Top lecture 2018 d’Eppy Fanny


Top lecture 2018 des Flingueuses

Top  15 Eppy Fanny

 Coucou Patronne,

Et voici mon Top 15 grâce à Aline et toi qui avaient fait toute la mise en page….

Un travail d’équipe.

Vives les flingueuses

Bises

1 – Mapuche, Caryl Ferey

4ème de couverture :

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours…

 

Avis :

Je n’avais lu de Caryl que Zulu. Un des livres qui m’a le plus marqué depuis que je suis en capacité de lire. C’est dire. J’ai croisé cet auteur il y a deux ans à SMEP sans oser l’aborder. Ceux qui me connaissent comprendront donc l’émotion que Zulu m’avait procuré.

J’ai donc savouré cette lecture comme une friandise de qualité. Car de qualité il est question.

Nous sommes en Argentine, un pays meurtri où la misère et la violence ont laissé de profondes cicatrices. Où la violence bouillonne toujours, du côté des victimes comme de celui des bourreaux dont une grande partie n’a pas été inquiétée.

Le récit de Caryl nous renvoie aux pires heures de la dictature. Aux vols des bébés, dont les géniteurs étaient majoritairement exécutés. Bébés remis à des proches du pouvoir en mal d’enfants. Des enfants devenus adultes, sans passé, sans base pour se construire lorsque la vérité se fait jour sur les « parents » qui les ont élevés.

Une histoire parfaitement documentée qui nous plonge dans l’histoire d’un pays trop souvent méconnu. Une histoire d’une force incroyable qui m’a porté tout le long de ma lecture.

La situation du pays est remarquablement dépeinte 

 

 2 – Rouge arme, Maxime GILLIO

 

4ème de couverture :

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement? Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance. Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

Avis :

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

3 – Islanova, CAMHUG

 

4ème de couverture :

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Avis :

J’ai attendu de voir Nathalie et Jérôme pour acquérir ce livre lors de notre RDV annuel auquel je tiens beaucoup. J’avoue avoir une affection particulière pour les êtres humains qu’ils sont et pour leurs écrits. Cette année ce fut SMEP qui nous a réunis, comme en 2017.

Je l’attendais ce nouveau bébé. Avec impatience. Et j’ai encore patienté pour le découvrir. Comme le meilleur chocolat d’une boite que l’on garde précieusement pour la fin. La rencontre avec « Islanova » s’est déroulée en juillet… Puis j’ai voulu digérer ma lecture avant d’en faire un retour, car, comme toujours, les écrits des Camhug trouvent résonnance en moi. Des soucis de mobilité sont venus retarder un peu plus mon retour. Le voici enfin.

Islanova nous parle de la famille, ici recomposée, et des difficultés pour la conserver unie. Nous parle de la nature, de valeurs, de combat, d’engagements, d’amour, de culpabilité et de vengeance. Et d’une louve qui sait aimer comme seule un animal en est capable : totalement et sans rien attendre en retour.

Et ce roman interroge sur le droit à l’eau qui est loin d’être équitable pour tous.

Cette question résonne d’autant plus lorsque les patrons de grands groupes alimentaires estiment que l’eau devrait être taxée et tiennent de plus en plus fermement ce discours.

Et lorsque l’eau d’une fontaine d’un quartier de Nice est refusée aux SDF au printemps 2018, car ils font tâche pour les commerçants de la dite place.

Double peine donc pour ces personnes qui vivent dans la rue. La solidarité, on en parle ?

Hâte de découvrir la suite de cette histoire dans laquelle j’ai retrouvé avec plaisir Anne Chassin, documentariste de W3, et d’autres personnages de ce cycle que j’avais dévoré. J’ai également découvert mon copain David au fil du récit. Un bel hommage mérité.

Ce roman fait la part belle à un endroit que les auteurs affectionnent : l’Ile d’Oléron. Elle est un des personnages principaux de cette histoire. Il faut dire que ce lieu le mérite.

 

 

 

4 – Block 46, Johana GUSTAWSON

 

4ème de couverture :

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

Avis :

Johana Gustawsson c’est avant tout une rencontre humaine faite lors de la remise des Balais d’Or 2016. Une femme désarmante de simplicité et de gentillesse, avec qui je partage la passion pour la famille, les escarpins et les très bons vins rouges. Lors de notre 1er échange je savais que je rentrerai dans son univers et ne serai pas déçue. C’est chose faite.

Avec Block 46, Johana nous fait voyager dans deux pays quelle connaît par cœur, la Suède et l’Angleterre. Elle nous fait également voyager dans le temps, aux heures les plus sombres de notre histoire, au camp de Buchenwald où l’innommable et pire encore était le quotidien des prisonniers.

Johana nous offre un récit fort, remarquablement maîtrisé, sur un sujet qui concerne au plus près sa famille puisque son grand-père faisait partie des hommes qui ont libéré le camp de Buchenwald.

Le dénouement qu’elle nous a concocté est totalement inattendu. Elle sait tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. Chapeau !

Puis son héroïne Alexis lui ressemble beaucoup et de facto je n’ai qu’une envie : la retrouver dans de nouvelles aventures. Ca ne devrait tarder puisque Mör attend que je me plonge dans ses pages.

Si vous n’avez pas encore lui Block 46, foncez ! Ce livre est un gros coup de cœur.

Johana tu m’as bluffée. Que du bonheur.

 

 

            4 bis – MÖR, Johana GUSTAWSSON

 

4ème de couverture :

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans. Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches… Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Avis :

J’ai attaqué ce roman à la suite de Block 46, et comme souvent j’appréhendais de ne pas retrouver la force du 1er roman lu dans le suivant.

Mais que nenni. Je ne regarderai plus jamais Johana Gustawsson de la même façon. Quel talent !

Une fois encore elle nous entraîne dans une histoire sombre et complexe, dans ce que les souffrances de l’enfance laissent comme trace chez certains. Ceux qui seront dans l’impossibilité de sortir de ce schéma et feront, sans répit, souffrir à leur tour. Comme une vengeance sur l’avenir. Un dû.

Nous retrouvons dans ce récit le duo d’enquêtrices : Emily Roy et Alexis Castells qui vont devoir affronter leur passé pour enfin solder les comptes et avancer.

Comme pour Block, Johana nous fait naviguer entre passé et présent et entre Angleterre et Suède. Cette fois le passé est le Londres du XIX siècle, avec ses quartiers populaires où sévit Jacques l’Eventreur. Une peinture sociale emprunte de réalisme sur la condition des moins nantis et la prostitution qui reste le seul recours pour ces femmes qui n’ont rien ou ont perdu le peu qu’elles avaient dans l’indifférence et le mépris de la bourgeoisie.

Dans ce roman les personnages principaux de Block 46 s’étoffent et se dévoilent pour notre plus grand bonheur. L’auteure nous offre, comme pour son roman précédent, un dénouement absolument inattendu, une chute incroyable. Un livre qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Et c’est rare. Très. Un immense merci.

 

 

5 – Le festin des fauves, Dominique MAISONS

4ème de couverture :

A Neuilly, un notable donne une somptueuse soirée libertine. Les hommes portent des masques de lions ou de chacals, les femmes sont les proies : gazelles ou biches. La fête s’achève dans un jaillissement de sang. L’hôte s’écroule. Un poison lui a fait exploser tous les organes. Qui est ce Judex qui revendique le meurtre et se présente en justicier ? Que viennent faire dans ce puzzle sanglant une maîtresse SM en guerre contre les hommes, trois frères brésiliens qui sèment la mort pour récupérer d’étranges urnes funéraires ?
Quand un nouveau grand ponte succombe aux avertissements de Judex, c’est tout l’appareil étatique et policier qui se retrouve en danger. Le Commandant Rossi sait qu’il est le premier fusible. Pour sauver sa peau, il doit remonter la piste de Judex jusqu’aux plus hautes sphères.

Avis :

J’ai rencontré Dominique Maisons pour la première fois le 19/11/17 via l’association Lire C’est Libre. Lors de nos échanges, je lui avais pris son « festin ». J’ai enfin trouvé un moment pour découvrir son univers, sachant que deux autres de ses écrits m’attendent dans ma Pal… Ami(e)s auteurs ne jamais désespérer.

Que peuvent bien avoir en commun la mort d’un plongeur sous-marin, des bocaux anciens couverts de mystérieux symboles en or, un poison complexe, un bal, une église qui porte bien mal son nom, un antiquaire, un manoir inaccessible ? Des histoires qui se croisent et s’entrecroisent pour composer ce fameux Festin. Et quel festin !

Celui qu’offre Dominique est saignant. Car les morts violentes se succèdent à un rythme soutenu. La violence, le sexe, la cupidité et la folie des hommes en sont la substance. Dominique nous entraîne dans l’ombre des puissants, des intérêts d’Etats (je dis bien Etats et pas citoyens), des intérêts qui ont leurs propres lois et leur propre vérité.

Le dénouement qu’offre Dominique est comme le reste de cet ouvrage passionnant, violent et inattendu. Ou lorsque les consciences s’éveillent… Et s’envolent par pigeons interposés.

J’ai énormément aimé ce livre, tant pour le style, la qualité d’écriture que le sujet abordé.

J’ai hâte de trouver un moment pour un autre RDV avec la plume de Dominique Maison et je vous encourage à le découvrir également.

 

6 – Brutale, J.Olivier BOSCO

4ème de couverture :

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.
Que veulent-ils ? Qui est cet  » Ultime  » qui les terrorise et à qui ils obéissent ?
Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

Avis :

Jacques Olivier Bosco, je l’ai découvert avec son roman « le cramé » que j’avais adoré (cf. ma chronique de l’époque) car j’y avais trouvé des lieux et des ambiances qui me parlaient (et pour cause mon JOB n’est-ce pas) et y étais tombée sous le charme du Cramé.

Que voulez-vous les mauvais garçons sont toujours attirants.

C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman, car j’étais certaine d’aimer. Banco. Encore une fois je suis sous le charme ! C’est rythmé, musclé, sexy. Du grand JOB.

J’ai adoré cette héroïne torturée, qui doit se battre contre elle avant tout. Qui déborde d’énergie et est un électron libre. Qui canalise ses pires pulsions au mieux, à sa façon imparfaite, mais efficace. Et la justice prend le visage de Lise : Le Mal, on le combat.

