Dans la toile de Vincent Hauuy


Le livre Dans la toile de Vincent Hauuy. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Hugo Thriller. 19€95. (352 pages) ; 14 x 21cm

4ème de couverture :

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique l’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

 

 

 

L’auteur : Vincent Hauuy vit au Portugal avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo, il aime créer des puzzles, tisser des intrigues et donner vie à des personnages. Son premier livre, Le tricycle rouge, a remporté le pris VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi (plus de 122 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues). La sortie de Dans la toile coïncidera avec celle de son deuxième thriller, Le brasier, au Livre de poche.
Extrait :
«  J’ai toujours vécu en me préparant au pire. Pour moi, se réveiller chaque matin revenait à glisser une balle dans le barillet du destin et passer sa journée à jouer à la roulette russe. « 

 

 L’accroche de Miss Aline :

Dans la toile de Vincent Hauuy

 

Isabel annonce à son psychiatre qu’elle déménage. Elle a besoin de reprendre le contrôle de sa vie loin de Paris. Oublier la fusillade dont elle est la seule rescapée. Franck, son époux, a trouvé un chalet dans les Vosges. Elle va pouvoir reprendre la peinture, se recentrer sur elle, loin de l’agitation de la capitale.

Plainfaing, pourquoi ce chalet isolé ? Enfin pas tout à fait puisqu’il y a une maison d’architecte dont les habitants sont d’une discrétion !

Plainfaing, une forêt de sapins, un chien qui rode. Qui sont ses maitres ?

Plainfaing, des angoisses qui surgissent, des faits qui perturbent, des souvenirs qui resurgissent.

Plainfaing, est-ce une si bonne idée pour reprendre goût à la vie, tourner la page ?

 

Dans la toile thriller psychologique où la narration se fait à la première personne et où le questionnement est constant. Pourquoi Franck a-t-il choisi cet endroit ? A-t-il avoir avec les frayeurs de sa femme ? Elle semble parfois stone, y est-il pour quelque chose ? Que fait ce chien dans les parages ? Il semble n’être relié à rien ni à personne dans cette histoire.

L’auteur cherche-t-il à nous perdre dans ce huis-clos oppressant ? Comme Isabel on ne va pas pourvoir fuir. L’auteur nous oblige à le suivre et vivre les frayeurs, les doutes d’Isabel. Avec elle, Vincent Hauuy, va nous mener au combat des démons qui rodent à chaque page.

L’intrigue est complexe et menée avec brio. L’auteur est aux commandes indéniablement. Vincent Hauuy a l’art et la manière de te transporter, te bousculer, te ramener là où il veut. Les fils s’emmêlent et se démêlent pas toujours comme je le voudrais. J’entrevoie une fin qui ne sera absolument pas celle que l’auteur me réserve.

Impossible d’en dire plus afin de laisser ce roman vous prendre et vous perdre dans sa toile.

Dans la toile ne se lit pas, ne se raconte pas. C’est un récit qui se vit.

Merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP prenant. Merci à Vincent Hauuy de me démontrer que l’on peut encore être surprise par une intrigue, par une écriture.

Soirée Sandrine Destombes


Soirée Sandrine Destombes

A l’occasion de le sortie du dernier thriller de Sandrine Destombes, les éditions Hugo avait convier quelques lecteurs blogueurs à une soirée de lancement.

Deucx de nos flingueuses étaient présentes.

Nos Jumelles, Ophélie et Maud

Mais pour l’occasion j’ai souhaité que cette soirée vous soit racontée façon « Journal Intime d’une Lectrice En Série » par les journaux infernaux de Maud

Geneviève a eu l’excellente idée de demander aux Journaux de vous raconter mes sorties. Dans un souci d’égalité, je vais les sortir de leur environnement habituel !!!

Bonjour, je me présente Death Note, normalement je ne m’occupe que de la partie Sciences Fictions Fantastiques de Maud. Une fois n’est pas coutume, je vais vous conter la Soirée du 5 Mars 2019 qui s’est déroulée entre les murs des Editions Hugo thriller. Nous étions tous réunis autour de Sandrine Destombes afin d’échanger sur son dernier livre Le Prieuré de Crest.

Très chaleureusement accueillis par Bertrand et Célia, Maud a retrouvé Delphine, Ophé Lit, Yannick et a fait la connaissance de Jessica.

Excepté Yannick (un problème de poste), ils avaient tous lu la nouveauté de Sandrine et donc ils ont pu s’exprimer librement sur leur ressenti, leurs pensées et leurs avis. L’auteur a apporté des réponses à leurs questions et a échangé avec ses lecteurs.

Maud n’a pas vraiment été à l’aise au début. En effet, ayant lu et adoré, La Faiseuse d’AngeL’Arlequin, Ainsi sera-t-il et Ils Etaient Cinq ; elle a eu un coup de cœur pour Les Jumeaux de Piolenc. Elle n’a pas vraiment aimé Le Prieuré du Crest, mais elle a pu échanger avec les autres personnes présentes et passer un agréable moment.

