La Saint Valentin des flingueuses 2019


La Saint Valentin des flingueuses 2019

L’année 2018 fut riche en rencontres, et aventures polardeuses au Collectif Polar.  Les Flingueuses sont ravies de vous présenter leurs amoureux(ses) littéraires de l’année : auteur(e)s, flingueuses, livres, partenaires de crime, porte-flingue, polymorphes… Nous ne sommes pas sectaires dans nos amours au Collectif et vous, quels ont été en 2018 ou seront vos amoureux en 2019?

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Je laisse la parole aux Flingueuses pour vous dévoiler leur Valetin(e) :

 


Ophélie : Elsa, ma Dark Swan de la littérature noire, un coup de foudre!

 

Elsa Roch et Ophélie

 

Marc : L’amour c’est aussi « Ça ».

 

(NDLR : Il fallait bien que chez les flingueuses il y ait un fan du Maître, stephen King)

Sacha : Alors voilà mon coup de coeur littéraire, de l’année mais pas que…

 

Sacha Erbel et sire Cédric Sire

 

Geneviève: Une des plus belles rencontres de l’année. Cela a d’accord été un coup de foudre pour son écriture de laquelle je suis ressortie en mode « Cabossé » Ensuite j’ai rencontré le jeune homme, il m’a tout de suite présentée à sa Mamie, centenaire, féministe et serial Killeuse. Vous pensez, je les ai tout de suite adoptés lui et sa Mamie Luger.

Ge et Benoit Philippon

So Fiou : Un valentin ? SAUF m’a emmenée au 7ème ciel.

 

Hervé Commère et Sofia

Aline :  Une Flingueuse, ça ne rigole pas ! Non, Flingueuse ce n’est pas une partie de rigolade !

Miss Aline et Ge son porte Flingue en goguette !

Sylvie : Mon coup de cœur littéraire de l’année !

 

Lou Vernet avec notre Sylvie K

Eppy Fanny : Avec le Flamboyant Nicolas Lebel, créateur d’une grenouille faisandée dont je suis fan.

 

Eppy Fanny et Nicolas Lebel

Isabelle : En 2018, Sandrine Collette m’a bluffée par sa plume sobre et percutante, par sa finesse et sa gentillesse. J’en suis toute éblouie !

 

Isabelle Bourdial notre légiste en chef interviewant Sandrine Collette lors du 1er Festival Polar’Osny

Danièle : Deux flingueuses en accord parfait pour feu de tout bord ! Le collectif … une merveilleuse occasion de rencontre.

Miss Aline et Mamie Danièle lors de leur première rencontre.

Jean-Paul : Deux bonnes têtes de vivant, deux loups, un pouce et trois têtes de mort…

Jean Paul et Jacques Saussey

 

Maud : Anniversaire et intronisation inoubliables entre flingueuses et une auteure flingueuse, légiste et Reine des gommettes.

de gauche à droite, Ge porte Flingue, Cécile Pellault, auteur et légiste, Maud intronisée Flingueuse le jour de son anniv. et Ophélie sa Jumelle

Nick : Je refuse de faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre.

Nick Gardel notre Nervi avec Henri Loevenbruck, Ian Manook et Jean Luc Bizien, 3 auteurs de la ligue de l’imaginaire

Florence : Un coup de coeur pour un roman noir magnifique. Il y est aussi question d’amour, alors pour la Saint-Valentin, il me va bien.

Florence notre nouvelle flingueuse stagiaire a un coup de cœur pour Hervé Commère, elle aussi !

Isabelle : Coup de foudre littéraire 2019 ! Angoissant, troublant, intense, puissant. Entrée fracassante d’Antoine Renand’.

Isabelle Cerruti

La petite dernière des Flingueuses, Isabelle du coup nous présente un coup de cœur 2019.

Ge², le double maléfique  : Ni dieu ni maitre ! Quelques maîtresses… Et un Pouy.

Jean Bernard Pouy et Ge notre porte Flingue

Cécile : A fleur de cadavre ; mon aventure polyamoureuse exquise de 2018 !

Les légistes, Cécile Pellault, Isabelle Bourdial et Ge la porte Flingue et notre exquis macchabée

BONNE ST VALENTIN  de POLARDEUX(SES) A VOUS !!!

Le top lectures des flingueuse 2018, Le top 10 de Jean Paul


Le top des flingueuse 2018

Le top 10 de Jean Paul

Coucou Geneviève,

Voici mon Top 10 en Polar, Thriller et Noir :

Top 10 des Flingueuse 2018 – Polar, Thriller et Noir


1. Il reste la poussière de Sandrine Collette 

Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d’une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?
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Je ne connaissais pas Sandrine Collette, mais on m’en avait dit beaucoup de bien, et j’ai eu une très belle surprise, avec ce livre.
Je suis entré dans un univers inconnu, pas seulement parce c’est celui des plaines de Patagonie que je ne connais pas du tout, mais surtout grâce à son style !!!
Rude, cruel avec un goût amer, beaucoup d’imagination dans un récit sec et âpre comme le climat de la région…
Superbe écriture avec un excellent sens de la narration, des descriptions fort bien faites et une densité psychologique étonnante.
Un très bon roman, que j’ai lu d’une traite.
Quelque chose de particulier se dégage de ce récit, une force, une haine incroyable tant par les personnages que par ce lieu hostile à toute vie.
“Une nature impitoyable,
une famille rongée par la haine,
et l’innocence d’un enfant.”
A lire absolument !
Je pars en quête des autres romans de Sandrine…

2. La nuit de l’Ogre de Patrick Bauwen

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.
Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.
Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.
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Fan de la première heure, j’ai découvert Patrick Bauwen en 2008 (dix ans déjà…) avec “L’œil de Caine”.
Et depuis, je prends un réel plaisir à lire tous ses romans au fur et à mesure, remarquant une monté en puissance dans le style et dans la forme, confirmant qu’il est pour moi l’un des meilleurs auteurs de thrillers de sa génération.
“La nuit de l’Ogre” est la suite de son roman précédent «Le Jour du Chien”.
On peut le lire indépendamment, mais on perdrait certaines informations qui pourraient être indispensables, En effet Patrick nous donne également de nouvelles informations sur Le Chien, cet être de l’ombre, à l’intelligence machiavélique.
Plus que la Police, c’est Chris Kovak qui devient le héros de ce récit où vont s’entrecroiser deux tueurs en série nous entrainant dans les bas fond de sociétés secrètes avec leurs rapports à la mort. 
A certains moment même l’auteur se joue de nous par son expérience du milieu hospitalier et de diverses confréries d’étudiants. Est-ce Chris Kovak toujours identifié à la première personne du singulier, ou Patrick Bauwen qui nous fait des clins d’œils en partageant les éléments de sa vie ?
L’histoire commence très vite et monte ainsi crescendo jusqu’au dernier chapitre. L’écriture est très fluide et les chapitres courts donnent un bon rythme en facilitent la lecture. On ne s’ennuie pas un instant.
J’avais déjà lu un roman sur cette sombre et pourtant réelle thématique. La photographie “post-mortem” qui se développa dans les premières décennies de la photographie et devint très commune au XIXe siècle surtout chez les personnes de la haute société. Mais dans ce cas, la plume puissante de Patrick, mise à part de nous mener vers ce monde de cauchemar, nous laisse tout de même entrevoir entre les lignes une sensibilité cachée mais présente depuis ses tout premiers romans.
L’auteur comme à son habitude maintient une maîtrise magistrale des éléments importants qu’il distille au compte goute, pour entretenir mystères et angoisses afin de rendre le roman d’autant plus addictif, en nous donnant finalement une ouverture vers une suite qui risque d’être attendue impatiemment !!! 
Je n’ai plus qu’une chose à dire… Lisez-le !
 

