je m’intéressais à l’acte criminel  : qu’est-ce qui fait qu’on bascule et passe à l’acte, quelles conséquences aussi quand on l’a fait… il se trouve que j’ai terminé mon cursus pendant l’affaire Dutroux et que la sexocriminologie m’a intriguée, c’est aussi simple que ça !
Mais la criminologie est loin derrière moi à présent et ce n’est plus mon quotidien ni par ça que je me définis : je suis autrice avant tout

Sylvie : C’est effectivement intéressant fascinant voir complexe … dernière question : Dans le cas d’un criminel tu penses qu’il est possible de le soigner… ?

Ingrid : C’est une question qui appelle plusieurs réponses, et une analyse au cas par cas. Déjà, tous les criminels ne sont pas malades ! Toi aussi, demain, tu peux tuer quelqu’un : c’est ce qu’on appelle un meurtre. L’assassin qui prémédite n’est pas forcément malade psychologiquement, tous les tueurs ne sont pas des psychopathes sadiques et tueurs en série ! Après pour le criminel qui souffre de pathologies psychiatriques, ou de pulsions pédophiles par exemple, un traitement médicamenteux + une thérapie peut effectivement empêcher la récidive en contrôlant les pulsions et désordres neurochimiques. Pour les structures de personnalité perverses c’est plus compliqué voire impossible, mais c’est un long débat…

Sylvie : Merci oui on pourrais en parler  longuement  revenons à  ta vie d auteure…

Ingrid : merci 🙂, avec plaisir

Sylvie : Tu crées et animes des ateliers d’écriture comment t’es venue l’envie et avec qui travailles-tu ? …des jeunes?

Ingrid : J’ai plusieurs « publics ». Je travaille avec l’école Les Mots, à Paris où j’anime des ateliers sur le thème du thriller, pour les adultes. Je propose aussi des ateliers d’écriture ainsi que des Masterclass sur l’écriture de romans (dont le thriller mais pas uniquement), là aussi pour des adultes, que ce soit des passionnés de lecture, des écrivains en herbe, des adolescents… c’est même une activité que je souhaiterais développer en entreprise, je suis convaincue que ça peut être un merveilleux vecteur de cohésion sociale et aussi de prise de confiance en soi : parvenir à s’exprimer correctement, c’est se faire comprendre
se faire entendre…

Sylvie : Je suis novice en atelier, j’aimerais  bien en faire un, comment cela se passe? On a un thème et on écrit ou tu donnes les pistes pour écrire ?

Ingrid : J’ai une grande règle en fer pour taper sur les doigts des mauvais élèves et je les punis aléatoirement pour m’amuser 😛

Sylvie😆

16h20

Geneviève : Bonjour est  pardon pour le retard, j’étais sur une autre affaire, très urgente.

Ingrid : Bonjour Geneviève ! pas de souci, ça arrive !

Plus sérieusement :  j’aborde une technique, en exposant la théorie, en donnant des trucs, des anecdotes, des exemples… et après je donne une consigne d’écriture à mes élèves. Ils rédigent dans un temps imparti, et ensuite on débriefe ce qu’ils ont écrit, pour progresser.
Mes ateliers sont très intenses parce que je veux transmettre beaucoup de choses, mais extrêmement ludiques et bienveillants : on se marre bien, on apprend des choses, il se passe vraiment quelque chose sur le plan humain 🙂

Geneviève : Je vois Ingrid que tu as fait connaissance avec un certain nombre de Flingueuses. Moi qui voulais démarrer cette GAV en douceur…
C’est raté !

Ingrid : Moi je dirais que c’est un début réussi, Geneviève  🙂

Geneviève : Alors Parfait si ça te va.

Sylvie : 😍

Sylvie : Accessible à  tous ou il faut maîtriser la langue et le vocabulaire

Ingrid : Accessible à tous

Geneviève : Je te reconnais bien là, exigeante et pro.

Ingrid : Après les Masterclass sont plutôt réservés aux personnes qui ont un projet de roman

Geneviève👍

Ingrid : c’est gentil, je tâche de l’être, oui.

