Attention Concours à venir !


Attention Concours à venir !

Dans les semaines qui viennent je vous propose de gagner les romans de nos flingueuses, légistes et autre nervi.

Suivez bien nos articles.

Vous pourriez bien vous retrouver avec dans votre boite aux lettres un de ces romans :

 

Laisse tomber de Nick Gardel

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien.

Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol.

Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire.

Et ce ne sont pas les autres copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire.

Enfin… Ceux qui sont encore en vie...

 

 

 

 

 

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

 

Jamais je n’aurais soupçonné une telle tempête à l’intérieur de moi. Mon autre nature était enfermée comme dans une prison de haute sécurité avec ses écrous et ses barreaux. Ne laissant apparaître que naïveté et apparente légèreté. Mais le monstre a libéré un autre monstre. Et ce que toi tu m’as fait, je vais te le rendre. Je vais te le renvoyer tel un miroir et il ne manquera rien, tu peux me croire.
Douleur, colère, terreur, vengeance, tout y sera. Et ce miroir reflétera toutes tes imperfections. Tel le portrait de Dorian Gray, ces imperfections deviendront pustules, pourriture de ce que tu es à l’intérieur de toi…  » Depuis son retour en France, Talia a changé. Le don qu’elle a acquis à la Nouvelle-Orléans n’y est peut-être pas étranger. En ce début janvier, une nouvelle vision la perturbe.
Un homme pendu. Talia sait que cela annonce un meurtre. Cependant personne ne la prend au sérieux. Etant donné ce qu’elle apprend, Charlie, sa meilleure amie depuis toujours, craint qu’elle ne souffre d’un important stress post-traumatique. Alors que les meurtres par pendaison se poursuivent, Talia décide de repartir à la Nouvelle-Orléans. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudou. Sur les traces de Baron Samedi.
La porte s’ouvre à nouveau entre deux mondes. Tout n’a pas encore été révélé. Entrez, si vous

 

L’emprise des sens de Sacha Erbel

Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, et lui-même confronté à des troubles obsessionnels.

Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ?

Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et à l’amour de Basile seront-ils suffisant pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

L’Emprise des sens, est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre.

 

Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial

 

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je dirige le département Histoire et Civilisations aux éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique.

Pourtant il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur.

Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d’être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. un harceleur, un costkiller, …

Cerise sur le gâteau, c‘est le parfait sosie du Dr. House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance …

Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

Et dans quelques semaines j’espère bien aussi vous proposer le nouveau thriller de Cécile Pellault.

Je vous en dirai plus en temps et en heure.

Quand  il sera alors temps de vous faire découvrir le polar tout en subtilité de Cécile Pellault « Les Voix meurtries »

Les voix meurtries resto verso Cécile Pellault

Alors soyez attentif et à très vite.

Ge, porte flingue du collectif

NDLR : Je tiens une nouvelle fois à vous le dire, mais j’ai personnellement sur mes propres deniers acheté tous ces livres de nos flingueuses, légistes, expert et nervi !

Ah on ne dit dans l’oreillette que les éditions du Loir rajoute un exemplaire des grenouille et que son auteur aussi !

Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial


Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial

le 08 juin de 15h à 18h

 

Le 8 juin prochain Florence notre  apprentie flingueuse recevra à la médiathèque d’Osny, une autre flingueuses en la personne d’Isabelle Bourdial

 

Si vous ne connaissez pas encore Isabelle c’est le moment d’aller à sa rencontre.

Vous pourrez lui poser toutes vos questions en quasi tête à tête et/ou en petit groupe de 4-5 lecteurs.

Bref un instant privilégié parfait pour les confidences.

Alors ne loupez pas ce rendez-vous, foi de porte flingue.

 

Isabelle Bourdial

Journaliste scientifique et auteure osnyssoise, Isabelle Bourdial a notamment été rédactrice en chef des Cahiers de Sciences & Vie et a travaillé pour plusieurs maisons de production (E=M6, entre autres). Passionnée de polars, elle est à l’origine de Polar’Osny, LE festival de littérature policière dont la deuxième édition se déroulera en novembre prochain. Après un premier roman en 2016, Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie), Isabelle Bourdial vient à la MéMO vous présenter Sale temps pour les grenouilles, son deuxième ouvrage publié aux éditions du Loir.

Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial

C’est le 8 juin prochain à la MéMO
2 place des Impressionnistes
01 30 30 86 73

 Retrouvez les avis de Florence et de Ge ci dessous

Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie)

Sale temps pour les grenouilles (Editions du Loir)

 

Rencontre Jean-Christophe Portes


Rencontre Jean-Christophe Portes

Le 6 Avril à la MéMO D’Osny

Par Maud, aidée de Florence et d’Isabelle

Florence Labbe recevait Jean-Christophe Portes, l’occasion d’échanger avec l’auteur et des lecteurs sur l’ensemble de ses œuvres.

   

J’ai demandé à Florence, pourquoi avait-elle choisit cet auteur ?

A toi Florence :  Pour faire connaître un auteur local, permettre à des lecteurs qui ne connaissent pas, de découvrir le genre policier historique, promouvoir son dernier roman.

Nos lecteurs n’ont pas trop la pratique des salons, et organiser ces rencontres, c’est aussi inciter , préparer les usagers à rejoindre Polar’osny.

Et puis j’ai beaucoup aimé son documentaire, et son dernier roman. C’est aussi un auteur adorable, assez timide au départ mais très disponible.

Sur 5 rencontres, deux auteurs de romans policiers Didier Fossey, Eric Dupuis, ensuite Jean-Christophe Portes, après un univers plus féminin, avec Frédérique-Sophie Braize, qui fait beaucoup de recherche en amont de ses romans (le radium et ses dégâts dans sœurs de lait, une fille mère sans le sous fin du 19e avec des siamoises, pour lily sans logis. Et Isa et ses grenouilles le 8 juin.

(Ndlr : Isa, c’est Isabelle Bourdial avec son livre Sale temps pour les grenouilles)

Pour ma part, je suis venue car j’ai découvert l’auteur à travers son personnage de Victor dans sa série historique et je souhaitais en savoir plus sur ses autres livres. Et j’en appris beaucoup, je me suis laissée tenter et j’ai craqué en prenant tous ceux qui me manquait. Il parle de son écriture avec passion, nous explique ses choix et forcément on se laisse happer par ses récits.

Sur place, ravie d’avoir croisé Lolo Brodeuse, lectrice passionnée avec qui j’ai beaucoup échangé. Mais aussi une auteur, flingueuse Isabelle Bourdial, à qui je me suis permise également de demander pourquoi elle était venue et son ressenti sur cet moment de partage.

Isabelle c’est à toi : voilà ce que je peux te dire à propos de la rencontre-dédicace de Jean-Christophe Portes à la MéMO.

Jean-Christophe est un des auteurs les plus prolifiques que je connais. Son oeuvre est particulièrement diversifiée. On le doit à son insatiable curiosité et à son envie de partager, des qualités mises à profit et développées par ses activités de journaliste.

