Le vieux qui voulait sauver le monde  de Jonas Jonasson


Le livre : Le vieux qui voulait sauver le monde  de Jonas Jonasson … – traduction : Laurence Mennerich – Paru le 11 octobre 2018 aux éditions Presses de la cité – collection Domaine étranger -21.50€  (502 pages) ; format 23×14 cm. – epub 14.99€

 

4ème de couverture :

Après avoir séduit 1,3 million de lecteurs en France, le Vieux ne sucre toujours pas les fraises !

Tout commence au large de Bali, avec une montgolfière et quatre bouteilles de champagne. Aux côtés de Julius, son partenaire dans le crime, Allan Karlsson s’apprête à fêter son cent unième anniversaire quand… patatras ! Le ballon s’échoue en pleine mer. Voici nos deux naufragés recueillis à bord d’un vraquier nord-coréen. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il se trouve que l’embarcation, dépêchée par Kim Jong-un, transporte clandestinement de l’uranium enrichi. Ni une ni deux, Allan se fait passer pour un spécialiste de la recherche atomique, parvient à leurrer le dictateur et s’enfuit avec une mallette au contenu explosif… un néonazi suédois à ses trousses. De Manhattan à un campement kenyan en passant par la savane de Tanzanie et l’aéroport de Copenhague, Allan et son comparse se retrouvent au cœur d’une crise diplomatique complexe, croisant sur leur route Angela Merkel, Donald Trump ou la ministre suédoise des Affaires étrangères, se liant d’amitié avec un escroc indien au nom imprononçable, un guerrier massaï, une entrepreneuse médium engagée sur le marché du cercueil personnalisé et une espionne passionnée par la culture de l’asperge.

 

L’auteur Jonas Jonasson est un écrivain et journaliste suédois né à Växjö , le 6 juillet 1961.Avant de devenir écrivain, Jonas Jonasson a longtemps travaillé comme journaliste, consultant dans les médias puis producteur de télévision.
Décidant de commencer une nouvelle vie, il se met à la rédaction d’un manuscrit, vend tout ce qu’il possède en Suède et part s’installer dans un village suisse, près de la frontière italienne (dans le canton du Tessin).
En 2009, son manuscrit est publié. En France, il paraît aux Presses de la cité en mars 2011, sous le titre Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle.
Son second roman, L’analphabète qui savait compter est sorti en France en octobre 2013, suivi en 2016 par  l’assassin qui voulait une place au paradis

 

 Extrait :
« Donald John Trump était né à New York le 14 juin 1946, un an jour pour jour après que le citoyen suédois Allan Emmanuel Karlsson eut donné aux États-Unis la solution à leurs problèmes de fabrication d’une bombe atomique.
Les deux hommes avaient plus en commun qu’il y paraissait. Allan avait hérité d’une cabane sans eau courante ni isolation, en pleine forêt, en dehors de Malmköping, et le jeune Donald, de vingt-sept mille appartements à New York City. Les fistons traversèrent ensuite une période funeste. Allan fit exploser sa cabane ; Donald fit à peu près la même chose avec l’empire immobilier de son père et fut sauvé de la faillite grâce à plusieurs banquiers charitables.
Un autre de leurs points communs était d’avoir réfléchi au sens de la vie au même moment, chacun de son côté : Allan à Bali, avant d’être ensorcelé par une tablette noire et de partir à la dérive dans une montgolfière, Donald dans une grande maison blanche à Washington, entouré d’idiots et d’ennemis. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le vieux qui voulait sauver le monde  de Jonas Jonasson

On avait laissé Allan se dorer en Malaisie, bourré de fric et en bonne compagnie. Un an après il accepte de fêter ses 101 ans de façon détonante … il fait sa révolution numérique et devient addict de la tablette à la pomme, tandis que Julius est en adoration pour les asperges.

Si l’auteur avait balayé avec humour les cent premières années d’Allan en lui faisant rencontrer tous ceux qui ont fait l’histoire de ce dernier siècle, c’est maintenant au présent qu’il s’attaque. Quels sont les fléaux qui nous guettent ? Tour à tour le regard critique de Jonas Jonasson se porte sur la Corée du Nord et son chef à la coiffure de Play-mobil, le nouveau Président des Etats-Unis et ses tweets incendiaires, l’Europe en pleine errance avec la montée des populismes, les manœuvres russes pour influencer les élections dans notre monde occidental « démocratique »… quelques espoirs néanmoins à glaner auprès des peuples sages du pays Massaï !

Un nouveau road-trip pour nos héros mais cette fois, ils ont lâché l’éléphant pour une valise d’uranium enrichi de contrebande, en créant leur fabrique de cercueils personnalisés, poursuivis par des néonazis suédois. De nouveaux joyeux drilles rejoignent nos héros : une entrepreneuse de pompes funèbres et apprentie médium, une dissidente des services secrets germaniques adepte des asperges, une ministre suédoise des affaires étrangères …

Tout le suspense est de savoir si Allan fêtera ses 102 ans, l’instinct de survie est bien là cependant … Tout le suspense est de savoir si notre monde survivra à la menace nucléaire et autres fléaux … Côté auteur : qu’est-ce qui fait de lui cet adorateur d’Angela ?

J’ai adoré ce qui devrait être des caricatures de notre actualité vu par ce suédois bourré d’humour, ravageur et dérangeant, qui nous fait faire quelques arrêts sur image, salutaires à notre interprétation du monde.

Merci aux Presses de la cité pour leur confiance.

 

Lu en version numérique.

 

 Extraits

« La Suède s’étend sur mille six cents kilomètres de long, un peu moins en large. Une surface plutôt vaste pour dix malheureux millions d’habitants. Dans la plus grande partie du pays, on peut marcher des heures sans croiser une seule personne. Ni même un élan. On peut acquérir une vallée avec un lac pour une somme qui ne suffirait pas à acheter un studio délabré en banlieue parisienne. L’inconvénient, on le découvre ensuite, c’est qu’il faut parcourir cent vingt kilomètres pour se rendre au magasin le plus proche, cent soixante jusqu’à la pharmacie, et si jamais on marche sur un clou, boitiller encore plus loin pour atteindre l’hôpital. Si on veut emprunter du lait pour le café au plus proche voisin, on risque de devoir marcher trois heures. Le café aura refroidi bien avant qu’on soit rentré.