Chacun, autour de cet apéritif a évoqué ses lectures en cours, les sorties à venir. Même si je ne suis pas habitué à ce type de lecture, comme Maud j’ai trouvé cette soirée très sympathique !!!

Merci Geneviève de m’avoir donné les lignes sur cet événement !!! J’espère que j’aurais d’autres occasions à l’avenir !!

 

Note de la porte flingue : Promis les journaux infernaux, vous reviendrez dans ces pages. Vous revenez d’ailleurs quand vous voulez, vous êtes ici chez vous.

Le livre des choses cachées – Francesco Dimitri


Le livre : Le livre des choses cachées de Francesco Dimitri. Traduit de l’anglais par Charles Recoursé. Paru le 11 avril 2019 chez Hugo Roman dans la collection Hugo Thriller.  19€95  ;  (379 p.) ; 22 x 15 cm

4ème de couverture :

Ils sont quatre. Fabio, Tony, Mauro et Art. Quatre amis d’enfance qui, fidèles au Pacte qui les unit, se retrouvent une fois par an dans leur village natal du sud de l’Italie pour célébrer l’amitié, le temps qui passe et les rêves que l’on poursuit mieux à plusieurs.

Mais cette année, Art, le plus flamboyant d’entre eux, n’est pas au rendez-vous. Art a disparu. De nouveau. Comme il y a vingt-deux ans, cette nuit d’été qui l’avait vu s’enfoncer, seul, dans une forêt d’oliviers. Il y avait eu un cri, puis le silence, puis le néant.

Personne n’a jamais su ce qui s’était passé à l’époque. Art était réapparu et la vie avait repris son cours. Ses amis le pressentent : cette nouvelle disparition est liée à la première. Mais elle est aussi beaucoup plus inquiétante.

Car les années ont fait de Art un homme à la fois solaire et mystérieux, aux relations troublent et aux passions déroutantes, arpentant en funambule le précipice qui sépare la raison de la folie, comme le révèle ce manuscrit retrouvé chez lui : Le livre des choses cachées.

Sous le soleil brûlant des Pouilles, où la mafia contrôle le moindre geste, où les traditions séculaires rythment encore le quotidien et où le surnaturel n’est jamais très loin, la disparition de Art va confronter chacun à ses secrets, à ses trahisons et à ses fantômes.

L’auteur : Natif des Pouilles, dans le sud de l’Italie, Francesco Dimitri vit aujourd’hui à Londres. Ecrit en anglais et traduit par Charles Recoursé,  Le livre des choses cachées est son premier roman. Il a été unanimement acclamé par les critiques d’outre-Manche et reçoit le prix VSD RTL 2019, Prix Douglas KENNEDY du meilleur thriller étranger.

 

 

 

  Extrait :
« Tu restes un enfant, me dit cette chambre, tu restes originaire de Casalfranco et tu ne peux rien y faire. La personne que tu étais ne mourra jamais, cette personne mal dans sa peux qui passait son temps à s’excuse, parce que le temps n’est pas une rivière, c’est une montagne – elle est immobile, éternelle et tu n’es pas au sommet, tu es enterré son pied. »

 

 L’accroche de Miss Aline :

Le livre des choses cachées, Francesco Dimitri

Quatre potes, une amitié enracinée dans l’enfance.  Chacun a suivi son chemin, réalisé ses rêves, semble-t-il. Une chose est immuable entre eux : le Pacte.  Quoique la vie te réserve tu viens à ce rendez-vous annuel. Cette année Art manque à l’appel. Une impression de déjà vécut. En effet, deux décennies en arrière, il avait déjà disparut pour réapparaître une semaine plus tard. La fugue semble une explication bien légère.

Fabio, Tony et Mauro en voulant comprendre la disparition d’aujourd’hui  vont faire des découvertes dérangeantes sur leur ami mais pas que. Pourquoi Art est-il revenu vivre à Casalfranco ? Pourquoi la Sacra Corona Unita s’intéresse à Art ?

Francesco Dimitri a une écriture hypnotique. Les chapitres sont menés par chaque protagoniste à tour de rôle. Au fil des pages on en découvre un peu plus sur celui qui parle mais aussi sur les autres. On a la sensation de rester sur sa faim après chaque révélation. Comme ci on nous disait tout et rien. Envie de creuser encore. Page turner.

Le livre des choses cachées mélange de suspense saupoudré d’un peu de fantastique. Un premier roman qui envoute, qui mène à l’introspection, qui ouvre ton regard sur les autres. Connait-on réellement ses proches ? Que savons-nous de leur vie, de leur tracas, de leurs défaites, de leurs victoires. Et moi, que suis-je capable de comprendre, d’admettre sur ma propre vie ? Qui a-t-il derrière le masque/le miroir de chacun ?