En janvier 2018, lors de l’inauguration de Polar’Osny, il rencontre le colonel Touron, qui dirige l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. D’une discussion impromptue nait l’idée d’un livre sur les scientifiques qui y travaillent. Les experts du crime verra le jour à peine quelques mois plus tard.

La série historique autour des aventures de Victor Dauterive, gendarme sous la Révolution française, s’enrichit d’année en année, et compte pas moins de 4 titres.

Jean-Christophe a également signé un livre témoignage du Dr Colette Brull-Ulmann, publié comme les autres aux éditions City.

Et voilà que sort un nouveau roman, Minuit dans le jardin du manoir, présenté comme un polar classique.

Autre nouveauté, il est publié cette fois aux célèbres éditions du Masque.

Forcément, j’ai voulu en savoir plus sur ce titre, sa genèse, les circonstances de sa sortie. J’étais poussée à la fois par mon envie de lectrice de découvrir ce roman au titre évocateur (l’histoire commence avant même d’ouvrir le livre !) et ma curiosité d’auteure.

Qu’est-ce qui avait bien pu pousser Jean-Christophe Portes à délaisser pour un temps le roman historique ?

Pourquoi ce changement d’éditeur ?

Et voilà comment j’ai atterri à la MéMO ce samedi 6 avril. Comme à son habitude, Jean-Christophe était serein, prenait le temps de répondre à chaque personne. Lorsque mon tour est venu, j’ai enfin eu les réponses à mes questions.

Minuit a été écrit après le premier tome de Victor Dauterive.

Le romancier ne pensait pas que son gendarme remporterait un tel succès et s’était essayé au polar contemporain.

Ce n’est que récemment qu’il a envoyé le manuscrit aux éditions du Masque qui a immédiatement voulu le publier.

Il me reste à pousser la barrière et à pénétrer, au beau milieu de la nuit, dans ce mystérieux jardin.

Voilà de nouveau un excellent moment, le temps a filé à une vitesse vertigineuse !!! Je remercie Florence pour son accueil et les dragibus !!! Je reviendrai c’est sûre !!!

Le livre : Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial.


Le livre : Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial. Paru le 25 mars 2019 aux Editions du Loir, 16 €90. (264 p.), 21 x 14cm

4e couv :

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je dirige le département Histoire et Civilisations aux éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique.

Pourtant il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur.

Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d’être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. un harceleur, un costkiller, …

Cerise sur le gâteau, c‘est le parfait sosie du Dr. House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance …

Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

L’auteure : Isabelle Bourdial a été chef des informations au Magazine science et Vie, puis rédactrice en chef des Cahiers de Science et Vie jusqu’en 2017. Elle a également publié une vingtaine  de documentaires (éditions Nathan, Atlas, Gallimard, Flammarion, Larousse, et.). En 2016, elle signe Chasseurs d’Esprit aux Editions Lajouanie, un roman policier qui s’appuie sur les dernières recherches en neurosciences. En 2018, avec la Mémo, Médiathèque municipale de la Ville d’Osny, elle lance Polar’Osny, festival de la littérature policière de la ville d’Osny, dans le Val d’Oise. Elle poursuit en parallèle ses activités de journaliste en free-lance et anime des ateliers d’écriture. Isabelle Bourdial fait également partie du Blog Collectif Polar : Chronique de Nuit où elle officie en tant que légiste 🙂 .
Extrait :
Durant cette période, il m’arrivait de croiser Raphaëlle dans l’open space. Elle portait toujours des tas de catalogues d’ameublement sous le bras. Cette fille se ternissait de jour en jour, je n’aurais pas été  surpris qu’elle se dissolve un beau matin dans l’air ambiant. Ce fut pire lorsque Delahousse vint la voir dans l’open space, jeta une liasse de feuillets biffés sur son bureau et lui lâcha devant tout le monde :
– Raphaëlle, on va essayer autre chose. Qu’est-ce que tu penses de l’aromathérapie ?
– ???
– C’est un domaine en plein essor. La médecine s’y intéresse de près, tu sais ? L’aromathérapie, c’est à la fois de la botanique et de la chimie. On obtient, grâce à elle, des résultats étonnants. Elle peut transformer nos émotions, modifier notre humeur, nous toucher de l’intérieur … comme l’art, en somme !
Cette fois, la comparaison hasardeuse ne fit pas rire Raphaëlle. Son sens de l‘humour avait du plomb dans l’aile. De toute façon, l’autre ne plaisantait pas. Elle hocha la tête et attendit la suite.
– Donc tu laisses tomber la décoration d’intérieur et à la place, tu m’écris 100 pages sur l’aromathérapie. Allez, ACTION ! dit-il d’une voix forte en insistant sur le dernier mot.
Il tourna les talons, repartit aussi brusquement qu’il était apparu. Elle se mit au travail sans piper mot. Et s’étiola un peu plus au fil des jours.
Dans notre pôle, une autre personne était en souffrance, pour des raisons différentes. Magali nous avait appris que son mari était atteint d’une leucémie. Son état avait nécessité une greffe de moelle. Il devait passer plusieurs mois en chambre stérile à La Pitié-Salpêtrière. Magali ne s’était pas arrêtée de travailler mais passait le voir à l’hôpital matin et soir. Cette nouvelle nous avait bouleversés. Notre collègue faisait preuve d’un grand courage. Elle nous avait demandé de ne pas aborder le sujet. Et nous la soutenions d’un sourire, d’une attention, en respectant sa pudeur.
Un soir j’étais allé récupérer une impression dans le local de l’imprimante et étalai mes épreuves sur un meuble bas, juste à côté du bureau de Grégoire. La porte en était restée ouverte. J’entendis distinctement sa voix, pleine de sollicitude, et celle, presque étouffée, de Magali.
– Je t’avais bien demandé d’archiver les contrats auteurs de plus de cinq ans, n’est-ce pas ? Pourquoi tu ne l’as pas fait ? Ce n’est pas une critique, hein ? C’est juste pour savoir. -voix bienveillante-
– Tu m’avais dit que ce n’était pas urgent. Grégoire. Qu’il fallait d’abord revoir tout le classement des CDD venus en renfort, ce que j’ai fait.
– Certes, mais pourquoi n’as-tu pas archivé ces contrats après ? -voix “je veux juste comprendre, rassure-toi”-
– Je n’en ai pas encore eu le temps, bredouilla Magali.
– Explique-moi pourquoi, si tu veux bien -voix “aie confiansss, je sssuis là”-
– Parce que dans la journée, j’ai trop de tâches à gérer. Je n’aurais pu le faire qu’en dehors de mes heures de bureau. Et tu sais bien que je ne peux pas rester trop tard. Je dois passer voir Louis à l’hôpital.
– Aaaahh, fit le monstre. On tient le coupable ! -Voix triomphante et cinglante-

Chronique d’une flingueuse : les petits mots de Flo

Le livre : Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial.

Il est souvent difficile d’être objectif lorsque l’on doit prononcer son avis, rédiger une chronique à propos d’un roman écrit par quelqu’un que l’on connaît, que l’on considère comme un ou une ami(e). Mais là, pour le coup, je me sens très à l’aise pour exprimer l’attachement que j’ai pour ce roman d’Isabelle Bourdial, autant pour les sujets (le harcèlement et l’épuisement professionnels, la manipulation, la déstabilisation).