3. Enfermé.e de Jacques Saussey

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
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Dès le premier chapitre le ton est donné.
Je plonge.
Que dis-je, je plonge ? 
Je suis littéralement en apnée dès le second chapitre.
Le roman est très différent de ce que Jacques Saussey écrit habituellement. Aussi bien pour le thème que sur son style, que l’on retrouvera quand même sur les derniers chapitres et cela se justifiera dans le roman…
Il va être très compliqué pour moi de vous parler de ce que j’ai ressenti sans dévoiler le sujet du roman…
Jacques m’a fait entrer avec une émotion incroyable dans un monde que je connaissais très peu voire pas du tout sur certains points.
C’est un roman bouleversant, violant aussi, jusqu’à l’insupportable parfois, mais aussi roman sur l’affirmation de soi, sur une quête de la personnalité et de la justice. Tous les personnages sont développés à la perfection, chacun s’inscrivant à l’image de ce qu’il dégage. Le rythme est donné très vite par des aller/retour incessants dans le temps sur les 2/3 du roman qui m’ont permis de pourvoir souffler un peu, dès que je revenais au “présent” de l’histoire… 
Imaginez-vous emprisonné dans un corps qui n’est pas le votre, un corps que vous refusez…
Vous êtes montré du doigt, toute votre vie. On se retourne sur vous, on chuchote, on vous insulte, on vous hait !
Pendant la lecture, j’ai eu peur, j’ai souffert, j’ai compatis, mais je me suis réjoui aussi… 
J’ai vu entre les lignes, le travail énorme réalisé par Jacques. Je pense que lui aussi a du souffrir à sa façon, dans l’écriture de ce superbe roman qui reste tout en respect et en amour pour le personnage principal. 
Le désir de vengeance que je souhaitais tout le long de ma lecture est finalement arrivé… 
Mais là encore, j’ai été pris à contre pied, pas du tout comme je me l’attendais. 
Un livre à lire absolument…
Incontestablement,  l’un de mes meilleurs romans pour 2018 !!!
PS. Un grand bravo aussi pour la superbe couverture. C’est gonflé, mais c’est excellent !

4. Mort point final de Frank Klarczyk 

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
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Je pourrais résumer ce roman en un seul mot : “Wahou”.
Mais vous risqueriez de penser que je me l’a joue facile !!!
Tout d’abord un grand merci à Caroline Vallat, qui m’en a parlé, et je dois dire qu’elle me l’avais bien vendu.
Mais cette lecture est vraiment allé au delà de ce à quoi je m’attendais.
Malgré un récit un peu court à mon goût, Frank réussit dès le prologue à me captiver. 
Les chapitres qui ne sont pas numérotés (???) sont très bien rythmés, avec une histoire dans l’histoire, et des flashback récurants… 
Ça démarre très vite, et j’en ai pris vraiment plein les yeux… 
Devant les élèves d’une classe indisciplinée, qui manquent de volonté, d’envie et ne connaissent pas le respect, un professeur de français impose une technique personnelle afin de les motiver à travailler.
J’ai suivi avec délectation le “pétage de plomb” de ce professeur sur les premières 122 pages véritablement haletantes…
Plus j’avançais dans le récit plus je me demandais si je lisais bien ce que je lisais !!!
Je ne peux malheureusement pour vous rien dire de plus sans dévoiler le pourquoi du roman, mais en plus de cette écriture (fort belle d’ailleurs) sur les chapeaux de roue, l’auteur nous offre une vraie course poursuite, avec plusieurs rebondissements très intelligents jusqu’à la dernière ligne, que dis-je ?… Jusqu’au point final !!!
Je suis passé par plusieurs phases de sentiments le long de cette lecture. 
Car en plus d’être un véritable ”page turner“, Frank soulève “sournoisement” ou pas, certains points très intéressants sur les problèmes qui entourent l’Education Nationale. De nouveaux programmes que l’on arrive pas à developper jusqu’au bout, le français écrit qui se perd peu à peu dans son orthographe, des professeurs dépassés par une évolution constante de la technologie…
C’est le troisième roman de Frank Klarczyk. Il me reste donc à rattraper mon retard, et je vous incite à faire comme moi.
Il y a bien longtemps qu’une envie de me ronger les ongles ne m’était venue !

5. Nevermore de Nick Gardel

Peter Raven est, généralement, de bonne composition. Pour preuve, il ne réfléchit pas longtemps quand il s’agit de rendre service à son ami Lucien Marquès, libraire de profession et amateur de femmes mûres de son état. Mais, parfois, une petite virée campagnarde tourne au cauchemar. Quand les cadavres commencent à s’entasser au même rythme que les soupçons de la police locale, Peter a du mal à ne pas perdre sa bonne volonté. Encore faudrait-il qu’il n’y perde pas non plus la vie…
Une histoire de rancune villageoise, de trésor caché et de conjonction tellurique, rythmée par les solos de guitare et les nappes d’orgue Hammond des meilleurs groupes de rock progressif.
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Comme peut-être beaucoup d’entre vous déjà, je viens de faire la connaissance de Peter Raven, un sacré drôle de personnage.
Jeune homme attachant qui a eu une enfance difficile qui expliquent certaines de ses fêlures… Détective privé amateur, à la fois fouineur et encombrant mais quand même utile durant son enquête avec la police.
Sa complicité et les dialogues avec Lucien sont plein d’humour, je n’ai pu ne pas penser à Michel Audiard pendant certaines joutes exquises. Duo très sympathique qui mérite un lectorat de tout âge.
Un grand merci à Nick aussi pour la superbe playlist qu’il nous propose. 
Je me rends compte qu’il n’y a pas qu’en littérature que nous avons de « très bons goûts » ! 
Barclay James Harvest, Genesis, Peter Gabriel, Pink Floyd, Yes, Ange, Marillion et bien d’autres… 
Ce fut un véritable plaisir pour mes oreilles de me prêter au jeu de les écouter en même temps que je lisais, j’ai replongé dans ma jeunesse.
C’est le premier tome d’une trilogie qui en comporte quatre… Lol ??? 
« Va comprendre Charles“ !!!
Je ne veux pas en rester là, je continue sur ma lancée, avec The musical box, Mal placé, Chorale…

6. Aussi noir que le charbon de Eric Dupuis 

En 1970, dans le bassin minier, un terril sépare les riches des pauvres. Deux enfants que tout oppose se lient pourtant d amitié : François-Xavier de Montjarrieux, fils d’un puissant industriel, et Iwan Kaczmarek, dont le père est mineur. Des années plus tard, le premier est devenu avocat, le second policier. François-Xavier a sombré dans la drogue et l’illégalité en défendant dealers et malfrats. Alors, quand sa famille est retrouvée massacrée, il constitue le suspect idéal. Son seul allié : Iwan, ami de toujours. Au fil de l’enquête, de nouveaux éléments changent la donne. La tuerie semble faire écho à une sombre affaire de meurtres et de viols survenus dans la région trente ans auparavant. Simple similitude ou lien réel ?
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Eric Dupuis, tel un machiavélique et manipulateur prestidigitateur, nous a concocté un vrai Polar noir complètement à part…
J’ouvre le roman. Premier chapitre.
1979. Le terril.
J’inspire un bon coup, je prends mon élan. 
Je plonge !
“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde…”
Dès le début du roman je sais.
Je sais, que je vais prendre un réel plaisir…
Je sais, que je vais être emporté !
Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’en plus d’un style d’écriture sensible et franc, Eric allait se jouer de moi, de rebondissements en rebondissements jusqu’à la dernière ligne et là, je tire mon chapeau sur ce final incroyable…
Excellent, suspense et retournements de situation, tout y passe. 
Qui est qui ? 
Pourquoi ?
Personnages borderlines,
Pédophilies,
Meurtres d’enfants…
Eric Dupuis nous fait aussi un portrait très pointu de la grisaille et de la misère sociale de sa région du “Nord-Pas-de-Calais”, le bassin minier, les corons, la fermeture des mines…
On sent un travail documenté et précis qui sonne très juste. 
Tout le roman tourne autour d’une histoire d’amitié entre des codes différents. 
Un riche et un pauvre. 
Jusqu’où seront-ils prêt à aller l’un et l’autre, pour éluder tous types de trahisons, ignorer la guerre entre les classes sociales afin de conserver une amitié qui défie toutes les règles. 
Avec ce roman, le premier que je lis de l’auteur, Eric Dupuis confirme encore une fois que le fait de travailler dans la Police n’empêche pas de pouvoir être un très bon auteur…
Merci Eric pour ce grand plaisir de lecture !
Je vous le conseille vivement !