Le livre des choses cachées bien plus qu’un roman, quelque chose d’existentielle, de philosophique. Regarde derrière le masque et vois qui tu es.

J’ai hâte de découvrir le(s) prochain(s) roman(s) de Francesco Dimitri

Merci aux Editions Hugo Thriller pour ce SP envoutant et philosophique.

Bonne lecture.

Crow de Roy Braverman


Le livre : Crow de Roy Braverman.  Paru le 14 mars 2019 chez Editions Hugo Thriller. 19,95 € ;  ( 352 pages)   ; 14 x 21cm

4ème de couverture :

Des déserts arides du Mojave jusqu’aux Brooks Mountains dans le nord de l’Alaska, du pays des crotales au territoire des ours et des loups, une chasse à l’homme haletante et sans pitié.

Traqueur ou traqué, homme ou femme, prédateur ou victime, peu importe : le système ne pardonne jamais. Surtout pas aux innocents.

 

 

L’auteur : Plus connu sous le pseudonyme de Ian Manook, Patrick Manoukian, alias Roy Braverman, est l’auteur de la trilogie mongole à succès, Yeruldelgger parue chez Albin Michel entre 2013 et 2016. Le premier opus de la série a été récompensé en 2014 par seize prix des lecteurs, dont le Prix des lectrices de Elle, le Prix SNCF du Polar et le Prix Quais de Polar. Après Hunter (2018), Crow est le deuxième titre d’une trilogie américaine publiée chez Hugo Thriller. Ils seront suivis de Freeman, à paraître en 2020.

 

Extrait :
« Vous ne savez rien faire d’autre que de vous venger. Votre système est plus violent que les criminels qu’il enferme. Vous concentrez sur ceux que vous condamnez toutes vos haines instinctives, toutes vos craintes irrationnelles, parce que vous avez peur de voir en eux le reflet de vos vengeances. Pour justifier votre système, vous vous arrangez pour que ceux que vous enfermez finissent par ressembler à l’image que vous vous en faites. Alors, ils deviennent à vos yeux des enragés qui ne méritent rien d’autre que des cages à chiens. Des enclos où la loi, au nom de laquelle vous les avez condamnés, ne s’applique pas. »

 

L’accroche de Miss Aline 

Crow, Roy Braverman

 

Un collecteur de dettes qui file le train de Groove. Des ados qui se font ramasser par un type en apparence sympa et généreux. Un bus scolaire qui roule sur quelque chose qui ressemble à un corps.

Une ourse qu’il faut abattre parce qu’elle a gouté de la chaire humaine. Exit les viandards, la shérif Sarah Malkovich va faire appel à une trappeuse assermentée. Cette dernière va trouver un deuxième corps « gardé » par une meute de loup. Deux corps, deux signatures, deux tueurs dans les parages.

 « Je vais devenir ce qu’il ont fait de moi », ce sont les derniers mots d’Hunter dans l’opus précédent. A-t-il passé le cap pour devenir un tueur ?  En tout cas c’est ce que pense le FBI qui envoie sur place  l’agent Delesteros réintégrée pour les besoins de l’enquête, sous le commandement de l’Agent Spécial Cage.

Trop de testostérone. Trop d’ambition. Trop de certitude. Trop d’égo. Rapport de force constant où chacun sera tour à tour chasseur ou chassé. Quel prix faudra-t-il payer pour faire surgir la vérité ?

Le voilà enfin ce deuxième opus ! Les premiers chapitres défilent. Ton impatience est tenue en laisse. Il faut (re)faire connaissances avec tous les protagonistes. Comme une immersion progressive pour mieux te lier ensuite à l’intrigue et au devenir de chacun.

Immersion aussi au cœur de l’Alaska, sa nature luxuriante, son règne animal. Je vois tout : la beauté des paysages, les rivières ; l’ourse qui se dresse sur ses pattes arrières, qui hume l’air ; les loups meute organisée.

Immersion dans les conflits humains : conflit hiérarchique, conflit d’égo, conflit des genres.

L’auteur nous réserve bien des surprises dans son roman. Les rebondissements sont nombreux. La vérité a un dur combat à mener pour émerger. Il faut creuser et voir chacun sous son vrai visage. La vérité a un prix, la vengeance aussi. Ce prix est-il justifié ?

Roy Braverman à su, encore une fois, m’embarquer dans l’aventure. Admirative d’une force d’écriture qui m’immerge, le temps d’un livre, dans un autre espace temps. Qui me fait voyager jusqu’en Alaska sans avoir pris l’avion.

Crow, un roman comme un miroir humain. Qui montre l’individu dans ce qu’il a de beau mais aussi de plus noir.

Roy Braverman qui me fait relire deux fois la fin. Quel est le petit indice qui s’y cache qui me laisserait entrevoir la suite ?