J’ai eu la chance, le privilège de lire ce roman il y a plus d’un an maintenant et il avait été d’emblée un coup de coeur pour moi. Je l’ai redécouvert dernièrement dans sa version définitive et éditée et je l’ai à nouveau savouré !

Sale temps pour les grenouilles nous emmène à la découverte du milieu de l’édition, de ses différents métiers et divisions. Les éditions Galvani ont récemment nommé un nouveau directeur, Grégoire Delahousse pour leur pôle Arts et Savoirs où travaille Hadrien Lapousterle, Responsable du département Histoire et Civilisations. Parce que les résultats financiers du Pôle ne sont pas satisfaisants, une réorganisation avec des changements radicaux de cap éditorial est imposée à Hadrien et ses collègues : Pierre-Louis, Slim, Raphaëlle, Marc et Kumi. Tous vont être contraints à quitter leurs domaines de compétences, devoir se transformer en auteurs de documentaires tournés non plus vers des savoirs mais des savoirs-faire.

Leur environnement de travail va lui aussi connaître de sérieux bouleversements : réduction de la superficie des bureaux, mise en place d’open spaces concentrant en un lieu ouvert tous les employés d’un même pôle, etc.

Très rapidement, l’ambiance de travail va se détériorer, la pression augmenter, le surmenage et les premiers arrêts maladie survenir.

Pour ne pas gâcher l’intérêt de la lecture, je n’en dirai pas plus sur l’histoire concoctée par Isabelle Bourdial et les tourments que vont vivre nos 6 éditeurs.

Sachez toutefois que d’une plume alerte, affûtée, oscillant entre sérieux et humour, dans un équilibre littéraire parfait et jubilatoire, l’auteure nous parle de la maltraitance au travail, de la facilité avec laquelle un individu, une direction peut détruire, broyer un individu au travail. Il est en effet bien plus facile de provoquer l’échec que d’accompagner à la réussite professionnelle.

Grâce à l’humour, j’ai pu lire jusqu’au bout ce roman incroyable et courageux, car vous l’aurez compris, Isabelle Bourdial témoigne de ce qu’elle a connu, mais sans aigreur, sans haine car on ne gagne jamais en utilisant les armes de ses bourreaux.

Si comme moi, vous avez ou êtes une grenouille que l’on a placée dans une casserole, vous trouverez dans ce livre un panel de recettes pour vous en échapper ! Et si par bonheur, le burn-out et le harcèlement au travail vous sont inconnus, vous apprendrez à les identifier pour mieux vous en prémunir.

En conclusion, osez ce roman, offrez-le autour de vous car sous sa couverture colorée se trouve une comédie noire, caustique et une vraie pépite !

Papote d’auteur, Maud était avec Isabelle Bourdial


Papote d’auteur, Maud était avec Isabelle Bourdial.

Alors que vient de sortir son second roman, Sale temps pour les grenouilles. Isabelle Bourdial confesse quelques indiscrétions à notre Jumelle démoniaque sur son premier roman, Chasseurs d’esprits

Et moi je le confesse aussi, j’ai hâte de découvrir le dernier roman d’Isabelle tant j’aime sa façon de s’amuser avec les mots. Foi de porte flingue.

Allez place aux interviews exclusives de Maud


Bonjour Isabelle Bourdial,

Maud : Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat.

Isabelle : Tout cela reste entre nous alors, c’est bien ça ?

Maud : Bien sûre, n’ayez aucune crainte. Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Isabelle : Je suis journaliste, j’anime également des ateliers d’écriture et je m’occupe de l’organisation de Polar’Osny, le festival de la littérature policière d’Osny (95) avec ma complice et amie Florence Labbe. Mes passions et loisirs : l’écriture, la lecture, la danse.

Durant mes études, j’ai toujours été partagée entre les sciences et les matières littéraires. Pourquoi devoir choisir entre les unes et les autres ? N’était-il pas possible de concilier les deux ? A la fin de mes études j’ai découvert un métier qui le permettait. C’est comme ça que je suis devenue journaliste scientifique. J’ai travaillé durant de longues années à la rédaction de Science & Vie, puis à celle des Cahiers de Science & Vie (qui traite de l’histoire des civilisations, une autre de mes passions). J’ai aussi écrit ou traduit une vingtaine de documentaires jeunesse et adulte pour une dizaine d’éditeurs (Nathan, Atlas, Flammarion, Gallimard…). J’ai travaillé ponctuellement pour plusieurs émissions de télévision ou sur des docufictions.

Maud : Chasseurs d’Esprit est votre premier roman. Comment a germé cette histoire ?

Isabelle : J’ai eu l’idée d’écrire ce livre alors que j’enquêtais sur les prouesses des neurosciences. Je me suis alors demandé ce qui se passerait si des enquêteurs recouraient à l’imagerie cérébrale pour sonder l’esprit d’un suspect ou à des techniques d’auditions de témoin basées sur les travaux des cogniticiens. Pourraient-ils réellement lire dans les pensées? Et auraient-ils le droit de perquisitionner nos cerveaux ? C’est comme ça qu’est née cette histoire. Elle m’a aussi permis d’aborder d’autres grands thèmes comme la peur qu’inspirent à nos sociétés les derniers peuples indiens, leur combat pour sauvegarder leurs terres ou les ravages de l’orpaillage sur la forêt amazonienne.

Maud : Une anecdote sur cet opus en particulier ? Lors de l’écriture ou retour de lecture ?

Isabelle : J’ai rencontré un jour quelqu’un qui s’appelait comme le salaud de mon roman, et qui lui ressemblait physiquement. Un type néfaste qui a voulu s’en prendre à moi mais qui n’y est pas parvenu. Un mauvais hasard, enfin je crois  . J’en ai fait une nouvelle !

Maud : Vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

Isabelle : Mes plus belles joies ? Difficile de faire un choix. L’écriture m’en apporte beaucoup. Depuis la sortie de Chasseurs d’esprit, j’ai découvert toute une communauté d’auteurs de polars bien pourvus côté humour. C’est toujours un plaisir de les retrouver. Pour la plupart, ils ont des parcours très étonnants. Ecrire m’a aussi permis de rencontrer des mordus de lecture, des serial lecteurs très pointus, qui sont souvent eux-mêmes blogueurs et/ou bibliothécaires. Dans ce milieu, j’ai noué de belles amitiés ! Et ça, ça n’a pas de prix ! J’ai pu lancer un festival de littérature policière, le rêve ! J’ai fait la connaissance de Geneviève et, comme vous chère Maud, j’ai intégré son Collectif Polar. Et là aussi, j’ai été gâtée ! Cadavre exquis, concours de nouvelles… Sans parler des échanges juste incroyables avec des lecteurs. Ou du travail d’édition, les échanges autour du texte, de la couverture, un travail d’équipe qui peut être extraordinairement gratifiant ! Les pires moments ? Ils sont bien insignifiants à côté des bons !

Maud : Après le côté auteur, passons de l’autre côté lecture, quelle lectrice êtes-vous ?