Je suis désormais impatiente de retrouver cette héroïne (et pas qu’elle Mister JOB) !

Me voilà accro à ton talent l’ami.

Et cette maladie, tout comme celle qu’a Lise, je ne m’en débarrasserai pas.

 

 

7 – Haute voltige, Ingrid ASTIER

4ème de couverture :

«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi ?» Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache… Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache ? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours. De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko ?

Avis :

J’ai découvert l’auteure via ce roman. Jamais lu auparavant et jamais rencontrée (pour le moment).

Ce livre m’a scotchée par la qualité et la maîtrise de l’écriture. Il y a longtemps que je n’avais pas été autant emballée par un roman, même si j’en ai lu de bons récemment.

Ingrid Astier nous offre un récit prenant avec des personnages forts et attachants. Il est impossible de ne pas avoir d’empathie pour ce serbe solitaire et écorché vif et ce policier qui a du mal à trouver du temps pour ce qu’il y a de plus important : sa femme et ses filles.

Puis il y a les femmes de cette histoire, sensuelles et différentes à la fois (Ylana, Myriam et Tamara).

Mais avec un point commun : une force extraordinaire.

La fin du roman m’a laissé une drôle de sensation. Elle laisse présager une suite afin de connaître les tenants de certaines actions… Je refuse de me fier à la parole d’un indic.

Que voulez-vous j’ai foi en l’Humain.

Ingrid, par pitié, dis-moi que l’indic est un fumiste !

 

8 – Féroce, Danièle THIÉRY

4ème de couverture :

Une enquête du commissaire Edwige Marion.
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

Avis :

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

De plus…Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

 

9 –  Kiaï, Alexandra COIN & Eric KWAPINSKI

4ème de couverture :

Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l’une des jeunes filles, est placée d’office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l’exception des morts qu’il a laissés derrière lui et des années qu’il a passées dans la Légion comme tireur d’élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s’est désormais retiré. Jusqu’au jour où Peter Wolff, son vieux complice de randonnée, biker au look de Viking et prêtre défroqué, va attirer sur eux les foudres d’un groupe activiste catholique. Les méthodes de l’Inquisition renaissent de leurs cendres. En quoi cette croisade mortelle concernerait Marie ? Pourquoi elle seule pourrait y mettre un terme ?

 

Avis :

J’ai rencontré ce couple d’auteurs lors du salon de Nemours 2017. Une vraie belle rencontre en particulier avec Alexandra Coin , pour notre amour commun pour la nature et la vie simple et nos souvenirs d’enfance. Ils nous ont réunies ; Comme une évidence.

A l’époque il présentait leur 1er opus à 4 mains « la loi du talion », que je n’ai hélas pas lu.

La lecture de Kiaï m’a donné le désir de le faire pour mieux appréhender le personnage central de ce roman, héros du précédent.

Mais l’on peut tout à fait lire ces romans de façon individuelle, car les histoires sont distinctes.

Alexandra et Erik nous offre un roman fort sur les dérives sectaires, le pouvoir, la culpabilité, la vengeance et la folie. Mais c’est aussi une ode à cette magnifique région de l’Aude.

Les bruits et les odeurs de ces vallées, montagnes et forêts, m’ont accompagnée pendant toute ma lecture. Une immersion totale. Un vrai bonheur de lecture et un twist final génial. Merci à vous deux. Doublement.

 

10 – Les loups et l’agneau, Christophe DUBOURG

4ème de couverture :

1981

Borg traque inlassablement sa princesse. Il a l’espoir de trouver en de très jeunes filles la pureté et l’innocence auxquelles il aspire tant. Mais, invariablement, ses proies le déçoivent. Surgit alors Slavko, son double diabolique. Lui se charge du sale boulot. Pour multiplier les chances de trouver une véritable princesse, Borg décide de gagner une grande ville : Caen. C’est là que son destin croise celui de Jean. L’homme est un ancien mercenaire aguerri rongé par les fantômes de son passé. Sa nouvelle cible ? Robert Chevallier. L’homme est marié et père d’Alice, huit ans et demi. En acceptant ce contrat, le tueur d’élite ne se doutait pas qu’à son tour, il deviendrait une proie.

Avis :

 Christophe Dubourg, je l’ai rencontré à Noeux les Mines pour l’édition des Mines Noires 2017 où il avait déjà été mis dans la lumière.

Je l’y ai retrouvé avec plaisir cette année et nous avons fait une colo dissipée ensemble. C’était en mai chez les irréductibles Bretons de Plaine-Haute.

Ce livre-là, j’avais très envie de le lire depuis sa parution. C’est chose faite.

C’est un 1er roman prometteur avec quelques maladresses inhérentes à un premier roman, et qui, pour ma part, me le rendent encore plus attachant. Un très bon moment de lecture.

De plus Christophe nous offre un final inattendu et une histoire très sombre.

A découvrir de toute urgence

 

11 – Comme de longs échos, Elena PIACENTINI

4ème de couverture :

Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Avis :

J’avais jusque-là croisé Elena Piacentini sur plusieurs salons, mais n’avais pas encore découvert son univers littéraire malgré l’insistance de Geneviève Van Landuyt

Le moment de notre rencontre est enfin arrivé et voici mon retour sur le 1er roman d’Elena lu. Il m’en reste trois dans ma Pal…

Elena nous offre des personnages complexes, meurtris et attachants. Une histoire plausible et documentée. Cette fiction a été inspirée à l’auteure par un fait divers.

Les descriptifs de Lille, ville que j’aime, m’ont fait adhérer de suite à l’histoire, car connaissant les lieux, j’y étais totalement immergée, le récit prenait plus de force.

Comme un écho…

L’enquête aboutira, et un dénouement inattendu se fera jour.

Pour ma part, j’ai envie de retrouver cette équipe policière pour mieux la connaître et savoir, enfin, d’où provient la phobie de Mathilde. Il faudra bien qu’a un moment elle affronte ses souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Sa personnalité ne peut pas, à terme, se satisfaire de compromis.

 

            12 – Je servirais la liberté en silence, Patrick AMAND

4ème de couverture :

La veille du Festival International du Mime de Périgueux, son directeur artistique, Axel Blancard, est retrouvé sauvagement assassiné dans un jardin du centre-ville. Le monde artistique est en émoi et la police piétine. Il n’en fallait pas plus pour revigorer Gregorio Valmy, détective privé déprimé, en vacances dans la capitale périgourdine au moment des faits. Quelques discussions avec des érudits locaux et quelques rencontres insolites suffisent à l’enquêteur pour comprendre que cette affaire n’est pas banale. D’autant qu’Axel Blancard n’est autre que le petit-fils d’une des figures locales de la Résistance et frère du candidat socialiste à l’élection législative partielle : il n’en faut pas davantage pour qu’un passé douloureux ressurgisse…

Avis :

Je découvre cet auteur par ce livre qui est son troisième roman.

J’y fais la connaissance de son détective Grégorio Valmy originaire, comme l’auteur, de Poitiers.

 Ce roman nous replonge dans l’ambiance puante du 93 de la rue Lauriston. Nous permet de revoir à l’œuvre Henri Lafont et sa bande de voyous. De découvrir le parcours d’Alexandre Villaplane, qui de Capitaine de l’équipe de France de football est devenu l’un des pires collabos, membre actif de la BNA. La BNA (Brigade Nord-Africaine), créée par Lafont, est un ramassis de voyous de la pire espèce ayant rejoint la Gestapo pour leur enrichissement personnel. Ce roman nous fait découvrir les exactions commises en cette fin de guerre par cette troupe d’hommes sanguinaires et sans moral qui ont tué et torturé femmes, enfants et vieillards en plus des résistants.

Nous allons constater que le communisme très présent en France, et en particulier dans ce Périgord « rouge » surnommé la Petite Russie en 1944, inquiète et est sous surveillance.

Cette montée du communisme conduira le gouvernement français à lancer le 7 septembre 1950 l’opération « Boléro-Paprika » visant à arrêter les principaux dirigeants communistes espagnols établis en France et les communistes d’autres nationalités, membres supposés de la cinquième colonne.

Nous allons également découvrir, sans surprise, que les méchants ne sont pas tous punis et que l’Etat français, lorsque le nouvel ennemi est devenu de couleur rouge et que la paranoïa était à son comble pendant la guerre froide, en a recruté bon nombre.

Pour ma part j’ai découvert ce qu’étaient les réseaux Stay-behind *.

En revanche je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. La période contemporaine du début, les descriptifs d’une ville que je connais par cœur, tout comme la Région, étaient pour moi trop longs je m’y perdais et m’y ennuyais. Je pense que c’est dû justement au fait que le roman se déroule « chez moi ».

En revanche j’ai été passionnée par toute la partie historique remarquablement documentée qui a fait écho à mes souvenirs personnels pour partie, mes deux grands-pères ayant vécu cette période, mes grand-mères également, qui ont pris des risques fous pour nourrir les maquisards qui se terraient dans les bois…

J’y ai également appris beaucoup sur cette période et ce qui en a découlé*.

Je vous suggère, à la lecture de ce roman qui mêle personnages fictifs et réalité, de pousser vos recherches personnelles. Des notes de l’auteur en fin de roman vous donnent de bonnes pistes à approfondir. Il y en a bcp d’autres lorsque l’on creuse.

Pour conclure, et c’est personnel, j’aurais préféré un roman purement historique. J’ai eu du mal à adhérer aux personnages contemporains du récit.

Mais comme toujours cet avis n’engage que moi et il me semble judicieux que vous vous fassiez le vôtre.

 

                13 – les sanglots de pierre, Dominique FAGET

4ème de couverture :

Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.
En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.
Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région  ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…

Avis :

Dominique Faget nous entraîne une fois de plus en Gironde pour cette nouvelle aventure qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire.

Des secrets de famille inavouables ne demandent qu’à resurgir et la vérité est un dû pour celui qui a vécu le pire.

Dominique nous offre un récit qui nous parle de notre histoire dans ce qu’elle a de pire.

De ces horreurs commises par des « bons français » animés par la haine, la bêtise, la cupidité et l’envie et qui ont, sciemment, au mieux aidé, au pire participé, à la mort d’hommes, de femmes et d’enfants. Elle nous parle de ces secrets, enfouis par commodité, et qui font exploser des familles.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Merci à Dominique Faget et aux Editions City pour leur confiance. Le roman sort officiellement aujourd’hui. RDV dans vos librairies.