A suivre…

Un grand merci aux Editions Hugo Thriller pour cette lecture tant attendue. Merci également à Roy Braverman pour sa force d’écriture qui embarque et pour ses quelques mots en dédicace.

Bonne lecture.

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes


Le livre : Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes.  Paru le 7 mars 2019 aux Editions Hugo Roman dans la collection Hugo thriller. 360 pages ; 19,95 € ; 14 x 21 cm

 4ème de couverture :

« Madame, je vais vos demander de sortir du véhicule, s’il vous plait. »

Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène. Aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?

Une enfant tourmentée.

Une mère recherchée.

Une conductrice dans le fossé.

Un cadavre aux yeux énucléés.

Telle une comptine macabre, son rapport sonne le glas es jours heureux pour la ville de Crest et la fin de la tranquillité pour les habitantes du prieuré, où l’intrigante Joséphine règne sur ses protégées.

Et lorsque les Experts du Pôle Judiciaire débarquent dans la Drôme, Benoit comprend que la mort aussi s’est invitée à Crest, et qu’elle semble s’y plaire.

 L’auteur : Sandrine Destombes vit à Paris et travaille dans la production d’événements. Le Prieuré de Crest est son sixième thriller. En 2018 elle a remporté, avec Les Jumeaux de Piolenc, le Prix VSD RTL du meilleur thriller français présidé par Michel Bussi.

Pour en savoir plus sur Sandrine c’est ICI

Extrait :
« Les pieds et les mollets étaient encore recouverts de terre. Les techniciens attendaient que le légiste arrive et fasse son examen préliminaire avant de déterrer le corps méticuleusement  pour prélever d’éventuels indices. Le visage de l’homme était dans un tel état que Benoit préféra commencer par le reste. L’image des larves grouillant autour des incisions ou sortant des oreilles de la victime était encore trop présente pour qu’il veuille s’y attarder. »

 

  L’accroche de Miss Aline :

Le prieuré de Crest, Sandrine Destombes

Du haut de tes huit ans, tu n’as pas mesuré les répercussions que pouvaient avoir  tes paroles Léa. Au cours d’un contrôle routier tu dis au sous lieutenant Benoit que la conductrice n’est pas ta mère. Quelques mots jetés et le drame se produit.

Qui es-tu Léa pour susciter autant de mystère, de convoitises, de violence ?

Qui sont toutes ces femmes qui gravitent autour de toi ?

Les Experts commandé par le capitaine Daloz vont avoir fort à faire pour retrouver cette enfant et l’identité de la conductrice. D’autant qu’un fugitif va refaire surface et pas au mieux de sa forme.

Une course contre la montre débute pour retrouver Léa et comprendre son histoire.

Sandrine Destombes nous place une nouvelle fois au sein d’une enquête complexe. Beaucoup d’interrogations, de pistes, de rebondissements. Chose étrange il y a beaucoup de femmes impliquées dans cette intrigue. Quant aux hommes ou ils enquêtent ou ils tombent comme des mouches. Et des mouches, larves et autres bestioles,  il va y avoir beaucoup !

Une fois n’est pas coutume, les protagonistes sont forts avec des personnalités complexes qui intriguent. L’individu portant en permanence des masques selon le public qui lui fait face.

Des révélations qui viennent compliquées encore l’enquête et notre cerveau de lecteur. Avec Sandrine Destombes à chaque roman, on entre dans un labyrinthe vers la vérité. Attention à prendre le bon virage !

Un très bon moment livresque offert par les Editions Hugo thriller et par Sandrine Destombes que je remercie à nouveau pour sa gentille dédicace.

Bonne lecture.

La faim et la soif de Mickaël Koudero


Le livre La faim et la soif, Mickaël Koudero. Paru le 7 février 2019 aux Editions Hugo Thriller.  19,95 € ; 512 pages ; 14 x 21

 4ème de couverture :

Paris, juin 2015. Dans un appartement aux allures de chapelle, une jeune femme s’est tailladé les veines. Avant de commettre l’irréparable, elle a cherché à s’arracher les yeux. Plus étrange encore, ces liasses de feuilles froissées sur lesquelles elle a griffonné le même nom : Nosferatu. Un mot roumain qui renvoie aux non-morts, aux vampires et au Diable.

Ancien journaliste d’investigation, Raphaël Bertignac fait le lien avec la découverte dans un parking en construction, quelques moins plut tôt, du corps d’un jeune Roumain sans papiers. Vidé de son sang. À moitié dévoré. Les organes arrachés. Deux affaires en apparences distinctes. Et pourtant…

Cannibale, Diable, organes… des mots aux sonorités animales qui poussent Raphaël à mener l’enquête à Paris, à Prague et jusqu’au tréfonds de la Roumanie. Dans ces territoires interdits où il comprendra que sous les cendres de la révolution de 1989 et de la chute de Ceausescu, une menace est née. Intime. Cannibale. Sauvage. La faim et la soif.

