Salon paris 7 : 5e Lire c’est Livre


Salon paris 7

26 Janvier 2019, 5ème Edition du Salon du Livre de la Marie du 7ème !!

Nous nous rendons sur les lieux vers 14H, malgré les soucis de transports liés aux différentes manifestations des gilets jaunes.

Je remercie chaleureusement David Smadja pour l’organisation de ces rencontres, une très belle affiche.

Pour moi, connaissant peu d’auteurs présents je suis ravie de faire de nouvelles connaissances.

Toujours équipée de mon cadavre je suis ravie de le faire gribouiller à Yvan Fauth, Isabelle Bourdial

et Danielle Thiery, entre autres.

 

Timidement je suis allée à la rencontre de Karine Giebel, que je n’ai pas encore lu

et de Romain Slocombe dont j’ai découvert le premier volet sur les bons conseils de notre Cheffe Geneviève.

Toujours un plaisir de croiser René Manzor, un auteur que j’apprécie beaucoup.

Ayant lu Les loups à leur porte et Héléna, c’est enthousiaste que je vais à la rencontre de l’auteur, Jérémy Fel.

J’ouvre maintenant la partie grande découverte de ce salon,

j’ai eu la joie de faire la connaissance de Jérôme Attal, récemment rencontré lors de la soirée « Rock Fictions » ;

d’Elsa Roch

et de Ludovic Misérole.

Je repars équipée afin de découvrir ces nouveautés.

Les salons sont aussi l’occasions de retrouver les copains lecteurs, blogueurs et chroniqueurs.

Les photos parlent d’elles-mêmes.

Nous avons passés un excellent moment ensemble.

Afin de prolonger ce moment, nous cheminons ensemble jusqu’au métro.

Bref, en un mot c’était génial et je me félicité d’avoir su rester raisonnable, pour combien de temps ?

Mars le Mois du Polar


Mars le Mois du Polar

En ce joli moi de mars, le polar fleuri à tout va.

J’ai relevé 219 titres et je ne suis pas exhaustive.

A l’heure où je vous parle plus de 80 ont du trouver une place dans vos librairies.

Pour vous on n’en a déjà lu quelques uns que l’on peut vous conseiller sans se tromper.

Voici notre petite sélection


On a retenu 15 titres

 

Les Sorties du jour et de la veille

Animal de Sandrine Collette

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. 
Un roman sauvage et puissant.

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre.
Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs.
Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu.
Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse.
Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours.
Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.

 

Manhatan Chaos de Michaël Mention

New York, 13 juillet 1977. L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville. Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. En manque d’héroïne, il se résout à sortir en quête d’un dealer lorsque des émeutes se déclenchent. Débute une nuit de terreur, où il va se heurter aux pillards et aux fantômes de Manhattan. Traqué d’un siècle à l’autre, la star déchue fera tout pour survivre, alors qu’un mal mystérieux le ronge de l’intérieur.

 » Michael Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs !  »

 

Son autre mort d’Elsa Marpeau

Alex mène une vie normale jusqu’à l’arrivée de l’écrivain Charles Berrier dans le gîte rural qu’elle tient avec son mari. Une nuit, l’homme essaie de la violer. En cherchant à se défendre, elle le tue. Paniquée, craignant que les conséquences de son acte ne détruisent sa famille, Alex dissimule le corps. Avant que la disparition de Berrier ne soit connue, et pour éloigner d’elle les soupçons, Alex décide de s’infiltrer dans son entourage pour trouver qui, parmi les proches de l’écrivain, aurait pu l’assassiner…

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Son autre mort est son sixième roman à la Série Noire, après notamment Les yeux des morts, prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011, L’expatriée, prix Plume de Cristal 2013, ou encore Et ils oublieront la colère en 2015. Elle est également la créatrice de la série Capitaine Marleau.

 

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes

Sandrine Destombes continue d’explorer le territoire du fait divers avec Le prieuré de Crest, une enquête où les femmes sont coeur de l’intrigue.
 » Madame, je vais vous demander de sortir du véhicule, s’il vous plaît.  »
Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène avec une seule question en tête : aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?
Une enfant de huit ans tourmentée.
Une mère disparue à cause du 6-6-B.
Une conductrice qui finit sa course dans le fossé.
Un cadavre aux yeux énuclés.

Telle une comptine macabre, voilà les quelques mots qui se trouveraient dans le rapport du gendarme avant que les Experts du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale ne débarquent à Crest.
Toute cette agitation vient troubler cette commune tranquille de la Drôme. La tranquilité, c’est aussi ce que sont venues chercher la hiératique Joséphine et ses protégées ; ces femmes du prieuré, sorte de gynécée où les hommes n’ont pas droit de cité.

 » Une atmosphère envoûtante et une écriture ciselée.  »

 

Un jour comme les autres de Paul Colize

L’auteur d’ Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale.
Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu’elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu’elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d’Éric.
En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d’investigation au Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l’a connu. Suffisamment pour s’intéresser à sa disparition.
Et encore plus quand il réapparaît…
Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu’ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d’ombre de chacun, sur ces secrets que l’on garde et qui finissent toujours par réapparaître.
Pour Un long moment de silence : Landerneau ; Polars Pourpres ; Boulevard de l’Imaginaire
Pour Concerto à 4 mains :  Arsène Lupin ; Plume de Cristal ; Sang d’Encre des lecteurs

Art et décès de Sophie Hénaff

 

Silence, on tue ! C’est sur un plateau de cinéma que la plus sympathique bande de loosers du 36 Quai des Orfèvres fait son come-back, avec toujours à sa tête la célèbre commissaire Anne Capestan, obligée d’interrompre son congé parental pour sauver une ex-collègue. La Capitaine Eva Rosière, qui se consacre désormais à sa carrière de scénariste, est accusée du meurtre d’un réalisateur, retrouvé un couteau entre les deux omoplates, défoncé à la kétamine ! Eva avait, il est vrai, juré de le tuer…

Le Cluedo peut commencer. Sa gamine sous le bras, Anne Capestan est prête.

Après le succès de Poulets grillés (prix des lecteurs du Livre de Poche) et de Rester groupés, Sophie Hénaff poursuit sa série désopilante et savoureuse. On en redemande !

 

 Mi mars  les 13 et 14

Et le mal viendra des Camhug.

Bon j’avoue ce dernier opus de Jérôme Camut et Nathalie Hug c’est un peu mon précieux de ce moi de mars

 

 » On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?  »

L’eau est devenue une ressource rare. Les hommes s’entretuent pour acquérir ce précieux liquide.

Haut le choeur de Gaëlle Perrin-Guillet

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. »
Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison…
Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse…
Une promesse de sang…

La journaliste Alix Flament, autrefois spécialiste des affaires criminelles, a dû renoncer à sa carrière dans le fait divers suite à la publication, six ans plus tôt, de ses entretiens avec Eloane Frezet, une tueuse en série. Mais cette dernière vient de s’évader et entend bien poursuivre ses crimes, menant Alix au bord de la folie.

 

 

Crow de Roy Braverman

NE CHASSE À L’HOMME HALETANTE ET SANS PITIÉ DANS LES PAYSAGES SAUVAGES DE L’ALASKA

Hunter et Crow, deux fugitifs accusés de crimes odieux, décident de se soumettre d’eux-mêmes à l’esprit de la loi en s’isolant au cœur des Brooks Range. Mais les flics locaux et le FBI, dont l’obsession est d’appliquer la loi à la lettre, les laisseront-ils faire ? L’obstination d’un ex-agent du FBI, devenu sérial killer pour l’occasion, déclenche une chasse à l’homme haletante et sans pitié à travers les paysages sauvages de l’Alaska. Une terre rude et immense où tout chasseur devient un jour la proie de quelqu’un d’autre.
Tour à tour chassés ou chasseurs, Hunter et Crow vont poursuivre, croiser ou fuir une shérif amoureuse d’un orignal, une agent spéciale du FBI surnommée Fiasco suite à l’échec de sa dernière mission, une trappeur romantique qui ne craint ni les loups ni les ours, un collecteur de dettes arménien et mélomane, un gang de rednecks qui carbure à la bière locale, un pilote de brousse hippie fan de Jefferson Airplane… Tout ça pour sauver sa peau, appliquer la loi ou mettre la main sur un butin de plus d’un million de dollars. Voire les trois à la fois !

À propos de Hunter
« Un indéniable plaisir de lecture, un irrésistible talent de conteur, des hectolitres d’hémoglobine : on croirait lire du Bret Easton Ellis ou du James Ellroy. On vous souhaite de parvenir à dormir quand même.’ (Le Devoir)
« Un livre coup de poing dont on sort KO debout.’ (Claude Mesplède)
« Entre Délivrance et Fargo. Une écriture directe, qui vous embarque avec une grande élégance et une redoutable efficacité.’ (Le Temps)

 

Minuit dans le jardin du manoir  de  Jean-Christophe Portes

Denis Florin, un jeune notaire solitaire, vit avec sa grand-mère Colette dans un manoir en Normandie. En rentrant un soir, il découvre une tête plantée sur un piquet dans le jardin, des pièces d’or à l’emplacement des yeux et des dents. Colette a disparu et il devient le premier suspect. La journaliste Nadget croit en son innocence et veut découvrir la vérité.

Il y a un manoir sombre et isolé, avec un grand jardin autour.

Il y a Colette, la vieille folle du manoir.

Il y a Denis, son petit-fils, un notaire timide et maladroit.

Et puis il y a, ce matin brumeux, la tête d’un inconnu plantée sur un piquet.

Les ennuis commencent alors pour Denis. Le genre d’ennuis qui changent votre vie. Pour le meilleur… ou plutôt, pour le pire.