 

 

            14 – Les corps brisés, Elsa MARPEAU

 4ème de couverture :

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

Avis :

 Ce récit est inspiré d’un fait divers réel qui est survenu dans l’Yonne dans les années 1980, ce qui lui donne une force supplémentaire, si nécessaire. Même s’il s’agit d’un thriller, le roman fait avant tout réfléchir sur la place des handicapés dans notre société et le regard que nombre de gens « normaux » portent sur eux. Il nous interroge également sur la façon dont nous ferions face si demain les gestes les plus simples de notre vie, que l’on considère comme acquis, devenaient un défi quotidien.

Car lorsque l’on perd la capacité de se défendre dans ce monde de performances on devient une proie, une victime. Une marchandise. Et l’on en est réduit à ça. Jusqu’à la mort. Car il y aura toujours des profiteurs et prédateurs de tout crin dont la jouissance passera par la souffrance (morale et/ou physique) qu’ils pourront affliger aux plus faibles en toute impunité.

Mais Clémence a réveillé en Sarah le goût de vivre… Le rouge sang coulera, éclaboussera les murs de la cave, le rouge feu flambera, mais le jaune soleil et le bleu des montagnes seront les plus forts et éclaireront l’horizon.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui fait la part belle au courage et à la détermination.

Je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour.

 

            15 – Blackstone, Guillaume RICHEZ

4ème de couverture :

Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

Avis :

 En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

 

 

Jérôme Camut à l’honneur # 16, octobre


Jérôme Camut à l’honneur # 16, octobre

Le seizième « Auteur à l’honneur » et dixième de l’année 2018 est un auteur Français

C’est donc Jérôme Camut que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Jérôme Camut  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Pourquoi Jérôme Camut

Parce que j’ai découvert Jérôme Camut avant les CamHug.

Et qu’à l’instar de Nathalie Hug j’étais fan aussi de la tétralogie Malhorne, la première oeuvre de Jérôme.

Et c’est parce que j’avais adoré le cycle Malhorne que je me suis jeté sur la premier opus que Jérôme a fait paraître ensuite à 4 mains.

Jérôme Camut à l’honneur # 16, octobre

Courte biographie

Jérôme Camut, né en  à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), est un écrivain français de science-fiction, de fantastique, de thriller et de romans d’aventure.

Bien que né en région parisienne, Jérôme Camut, benjamin d’une fratrie de deux garçons et d’une fille, grandit à Angoulême. Il y fréquente successivement les écoles, collèges et lycées Saint-Joseph, Saint-André, Saint-Paul et Sainte-Marthe.

Après sa scolarité obligatoire, il rallie Paris pour y poursuivre ses études à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle. Son projet à l’époque est de devenir réalisateur. Les deux années d’études se déroulent à merveille. Vient alors le temps du service militaire, passé pour partie en Bretagne aux écoles de Coëtquidan en tant qu’officier de réserve, dont il sort lieutenant.    

En 2002 sort son premier roman MALHORNE. Edité au Serpent à Plumes, 2002 – Réédité chez Bragelonne. 2004 , Le Trait d’union des mondes,

Jérôme disais un jour à une blogueuse : 
 » J’ai longtemps cherché ce que j’aimais faire. J’ai longtemps fantasmé ce à quoi devrait ressembler ma vie. Je me suis longtemps menti aussi, parce que lancé dans un désir qui me correspondait plus mais auquel je m’accrochais. L’écriture est un peu venue par hasard. Les circonstances seraient un peu longues à relater, mais c’est ainsi. Je me suis trouvé au bon endroit au bon moment. J’ai commencé et ça m’a plu. Énormément plu. J’ai ensuite peu à peu abandonné ce que je faisais avant. Et me voilà devenu écrivain à temps plein. Et pourvu que ça dure, parce que sans ça, ce sera retour à la mine. Et franchement, j’ai oublié le chemin. »

 

Pour en savoir plus sur Jérôme c’est ICI sur le site officiel des CAMHUG

 

Bibliographie solo

 

Le trait d’union des mondes

Malhorne

Malhorne – Livre I

Il vient de la nuit des temps.

Il a franchi la frontière qui sépare la vie de la mort.

Et, aujourd’hui, le moment de la révélation est venu.

Tout commence lorsque l’ethnologue Franklin Adamov découvre, au fin fond de l’Amazonie, une statue représentant un homme assis armé d’une épée. L’homme est de type européen, l’objet date du XVe siècle, et sur la garde de l’épée est inscrit un mot : « Malhorne ». C’est impossible…

Pourtant, ce n’est que le premier indice.

En effet, peu après, Franklin est contacté par une fondation appartenant à un riche financier, qui lui offre des moyens illimités pour résoudre cette énigme. Car le mystère s’épaissit : on a repéré une deuxième statue, absolument identique, à l’autre bout du monde…

Qui se cache derrière ces monuments ? Qui a laissé ces signes, et pourquoi ?

Alors débute une traque haletante, une quête initiatique à travers l’Histoire, les cultures et les religions du monde entier, dont l’enjeu est rien moins que l’immortalité.

Les eaux d’Aratta

Malhorne

Les Eaux d’Aratta

Malhorne – Livre II

Il s’appelait Malhorne. Il avait vécu plusieurs vies à travers l’histoire et s’était décidé à les révéler au monde pour essayer de déchiffrer sa propre énigme… avant de mettre fin à ses jours.

Pourtant, il n’a pas disparu. Il s’est réincarné dans une petite fille, que l’ethnologue Franklin, Tara et les compagnons de Malhorne ont soustraite aux griffes de l’avide Craig et de sa Fondation Prométhée. Ils sont réfugiés en Amazonie, où l’enfant retrouve peu à peu la mémoire d’avant sa naissance.

C’est alors que leur village est sauvagement massacré. Perte irréparable entre toutes, celle de la petite fille. Franklin se retire du monde. Mais, avant de mourir, l’enfant avait prononcé un premier mot mystérieux : « Aratta », qui hantait les rêves de Franklin. Et voilà qu’un groupe d’archéologues met au jour une nécropole sumérienne où ce nom apparaît…

Anasdahala

Londres : le corps d’un homme assassiné est découvert dans les bas-fonds de la ville.

La communauté scientifique est stupéfaite. Il s’agit d’un néanderthalien, une race humaine éteinte depuis près de 40000 ans ! D’où vient-il ? Quel est ce prodige ?

Europe continentale : des milliers d’hommes et de femmes disparaissent mystérieusement, rayés de la surface de la Terre. Certains d’entre eux sont retrouvés morts ou à moitié fous, une croix solaire tatouée sur le ventre.

Existe-t-il un lien avec le massacre des cathares par l’Inquisition au XIIIème siècle ?

Alors qu’Ilis, Franklin et leurs compagnons se sont volatilisés dans le désert turc, la quête initiée par Malhorne continue, menée simultanément par la fondation Prométhée, la police européenne et des émissaires du Vatican.

Et un mot, un mythe, une réalité extraordinaire, revient sans cesse : l’Aratta. Dans ces lieux où se mêlent tous les possibles, où rôdent tous les dangers, Ilis va s’approcher de la vérité – religions, croyances, légendes – et toucher les plus anciens secrets de l’humanité…

La matière des songes

Malhorne

La Matière des Songes

Malhorne Livre IV

« Un thriller fantastico-ésotérique extrêmement prenant et fort bien construit… »
Le Monde

« Une histoire géniale… Un formidable thriller. »
Lire

Tout a commencé avec la découverte, par l’ethnologue Franklin Adamov, d’une statue en Amazonie. Puis, la rencontre inoubliable avec Malhorne, l’horreur de sa disparition, le retour d’Ilis et la révélation d’Anasdahala, la reine sumérienne aux deux visages. Eternels, ils perpétuent le souvenir d’un secret enfoui depuis près de quarante mille ans : l’Aratta, le pouvoir des eaux du monde, la matière des songes. Un trésor inestimable dont ils ont oublié jusqu’aux origines.

Car de l’évolution des espèces à la naissance des religions, de l’extinction des hommes de Neandertal aux civilisations disparues, des mystères de l’univers aux arcanes de l’inconscient collectif, toutes ces énigmes trouvent leur réponse dans l’Aratta.

A présent, Franklin et ses compagnons n’ont jamais été aussi proches de l’ultime vérité. Mais un homme veille. Un meurtrier sanguinaire qui n’a pas intérêt à ce que l’Aratta soit révélée à la multitude. Un monstre capable de semer la terreur et la mort aux quatre coins de la planète.

Alors, pour tenter de donner une dernière chance à l’humanité, Franklin Adamov devra faire des choix, fuir ou se battre, tuer et peut-être même mourir…

Le cycle Malhorne existe aussi en version numérique

Le trait d’union des mondes
Les eaux d’Aratta
Anasdahala
La matière des songes

Le cycle Malhorne a été éditer en intégrale en poche chez le livre de poche en 2016

 

Malhorne

Les quatre tomes du cycle Malhorne pour la première fois réunis en un volume !

Tout commence lorsque Franklin Adamov, ethnologue, découvre une statue du XVe siècle au fin fond de l’Amazonie. Elle représente un homme de type européen, assis, armé d’une épée ; sur la garde de l’épée est inscrit le mot « Malhorne » dans l’alphabet romain. C’est impossible…

Plongez dans l’univers dense et captivant de Malhorne, véritable quête initiatique à travers l’Histoire, les cultures et les religions du monde entier.
Le premier cycle de Jérôme Camut, coauteur des séries Les Voies de l’ombre et W3.

 

Le cycle Malhorne comprend :

  1. Le Trait d’union des mondes
  2. Les Eaux d’Aratta
  3. Anasdahala
  4. La Matière des songes

Voilà j’espère que je vous ai donné envie de découvrir l’univers de Jérôme Camut.

Perso ça a été une telle révélation cette tétralogie que je ne peux que vous conseillez de vous jeter dessus.

On se retrouve à la fin du moi prochain pour découvrir un nouvel auteur.

Et à très vite sur ces pages pour d’autres belles lectures et d’autres aventures.