L’auteur : Né en 1982, diplômé d’une école de cinéma, Mickaël Koudero est un romancier et scénariste français. Son premier thriller Des visages et des morts s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires en auto-édition puis aux Editions de Mortagne. Il a également collaboré au recueil de nouvelles Phobia aux côtés d’auteurs de polar comme Olivier Norek et Ian Manook.

 

 

Extraits :
« De toi à moi. Ce n’est pas tant le visage de l’ennemi qui m’intéresse mais ses motivations profondes à agir. Je veux comprendre sa faim et sa soif. »
« Un peu de recul sur l’histoire suffisait à comprendre que la barbarie demeurait la principale constante de ce monde. Haine, dégénérescence, destruction totale, déviance, et bien d’autres hantises… »

 

L’accroche de Miss Aline :

La faim et la soif, Mickaël Koudero

 Un mot griffonné sur une feuille  trouvé dans une poubelle et te voilà rattrapé par ton passé. Journaliste d’investigation d’un jour, journaliste d’investigation toujours. Un mot : Nosferatu. Un mot qui renvoie aux  non-morts, aux vampires, à l’innommable. Ce mot va te conduire à Prague. Prague au passé douloureux.  Prague qui ne sera que le début du voyage. Un voyage vers la noirceur, l’impensable.

La mort te cerne de toute part Raphaël. Tu fais la sourde oreille aux avertissements. Tu ne veux rien lâcher. Pourquoi tu t’obstines ? Tu prends des risques. Ton appétit semble insatiable. Que  cherches-tu ?  Que veux-tu prouver ? Il semble ne pas y avoir de doute sur ta qualité de journaliste sinon ni la rédactrice de BFM TV, ni le commandant Toussaint ne t’auraient suivi, épaulé.

Mickaël Koudero a une force d’écriture captivante. Dès les premières pages, je suis charmée par Raphaël. Il a un côté fort et fragile à la fois. Il est tenace, opiniâtre. Il est surtout très charismatique. Je vais le suivre dans ce page turner, que je dévore sur la journée.

Au cours des premiers chapitres, j’ai une sensation d’oppression. Les meurtres sont particulièrement violents. Ce qu’ils induisent (vampire, Diable…) renvoient à des peurs primaires. Raphaël court après la vérité et moi je cours après Raphaël de page en page. Comme lui je veux la vérité pour me rassurer car l’homme ne peut avoir l’âme aussi noire.

L’auteur réussi à ancrer La faim et la soif dans la réalité. Tout au long du roman, il fait référence à l’Histoire (sans lourdeur) : Prague au temps  de Ceausescu, un peuple meurtri jusque dans sa chair. Il énonce des  faits divers que l’on a pu suivre (l’affaire Gregory…). Ces repères temporels, par ricocher, placent Raphaël dans notre réalité.

Tout ceci fait de La faim et la soif un livre marquant, un livre vivant. Il va rester imprégné en moi pour un bon moment.

J’ai hâte de lire votre prochain thriller Monsieur Koudero. En attendant je vais lire Des visages et des morts !

Un très grand merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP marquant.

Résultat concours IRRESPIRABLE avec Hugo Thriller


Salut mes polardeux

Il y a quelques semaines sur Collectif Polar nous vous proposions de gagner :

IRRESPIRABLE de Olivia Kiernan

Un partenariat Collectif Polar avec Hugo Thriller.

Le livre à gagner :

Irréversible :

Dublin. Le docteur Eleanor Costello, scientifique respectée, est retrouvée morte chez elle. Suicide ?

Implacable :

A peine remise des coups reçus lors de sa précédente affaire, la commissaire Frankie Sheehan se voit confier l’enquête. La disparition du mari d’Eleanor puis la découverte d’une deuxième et bientôt troisième victime lui prouvent qu’elle est en présence d’un tueur en série. Et que ce tueur aime jouer avec la mort.

Irrespirable :

Victimes consentantes, sites BDSM, « near death expériences », chambres de torture, meurtres filmés et ritualisés : jusqu’à sa confrontation finale avec le tueur, Frankie va s’immerger dans ce que l’âme humaine a de plus noir et de plus pervers.

Un noir absolu, malgré les tâches de bleu de Prusse, ce pigment utilisé par Chagall et que l’on retrouve sur les victimes comme une signature.

Les questions posées.

 

Quel pigment est retrouvé sur les victimes ?

En plus du Dark Net dans quel milieu l’équipe de Sheehan doit-elle enquêter ?

 

Plusieurs bonnes réponses on été données

1 : Du bleu de Prusse, pigment utilisé par Chagall.

2 : Le milieu SM et plus exactement  le BDSM  Le BDSM est un acronyme imbriqué faisant référence aux pratiques de bondage et de discipline, de domination et de soumission, de sadisme et de masochisme.