Ceux pour qui ce mode de vie n’a pas beaucoup d’attrait ont passé l’accord tacite de se rassembler à Stockholm et alentour. Leur présence attire les entreprises. H&M, Ericsson et IKEA préfèrent suivre deux millions et demi de clients potentiels plutôt que, disons, les soixante-dix personnes qui n’ont pas encore quitté le village de Nattavaara, au nord du cercle polaire. »

« En Suède, il existe une chose qu’on appelle « le principe de publicité », autrement dit la transparence documentaire. Cela signifie que tout ce qu’un fonctionnaire fait, écrit, dit – voire pense – doit être consigné sans délai dans un rapport consultable par tout citoyen qui le souhaiterait. Les citoyens, en général, posaient rarement de problèmes. Il en allait autrement des journalistes. »

« Tandis que Sabine et Julius vaquaient à leurs affaires, Allan avait trouvé un canapé dans le salon télé de la maison d’hôtes, où il attendait que Sabine fasse de petites pauses dans ses recherches, afin de rattraper son retard de lecture. Entre autres sur le courroux des Suédois face aux distributions de courrier qui laissaient fortement à désirer. Beaucoup trop de lettres mettaient deux jours à arriver, au lieu du seul promis. Plutôt que d’améliorer ses services, la poste changea les règles. À présent, toutes les lettres mettraient deux jours. Ainsi, le taux de ponctualité approchait les cent pour cent. Allan songea que le directeur de la poste pouvait s’attendre à recevoir une prime conséquente.

Sur un autre sujet, un cadre du Front national français avait mangé un couscous dans un restaurant maghrébin. Et il avait trouvé ça bon ! Voilà qui était extrêmement antipatriotique. Le Couscous Gate aurait entraîné l’exclusion du mangeur de couscous, à moins qu’il n’ait pris volontairement la porte. Allan ne savait pas ce qu’était le couscous. Sans doute l’équivalent dans le monde arabe de la soupe de pois au lard. S’il devait ingurgiter encore une fois ce plat, il concevait de démissionner aussi. Même s’il ne savait pas trop bien de quoi. »

« Les lions pensent de manière logique et toujours selon les mêmes principes. Ils n’ont pas l’aptitude de distinguer un être vivant d’un véhicule motorisé, tant que le premier a le bon sens de rester dans le second. Si, par exemple, le félin voit approcher une voiture à ciel ouvert pleine d’humains, il globalise et se pose trois questions : 1/ puis-je manger cette chose ? (non, c’est trop gros), 2/ cette chose peut-elle me manger ? (non, une longue expérience m’a appris que les voitures tout-terrain et les camions n’attaquent jamais), 3/ puis-je m’accoupler avec cette chose ? (non, je ne pense pas que je pousserai le vice aussi loin).

Mais qu’une personne quitte la sécurité du véhicule de la taille d’un éléphant et les réponses aux questions que se pose le lion sont tout autres. 1/ puis-je manger cette chose ? (oui, et ça va être bon !), 2/ cette chose peut-elle me manger ? (non, comment s’y prendrait-elle ?) et 3/ puis-je m’accoupler avec cette chose ? (non, je ne pense pas que je pousserai le vice aussi loin). »

« Douze mois plus tôt, ils avaient porté un toast aux événements aux États-Unis et à la nomination prochaine de Donald J. Trump. Depuis la nuit du vote, une division entière de l’armée du Net de Guenna avait été employée à effacer les traces, tandis que trois autres divisions modifiaient régulièrement leur position pour que rien n’entrave l’effondrement des États-Unis. Encore douze mois plus tôt, c’était le Brexit que les amis avaient célébré. Deux extraordinaires victoires en autant d’années.

2017 n’avait pas été aussi faste. Le chaos aux États-Unis était bien sûr fantastique, mais aussi effrayant. Il incitait à l’humilité pour la suite. Tout en haut sur le planning figurait la question de se débarrasser de Trump ou non, et, dans l’affirmative, de faire de même avec Kim Jong-un. Il y avait une alternative, mais Volodia et Guenna voulaient y réfléchir à tête reposée.

Du reste, ils devaient reconnaître que, au cours de l’année, ils avaient manqué l’occasion de torpiller l’Europe. Leur déconvenue en France les énervait au plus haut point. Tout avait été préparé pour un duel entre François Fillon et Marine Le Pen. Droite contre très à droite. Guenna gardait dans sa manche une bombe qui aurait pu augmenter les chances de Le Pen. Par malchance, un petit comique du Canard enchaîné avait découvert l’information et l’avait publiée bien trop tôt. Merde ! »

Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko


Aujourd’hui c’est … Double Chronique…

Où quand 2 flingueuses vous donnent leur point de vue sur un même roman.

Aujourd’hui c’est Maud et Mamie Danièle qui nous font découvrir un polar africain,  Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Ce matin c’est Maud qui nous parle de sa lecture d’ Au pays des mille collines 

Ce soir ce sera au tour de Danièle de vous faire par de sa chronique.

Allez assez palabré, place à la lecture de Maud


Le livre : Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko. Paru le 16 Janvier 2017 aux Éditions l’Atelier de l’Egrégore. 16.88 euros. 230 pages. 13,3 x 1,5 x 20,3 cm

4ème de couverture :
Dans toutes les officines occidentales, le général Paul Kagamé, cet ex-chef des services secrets ougandais et proche conseiller du très cynique président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, était considéré comme le vainqueur et le probable futur homme fort du Rwanda. Pourtant, il avait gardé un mauvais souvenir à cause de la spectaculaire débandade, en 1990, des rebelles rwandais basés en Ouganda face aux éléments des Forces armées zaïroises conduits par le général Mahele Lieko Bokungu. Ce dernier, en l’occurrence Donatien, était un ancien gamin de la zone de Ngiri-Ngiri que les Zaïrois avaient affectueusement surnommé « le tigre ». En tout cas, après l’attentat en avril 1994 contre l’avion du général Juvénal Habyarimana, la responsabilité de l’acte ayant provoqué les massacres de plusieurs centaines de milliers de Rwandais demeurait inconnue. Aucune investigation n’avait été sérieusement menée sur le terrain.

gaspard-hubert-lonsi-kokoL’auteur : Essayiste, romancier et analyste politique, Gaspard-Hubert Lonsi Koko est né à Léopoldville (actuellement Kinshasa). Vivant à Paris depuis 1983, il partage sa vie entre la France et la République Démocratique du Congo. Il est l’auteur de plusieurs articles et de nombreux ouvrages sur les problématiques relatives au dialogue Nord-Sud, au socialisme, à l’immigration, à la cohabitation humaine, à la géopolitique…