Isabelle : Je suis boulimique. Dès le saut du lit, je dévore des pages. Je lis dans les transports, dans les files d’attente, en soirée. Comme vous, j’angoisse d’être à court de livres et j’ai toujours une liseuse avec moi en vacances. Je n’ai pas une PAL mais plusieurs qui poussent un peu partout dans la maison. Goûts hétéroclites : du noir, bien sûr, de la blanche évidemment, et toutes les nuances intermédiaires. J’aime beaucoup les technothrillers, la SF, même si j’en lis peu en ce moment.  Je ne m’interdis aucun genre, je choisis selon l’auteur et le thème. Je lis toujours plusieurs livres de front.

Maud : Deux sorties sont annoncées cette année, pouvez-vous nous en parler ?

Isabelle : Le 25 mars sort Sale temps pour les grenouilles, une comédie noire sur le burn out, aux éditions du Loir. L’histoire d’un éditeur harcelé par son boss, qui décide de le supprimer, purement et simplement. Et qui va puiser son inspiration dans les séries télé pour y parvenir. Le titre initial était Pourquoi j’ai tué le Dr House. Mais la Fox n’aurait pas apprécié… En septembre prochain, je change de registre pour publier un bouquin de cuisine un peu spécial, toujours chez le même éditeur.

 Maud : Etes-vous déjà sur d’autres projets ? Oui oui, là c’est la lectrice impatiente que je suis qui s’exprime  

Isabelle : J’ai commencé la suite des Chasseurs d’esprit et celle des Grenouilles. Je travaille aussi sur un recueil de nouvelles mêlant science et contes : Donjon, Dragon et Doliprane.

 

Excellentes nouvelles !!! Merci beaucoup Isabelle de nous avoir accordé ces instants, je vous laisse le mot de la Fin :

 Longue vie aux lectures de Maud et au Collectif Polar !

Le Lacher de Grenouilles Papote de Flingueuse


Le Lâcher de Grenouilles Papote de Flingueuse

Jeudi 4 avril, journée officielle de la grenouille

Il y a quelques jours, sortait officiellement le second roman de notre flingueuse légiste Isabelle Bourdial.

Pour l’occasion, Isabelle dédicacait en grandes pompes Sale temps pour les grenouilles à la librairie Gibert Joseph du 13e 

Il y avait là la famille, les amis mais aussi le gang des Flingueuses

Isabelle forcément, Cécile sa comparse légiste, Florence sa complice, Maud, Jean Paul, Sylvie K et Ophélie.

Bref une belle délégation pour soutenir Isabelle notre auteure et sœur Flingueuse

Jeudi 4 Avril 2019, Lâcher de Grenouilles Chez Gibert Joseph (Paris 13)

Maud : Coucou nous étions réunis le 4 Avril 2019 autour d’Isabelle pour le lâcher de Grenouilles!! Vous impressions sur ce moment ?

 

Sylvie : Coucou J ‘ai été ravie de profiter de Cécile, de rencontrer Florence et Isabelle, de revoir Maud et Jean Paul, de papoter avec Sylvie et oups son prénom m’échappe l’ Éditrice … un moment très sympa qui va me permettre de faire découvrir l’écrit de notre flingueuse et du coup prévoir sa venue au salon d Ozouer donc que du bon!

 

Cécile : Comme je le disais quelque part ce sont pour ces moments-là aussi et surtout que le Collectif existe et surtout ce sur quoi se concentrer. 

Et vive les grenouilles d’Isabelle …. euh qui n’est pas dans ce groupe … et bravo à Jean-Paul ! Bises à tous

 

Florence : Superbe soirée. Je vous transmettrai les photos ce soir.

 

Maud : Un très bon moment passé en l’honneur d’Isabelle. Ravie d’y avoir retrouvé des flingueuses, dont certaines pas vues depuis un petit moment. Un verre entre amis pour partager et échanger notre joie et féliciter l’heureuse lanceuse de grenouille

 

Jean-Paul : Très content d’avoir passé un moment avec mes grenouilles préférées… Heu !
Mer flingueuses préférées voulais-je dire !!!

Une très belle soirée tous autour d’Isabelle pour la sortie de son roman que j’attendais avec impatience. Un vrai moment détente, en toute simplicité… Ça fait du bien !
De plus votre loup a été officiellement intronisé par Isabelle, “Roi des grenouilles”… Je ne sais plus où donner de la tête !!!

Un mister flingueuse récompensé @Jean-Paul Dos , une flingueuse-hôtesse au plateau bien garni @Florence , des flingueuses groupies Maud , Sylvie Kowalski, Ophé Lit( partie trop tôt à son grand regret) et Cécile 😉 – avec Florence Labbe, Jean-Paul Dos Santos Guerreiro, Maud Vandenbyvanghe, Sylvie Kowalki et Cécile Pellault

Sylvie : Va falloir fonder un Collectif Grenouille!

 

Maud : Félicitations Jean-Paul !!! Et excellente idée Sylvie 

 

Cécile : Bonne journée les grenouilles 

 

Maud : Merci crouaaaa 

Souhaitez-vous qu’on invite Isabelle?

Ophélie : Coucou Pour ma part je ne peux dire grand-chose si ce n’est que je maudis les bouchons! Ayant dû partir avant l’arrivée d’Isabelle je n’ai pu partager ce moment avec vous. Je tenais à lui faire la surprise mais j’étais avec vous en pensées

Florence : Je ne sais pas très dispo aujourd’hui encore et besoin de souffler un coup. Demain promis. J’ai quelques belles photos à partager.

Un couple père-fille tenanciers de bar 😉, une famille et des amis supporters !! Du beau monde pour notre star des batraciens Isabelle Bourdial !!!

Cécile : Prends toutes les respirations dont tu as besoin ni les grenouilles ni nous n’allons-nous envoler 

Florence : Merci Cécile 

Maud : Alors on invite Isabelle dans cette papote pour avoir son ressenti ou on lui fait la surprise? 

Ophélie: Moi c’est comme vous voulez comme j’ai été peu présente Mais j’aime bien l’idée de rajouter son ressenti à chaud après lecture en toute fin de papote

Cécile : Pareil qu’Ophélie 

Florence : Ressenti plus photos et on l’invite. On pourrait même lui faire un livre photos

Jean-Paul : Désolé journée sans téléphone aujourd’hui… Je reviens vers vous plus tard !!! Bisous

D’accord aussi avec Ophélie

Oui Florence c’est une très bonne idée !!!

Florence : Super

Maud : Super merci 

Maintenant on va pouvoir inviter Isabelle à nous rejoindre et nous confier ses impressions

Un public conquis par les grenouilles 🐸 !!

Vous avez ajouté Isabelle Bourdial.

 

Florence : Voici mes photos du lâcher de grenouilles 
Le ressenti de Flo : une soirée comme je voudrais en vivre souvent. Champagne, mojito light en sucre. Du stress pour Isa qui n’a pu être présente dès 18h, mais par ma faute, car je n’ai pu sauter dans voiture qu’à 16h15 mais relais magique par les copines flingueuses (dont jp of course ) et Laurie, son éditrice, toute en bienveillance. Magnifique réception autour et de ce livre, qui résonne en moi particulièrement ces temps-ci. L’alchimie entre finesse de l’écriture, oscillant entre gravité et humour certes acide, fiction et vécu est parfaite. 
Je suis une grenouille 

Isabelle : J’ai le droit de parler ? Ou faut que j’attende le mot de la fin ? C’est aussi frustrant que d’être coincée dans les bouchons pendant sa dédicace !!!