7. Heimaey de Ian Manook 

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.
Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.
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Par où commencer ?
Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !
Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, c’est la beauté de ses textes qui m’a porté tout le long de son récit ?
Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste… 
Ian Mannok réussit avec Heimaey le même prodige !
J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures…
Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile. 
Mais ce qui m’a le plus impressionné c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin. 
J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais jamais fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!
Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…
Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes !
Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin, où même les hurlements du vent nous racontent une histoire…
Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance.

8. Nous rêvions juste de liberté de Henri Lœvenbruck

«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher. Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.
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Qu’est-ce qu’un artiste ?
Un musicien qui nous porte au son d’une mélodie ?
Un peintre qui nous capture dans sa toile ?
Un acteur dont le ton est tellement juste que l’on arrive à croire à son personnage ?
Un auteur qui au fil de ses mots, nous fait vivre des centaines de vies ?
Un sculpteur ?
Un magicien ?
Un danseur ?
Pour moi un artiste c’est un peu tout ça, mais c’est surtout celui qui ne se contente pas de voir, c’est celui qui a appris à regarder, qui ne se satisfait pas d’entendre, celui qui a appris à écouter !
Que d’émotions !
Quel superbe roman… Plaisir assuré jusqu’à la dernière ligne.
J’ai découvert Henri Lœvenbruck, le 25/05/2005 avec “Le Testament des siècles” et depuis, j’ai lu la plupart de ses romans. Il fait parti pour moi de la “valeur sûre” de la littérature française. 
Je m’étais habitué à un certain style de littérature un peu mystérieuse ou polar…
Mais là, je suis complètement bluffé !
Henri Lœvenbruck a concocté un road-movie incroyable. Poignant, émouvant, tout en subtilité, ancré dans un décor aride le long d’un périple à travers les longues routes des États-Unis. Il délivre une authentique réflexion sur l’amitié, l’amour et les espoirs, à un âge difficile qu’ont nos héros qui se cherchent encore. Qui cherchent leurs libertés.
Mais qui n’a jamais rêvé de liberté ?
Loyauté, honneur, respect. 
3 “petits” mots, qui prennent ici tout leurs sens.
3 carnets, pour un roman construit comme un triptyque qui m’a noué les tripes et déchiré le cœur…
J’ai pleuré en arrivant aux dernières pages, j’ai pleuré jusqu’à la dernière ligne.
Mais dans certains cas cela fait du bien…
Il y a de la magie dans ce livre, il y a de la force. Les mots me manquent tellement j’ai été ému par cette aventure.
Henri Lœvenbruck est définitivement pour moi un véritable artiste !
A lire absolument !!!

9. J’attraperai ta mort de Hervé Commère

Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda.
Depuis, sa belle demeure d’Étretat a changé de propriétaires.
Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…
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C’est le/mon premier roman d’Hervé Commère, que j’ai rencontré à Mulhouse au Festival sans Nom.
Comme souvent, j’ai décidé de lire ses romans dans leurs ordres d’écriture, et pour un premier roman (un peu trop court à mon goût), j’ai senti très vite, une vraie maîtrise dans son style.
L’intrigue est implacable, très intelligente, bien ficelée, réglée comme une montre suisse !
Une belle écriture, très fluide, j’ai eu envie d’en savoir plus, très vite.
Plus Roman noir que Polar, il y a une réelle montée vers une histoire sombre, glauque et violente alors que la première partie est toute en finesse. L’évolution est très intéressante. Tout s’emboîte à merveille et il faudra attendre la fin du roman pour comprendre réellement la portée de toutes les ramifications de cette intrigue machiavélique…
Une belle surprise, que je vous conseille vivement !

10. Jeudi noir de Michaël Mention 

France-R.F.A 82 : un match, une victime, une vengeance.
8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.
L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession: gagner sa place en finale.
Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. mais le pire s’invite: les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.
Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.
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J’avais 15 ans lors de ce match épique.
Je m’en souviens encore très bien.
Mon père et ses amis étaient tous fous de rage suite à l’orientation violente que le match prenait.
A l’époque je n’avais retenu que ça, la violence, le choc incroyable entre le gardien allemand Schumacher et le français, Patrick Battiston.
Ce match a été un déclic pour moi.
Depuis je n’en ai vu que très peu, et uniquement lorsque j’étais accompagné d’amis qui venaient à la maison.
Le foot était devenu uniquement une excuse pour se réunir entre nous… J’avais vu de quoi certains joueurs étaient capable… pour gagner !
L’écriture et l’évolution de ce roman est vraiment superbe !
90 minutes de match, de prolongations, de tirs au but…
Je ne connaissais pas encore l’écriture de Michaël, mais c’est une vraie belle découverte. La musique est omniprésente durant tout le récit et pas n’importe laquelle, en plus d’une volonté de l’intégrer à l’histoire !
Attention ce n’est pas un Polar. C’est un vrai roman noir, psychologique et très prenant. Le personnage principal, un joueur de l’équipe de France (qui n’est jamais nommé), passe par toutes les étapes, physiques et psychologiques, mais c’est surtout la psychologie du roman qui m’a porté. Il nous fait vivre cette rencontre historique minute par minute comme si nous étions sur le terrain. Comment ce match est devenu dans sa tête, un règlement de compte, car finalement les français n’ont jamais vraiment pardonnés aux “nazis”, puis il glisse vers la haine raciale envers les joueurs de son équipe, jusqu’au désespoir du coup de sifflet final.
L’ambiance de cette demi-finale est si bien décrite, si bien détaillée que j’y étais vraiment !
Bien sûr, j’ai eut forcément envie de revoir certains extraits du match après ma lecture, tout était exactement comme dans mes souvenirs…
Merci Michaël, merci pour cette “retransmission” qui plaira forcément aux fans de foot, mais aussi à tous lecteurs un peu curieux.
Car pour ce match, grâce à ce roman, je pourrai vraiment dire : “J’y étais !!!”

J’attraperai ta mort de Hervé Commère.


Le livre : J’attraperai ta mort de Hervé Commère.  Paru le 15 novembre 2012 aux Éditions Pocket.  5,95€ ; 160 p. ; 10,9 x 17,8 cm.

4ème de couverture :

Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda.

Depuis, sa belle demeure d’Étretat a changé de propriétaires.

Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…

 

 

 

 

L’auteur : Hervé Commère est né en 1974 à Rouen et vit aujourd’hui à Paris. Après J’attraperai ta mort (2009), il a publié Les Ronds dans l’eau (2011) et Le Deuxième Homme (2012) chez Fleuve Éditions. Les Ronds dans l’eau a été lauréat du prix Marseillais du Polar et du prix du roman de la ville de Villepreux. Ses romans sont traduits en Chine et au Japon. Son dernier ouvrage, Imagine le reste, a paru en 2014 chez le même éditeur, et a remporté le prix du Festival international du Film policier de Liège.

 

 

 

Extrait :
« On a passé la frontière et je lui ai enlevé le bâillon qu’il avait sur la bouche. Ses yeux étaient toujours bandés. Il a toussé, il a respiré fort. Puis il m’a dit que je mourrais jeune.
Il devait avoir l’âge de mon père, pas loin de la retraite sans doute. Je le tenais ligoté au pied du siège passager depuis plus de trop heures, depuis le parking de la station-service où il avait pris sa pause. Au moment ou il remontait à bord, je lui avait mis mon revolver sur le front. Il avait aussitôt levé les bras en reculant, je l’avais fait grimper et je lui avais lié les chevilles aux poignets. Depuis on roulait vers le nord. Dans à peine une heure je serais dans une chambre d’hôtel en train de compter mes billets. »

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 C’est le/mon premier roman d’Hervé Commère, que j’ai rencontré à Mulhouse au Festival sans Nom.