Une aventure rocambolesque et explosive où des vies ordinaires basculent dans l’extraordinaire sous la plume incisive et cadencée de Jean-Christophe Portes. Lauréat du prix polar Saint-Maur en poche 2018 pour sa série historique « Les enquêtes de Victor Dauterive », il signe avec Minuit dans le jardin du manoir son premier polar contemporain.

Parasite de Sylvain Forge

A Clermont-Ferrand, Marie Lesaux, capitaine de la brigade de protection de la famille, doit tester les capacités de son nouvel et étrange équipier, Valmont, qui, loin d’être un policier comme les autres, est en réalité une somme d’algorithmes. Ce puissant programme expérimental à la force de calcul phénoménale est en effet missionné par l’Etat pour lutter contre toutes les formes de criminalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dernier tiers de mars 

Le nouveau roman de Bernard Minier
Bienvenue à Hong Kong.
Chez M.
Au bord de l’abîme…

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y aura surtout la sortie des bouquins de nos Flingueuses et autre Nervi

Le 12

Laisse Tomber de Nick Gardel

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin… Ceux qui sont encore en vie…

 le 25 mars 

Sale temps pour les grenouilles d’Isabelle Bourdial

« Sale temps pour les grenouilles : Attention Burn Out » d’Isabelle Bourdial. Une comédie noire drôle et caustique contre le harcèlement au travail et afin d’éviter le burn-out.

Le 29

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

Talia revient en France après un événement traumatique qu’elle a vécu à la Nouvelle-Orléans. Une expérience dont elle se remémore avec douleur et rancoeur mais qui lui a offert la capacité de voir l’avenir. Alors qu’elle tente de se reconstruire, ses visions lui apportent l’image d’un homme pendu et de rituels mystérieux. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudous en Louisiane.

 

 Voilà  mes polardeux, je vous ai débroussaillé le terrain.

De 219 titres nous sommes passés à 15 bouquins.

15 titres que vous retrouverez dans nos pages dans les jours et les semaines à venir.

Alors belles lectures à venir.

 

 

Cercle Littéraire de Maffliers : Rencontre avec Gilles Marchand


Vendredi 25 janvier 2019.
Ce soir, dîner aux chandelles au Château de Maffliers avec Corinne Tartare en maîtresse de cérémonie et, en invité d’honneur, l’écrivain Gilles Marchand entouré de Jean-Pierre Tartare et de 24 autres lecteurs qui s’apprêtent à passer une excellente soirée. Le lieu s’y prête à merveille. Le Château de Maffliers est un magnifique domaine dont les jardins s’étendent à perte de vue. La salle des fresques où nous dînons est, à l’image de la résidence, un espace empli d’Histoire.

Ce soir, nous avons la chance d’être deux flingueuses à prendre part autour de la table du Cercle Littéraire de Maffliers, Jean-Paul dit “loup” et Isabelle, dans ce lieu majestueux empreint d’une certaine magie.

Nos rendez-vous mensuels revêtent aujourd’hui une présence quasi obligatoire tant on s’y sent bien… Tant les invités, méticuleusement choisis par nos hôtes, excellent par leurs écrits.

 

Isabelle. Je ne connaissais pas cet auteur et avais donc lu ses deux derniers opus peu de temps avant, en prévision de la soirée : Des mirages plein les poches, recueil de nouvelles édité Aux Forges de Vulcain, et Un funambule sur le sable, disponible chez Points.

 

Jean-Paul. J’ai eu l’occasion de rencontrer Gilles il y a quelques semaines. Il a participé à un recueil de nouvelles dans “Rock Fictions” de Carole Épinette, et sa nouvelle Monkey Gone to Heaven m’avait beaucoup troublé de part un style très particulier, qui très vite m’a touché et s’est s’immiscé dans mon esprit, nous avions ce soir-là, pu nous entretenir autour d’un verre… J’ai découvert à ce moment un Gilles très sensible et je savais déjà que je commencerai ma lecture par son histoire. Le hasard, s’il existe, a fait que c’est lui qui justement démarrait l’ouvrage !

Isabelle. Je vois très bien ce que tu veux dire. J’ai immédiatement été charmée par ses histoires singulières témoignant d’une imagination débordante, servie par une écriture pétillante et malicieuse. Les thèmes récurrents sont souvent graves : la marginalité, l’exclusion, le handicap, la différence non choisie, mais ils sont traités avec humour et une certaine forme de légèreté. Il ne faut pas y voir de la désinvolture mais de la pudeur et une forme d’optimisme.

Jean-Paul. Humour et une certaine forme de légèreté, mais aussi beaucoup d’émotions.

J’ai donc commencé par son recueil de nouvelles Des mirages plein les poches.
La nouvelle est un format qui a du mal à plaire aux gens… Et pour cause, pas facile en quelques mots d’arriver à capter et à mener le lecteur là où le veut l’auteur !
Mais Gilles y arrive parfaitement…

Isabelle. Ce soir, je m’attendais à rencontrer une sorte de lutin-poète fantaisiste. Comme son héros, Gilles Marchand est plutôt un funambule qui part d’un point A pour arriver au point B. Jusqu’ici rien d’inhabituel. Mais pour y parvenir, tous deux ignorent les lois de la pesanteur et de la raison. Ils improvisent et se promènent avec grâce sur un fil qui n’a rien de linéaire. En l’écoutant se raconter, dans la douce lumière des chandeliers, je découvre peu à peu une personnalité attachante, animée par un besoin de transmission. Chacune de ses confidences donne un éclairage subtil à ses romans. La famille, puissante source d’inspiration. La musique, centrale dans sa vie et dans son œuvre. La symbolique du demi-chien dans Un funambule… Le passé familial derrière Une bouche sans personne.  Certaines de ses pages m’évoquent Georges Perec. Et comment ne pas penser à Boris Vian et à son nénuphar qui pousse dans le poumon de Chloë, lorsqu’on découvre la vie du garçon qui avait un violon dans la tête ? Des influences qu’il revendique volontiers.

Jean-Paul. Comme toi Isabelle j’ai pensé à Borian Vian, Georges Perec, Jean-Paul Didierlaurent ou bien David Zaoui. Des auteurs ayant des univers bien personnels, un vrai monde à part entière…

Concernant le roman Un funambule sur le sable, qui est son second roman après Une bouche sans personne, que j’ai eu la sagesse de me procurer dès le lendemain (Prix du meilleur roman des lecteurs, édité aussi chez Points).

Impossible de le résumer ! Je suis passé par tellement d’émotions…
Gilles traite avec énormément de pudeur, de fantaisie aussi, des différences et des handicaps visibles ou pas. Naître avec un violon dans la tête, c’est impossible ? C’est pourtant ce qui est arrivé à Stradi. Depuis son enfance, il souffre de l’incompréhension, de la maladresse ou de l’ignorance de ceux qui partagent son quotidien. Un roman à lire absolument !

Nous poursuivons notre dîner en lisant des extraits et en posant des questions à l’auteur, qui se prête à l’exercice avec sincérité et générosité, sur son implication dans ses histoires. Lui, sa famille, ses proches. Il règne autour de la table, lorsqu’il parle, un silence que certains décriraient comme monastique. Nous sommes tous pendus à ses lèvres.

Isabelle. Et puis je pose la question qui me tarabusque, celle qui m’a laissé une légère amertume en refermant Un funambule… et qui touche au sens de la fin du roman. C’est délicat, car tout le monde autour de la table ne l’a pas lu. Nous nous comprenons à demi-mots et il me répond de façon subtile. On souffle les bougies, la soirée s’achève.
Tout en clair-obscur, elle aura embelli ma lecture.

Jean-Paul. Gilles est donc définitivement comme ses héros, comme moi aussi par ailleurs… c’est un grand rêveur. Nos contraintes quotidiennes nous obligent à nous réfugier dans un autre monde. Un monde où les personnes se tendent la main et s’aiment. Gilles par le biais de l’écriture, moi celui de la lecture, mais finalement nous vibrons tout deux sur une même longueur d’onde ! Bien-être et émotions sont les mots que je retiendrai et qui résument parfaitement cette belle soirée.

Nous avons quitté ce lieu intemporel les uns après les autres.
Le froid et le brouillard ont retenu certains d’entre nous encore un instant
dans ce lieu magnifique où résonnaient encore certaines phrases échangées,
quand quelques flocons de pluie verglaçante se sont mis à tomber du ciel…

Vous ne connaissez pas encore Gilles Marchand ?

Entrez dans son univers très fort en émotions, ses récits vous mèneront vers
des mondes que vous ne soupçonnez pas encore…

La Saint Valentin des flingueuses 2019


La Saint Valentin des flingueuses 2019

L’année 2018 fut riche en rencontres, et aventures polardeuses au Collectif Polar.  Les Flingueuses sont ravies de vous présenter leurs amoureux(ses) littéraires de l’année : auteur(e)s, flingueuses, livres, partenaires de crime, porte-flingue, polymorphes… Nous ne sommes pas sectaires dans nos amours au Collectif et vous, quels ont été en 2018 ou seront vos amoureux en 2019?

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Je laisse la parole aux Flingueuses pour vous dévoiler leur Valetin(e) :

 


Ophélie : Elsa, ma Dark Swan de la littérature noire, un coup de foudre!

 

Elsa Roch et Ophélie

 

Marc : L’amour c’est aussi « Ça ».

 

(NDLR : Il fallait bien que chez les flingueuses il y ait un fan du Maître, stephen King)

Sacha : Alors voilà mon coup de coeur littéraire, de l’année mais pas que…

 

Sacha Erbel et sire Cédric Sire

 

Geneviève: Une des plus belles rencontres de l’année. Cela a d’accord été un coup de foudre pour son écriture de laquelle je suis ressortie en mode « Cabossé » Ensuite j’ai rencontré le jeune homme, il m’a tout de suite présentée à sa Mamie, centenaire, féministe et serial Killeuse. Vous pensez, je les ai tout de suite adoptés lui et sa Mamie Luger.