Florence : Un très chouette moment (La dédicace). Le trajet, un chemin de croix et si j’avais pu porter la croix, je l’aurais fait. Cécile, tu es joueuse, chouette, moi aussi 

Cécile : Mais laissons entrer l’accusée …. Isabelle Bourdial 

Ophélie : Isabelle nous t’écoutons! Enfin te lisons 

Maud : Oui Isabelle bienvenue et c’est à toi 

Florence : Oui, Ton livre est une pépite, et le lancement fut un cadeau dont nous avons tous conscience.

 

Sylvie : Nous t’attendions Isabelle

Isabelle : Plein de choses à vous dire, et maintenant que j’ai la parole je ne sais par où commencer.

Ce lâcher de grenouilles arrive à un moment très particulier de ma vie, mais aussi durant une phase de turbulences pour le collectif, et pour plusieurs d’entre nous.

Lorsque j’ai décidé de mettre en mots la crise profonde que je traversais, je l’ai fait d’abord pour moi. C’était une promesse que je me faisais, celle d’écrire une histoire qui aboutirait quelque part, celle de tracer un jour les mots FIN au bas d’une feuille, de passer à un après, d’être en mesure un jour de tourner la page.

Maud : Ton ressenti sur la soirée?

Isabelle : J’y viens, pardon. je vais faire court. Toute petite déjà… Je plaisante !!

Maud : Oups pardon j’ai été trop vite

Isabelle : Quand je suis venue à l’écrire, j’étais encore une fois dans une démarche personnelle. Mais là, je me glissais dans la peau de l’auteure. Je travaillais toute cette matière récoltée, pour en faire une histoire valable, un livre lisible.

T’inquiète, Maud, j’arrive à la soirée !

Maud : Je ne suis pas inquiète c’est aussi super intéressant de connaître le parcours de ce livre 

Florence : Oui Maud.

Isabelle : Et puis j’ai ressenti de l’empathie pour Hadrien et ses collègues et dans le même temps je pensais aux personnes que je connaissais qui vivaient ou avaient vécu des choses similaires, à ce qu’elles pouvaient ressentir. C’est exactement ce qui se produit quand tu es en burn-out. Tu es cramée de l’intérieur, tu as du mal à ressentir des émotions, à penser à autrui. Tu culpabilises, mais il faut te réensemencer. Pas facile.

Florence : Oui, je suis d’accord.

Isabelle : Terminer ce livre a été pour moi une double victoire, celle d’avoir créé quelque chose de positif, pas cynique ni revanchard, à partir d’une expérience destructrice, et celle de l’avoir fait aussi pour les autres. Le lancement illustre parfaitement cela.

C’était une soirée où toutes mes familles étaient présentes. Ma famille de sang, mes amis journalistes de ma vie d’avant, ma nouvelle famille, celle du polar qui m’a si bien accueillie, avec Florence et les flingueuses. Des manifestations d’amitié, de soutien, pas de compassion mais l’envie commune de fêter une victoire et de faire tourner toute cette énergie positive.

Alors maintenant cette énergie émise voyage.

Maud : Un très bon message Isabelle

Isabelle : Émise par nous tous.

Florence : Oui, c’est tout le tour de force de ton livre, il est à ton image, authentique, lucide, optimiste mais pas naïf, profondément humain, ne donnant pas de leçon mais montrant le chemin vers un crapeauduc pour s’en sortir.

Isabelle : Je souhaite de tout mon cœur que cette énergie que nous avons fait circuler tous ensemble réconforte les personnes qui, à leur tour, subissent un incendie intérieur.

Maud : Pour ma part après la soirée de lancement, il me restera à te lire. J’ai hâte

Isabelle : Je pense à des êtres chers, qui se reconnaîtront. je pense à cette amie qui, jeudi, est venue la peur au ventre à l’idée de croiser une connaissance, à cette autre qui m’a demandé pardon de ne pas avoir la force de se plonger dans mon histoire.

Florence : Un incendie, un tremblement de terre, un tsunami. Il faut reconstruire, on peut reconstruire, on se le doit aussi comme un cadeau à soi-même.

Isabelle : Je pense au Collectif qui souffre aussi.

Oui, la destruction est un acte rapide, la reconstruction c’est une autre paire de manches.

Pardon d’avoir pris le temps d’expliquer tout cela.

Maud : Ah mais non tu as toute la place que tu veux

Florence : Oui, mais le collectif va surmonter cette épreuve car il est plein de personnes exceptionnelles, il a un sens et une Cheffe si formidable, une charte. Tout est là pour que l’aventure continue et nous fasse encore grandir.

Cécile : C’est malin … je suis une chialeuse moi… je suis capable de pleurer aux arrivées d’aéroports en regardant les autres…. et là j’ai le même sentiment… bon je me reprends… je vais aller parler avec ma belle-mère ça va me faire du bien !! Des bisous et surtout ravie que grâce à l’idée un peu folle de notre Bibliothécaire préférée on en arrive à vivre des moments comme celui-là…. mais où j’ai foutu mon cynisme …. 

Belle complicité entre nos deux légistes

Isabelle : C’est toi, du coup, qui me fais monter les larmes aux yeux.

Cécile : Ça suffit maintenant !! Punaise mon scalpel aussi a foutu le camp 

Maud : Remettez- vous les filles 

Florence : Oui Gé est une bibliothécaire fabuleuse, si elle avait pu être là, la fête eût été encore plus folle.

Isabelle : Ah, elle était là, d’une certaine manière

Maud : Ah oui alors ça aurait été chouette que notre Cheffe soit physiquement parmi nous

Florence : Je suis toute larmoyant aussi, hâte de voir le bout du crapeauduc.

Maud : En tout cas Isabelle, je te remercie pour ton invitation et souhaite une très longue vie à tes Grenouilles

Isabelle : Merci Maud, elles sont sorties de leur crapeauduc et c’est déjà beaucoup !!

Cécile : Allez j’ai un meuble à monter on va s’engueuler autour du tournevis … ça va me faire du bien !!! des bécots baveux tout le monde 

Florence : Bisous.

Isabelle : Si t’embrasses une grenouille, tout peut arriver !!

Maud : Merci à toutes et tous d’avoir si gentiment participé à cette papote et vive les Grenouilles !!!

Isabelle : merci

Ophélie : Merci à tous et désolée de ma petite contribution

Sylvie : Voici ma contribution pour Isabelle.  Je vais remettre de l’eau au pauvre poisson rouge ! Parfois on surnage mais je pense que cela nous rends plus fort pour l’avenir. Bravo Isabelle d’en avoir tiré parti et au vu de ton attitude, de ta gestuelle envers les autres ce soir je ne doutes pas que tu sois une belle personne et une belle flingueuse.