Comme souvent, j’ai décidé de lire ses romans dans leurs ordres d’écriture, et pour un premier roman (un peu trop court à mon goût), j’ai senti très vite, une vraie maîtrise dans son style.

L’intrigue est implacable, très intelligente, bien ficelée, réglée comme une montre suisse !

Une belle écriture, très fluide, j’ai eu envie d’en savoir plus, très vite.

 Plus Roman noir que Polar, il y a une réelle montée vers une histoire sombre, glauque et violente alors que la première partie est toute en finesse. L’évolution est très intéressante. Tout s’emboîte à merveille et il faudra attendre la fin du roman pour comprendre réellement la portée de toutes les ramifications de cette intrigue machiavélique…

 Une belle surprise, que je vous conseille vivement !

 

Le Festival sans Nom : Retour de Mister Flingueuse


Vous le savez les 20 et 21 octobre dernier avez lieu le Festival Sans Nom

Nous étions  5 de la team collectif polar à Mulhouse pour l’occasion, 3 Flingueuses, un Nervi et une Porte Flingue .

Il y avait là deux locaux, Sofia notre apprenti flingueuse et Nick Gardel notre nouveau Nervi

Sofia nous a déjà offert son fabuleux retour du FSN, si vous ne l’avez pas lu, il est ICI.

Jean Paul et Ophélie vont nous raconter tour à tour leur  premier Salon du polar de Mulhouse.

Ce matin c’est au tour de Mister Flingueuse de prendre la parole, dans quelques jours ce sera le tour de Oph ma petite sœur Flingueuse.

Alors, maintenant place au ressenti de Jean Paul


Jean Paul d’abord qui a pris le bus de nuit depuis Paris pour venir nous rejoindre dés le samedi Matin.

 

Jean Paul

Dimanche 21 octobre 7h du mat après la première journée du festival

Il est 5 heure, Mulhouse s’éveille,
Il est 5 heure, je n’ai pas sommeil,

Comment dormir après la journée que je viens de vivre, avant celle qui s’apprête à se dérouler de nouveau ?
Comment vous retransmettre l’émotion de ce qui pourrait être un Nième Salon où finalement on retrouve des auteurs, des lecteurs, des blogueurs, chroniqueurs et des curieux qui vont se croiser et se recroiser toujours avec le sourire ?


Il y a quelques mois je découvrais l’appellation du Festival Sans Nom !
Et hier matin j’y étais !!!
7h30 descente du car pour aller petit déjeuner avec Ian Manook et Francoise autour d’une belle table !
C’est pas un rêve ça ?

Samedi 20 octobre
8h30
petit dej littéraire avec Ian Mamook dans un salons de l’hotel mercure

Petite introduction fort sympathique à une journée très riche… Merci 😊 Yvan Fauth.

@Françoise Manoukian

Il y a toujours une première fois.

Ce 6e FSN est mon premier.
Nouveau lieu, nouveaux échanges, d’autres organisateurs, des auteurs que je n’ai jamais croisés. Ceux que j’attendais, ceux que je découvre… Encore une fois, la magie opère !
Parfois dans le regard des personnes avec qui je parle, je vois ce « léger voile », cette question qui transparaît.
Pourquoi ?
Pourquoi faire des centaines de kilomètres pour acheter des livres ?
Pourquoi se déplacer pour voir des gens qui ne sont « rien » pour moi ?
Ma réponse.
Pour ressentir et pour vivre…
Ceux qui ne sont pas comme moi/nous, ne pourront jamais comprendre…

Avant tout, un grand, très grand merci à Yvan Fauth pour tout ce qu’il a fait, et pour moi, et pour son investissement dans se salon !
Cela ne fait que quelques mois que nous nous connaissons mais oserai-je te dire que j’aime ta bienveillance et ta simplicité…
je t’embrasse (ta femme aussi, bisous Dominique !)

Merci à tous les organisateurs, tous ceux qui on fait que tout se déroule sans accroc. À Caroline Noel, qui respire à elle seule l’esprit de ce fabuleux univers (ne change jamais !)

Samedi 20 octobre 12h
Apéro Littéraire proposé par Caroline Noël de Carobookine avec Yvan Fauth et la participation de Benoit Philippon et Mathieu Menagaux

 

 Samedi aprés-midi dans la salle des dédicaces

De gauche à droite : Claire Favan, Ophélie, Patrick Bauwen, Jean Paul et Gaëlle Perrin

Romain Slocombe et Jean-Bernard Pouy

Avec Michel Bussy

Je sais pourquoi je suis jaloux des tatouages de Niko Tackian… Il sont fait par Claire Favan, une vraie professionnelle !!!

Samedi 20 octobre 18h15
Table ronde avec la ligue de l’imaginaire par Yvan
Extrait

Table ronde LDI, le fou rire du salon !

Aux auteurs qui de salons en salons sont toujours fidèles au rendez-vous !
Merci à tous ceux qui se sont déplacés car ils sont aussi l’âme de ces lieux d’échanges et de discussions…
Sans ordre de préférence et j’espère n’oublier personne
Bisous à Geneviève Van LanduytNick GardelOphé LitSo FiouDavid SmadjaAude Lagandré WeissCaroline VallatCéline BrousseGaëlle Perrin Guillet, Maxime Gillio, Benoit Philippon, Mathieu Menegaux, Claire Favan, Michel Bussi, Romain Slocombe, Michael MentionBarbara AbelPatrick BauwenNiko TackianLaurent ScaleseRené ManzorRJ Ellory, Nicolas Beuglet, Hervé Commère, Franck Thillez, … et tous les autres qui sont restés bloqués dans ma mémoire à cette heure trop matinale…
Je vous embrasse tous très fort !!!

 

Samedi Soir 20h30, dîner avec les auteurs et quelques amis lecteurs et blogueurs. Des rires et des sourires encore en pagaille.

 

Dimanche 21 octobre
8h45

Échec et Marc !!!

Quand on vous dit que le Festival Sans Nom, c’est la convivialité avant tout !
Moment du matin, juste après le petit déjeuner, Franck Thilliez Officiel joue une partie d’échecs avec Marc, lecteur passionné 

 12h15

En direct, une table ronde incroyable et toute en émotion…
Nous sommes tous suspendus aux paroles de René Manzor et RJ Ellory !!!
Je ressens une vibration incroyable entre les deux auteurs qui s’apprêtent à adapter « Seul le silence »
Merci 😊  Aude Lagandré Weiss pour ton intervention…

Dimanche 21 octobre 14h00

Pour vous donner une petite idée d’une table ronde au FSN…
Désolé pour la qualité du son.
Patrick Bauwen je jure que je t’aime !!!
😂 😂 😂

 

Salle des dédicaces

Quelques photos avec  les auteurs présents

Je crois qu’il va me falloir encore quelques jours pour me remettre du “Festival sans Nom“…
Tous les auteurs étaient vraiment AU TOP !!!

Une rencontre vraiment exceptionnelle !!!

Bah quoi !
J’ai bien le droit de rêver !!!

 

Lundi 22 octobre 00h30, dans le bus du retour depuis déjà 3h

Le Festival Sans Nom vient de clore ses portes nous laissant tous, dans un état entre joie et tristesse…
Vous allez sûrement, dans les prochaines heures, voire les prochains jours tomber sur nos retours de lecteurs, de blogueurs et d’auteurs et pourquoi pas des bénévoles sur ce 6e Salon qui était tout simplement incroyable !
Vous allez lire plein de choses, voir des centaines de photos plus belles les unes que les autres !
Mais si vous n’étiez pas parmi nous, vous ne pourrez pas imaginer cette « vague de bien-être », d’amour ont dit certains que nous avons partagé durant ces quelques heures intenses…
Alors, il vous reste une alternative…
Rendons-nous tous, encore plus nombreux au 7e FSN l’année prochaine !!!
Avis aux organisateurs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

Pour la 667e Édition…
On se retrouve TOUS l’année prochaine sur Mars !!!
😂 😂 😂

Le Festival Sans Nom : Les P’tits Papiers de So


Le Festival Sans Nom c’est ce week-end.