 

 

Extraits :
« En réalité, la DGSE ne disposait pas de bureau fixe à Kigali, mais y effectue des “missions d’intervalle”, centrées sur l’action. Un détail s’avère quand même important. L’un des deux coopérants militaires français qui étaient assassinés le 7 avril dernier dans la capitale rwandaise habitait la “maison de l’agent”, connue à tort ou à raison comme celle d’un ancien correspondant de la DGSE. »

 

Les Lectures de Maud :

au pays des milles collines

Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

 

Dans un contexte géopolitique très tourmenté entre la France et certains pays d’Afrique, ce roman retrace une partie des faits relatifs entre le gouvernement français, le Rwanda et le Zaïre principalement. Le lecteur est tout de suite emporté et impliqué dans sa lecture, on suit attentivement les enquêtes, les embuches et les réactions de Paris.

A Paris, justement période de cohabitation, nous ne sommes pas très sûres que le retour au calme et la diplomatie soit la priorité des dirigeants mais plutôt les prochaines élections françaises et faire en sorte de sortir blanc de ce conflit, qui serait à priori une catastrophe sur le plan politique.

A travers les yeux d’un agent supra secret aux multiples personnalités et noms, nous évoluons au fil de son enquête, de ses rencontres, de ses découvertes, jusqu’à la découverte de la vérité. La vérité des uns ne plaît sûrement pas aux autres. Comment va-t-il faire pour se sortir de ce pays pris dans une guerre civile, à qui peut-il accorder sa confiance ? Va-t-il réussir sa mission initialement confiée ?

L’auteur avec une plume très agréable nous relate sous forme de roman, des faits rocambolesques mais tellement plausibles. Il nous fait découvrir le pays des mille collines ainsi que la poudrière que sont certains pays africains et les principales raisons, sans être redondant, ni accablant de cours politique. Une belle découverte qui ouvre les yeux sur notre monde tel qu’il est sûrement. A vous de vous faire votre propre avis.

Je remercie les Editions l’Atelier de l’Egrégore pour leur confiance

 

Version lue : Numérique

 

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin


Le livre : La guerre est une ruse, Volume 1 de Frédéric Paulin. Paru le 6 septembre 2018 aux Editions Agullo. 22€ ; (384 p.) ; 20 x 14 cm 

4ème de couv 

Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent… Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’oeuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ? Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l’horreur ne s’invite à Paris ? Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au coeur de la décennie noire qui ravagea l’Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

L’auteur : Frédéric Paulin est né en 1972. IL est l’auteur de plusieurs romans noirs historiques et de polars mélangeant critique sociale et chronique policière. Il vit en Bretagne. Il a publié en autre aux Éditions Goater de La Dignité des psychopathes, La Grande peur du petit blanc (Prix du roman Produit en Bretagne 2014) et 600 coups par minute (Prix Les Mots de l’Ouest 2016). Et de La peste soit des mangeurs de viande à la Manufacture de livres
Extrait : 
Ce lien contre nature entre militaires et islamistes engendrera inévitablement le grand bordel. Le grand bordel, comprendre l’importation des problèmes algériens en France.

Le petit avis de Kris

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin
Editions Agullo

Algérie, 1992. Les élections remportées par le Front islamique du salut sont annulées et le pouvoir est investi par quelques généraux. Tedj Benlazar, agent de la DGSE, surveille les agissements du Département du renseignement militaire. Il met à jour une machination destinée à exporter le terrorisme à Paris afin d’obliger la France à s’impliquer dans le plan antiterroriste des généraux.

Ce livre est un constat, certes, mais mené tambours battants à la manière d’un thriller. Aussitôt en main, impossible de le poser.

Le début de Daesh et des hostilités ?

On suit le cheminement d’un agent de la DGSE en poste à Alger de 1992 a 1995. Inutile de préciser que les missions ne sont pas de tout repos et à hauts risques. D’autant que sa famille est restée en France et que l’éloignement ne facilite pas les choses.
Quand on est un agent de l’état français au patronyme arabe, on n’est plus loin de la
recherche d’identité, né algérien et faire partie de la DGSE à Alger n’est pas une mince affaire.

Il flaire les unions contre nature qu’il entrevoit autour de lui mais parviendra- t ‘il a en apporter les preuves ?

J’ai quitté à regret Tedj Benlazar, attachant au possible, mais mon petit doigt me dit qu’il en a encore sous le pied.

Le contenant est attirant, certes, mais le contenu le mérite grandement !

Bons Baisers de Bissau de MC Sass (SASSA)


Bons Baisers de Bissau de MC Sassa (SASSA). Publié le 9 novembre 2017 par  Independently published. 17€50 ;  (364 p.) ; 13×20 cm

Résumé :

 Bissau, Afrique de l’Ouest. Une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique menace quand quatre médecins de l’OMS disparaissent subitement en brousse. Entre une journaliste chinoise bien trop sexy, un mastiff corse taulier du casino local, des militaires rêvant de coups d’État et des narcotrafiquants omniprésents, Jo Drake, agent des services secrets britanniques, va devoir affronter un ennemi aussi mégalomane qu’impitoyable.

 

 

 

L’auteur : Après plus de 25 ans d’engagement, SASSA sortira-t-il un jour de l’ombre ? Aujourd’hui, il (ou elle ?) entrouvre pour vous quelques-unes des portes de cet univers obscur qui gravite autour de la défense nationale, celui des services secrets.
Un univers d’hommes rudes et de femmes fières. Un univers entre luxe excessif et pire pauvreté. Un univers cynique et destructeur… auquel il a choisi de vous initier au travers du prisme de la légèreté et de l’humour si caractéristiques des polars d’espionnage !
Bien sûr tout ceci n’est que pure fiction et donc… les personnages et les situations décrits sont purement imaginaires. Toute ressemblance avec des personnages ou des événements existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. Bien sûr…
Extraits : 
Un cérémonial fastueux est prévu pour cette opération de communication qui doit abriter la rencontre de nos ennemis. Robes de soirée et smoking. Dans ma tête trotte une petite musique. Celle du générique des films de l’espion le plus connu des services secrets de Sa Majesté. Pour la première fois ce soir, Howard et moi allons faire une entrée digne de lui. Notre limousine s’arrête au bord d’un tapis rouge bordé de curieux et de photographes. Les portières s’ouvrent. Électrisé, je jaillis hors du véhicule, un sourire vainqueur aux lèvres… et constate qu’une célébrité locale, rousse aux reflets d’or, faussement cachée derrière d’immenses lunettes de soleil monopolise toute l’attention. Résultat, nous passons totalement inaperçus, tant pis… ou tant mieux finalement.