Bises mes polardeux

 

Jérôme cerné par deux soeurs flingueuses

 

2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …le retour de Dany


2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …

Les psychopathes du polar ont envahi la petite bourgade de Fargues-Saint-Hilaire, samedi 12 mai en plus de ses 2800 habitants, une bande de lecteurs et … de gendarmes, en manque a plus que doublé la population.

La grande prêtresse Pépita et ses aficionados associés étaient aux manettes pour nous offrir une journée « hors sol » .

Une affiche a faire pâlir plus d’un mordu et autre accro ….

 

Des tonnes de papier ont changé de mains à cette occasion grâce l’organisation remarquable de la librairie et des ses animateurs

Dans la catégorie internationale, demandez les petits Suisses, chers à Marie-Noëlle :

Marc Voltenauer

Une parution début 2019, une suite de « qui a tué Heïdi » avec les mêmes personnages

Nicola Feuz

Deux actualités pour le 30 août 2018 : Horrora borealis en livre de poche et un tout nouveau « le miroir des âmes »

Dans la catégorie motard est nommé …

Jacques Saussey

Il vient de passer une semaine de vacances avec son épouse et sa moto … ils arrivent à Fargues avec la pluie et leur sourire légendaire

Il a changé d’éditeur et m’annonce avec enthousiasme sa prochaine parution en octobre : un thriller one-shot avec pour toile fond une histoire de vie très peu traitée à ce jour, le parcours d’une personne transgenre, qui quitte le corps où elle était enfermée pendant ses vingt premières années pour conquérir sa véritable identité ! Pour cette aventure, Jacques s’inspire très largement du parcours d’une personne de sa famille, particulièrement proche, afin de témoigner des difficultés et de sa détermination à sauter le pas.

J’ai eu le droit de voir le projet de couverture, très suggestif et épuré.

Après 7/13 en janvier 2018, il nous promet de retrouver Magne et Heslin mais n’a pas voulu me dire ce qu’était devenu le petit garçon … Non je ne spolie pas !

Franck Thilliez c’est un peu comme les soldes, on va le voir une fois par an mais chez lui, on est reçu avec le sourire et on trouve toujours ce que l’on cherche … une bonne dose d’évasion et pas que …

Sortie récente d’un one-shot, nous retrouverons Sharko et Henebelle l’an prochain ainsi que toute leur équipe … il nous promet aussi que les personnages secondaires vont prendre de plus en plus d’importance.

Guy Rechenmann

(qui a fait l’objet d’une garde-à-vue du collectif polar en avril

***LA GAV de Guy Rechenmann***

Il était venu avec Anselme. Il a changé d’éditeur avec « Même le scorpion pleure » et l’ensemble de ses romans va sortir sous un nouveau format chez Cairn … En cours également la réécriture du « choix de Victor » accommodé à la sauce polar ! Une nouvelle vie annoncée donc pour les romans de Guy.

Sandrine Roy confirme : elle est toujours addicte au chocolat et l’assume ! Linwood Miller revient en forme, pour une troisième aventure en fin d’année 2018 avec un mort, un vilain méchant, une double intrigue et des souffrances pour l’ancien agent secret.

Céline Denjean a sorti « Cheptel » début 2018 c’est donc l’actu de l’année pour la toulousaine. Elle est fascinée par la description de l’emprise mentale et avoue commencer l’écriture de ses romans sans en connaître la fin ni le cheminement.

************* panier à salade Céline embarque Sandrine **************

Jean-Luc Bizien a toujours plein de projets … un huis clos en prison, noir, opposera un méchant à un maton, puis un one-shot au Mexique sur le trafic d’organes … puis, pour notre plus grand plaisir une suite de « crotales » en 2018, en nous embarquant à nouveau en Corée mais seulement en Corée du Sud cette fois, pays où tout se clone, les chiens et bien d’autres choses aussi et où tout ce qui vous semble blanc peut tout à fait devenir noir, très noir, même noir foncé ! Enfin une série dans le genre thriller historique à l’époque de Louis XIII pour la fin 2019 … Faudra prévenir nos banquiers,  vos cartes vont chauffer amis lecteurs !

Laurent Scalese a consacré beaucoup de temps à la TV depuis la naissance de Samuel Moss mais de nouvelles aventures de ce névrosé hypocondriaque (qui fera l’objet d’une adaptation en série TV – attendre 2 ans pour sa diffusion et dont je n’ai pas pu extirper le nom de l’acteur même en insistant très fort), sont attendues début 2019 !

Par ailleurs, « la voie des âmes » va devenir une série TV canadienne

René Manzor … plein de mystère, m’a tout de même lâché qu’un « one-shot » devait paraître en octobre, qu’il ne se passera pas aux USA, ni en Europe et c’est tout ! Pour les autres indices il faudra attendre (Dalhia, pas Dalhia …)

Et parce que les intrigues de leurs deux romans m’inspirent une certaine filiation … ils ont échangé pour la photo

Simonne Gélin qui trouve toujours que son premier roman « la fille du port de la lune » a été bâclé, a décidé de le réécrire et il sortira dans sa nouvelle version au  « livre de poche » en septembre. Son actualité du moment c’est « sous les pavés, la jungle » qui lui a permis de plonger le lecteur dans une évocation de mai 68 dans la capitale girondine, mais pas que … Un nouveau polar annoncé et, elle sera à Gradignan pour « lire en poche » en octobre.

Patrick Bauwen vient de sortir « la nuit de l’ogre » et termine tout juste d’un stage avec le groupe d’enquêteurs spécialisés de la police des sous-sols de Paris « Evangile » par opposition aux autres policiers surnommés « la surface ». Le troisième tome des aventures du docteur Kovak sortira en 2019, plus glauque, plus sombre et donc toujours en sous-sol …

Santé Patrick

Niko Tackian est heureux, il laisse Tomar se reposer et propose en tout début 2019 un « one-shot » qui se passe en Suisse, à Montreux plus précisément mais … qui aurait tout à fait pu se situer ailleurs ! Un flic insignifiant, tout le contraire de Tomar, va grandir au fil de l’intrigue qui nous réserve semble-t-il de belles surprises et des nuits blanches !

A noter pour les abonnés Netflix que « la nuit n’est jamais complète » fera l’objet d’une adaptation (un film) et que les paysages seront australiens …

Jérôme Camut et Nathalie Hug … que ceux qui se sont régalés avec Isla Nova préparent leur carte bancaire … la suite est prévue pour début 2019 … suite et préquel à la fois, « Silverback » donnera les clefs des personnages d’Isla Nova et nous fera voyager en France, aux USA, en Allemagne et en Afrique.

Pas d’actualité « poche » pour 2018 … 2019 sans doute pour Islanova et … adaptation au cinéma pour « Prédation »

La nouveau Marin Ledun vient de sortir «  Salut à toi ô mon frère », plus caustique et déjanté que ceux auxquels il nous a habitué, nous retournons cette fois en Ardèche. Il s’est beaucoup amusé avec cette famille et tous les ingrédients sont réunis pour en faire une série …

Laurent Loison, pour « Chimères » son troisième « one-shot » traîne ses héros dans les forêts de l’Île de France où vont s’opposer journalistes et flics. Après une série d’énigmes sous forme de charades dans son premier roman,  puis un dénouement individualisé et personnalisé par internet pour « cyanure », nouveau pari avec une incorporation de type « cadavre exquis » de 14 textes de blogueuses, quasiment sans retouche … Mystère, mystère quand tu nous tient ! Pas de date …

Jeanne Faivre d’Arcier, une multicarte pour cette régionale d’étape … fiction, jeunesse, thriller pour adultes et même des crayons de couleurs pour les enfants qui lui rendent visite sur le salon … Après le jubilatoire « les encombrants » en 2017, en 2019 elle annonce un polar adulte qui se passera à Paris, Bordeaux et sur les bords de Garonne plus en amont. Elle a choisi un chasseur de têtes pour nous accompagner, métier qui fut le sien il y a quelques années.

Sacha Erbel , Sacha chroniqueuse de collectif polar, Sacha la bonne humeur,  accueille tout les lecteurs avec le sourire, à côté de Cicéron qui empiète un peu sur son territoire.

Elle promet de se venger dans quelques années quand elle aura publié autant de volumes que son voisin. Talia de retour à la Nouvelle-Orléans va suivre les traces de Marie Laveau, l’action se situera de 1837 à nos jours. « L’ombre de Nola », écrit et en cours de correction sera disponible fin 2018.

Ghislain Gilberti me provoque … il n’a pas de parution numérique depuis son 3ème roman, du coup en 2018 c’est 738 pages et 750 grammes qui vont aggraver mon durillon de lectrice compulsive. Bah « les sœurs «  de Bernard Minier font dans les 760 g alors va pour « sa majesté des ombres » tome 1 de la trilogie. Trilogie vous avez dit monsieur Gilberti ? La suite, il l’annonce pour la fin de cette année. J’ai eu une longue conversation avec lui, sous ses allures de bad boy, c’est un hyper sensible que j’ai face à moi. Je m’en doutais un peu après « la dynamique du chaos » … oui, ses souvenirs encore à fleur de peau me touchent.

Dans les mois à venir, il va nous rendre une longue visite au collectif polar en participant à une « Garde-à-vue version flingueuse » ! Hâte … volontaire,

… tout comme sa voisine de stand, Ingrid Desjours, toute en douceur et en écoute de ses lecteurs.

Encore une multitâche avec un sourire d’ange qui dézingue plus vite que son ombre … et use d’un pseudonyme pour commettre des sagas fantastiques.

Elle parle de ses vidéos où elle raconte des histoires …  https://www.facebook.com/idesjours/videos et annonce la parution d’une nouvelle dans le cadre de l’anniversaire de la griffe noire en juin 2018.

C’est fini pour les indiscrétions de nos chouchous, parce que je n’ai pas eu le temps d’en susciter d’avantage … l’affiche tellement alléchante de cette journée qui laissera de beaux sourires en mémoire, on a parlé collectif polar et cadavre exquis avec Danielle Thiery

Le tréport de Cicéron avec Claude Picq

Des tonnes de papier ont changé de mains, les auteurs ont évoqué leurs personnages comme s’ils les connaissaient dans la vraie vie … oui il y a du monde dans leurs têtes … comme dirait Marie Manzor-Lalanne  :  oui,  une vraie troupe de saltimbanques … C’est fou ce que j’aime la magie de ces rencontres !