Et nous serons quelques Flingueuses présentes sur place.

Aussi pour l’occasion et à double titre ( Flingueuse et Jurée) notre Sofia nous offre son avis et un petit rappel des polars en compétitions pour le prix FSN


 

Les P’tits Papiers de So

 

Le Festival sans nom, salon du polar à Mulhouse, se tiendra les 20 et 21 octobre 2018. Pour la deuxième année, ce salon attribuera un prix littéraire, prix décerné par un jury composé de 12 personnes.

Voici un petit récap des 8 romans en lice pour le prix :

 

 

Je t’aime Barbara ABEL- Belfond (03/05/18)

Je t’aime, ces mots qui peuvent être si doux, si chaud, celui qu’on murmure à l’oreille de l’être aimé, celui qu’on dit à son enfant en lui claquant un bisou sur la joue. Celui qu’on griffonne sur un post it. Je t’aime. Je t’aime c’est une histoire de femmes. De destins croisés. Maud, Solange, Alice, Nicole.

4 femmes, 4 personnalités, 4 histoires de vie. Et pourtant.

Barbara Abel sait rendre les personnages proches de nous, chacun d’entre eux nous ressemble ; et c’est qui les rends si attachant. Ce roman rappelle à quel point les choses peuvent être fragiles, que l’amour peut nous conduire à tout faire ou tout perdre. Et nous, qu’aurions nous fait. Chaque acte, chaque décision a une conséquence. L’effet papillon. Je t’aime c’est un cri d’amour, doux, chaud, terrifiant, glaçant. Barbara Abel maîtrise l’art de nous emporter dans son intrigue, de la vivre comme s’il s’agissait de notre propre vie. Et vous, qu’auriez-vous fait ?

 

Sauf Hervé COMMERE- Fleuve Noir (08/03/2018)

SAUF est de ces romans qui reste en vous. Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous enivre. SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur. Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, à la Norvège. Et quel voyage !

Chaque chapitre appelle au suivant. Chaque fin de chapitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !

Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.

SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amours. Une ode à la vie.

 

Les fantômes de Manhattan– RJ ELLORY- Sonatine (07/06/18)

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.

Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.

Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.

Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.

Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.

Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.

 

Racket- Dominique MANOTTI- Les Arènes (21/03/18)

Librement inspiré de l’affaire Alstom, Dominique Manotti nous livre un roman Politico-économique où le lecteur sera plongé dans les méandres et les machinations financières, économiques, politiques. Une découverte pour moi, avec un sujet qui de prime abord, ne m’attirait pas. C’était sans compter sur l’écriture addictive façon journalistique de l’auteure qui nous dresse un bilan effrayant, déroutant, écœurant dans un roman où les protagonistes aux dents longues et acérées, se livrent un combat sans merci pour remporter le marché. Machination, meurtres, corruption sont au cœur de ce roman. Une lecture documentée, addictive, une enquête pour suivre le sujet et entrainée le lecteur rondement menée, qui saura vous apporter un regard plus éclairé sur le monde des affaires.

 

Power– Michael MENTION- Ed Stéphane Marsan (04/04/18)

Power est un roman inclassable. Il est de ceux qui vous propulsent au sommet et qui place l’humain au cœur du monde et de la société.

Power pourrait être le roman des BlackPanthers, le roman d’une génération, d’une époque, mais il n’en est rien. Lire Power, c’est se plonger dans l’Amérique des années 60-70, l’Amérique de Malcom X, Martin Luther King, l’Amérique noire. L’Amérique du destin. Celui de ces hommes et de ces femmes qui lèvent le poing pour défendre et prendre leurs droits, pour leur survie. La révolution est en marche.

Michaël Mention retrace ici l’histoire des Black panthers, histoire dont on a si peu parlé. Lire ce roman, c’est comme regarder un film en noir et blanc, avec une superbe bande son, une écriture visuelle parfaitement maîtrisée.

Power est de ces bouquins qui te donnent la dalle, la rage et qui te donne envie de foncer dans le tas.

Il est de ceux qui, après l’avoir lu, quand tu te lèves le matin te fait voir la vie autrement, qui te rappelle que l’histoire n’est pas lointaine, que l’époque n’est pas révolue, qui te font lever le menton, le poing

Ma Zad- Jean-Bernard POUY- Gallimard Série Noire (11/01/2018)

Jean-Bernard Pouy sait jouer avec la langue française, à la fois poète, puis comique, puis charretier, dans Ma Zad, il en sort un joli gloubi boulga ou une savoureuse tambouille. Lire Pouy, c’est tout cela à la fois, de l’émotion, de la drôlerie, de la satire, du brut de mots. Ma Zad raconte l’histoire de ce type là le mauvais jour, au mauvais endroit. Son refuge sera la ZAD. Mais quelle Zad ? Contestataire, révolté, Ma Zad est un (trop court) roman sociétal, j’aurai aimé en croquer un peu plus tiens….

 

 

 

Fantazmë– Niko TACKIAN- Calmann Levy (03/01/18)

Après Toxique, Niko TACKIAN met à nouveau en scène son héros Tomar Khan. Et quel héros. Un flic écorché comme je les aime, un gentil bad boy qui nous entraîne dans une enquête sombre, rythmée. Ahhh Tomar j’ai kiffé te suivre dans la poursuite du Fantazmë (le spectre en Albanais), dans les bas-fonds parisien. Une balade parisienne, noire, glauque, qui place le lecteur dans l’actualité. Proxénétisme, immigration, trafics en trame de fond servent l’intrigue avec brio. Tomar Khan gagne en assurance, en profondeur, et on a qu’une seule envie, le retrouver dans un prochain opus.

Nicko Tackian nous livre ici un polar efficace, avec du rythme et une écriture visuelle qui vous fait tourner les pages l’une après l’autre avec boulimie !

Féroce – Danielle THIERY- Flammarion (14/03/18)

Des ossements d’enfants retrouvés dans un zoo. Voilà qui place l’intrigue dans un cadre original. Danielle Thiery nous emporte dans la faune, humaine animale. Féroce, l’homme ou l’animal ?

Un thriller où se cotoient le mal, les monstres, les instincts primitifs. Des personnages très travaillés, étoffés, malmenés avec lesquels le lecteur se trouvera baladé d’un lieu à un autre. Cette balade pourrait donner le sentiment de se perdre sans GPS, mais le chemin est parcouru de petits cailloux qui vous conduiront là où l’auteure l’aura décidé, dans le sombre milieu de la pédophilie. Danielle Thiery maîtrise l’art de brouiller les pistes pour rabattre les cartes. Un thriller qui met du temps à se mettre en place mais qu’on finit par ne plus lâcher, cinglant, haletant, avec du rythme et une bonne dose d’émotions.

 

Alors lequel des ses 8 titres a remporté les suffrages de nos 12 jurés

Réponse Samedi  20 octobre à la Société Industrielle de Mulhouse

11h15 > Remise en public du prix littéraire 2018 du Festival Sans Nom / salle des dédicaces

 

Templemars où deux flingueuses en action.


Templemars où deux flingueuses en action.

 

Des retrouvailles entre filles sur un salon du Polar, c’est une journée de bonne humeur, de partage, de rire, de discussions, de premières, de petites larmichettes aussi.

 Allez, on débriefe et on vous raconte un peu.

Templemars  c’est avant tout 35 auteurs : Franck Thilliez,  Olivier Norek, Stéphane Bourgoin, Jacques Saussey, Ian Manook, Hervé Commère, Dominique Sylvain, Sonja Delzongle, Pierre Pouchairet, Jérôme Leroy, Guillaume Audru, Patrick-S. Vast, Jean-Pierre Bocquet, Emmanuel Sys, Luc Watteau, Philippe Waret, Eric Dupuis, Denis Albot, Gérard Sevin, Jean-Christophe Macquet, Olivier Kourilsky, Lakdhar Belaid, Marc Falvo, Marc Massé, Salvatore  Minni Mako, Christos Markogiannakis, Xavier Boissel, Marcq Morin,  Cicéron Angledroit, Marc Massé, Salvatore Minni.
– Pôle polar jeunesse : Josette Wouters, Antoine Blocier, Hervé Hernu, Antoine Candeille , Mickael Moslonka.