Jean-Paul : Vous avez toutes me faire pleurer…

Rock’N Books 2019 


Rock’N Books 2019 

par Cécile Pellault

Par un bel après-midi de mars, je me suis perdue avec plaisir en pays Valmondois pour la deuxième édition de  Rock’N Books.

Je dois avouer que je n’y suis allée que pour les beaux yeux et les belles plumes talentueuses de mes copines Lou Vernet et Isabelle Bourdial.

Isabelle présentait en avant-première Sale temps pour les grenouilles qui sort fin mars aux Editions du Loir. J’étais impatiente de découvrir la comédie noire d’Isabelle sur le burn-out. Nous en avions beaucoup discuté lors de nos dissections du cadavre exquis du Collectif Polar. Dois-je rajouter que je ne suis pas déçue par sa lecture d’ailleurs ? 😉

Lou qui sort G comme gratitude, son abécédaire léger, insolent voire impertinent sur sa vision de la vie aux Editions du Loir, fin mars également, nous a aussi parlé de son parcours de voyageuse à l’assaut des chemins de randonnée dans le monde entier avec Le rire du Monde aux Editions La Trace. Grâce à son univers, je lui pardonne toutes ses attaques talentueuses au Collectif, et elle a eu chaud, je peux vous le dire ;).

La bonne idée de cette manifestation organisée par Fabienne Defosse, rédactrice en chef de The Fab’s Blog,  est de donner la parole autour d’une table ronde, à tous les auteurs présents et permettre au public attentif de découvrir tous les univers et pas seulement ceux ou celui pour lequel il est venu 😉

Ainsi à  l’insu de mon plein gré et avec plaisir, j’ai pu découvrir :

Medhi Charef, avec en autres de ses romans,   Rue des pâquerettes aux Editions Hors d’atteinte : son parcours et celui de sa famille à leur arrivée en  France, sa nostalgie de l’école de la République et son amour des mots de la langue française.

Olivier Liron, avec en autres de ses romans, Einstein, le sexe et moi aux Editions Alma Editeur : son plaidoyer pour l’acceptation de la différence notamment l’autisme, sa passion pour la défense des plus discriminés et sa participation à Questions pour un champion.

Nicolas Robin, avec en autres de ses romans, Roland est mort aux Editions Anne Carrère : Son goût pour la solitude,  l’enfermement  et les personnages hors normes dans son écriture, comme autant d’ingrédients pour la comédie humaine.

Henri Loevenbruck avec toute la panoplie de ses œuvres et le petit dernier, bien que le nombre de pages détrompe le terme petit, J’irai tuer pour vous chez Flammarion : Ses projets d’adaptation télévisuelle et en comédie musicale de Nous rêvions juste de liberté , pour lequel je dois confesser mon attrait, le travail de deuil qu’il lui a fallu pour poursuivre J’irai tuer pour vous et sa cohabitation entre Batman, des orgies et la révolution française pour son prochain, je n’invente rien ce sont les mots de l’auteur 😉

Vous êtes désespérés d’avoir loupé une chouette manifestation ?

Ne vous inquiétez pas Monsieur le maire de Valmondois a annoncé sa pérennisation  dès le début de son intervention.

Rendez-vous l’année prochaine et ce sera le week-end avant le Salon du Livre de Paris !!

Salon paris 7 : 5e Lire c’est Livre


Salon paris 7

26 Janvier 2019, 5ème Edition du Salon du Livre de la Marie du 7ème !!

Nous nous rendons sur les lieux vers 14H, malgré les soucis de transports liés aux différentes manifestations des gilets jaunes.

Je remercie chaleureusement David Smadja pour l’organisation de ces rencontres, une très belle affiche.

Pour moi, connaissant peu d’auteurs présents je suis ravie de faire de nouvelles connaissances.

Toujours équipée de mon cadavre je suis ravie de le faire gribouiller à Yvan Fauth, Isabelle Bourdial

et Danielle Thiery, entre autres.

 

Timidement je suis allée à la rencontre de Karine Giebel, que je n’ai pas encore lu

et de Romain Slocombe dont j’ai découvert le premier volet sur les bons conseils de notre Cheffe Geneviève.

Toujours un plaisir de croiser René Manzor, un auteur que j’apprécie beaucoup.

Ayant lu Les loups à leur porte et Héléna, c’est enthousiaste que je vais à la rencontre de l’auteur, Jérémy Fel.

J’ouvre maintenant la partie grande découverte de ce salon,

j’ai eu la joie de faire la connaissance de Jérôme Attal, récemment rencontré lors de la soirée « Rock Fictions » ;

d’Elsa Roch

et de Ludovic Misérole.

Je repars équipée afin de découvrir ces nouveautés.

Les salons sont aussi l’occasions de retrouver les copains lecteurs, blogueurs et chroniqueurs.

Les photos parlent d’elles-mêmes.

Nous avons passés un excellent moment ensemble.

Afin de prolonger ce moment, nous cheminons ensemble jusqu’au métro.

Bref, en un mot c’était génial et je me félicité d’avoir su rester raisonnable, pour combien de temps ?

Mars le Mois du Polar


Mars le Mois du Polar

En ce joli moi de mars, le polar fleuri à tout va.

J’ai relevé 219 titres et je ne suis pas exhaustive.

A l’heure où je vous parle plus de 80 ont du trouver une place dans vos librairies.

Pour vous on n’en a déjà lu quelques uns que l’on peut vous conseiller sans se tromper.

Voici notre petite sélection


On a retenu 15 titres

 

Les Sorties du jour et de la veille

Animal de Sandrine Collette

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. 
Un roman sauvage et puissant.

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre.
Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs.
Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu.
Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse.
Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours.
Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.

 

Manhatan Chaos de Michaël Mention

New York, 13 juillet 1977. L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville. Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. En manque d’héroïne, il se résout à sortir en quête d’un dealer lorsque des émeutes se déclenchent. Débute une nuit de terreur, où il va se heurter aux pillards et aux fantômes de Manhattan. Traqué d’un siècle à l’autre, la star déchue fera tout pour survivre, alors qu’un mal mystérieux le ronge de l’intérieur.

 » Michael Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs !  »

 

Son autre mort d’Elsa Marpeau

Alex mène une vie normale jusqu’à l’arrivée de l’écrivain Charles Berrier dans le gîte rural qu’elle tient avec son mari. Une nuit, l’homme essaie de la violer. En cherchant à se défendre, elle le tue. Paniquée, craignant que les conséquences de son acte ne détruisent sa famille, Alex dissimule le corps. Avant que la disparition de Berrier ne soit connue, et pour éloigner d’elle les soupçons, Alex décide de s’infiltrer dans son entourage pour trouver qui, parmi les proches de l’écrivain, aurait pu l’assassiner…

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Son autre mort est son sixième roman à la Série Noire, après notamment Les yeux des morts, prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011, L’expatriée, prix Plume de Cristal 2013, ou encore Et ils oublieront la colère en 2015. Elle est également la créatrice de la série Capitaine Marleau.

 

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes

Sandrine Destombes continue d’explorer le territoire du fait divers avec Le prieuré de Crest, une enquête où les femmes sont coeur de l’intrigue.
 » Madame, je vais vous demander de sortir du véhicule, s’il vous plaît.  »
Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène avec une seule question en tête : aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?
Une enfant de huit ans tourmentée.
Une mère disparue à cause du 6-6-B.
Une conductrice qui finit sa course dans le fossé.
Un cadavre aux yeux énuclés.