Ge et Benoit Philippon

So Fiou : Un valentin ? SAUF m’a emmenée au 7ème ciel.

 

Hervé Commère et Sofia

Aline :  Une Flingueuse, ça ne rigole pas ! Non, Flingueuse ce n’est pas une partie de rigolade !

Miss Aline et Ge son porte Flingue en goguette !

Sylvie : Mon coup de cœur littéraire de l’année !

 

Lou Vernet avec notre Sylvie K

Eppy Fanny : Avec le Flamboyant Nicolas Lebel, créateur d’une grenouille faisandée dont je suis fan.

 

Eppy Fanny et Nicolas Lebel

Isabelle : En 2018, Sandrine Collette m’a bluffée par sa plume sobre et percutante, par sa finesse et sa gentillesse. J’en suis toute éblouie !

 

Isabelle Bourdial notre légiste en chef interviewant Sandrine Collette lors du 1er Festival Polar’Osny

Danièle : Deux flingueuses en accord parfait pour feu de tout bord ! Le collectif … une merveilleuse occasion de rencontre.

Miss Aline et Mamie Danièle lors de leur première rencontre.

Jean-Paul : Deux bonnes têtes de vivant, deux loups, un pouce et trois têtes de mort…

Jean Paul et Jacques Saussey

 

Maud : Anniversaire et intronisation inoubliables entre flingueuses et une auteure flingueuse, légiste et Reine des gommettes.

de gauche à droite, Ge porte Flingue, Cécile Pellault, auteur et légiste, Maud intronisée Flingueuse le jour de son anniv. et Ophélie sa Jumelle

Nick : Je refuse de faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre.

Nick Gardel notre Nervi avec Henri Loevenbruck, Ian Manook et Jean Luc Bizien, 3 auteurs de la ligue de l’imaginaire

Florence : Un coup de coeur pour un roman noir magnifique. Il y est aussi question d’amour, alors pour la Saint-Valentin, il me va bien.

Florence notre nouvelle flingueuse stagiaire a un coup de cœur pour Hervé Commère, elle aussi !

Isabelle : Coup de foudre littéraire 2019 ! Angoissant, troublant, intense, puissant. Entrée fracassante d’Antoine Renand’.

Isabelle Cerruti

La petite dernière des Flingueuses, Isabelle du coup nous présente un coup de cœur 2019.

Ge², le double maléfique  : Ni dieu ni maitre ! Quelques maîtresses… Et un Pouy.

Jean Bernard Pouy et Ge notre porte Flingue

Cécile : A fleur de cadavre ; mon aventure polyamoureuse exquise de 2018 !

Les légistes, Cécile Pellault, Isabelle Bourdial et Ge la porte Flingue et notre exquis macchabée

BONNE ST VALENTIN  de POLARDEUX(SES) A VOUS !!!

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 2


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

2éme partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un objet de Noël.

 

Le commandement de Noël selon….Marc

Sapin en livre

Un joli Noël pour les membres de ma famille ce n’est pas toujours facile. Quelques-uns de mes cousins ont été choisis pour leur titre de gloire, par défaut, car on ne savait pas trop quoi offrir. Et c’est le pire. Souvent ils finissent dans une brocante, avec tant d’autres. Alignés comme des enfants dans un orphelinat du milieu du 19e siècle, le jour des adoptions, en espérant qu’une famille aimante vienne les choisir.

Là je suis dans le noir, emballé et posé sous le sapin. Je crois que j’ai de la chance, car avant qu’on me mette dans ce joli papier cadeau qui m’habille ce soir, j’ai vu une belle bibliothèque avec de nombreux congénères qui semblaient heureux d’être dans ce foyer. Je crois que je vais voir des sourires quand on va déchirer le papier qui m’entoure. Et quand mes pages s’ouvriront je verrais des visages s’illuminer sous les émotions que je sais si bien transmettre. Avec de la chance je vais passer entre les mains de tous les membres de la famille, peut-être même qu’ils vont me prendre avec eux en vacances pour me lire sur une belle plage ensoleillée l’été prochain.

Juste avant l’obscurité, j’ai vu des Mojito posé sur la table basse du salon, je dois être dans une famille de flingueuse. Oui je sens que je vais être aimé et très heureux ici. Voilà un superbe Noël qui s’annonce pour moi.

Bonnes fêtes à tous

Le commandement de Noël selon…. la coucou suisse de Danièle

Moi je suis la coucou, oui pas de raison qu’il n’y ait que des mecs à faire les cons en sortant de leur cahute toutes les heures … d’accord ? C’est un taf plus astreignant que celui de la canassonne  verte parce que celle là ne devait pas coucouter nuit et jour ! Et ce soir ils vont même tous attendre béatement ma douzaine de coucoutages … Fêter Noël, n’importe quoi ! Rester debout pour m’entendre alors que je rêve d’une vraie nuit de douze heures de calme et de silence … Donc moi, mon commandement de Noël c’est de faire comme chez les modernes, supprimer ces p… de notifications inutiles. Du coup je me verrais bien ne plus coucouter la nuit et seulement deux ou trois fois le jour … le matin pour emmener les gamins, le midi pour la bouffe, vers 16 heures pour éjecter le facteur qui se paye du bon temps avec la Josette dans le canapé avant qu’elle n’aille chercher ses lardons à l’école.

Je connais bien toute cette famille qui m’héberge depuis que la tante Georgette m’a ramenée d’une brocante en Suisse, même si je traîne un peu dans mes modulations pour préserver mon helvétisme, j’en ai marre de cette sinécure. J’aimerai tant me consacrer à l’éducation du petit Tom, une graine de sérial killer celui-là et avec ce que j’ai appris chez mes anciens patrons, j’ai de quoi faire progresser sa vocation !

Commandement de Noël donc  : silence les notifs et place aux choses vraiment importantes comme la transmission et le partage d’expériences, le reste on s’en balance et on le balance aussi !

 

Le commandement de Noël selon…. Jean Paul

Oh Noël ! soit qui mal y pense

J’aurai du écouter mes parents…

Ce n’est pas faute de me l’avoir répété maintes et maintes fois.
– Ne fais pas de bruit.
– Fais-toi discret…
– Si tu continues, tu vas finir par les attirer !

Je ne les avais pas écouté. J’avais juste envie de me sentir libre, de respirer à pleins poumons. Mais, maintenant c’était trop tard, je ne retrouverai plus jamais les miens…

Tous les ans à la même période c’était pareil. Ils venaient par plusieurs groupes, souvent le matin, dès le levé du soleil. Ils n’avaient peur de rien, de personnes. Trop nombreux pour que nous puissions faire quoi que ce soit. Bruyant, avec leurs gros véhicules équipés de moteurs pétaradants et ça les faisaient rire en plus, alors que nous, tétanisés par la peur, ne savions plus quoi faire, ne savions plus où nous cacher, et à chaque fois c’était la même chose. Plusieurs d’entre nous étaient enlevés et ne revenaient jamais… Le pire dans tout ça c’est que personne ne faisait rien pour nous aider.

J’avais présumé de mes forces, présumé de mes capacités, aujourd’hui j’étais là, allongé dans un 4×4. Je ne voyais rien. Je ne pouvais plus bouger. J’avais du mal à respirer, je sentais à mes pieds, contre mon dos, tout autour de moi, les autres qui comme moi venaient de se faire enlevés. Qu’allait-il nous arriver ? Qu’allaient-ils faire de nous ?
Nous nous posions sûrement tous la même question. Mais personne n’avait de réponses.

La loi du plus fort continuerait donc ainsi tous les ans, et il me semblait bien que c’était à chaque fois de pire en pire…

………

Quatre semaines après notre enlèvement, ballotés de lieux en lieux, changeant à chaque fois de véhicules ou de directions, j’ai pu enfin communiquer avec l’un des miens. Comme moi, il était bâillonné et attaché dans l’impossibilité de faire un quelconque mouvement, mais lors d’un brusque virage, il a glissé tout contre moi. Plus âgé, il essaya de me rassurer, mais en vain. Je le sentais bien. Au fond de lui, il nous savait tous perdus. Un moment je comptais les virages en me disant que peut-être j’arriverai à nous sauver, à me sauver ? Je n’en ai jamais eut la possibilité.

Finalement, nous avons fini par arriver dans un grand local, où nous fûmes jetés, pêle-mêle les uns sur les autres, sans aucun respect. Je les ai un instant entraperçu. Ils étaient tous vêtus de la même façon, très différentes des premiers qui nous avaient enlevé. Plus nous avancions dans le temps, pire étaient nos contraintes de vie. Ils se comportaient comme si nous n’étions pas là, échangeant entre eux des blagues de mauvais goût, sur leurs femmes, sur leurs intentions et de la façon dont ils allaient se servir de nous. Le froid de plus en plus intense en cette période qui annonçait Noël, les incitaient à se réchauffer, grâce à diverses boissons alcoolisées. Pendant ce temps, nous étions tous, transit de froid et de peur… Je ne supportais plus d’être attaché, ligoté, sans voir la lumière depuis maintenant plusieurs jours.

Puis vint le jour “J”.

Il est venu me chercher. Il m’a choisi parmi tous les autres. J’étais celui qu’il voulait. Après avoir posé ses mains calleuses sur moi, fouillant partout, tirant par-ci, pinçant par là. Il me jeta violement sur ses épaules comme si je ne pesais rien.