La lecture de Maud

Bons Baisers de Bissau de MC Sassa (SASSA)

 

Un roman d’espionnage bien mené, sans temps mort, un faux air de James Bond revisité. Aucun répit pour Drake qui va aller de surprise en déconvenue dans cette enquête. Que sont devenus ces médecins, qui les a enlevés ? Pourquoi ? 
Un style original qui m’a de suite séduite, un rythme effréné, où l’on suit le héros avec grand plaisir. Un mélange de géo politique et d’action où se mélange avec plaisir, bagarre et romance. Qui sont ses alliés ? Qui sont ses ennemis ? Pas toujours facile à les identifier au premier abord pour Drake qui va devoir composer à priori seul en Afrique loin de Sa Majesté. Un excellent moment de lecture.

Je remercie l’auteur pour sa confiance et sa patience

A lire de préférence dans cet ordre pour suivre Alan et son évolution : Bons Baisers de Bissau, Bons Baisers de Dubaï, Bons Baisers de Jakarta.  Alors, passez un bon moment avec Bons Baisers de Bissau, de @MC Sass (SASSA)

Les Initiés – Thomas Bronnec


Le livre : Les Initiés de Thomas Bronnec. Paru le 15 Janvier 2015 aux éditions Gallimard. 15€50 ; (256 pages). 22,5 x 1,6 x 15,5 cm. Paru le 19 Janvier 2017 aux éditions Folio. 7.25euros. 304 pages. 17,8 x 10,8 cm

4ème de couverture :

Panique à Bercy. Touché par la crise, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d’un plan de sauvetage en urgence, mais son patron se heurte à l’intransigeance d’Isabelle Colson. La ministre de l’Économie, symbole de la gauche revenue au pouvoir, juge ce plan trop favorable aux banques. Au milieu de ce champ de bataille où la politique tente de reprendre ses droits face au monde de la finance, Christophe Demory, directeur de cabinet d’Isabelle Colson, refuse de choisir son camp. Jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par son passé, après la découverte d’un cadavre dans la cour de l’Hôtel des ministres.

L’auteur : Thomas Bronnec est rédacteur en chef adjoint délégué de L’Express.fr, en charge de l’animation de la home page. Il est l’auteur de Bercy au cœur du pouvoir, paru chez Denoël en mars 2011, et il anime le blog « Les Couloirs de Bercy ». Il est journaliste à L’Express, puis travaille à France Télévisions à partir de 2012.
Extrait :
« Depuis près de trente ans, il avait bâti un édifice unique basé sur une philosophie très simple : ce qui est bon pour le Crédit parisien est bon pour la France. Il avait noué dans le monde politique et dans celui de la haute fonction publique des liens privilégiés avec les personnes qui comptaient, ou qui allaient compter. Il s’était très rarement trompé. Dès le début de leur carrière, il allait voir ceux qu’il appelait les « jeunes talents » et il leur faisait son numéro de charme. C’était la première étape du piège qu’il tissait patiemment autour d’eux, jusqu’à ce que leur communauté d’intérêts avec lui et la banque soit devenue trop étroite pour qu’ils puissent dévier de la ligne.

Pour lui, le bonheur de l’humanité passait par le bonheur de la banque. De sa banque. Il était sincèrement persuadé que le système français, où les élites formées dans les mêmes écoles atterrissaient ensuite dans tous les centres de décision du pays, et baignaient dans un entrelacs d’intérêts objectifs, était le meilleur, et il avait décidé de le sécuriser à son profit.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller, dans les couloirs du pouvoir. J’ai été entraîné dans cette enquête afin de comprendre, pourquoi ce cadavre ? A cet endroit ? Si comme moi, c’est une question qui vous taraude, allez-y, découvrez la vérité à travers ce livre, mais s’attendons-nous vraiment à cette réponse ?
Des personnages bien décrits, leurs fonctions et leur mécanismes bien expliqués, leur position et leur caractère assumés. Quand certaines affaires refont surface, avec des enjeux qui remontent jusqu’au sommet de la pyramide, quels subterfuges vont être élaborés ? Le tout afin que les lignes de conduite fixées et les objectifs ne s’en trouvent inchangés.
L’auteur, grâce à un style d’écriture journaliste, donne à son œuvre un rythme effréné. Il nous embarque dans le « Off » de Bercy et dans les couloirs du pouvoir, où se mêlent à la fois, stratégies et arrangements. Les complots y sont rois et règnent en maîtres absolus. Jusqu’où iront ces hommes et ces femmes influents afin de contenter leur projet ou d’honorer certains « retours d’ascenseur » ? 
J’ai adoré me plonger dans cette histoire, où le complot siège en place centrale, la fin m’a bluffée. J’irai très prochainement découvrir les autres livres de l’auteur. 

Kisanga – Emmanuel Grand


Le livre : Kisanga de Emmanuel Grand. Paru le 15 mars 2018 chez Liana Levi dans la collection Policier. 21€ ; (386 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv :

Il y a foule dans les salons du musée de la Marine. Sous les applaudissements de tout le gotha politico-économique, la compagnie minière Carmin célèbre le lancement de Kisanga : un partenariat r coexploiter un fantastique gisement de cuivre tapi au coeur de la savane congolaise. Les ministres se félicitent du joli coup de com’ avant les élections ; les golden boys de la City débouchent le champagne. Mais au même moment, Carmin rend un dernier hommage à l’un de ses cadres décédé dans des circonstances suspectes tandis que les services français font appel à leur meilleur barbouze pour retrouver un dossier brûlant disparu à l’est du Congo. La mécanique bien huilée s’enraye et débute une course contre la montre entre une escouade de mercenaires armés jusqu’aux dents, l’ingénieur de choc chargé de piloter Kisanga et un journaliste opiniâtre qui sait mieux que personne que sous les discours du pouvoir se cache parfois une réalité sordide. Cette histoire de manipulation, où la vérité se dérobe jusqu’à la dernière page, se déploie sur fond de mutations économiques en Afrique et de collusion des pouvoirs autour du trésor empoisonné que constituent les richesses de son sous-sol.