Pépita et Marie-Noëlle dans leur superbe panier à salade nous disent déjà à l’année prochaine

Tout comme eux

Avec déjà la présence assurée de

PS : j’ai perdu une partie de mes fiches au retour … mes notes sur un régional d’étape … désolée Mehdi Brunet … il va me pardonner avec le sourire

 

 

Plus de photos :

Dany : Notre mamie Flingueuse heureuse de cette journée …

Les voies de l’ombre de Jérôme Camut et Nathalie Hug.


C’est d’une trilogie des chouchous de notre porte flingue dont je vous parle aujourd’hui.
La trilogie  » Les voies de l’ombre » de Jérôme Camut et Nathalie Hug.

Le livre : Les voies de l’ombre de Jérôme Camut, Nathalie Hug. Paru le 7 novembre 2012 chez Le Livre de Poche. Réunit :  Prédation ; Stigmate ; Instinct ; Rémanence. 17€90 ; (1512 p.)

Les voies de l’ombre

« J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains, il a fallu les tabasser, d’autres pas. Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire complexité de la chimie humaine. C’est passionnant. Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime. »

On ne sort pas indemne d’une rencontre avec Kurtz. Tous ceux qui croisent sa route s’en trouvent irrémédiablement transformés et leur vie brisée à jamais. Mais torturer des innocents ne suffit pas à ce génie machiavélique, qui poursuit en réalité un dessein plus ambitieux et beaucoup plus inquiétant.

Tome 1: PREDATION, paru en juin 2006 aux éditions Télémaque 576 pages.

4ème de couverture:
Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre. Aucune piste, aucun lien, aucun mobile… Qui sont ces hommes ? Pourquoi ont-ils été choisis ? Pour quelle mise à mort aberrante ? Prédation entrouvre la porte d’un univers imprévisible et angoissant, étrangement en prise avec les faits divers les plus choquants de notre époque.

 

 

extrait:
« Rufus compte peu d’amis. Non par choix. La nécessité l’y a contraint. Au fil des ans, il lui est devenu de plus en plus difficile de côtoyer en même temps des gens dits normaux et le monde souterrain des malfrats, des pervers et des psychopathes. La proximité du mensonge, de l’incivisme et de la barbarie ne rend pas facile l’amour de l’humain. Heure après heure, jour après jour, ce mal gangrène même les meilleurs. Et use le peu d’altruisme qui pourrait éclore dans d’autres conditions. Ça ronge. Ça obsède. Tant et si bien qu’il n’est rapidement plus possible d’envisager les autres autrement qu’à travers le prisme de la suspicion. »

 

Tome 2: STIGMATE, paru en avril 2007 aux édtions Télémaque, 525 pages.

4ème de couverture:
Quand un monstre fascinant et obscène prend la parole et surgit à nouveau face à ses anciennes victimes, elles n’ont pour seules issues que la fuite, la mort… ou les  » voies de l’ombre « , le système implacable d’un criminel qui leur dévoile en chuchotant les secrets de sa folie.  » J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains il a fallu les tabasser, d’autres pas. Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire chimie de la nature humaine. C’est passionnant. Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime. Il est temps que je m e présente et que j’offre ma réflexion à la multitude.  »

Extrait:
« L’homo sapiens équipé d’une carte bancaire ne connaît plus l’art de l’attente. La patience, la jouissance d’obtenir ce qu’on a longuement convoité.

Tout cela s’est envolé, écrasé, anéanti sous le rouleau compresseur du mass market.
Et pourtant…
A quelles divines émotions avez-vous fermé la porte !
Le « tout, tout de suite » vous a privé de l’extase.
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire…
A vivre sans attente, on se prive de l’excellence. »

 

TOME 3: INSTINCT, paru en juin 2008 aux éditions Telemaque, 580 pages.

4ème de couverture:
Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos ? Une meute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante…
Et s’il suffisait d’un seul homme ? Pour que nous nous mettions tous à douter…

Extrait:
« Les larmes jaillissent, elle aimerait les ravaler. Elle ne veut pas montrer sa douleur et sa fragilité.
Il suffit de le vouloir très fort. Et tu y arriveras.
Jamais plus elle ne parlera. Jamais plus elle n’aimera.
Je ne veux plus pleurer. Plus pleurer. Je veux être vide dedans pour ne plus avoir mal ».
Les auteurs : Ils sont 3, Jérôme Camut, Nathalie Hug et les CamHug. Et ici c’est cet entité qui officie.

Jérôme Camut est né en 1968. Après des études de cinéma, il travaille dans la production et participe à l’écriture d’un scénario. C’est ainsi qu’il découvre l’addiction des mots, qui ne le quittera plus.

Née en 1970, Nathalie Hug a d’abord travaillé dans l’industrie pharmaceutique, jusqu’en 2004 où sa rencontre avec Jérôme Camut bouleverse sa vie et l’incite à se consacrer à l’écriture.

Le OFF de OPH

PRÉDATION  est le premier tome de la trilogie « les voies de l’ombre »

Certes je vous l’accorde ce n’est pas une nouveauté puisque ce premier tome est sorti en 2006, mais je n’avais pas encore découvert le duo Camhug…

J’avais lu les romans solo de Nathalie (itinéraire d’un chamboulage annoncé…), plein de douceur et de sensibilité et là… mais où est donc passée la douce Nathalie?

PREDATION c’est une plongée dans l’obscurité, au son des Doors et de la BO d’Apocalypse Now…

Une ambiance pesante, angoissante, étouffante. Un climat de tension permanent qui maintient le rythme tout au long de ce roman, un roman que j’ai dévoré le ventre noué!

Psychologique, ce thriller l’est sans aucun doute. Il évoque la manipulation, l’asservissement psychologique, l’esclavagisme humain. Jusqu’où sommes nous prêt à aller pour sauver la vie de la personne que nous avons de plus cher au monde? Sans aucune hésitation « très loin », moi la première… Il me reste juste à espérer que je ne rencontrerai jamais un Kurtz dans ma vie.

Le duo Jérome Camut et Nathalie Hug nous entraîne dans le sillage d’une intelligence hors du commun, une intelligence construite par des relations biaisées, une enfance anormale, violente, castratrice. Quels événements de notre enfance font de nous les adultes que nous sommes?

Tous ces aspects sont remarquablement brossés au fil des pages de PRÉDATION.

Du coup, emportée par l’histoire, attachées au personnage, je n’ai pas su m’arrêter et je me suis lancée dans STIGMATE, le tome deux.

STIGMATE: Marque durable que laisse une plaie….

 Stigmate est donc le deuxième tome de la trilogie « les voies de l’ombre ».

Et c’est un roman qui porte bien son nom… Après Prédation j’ai retrouvé Kurtz, la boule au ventre… Cet homme est fou mais d’une intelligence redoutable… Mégalomane, pervers…

Kurtz nous entraîne, au fil du livre, dans sa psyché dérangée « les centaines de pages qui suivent sont le témoin impartial de la mise en application du Système.

« Approche toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice.

Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime. »

Après avoir chassé ses semblables pour les avilir et les asservir, Kurtz revient admirer son œuvre et se délecter des « stigmates » de ses victimes rescapées!

Jérôme et Nathalie travaillent très largement le terme en brossant les mille et une conséquences de ce que Kurtz a fait subir à ses victimes.

Une fois encore j’ai eu la boule au ventre, des nausées de voir certains personnages se déliter…

Difficile de vous en dire davantage sans en révéler plus sur le tome 1 et celui-ci…

Sachez juste que plonger dans le monde de Kurtz ne laisse pas indemne…

Que Jérôme et Nathalie nous offrent ici un thriller psychologique coup de poing qui vous amènera aux portes de la folie…

Et partie comme je l’étais, emportée, accrochée voir fascinée par Kutz je me suis jetée dans la foulée sur le tome 3: INSTINCT

L’instinct est un terme que nous attribuons plus facilement aux animaux qu’aux humains… exception de faite de l’instinct de survie et c’est bien de cet instinct là que Nathalie Hug et Jérôme Camut nous parlent au début de ce troisième volet de la trilogie.

Mais pas seulement… l’instinct animal occupe également une place non négligeable… en même temps l’instinct n’est-elle pas la meilleure arme d’un prédateur mais aussi l’une des meilleurs défense?

J’ai donc retrouvé ce personnage fascinant qu’est Kurtz. Oui oui vous avez bien lu… fascinant.

Hautement charismatique, la séduction dont il fait preuve et sa capacité à fédérer ne sont pas sans rappeler un certain dictateur!

Si j’ai trouvé le début de ce troisième tome plus lent que les précédents, le rythme s’est ensuite considérablement accéléré m’empêchant tout acte de socialisation en ce dimanche d’Epiphanie (ou Eppy Fanny 😜).

C’est un pan du passé de Kurtz que nous dévoilent également les auteurs, pas son enfance ça a été fait précédemment, mais son œuvre avant que la police française ne découvre son existence.

Un peu moins de boules au ventre et de nausées en terminant la trilogie, mais toujours des questionnements sur l’humain, ses réactions face à des choix douloureux, les conséquences de ces choix, sa capacité à suivre un individu, et enfin notre part d’animalité…

« Je suis prête à remplir ma mission

Je ne demande rien d’autre à la vie que la satisfaction d’avoir accompli ce pour quoi j’ai été élevée.

Qui suis-je?

Qu’importe

Je suis un fantôme, une ombre parmi les ombres.

Je n’ai rien demandé à personne. Il m’a choisie. »

Cet extrait m’a particulièrement marqué et encore aujourd’hui je pense régulièrement à ces trois premiers tomes. J’ai appris depuis qu’il y en avait un quatrième: Rémanence que je compte bien lire bientôt.

Si comme moi vous connaissiez les CAMHUG sans jamais les avoir lu, réparez cet oubli, vous ne le regretterez pas!
Cette trilogie est pshychologique, elle angoisse, elle fascine, elle est addictive.
Mention particulière pour tout le travail autour du personnage de Kurtz…

 

Voilà ma Geneviève,

ma chronique de la trilogie de La voies des Ombres,

sachant qu’en fait il me manque Rémanence que notre Eppy me prêtera sans doute bientôt !

Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018


Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018

By Cécile

Quelle meilleur journée que la Saint-Valentin pour déclarer son amour littéraire ; aux auteurs dont l’admiration pour l’œuvre déborde en réelle affection, des auteurs qui ont déclenché la toute première chronique, les livres qui nous ont fait aimé le polar, des livres dont on ne séparerait jamais, des livres qui nous ont tiré des larmes, des livres que l’on partage avec toute la famille et qui nous font réaliser nos rêves ?

 

Geneviève, la porte-flingue et les flingueuses, Eppy, Cécile, Danièle, Fanny, Ophélie, Aline et Marie Noëlle en compagnie de leurs amours littéraires de chair et d’os ou de papier vous souhaitent une belle Saint Valentin !

 

Et vous, quels sont vos amoureux littéraires ?

 

Avec la participation exceptionnelle de :

 Elena Piacentini,

Martine Nougué,

Sandrine Collette,

Jérôme Camut et Nathalie Hug,

Lonely Planet, Guide du routard, WE by hachette…,

L’automne à Pékin de Boris Vian,

7/13 de Jacques Saussey,

L’âme du Mal de Maxime Chattam,

De la part d’Hannah de et avec Laurent Mallot,

Et Eric Dupuis.

 

Ge et ses Flingueuses vous souhaitent une heureuse Saint Valentin livresque et polardesque

.

La Millième chasse aux livres #90


La Millième chasse aux livres #90

Et voilà c’est la quatre-vingt-dixième !!!

Hin, quoi la 90e

Punaise mais vous êtes des grands malades,

chez Collectif Polar

Oui c’est vrai !

Et on le revendique en plus.

Allez place à la 90e


La Millième chasse aux livres #90

by Mathieu

Cécile pour nous trouver un nouveau tueur à gage.

Et c’est Mathieu qui est missionné cette fois par notre Flingueuse.

Il avais deux contrats à remplir.

Hier il était en Suisse

Aujourd’hui pour la 90e

Il est au Royaume Uni

 Il fallait bien ça pour notre 90e chasse aux livre, non ?

Alors Mathieu va se rendre  dans la capitale anglaise

Oui à Londres

Mais pas dans le quartier historique

Plutôt dans un quartier d’affaire

Mais pas la City

 Non, Mathieu nous entraîne du coté des ancien docks

Dans la nouveau quartier de Canary Wharf

 

 

Canary Wharf est un quartier d’affaires d’une quarantaine d’hectares développé en bordure de la Tamise située dans l’est londonien, dans le district de Tower Hamlets. Développé à partir des années 1980, il est devenu le plus important centre d’affaires de Londres après la City.

Canary Wharf se situe sur l’Isle of dogs, qui était au XXème siècle une zone portuaire stratégique de l’est londonien. Le quartier est alors très populaire et n’y vivent que les dockers qui chargent et déchargent les bateaux venant approvisionner la capitale du Royaume-Uni. Mais avec le temps les activités portuaires s’éloignent de Londres sur la tamise et la zone devient clairement sinistrée. Une autorité des Docklands est alors créée au début des années 80 et a pour mission de dynamiser le quartier en déclin. Dans le même temps la City est en pleine expansion et manque d’espace. Les banques cherchant à s’installer doivent faire face à trop de contraintes et c’est alors que certaines d’entre elles saisissent l’opportunité de venir s’installer à Canary Wharf. De hauts grattes ciels sont construits et le One Canada Square restera longtemps le plus haut de tout le Royaume-Uni. 

Alors voilà

le Jour : le 17/01

le Lieu: Canary Wharf , Londres

Le Titre : Ilya Kalinine de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Il y a Kalinine

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle.

D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas.

Et pourtant, Ilya Kalinine a existé.

Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire.

Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté.

Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour.

Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire.

Ou alors, nous sommes tous des monstres.

Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance. Le récit des origines d’un méchant de la série W3, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle.

Ge Porte Flingue de Collectif Polar

Top 10 des flingueuse, 9 : Top 10 du Porte Flingue 1


Top 10 des flingueuse, 9

Top 10 du Porte Flingue 1

Les Polars Français


Je vais vous présenter mes chouchous de 2017

Une quinzaine d’auteurs qui ont chacun à leur manière su me toucher, me surprendre, m’intriguer, me bouleverser.

Quinze auteurs français comme autant de mois de l’année.

(Et oui,un peu de poésie dans ce monde noir… Et nous aimerions tellement avoir plus de temps pour lire !)

Un top 10 sous forme de Top 15

En rouge, je vous propose mes petis avis


1 : Sandrine Collette

Les larmes noires sur la terre  de Sandrine Collette

 

Les larmes noires sur la terre  de Sandrine Collette

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

« Ce livre a une vraie puissance de feu. Elle a beaucoup de talent Sandrine Collette » « Cette sombre histoire émeut grâce à ses remarquables portraits de femmes luttant contre la misère. » « C’est un roman qui remue les tripes. Une claque d’humanité. Bref c’est un petit bijou. J’adore ! »

 2é ex aequo : Elena Piacentini

Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini

Aux vents mauvais de Eléna Piacentini

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.
Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

Comme de longs échos  de Eléna Piacentini

Comme de longs échos  de Eléna Piacentini

Une femme est retrouvée par son mari étranglée dans son lit. Leur fils de quelques mois est introuvable. Un ancien policier sort de sa retraite pour enquêter sur cette affaire qui lui semble bien trop similaire à une autre qu’il a menée plusieurs années auparavant. Cela l’amène à faire la rencontre de la mystérieuse capitaine Mathilde Sénéchal.

  L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien.
Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire.
À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…
Prix Transfuge du meilleur polar français 2017.

2e ex aequo : CamHug

Ilya Kalinine  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle. D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas. Et pourtant, Ilya Kalinine a existé. Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire. Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté. Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour. Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire. Ou alors, nous sommes tous des monstres.
Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance.
Nathalie Hug et Jérôme Camut offrent un récit très sombre des origines d’Ilya Kalinine, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle. Ilya Kalinine le criminel qui hante la trilogie W3, dont le premier volet, Le Sourire des pendus, a obtenu le Prix des lecteurs policier du Livre de Poche.

Islanova  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

Islanova  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

3 ex aequo: Olivier Norek

Ce polar est monstrueusement humain,  » forcément  » humain : il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, il y a juste des peurs réciproques qui ne demandent qu’à être apaisées. 
Bouleversant

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

3 ex aequo : Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Au coeur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancoeurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

C’est noir mais tellement beau !! C’est ….. Je n’ai pas de mots …. on monte en puissance ! C’est … Une merveille ce livre. Un pur chef d’oeuvre.

 Rien d’autre à rajouter

 4 : Dominique Maisons

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons

Un thriller d’atmosphère envoûtant et sanglant. L’Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max: lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres –, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

Dominique Maisons a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.

5  : Nicolas Lebel

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel 

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel 

Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale

5 ex aequo : Niel Colin

Seules les bêtes de Niel Colin

Seules les bêtes de Niel Colin

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.

Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le coeur des hommes.

Une voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée. Sa conductrice a disparu. Les gendarmes recueillent des témoignages qui révèlent, chacun, les lourds secrets d’une vie. Dans ce roman noir et social la vie est rude, les fermes sont isolées, les paysans taiseux. Et il y a aussi ce vent qu’on appelle « la Tourmente ». Ici l’humanité apparaît avec ses petites mesquineries, ses errances insaisissables, ses ténèbres insoupçonnées. Amer, voire grinçant, mais profondément humain.

 

 6 : Hervé Jourdain

 Femme sur écoute  de Hervé Jourdain

Femme sur écoute  de Hervé Jourdain
Où jeux politiques, sexe et sécurité trouvent matière à s’écouter. Et, sur un malentendu, à s’entendre. Par un flic-écrivain lauréat du Prix du Quai des orfèvres.
Manon est strip-teaseuse et escort girl dans le quartier du Triangle d’or à Paris. Elle vit avec sa soeur, étudiante en philo, et le bébé qu’elle a eu avec Bison, incarcéré en préventive pour un braquage raté. Manon ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Le plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie.
Pôle judiciaire des Batignolles. Les enquêteurs de la brigade criminelle, tout juste délogés du légendaire 36 quai des Orfèvres pour un nouveau cadre aseptisé, s’escriment à comprendre pourquoi chacune des enquêtes en cours fuite dans la presse. Compostel et Kaminski sont à la tête d’une jeune garde, qu’a récemment rejointe Lola Rivière. Absences répétées, justifications aux motifs évasifs… La réputation de l’experte en cybercriminalité n’est pas brillante. Compostel a malgré tout décidé de lui accorder sa confiance en lui remettant pour dissection l’ordinateur de son fils, suicidé trois ans plus tôt.
Sexe, politique, sécurité… Et des morts sans connexions apparentes. Au plus près du réel, en s’appuyant sur le système des écoutes téléphoniques, Hervé Jourdain bâtit une intrigue à l’architecture saisissante, doublée d’un portrait (à l’acide) de son époque.

 7 : Michaël Mention

 Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

A Cotton Warwick, village coupé du monde dans l’outback australien, les habitants survivent plus qu’ils ne vivent, partageant leur quotidien entre chasse au kangourou et soirées au pub. Mais une série de morts suspectes commence à bouleverser leur vie.

« Ici, il n’y a rien. Excepté quelques fantômes à la peau rougie de terre, reclus dans le trou du cul de l’Australie. Perdus au fin fond du Northern, ce néant où la bière est une religion et où les médecins se déplacent en avion. »

Australie, Territoire du Nord.

Dans l’Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l’autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

 

La voix secrète de Michaël Mention

La voix secrète de Michaël Mention

Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.

8 : Elsa Marpeau

Les corps brisés de Elsa Marpeau

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une «spéciale», elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le «docteur Lune».
Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien…
Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

 8 ex aequo Ingrid Astier

Haute voltige  de Ingrid Astier

 

Haute voltige  de Ingrid Astier

Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache…

Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée.

Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours.

De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

Ingrid Astier nous livre avec Haute Voltige un récit romantique, fiévreux et épique, dans lequel le roman policier croise le roman d’aventures.