Sylvie : Merci maintenant je suis au top car j’avais commencé à  écrire et je demande aux auteurs s’ils ont un plan certains commencent en écrivant leur personnages et l’histoire vient ensuite et toi ?
… Ensuite je laisse la place à la cheffe. Je suis bavarde

Ingrid : J’ai un plan ! Je dirais que dans l’écriture de thriller c’est primordial de savoir où on va et comment (pour ne pas écrire d’incohérences)… et cela libère l’écriture, je trouve, car on sait qu’on est dans les clous

Geneviève : Oui ça ce comprends, le polar semble un genre bien normé.

Ingrid : C’est ce qu’on appelle les codes du genre

Geneviève : Mais laissons ces questions pour plus tard, si tu le veux bien, tu auras tout le temps de t’exprimer sur ce sujet avec mes camarades flingueuses tout au long de ces deux jours de garde à vue.  En fait perso, j’aurai aimé savoir quel est ton rapport aux livres et la lecture.

Ingrid : volontiers

Geneviève : Alors dis moi, quand le livre est-il rentré dans ta vie ?

Ingrid : très tôt, j’ai appris à lire seule (ce qui m’a valu de sauter une classe). A l’époque, j’avais le sentiment de faire un truc de grands, d’être une personne importante si je savais lire.
J’adorais les contes de Perrault

Geneviève : Impressionnant, moi qui ne sais toujours pas lire.
Quel genre de livre lisais-tu à l’époque?

Ingrid : ahahah c’est bien imité alors 😛
… les livres de contes, la comtesse de Ségur (comme tout le monde je crois) et ainsi parlait Zarathoustra
(je plaisante)

Geneviève : hahaha 😆

Ingrid : non le Nietzsche j’ai voulu le lire au collège, parce que le titre me plaisait… mais j’ai rien capté 😛

Sylvie : 😆

Ingrid : (ce qui a été une vexation terrible)

Geneviève : Pareil ! Rien capté non plus

Ingrid : 😁

Geneviève : Chez toi, y avait-il une bibliothèque familiale ?

Ingrid : je crois que oui
je piquais quelques bouquins à ma grand-mère

Geneviève : Tu n’en as plus le souvenir ?

Ingrid : je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mon enfance

Geneviève : Tu me disais avoir appris à lire avec des contes.

Ingrid : oui ! Les contes je m’en souviens bien 🙂

Geneviève : Mais les contes c’est parfois assez dur ?

Ingrid : j’adorais ça
j’ai toujours mon livre de Perrault

Geneviève : C’est très formateur, tu pense chez une enfant ?

Ingrid : ça ne me choquait pas plus que ça… de toute façon, les enfants (comme les adultes) saisissent ce qu’ils sont à même de saisir, le reste ils l’occulteront

Geneviève : C’est vrai

Ingrid : oui, ça véhicule beaucoup de problématiques universelles, d’archétypes, ce sont aussi des mises en garde symboliques

Geneviève : Toi qu’est que qui te plaisait dans ces contes ?
Dans ceux de Perrault?

Ingrid : Bon… un de mes chats vient de s’inviter dans la GAV (et il est en train de siffler mon verre)

Sylvie : 😍

Ingrid : ne l’encouragez pas avec vos coeurs ! 😆

Geneviève : Il se prends pour ton avocat ! Mais reprenons si l’intrus veut bien !

Ingrid : c’était une façon de m’évader d’un quotidien bof, je crois que j’aimais bien frissonner !
Et…Oui dans mon imaginaire les avocats picolent . 😛

Geneviève : hihi, excellent le chat avocat qui picole. 

Ingrid : J’ai donné le nom d’un de mes chats à un avocat dans un de mes romans !

Sylvie et Geneviève : 👍

Geneviève :  Excellent cette anecdote Ingrid. Mais dis moi, tu aimais  frissonner ?  Déjà à l’époque ?

Ingrid : oui, déjà à l’époque. On porte déjà un peu tout ce qu’on sera en soi, même dans la plus jeune enfance

Geneviève : Excellent ça ! Et alors C’était pas les contes de princesse donc qui t’intéressaient ?

Ingrid : il ne fallait pas qu’il y ait que ça. J’aimais bien Cendrillon, mais j’aurais moins aimé si elle n’avait pas été une martyre et qu’on avait pas coupé les pieds de ses sœurs 😀
bah quoi 😛

Geneviève😆

Ge² : ( le double maléfique de notre porte Flingue entre dans la conversation) Après  les contes quelles lectures ont eu tes faveurs ?