L’auteur : Emmanuel Grand, né à Versailles en 1966, a passé son enfance en Vendée et vit aujourd’hui en région parisienne. Il est l’auteur de deux polars très remarqués : Terminus Belz (prix PolarLens, Tenebris et prix du polar SNCF) et, en 2016, Les salauds devront payer (prix Interpol’Art). Et aujourd’hui Kisanga qui vient de remporter le Prix Landerneau polar 2018.
Extrait :
Sa respiration était lente. Une brise légère caressait les feuilles des arbres.
Tapis dans les rochers, les deux guetteurs observaient la bâtisse sans bouger, quand soudain une silhouette apparut sur la terrasse. Le militaire fit le point sur ses jumelles. Un homme aux cheveux blancs, en robe de chambre nid-d’abeilles, tenait un bol de café à la main. Le sniper ajusta la crosse de son arme sur son épaule et resserra son index sur la queue de détente.
Le militaire à la jumelle déploya la paume de sa main gauche comme pour l’empêcher de tirer. Épiant le moindre geste du type en contrebas, il attendit que celui-ci se tourne pour se présenter sous un angle plus favorable. Alors la cible renversa la tête en arrière et vida son bol de café d’un trait. Il l’avait en pleine ligne de mire quand son walkie-talkie se mit à grésiller.
– Allô !
– Oui, mon colonel.
– Ne tirez pas. Je vais sur place. Citroën grise immatriculée CE 371 SL.
– Bien, mon colonel.
– Je suis en civil, veste bleu marine. Interdiction de faire feu sans mon accord. Je vous ferai un signe si ça tourne mal, mais pour le moment, je joue seul.
Le capitaine répercuta l’ordre à son tireur d’élite et vingt minutes plus tard, un nuage de poussière monta du chemin annonçant la Citroën qui termina sa course à l’ombre des cyprès. Le colonel en veste bleue sortit de la voiture, traversa le jardin et frappa à la porte. Le capitaine qui le suivait à la jumelle grogna entre ses dents. Le colonel était entré à l’intérieur et il ne l’avait plus en visuel. La mission venait de se compliquer singulièrement. Le sniper relâcha la pression. 

 

Le petit avis de Kris

KISANGA – Emmanuel Grand
Prix du Polar de Landerneau 2018

Carmin, société minière française, vient d’annoncer son association avec un groupe chinois pour lancer dans trois mois Kisanga, une d’exploitation minière dans le Katanga. Olivier Martel est chargé de diriger le projet sur place, mais l’affaire attire aussi l’attention de barbouzes et de la presse.

Bon j’ai quand même été obligée de piquer Kisanga à mon mari (Joke entre Emmanuel et moi)
Traité comme un thriller, ce roman est quand même bien autre chose ! Emmanuel GRAND nous explique (et ce n’est pas simple) les jeux d’influence en Afrique sous couvert de contrats faramineux qui en réalité, cachent bien d’autres enjeux politico-vereux.

La finance, toujours la finance et elle n’est pas l’amie de tous !!

Ici déambulent politicards plus ou moins nets, jeunes loups aux dents longues, mercenaires, journaliste d’investigation qui risque gros et quand même quelques personnages honnêtes, mais rares.

Un roman bien rythmé qui ne fait que confirmer les magouilles auxquelles se livrent certainement tous ces gens bien propres sur eux. Certes c’est un roman, mais qui fait réfléchir. On se doute bien que tout ce qu’on nous montre comme des contrats mirobolants ont leur envers du décor pas joli joli.

Mais peut on tout occulter ?

Et dans tout ça, le Congo avec ses hauts placés qui se rincent et la population qui trinque.

Emmanuel Grand sera à Saint Maur en poche le dimanche 24 juin prochain.

Venez à sa rencontre

SMEP Emmanuel

 

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi


Le livre :  On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Paru le 12 octobre 2017.  21€90 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

 

« Les femmes sont souvent plus fortes que les hommes dans mes romans, même lorsqu’elles sont victimes des pires machinations »
Michel Bussi

« Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. »

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits… Un suspense renversant et bouleversant.

 

L’auteur :  Michel Bussi est professeur de géographie à l’Université de Rouen. Il est l’un des auteurs de polars parmi les plus primés en France au cours de ces dernières années. Son roman Omaha Crimes (2007) connaît une consécration nationale en obtenant cinq prix littéraires majeurs. Dans la foulée de ce succès, Mourir sur Seine (2008) est salué par le public et récompensé par le prix Reine Mathilde. Depuis il est le deuxième auteur le plus lu en France en 2016. Michel Bussi a publié aux Presses de la Cité plusieurs romans : Nymphéas noirs (2011) Un avion sans elle (2012), Ne lâche pas ma main (2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2016), Maman a tort (2015) et Le temps est assassin (2016), devenus des best-sellers et traduits dans le monde entier. 
Extrait :
L’occident croit que s’il ne se barricade pas, toute l’Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L’immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu’elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s’en contentent. Il n’y a que quelques fous pour tenter l’aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d’un Africain sur dix mille, et on parle d’invasion ?

Le billet de Carine

💖 MICHEL BUSSI : UNE VALEUR SÛRE 💖

« ON LA TROUVAIT PLUTÔT JOLIE » de Michel Bussi

Michel Bussi est l’un des auteurs de romans policiers les plus lus et les plus primés en France. Ses romans, des page-turner sans surenchère de détails macabres, parviennent à faire la synthèse entre le meilleur de l’atmosphère des romans policiers populaires français et le rythme des romans à suspense américains. Et c’est ce que les lecteurs adorent…

A Port-de-Bouc, près de Marseille, Jules Flores est chargé d’élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d’une association d’aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L’enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d’origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.

J’aime beaucoup Michel Bussi et découvrir un nouveau roman de lui est à chaque fois un immense plaisir. Ici, passé et présent s’entrecroisent afin de nous conter l’incroyable destin de Leyli, une cabossée de la vie.

Un roman totalement différent de ce qu’a pu nous proposer l’auteur jusqu’à présent. Une chose pourtant ne change pas : il nous captive toujours autant. J’ai adoré ce bouquin … une réussite totale !!!!!! Je vous encourage vivement à le découvrir …

 

 

Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug


Le livre : Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Paru le 12 octobre 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 22€90 ; (784 p.) ; 21 x 14 cm.
4e ce couv :
 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?
Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.
 Les auteurs : Ils sont 3, Jérôme Camut, Nathalie Hug et les CamHug. Et ici c’est cet entité qui officie.