Telle une comptine macabre, voilà les quelques mots qui se trouveraient dans le rapport du gendarme avant que les Experts du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale ne débarquent à Crest.
Toute cette agitation vient troubler cette commune tranquille de la Drôme. La tranquilité, c’est aussi ce que sont venues chercher la hiératique Joséphine et ses protégées ; ces femmes du prieuré, sorte de gynécée où les hommes n’ont pas droit de cité.

 » Une atmosphère envoûtante et une écriture ciselée.  »

 

Un jour comme les autres de Paul Colize

L’auteur d’ Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale.
Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu’elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu’elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d’Éric.
En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d’investigation au Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l’a connu. Suffisamment pour s’intéresser à sa disparition.
Et encore plus quand il réapparaît…
Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu’ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d’ombre de chacun, sur ces secrets que l’on garde et qui finissent toujours par réapparaître.
Pour Un long moment de silence : Landerneau ; Polars Pourpres ; Boulevard de l’Imaginaire
Pour Concerto à 4 mains :  Arsène Lupin ; Plume de Cristal ; Sang d’Encre des lecteurs

Art et décès de Sophie Hénaff

 

Silence, on tue ! C’est sur un plateau de cinéma que la plus sympathique bande de loosers du 36 Quai des Orfèvres fait son come-back, avec toujours à sa tête la célèbre commissaire Anne Capestan, obligée d’interrompre son congé parental pour sauver une ex-collègue. La Capitaine Eva Rosière, qui se consacre désormais à sa carrière de scénariste, est accusée du meurtre d’un réalisateur, retrouvé un couteau entre les deux omoplates, défoncé à la kétamine ! Eva avait, il est vrai, juré de le tuer…

Le Cluedo peut commencer. Sa gamine sous le bras, Anne Capestan est prête.

Après le succès de Poulets grillés (prix des lecteurs du Livre de Poche) et de Rester groupés, Sophie Hénaff poursuit sa série désopilante et savoureuse. On en redemande !

 

 Mi mars  les 13 et 14

Et le mal viendra des Camhug.

Bon j’avoue ce dernier opus de Jérôme Camut et Nathalie Hug c’est un peu mon précieux de ce moi de mars

 

 » On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?  »

L’eau est devenue une ressource rare. Les hommes s’entretuent pour acquérir ce précieux liquide.

Haut le choeur de Gaëlle Perrin-Guillet

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. »
Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison…
Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse…
Une promesse de sang…

La journaliste Alix Flament, autrefois spécialiste des affaires criminelles, a dû renoncer à sa carrière dans le fait divers suite à la publication, six ans plus tôt, de ses entretiens avec Eloane Frezet, une tueuse en série. Mais cette dernière vient de s’évader et entend bien poursuivre ses crimes, menant Alix au bord de la folie.

 

 

Crow de Roy Braverman

NE CHASSE À L’HOMME HALETANTE ET SANS PITIÉ DANS LES PAYSAGES SAUVAGES DE L’ALASKA

Hunter et Crow, deux fugitifs accusés de crimes odieux, décident de se soumettre d’eux-mêmes à l’esprit de la loi en s’isolant au cœur des Brooks Range. Mais les flics locaux et le FBI, dont l’obsession est d’appliquer la loi à la lettre, les laisseront-ils faire ? L’obstination d’un ex-agent du FBI, devenu sérial killer pour l’occasion, déclenche une chasse à l’homme haletante et sans pitié à travers les paysages sauvages de l’Alaska. Une terre rude et immense où tout chasseur devient un jour la proie de quelqu’un d’autre.
Tour à tour chassés ou chasseurs, Hunter et Crow vont poursuivre, croiser ou fuir une shérif amoureuse d’un orignal, une agent spéciale du FBI surnommée Fiasco suite à l’échec de sa dernière mission, une trappeur romantique qui ne craint ni les loups ni les ours, un collecteur de dettes arménien et mélomane, un gang de rednecks qui carbure à la bière locale, un pilote de brousse hippie fan de Jefferson Airplane… Tout ça pour sauver sa peau, appliquer la loi ou mettre la main sur un butin de plus d’un million de dollars. Voire les trois à la fois !

À propos de Hunter
« Un indéniable plaisir de lecture, un irrésistible talent de conteur, des hectolitres d’hémoglobine : on croirait lire du Bret Easton Ellis ou du James Ellroy. On vous souhaite de parvenir à dormir quand même.’ (Le Devoir)
« Un livre coup de poing dont on sort KO debout.’ (Claude Mesplède)
« Entre Délivrance et Fargo. Une écriture directe, qui vous embarque avec une grande élégance et une redoutable efficacité.’ (Le Temps)

 

Minuit dans le jardin du manoir  de  Jean-Christophe Portes

Denis Florin, un jeune notaire solitaire, vit avec sa grand-mère Colette dans un manoir en Normandie. En rentrant un soir, il découvre une tête plantée sur un piquet dans le jardin, des pièces d’or à l’emplacement des yeux et des dents. Colette a disparu et il devient le premier suspect. La journaliste Nadget croit en son innocence et veut découvrir la vérité.

Il y a un manoir sombre et isolé, avec un grand jardin autour.

Il y a Colette, la vieille folle du manoir.

Il y a Denis, son petit-fils, un notaire timide et maladroit.

Et puis il y a, ce matin brumeux, la tête d’un inconnu plantée sur un piquet.

Les ennuis commencent alors pour Denis. Le genre d’ennuis qui changent votre vie. Pour le meilleur… ou plutôt, pour le pire.

Une aventure rocambolesque et explosive où des vies ordinaires basculent dans l’extraordinaire sous la plume incisive et cadencée de Jean-Christophe Portes. Lauréat du prix polar Saint-Maur en poche 2018 pour sa série historique « Les enquêtes de Victor Dauterive », il signe avec Minuit dans le jardin du manoir son premier polar contemporain.

Parasite de Sylvain Forge

A Clermont-Ferrand, Marie Lesaux, capitaine de la brigade de protection de la famille, doit tester les capacités de son nouvel et étrange équipier, Valmont, qui, loin d’être un policier comme les autres, est en réalité une somme d’algorithmes. Ce puissant programme expérimental à la force de calcul phénoménale est en effet missionné par l’Etat pour lutter contre toutes les formes de criminalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dernier tiers de mars 

Le nouveau roman de Bernard Minier
Bienvenue à Hong Kong.
Chez M.
Au bord de l’abîme…

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y aura surtout la sortie des bouquins de nos Flingueuses et autre Nervi

Le 12

Laisse Tomber de Nick Gardel

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin… Ceux qui sont encore en vie…

 le 25 mars 

Sale temps pour les grenouilles d’Isabelle Bourdial

« Sale temps pour les grenouilles : Attention Burn Out » d’Isabelle Bourdial. Une comédie noire drôle et caustique contre le harcèlement au travail et afin d’éviter le burn-out.