Après tirage au sort c’est LiLou qui remporte ce livre. 

Maintenant  Lilou, il faut me faire parvenir ton adresse à collectif.polar@gmail.com.  

Bravo à Lilou notre gagnante.

Et merci aux participantes.

 

Dix petites poupées de B.A. Paris


Le livre : Dix petites poupées de B.A. Paris.  Paru le 3 janvier 2019 aux Editions Hugo Thriller.            19,95 € ;  370 pages  ; 14 x 21 cm.

4ème de couverture :

La disparition

Layla a disparu il y a douze ans, en pleine nuit, sur une aire d’autoroute, alors qu’elle rentrait de vacances en France avec son petit ami, Finn. On ne l’a jamais revue depuis.

Les soupçons

Finn a raconté la vérité sur ce qui s’est passé cette nuit-là. Mais pas toute la vérité. Ni aux policiers qui l’ont interrogé lors de l’enquête, ni même à Ellen, la sœur de Layla, avec laquelle il a refait sa vie et qu’il s’apprête à épouser.

La peur

Quand un de leurs voisins croit apercevoir Layla près du cottage où vivent Finn et Ellen, le passé ressurgit. Finn reçoit d’étranges et inquiétants e-mails. Layla serait-elle encore en vie ? Et pourquoi des petites poupées russes, souvenirs de l’enfance des deux sœurs, font-elles soudain leur apparition ?

L’auteur : B.A. Paris a vendu plus de 2 million d’exemplaires de son premier thriller, Derrière les portes. Traduite dans 37 pays, elle est devenue une star mondiale. En France, après l’immense succès de Derrière les portes en 2016, Défaillances a été retenu dans la sélection du Prix des lectrices de Elle en 2017.  Depuis sa sortie en mars 2018 en Angleterre puis au Etats-Unis, Dix petites poupées rencontre à son tour un succès phénoménal.
Extrait :
« Incroyable, la façon dont ces deux poupées russes me travaillent l’esprit. Il me serait très facile de jeter celle que j’ai trouvée, ou tout au moins la reléguer dans mon tiroir avec l’autre, celle qui a appartenu à Layla. Mais je la garde à portée, dans ma poche, comme pour me rappeler que je ne peux pas me montrer trop confiant. Inévitablement, cependant, elle fait remonter des souvenirs de Layla. Et pour ne rien arranger, Ellen a laissé sa famille de poupées russes bien alignées sur le plan de travail de la cuisine au lieur de les remboîter et de les remettre dans la salle à manger. Je ne veux pas lui demander de les déplacer pour ne pas montrer que j’y accorde une quelconque importance, ni lui faire croire qu’elles me mettent mal à l’aise. »

L’accroche de Miss Aline :

 

Dix petites poupées, B.A. PARIS

« Voilà la déposition que j’ai faite à la police, dans un commissariat quelque part près de l’A1, en France. C’est la vérité. Mais pas toute la vérité ».

Ce sont tes mots, douze ans plus tôt, Finn pour parler de la disparition de Layla. Forcément qu’en guise d’introduction, tu poses tout de suite le doute. Qu’as-tu fais réellement à Layla ? Que n’as-tu pas dis ?

Au fil des pages tu me parais bien mystérieux dans le sens ou tu es à la fois victime et suspect. Victime parce que tu semble harcelé par un mystérieux corbeau qui voudrait te faire croire que Layla n’est peut-être pas morte ou du moins qu’il connait des choses sur toi ? Suspect parce que tu es trop nerveux. Tu parles à un moment d’un « passé honteux », de quoi s’agit-il ?

On voyage entre « maintenant » et « avant » ou tu nous racontes ton angoisse face aux accusations du mystérieux corbeau et l’histoire de ta rencontre/ relation avec Layla. Tu m’as l’air d’être un beau parleur limite manipulateur. J’arrive à m’interroger sur ce qu’a pu te faire Layla. Je t’imagine en victime de violence conjugale peut-être pas physique mais morale sans aucun doute.  Y aurait-il  eut  la fois de trop et tu aurais perdu les pédales.

La police n’ayant pas de corps, ni aucune preuve… tu t’en sors bien !

Est-ce une « perversion » que de t’engager avec la sœur de la victime ? Peut-être qu’elle lui ressemble tellement que tu fais un transfert. Ellen n’est pas Layla, elle semble plus posée, plus calme. Une relation « normale » enfin !

Qui te rappelle Layla avec ses poupées semées à tout va sur ton chemin ? Quelqu’un qui sait (ou du moins se doute), quelqu’un qui a vu quelque chose ? Pourquoi 12 ans après les faits ?

Tu cherches mais tu ne dis pas tout  à Ellen, ni a Tony (flic à deux mois de la retraite) qui est devenu ton ami après la disparition de Layla. Si tu es innocent, pourquoi ne pas tout dire ? Tu laisses planer le doute, je n’arrive pas à te croire totalement.