Ingrid : Tiens, tu as changé de tête Geneviève !

Ge² : Oui maintenant Ingrid tu as affaire au double maléfique de Geneviève

Ingrid : J’ai adoré la mythologie grecque ! puis je suis passée à Barjavel, Maupassant, Stephen King, Anne Rice… Un double maléfique ? Je n’en tremble que plus !

Ge² : Obligée de me dédoubler  je suis au taf là !

Ingrid :

Ge² : Mais revenons à toi
Et à tes lectures

Ingrid : bien, chef 😛

Ge² : Hahaha, cheffe j’aime bien ! Lol Alors…La mythologie tu disais ! Là aussi les symboliques sont fortes voire fondatrices, non ?

Ingrid : absolument ! mais je crois que j’ai toujours eu besoin qu’il y ait plusieurs niveaux de lecture, une certaine profondeur…
j’étais pas très fun comme petite fille

Geneviève : Là c’est moi qui vais avoir peur ! Non c’est pour rire 😉 Enfin avec toi… ne sait-on jamais.
Sinon,plus généralement, Ingrid que t’ont apporté tes lectures ?

Ingrid : une fenêtre vers un ailleurs, une évasion du quotidien. C’est comme ça que j’ai appris à raconter des histoires. Le soir avant de m’endormir, du coup, je me projetais dans des histoires que j’inventais, je vivais des trucs géniaux ou durs, mais j’étais moi et une autre à la fois et c’était ma bulle à moi, que personne ne connaissait, où personne ne pouvait m’atteindre 🙂 et tu sais quoi ? Je continue de le faire…
Dans mes livres, certes, mais aussi juste pour moi, avant de m’endormir, parfois…
mes voyages sont intérieurs mais putain que je vais loin !

Geneviève : Besoin de t’évader Petite ?

Ingrid : oui

Geneviève : Quelque chose à fuir ?

Ingrid : bien sûr

Geneviève : Si c’est trop perso tu as le droit de ne pas répondre.

Ingrid : je n’ai pas eu une enfance des plus douces, mais ça m’a apporté force et imagination ! 😉

Geneviève : Tu penses qu’on peut se construire sans douceur ?

Ingrid : oui, à partir du moment où on sait en trouver là où d’autres n’en verraient pas. Trouver de la douceur.Où on comprend ce qui se passe, aussi… c’est le côté psy qui est ressorti très tôt, par nécessité.

Geneviève : Et la lecture a fait partie de cette douceur ? Et tes lectures t’ont forgée aussi ?

Ingrid : douceur et exutoire, aussi ! Je n’étais pas très tendre, ni dans mes jeux, ni dans mes goûts littéraires !

Geneviève : Tu penses que c’est ton vécu qui t’as poussée vers tes études et au-delà vers les littératures dites noires

Ingrid : l’écriture ça a été un hasard, une histoire de rencontre… mais vers la psy sans aucun doute ! J’ai toujours voulu comprendre les gens, le fonctionnement de l’humain 🙂

Geneviève : Du plus loin que tu te souviennes ?

Ingrid : je crois, oui … c’est peut-être pour ça que je voulais leur ouvrir le cerveau ! 😀(je voulais être neurochir)

Geneviève : As tu trouvé du réconfort dans la psy ?

Ingrid : je n’avais plus besoin de réconfort depuis longtemps quand je suis entrée en psycho !
je ne me suis pas construite dans la vulnérabilité !

Ge² (le retour du double maléfique) : Tu décortiques les âmes  et les corps dans tes bouquins ?

Ingrid : oui, madame !

Ge² : Tu es un peu chir finalement

Ingrid : hum… 😏 mais oui, on peut dire ça !

Ge² : Question de bibliothécaire
Attention !
As-tu fréquenté les bibliothèques ?

Ingrid : oui ! Ma bibliothèque municipale et la bibliothèque de la fac, aussi !

Ge² : Qu’y as-tu trouvé ?

Ingrid : je suis très attachée aux bibliothèques, je trouve ça hyper émouvant de voir des gens s’y réfugier, y faire des recherches !
honnêtement ? quand j’étais gamine, tous les livres interdits !
(oui, oui, les livres érotiques aussi…)
Ah ! j’oubliais, tiens, gamine je lisais l’encyclopédie Larousse médicale aussi (j’adorais et ça me dégoûtais en même temps : je tournais certaines pages du bout des doigts de peur de choper ce qu’il y avait sur la photo !)