Le 29

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

Talia revient en France après un événement traumatique qu’elle a vécu à la Nouvelle-Orléans. Une expérience dont elle se remémore avec douleur et rancoeur mais qui lui a offert la capacité de voir l’avenir. Alors qu’elle tente de se reconstruire, ses visions lui apportent l’image d’un homme pendu et de rituels mystérieux. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudous en Louisiane.

 

 Voilà  mes polardeux, je vous ai débroussaillé le terrain.

De 219 titres nous sommes passés à 15 bouquins.

15 titres que vous retrouverez dans nos pages dans les jours et les semaines à venir.

Alors belles lectures à venir.

 

 

Cercle Littéraire de Maffliers : Rencontre avec Gilles Marchand


Vendredi 25 janvier 2019.
Ce soir, dîner aux chandelles au Château de Maffliers avec Corinne Tartare en maîtresse de cérémonie et, en invité d’honneur, l’écrivain Gilles Marchand entouré de Jean-Pierre Tartare et de 24 autres lecteurs qui s’apprêtent à passer une excellente soirée. Le lieu s’y prête à merveille. Le Château de Maffliers est un magnifique domaine dont les jardins s’étendent à perte de vue. La salle des fresques où nous dînons est, à l’image de la résidence, un espace empli d’Histoire.

Ce soir, nous avons la chance d’être deux flingueuses à prendre part autour de la table du Cercle Littéraire de Maffliers, Jean-Paul dit “loup” et Isabelle, dans ce lieu majestueux empreint d’une certaine magie.

Nos rendez-vous mensuels revêtent aujourd’hui une présence quasi obligatoire tant on s’y sent bien… Tant les invités, méticuleusement choisis par nos hôtes, excellent par leurs écrits.

 

Isabelle. Je ne connaissais pas cet auteur et avais donc lu ses deux derniers opus peu de temps avant, en prévision de la soirée : Des mirages plein les poches, recueil de nouvelles édité Aux Forges de Vulcain, et Un funambule sur le sable, disponible chez Points.

 

Jean-Paul. J’ai eu l’occasion de rencontrer Gilles il y a quelques semaines. Il a participé à un recueil de nouvelles dans “Rock Fictions” de Carole Épinette, et sa nouvelle Monkey Gone to Heaven m’avait beaucoup troublé de part un style très particulier, qui très vite m’a touché et s’est s’immiscé dans mon esprit, nous avions ce soir-là, pu nous entretenir autour d’un verre… J’ai découvert à ce moment un Gilles très sensible et je savais déjà que je commencerai ma lecture par son histoire. Le hasard, s’il existe, a fait que c’est lui qui justement démarrait l’ouvrage !

Isabelle. Je vois très bien ce que tu veux dire. J’ai immédiatement été charmée par ses histoires singulières témoignant d’une imagination débordante, servie par une écriture pétillante et malicieuse. Les thèmes récurrents sont souvent graves : la marginalité, l’exclusion, le handicap, la différence non choisie, mais ils sont traités avec humour et une certaine forme de légèreté. Il ne faut pas y voir de la désinvolture mais de la pudeur et une forme d’optimisme.

Jean-Paul. Humour et une certaine forme de légèreté, mais aussi beaucoup d’émotions.

J’ai donc commencé par son recueil de nouvelles Des mirages plein les poches.
La nouvelle est un format qui a du mal à plaire aux gens… Et pour cause, pas facile en quelques mots d’arriver à capter et à mener le lecteur là où le veut l’auteur !
Mais Gilles y arrive parfaitement…

Isabelle. Ce soir, je m’attendais à rencontrer une sorte de lutin-poète fantaisiste. Comme son héros, Gilles Marchand est plutôt un funambule qui part d’un point A pour arriver au point B. Jusqu’ici rien d’inhabituel. Mais pour y parvenir, tous deux ignorent les lois de la pesanteur et de la raison. Ils improvisent et se promènent avec grâce sur un fil qui n’a rien de linéaire. En l’écoutant se raconter, dans la douce lumière des chandeliers, je découvre peu à peu une personnalité attachante, animée par un besoin de transmission. Chacune de ses confidences donne un éclairage subtil à ses romans. La famille, puissante source d’inspiration. La musique, centrale dans sa vie et dans son œuvre. La symbolique du demi-chien dans Un funambule… Le passé familial derrière Une bouche sans personne.  Certaines de ses pages m’évoquent Georges Perec. Et comment ne pas penser à Boris Vian et à son nénuphar qui pousse dans le poumon de Chloë, lorsqu’on découvre la vie du garçon qui avait un violon dans la tête ? Des influences qu’il revendique volontiers.

Jean-Paul. Comme toi Isabelle j’ai pensé à Borian Vian, Georges Perec, Jean-Paul Didierlaurent ou bien David Zaoui. Des auteurs ayant des univers bien personnels, un vrai monde à part entière…

Concernant le roman Un funambule sur le sable, qui est son second roman après Une bouche sans personne, que j’ai eu la sagesse de me procurer dès le lendemain (Prix du meilleur roman des lecteurs, édité aussi chez Points).

Impossible de le résumer ! Je suis passé par tellement d’émotions…
Gilles traite avec énormément de pudeur, de fantaisie aussi, des différences et des handicaps visibles ou pas. Naître avec un violon dans la tête, c’est impossible ? C’est pourtant ce qui est arrivé à Stradi. Depuis son enfance, il souffre de l’incompréhension, de la maladresse ou de l’ignorance de ceux qui partagent son quotidien. Un roman à lire absolument !

Nous poursuivons notre dîner en lisant des extraits et en posant des questions à l’auteur, qui se prête à l’exercice avec sincérité et générosité, sur son implication dans ses histoires. Lui, sa famille, ses proches. Il règne autour de la table, lorsqu’il parle, un silence que certains décriraient comme monastique. Nous sommes tous pendus à ses lèvres.

Isabelle. Et puis je pose la question qui me tarabusque, celle qui m’a laissé une légère amertume en refermant Un funambule… et qui touche au sens de la fin du roman. C’est délicat, car tout le monde autour de la table ne l’a pas lu. Nous nous comprenons à demi-mots et il me répond de façon subtile. On souffle les bougies, la soirée s’achève.
Tout en clair-obscur, elle aura embelli ma lecture.

Jean-Paul. Gilles est donc définitivement comme ses héros, comme moi aussi par ailleurs… c’est un grand rêveur. Nos contraintes quotidiennes nous obligent à nous réfugier dans un autre monde. Un monde où les personnes se tendent la main et s’aiment. Gilles par le biais de l’écriture, moi celui de la lecture, mais finalement nous vibrons tout deux sur une même longueur d’onde ! Bien-être et émotions sont les mots que je retiendrai et qui résument parfaitement cette belle soirée.

Nous avons quitté ce lieu intemporel les uns après les autres.
Le froid et le brouillard ont retenu certains d’entre nous encore un instant
dans ce lieu magnifique où résonnaient encore certaines phrases échangées,
quand quelques flocons de pluie verglaçante se sont mis à tomber du ciel…

Vous ne connaissez pas encore Gilles Marchand ?

Entrez dans son univers très fort en émotions, ses récits vous mèneront vers
des mondes que vous ne soupçonnez pas encore…