– Allez ! Merci les gars et à l’année prochaine…

– C’est ça !!! Amuses-toi bien ! Ah ! ah ! ah ! Au fait, quand tu n’en voudras plus, passe un coup de fil, nous viendrons le récupérer. Ne fait plus comme l’année dernière. Tu l’as laisser plusieurs jours derrière chez toi. Je ne tiens pas à avoir des ennuis.

– Ok ! Ça marche je vous appellerai…

Il me jette dans son coffre, et le claque aussitôt. Au bout d’une bonne demi-heure et quelques centaines de virages, son véhicule stoppe. Il ouvre le coffre et me récupère de nouveau sur ses épaules. Je n’en peu plus, je sent ma fin.

Il me pose finalement au sol. Me détache et retire les baillons qui m’entravaient depuis plusieurs jours. La lumière agresse mes yeux, J’ai du mal à conserver mon équilibre et il est obligé de me retenir afin que je ne tombe pas à ses pieds. Nous ne sommes que tout les deux. Il me regarde de bas en haut. Il respire fort. J’entends derrière moi le tic-tac d’une pendule. Je suis dans une grande pièce. La cheminée allumée produit une chaleur agréable. Mais j’ai de nouveau des vertiges, la tête me tourne et je finis par tomber avant qu’il n’arrive à me rattraper.

…………………

Quelle heure est-il ?

Combien de temps suis-je resté inconscient ?

Il doit être tard. Il fait nuit, seule la cheminée produit une clarté douce qui me permet de voir que je suis seul dans la pièce. J’essaie de bouger. Impossible. Je suis de nouveau ligoté de partout. Je ne comprends rien à ce qui m’arrive. J’ai quelque chose d’assez lourd sur la tête, des pointes enfoncées sur tout mon corps. La peur revient à toute vitesse. Je sens que je vais craquer. Il m’a vêtu avec je ne sais quoi. On dirait un déguisement de toutes les couleurs. Soudain, j’entends des voix, plusieurs voix… Que vont-ils me faire ?

– Restez dans le couloir, je fini de le préparer…

– Que vont-ils encore me faire ?

– Laisse-nous regarder !

– Pas question. On avait dit que c’était une surprise !

– Bon d’accord, mais dépêches-toi. Nous sommes impatient de le voir !

Il entre et referme la porte derrière lui. Allume la lumière.
Qu’est-ce qu’il ma fait ?
J’en ai partout ! Sur le corps, sur la tête. Je suis de nouveau ligoté de partout, entièrement à sa merci.

Il vient vers moi avec un sourire qui dévoile toutes ses dents. Il tient à la main quelque chose… Ouf ! Juste une télécommande…

Il appuie.

Une musique doucereuse sort d’une enceinte qui se trouve à mes pieds. Il vient vers moi et me caresse lentement. Tire sur l’un les liens et le replace, sûrement pour voir si je suis bien attaché ? Je suis complètement soumis à lui et me trouve ainsi obligé d’accepter tout ce qu’il voudra m’imposer. Son visage s’approche doucement de moi, maintenant il me hume profondément, recule et de nouveau éteint la lumière…

Se retourne vers la porte et l’ouvre… J’ai peur !

– Venez, vous pouvez entrer…

– Mais, on n’y voit rien ici !

À ce moment là, un flash lumineux explosa littéralement en rythme avec la musique, m’aveuglant en parti. Ça brille de tous les côtés. Tout autour de moi, sur moi !
Du rouge, du jaune, du bleu !!!

– Joyeux Noël les enfants !!!

– Waouh, papa ! Il est vraiment superbe cette année ton sapin…

 

Le commandement de Noël selon….

 la dinde de Noël d’Isabelle

« Cuicui-Couic-cuit-cuit ».

 

Le commandement de Noël selon….  Maud

L’Amitié, à la Vie à la Mort

 

25 Décembre 2018, dans une maison quelque part

Je m’appelle Journal, Maud m’a créé pendant ses vacances d’Octobre pour échanger sur ses journées, ses lectures en attendant de pouvoir publier ses retours sur Les Lectures de Maud. Aujourd’hui posé sur un canapé j’ai envie de me confier. Depuis notre retour, je me sens parfois abandonné, délaissé, Maud me parle de temps en temps de ses rencontres, me confie quel livre elle lit ; mais j’aimerais qu’on papote plus souvent. Parfois lors de nos échanges, je lui fais part mon désarroi. Je sais qu’elle travaille et qu’elle a moins de temps à me consacrer ; peut-être arriverons nous à trouver un rythme régulier d’échanges dès l’année prochaine. Je fais quant même très attention quand je harpie Maud car depuis le Salon du Fantastique, nous avons un nouveau compagnon qui me terrifie. Il y a une différence entre partager ses ressentis de lecture et vivre au quotidien aux côtés d’un Carnet diabolique. Vous écrivez un nom dessus et la personne meurt dans les 30 secondes, je veux parler de Death Note, bien sûre. Après les livres, Maud a également ce précieux Carnet et je peux vous assurer que j’essaie de me tenir à carreaux comme disent les Humains. J’ai essayé à plusieurs reprises d’échanger avec lui afin de troubler mon ennui. Mais malheureusement mes tentatives sont restées jusqu’à présent infructueuses, j’aurais aimé qu’on devienne amis.

Il est posé là pas loin de moi, dans un sens nous avons de la chance Maud nous emmène partout. Nous avons pu assister à l’ouverture des cadeaux, rituel de Noël, de nouveaux livres j’ai hâte qu’elle m’en parle, pardon qu’elle nous en parle. Je suis sorti de mes pensées par Vincent, son frère, qui rassemble et froisse tous les Papiers Cadeaux et qui se dirige vers la cheminée. Mon cœur se serre, je pense à mes cousins qui sont en train d’être malmenés. Puis, c’est au tour des revues, divers magazines et presse. Non, non pas le feu, je ne veux pas finir comme ça !!! Je vois défiler sous mes yeux les différentes lignes de ma courte vie. Mes pages se raidissent presque à se corner, ma tranche se ramollit et ma couverture devient moite. C’est incontrôlable : j’ai peur qu’il vienne me prendre aussi. Je surveille ses faits et gestes, je tremble de mille feuilles. Un coup d’œil vers Death Note, il est serein et ne semble pas du tout préoccupé par ce qui est en train de se passer sous nos yeux. Nos amis, nos frères, nos cousins, nos semblables, je suis triste pour eux : l’encre de mes dernières lignes devient humide, serais-je en train de pleureur ?

Vincent gratte l’allumette et le feu jaillit : le plus grand ennemi du Papier a encore frappé. Il se retourne rapidement, un courant d’air fait tomber une page de Death Note. J’y lis :

Je les ai sacrifiés pour nous sauver. Ne serait-ce pas ça la magie de Noël : Montrer à ses amis qu’on les aime. Journal, je t’apprécie même si parfois tu écris trop !!

Je profite du courant d’air pour faire virevolter quelques pages afin de montrer ma reconnaissance à mon nouvel Ami.

 

Le commandement de Noël selon….  Cécile

La beauté de verre

Des jours que tu m’observes, des jours que tu t’approches de moi malgré l’interdiction qui t’en est faite, des jours que l’angoisse de tes mains sur moi me hante… Tu sembles inexorablement attiré par le chatoiement de mes couleurs, la courbe luisante de mon corps.

On t’a pourtant interdit de m’approcher, de me toucher, et même me regarder avec convoitise t’est formellement défendu. Tout le monde pressent la fin inéluctable si tu venais à me murmurer ton désir à moins de deux mètres de mon visage. Ton haleine chargée glisse pourtant sur moi comme une menace, comme la promesse d’un dénouement fatal. Je suis pour toi ce qu’il y a de plus proche du péché originel. J’en ai les mêmes atours. Je revêts la même tentation.

Tu sens pourtant que tu ne pourras plus te retenir longtemps, tu veux me posséder me toucher au risque de me briser. Tu n’arrives plus à te contenir, toutes les menaces si tu te laisses aller à tes plus bas instincts n’ont plus d’effet sur toi. Tu ne crains plus rien et encore moins ma fin. Me tenir au moins une fois entre tes mains, même un bref instant, envahit ta raison, devient un besoin impérieux que rien ne pourrait arrêter.

Tu t’approches à pas lents pour n’éveiller aucune attention. Tu me regardes en dardant un regard de passion pour mon éclat. Ton pouls s’accélère à mesure que tu imagines me toucher, me caresser. Le feu envahit tes joues jusqu’au tréfonds de ton envie.

Me voilà gisant sur le sol en mille morceaux scintillants, mes plus beaux atours se sont transformés en mille morceaux éparpillés par tes mains. Elles n’ont pas pu épargner la douce fragilité de mon cristal. Elles ont étouffé la moindre parcelle étincelante  de ma courte vie. J’ai vécu dans du papier de soie mais rien aujourd’hui n’a pu me protéger de tes doigts.  Je gis sur le sol, victime de ta convoitise. Tu n’as pas réussi à résister à mon chant de sirène miroitant. Je suis la première victime de ton massacre de Noël.

Amis des décorations de verre à mille couleurs chatoyantes, sachez que rien ne pourra jamais éviter l’inéluctable destin de la boule de Noël s’écrasant sur le sol, victime de sa propre beauté !