9 : Johana Gustawsson

Mör de Johana Gustawsson

Mör de Johana Gustawsson

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair. Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation. Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

9 ex aequo : Sonja Delzongle

Récidive de Sonja Delzongle

Récidive de Sonja Delzongle

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
A New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?
La confrontation est inévitable.
Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

 

10 : Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.
Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

« C’est émouvant, c’est palpitant » « Un excellent polar bien noir. Si vous aimez Braquo, Toxique est fait pour vous ! »

 

 10 ex aequo Gérard Coquet

Connemara black  de Gérard Coquet

Connemara black  de Gérard Coquet

La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille… C’est également le nom d’un ancien groupe armé de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise. Mais c’est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l’ouest de l’Irlande.

Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu’un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s’est engagée dans la Garda, la police locale.

Mais lorsqu’une série de meurtres balaie la ville de Galway, c’est elle que le commissaire Grady choisit d’envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes.

Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui – entre terres désolées, légendes d’un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords – veille dans l’ombre… Mais sur quoi veille-t-il ?

Ici les hommes sont comme leur terre, coriaces et rugueux… Avec une intrigue au cordeau Gérard Coquet nous embarque dans une Irlande où les fantômes du passé se mêlent à la tourbe et au sang !

10 ex aequo

Retour à Duncan’s creek  de Nicolas Zeimet

Retour à Duncan’s creek  de Nicolas Zeimet

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d’enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi.

C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt- dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire.

Mais de Los Angeles aux montagnes de l’Utah, à travers les étendues brûlantes de l’Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l’équilibre fragile de leurs vies.

Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n’auront alors plus d’autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d’ombre qui les habite… et à se confronter à leurs propres démons.

Magique, puissant, rock, c’est le genre de roman noir que vous n’avez pas envie de terminer, de ceux qui laissent des traces indélébiles… Superbe !

Voilà vous avez entre vos mains ma première sélection.

D’ici la fin du mois, vous aurez la suite de mes top 10.

D’abord les premiers polars, premiers ou deuxième parfois.

Et enfin j’essaierai de vous proposer quelques romans étrangers.

Mais normalement demain c’est « Auteur à l’Honneur »

Ou alors ce sera après demain….

A bientôt donc pour tout cela et aussi nos chasses aux livres et autres petites activités.

Le top 10 des Flingueuses 4


Voici venir le temps des…

Tops 10 des Flingueuses pour le Collectif Polar

Aujourd’hui je vous présente le quatrième


Le top 10 des Flingueuses 4 :

By Dany

 

Les 12 jubilations de Dany pour 2017 …

Notre coach avait demandé 10 coups de cœur, après après négociation j’ai obtenu 12 … franchement l’exercice est difficile car cette année a été foisonnante ! Et en plus, je n’ai choisi que des Français …

 

 

  1. Glaise de Franck Brouysse :

Glaise de Franck Brouysse

Presque une chronique villageoise sauf que ça n’est pas si simple … L’action se passe au début de la première guerre mondiale, Joseph un jeune garçon de seize ans va devoir endosser le rôle de chef de clan et qu’il va révéler sa formidable énergie à l’épreuve des faits.

Dans un village du Cantal, les jeunes hommes sont au front et il ne reste que les femmes, les enfants, les handicapés et les vieillards. Les anciennes rancœurs refont surface avec ce qu’elles amènent de cupidité et manipulations. Pas vraiment une balade de santé dans ces paysages à couper le souffle, décrits par un auteur conteur et poète, au mieux de sa forme.

 

L’ avis dédoublé de Kris et Ge

  1. Entre deux monde d’Olivier Norek :

Entre deux monde d’Olivier Norek

Lorsque l’auteur a indiqué qu’il faisait une pause dans les aventures de Victor Coste, je me suis dit que le cru 2017 allait être beaucoup plus léger que les précédents. C’était sans compter sur la pudeur et l’humanité d’Olivier Norek, qui a mis tout son talent au service de ce qui est bien plus qu’un roman, une véritable enquête d’investigation dans cet « entre-deux » … pas vraiment la France et plus tout à fait de l’ailleurs d’où ils viennent ni de l’ailleurs où ils veulent aller, pour faire bref : l’enfer !
Des personnages réalistes et convaincants vont nous faire toucher du doigt la réalité de cette micro société de la jungle, où les rivalités mondiales y sont transposées, où les maltraitances y sont reproduites avec toute la violence que l’on n’ose pas regarder en face, ainsi que les trafics et autres accommodations avec la règle. Et malgré tout ça de l’espoir grâce aux humanitaires, aux autochtones, aux flics …
Problème majeur de notre société aujourd’hui car si nous ne sommes pas capables de fournir une réponse digne aux résidents de cet « entre-deux » que feront nous quand les désordres climatiques mettront sur les routes des familles par millions …
Ce roman noir interpelle le lecteur au plus secret de son intimité. Inoubliable et haletant car il s’agit aussi d’un roman à suspense réussi, vous n’en sortirez pas indemne.

La chronique de OPH

  1. Tension extrême de Sylvain Forge :

Tension extrême de Sylvain Forge

Vous ne regarderez plus le distributeur de café de la même façon …
Ce roman peut-être lu sans connaissance particulière des précédentes publications de Sylvain Forge, même si nous y retrouvons pour la troisième fois Isabelle, transfuge du 36, arrivée à Nantes avec « la trace du silure » en 2014, puis « un parfum de soufre » en 2015. Elle va traquer un cyber terroriste, une menace qui pèse sur la ville de Nantes et ses habitants.

Fiction ? Non et c’est bien là le problème. Dans notre monde hyper connecté, personne n’est à l’abri d’un détournement d’objet par malveillance ! Certes le sujet a déjà été traité dans des jeux vidéo, des films et des romans mais cette fois la réalité est bien présente dans notre quotidien. Et cela va bien au-delà des dangers de l’internet pour nos ados.
Point de départ : les morts de deux hommes d’affaires jumeaux, suspectes et simultanées, révèlent une énorme menace capable de détruire toutes les interconnections nécessaires à notre vie, dès lors que notre civilisation est maintenant tributaire des nouvelles technologies. Une traque somme toute classique, par des flics presque « ordinaires » avec leurs problèmes domestiques … mais ce que nous décrit l’auteur ce sont les moyens nécessaires et obligatoirement coordonnés pour tenter d’aboutir. Pas étonnant quand on sait qu’il est lui-même professionnellement impliqué dans la cyber-sécurité !
Plusieurs niveaux de lecture donc pour ce prix du quai des orfèvres 2018. Plus « local » que l’écologique « pire que le mal » et tout autant documenté et passionnant … à lire ces presque 400 pages sans modération et rapidement pour vous préserver du mal ou au moins le tenter. Flippant !

 

 

  1. Seules les bêtes de Colin Niel :

Seules les bêtes de Colin Niel

C’est le premier roman que je lis de cet auteur que j’ai découvert pendant les événements de Guyane, alors qu’il témoignait au travers des yeux et de la bouche de l’un de ses personnages …
La critique sur son dernier roman est unanime et les compliments amplement mérités. Une présentation originale : cinq personnages racontent successivement un épisode de leurs vies et tous peuvent être suspectés d’avoir joué un rôle dans la disparition d’Evelyne … les cinq récits boucleront l’intrigue en toute fin de volume ! Impossible d’en dire d’avantage sur le contenu de ce trop court (175 pages) roman noir sauf à remarquer qu’au-delà de l’enquête de gendarmerie, l’auteur nous propose une réflexion sur la difficulté de vivre seul et d’être éleveur en montagne, de communiquer ainsi que sur la fragilité de ses solitaires malgré eux dans leur quête de compagnie, face aux arnaques technologiques.
Incontournable et tellement actuel !

Le billet de Ge

  1. Yeruldelgger de Ian Manook :

Yeruldelgger de Ian Manook

Il s’agit là du premier volet d’une série de trois romans qu’il faut lire dans l’ordre.
Ce flic au nom imprononçable va nous entraîner dans son sillage en Mongolie, état indépendant, limitrophe de la Chine et sous son influence … néfaste.
Respectueux de la tradition, héritier d’une éducation religieuse et empreint de la philosophie des moines Shaolin, il va avoir fort à faire, aidé (ou pas) par les trois femmes de sa vie, sa fille, sa partenaire et son amie de coeur par ailleurs médecin légiste.
Un roman riche : à la fois une enquête bien menée et une description de cette région du monde quasi inconnue. L’auteur nous décrit le mode de vie de ces nomades transplantés à la ville, de ces exclus qui habitent les tunnels de la capitale, des Chinois qui achètent tout et des Coréens qui ont trouvé un terrain de jeu … un roman d’ambiance ou il ne manque pas de flics ripoux et de spéculateur foncier !
Une énorme découverte et … je me rends compte que j’ai lu le tome 3 avant le deuxième … je vais remettre dans l’ordre très vite.

L’avis d’Eppy Fanny

  1. Le berceau des ténèbres de Jean-Luc Bizien :

 

Le berceau des ténèbres de Jean-Luc Bizien

Tome 3 de la série Seth Ballahan, nous retrouvons nos échappés de Corée du Nord quelques années plus tard à New York, avec des fortunes diverses. Seth a repris son travail au journal, sa famille poursuit sa vie harmonieuse tandis que Paik n’a pas réussi son intégration. Il a sombré dans la dépression au grand dam de sa femme et de son fils. Une série de disparitions inquiétantes d’enfants va réveiller son instinct de chasseur, lui faire renouer avec celui a qui il a sauvé la vie et à qui il doit son exfiltration aux Etats Unis et … se lier aux chefs de Chinatown et de la mafia.
Jean-Luc Bizien interpelle le lecteur par le sujet central de la maltraitance des enfants mais l’enquête est sans doute un peu moins haletante que celles développées dans les deux précédents tomes. Il reste néanmoins une précision remarquable dans le contexte qui permet au lecteur d’affiner ses jugements et une rencontre attrayante avec le héros d’un confrère de l’auteur, à qui il a tout simplement emprunté un profileur notoire, pour notre plus grand plaisir. Nous apprenons aussi des choses étonnantes sur une affection très peu connue qui frappe un protagoniste …. Dur de ne rien dévoiler !
Enfin saluons sans spolier, une fin plutôt optimiste dans ce monde de brutes où l’actualité rattrape bien souvent la fiction. Il paraît que certains protagonistes apparaissent dans « Crotales » … j’y cours !