Jérôme Camut est né en 1968. Après des études de cinéma, il travaille dans la production et participe à l’écriture d’un scénario. C’est ainsi qu’il découvre l’addiction des mots, qui ne le quittera plus.

Née en 1970, Nathalie Hug a d’abord travaillé dans l’industrie pharmaceutique, jusqu’en 2004 où sa rencontre avec Jérôme Camut bouleverse sa vie et l’incite à se consacrer à l’écriture.

Ensemble, ils ont déjà écrit deux séries très remarquées : leur série choc « W3 » ou la tétralogie culte « Les voies de l’ombre »

Autant vous le dire tout de suite avant de vous donner mon avis j’ai adoré ce livre. C’est un énorme coup de coeur. Une énorme claque aussi.

J’avais déjà été emballée par la nouvelle qui avait été éditée il y a quelques mois et nous présentant l’avant Islanova et l’armée du 12 octobre.

Une nouvelle numérique « Rejoints nous dans l’armée du 12 Octobre » que vous pouvez retrouver ICI et télécharger gratuitement.

 Mon avis :

 J’ai rêvé d’un autre monde !

 Pour sauver des millions de vies, des activistes décident de prendre les armes. Pour sauver sa fille de leur emprise, un père transgresse tous les interdits.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Une nouvelle fois Jérôme Camut et Nathalie Hug réveillent notre conscience citoyen.

 Oui j’ai rêvé d’un autre monde où la terre serait ronde. Où il n’y aurait pas d’un coté les pays riches et le tiers monde.

J’ai rêvé d’un monde où les richesses seraient partagées. Où l’argent ne ferait pas de l’argent mais du social. Oui j’ai eu cette conscience politique. J’ai vu l’occident prospérer en laissant derrière elle les plus démunis, j’ai vu les entreprises quitter le pays et mettre des tas d’ouvriers, de commerciaux, de cadres  au chômage sans pouvoir retrouver un travail. J’ai vu émergé un quart- monde.  J’ai vu ces même entreprises s’implanter dans des pays où la mains d’oeuvre est sous payée quand elle n’est pas simplement exploitée. Des pays ou les enfants sont obligés de travailler.

Et puis j’ai vu émerger un monde où les inégalités étaient de plus en plus éclatantes.

Et puis j’ai vu l’éclatement du monde. Cette disparité Nord Sud. Les conflits, les guerres, les envies de pouvoir que cela engendre. Les déplacements de populations, les camps de réfugiers. Ces femmes et ces enfants déplacés. Et qu’ai-je fais ?

J’ai pourtant rêvé d’un autre monde où le paradis serait sur Terre.

Mais qu’avons nous fait de ce monde. Plus l’homme a cru plus la planète s’est délitée. J’ai constaté l’épuisement des ressources naturelles, la surproduction, la disparition des forêts, la surexploitation, la disparation des espèces, l’éradication de certaines d’entres elle. J’ai vu des populations se déchirer pour un bout de terre où se cachaient des supposées richesses. J’ai vu les peuples se refermer sur eux même, les nationalismes refaire surface. La peur de l’autre devenir la norme. Les sectarisme, les extrémismes, les fanatismes,  Et qu’ai-je fais ?

Moi qui adolescente était de toutes les révoltes !

Moi qui comme Charlie, notre jeune héroïne me révoltais contre les inégalités, les privilèges hérités du moyen-âge.

 Oui les CamHug ont bel et bien réveillé ma conscience endormie.

Et en plus nos auteurs sont les seuls capables de nous emporter dans une telle aventure.

Oui  Jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Mais attention ce bouquins n’est pas un brûlot politique, ce n’est pas non plus un livre militant.

Non il nous donne à voir notre monde tel qu’il sera peut-être dans quelques années. Partant d’un constat actuel nos auteurs extrapolent et nous proposent une vision de demain.

Oui Islanova est un bouquin d’anticipation. Nous sommes ici en France quelques année plus tard. Un bouquin visionnaire.

Un soir, Leny et Charlie, qui vivent sous le même toit au sein d’une famille recomposée, fuguent. Leurs parents ne supportant pas leur relation amoureuse, ils partent sur l’île d’Oléron pour rejoindre une ZAD ou zone à défendre, destinée à empêcher l’extension d’un ambitieux projet touristique. Une branche armée de la zone décide de fonder un nouvel Etat baptisé Islanova.

Au début de l’année 2021, un groupe d’écologistes radicaux, membres de l’Armée du 12 Octobre (surnommés les 12-10), crée une ZAD (Zone à défendre) dans la forêt de Saint-Trojan-les-Bains sur l’Ile d’Oléron. Leur but est alors d’empêcher la construction d’un luxueux site touristique (Les Portes de Jade) sur une zone humide protégée. Cette occupation jugée illégale par les autorités françaises dure trois ans, avec de nombreuses tentatives des compagnies de gendarmes pour déloger les zadistes. Le 3 juillet 2025, suite à la confusion générée par la mort de l’un d’eux, l’Armée du 12 Octobre prend possession du domaine des Portes de Jade et le lendemain, 4 juillet, l’indépendance d’un nouvel État est proclamée par Vertigo, son chef. Ainsi naît Islanova, une république autonome, devant les caméras du monde entier.

Je suis parti avec Leny et Charlie, et je ne suis identifiée à cette jeune fille. J’ai rejoins les Zadistes. Leur combat et devenu le mien. J’ai eu plus de mal à comprendre l’exaltation de Charlie pour Vertigo. Ce leader charismatique de l’armée du 12 octobre. Je me suis toujours méfiée de ces personnes ambivalentes capables de soulever les foules et qui souvent prennent des air de gourous.

J’ai compris les craintes de Julian Stark le père de Charlie, lui l’ancien flic devenu garde chasse. En exercice au moment des attentats du 13 novembre 2015, il est intervenu au Bataclan pendant le drame. Traumatisé, il a quitté la police quelques jours après. Il n’a jamais parlé à personne de ce qui est arrivé ce soir-là. Dix ans plus tard, il est prêt à tout pour sauver sa famille. Aujourd’hui il a peur pour sa fille.