 

 

Le commandement de Noël selon…. Sylvie

L’ATTENTE DE NOEL

Il se sentait bien seul, ses potes étaient déjà partis. Ca bougeait partout en plus il pleuvait sans discontinuer même pas de neige pour Noël ! Il se rappelait quand ses parents étaient partis, il neigeait de gros flocons, ils étaient tout blancs avec des stalactites transparentes collées par le froid. Lui petit avait continué de grandir seul mais avec tout ses copains qui comme lui avaient poussé comme de la mauvaise herbe. Aujourd’hui, il était adulte grand et fort il attendait que vienne le temps pour lui de partir il était impatient mais aussi il attendait ….. Il faisait doux maintenant les saisons étaient bizarres, il entendit du bruit ; ça parlait haut et fort. Les hommes avec leurs grosses bottes cherchaient et l’un deux le regardait; il dit aux autres « mais regardez moi celui-là pas mal du tout pas trop grand ni trop petit, il est comme ils le veulent ! » l’autre dit « ouais » en me regardant « allez les gars embarquez le ». Enfin mon tour, je les laissais m’emmener vers une nouvelle famille. Je me retrouvais dans la maison près de la fenêtre les enfants venaient me voir, j’étais bien habillé pour l’occasion j’étais trop fier ! Je comprenais la joie de Noël même le chat venait jouer avec moi mais il se faisait enguirlander normal à Noël …..

Après les fêtes on me déshabilla, fin de fête, j’avais froid et me sentais nu, je me retrouvais sans ménagement dans la cabane du jardin mais la petite fille insista pour me garder. Depuis tous les ans on me décore, je revêts mes habit de lumière et au fond du jardin à côté des cyprès moi mes pommes de pin et mes aiguilles toutes vertes avec le bonhomme de neige et de jolis rennes lumineux on éclaire de mille feux pour fêter noël.

 

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 1


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

 

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

1ere partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un personnage de roman.

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Fanny-Louise

Ah Noël !! Comme j’aime cette période. Ses rues illuminées, ses chants joyeux et naïfs qui vous restent en tête toute la journée. Mais pour moi, ce qui fait de Noël une fête parfaite c’est la préparation des festivités. Ce moment où on met tout en place pour que nos hôtes profitent au mieux du moment que nous allons passer ensemble. En tête à tête, les yeux dans les yeux…

La préparation commence toujours par un grand ménage. J’aime quand tout est propre et net. Oui je sais, vous vous dites que je dois être un peu maniaque. Et en effet, je le suis. J’aime quand chaque chose est à sa place alors je nettoie, je peaufine les détails. Chacun des ustensiles dont je vais me servir se doit d’être en place, à porter de main sur la table. Le secret d’une bonne recette c’est d’avoir sorti et préparé ses ingrédients. Mais le moment que je préfère, c’est celui de l’accueil que je fais à mes convives, ce moment où bien installés à ma table, ils ouvrent les yeux, se tournent vers moi et réalisent qui je suis…. Au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis Dexter Morgan.

 

 

Le commandement d’un bon Noël selon ….Isabelle Bourdial

J‘ai choisi de prendre comme personnage un combo de Norman Bates et Borg (Les Loups et l’agneau, de Christophe Dubourg). Mais il y a aussi un peu d’Antoine Orsini (Simple, de Julie Estève) en lui

 

L’étoile de Balthazar

Cette année ma princesse va avoir son sapin de Noël.

J’ai coupé un bel épicéa dans la forêt. Mes amis m’ont aidé à le décorer. On a commencé par les guirlandes. Il faut toujours mettre les guirlandes en premier. Sinon, il faut tout enlever si on veut les déplacer. Je suis allé les chercher chez Gaspard.

J’aime bien Gaspard. A l’école, on s’amusait ensemble. Il me faisait gober des vers de terre. Quand je suis passé chez lui, il était sous la douche. ça tombait bien, comme ça j’ai pu tout de suite rincer ses tripes avant de les emballer.  Elles sont toute violette et bien grasses. Comme elles luisent sur le sapin !

Melch mon voisin, celui qui a tué le Chat, m’a donné les boules. Il était gentil, le Chat. Mais Melch, il aime pas trop les bêtes. Du coup, il criait de joie quand j’ai coupé les têtes de toutes ses poules. J’ai pris aussi la sienne car elle était jolie avec sa bouche ouverte. Je les ai accrochées dans le sapin. Qu’est-ce que ça rend bien…

La vieille Marie m’a offert ses cheveux blancs pour faire le givre. Quand je les ai cueillis sur sa tête, elle s’est endormie d’un coup et m’a gentiment laissé faire.

J’ai installé ma princesse dans le rocking chair de Mère devant le sapin. Elle ne dit rien mais je vois bien qu’elle est triste. Il a pas d’étoile, mon sapin.

Une voiture vient de se garer dans ma cour. Sa lumière bleue clignote. La voilà, mon étoile ! C’est Balthazar, le gendarme, qui est venu me l’apporter en personne.

Merci les amis et joyeux Noël à tous !

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Nick Gardel et Peter Raven

 

Un bon Noël… un bon Noël… Elle en a de bonnes l’autre…

Qu’est-ce que j’en sais ce que c’est qu’un bon Noël ?

Déjà il faudrait que les gens arrêtent de me tirer dessus… Ça, ça serait une bonne base.

Et puis, pas la peine de cogner non plus pour se faire comprendre. Ça, j’ai déjà donné. Le passage à tabac dans une cave, le mitraillage à l’arme automatique, les baffes et les coups de taser, je connais. Et puis ça n’est pas vraiment dans l’ambiance Jingle Bells, petits fours et bûche à la crème.

Le problème c’est effectivement les gens. Le facteur humain. Tant qu’on reste dans la théorie désincarnée, on peut échafauder de l’idyllique, on peut concevoir de la quintessence florissante. Les lumières se tamisent, la douce chape neigeuse assourdit l’univers et il plane comme un je-ne-sais-quoi de merveilleux entre les épines froufrouteuses de l’épicéa de salon.

Mais rajoutez là-dessus le florilège habituel de bipèdes à station verticale et ça va vous pourrir l’ambiance en moins de deux.

Toute la panoplie. Entre l’aviné de fin de repas, le lourdingue fini au trou normand, la coincée du serre-tête qui a vite fait d’oublier les ascendances arabo-sémites du petit Jesus, l’ado qui s’emmerde ouvertement en attendant l’autorisation d’aller bouder dans sa piaule, le minuscule qui piaffe dans son hyperactivité, la belle-sœur qui tient à vous faire savoir que sa poitrine est encore vaillante malgré les théories fumeuses de ce bon vieux Newton et surtout l’ancêtre qui ronfle depuis les huitres en espérant atteindre, mine de rien, le prochain gigot Pascal. Elle est belle la nativité, la première GPA divine…

Eux, ils avaient compris. Un bœuf, un âne et c’est marre. Pas de raison de s’enfiler la famille.

Remarquez, moi ça me concerne peu. De la famille, j’en ai pas. Tout ça c’est du souvenir aigri, de l’image décolorée que je n’ai pas à subir. J’ai bien eu un père de remplacement, mais il préférait largement les rombières à pattes d’oie que se farcir des dindes. J’ai plutôt les stigmates mémoriels d’un gueuleton expédié avant que l’ancêtre n’aille lutiner sa rombière du moment. Rien que l’idée me vrille encore la carte mémoire… Par pitié, ne me forcez pas à y penser…

Alors, le meilleur Noël qu’est-ce que ça peut être ?

La solitude.

Le silence apaisant que l’on vient juste envelopper des craquements rassurants d’un vinyle. Peut-être seulement les stridulations simples d’un groupe avant-gardiste des années 70, ou la folie calme de la symphonie d’un gamin anglais. Voilà.

On tamise, on assourdit. On évite tous ces clignotements, toute cette épilepsie obligatoire. On oublie que la neige deviendra gadoue, que les mélodies de Noël vous donneront juste envie de dézinguer votre prochain, que l’imaginaire sirupeux de cette période est une insulte à l’intelligence.

On tamise et on laisse la nuit apaiser l’univers qui n’en peut plus de mouvement. On s’accordera une rupture discrète, pour retourner le disque et relancer la magie…

Le commandement d’un bon Noël selon Ophé lit et Kurtz

Le titre « The End » des Doors résonne dans la pièce aux murs de béton. Elle est dépouillée de tout mobilier et de toute trace de présence humaine en dehors de deux fauteuils chesterfield. Ils trônent, fiers de leur cuir rutilant, au centre de ce cube aveugle.

Il est assis sur l’un, moi sur le second. Il ne me quitte pas des yeux.

Mes mains, à plat sur mes genoux, tremblent. Pourvu qu’il ne le voit pas. L’angoisse m’étreint comme le ferait une mère étouffante, me laissant à peine de quoi respirer. Je manque d’air. Mon cœur bat si fort qu’il semble vouloir sortir de ma poitrine pour le rejoindre. Je l’imagine déjà le brandir devant lui et me regarder agonir, un sourire satisfait aux lèvres.

« – Alors Ophélie ? »

Je sursaute.

Sa voix est presque douce. Pour un peu, elle me rassurerait, mais je connais le personnage.

« – Pourquoi avez-vous poussé la folie jusqu’à rencontrer Kurtz dans son antre ?

– Je… Je… »

Je bafouille, butte sur mes mots, perdue dans ses yeux d’un bleu si intense qu’il m’est douloureux de les fixer. Moi la grande bavarde devant l’Eternel me voilà sans voix. Mais je connais le personnage.

– Vous ?

Reprends-toi ma fille ! Tu fais ça pour le Collectif Polar.

« – Je voudrais connaître vos commandements de Noël. C’est pour le Collectif Polar, vous savez le blog. Nous aimons tellement vos créateurs, Jérôme et Nathalie, que nous tenions à vous laisser la parole.

 – Ahahahahah »

Son rire résonne dans toute la pièce. Mon malaise et ma peur monte encore d’un cran. Je vais y rester, c’est certain.

« – OHOHOH… »

Quoi ? Ohohoh ? Ce rire atroce qui venait de me pétrifier se muait d’un coup en enjouement façon Père Noël. Que lui arrivait-il ?