Plus j’avance dans le récit et plus je me demande jusqu’où je vais aller pour découvrir la vérité sur Finn et sur Layla. Je suis loin de voir la fin arriver. Coup de théâtre, je reste sans voix. Limite je relis pour être certaine d’avoir bien compris cette fois. Comme toujours, après coup, je me dis que j’avais tout les éléments pour (peut-être) arriver seule à la conclusion.

Comme le Petit Poucet, B.A. PARIS sème les poupées sur le chemin de Finn, et parallèlement  le long de ta lecture.  Ce chemin livresque où j’ai retrouvé la qualité d’écriture de l’auteur : fluide, rythmée. B.A. Paris a l’art et la manière de dépeindre des personnalités complexes. Les cartes ont bien été distribuées, coup de bluff et un roman coup de cœur.

Je remercie les Editions Hugo thriller pour ce SP et le renouvellement de leur confiance. Un très grand merci à B.A. Paris pour ce coup de maître. J’attends le prochain roman avec impatience.

disparition, suspect, doute, poupées, manipulation, personnalités complexes;

Concours Irrespirable – Hugo Thriller et Collectif Polar


Salut mes polardeux

Aujourd’hui sur Collectif Polar nous vous proposons de gagner :

IRRESPIRABLE de Olivia Kiernan

Un partenariat Collectif Polar avec Hugo Thriller.

Alors abonnez-vous vite à Collectif Polar
Et suivez nos petits articles autour de cet exceptionnel polar, vous y trouverez forcément la ou les réponses. Comme dans la  chronique de miss Aline.

Le livre à gagner :

Irréversible :

Dublin. Le docteur Eleanor Costello, scientifique respectée, est retrouvée morte chez elle. Suicide ?

Implacable :

A peine remise des coups reçus lors de sa précédente affaire, la commissaire Frankie Sheehan se voit confier l’enquête. La disparition du mari d’Eleanor puis la découverte d’une deuxième et bientôt troisième victime lui prouvent qu’elle est en présence d’un tueur en série. Et que ce tueur aime jouer avec la mort.

Irrespirable :

Victimes consentantes, sites BDSM, « near death expériences », chambres de torture, meurtres filmés et ritualisés : jusqu’à sa confrontation finale avec le tueur, Frankie va s’immerger dans ce que l’âme humaine a de plus noir et de plus pervers.

Un noir absolu, malgré les tâches de bleu de Prusse, ce pigment utilisé par Chagall et que l’on retrouve sur les victimes comme une signature.

Les conditions :

Vous l’aurez compris pour jouer il faut réunir 4 Conditions

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Les questions justement…

 

Quel pigment est retrouvé sur les victimes ?

En plus du Dark Net dans quel milieu l’équipe de Sheehan doit-elle enquêter ?

 

Voilà vous avez jusqu’au 23 janvier minuit pour répondre en commentaire sous cet article. Un tirage au sort désignera le ou la lauréat(e)

 

Et miss Aline vous enverra ce livre en cadeau de fin d’année. Bonne chance à vous tous et toutes.

Organigramme de Jacques Pons


Après la lecture de Maud le mois dernier et après la lecture commune  de nos 3 Flingueuses.

voici venir la « chronique double » de Miss Aline et de Clémence

Le livre : Organigramme de Jacques Pons. Paru le 20 septembre 2018 aux Editions Hugo Thriller. 19,95 € ; 384 pages ; 14 x 21

4ème de couverture :

Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochaine fashion week, ce ne sont pas les mannequins, mais les cadavres qui défilent…

L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…

Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un serial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaître de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme ?

Dans l’enfer feutré de la mode parisienne, personne n’est à l’abri.

L’auteur : Passionné de littérature, de voyages et de gastronomie, Jacques Pons travaille depuis plus de quinze ans dans l’univers de la mode. C’est cette expérience qui lui a inspiré l’écriture d’Organigramme, dans le cadre du concours du meilleur thriller 2018 présidé par Michel Bussi 2018, pour  lequel il reçoit le Coup de cœur RTL. Organigramme est son premier roman.

Extrait :
« Ils n’ont, pour la plupart, plus la force de crier. Les plus résistants trouvent encore la ressource pour gémir. Je les hais. Je les plains mais je les hais. Je ne les connais pas tous. Il y en a même que je n’avais jamais vus auparavant. Tant pis. Il est trop tard pour renoncer. Ils paieront pour les autres, et comme les autres. »

L’avis de Clémence « des lectures de Clémence »

Organigramme, de Jacques Pons :

 

Avant de commencer la lecture, il vous faudra vous procurer un crayon de bois. Si, comme moi, vous détestez abîmer vos livres, faites une photocopie de l’organigramme donné au début. Pour suivre, il vous faudra barrer les noms des personnages au fur et à mesure. Les morts (qui ne peuvent donc pas être le tueur), et ceux qui vous semblent innocents. Oui mais le problème est que vous devrez raturer, re sélectionner de nouveaux suspects puis effacer à nouveau. Ah ben oui l’auteur cherche à nous rendre fous !