Sylvie : 😆

Ingrid : après, en fac, un accès immense à la culture, aux essais… j’ai vraiment découvert les essais en fac

Ge² : Tu veux dire que petite déjà tu étais dérangée  ? Oups !!!

Ingrid : Euh… je crois que oui !

Geneviève😍

Ingrid : c’est grave, Docteur ?

Ge² :  possible ! 😆

Geneviève : Sinon penses tu que les bibliothèques et du coup le livre peut avoir un rôle social à jouer ?

Ingrid : mais oui !

Geneviève : Lequel d’après toi ?

Ingrid : Ne serait-ce que pour démocratiser un livre parfois cher, pour dédramatiser la lecture aussi, le fait d’entrer dans un temple du livre où tu ne craindras pas d’être jugé, j’observe aussi (en faisant des murder parties dans les bibhliothèques et médiathèques) qu’il y a une vraie fonction sociale, de construction d’un lien, pour lutter aussi contre l’isolement de certaines personnes. Je crois que les bibliothèques sont des pépites, pour cela, et le plus elles peuvent faire entrer de personnes chez elles, le mieux c’est ! ❤

Geneviève : Tu es engagée !

Ingrid : j’ai mis beaucoup de « h » dans bibliothèque… promis je ne veux rien découper, pourtant !

Sylvie : 😍

Geneviève : 😆 hahaha

Ingrid : oui. Il faut l’être. Pour le rayonnement de la culture, pour les gens aussi, je pense que c’est un acte politique et citoyen d’offrir la possibilité de se documenter ou de s’évader

Geneviève : Justement tu parlais plus haut de murder party, comment conçoit-on une de ces murder ?
On construit une histoire, un scénar, une pièce de théâtre ? ça ressemble à quoi ?

Ingrid : ouh là ! c’est un vrai casse-tête à concevoir ! mais pour faire simple, je viens dans ta librairie ou bibliothèque et on invite entre 50 et 200 personnes à résoudre un mystère en grandeur nature. En gros, on fait vivre aux joueurs une histoire qu’ils auraient pu lire dans un roman policier ! Tout le monde participe, les membres du personnel interprètent des personnages à interroger, on cache des indices un peu partout, on pose quelques énigmes et les gens ont un peu moins de deux heures pour trouver le coupable, le mobile, et l’arme du crime !
oui c’est un peu comme une pièce de théâtre où tout le monde joue un rôle !

Geneviève : Un cluedo grandeur nature
Mais alors il faut impliquer l’équipe ?

Ingrid : c’est génial, les gens s’amusent beaucoup et pour certains d’entre eux c’est une façon soft de remettre les pieds dans une bibliothèque ou librairie : ils se rendent compte que le personnel est cool et que ça a l’air génial de traîner par ici !
oui 😉

Geneviève : Mais l’auteur pour lui c’est un vrai casse tête, non ?

Ingrid : oui ! à concevoir c’est un enfer ! mais quel plaisir de voir les gens s’amuser !

Geneviève et Ge²👍

Geneviève : Dites moi madame l’autrice, il va falloir que l’on parle sérieusement toutes les deux !
Tu sais que tu m’intéresses là !

Sylvie : 👍

Ingrid : mais quand vous voulez, madame la bibliothécaire (mais que c’est long à écrire, ce mot !)

Geneviève : oh punaise à qui le dis-tu, je l’écris tout les jours de ma vie de bibliothécaire, lol 😆

 Ge² : Tu peux dire bib si tu préfères 😉

Ingrid : bib ce sera (genre je vais pas me faire prier)

Geneviève : hihi😆

 Bon je tenterai bien une dernière question car je sais que tu as une autre audition plus tard ?

Ingrid : allez, va pour la dernière

Geneviève : Crois qu’un bon lecteur puisse devenir auteur ? Attention j’ai pas dit un bon auteur ? Et ça marche aussi au féminin !

Ingrid : tu veux dire avec des -trices ? 😉

Ge²: 👍

Geneviève : Oui avec des trices !