J’ai compati au drame de Vanda Macare; la mère de Leny qui est fière d’avoir construit une belle famille recomposée, où tous s’épanouissent jusqu’au jour où ses adolescent décident de fuguer 

Et puis je me suis demandée pourquoi Vertigo tenait-il tellement à créer  Islanova, ce nouvel état ?

J’ai compris l’emportement de certains pour voir naître un monde meilleur. J’ai compris leur démarche jusqu’au-boutiste pour faire admettre leur projet. J’ai admis l’occupation de leur territoire tant que leurs revendications ne seraient pas exaucées.

J’ai aimé rencontrer Abigail Stedman, mère biologique de Charlie et chirurgienne de guerre, qui n’a pas hésité à tout quitter pour s’engager auprès des plus pauvres.

J’ai admiré Morgan à vouloir mettre en œuvre le projet planétaire de redistribution de l’eau. Si Vertigo est le chef d’état autoproclamé d’Islanova. Morgan Scali en est le démiurge secret.

Morgan est une Victime des attentats de 2015, où il a perdu sa femme Gaëlle, l’amour de sa vie, Morgan a tout quitté pour élever ses enfants, Milan et Shana, en Afrique. Là, confronté à la misère et la guerre, le manque d’eau potable, il a trouvé un nouveau sens à sa vie. Aujourd’hui, il est président de la fondation ALONE, qui œuvre pour la redistribution de l’eau sur la planète.

Ce projet consiste à expédier par pipeline de l’eau vers les zones arides. Pour s’accorder avec le droit international sur l’eau, l’idée est de la récupérer à l’embouchure des fleuves, juste avant qu’elle ne devienne impropre à la consommation, et de la redistribuer dans les pays qui en ont le plus besoin.

Comme le dise si justement Jérôme Camus et Nathalie Hug

« Nos héros vont décider de changer le monde en forçant les pays riches à redonner une chance aux populations déshéritées du sud de la Méditerranée. Comment ? En redistribuant, via des pipelines, de l’eau pompée à l’embouchure de nos fleuves vers l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. Là où les gens manquent d’eau.
Impossible ! diront les pessimistes.
Pas tant que ça. Parce que figurez-vous qu’un million de kilomètres de pipelines d’hydrocarbure sillonnent notre planète. Alors, ce que l’on fait avec du pétrole, on pourrait l’appliquer à de l’eau, non ? « 

Alors oui j’ai adhéré à ce magnifique projet.

Mais comme le clament nos auteurs :

« Islanova n’est pas un livre sur la politique mondiale. C’est un thriller, un roman d’aventure, que nous avons écrit pour vous divertir d’abord et avant tout. C’est à travers le destin des membres d’une famille qui pourrait être la nôtre, la vôtre, que vous allez entrer à Islanova. »

Mais quand même madame et monsieur nos auteurs… Oui quand même ! Quand, même nos rêve de monde meilleurs, nos idéaux sont bafoués par l’individualisme ambiant. Quand ils sont récupérés par des ambitions personnelle. Quand l’utopie mème à l’intolérance et à la fureur que nous reste-t-il pour espérer ?

Alors oui, je vous pose, je nous pose la question : « jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour faire vivre nos idéaux ? » Et où placez vous le curseur entre activisme et terrorisme écologiques ? Tout n’est en effet qu’une question de point de vue !

Pour finir de vous convaincre voici la bande annonce du livre et les premiers chapitres à lire ICI

Pourvu que ça brule de Caryl Ferey


Collectif Kris
97822263259520-3718799Le livre : Pourvu que ça brûle : récit  de Caryl Férey. Paru le 4 janvier 2017 chez Albin Michel. . 20€ ; (297 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 

De la Nouvelle-Zélande à l’Australie en passant par l’Indonésie, la Jordanie, le Chili ou les Etats-Unis, un carnet de route très rock, l’autoportrait en noir et blanc de l’auteur de Zulu, Mapuche et Condor, Caryl Férey, chantre du thriller engagé, avec qui la réalité devient fiction survoltée.

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Pourvu que ça brule de Caryl Ferey"L’auteur : Caryl Férey vit à Paris. Après s’être aventuré en Nouvelle-Zélande avec sa «saga maorie» (Haka et Utu), en Afrique du Sud avec Zulu (récompensé entre autres par le Grand Prix de littérature policière en 2008 et adapté au cinéma en 2013) puis en Argentine avec Mapuche, il nous entraîne avec Condor dans une exploration sombre du Chili, dans une course-poursuite sanglante transfigurée par l’amour. Le nouveau roman de Caryl Férey nous fait voyager et frémir autant que réfléchir et nous rappelle, s’il le fallait, que l’auteur s’est imposé comme le maître du thriller des grands espaces et de l’ailleurs.

 

Extrait : 
Quinze jours passèrent encore, puis soudain mon amour réapparut, là, au comptoir du Cornerbar où l’attendait mon désespoir le plus féroce. J’oubliai jusqu’à respirer en l’abordant, mais Francesca m’entraîna à l’écart pour m’expliquer la situation. Roscoe était jaloux et lui interdisait de parler aux garçons, en particulier moi, qui traînais dans leur bar fétiche. Je lui répondis qu’on s’en foutait de Roscoe, mais le lâche avait chargé ses copains maoris de la surveiller. Je n’eus pas le temps de lui conseiller d’envoyer paître son idiot du village qu’une poigne d’acier comprima ma gorge : d’une solide manchette, un Maori de cent dix kilos me tira en arrière sous les yeux atterrés de Francesca. Manquant d’oxygène, mes bras s’accrochèrent au vide tandis que le colosse me soulevait de terre. J’eus une dernière vision de Francesca, le regard à la fois désolé et furieux, avant de me faire jeter dehors.
Je ne parle pas le maori mais nul besoin de traduction : j’approchais d’elle encore une fois, le guerrier me mâchait menu et me renvoyait en France sous forme de Canigou.
Roscoe, son of a bitch.
Roméo et Juliette, Othello, je traversais Shakespeare par l’express du soir.