« – Ophélie, Kurtz aime Noël contrairement à ce que vous et les lecteurs pouvez-croire. »

« -Ah ?… Et vous êtes d’accord pour nous donner vos commandements de Noël ? »

Il ne se départissait pas de ce sourire carnassier. Plus l’entretien avançait, plus mes sentiments s’amalgamaient, se confondaient : peur ou fascination ? Comme l’huile et le vinaigre, ils se confondaient pour se séparer, attendant la prochaine secousse pour se confondre à nouveau, et me perdre.

« – Évidemment. N’est-ce pas pour cela que j’ai accepté de vous faire visiter mon refuge ? »

Les tremblements cessent doucement. L’angoisse relâche mon être et c’est confortablement installée que j’écoute Kurtz me livrer ses commandements :

« – Nul autre que Kurtz vous n’aimerez, parce que non seulement Kurtz est votre seul maître, mais que Noël est aussi la fête de l’amour…

De la viande animale vous mangerez, du gibier de préférence. Quoi d’autre qu’une telle viande pour le chasseur que je suis. L’anthropophagie est la règle, Noël ne doit être qu’une exception à ce principe.

De votre être entier vous me ferez cadeau. Noël ne célèbre-t-il pas le don de soi ? »

Si je note chacun de ses mots et que ses paroles me glacent le sang, je les sens s’infiltrer au plus profond de mon âme et envahir mon cœur abîmé. Me voilà prisonnière d’un homme qui me fascine autant qu’il me répugne.

Moi qui comptais passer Noël parmi les miens, je ne peux quitter Kurtz. Je veux qu’il prenne mon âme et mon corps, qu’il m’annihile comme tant d’autres avant moi.

Me voilà une ombre parmi les autres.

Sous le charme et le joug de cet homme, fantôme parmi les fantômes, plus rien ne compte parce qu’en se confiant à moi, il m’a choisie.

 

Le commandement d’un bon Noël selon Maud et Joe

Nouvelle inspirée du personnage de Joe Middleton – Paul Cleave – Un employé modèle

Le meilleur Noël de Joe

Joe arrive essoufflé à l’arrêt de bus, chargé de ses paquets cadeaux qui l’encombrent. Sa mère a décidé de recevoir la famille pour le réveillon de Noël, quelle idée franchement ? Cette fête, il l’a déteste, cette fausse joie sur les visages des passants, cette idée qu’on est tous heureux de se retrouver pour s’offrir des cadeaux achetés au dernier moment dont on se fiche totalement s’ils plairont ou non. Mais bon faut bien faire comme tout le monde, se fondre dans la masse et faire le gentil mouton et ne pas attirer l’attention.

Comme souvent, rien ne se passe comme prévu, le bus est parti sans lui : 1H15 d’attente pour le prochain. Bien évidemment les rues sont encombrées par ces gens qui foncent retrouver leur familles qu’ils pensent aimer. Joe doit trouver une solution, il tente de héler un taxi, mais pas facile quand on a les bras encombrés. Une fois installé, il ne prend pas la peine d’appeler sa mère pour la prévenir de son retard. Elle s’en rendra bien compte ne le voyant pas arriver. La voiture se mêle à la circulation et s’engouffre dans les embouteillages. Joe reste calme et prend le temps de réfléchir à sa vie, ses envies, et ses fantasmes.

Il est soudainement rappelé à la liberté suite au bruit, au choc, à la douleur, il vient de se cogner à la portière. Il se demande encore ce qui s’est passé lorsque le chauffeur se retourne et s’enquit de son état. Joe réalise qu’ils viennent d’avoir un accident. Le chauffeur se rassure tant qu’il peut en se rendant compte que son client n’est pas blessé, et se rue vers son portable… Un passant vient les voir, et les informe qu’il vient d’appeler la police.

Ni une ni deux, Joe se rend compte qu’il ne faut absolument pas qu’il voit des flics, le contenu d’une de ses poches pourrait le trahir. Il sort encore sonné du véhicule, paie sa course, s’entretien rapidement avec le chauffeur. Ses cadeaux sous le bras le voilà qu’il entreprend de rejoindre les festivités à pied. Son téléphone vibre depuis un moment mais Joe ne veut pas et ne peut pas répondre.

Il arrive chez sa mère vers 1H00, elle hurle qu’il n’est pas le fils qu’elle aimerait, qu’elle ne peut pas compter sur lui ; pour une fois dans sa vie qu’elle lui demande quelque chose, il n’est pas fichu de le faire. Elle n’entend pas ses excuses, son récit de l’accident l’a fait rire. Joe bout intérieurement, il rentre dans la maison en trombe. Les invités sont partis, les restes de victuailles jonchent la table. Des restes d’emballage de papier cadeaux parsèment le tapis du salon. Il s’écroule dans le canapé, la fatigue le gagne tandis que la pression monte, les hurlements de sa mère lui arrachent les oreilles. Il n’en peut plus de la supporter. Il vient dîner chez elle toutes les semaines, la supporte depuis tant d’année et elle. Que fait-elle ? Elle se permet de l’insulter alors qu’il a fini le trajet à pied pour la retrouver. Trop c’est trop. Il tente une dernière fois de la regarder en face, il se rend dans la cuisine lui tend son cadeau en lui souhaitant un Joyeux Noël. Elle lui arrache des mains la balance sur le bar et continue de vociférer, de cracher son venin à la figure de son indigne de fils.  Lorsqu’il relève la tête, il n’est plus le même homme, il la regarde. Leurs regards se croisent, elle s’arrête de hurler, Joe sait qu’elle a compris. Que c’était la dernière fois qu’elle agirait ainsi. Voir même que ce serait la dernière fois qu’elle agirait tout court. Il s’avance calmement vers elle, et il va s’offrir le plus beau cadeau de Noël de sa vie…Un rêve d’enfant se réalise, enfin, il va se libérer…

Le commandement de Noël selon… Ge

Pas de Noël sans Flingueuses

Vraiment pas drôle d’être d’astreinte le jour de Noël. C’est ce que pensait Cécile et Isabelle qui auraient préféré passer les fêtes en famille, entourées de leur enfants et petits-enfants. Oui mais voilà, je les avais appelés à la rescousse, car comme le disait si bien Isabelle, pas le temps d’être flingueuse à temps partiel. Et là mes flingueuses légistes avaient du boulot.

 -Quoi c’est pas sympa d’être ensemble le jour de Noël ? Toutes les trois réunies comme à la grande époque de Collectif Polar.

Bon maintenant que mes légistes préférées étaient devenus des auteurs célèbres, je ne les voyais plus beaucoup.

Isabelle était demandée sur tous les salons, marraine qu’ils l’appelaient ou invitée d’honneur. Et Cécile avait détrôné Franck Thilliez et était dorénavant l’auteur de noir français le plus lu aux states.

Il était temps que je les fasse redescendre sur terre. Or de question qu’elles chopent la grosse tête. Aussi pour les attirer à la morgue avais-je prétexté une émission télé entièrement consacrée au polar juste autour de leur parcours. Et en prime-time en plus ! Et oui fini aussi pour moi le blog, je sévissais désormais à la télévision sur la chaîne française la plus regardée au monde. Il était loin le temps de Ge et ses flingueuses.

J’avais tout préparé, elles allaient devoir me raconter leurs aventures de légistes au sein du collectif polar, chronique de nuit. Là dans cette salle lugubre qui puait la mort, elles finiraient par m’avouer pourquoi elles avaient participé à cette aventure de dingue qu’était les flingueuses. Pourquoi avec leur talent respectif, elles s’étaient en quelque sorte mise à mon service.

En fait au fonds de moi je regrettais ce temps de l’insouciance, ce temps où nous étions toutes dans le même bateau à essayer de faire passer notre goût pour la lecture et des auteurs de polar. Toute flingueuses juste pour le plaisir d’être une équipe, d’être souder comme les doigts de la main. Toutes unies et réunies.

– Bon alors on se le fait ce repas de Noël ?

Mais qui venait de crier si fort ? quoi  ? de quoi parle-t-on là ?C’est quoi ce repas de Noël ? Punaise !

Je sentais que l’on me tapait sur l’épaule.

-Et ma Gene, tu t’es endormie ?

-Nick ? Mais il se passe quoi là ?

-Mais ma Ge, tu devrais te ménager, renchérie Ophélie, rappelle-toi tu nous as toutes réunies pour fêter Noël ensemble.

-Oui, comme tu n’aimes pas cette période de l’année, on a décidé de la passer ensemble pour te la faire aimer, ne dit Aline.

-Tu te rappelles, rajoute Cendrine, hier soir pour le réveillon, nous avons fait une murder party

-Avant on a bu des mojitos intervint Maud

-Oh patronne, on a loué un château, un grand chateau breton pour être toutes ensemble me dis Eppy Fanny

-Oui avec toute notre famille rajoute Danièle.

Et je vois là, en effet Fanny est sa petite famille, j’aperçois les mini-flingue, Sacha accompagné, Maxime conversant avec les misters Flingueuses, Marc et sa charmante compagne et Jean Paul et sa tribu.

Sylvie, Sofia et Isabelle affairaient à préparer le déjeuner. Sacha et Cécile dresse la table. Même Cathie et Marie Noëlle sont là !

Il y a aussi mon Ours et mes psychopattes.

Alors quoi  ? Je venais de faire un rêve, mes légistes sont toujours mes légistes, mes flingueuses existent encore et moi je suis restée leur humble porte flingue.

Mon Ours a accepté de passer les fêtes avec les flingueuses, incroyable, invraisemblable.

Et même les psychopattes, Lulu et Betty ont accepté Onyx le jeune labrador de Loup, et là non plus ce n’était pas gagné !

La magie de Noël existerait-elle bel et bien alors ?