En ce 29 septembre 2018 Templemars vit la 11ème édition de son salon du Polar.

 Côté flingueuses :

 – Clémence: Première édition pour moi de ce salon nordiste et quelle belle découverte. Tu te rends compte 35 auteurs et un nouvel espace polar jeunesse.
 – Miss Aline: C’est mon deuxième Templemars. Il fait toujours aussi chaud dans cette salle.

Qu’est-ce que deux flingueuses peuvent bien faire (à part craquer sur des livres !) dans un salon ?

 – Clémence: « Partant du constat que les auteurs moins connus étaient moins abordés sur les salons, les organisateurs ont décidés de créer des moments privilégiés pour de petits groupes de lecteurs. En effet « un café avec… » avait pour but de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs afin d’échanger autour de leurs œuvres. »
Il y en a eu 6 sur la journée et j’ai eu l’extrême privilège de pouvoir en animer deux. Le premier le matin avec Christos Markogiannakis et le second l’après midi avec Cicéron Angledroit.
Le stress de la débutante passé, j’ai pris énormément de plaisir à présenter ces auteurs et leurs livres. Les lecteurs ont pu poser les questions qui les titillaient. Les 20 minutes initialement prévues sont passées à une vitesse folle. Les lecteurs étaient invités à continuer leurs discussions et leurs découvertes de l’auteur sur le salon.
Ce fut pour moi une grande première et un réel moment d’échanges que j’ai évidement apprécié. J’ai pu parler du ressenti par rapport aux lectures concernées et partager avec les lecteurs.

Pendant ce temps Miss Aline arrive tranquillement après le déjeuner et retrouve Sophie, une amie commune de nos deux flingueuses. Comme elles ne trouvent pas Clémence (surement au «café avec… »), elles se mettent à papoter tout en bloquant un peu la file de Monsieur Thilliez ! Oups !

Retrouvailles du trio et blablabla et blablabla… prenons un verre ! Oui mais non.

On entraîne notre Clémence en salle en s’excusant auprès des personnes qui l’accompagnent. En passant on signale à notre auteur complice que nous allons là-bas dans le coin, derrière la plante verte, près de la place de Monsieur Norek.

 – Clémence: Vous me faites peur !
 – Miss Aline: Comme Sophie ne reste pas pour le diner, on va te donner quelque chose pendant qu’on est là toutes les quatre… (oui j’ai bien dis « toutes » ! Fou rire, excuses…)

Clémence reçoit son cadeau d’anniversaire. On est très en avance mais c’était l’occasion d’être « toutes » les quatre ;).  Bien sûr : « il fallait pas »  et blablabla.

Reprenons le cours normal de ce salon c’est-à-dire déambuler et craquer !

On apprend que la suite de Hunter arrive en mars 2019, que Denis Albot n’a pas oublié son interview de l’an passé par Miss Aline qui n’avait pas de stylo, que Sonja…

C’est un salon très convivial voir familial. On y retrouve nos auteurs chouchous, nos auteurs nordistes et on prend toujours autant de plaisir à en rencontrer de nouveaux.

Pas flingueuses pour rien, nos deux Miss n’en oublient pas pour autant leur cher blog Collectif Polar et leur Geneviève. On ne va donc pas vous dire absolument tout sur ce salon car quelques petites surprises devraient voir le jour et se voir publiées sur le blog !

On vous laisse surveiller ça de loin ou de près, comme vous voulez et nous on part dîner :

Pour vous

Pêle mêle des rencontres du jour !

Miss Aline Et Sonja Delzongle

Clémence avec Sonja

Aline et Pierre Pouchairet

Clem et Marc-Olivier Rinchart.

Clem et Franck Thilliez

 

Miss Aline et Denis Albot

Clem et Salvatore Minni

Clem et Eric Dupuis

Clem et Ian Manook

Clémence et Jacques Saussey

 

Clémence : Templemars c’est fini 😢 De supers moments, de l’émotion, des rencontres et surtout de l’amitié et du bonheur .
Parce qu’ils se reconnaîtront je remercie mes amis du fond du coeur ❤️
Aline : Templemars : convivialité, bonne humeur, rire, partage, émotions, tentations. Un excellent moment entre amies, amis, flingueuses, auteures et auteurs.
Venez fêter l’automne à Templemars l’an prochain.

Le Festival Sans Nom 2018 : Le prix polar


Salut les polardeux,

Il est plus que temps que je vous reparle du Festival Sans Nom, non ?

L’édition du Festival Sans Nom 2018, le salon du polar de Mulhouse, se déroulera les 20 et 21 octobre, avec comme parrain Franck Thilliez.

La nouvelle édition s’accompagnera, comme l’an dernier, de l’attribution d’un prix littéraire.

Et vous savez quoi ?

Non ?

Même pas une petite idée ?

Tiens j’en vois qui ricanent là bas, ils ont du comprendre.

Et ben oui !

Je fais à nouveau partie du jury. Yessss


Du coup je vais vous parlez de la sélection de cette année 2018

Pour fêter la sixième édition du Festival sans nom, le salon du polar de Mulhouserenouvelle son prix littéraire.

L’an dernier, le grand vainqueur a été Nicolas Lebel avec son formidable roman : De cauchemar et de feu

Le jury 2018 de ce prix est composé de douze personnes : membres du comité d’organisation, libraires et blogueurs spécialistes du polar et lecteurs.

Nous souhaitons que ce prix mette en avant un roman de fiction édité durant le premier semestre de l’année et qui a retenu l’attention du comité d’organisation. La sélection proposée au jury du prix comporte huit romans sélectionnés parmi les auteurs présents pour l’édition 2018.

Voici la liste des livres en compétition en 2018.

Des romans sortis au cours du premier semestre 2018, d’auteurs qui seront présents au FSN cette année. On est dans l’actualité :

BARBARA ABEL : Je t’aime (Belfond – mai 2018)

HERVE COMMERE : Sauf (Fleuve – mars 2018)

R.J. ELLORY : Les fantômes de Manhattan (Sonatine – juin 2018)

DOMINIQUE MANOTTI : Racket (Les Arènes – avril 2018)

MICHAEL MENTION : Power (Stéphane Marsan – avril 2018)

 

JEAN-BERNARD POUY : Ma ZAD (Série noire – janvier 2018)

NIKO TACKIAN : Fantazmë (Calmann-Lévy – janvier 2018)

DANIELLE THIERY : Féroce (Flammarion – mars 2018)

Sacrée Sélection me direz vous !

Et bien je confirme avec mes amis jurées on a pas fini de se tirer les cheveux pour départager le lauréat.

D’ailleurs après demain je vous parle d’eux, les Jurées. Oui qui sont-ils

Alors à très vite.

Lien vers le site officiel du Festival sans nom

Lien vers la page Facebook du Festival sans nom

A suivre, et en espérant vous voir à Mulhouse du 20 au 21 octobre 2018 !

Sauf – Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de Couv :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.

 

Extrait :
J’aime cette ville, elle me fascine, je crois que ça ne changera jamais. Quand je la traverse, j’ai l’impression d’être au centre du monde. Je l’aime d’autant plus que je m’y sens étranger. Je sais que je ne suis pas d’ici. Personne n’est d’ici, hormis quelques familles. Les autres viennent des quatre coins du monde et sont libres de rester, de vivre comme ils le veulent. On parle de Paris en mal, on montre du doigt l’anonymat, et la vitesse, souvent le bruit. Tout cela est faux. L’anonymat n’est que le synonyme parisien de la liberté qui s’offre à qui la veut. Tout comme la vitesse et le bruit.

 

Les p’tits papiers de So

SAUF- Hervé Commère– Editeur : Fleuve Noir

SAUF est de ces romans qui reste en vous.
Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous ennivre.

SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur.
Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, et plus loin encore. Et quel voyage.
Chaque chapitre appelle au suivant.Chaque fin de châpitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !
Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.
SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amourS. Une ôde à la vie.
J’ai commencé ma lecture un jour ensoleillé, je l’ai interrompue que pour ne pas être indélicate avec ceux qui m’entouraient. Mais il y avait une urgence à le finir. Pour connaître le dénouement de l’intrigue, bien sûr, mais avant tout et surtout parce qu’il m’a procuré un sentiment de bienêtre que je n’ai plus ressenti depuis longtemps dans mes lectures. Un tourbillon d’émotions. Ce sentiment profond d’être vivante.
Puis arrive l’instant où on referme le livre, où on regarde par la fenêtre et on se laisse partir. Et vient le moment où on se lève pour le ranger dans la bibliothèque, on regarde sa tranche avec l’immense fierté de posséder un tel bouquin.

A lire d’urgence et sans modération.

Et retrouvez ICI le billet de Dany sur Sauf

Sauf d’Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.

Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.
Extrait :
« Chacun sait ici que le maire se comporte avec les employées municipales comme un suzerain, caressant la taille de l’une, dévorant du regard la poitrine de l’autre. À plusieurs reprises, Raymond a voulu se rendre à la mairie pour lui foutre son poing dans la gueule à titre préventif, mais ma tante l’en a dissuadé. Elle est, lui assure-t-elle, capable de se défendre si le sale bonhomme s’aventurait trop près. Le fait est que, jusqu’à présent, le maire n’a rien tenté sur ma tante qui n’ait dépassé le stade de l’œillade appuyée. Sans doute l’impressionne-t-elle. Le prédateur choisit ses proies. »

La chronique jubilatoire de Dany

 

Orphelin depuis l’âge de 6 ans, Mat est aujourd’hui à la tête d’un dépôt-vente à Montreuil. Il est profondément secoué lorsqu’il découvre un album de famille contenant des photos de lui enfant parmi les objets en dépôt. Or, rien n’est censé avoir survécu à l’incendie qui a ravagé le manoir familial et causé la mort de ses parents en 1976. Mat retourne dans le Finistère en quête de réponses.
 Mathieu, un délinquant amendé, brocanteur et presque cinquantenaire, voit son présent voler en éclat. Et si c’était son passé qui le rattrapait ? Plus qu’une recherche de ses origines, il va remonter les différentes pistes et entraîne avec lui le lecteur. Machination, schizophrénie, manipulation … tout est possible jusqu’aux derniers chapitres. Des personnages principaux qui méritent bien un peu de repos, leurs alliés hauts en couleurs, des seconds couteaux plutôt dangereux et prêts à toute extrémité …

Oui, Hervé Commère a coutume de s’attacher aux petits malfrats qui grandissent plutôt bien, qui ont généralement un secret peu glorieux, mais ils sont tellement attachants. Il nous a aussi habitués à la Normandie et là il nous offre un dépaysement breton d’abord, parisien ensuite pour enfin terminer en Scandinavie, loin de sa zone de confort !

Un bon suspense et une fin inattendue sous bien des aspects et notamment sa démesure …

Pas polar, mais thriller bien ficelé ! J’ai aimé …

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 de Mélie


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Aussi je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celles de Mélie

Place à son TOP 10

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Donc tu veux savoir les 10 (ou 12 livres) qui m’ont marqué. Tu es bien curieuse 😛 Je te donne ça avec un grand plaisir. 😉

  • Les Noces Barbares de Yann Queffélec

    parce que c’est une histoire très dure et en même temps très touchante. J’ai lu ce livre très jeune, il y a plus de 20 ans et une certaine ombre plane encore.

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    Fruit d’une alliance barbare et d’un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère – Nicole – et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier.

    La situation ne s’arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l’alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n’est pas l’arriéré qu’on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu’il adore et qu’il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l’en détourner. Son seul but, son unique lumière : la retrouver.

    S’enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côte bordelaise, à bord d’une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c’est là-bas, sur le bateau dont il a fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle – qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.

  • Le Parfum de Patrick Süskind,

    lu très jeune aussi et relu 20 ans après, c’est très rare que je relise un livre, on en a tellement à découvrir. Les descriptions olfactives sont justes, réelles, on a cette impression de tout sentir et ressentir.

    bm_17196_858853Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille.

    Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car «qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes».

    C’est son histoire, abominable … et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial.

  • Les Thanatonautes de Bernard Werber,

    Lu jeune également, l’auteur parle de la mort, de ce qu’il y a après. J’ai beaucoup aimé cette idée de voyageurs de la mort comme des vacanciers dans le Tartare, comme des Christophe Colomb découvrant un nouveau continent. J’ai pu revoir cette histoire récemment à travers les adaptations BDs.

    51sraba3ihl-_sx302_bo1204203200_L’homme a tout exploré : le monde de l’espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; seul le continent des morts lui est inconnu. Voilà la prochaine frontière.

    Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de la médecine comme celles de l’astronautique, ils partent à la découverte du paradis.

    Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur).

    Leurs guides ? Le livre des morts tibétain, le livre des morts égyptien, mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions. Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu.

    En Dante moderne, Bernard Werber nous emmène dans un voyage époustouflant.

    Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck,

    conseillé par David. Born to be wiiiiiiild ! J’adore. Easy Rider quoi. Sinon quand les émotions sont à ce point exacerbées, on ne peut qu’être touché. Oui j’ai écrasé quelques larmes en refermant ce livre.

    nous-revions-juste-de-liberteNous rêvions juste de liberté

    « Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

    Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

 

  • Ce qu’il nous faudrait, c’est un mort d’Hervé Commère,

    conseillé par Yvan, livre obtenu grâ e à son concours et lu avec David. Celui il me touche déjà pour ça. Pour le destin, le hasard, les petits bonheurs de la vie et les blessures du passé. Parce qu’il raconte la vie. Parce que l’auteur, dans la structure choisie de son récit, nous divulgâche sans rien dévoiler. C’est très fort !

9782265115699 » Ce qu’il nous faudrait, c’est un mort. « 
 » I will survive « . C’était le dimanche 12 juillet 1998. À quel prix ? Ça, la chanson ne le dit pas. Cette nuit-là, trois garçons pleins d’avenir ont renversé une femme, une étudiante s’est fait violer, un jeune flic a croisé son âme sœur et un bébé est né.
Près de vingt ans plus tard, voilà que tous se trouvent concernés par la même cause.
On est à Vrainville, en Normandie. L’usine centenaire Cybelle va fermer ses portes. Le temps est venu du rachat par un fonds d’investissement. Cybelle, c’est l’emploi de la quasi-totalité des femmes du village depuis trois générations, l’excellence en matière de sous-vêtements féminins, une réussite et surtout, une famille. Mais le temps béni de Gaston est révolu, ce fondateur aux idées larges et au cœur vaste dont les héritiers vont faire une ruine.
Parmi ces héritiers, Vincent, l’un des trois garçons pleins d’avenir. Il a la main sur la destinée de quelques centaines de salariés. Mais il n’a pas la main sur tout, notamment sur ce secret étouffé dans un accord financier vingt ans plus tôt par son père et le maire de Vrainville, père du 2e larron présent la nuit du 12 juillet dans la voiture meurtrière. Le 3e gars, Maxime, n’a la main sur rien, personne n’a payé pour lui et surtout il n’a pas oublié. C’est l’un des seuls hommes employés par Cybelle et un délégué syndical plutôt actif.
Côté ouvrier, on connaît déjà le prix de la revente de Cybelle. Ca signifie plus que la fin d’une belle histoire entrepreneuriale : la mise au ban, la galère et l’oubli. Alors c’est décidé, ils n’ont plus le choix : puisque personne ne parle d’eux, ce qu’il leur faut, c’est un mort

 

  • Majestic Murder d’Armelle Carbonel.