 

Chronique de lecteurs

Le petit avis de Kris

POURVU QUE CA BRULE – Caryl Ferey

A mi-chemin entre fiction et réalité, le romancier raconte ses voyages, ses rencontres et quelques événements de sa vie.
Découverte d’un Caryl aventurier un peu à l’image de ses personnages et on comprend mieux l’intensité et l’épaisseur de ses héros.
Une quête incessante dans ces pays souvent touchés par la pauvreté, le gangstérisme ou plus simplement l’ignorance.
Un roman qui est en réalité l’essence même de l’auteur. Plus habituée aux polars et thrillers j’ai été subjuguée par la force de cette écriture et je l’ai dévoré comme un roman d’aventures.
Découvrir la naissance, le cheminement, l’élaboration (parfois sur plusieurs années) des héros de romans tels que ZULU et MAPUCHE apporte une lumière différente sur ceux-ci et les sublime encore plus s’il en est besoin.
Toutefois l’écriture de MAPUCHE reste un morceau d’anthologie ! Ah Jana !!     
Et l’émotion de Cannes pour Zulu … grandiose !
Enfin les clins d’œil à l’éditrice font mouche à chaque fois.

 

Un mensonge explosif de Christophe Reydi-Gramond


9782867467295,0-2127687Le livre : Un mensonge explosif  de Christophe Reydi-Gramond. Paru le 27 mai 2014 chez Lian Levi dans la collecrion Policier. 19€ ; (363 p.) ; 21 x 14 cm
 9782264065100,0-2561238&Réédité en poche le 2 avril 2015 chez 10/18 dans la collection Domaine policier. 8€40; (405 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Toulouse, 21 septembre 2001. Un ornithologue de onze ans assiste à la catastrophe qui ébranlera la ville et le pays tout entier. Une déflagration, un éclair gigantesque et l’usine chimique explose, faisant des dizaines de morts et des milliers de blessés. «Un accident industriel à 99 %», déclarent d’emblée les autorités. Clovis Lenoir, commissaire à l’Antiterrorisme, sait bien qu’à quelques mois des présidentielles, cette vérité officielle est plus présentable que la menace d’attentat qu’il traque depuis des semaines. Mais cette piste est-elle la bonne ? Là encore, trop de lacunes et d’invraisemblances jettent une ombre suspecte sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Un journaliste trop bien renseigné, un physicien idéaliste, un espion injoignable, une businesswoman aux dents longues sont quelques-uns des personnages qu’il croisera dans cette enquête gigogne éclatée entre la France, les États-Unis, le Brésil et la Russie.

Dans ce thriller ingénieux, Christophe Reydi-Gramond superpose à plaisir les leurres et les vérités pour laisser son lecteur ravi d’avoir été si brillamment manipulé.

crgL’auteur : Christophe Reydi-Gramond est né à Bordeaux en 1964. Après plusieurs années de bourlingue, notamment au Sénégal et dans les Caraïbes, il passe par la publicité. Aujourd’hui, il anime la communication institutionnelle d’une grande entreprise française et vit dans le centre de la France.
Extrait :
Soudain, une détonation, aérienne, comme le bang d’un avion, suivie d’un sifflement formidable, le fit bondir sur ses pieds. L’œil vissé au reflex, il essaya de comprendre d’où ça venait. Le sifflement s’arrêta net, et un grand éclair rectiligne jaillit du pied de la colline, parallèle à la surface de la Garonne. Le trait de lumière traversa l’étendue du pôle chimique en une fraction de seconde, jusqu’à toucher une ligne à haute tension. Au moment où tous les câbles de celles-ci se rompaient en serpentant dans un tourbillon d’étincelles, Hugo sentit un grondement : la colline tremblait. Il vit alors la cheminée de l’usine d’engrais décoller, lentement, comme les fusées à la télévision, en même temps qu’un hangar se volatilisait.
Alors l’horizon tout entier s’enflamma en un magma aveuglant. Vint le bruit. Vint le souffle. Vinrent la poussière et l’odeur. Enfin, le silence retomba..

 

Résumé et petit avis :

Le 21 septembre 2001, dix jours après les attentats du World Trade Center, une usine chimique explose au sud de Toulouse faisant 31 morts et 2.500 blessés. Alors que les autorités concluent à un accident industriel, pour certains, des invraisemblances persistent. Le suicide d’un journaliste entraîne le commissaire de l’antiterrorisme Clovis Lenoir à mener son enquête.

Ce thriller exceptionnel m’a tout de suite intriguée dès sa sortie en poche, surtout que c’était un premier roman et que j’étais totalement passé à coté lors de sa première édition en grand format.

9782264065100,0-2561238Et puis sa couverture m’a tout de suite interpellée, il faut dire que je bossais à l’époque sur une sélection de polar autour de l’écologie.Et comme j’en avais parlé à Caroline, la libraire de Terminus Polar où je traînais volontiers le midi durant ma pose déjeuner, elle me l’avais mis de coté.

Alors je l’ai acheté et je l’ai lu, sachant que quelques semaines après j’allais pouvoir rencontrer l’auteur au salon Saint Maur en Poche.

Et j’ai lu le livre qui m’a bluffée. Et j’ai rencontrer l’auteur et nous avons parlé de ce livre.

Et Christophe Reydi-Gramond de me dire : «Dès les premiers jours, j’ai été plus qu’étonné par le traitement de l’information sur l’explosion de l’usine AZF. J’avais l’impression désagréable qu’une vérité officielle cherchait à s’imposer aux forceps et j’ai commencé à m’intéresser au dossier. Cela a conforté mon sentiment mais je percevais aussi que l’on ne connaîtrait probablement jamais la vérité. Toute cette documentation m’est également apparue comme un formidable matériau romanesque. Tout y était : la mort, le mensonge, les pressions du pouvoir, la rébellion d’acteurs isolés. David contre Goliath, mais aussi Antigone contre Créon… Alors j’ai décidé de proposer une explication fictionnelle qui concilie l’inconciliable.»

Alors oui le traitement fictionnel de ce drame est totalement réussi. Sa thèse sur les causes de cette explosion sont plus que réalistes même si au premier abord elles peuvent paraître totalement surréalistes. Mais la documentation, l’argumentation de l’auteur sont telles que nous sommes totalement adsorbés par cette histoire qu’il nous conte.

Les thèmes développaient dans Un mensonge explosif vont au-delà de ceux d’un polar classique puisque les problèmes de géopolitique liés à l’énergie du futur y sont abordés.

Son intrigue est complexe et tellement intelligente. Un mensonge explosif  est un roman choral. Les personnages sont tellement crédibles, tellement incarnés.

Un mensonge explosif  est un roman explosif. C’est vraiment de la bombe ce roman ! Oui je sais elle était facile celle-ci !

 

 

Lire ICI le début