Ou si c’est encore un rêve, alors c’est le plus beau des rêves.

Un vrai conte de Noël !

Et… j’allais oublier.

Joyeux Noël à vous tous

Jeu 5 épisode 20 : Votre librairie préférée avec La Griffe Noire


Souvenez-vous pour fêter les 30 ans de la Griffe Noire, je vous demandais de me présenter votre librairie. Celle que vous fréquentez, celle de votre cœur, une librairie indépendante où vous pouvez aller pendant vos vacances par exemple.

Aujourd’hui c’est Isabelle  qui va vous raconter une librairie

Car les 30 ans de la Griffe Noire c’est tout l’année et ça redémarre en septembre.


 

Coucou Geneviève,

j’espère que mon statut de flingueuse ne m’empêche pas de participer à tes concours

Je vais te parler non pas d’une mais de deux librairies que j’adore. Elles sont à l’opposé l’une de l’autre.

La première, c’est Le Grand Cercle, à Eragny (95).

 

Je vais m’y balader chaque semaine, ou presque. C’est une grande librairie indépendante, un endroit vaste et lumineux, ouvert aux rayons du soleil. Il est tenu par de vrais libraires spécialisés. Un jour, j’y ai cherché un roman de Maurice Genevoix dont je me souvenais vaguement du contenu (il en a tout même écrit une cinquantaine), et la libraire m’en a tout de suite donné le titre.

Elle publie un magazine gratuit qui met en avant les manifestations culturelles locales. C’est là que j’ai fait l’une de mes toutes premières dédicaces. J’en ai gardé un souvenir fantastique, je me suis retrouvée comme chez moi, entourée d’amis et de proches.

Petit à petit, Le Grand Cercle s’est ouvert à d’autres secteurs : musique, papeterie, presse, maroquinerie, déco… On peut le regretter. Mais la librairie reste son secteur d’activité principal.

Ma dernière visite date d’hier. J’ai pris quelques photos pour Collectif Polar et j’y ai retrouvé Frédérique-Sophie Braize, qui m’a dédicacé son dernier roman, Soeurs de lait, publié chez De Borée.

Voilà. La bise, Dame Geneviève.

PJ: un premier envoi avec les photos du Grand Cercle que j’ai prises, et avec Frédérique-Sophie en pleine action. je t’envoie dans un 2e mail  pour de la caverne.

LIBRAIRIE LE GRAND CERCLE

Centre Commercial Art de Vivre, 1 Rue du Bas Noyer, 95610 Éragny

tél : 01 34 30 48 00

http://www.legrandcercle.fr/

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles, épisode 3


Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 3

Hello les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture


Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 3 :

Isabelle et Sacha

Tu as rejoint dernièrement le gang  Collectif Polar.

 1 – Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition d’être une des nôtres, ou avoir voulu intégrer la team ?

Isabelle : La réponse va être longue, tu l’auras voulu ! J’ai accepté par curiosité, par fierté aussi. J’aime lire des polars depuis toujours. Mais je n’ai découvert ce milieu que tardivement, après avoir écrit mon propre roman policier. Jusqu’alors je ne courrais pas les salons, je ne recherchais pas le contact avec des auteurs. Lorsque j’y ai été invitée, j’ai découvert une ambiance fraternelle, où l’humour et la déconnade sont de rigueur et où se côtoient des personnages de tous horizons. Je m’y suis sentie à l’aise. J’ai alors échangé avec des auteurs, des éditeurs, des libraires… et des blogueurs (es-trices-euses, of course). Sans flagornerie, tu es l’une des premières dont j’ai suivi le travail, Geneviève. J’ai sympathisé avec certains, commencé à participer à des débats dans des groupes fermés, parfois houleux, en particulier sur l’impact des blogueurs sur l’économie du livre, leur degré d’indépendance, le respect des auteurs… Questions essentielles à mes yeux. Bref, la bloguosphère s’interrogeait régulièrement sur ses bonnes pratiques. Un bon point pour elle ! Et donc lorsque j’ai proposé à la médiathèque de ma ville (la MéMO) de créer un festival consacré au polar, j’ai voulu lui réserver une place de choix : une expo, une table ronde, etc. N’ayant pas de bouquin à vendre, je me sentais totalement libre et la MéMO a adhéré à l’idée. Je n’étais pas des vôtres pour autant. Et puis je me suis mise à rédiger quelques chroniques pour Collectif Polar, d’abord pour tes concours, puis à ta demande. Ta proposition m’a stupéfaite. Ainsi, sans le savoir j’étais potentiellement une flingueuse ! Du coup j’ai accepté ta proposition pour voir enfin les coulisses du blog, et pour la fierté d’intégrer la team.

Sacha ; Alors j’ai accepté ta proposition de vous rejoindre sur le Collectif polar parce que tu me l’as demandé déjà! Lol! J’étais loin de me douter que mes retours de lectures t’intéressaient en tant que chroniques! C’est très humblement que je donne mon avis sur les livres qui m’ont plu ou bouleversée. Et je suis très touchée de cette proposition. Même si je ne lis pas autant que je le voudrais! Lol!

2- Comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ? 

Isabelle : Mon arrivée est toute récente, il me faut encore trouver mes marques, moi qui suis plutôt un électron libre, par nature. Mais l‘accueil que ces fadas m’ont réservé a été si chaleureux, si spontané que j’abandonne peu à peu ma posture d’observatrice. Les flingueuses (Loup inclus !!) sont généreuses, bienveillantes, bosseuses. A l’image de la porte-flingue, quoi ! Mais est-ce un hasard ?

Sacha : Hey tu parles à une psychopathe là! Mdr! Donc on est sur la même longueur d’ondes! entre frappadingues, on est bien!

3- Qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Ce qu’elle donne déjà dépasse mes attentes : réflexions communes sur la littérature noire, bien sûr, mais aussi solidarité, entraide, conseils… On sort largement du cadre de la littérature et j’aime ça !

Sacha : Ce que j’attends de l’équipe de flingueuses? et on a un flingueur aussi non? Des grosses « marrades » comme c’est déjà le cas quand on se voit! Vous avez toutes toujours la patate et j’adore ça!

4 – Te sens-tu une flingueuse à part entière ?

 

Isabelle : Oui, depuis que tu me sollicites pour des idées de concours, mais surtout depuis que j’ai endossé la panoplie de légiste avec Cécile Pellault et avec toi pour l’exquis cadavre exquis.

 Sacha : Oui je me sens une flingueuse à part entière et très fière de faire partie! Mais promis, je sortirai pas le mien, de flingue! Lol

5 – Que t’as apporté cette expérience d’équipe ?

Isabelle : Le plaisir de travailler en complémentarité avec Cécile, d’être parvenues très vite à nous organiser en fonction de nos sensibilités, de nos emplois du temps respectifs. Le bonheur d’échanger nos impressions à la lecture d’un épisode. J’apprécie énormément ces échanges.

 Sacha : Ben je commence tout juste alors on en reparle dans 6 mois! Mdr! J’espère juste que tu regretteras pas ton choix! Muhahaha (rire démoniaque)!

 

6 – Qu’en as-tu tiré ?

Isabelle : Je me sens plus légitime, plus crédible comme flingueuse.

  Sacha : Mon expérience commence seulement, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sera que du positif!

7- As-tu des attentes particulières autour de Collectif Polar ? Et quelles sont-elles ?

J’aime le jeu collectif, qui est l’ADN de ce blog. L’idée de s’organiser pour optimiser notre présence lors d’évènements, pour partager avec celles (ou celui) qui n’ont pas pu venir, pour porter les couleurs de la meute. Lecteur, lectrice, si tu pouvais voir l’incroyable chorégraphie à l’œuvre derrière les GAV, tu hallucinerais… Pourvou qué ça doure et vive le gang !

 Sacha :  Le collectif polar m’a déjà tellement donné en tant qu’auteure! La mise en lumière de l’Emprise des sens a été un élément très important pour moi et je ne te remercierai jamais assez! Donc bonne humeur, échanges et rigolades!

2eme Partie

Enfin, dis-moi,

Tu préfères :

 1- Etre reconnue comme une simple chroniqueuse de Collectif Polar ?

2- Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi ?

 3- Être avant tout une flingueuse ?

 4- Juste faire de temps à autre une « chronique de lecteur »

Explique-moi ton ou tes choix ?

Isabelle : J’élimine 1, 2 et 4. Ma participation, je la vois plutôt en recherche d’idées, en aide pour organiser ou couvrir des événements.

Sacha : Une chroniqueuse flingueuse du collectif polar qui fait de temps à autre un Sach’avis sur ses lectures! Mdr!

J’ai moins le temps de lire, mais j’aime toujours ça. C’est important pour moi de lire, de m’évader, d’étudier la manière d’écrire d’autres auteurs, d’en découvrir. Je pense que la lecture améliore mon écriture. Et J’aime partager mon avis sur un livre que j’ai aimé, voire que j’ai adoré!  En revanche, je ne sais pas écrire une chronique. J’ai toujours peur d’en mettre trop sur l’intrigue. C’est pour ça que je me contente d’un avis!  De mon avis!

 

Et en OFF, juste entre toi et moi.

As-tu des regrets, des déceptions à formuler, quelles sont les choses que l’on pourrait améliorer ?

Isabelle : Regrets, déceptions… non, je ne vois pas. Enrichir la maquette, peut-être. 

Sacha ; En off entre toi et moi ma Geneviève, je n’ai pas de regrets, ni de déception, rien du tout! Je trouve que toi et tes flingueuses, vous faîtes un boulot extra, et je te félicite! Je vous aime énormément et je suis encore une fois très honorée de faire partie de l’équipe!