Par des chapitres courts, il instille le doute dans nos esprits. Il alterne faits, et point de vue du tueur. L’auteur a ce don de te rendre complètement accro à cette lecture.

Ce thriller est très différent de ce que l’on peut voir habituellement. Le monde, sans faille ou presque, de la mode est rarement utilisé, ce qui rend ce livre original.

Mais au-delà de ça, l’auteur lance un cri dans notre société actuelle. Il a pris l’exemple de la mode mais son message pourrait concerner n’importe quelle entreprise.

La violence, le harcèlement, la pression sur le lieu de travail sont des phénomènes de sociétés qui font, malheureusement, de plus en plus de victimes. Malgré la présence obligatoire de syndicats pour défendre les personnels, ces derniers sont de plus en plus à souffrir de burn-out. Ce fléau n’est d’ailleurs plus reconnu en tant que maladie professionnelle alors que la faute l’est clairement.

DRH oppressante, rumeurs, compétitivité extrême, sont omniprésentes dans le monde du travail. Un seul but : la rentabilité. Les entreprises brisent leurs salariés uniquement pour faire du chiffre…bref vous l’aurez compris un vrai cri de détresse dans notre monde…

Cela le touche personnellement puisque j’ai traversé des phases difficiles au travail par rapport à ma hiérarchie et tout est admirablement décrit dans ce livre.

Je ne suis donc pas restée insensible à ce roman …

En résumé, c’est un livre poignant, criant de vérité mais avant tout une enquête parfaitement menée d’une main de maître. Le final est époustouflant. J’ai un peu de mal à croire qu’il s’agisse d’une première œuvre pour cet auteur très prometteur !

Merci aux éditions Hugo Thriller de nous apporter ces livres de qualité. Je remercie Célia et Jacques Pons de leur confiance.

Extrait :
« Ils n’ont, pour la plupart, plus la force de crier. Les plus résistants trouvent encore la ressource pour gémir. Je les hais. Je les plains mais je les hais. Je ne les connais pas tous. Il y en a même que je n’avais jamais vus auparavant. Tant pis. Il est trop tard pour renoncer. Ils paieront pour les autres, et comme les autres. »

L’accroche de Miss Aline :

Un organigramme en début de livre que tu t’empresse de photocopier. Il y a du monde faut pas se perdre. Je compte bien annoter, relier, barrer, stabiloter. C’est parti…On commence fort avec un premier meurtre. Tu ne peux rayer personne de ton organigramme, on ne te dit pas qui c’est !

Entrons dans le monde de la mode et de la prestigieuse maison Louis Laigneau et son personnel sous pression. Tout le monde se doit d’être au taquet. Rendement, disponibilité, efficacité, compétitivité sourire de façade… Pour encore plus de résultat, toute la sphère des directeurs commerciaux et managers est conviée  à un séjour à Marrakech. La machine se grippe avec une démission, une soirée qui fini bizarrement. De retour à Paris, les choses ne font qu’aller crescendo. Tout le monde va être sur les dents, s’observer, s’épier, se méfier, profiter (aussi parfois) de cette situation pour se montrer et grimper dans la hiérarchie.

Jacques Pons utilise le monde de la mode pour nous parler de compétitivité, de harcèlement moral dans le monde du travail. L’histoire pourrait être transposée dans bien d’autres milieux professionnels. Ce roman est le reflet d’une réalité criante.

L’auteur nous parle de façon indirecte, des relations humaines. Le sourire de façade, utiliser l’autre pour se faire valoir, la fausse compassion, l’envie, la jalousie. Un rapport humain complètement faussé dans une société de (sur) consommation qui en demande toujours plus. Une société qui courre après la performance mais qui courre aussi après sa vie. Qui perd son souffle.

L’intrigue est bien menée. Les chapitres sont courts et donnent du rythme à la lecture. On passe de la narration générale à la narration privé : le tueur nous livre ses impressions. Jusqu’au bout j’ai annoté mon organigramme ! Jusqu’au bout j’ai fais le lien avec mon propre travail. Et jusqu’au bout je suis passée à côté du véritable coupable. C’est ce que j’appelle un coup de maitre lorsque l’auteur t’emmène là où n’a pas cherché à aller. Quand l’auteur distille tellement bien les éléments de l’intrigue que tu t’y perds et ne voit pas le vrai coupable… et pourtant tous les éléments sont là.

Je remercie les Editions Hugo Thriller de leur confiance et je suis ravie d’avoir découvert ce premier roman de Jacques Pons. J’attends les suivants avec impatience. Auteur à suivre incontestablement.