Ingrid : si c’est le cas pourquoi pas ? si écrire est une envie, un besoin, il faut se lancer parce que ça fait un bien fou ! et tant pis si on n’écrit que des premiers chapitres, qu’on change d’avis mille fois ou qu’on n’est pas à la hauteur de ce qu’on aurait voulu… la vie est trop courte pour ne pas se faire ce plaisir (et sinon, il y a mes ateliers pour aider 🙂 )

Geneviève👍

Sylvie : 👎

Ingrid : qui a osé mettre un pouce en bas !
je suis choquée
blessée !
trahie !

Sylvie : 👍

Ingrid : (oui c’est la grande scène du II)

Sylvie : 😍

Ingrid : je crois qu’on a perdu Geneviève et son double maléfique !

Geneviève : Non, pas vraiment perdue, occupée 😉…à commencer une nouvelle

Ingrid : héhé ! tu as commencé une nouvelle ?

Geneviève :  Allez savoir ! Et ben merci Ingrid pour ce moment très agréable de GAV, j’en redemande.

Sylvie : 👍

Ingrid : eh bien le plaisir est partagé ! je me réjouis de notre prochain entretien !

Sylvie : 😍

Ingrid : des GAV comme celle-là on en redemande aussi !
à tout à l’heure, donc ?

Geneviève : Moi je reviendrai vers toi, d’abord pour conclure tes 4 auditions.

Ingrid : ok

Geneviève : Et ensuite à titre pro et perso pour parler Apéro polar et murder party

Sylvie : Merci pour l’échange Ingrid à te lire.

Ingrid : volontiers, vraiment, Geneviève

Sylvie et Geneviève😍

Ingrid : Merci Sylvie  🙂

Geneviève : Et maintenant je te libère mais avant as-tu quelque chose à rajouter ou les flingueuses ont-elles une ultime questions ?

Ingrid : merci aussi Danièle  et Aline  et So Fiou  🙂
J’ai un direct insta (celui que j’avais oublié dans mon planning) à 18h30 en direct, si ça vous dit 🙂

Sylvie et Geneviève😮

Geneviève : Les flingueuses, une ultimes choses à demander à Ingrid avant de clore cette audition ?

Dany : Non pas pour le moment Geneviève … je fourbis mes armes pour demain, je note …

Geneviève et Ge²👍

Ingrid : ahaha je les ai épuisées 😉

Geneviève😆

Dany : Épuisée moi (presque ) jamais !

Ge² : Pas si vite chère Ingrid, chez les flingueuses nous avons de la ressource !

Ingrid : en tout cas, vraiment vous avez un concept en or 😉

Sylvie : J’ai donné ma liste de question à  Danièle.   Je fonce sur le live…

Dany :  👍

Geneviève : Alors je déclare la première audition terminée !
à plus tard, alors !

Que l’on ramène notre suspecte dans sa cellule
Et… attention Ingrid, une flingueuse peut en cacher une autre !

Ge² : Je m’en charge !

Geneviève : Parfait ! 

18h 10  :

Fin de la première audition de la Gav d’Ingrid Desjours par Ge et ses Flingueuses.

Apéro Polar : La plume et le Flingue


Apéro Polar : La plume et le Flingue. Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

Une nouvelle fois, la patronne nous a concocté un de ses fameux apéro polar.

Cette fois le titre était « la plume et le flingue » et le thème « flic et auteur »

 

Le compte rendu d’Eppy Fanny, complété par Ge la patronne.

C’est parti pour 1h30 d’interrogatoire

 

AP sacha DidierPrésentation par la patronne en personne. Dame Geneviève

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Un public de connaisseurs dans lequel des auteurs amis …

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Go Geneviève Van Landuyt se lance

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Les questions arrivent. Et…

 Ge- « OKi,  Sacha alors pourquoi tout à coup on écrit ? »

 Sacha -« Pourquoi on écrit?

En ce qui me concerne, c’est en lisant Maxime Chattam, qu’un jour je me suis dit: « J’aimerais avoir le talent et l’imagination pour écrire des romans ». Un jour j’en ai parlé à mon mari, et il m’a répondu de la manière la plus naturelle du monde « Ben fais-le! » Mdr

Le lendemain, j’ai pris un cahier et un crayon,✒ j’ai commencé à créer des personnages, je voulais que ça se passe en Louisiane. J’y avais passé de fabuleuses vacances et l’atmosphère était restée ancrée en moi! Les premières lignes, je me sentais un peu bête, et puis j’ai commencé à faire des recherches. A ce moment, le virus m’a pris et écrire est devenu une passion! Moi qui n’avais jamais rien écrit avant l’Emprise des Sens!