    Mon dernier archi-coup de coeur. C’est Shakespeare, Poe, Baudelaire et Terry Gilliam. C’est un joyeux bordel, c’est un roman noir. C’est tragique et c’est beau. Unique ! Insane ! Absolutely Fabulous.

    9791094428375-0-3733002Une écorchée vive qui rêve de brûler les planches. Un squat à fuir, un homme secret et tourmenté. Et une audition menée par une troupe étrange dans un théâtre abandonné… Le Majestic.

    Serez-vous prêts pour la première ?

     

    Dans l’Illinois, Seamus, un jeune homme introverti, aide Lillian à fuir le squat où elle vivait. Ils se rendent ensemble à une audition au Majestic, un théâtre abandonné, où une étrange troupe les accueille. Les répétitions s’enchaînent au moyen de tortures psychologiques et physiques, en attendant la première et unique représentation.

    « Majestic Murder » est un thriller sombre et original, asseyant définitivement son auteure parmi les plumes majeures de la littérature noire.

  • Vent Rouge, tome 1 du diptyque Katana de Jean-Luc Bizien.

    Parce que si je ne compte pas son livre jeunesse (La Main dans le Sac) c’est le premier livre de l’auteur que j’ai lu, celui qui me permettait de voir sa plume. Parce que comme Süskind a su me révéler les odeurs décrites dans son histoire, Jean-Luc Bizien a su me faire sentir le vent, les mouvements des combats, parce que sa description minitieuse a pu me permettre d’imaginer chaque coup porté, chaque geste effectué. Et ce genre de sensation c’est plutôt rare et intense. J’ai vraiment hâte de lire la suite mais en même temps j’attends le plus possible, tu vois, parce qu’après ce sera terminé…

 

9782070464821-0-3652310Vent rouge Katana, I

Le jeune Ichirô suit les préceptes de son maître et père adoptif, le vieux guerrier Hatanaka, afin de devenir un grand samouraï. Mais il découvre un jour que ses parents ont été tués par le daimyo, l’impitoyable seigneur-dragon, réputé invincible. Ichirô ne sera plus désormais guidé que par un seul souhait : obtenir vengeance et vaincre le démon qui a fait de lui un orphelin. La route pour y parvenir ne sera pas sans danger, mais il pourra compter sur l’aide de quatre jeunes gens rencontrés en chemin et auxquels il semble mystérieusement lié.

Avec le diptyque Katana, Jean-Luc Bizien nous offre un récit où action, émotion et aventure mènent la danse. Ce faisant, il rend également un brillant hommage aux films de sabre japonais.

 

  • Le Loup Peint de Jacques Saussey.

  • Lu avec David, j’ai bavé sur la couverture pendant des semaines. Elle me rappelait une affiche d’un film qui se trouvait dans ma chambre de jeune cinéphile. Parce que j’ai eu un gros coup de coeur pour son personnage (Sophie), j’ai adoré la plume de l’auteur. Un triple coup de coeur donc.

 

9782253086277-0-3710767Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort accidentelle de son fils, son couple est à la dérive. Seule Marion, sa maîtresse, parvient à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent arrive finalement à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Il y en aura d’autres.
Le cauchemar ne fait que commencer…

L’auteur de Quatre racines blanches et de L’Enfant aux yeux d’émeraude offre un cadre inhabituel au thriller – le monde vétérinaire – dans ce page-turner machiavélique au suspense implacable.

 

  • Seul les vautours de Nicolas Zeimet.

  • Une totale immersion pour celui-là. J’ai cuisiné américain tout le temps de ma lecture. J’ai fait des brownies, des hot-dogs. C’est la première fois qu’une histoire s’invite à ma table 😉 Sujet dur aussi, je crois que je les redoute mais que ce sont ceux qui me marquent le plus.

  • 9782264065568-0-2617735Dans une petite bourgade de l’Utah, un soir de l’année 1985, une fillette de cinq ans disparaît brutalement. Toute la communauté se mobilise : les quelques policiers du poste local, le médecin, un journaliste mais aussi les enfants du village. Des enfants qui ont l’imagination fertile et qui racontent d’étranges histoires. En suivant les destins croisés des habitants de Duncan’s Creek, l’enquête progresse, puis les haines et les attirances se cristallisent alors que des découvertes bien réelles mènent à des événements qu’on croyait définitivement sortis des mémoires. Certains, en tout cas, auraient bien voulu les oublier…Un roman noir atmosphérique baigné de littérature américaine qui marque le début d’un jeune et talentueux écrivain français.
  • Je l’ai fait pour toi de Laurent Scalese.

  • Il me rappelle mes visionnages de Columbo quand j’étais avec ma mère. Samuel Moss est aussi rusé et intelligent que lui. Il sait dès le départ et il doit nous démontrer pourquoi. J’aime bien cette façon de procéder. Samuel est de plus très dandy, un personnage que j’ai hâte de retrouver. Un polar feel good.

  • 9782714473165-0-3403156Je l’ai fait pour toi
  • Première loi :le crime parfait Deuxième loi :le criminel parfait n’existe pas. Troisième loi :l’enquêteur doit donc concentrer ses efforts non pas sur le crime, mais sur le criminel.Bienvenue à Lazillac-sur-Mer, dans l’univers du commandant Samuel Moss dont tes armes sont le charme, la séduction et l’art du détail : rien ne lui échappe, que ce soit sur une scène de crime ou au quotidien.Cette histoire débute quand la romancière à succès Jade Grivier est retrouvée morte chez elle, dans son bureau, suicidée. Après avoir inspecté les lieux à sa façon, Samuel Moss conclut qu’il ne s’agit pas d’un suicide mais d’un homicide, dont il identifie immédiatement le coupable.Le plus compliqué, maintenant, pour Samuel Moss, est de comprendre comment le meurtrier a procédé et de prouver sa culpabilité, avec élégance bien sûr, et surtout sans salir ses nouvelles chaussures sur la plage de Lazillac…
  • Les Temps sauvages de Ian Manook. Parce que j’avais adoré le premier, mais celui là encore plus. Le contexte, le froid que l’on sent s’immiscer en nous. Le côté militaire. Oyun. Les flics Borderline. Le voyage. Un condensé de très bons points.

  • 9782253112099-0-3157604Quand le vent du Nord s’abat sur les steppes enneigées d’Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin…

    Une prostituée est assassinée et son fils porté disparu. Bien que visé par un complot, le commissaire Yeruldelgger mène l’enquête avec ses équipiers. Explorant la Mongolie, la Russie et la Chine, ils arrivent finalement au Havre où six jeunes garçons sont retrouvés morts dans un container.

    Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller où il confirme son talent pour la construction d’intrigues qui mêlent problématiques contemporaines, personnages charismatiques et descriptions foisonnantes des paysages, des coutumes. Dépaysement garanti.

  • Une nuit éternelle de David Khara. Il écrit sur les vampires mais plus à la manière de Bram Stoker, la quintessence du genre. J’aime énormément son personnage ténébreux. J’aime la structure en alternance et la typographie utilisée. J’ai adoré Les Vestiges de l’aube et davantage son deuxième. Je Veux et J’exige (et c’est plus facile à écrire qu’à dire) une suite 😉

  • 9782264067326-0-2866947Barry Donovan, flic new-yorkais, reprend du service après une longue convalescence. Dès son premier jour, il fait face à une affaire sordide : le meurtre d’un pasteur noir et de son fils, égorgés et la main gauche tranchée. Barry pourrait compter sur son meilleur ami Werner Von Lowinsky, un homme pas comme les autres, transformé en vampire en pleine guerre de Sécession… Peut-on rêver meilleur coéquipier qu’une créature capable de se transformer, d’hypnotiser, d’effacer la mémoire ? Mais Barry préfère que Werner reste en dehors de cette nouvelle enquête. Une affaire vraiment trop sensible pour les deux hommes…

 

 

 

Bon voilà je t’envoie ça tard, je ne me suis pas relue, s’il y a des fautes tu corriges. Je me suis laissée emporter par ce jeu, j’adore. Merci pour ça encore Geneviève. J’ai hâte de voir les publications des autres. Bisous ma Reine.