Voilàààààà! Merci tout plein ma Geneviève

 

Quelles améliorations proposes-tu ? Et comment les mettre en oeuvre ?

Isabelle : Peut-être élargir le choix des livres chroniqués à des bouquins qui font moins l’actu. Je sais que tu y es sensible, comme moi. Le dernier Bussi, le dernier Norek seront à coup sûr chroniqués partout… Déplacer davantage le curseur vers l’inconnu, sans pour autant délaisser les best seller, ça doit être possible. Ce que j’ai apprécié d’emblée dans Collectif Polar, c’est de découvrir des premiers romans, ou de lire des itw d’auteurs moins célèbres.

L’exquis cadavre exquis, épisode 1


L’exquis cadavre exquis, épisode 1

«Le cadavre s’écrit »

«Le cadavre rit »

« Le cadavre s’habille en Polar »

L’exquis cadavre exquis, épisode 1

Voici le Top Départ,

Allez c’est partis pour le premier épisode de notre Exquis cadavre exquis !

L’exquis cadavre exquis, épisode 1

Camille

By Isabelle Bourdial 

L’odeur d’humus la prend à la gorge, sature ses narines, s’engouffre dans ses poumons, met le feu à ses bronches. Elle suffoque, comme si on l’enterrait vivante. L’angoisse, cette vieille compagne qui surgit à chacune de ses crises d’asthme, la submerge, telle une lame de fond. Elle fouille ses poches avec frénésie. Ses doigts rencontrent l’inhalateur de ventoline. Vite, elle glisse l’embout dans sa bouche, actionne la mini pompe. L’effet est immédiat, sa respiration s’apaise… jusqu’à la prochaine crise. Il était temps ! Une ombre contourne l’immense ficus tout proche. Elle cherche Camille qui s’aplatit un peu plus sur la terre meuble, derrière un rhododendron. Un nuage masque soudain la lune, plongeant la forêt exotique dans l’obscurité. Ce soir, au dîner, l’assassin a croisé son regard, y a lu la peur et le dégoût. Camille sait ce qui s’est passé et cette vérité la condamne. Elle doit disparaître. Elle aurait pu se confier aux autres, ou même appeler la police. Seulement voilà, elle a voulu braver le danger. Encore ce foutu orgueil qui affecte son jugement et la pousse à agir seule… Mais cette nuit, la mort lui colle aux basques. Une mort poisseuse, pugnace, de celles qu’on peine à feinter. Poursuivie, elle a cru la semer en allant se cacher dans la serre tropicale. Mauvaise idée pour une phobique de la chlorophylle. Camille exècre la nature, qui le lui rend bien. Elle est allergique à vingt variétés de pollen et probablement davantage, les allergologues ayant renoncé à les dénombrer toutes. Le moindre attroupement végétal lui déclenche de graves crises d’asthme. Une simple balade à la campagne peut s’avérer mortelle. Alors une partie de cache-cache avec l’assassin dans une forêt sous verre… Son intrusion nocturne a réveillé les perruches. Leur piaillement affolé a alerté l’autre. Et maintenant Camille réalise que le face à face est imminent et que personne ne viendra la sauver.

Elle passe en revue la cascade d’événements qui a précipité sa perte. Tout a commencé lundi dernier, lorsqu’est arrivée l’invitation pour la réouverture du Muséum.

 

Fin du premier épisode.

La suite c’est toi Lou !

 

Un petit retour de Polar’Osny


Un petit retour de Polar’Osny

Comme si vous y étiez

Du 06 au 31 janvier dernier à eu lieu le 1e Festival du Roman Policier, POLAR’OSNY


Du 06 au 31 janvier dernier a eu lieu le 1e Festival du Roman Policier, Polar’Osny avec pour point d’orgue la journée du 20 janvier. Ce samedi 20 avait lieu le salon en lui même. Avec dédicaces et tables rondes. Et tout cela était organisé par la médiathèque d’Osny, la MéMO,  pour le compte de la municipalité. Et Isabelle Bourdial en chargée de mission.

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

Pour ce festival Isabelle a organisé différentes choses, notamment un prix atypique,  le prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar.

Aussi, avec quelques autres blogueurs, sérial lecteurs et passionnés de polar ( Lolo Brodeuse, Jessica Blet, Lau Lo, Loley Read, Laurent Gerard, Jean Michel Isebe, pour ne pas les citer ) j’ai eu la chance de participer à la présélection des couverture en lice.

 

Et le gagnant est…

Bertrand Binois de Fleur Sauvage (LBS)

Si je n’était pas physiquement présente sur le salon, j’y étais en pensée.

D’ailleurs lors de son interview, dame du noir Isabelle Bourdial ne disait  :

« Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme. »
 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?
« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

Alors oui Collectif polar était un peu à Polar Osny.  Avec ses amis blogueurs. D’ailleur Isabelle vous présente ici  Notre Blog ainsi que deux autres blogs sélectionnés par Isabelle pour figurer dans l’expo Blog en Stock.

Deux blog de deux mecs que j’adore, deux amis mais chut faut pas leur dire.

Pour ne pas les citer: Yvan et David

Attention, blog carrément infectieux. « C’est contagieux » ne vous lâchera pas. La passion de David Smadja est virale, transmissible et incurable. Blogs en stock a la fièvre ! David a conçu son blog comme un webzine dédié au cinéma, aux comics américains, à toutes formes de littérature même s’il fait la part belle au polar. Pour Polar’Osny il a choisi la chronique d’Islanova, de Jérôme Camut Nathalie Hug. David participe aussi à l’organisation et à l’animation du salon du livre de Paris 7e qui s’est tenu le 27 janvier prochain. Qu’on se le dise. Une citation de lui que j’adore, saisie au vol dans l’interview qu’il a donnée à LFC, https://lc.cx/gMmV

 

 : « Lire un livre c’est fun, lire un livre c’est moderne, lire un livre c’est s’ouvrir au monde et l’embrasser. » 
Bonjour la contagion ! 😁 
https://cestcontagieux.com

 

Blogs en stock, c’est aussi EmOtionS, d’Yvan Fauth. 600 chroniques, 300 interviews d’auteurs, de traducteurs, d’éditeurs, de blogueurs, d’organisateurs de salons, de bibliothécaires, de musiciens… Pour Polar’Osny, Yvan a choisi une chronique de « Ne dis rien à papa », de François-Xavier Dillard qui, le croirez-vous?, sera présent au salon du 20 janvier😁. Quant à Yvan, on ne le présente plus. Modérateur sur les plateaux des salons « Saint-Maur en poche » et « Le Festival Sans Nom » (salon du polar de Mulhouse), et pour « Lausan’noir » et « Seille de crime » en 2017. – Membre de l’organisation du « Festival Sans Nom », salon du polar de Mulhouse, – Organisateur et Président du jury du prix littéraire du salon de Mulhouse – Collaborateur du site de Gérard Collard « Les Déblogueurs » – Membre du jury du prix de la Ligue de l’Imaginaire en 2017. J’en passe et des meilleurs…
https://gruznamur.wordpress.com

Minuit, l’heure idéale pour vous parler de « Collectif polar : chronique de nuit »… La création de ce blog est à elle-seule un roman, l’histoire d’une revanche ! Geneviève, bibliothécaire parisienne hyperactive dotée du don d’ubiquité, organisatrice d’apéro-polars et de kawa littéraires, l’a voulu participatif. Plusieurs lectrices ont commencé à rédiger des chroniques. Geneviève surnomme les plus régulières d’entre elles des flingueuses. « J’ai choisi mes chroniqueuses parce que leur avis me touchait, dans leur concision ou leurs arguments, le choix des mots, leur ressenti… Nous sommes chacune différentes, et c’est cette différence que je veux mettre en avant. » Au menu : des critiques, des interviews d’auteurs, une rubrique « avis d’expert » consacrée aux crimes célèbres et à l’histoire de la police, des reportages sur les salons littéraires, des portraits de serial lecteurs. Pour l’expo Blog en stock, Geneviève a sélectionné la chronique de «Elastique Nègre» , de Stéphane Pair.
https://collectifpolar.wordpress.com

Sinon pour vous faire une idée du salon voici quelques photos et quelques temps forts

 

L’invité d’honneur Sandrine Collette.

20 auteurs présents

Armelle Carbonel, Ciceron Angledroit, Sandrine Collette, François-Xavier Dillard, Henri Duboc, Christophe Dubourg, Didier Fossey, Bob Garcia, M.A. Gra­, Philippe Hauret, Jean-Michel Lecocq, Sandra Martineau, Chris Nerwiss, Gilbert Noguès, Stanislas Petrosky, Fabrice Pichon, Jean-Christophe Portes, Frédéric Révérend, Guillaume Richez, Sandrine Roy, Roland Sadaune, Jean-Louis Serrano, Danielle Thiery, Lou Vernet.

Les tables rondes

 

11h : entretien avec Sandrine Colette, marraine de l’édition 2018.

14h15 : table ronde « La fiction plus forte que le réel ? » avec la participation de Sandrine Collette, Danièle Thiery, Fabrice Pichon et François-Xavier Dillard.

16h15 : remise du prix « Osny & Clyde » (prix de la plus belle couverture).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16h45 : conférence « Une histoire de la littérature policière » par Bob Garcia.

Et puis aussi un petit jeu : les 3 chauves

Qui sont-ils ? Il y a des indices, enfin peut-être ?

Réponse demain …

Ah j’allais oublier

15h15 : table ronde « Les bloggeurs passent aux aveux… ».

Mes copains et copines blogueurs zé blogueuses sont passés aux crible par Isabelle.

J’ai failli passer entre les mailles du filet mais Isabelle m’a rattrapée .

De tout cela on reparle demain soir !

ça vous va ?