Je voulais voir si j’étais capable de sortir quelque chose de ma tête et de mon imaginaire! »

– « Quelle est l’urgence de l’écriture ? »

« J’écris dès que je peux en fonction de mon temps libre! Et quand je n’écris pas, je réfléchis à un tas de trucs sur mon intrigue, mes personnages. Je prends quelques notes pour m’en rappeler (j’ai toujours un cahier avec moi!) « 

les réponses aussi mêmes si elles ne sont pas toujours en adéquation avec les questions…

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Pas grave la patronne relancera ses questions jusqu’à obtenir une réponse.

« – Alors ! Ton boulot, vocation ou bien ?

– Mon boulot? Oh que oui, vocation! Merci Starsky et Hutch! Et je pense pas qu’on puisse exercer le métier de policier sans que ce soit une vocation! »

« -Pourquoi un polar ?

Le polar s’est imposé à moi très naturellement de par cette passion pour l’étude du comportement des criminels en série! Et là je pouvais créer mon propre monstre, avec ses souffrances, ses déviances, ses troubles neuropsychiques! C’est flippant ça aussi nan? lol » 

– Peux-tu me dire pourquoi tu as décidé d’écrire sous pseudo ?

Si j’ai décidé d’écrire sous pseudo,  ce n’est absolument pas pour me cacher derrière! Mais pour le fun! Je trouvais que c’était rigolo! Et c’est mon côté rêveuse! Enfant presque!

Le romanesque m’a toujours attirée alors se créer un nom en tant qu’auteure c’était me donner une nouvelle part de liberté à moi aussi!!!

Et puis je voulais aller au bout de mon délire et choisir un prénom que j’aime depuis longtemps!

A moins que ce ne soit un trouble dissociatif de l’identité! Muhahaha 😉😊🤓

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Didier sage comme une image.

Mais son tour est arrivé

Le voilà qui nous parle de son ancien univers professionnel, de son parcours.

« Je suis né le 11 décembre 1954. Mon père était policier et c’est lui qui m’inoculera le virus. Car en plus d’écrire des polars j’ai fait partie de la grande maison. Après quinze ans dans la restauration, notamment à bord du paquebot France j intègre la Police en 1984

De 1986 à 2000, j’ oeuvre au sein de la brigade anti-criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001, je suis affecté au groupe de recherches et d’investigations dans le 13e à Paris. J’y prends en charge le bureau de police administrative. »

 

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De ces héros et personnages aussi

« Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage. Le problème, c’est qu’on ne les prévient pas que le paquetage s’alourdira au fil des ans. Alors, certains mettent une carapace et en payent le prix fort dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder et trouvent dans leur arme de service l’ultime solution. »

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Didier Fossey est en verve

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Sacha fait de même.

– Donc Sacha, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

-Alors, déjà, « bonjour les lecteurs à Geneviève »!!! 珞

Je suis Sacha. Et depuis que je me suis mise à écrire des thrillers, mon mari ne dort que d’un oeil à côté de moi! Muhahaha!!! J’ai 44 ans, toutes mes dents (oui même les dents de sagesse!), et le plus beau compliment que j’ai eu dernièrement, « t’es une grande malade toi! ». (un de mes collègues de boulot qui lisait mon livre).Quand j’étais ado, je ne lisais pas beaucoup (oui je sais ça choque), j’avoue que le programme scolaire de lecture ne me faisait pas rêver! Les seuls qui m’ont fait vibrer à cette époque, Edgard Allan Poe, et Oscar Wilde! Dejà les prémices de ma psychopathie peut-être! Et en fait, je ne me suis mise à « dévorer » les livres que depuis une quinzaine d’années! Je me rattrape maintenant!

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Didier Fossey nous parle de son roman Burn out aux Editions Flamant Noir

Une série de vols d’objets d’art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup, mais, lors d’une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d’indices. Ses collègues présents sur place n’ont rien vu.

Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Malgré son manque d’effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d’un de ses hommes…

Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi et les pistes sont dérisoires. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires, non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel.

C’est un monde désenchanté, un monde dans lequel l’histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine c’est tout. Certains flics boivent pour oublier, d’autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible…

 

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Bienvenue au 36 quai des Orfèvres. Ambiance, jargon, procédures… tout y est parfaitement décrit, au point que vous aurez l’impression de faire partie de cette équipe de la B.A.C. dès les premières pages. L’auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carrière dans la Police Nationale. Il mêle fiction et réalité avec talent. Burn-out met en lumière les nombreux problèmes du métier de policier. Ces hommes, ces maris, ces pères, sont souvent mal perçus par la population, incompris de leur hiérarchie. Quand leur métier prend toute la place, devient insupportable au quotidien et leur fait tout perdre, ils trouvent parfois en leur arme de service l’ultime solution… Un polar qui s’inscrit dans l’actualité.

 

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BURN-OUT, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s’alourdit de quelques cauchemars…

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Sacha nous résume le sien. L’emprise des sens aux éditions de L@ Liseuse

Talia détruite psychologiquement par son ex mari décide d’aller passer des vacances à la Nouvelle-Orleans et d’en profiter, mais ce qu’elle ne sait pas c’est que sa vie va basculer.

Un cauchemar va venir perturber sa première nuit, cependant elle décide d’aller se promener au cimetière Saint Louis afin d’évacuer ce stress.

Là, elle se retrouve face à la scène de crime de son cauchemar de la nuit passée ! un don ? de la magie noire ? des rites vaudous ?

BIM, c’est parti pour un voyage à la Nouvelle Orléans, ambiance chaude assurée !

 

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Sylvie Buttard (Sacha Erbel) qui parle d’un auteur qu’elle adore (moi aussi) Maxime Chattam. Je précise car je n’ai pensé à enregistrer qu’après son hommage. Didier Fossey rend hommage aux talents de Franck Thilliez et de Jacques Saussey. Deux auteurs que j’apprécie énormément aussi…

Certaine question demande réflexion …

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Des débats Ok, mais des fous rires aussi

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de l’humour toujours

AP sacha Didier$$$$$$

Des débats passionnants sur le quotidien des policiers, avec le renfort de Patrick Nieto, dans le public. Heureuse de l’avoir enfin rencontré « dans la vraie vie ». J’ai énormément apprécié nos échanges.

Les échanges se poursuivent

Sacha est en verve… Didier se défend

des moments intéressants, une fois de plus. Des moments émouvant aussi des moments d’émotions, de rire, des sourires. Des moments de vie, simplement

 

Les débats se terminent et j’en profite pour mettre en boite la patronne qui met en boite les auteurs

AP sacha Didier$$$$$$$

Les apéro polar se termine toujours par un verre de l’amitié et quelques grignotages et des échanges libres entre le public et les auteurs pendant que notre hôtesse, la patronne, joue les barman.

Puis une fois que la cheffe à remis en état les lieux, plier et ranger les chaises, remis les fauteuils en rangs d’oignons…On va déjeuner, les lecteurs, auteurs et organisatrice au resto du coin.

Et là un autre repas polar débute, les échanges entre tous se poursuivent

AP sacha Didier$$$$$$$$

Attention la patronne à faim. Et oui elle n’a jamais le temps de prendre l’Apéro, la cheffe

Rencontre avec Sylvie Marquez avec qui nous avons longuement échangé sur le Salon de Toulouse à venir (ma petite Amandyne Di Fauris tu étais un peu avec nous hier).

AP sacha Didier$$$$$$$$$

Rencontre aussi avec Helene Babouot. Un délice que nos échanges. J’ai deux mots à dire à un ami à propos ….

AP sacha Didier$$$$$$$$$$

Parce que c’est drôlement sympa d’échanger en déjeunant . Merci Patrick Nieto

Que voilà des moments agréables. Et en plus passion commune avec Didier Fossey pour le rugby. Nous n’avons donc pas parlé que littérature et métier de policier.

AP sacha Didier$$$$$$$$$$$

Cette photo n’est pas de moi mais l’ambiance me plait beaucoup. Auteure et Éditrice qui voient la vie en rose. Plutôt sympa comme conclusion de ces moments passés ensemble.