L’avis de Oph

  1. Ils ont voulu nous civiliser de Marin Ledun :

 

Ils ont voulu nous civiliser de Marin Ledun

Aussi noir et glauque que « en douce », dans la même forêt landaise mais cette fois la tempête de janvier 2009 ouvre une brèche … pas spatio-temporelle comme dans un roman de science fiction mais une parenthèse. Vont pouvoir alors se révéler les bas instincts des protagonistes et permettre de reposer (presque) hors du temps, l’échelle de leurs valeurs. Roman à suspense très réaliste où des anti-héros vont se croiser, s’aider, se haïr, se tuer. Outre la vie landaise profonde et actuelle, une évocation des événements d’Algérie en 1955 relativise sous un jour « décalé » les vicissitudes de petits loubards locaux, aux caractères et contradictions fouillés par l’auteur, comme dans ses précédents romans. Comme un huis-clos en plein air …
Regrettons que ces romans soient trop courts mais sans doute est-ce un gage d’efficacité pour nous ébranler à ce point en si peu de temps ! Tout pour faire un bon scénario de film. Reste ce titre mystérieux, j’ai bien une (petite) idée … Je vais devoir questionner l’auteur pour vérifier (ou non) mon interprétation !

 

  1. Islanova de Jérôme Camut et Nathalie Hug :

 

Islanova de Jérôme Camut et Nathalie Hug

« Un enfant somalien, soudanais, éthiopien, mauritanien mérite autant d’attention qu’un enfant français, américain ou suédois ! » (Chapitre 133) et au titre de l’ « attention » il faut pointer l’accès à l’eau, à l’origine de (tous) nos maux.
2025, dix ans après les attentats de Paris, Julian aime Vanda. Ils forment avec leurs enfants respectifs une famille recomposée harmonieuse jusqu’à la fugue des ados, attirés par le charisme d’un gourou de l’écologie, à l’autre bout de la France qu’ils vont traverser, pour se mettre au service d’une quasi secte aux pratiques extrêmes.
Certes c’est la face visible de cet iceberg car ce thriller est beaucoup plus que ça … la confrontation de l’Utopie à la réalité, …
Une intrigue dense et complexe, distillée au fil de ses 677 pages, pour la version numérique, à la lecture desquelles on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les auteurs nous installent dans ce qui pourrait être une (presque) banale manifestation bobo pour un monde écolo, qui dérive avec ses protagonistes « ultras » voulant assurer la sécurité de leurs adeptes, vers une dictature et une apocalypse. Parabole ? Sans doute, mais peut-être malheureusement prémonitoire …
Jusqu’où est-on prêt à aller pour défendre la vie, la nature, ses valeurs ? C’est dans ce que nous entraîne ce duo d’auteurs qui a déjà douze romans à son actif, avant ce (gros) dernier et quand on leur demande s’ils sont pour la légalité ou si la fin justifie les moyens, ils répondent qu’ils se sentent Républicains dans un monde sans sens … Leur posture se confronte donc ici avec la dure réalité … par l’imaginaire… pour le moment !
Ce roman noir est a mon sens un incontournable de cette rentrée.

 Le billet de Ge

  1. Femme sur écoute d’Hervé Jourdain :

 

Femme sur écoute d’Hervé Jourdain

C’est le quatrième roman de cet infiltré du 36 et une découverte pour moi.
L’action démarre quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 et se termine au soir du second tour. Ce choix est déterminant dans le traitement de cette enquête ou plutôt devrait-on dire de ces enquêtes. On y retrouve des flics, ripoux, cassés ou « borderline », des politiques corrompus, des entreprises oeuvrant dans le trafic d’influence et quelques accommodements avec les procédures … On y évolue dans le Paris trouble des boîtes à strip-tease, des escortes, de la prostitution de luxe … et le monde carcéral. On assiste en prime au déménagement du mythique « 36 » et à l’inauguration des nouveaux locaux.
En fait toute ressemblance … ne reflète que la qualité de ce thriller criant de réalisme qui mérite bien qu’on s’y attache. Sans doute alléché, le lecteur ira voir, comme moi assurément, les autres productions de cet auteur déjà finaliste  du prix du Quai des Orfèvres en 2009 et Lauréat en 2014 avec Le sang de la Trahison

 

  1. le dompteur d’anges de Claire Favan :

 

le dompteur d’anges de Claire Favan

Que ceux qui étaient restés sans voix à la fin de « serre-moi fort » se rassurent, le nouveau roman de Claire Favan va encore plus loin …
Max, victime d’une erreur judiciaire va mettre tout son diabolisme au service de sa vengeance par anges interposés. Il est impossible d’en dire d’avantage tant le roman est riche en rebondissements et ses personnages totalement atypiques, attachants de tant de martyrs subis !
L’écriture est d’une précision rare et l’intrigue crédible pour notre plus grand malheur … Encore un coup de coeur à l’actif de cette auteure au sourire angélique !

 

 

 

 

 

  1. Ne dis rien à Papa de François-Xavier Dillard :

 

Ne dis rien à Papa de François-Xavier Dillard

Bien dans la veine de Fais-le pour Maman et très éloigné du précédent « Austerlitz 10.5 », j’ai beaucoup aimé ce quatrième thriller de François-Xavier Dillard, très noir et sanglant. Même si le lecteur commence à entrevoir la solution de l’énigme au milieu du roman, de nombreuses surprises l’attendent encore jusqu’à l’épilogue, un soupir d’espoir à la clef. Qui est donc cette Fanny dont tous les écrans ont perdu la trace pendant dix années ? Qui est cet enfant enterré vivant et qui a échappé à son destin à force de persévérance ? Pourquoi ces meurtres en série de médecins réputés ? L’enquêteur proche de la retraite va-t-il établir les liens qui devraient résoudre le mystère et aller au devant de l’horreur absolue? Il faudra bien au lecteur les 320 pages de cet ouvrage pour retrouver le repos. Cet auteur, au style efficace, mérite vraiment le détour !

 

 

  1. Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey :

 

Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey 

Les héros que nous avons laissés à la fin de « la pieuvre » ont séparé leurs destinées, du moins le croient-ils quand une explosion emporte les passagers d’un train Irun-Paris, en plein retour de vacances d’hiver. Par hasard Daniel, nouvellement muté à Hendaye et sous le coup d’une mesure disciplinaire, se trouve mêlé à la traque de l’auteur de l’attentat … à moins qu’il ne s’agisse d’un accident fortuit ou encore d’un assassinat ou d’un meurtre. le voilà enlevé et Lisa traverse le pays pour lui venir en aide avec le fidèle Henri. Voilà pour les faits. le décor quant à lui se situe au pays Basque avec son passé de luttes, légitimes ou non là n’est pas le sujet mais le traitement de « l’histoire », en rappelant au lecteur les deux volets de Marin Ledun, éclaire sa lecture. Point de syndrome de Stockholm mais de la violence, de l’hémoglobine et une intrigue bien ficelée aux rebondissements multiples. Un vrai thriller comme on les aime, avec sa galerie de seconds rôles bien campés. Juré pour ma part, je ne prononce jamais leurs noms !

La chronique de Dany

 

Et heureusement que certains n’ont rien sorti en 2017 …

 

TOP 10 des Flingueuses 3


Voici venir le temps des…

Tops 10 des Flingueuses pour le Collectif Polar

Aujourd’hui je vous présente le Troisième


NDLR : Le TOP 10 d’Eppy  Fanny est tout dans le désordre. Sylvie m’ayant envoyer son fichier brut avec dans son palmarès des titres qui n’étaient pas du polar.

Aussi j’ai gardé son classement initial en notant le numéro devant chaque livre,  les numéro 2 et 9  seront des bonus. Pour autant j’y est rajouter quelques polars bien placés pour compléter sa sélection de romans policiers.

Ge, porte flingue de Collectif Polar


Top 10 des Flingueuses

By Eppy Fanny

 

 

1 – ILYA KALININE /CAMHUG

Il y a Kalinine

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle.

D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas.

Et pourtant, Ilya Kalinine a existé.

Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire.

Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté.

Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour.

Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire.

Ou alors, nous sommes tous des monstres.

Le billet de Ge ICI

3 – CRIMINAL LOFT / A.CARBONEL

Huit condamnés à mort ont été sélectionnés. Chaque semaine, en direct, vous avez le pouvoir de les éliminer.

« Une bombe. Un chef-d’œuvre. Une révélation. » Gérard Collard – Librairie La Griffe noire

« Digne descendante de Thomas Harris ou Dennis Lehane, Armelle Carbonel nous offre un thriller psychologique remarquable, à glacer le sang. » Hé Dia – J’aime pas l’actu

Un lieu : le sanatorium de Waverly Hills, dans le Kentucky, aux États-Unis. Entre ses murs doit se dérouler le show de TV-réalité le plus extrême de l’histoire. Huit tueurs y sont enfermés, prêts à tout, surtout le pire, pour convaincre des millions de spectateurs qu’ils méritent de vivre. Leur destin est suspendu à l’envoi d’un simple SMS… Entre psychopathes un ordre froid s’établit. Jusqu’à ce qu’un corps soit retrouvé sans vie dans la chambre 502, où pourtant personne n’avait le droit d’entrer…

 

Surnommée la « nécromancière », Armelle Carbonel voue une affection particulière aux huis-clos. Cette grande fan de Stephen King dissèque les pulsions criminelles d’une plume glaçante et brosse le portrait du voyeur qui sommeille en chacun de nous. Criminal Loft est son premier roman.

Un petit avis de Nadia ICI

4  -N Y DESCENDEZ JAMAIS  / F.LIEGOIS

Un rendez-vous avec une Grande Dame qui vous attend au soir de Halloween 2012, en pleine tempête Sandy. Un huis-clos.

« Lwa Chabine » Abigail Richardson est au crépuscule de sa vie. Le cérémonial du Desounien vient de s’achever dans son appartement new-yorkais du numéro 139 de la 129ème rue ouest. Au moment où elle s’apprête à se confesser à toi, les fantômes de son passé reviennent la hanter… Es-tu prêt ?

Un Opéra en quatre actes. De la tristesse et de l’empathie. De la colère et de la rébellion. De la vengeance et de la Justice. Et forcément, le requiem… Une saga à l’image du négatif d’un Autant en emporte le vent sur 70 ans d’Histoire d’un quartier : Harlem.

Un hommage. Une promesse. Une légende urbaine… Lwa Magie Dwé Harlem… La première enquête tirée des sous-sols du 10Th Precinct by RFL porte un prénom. Un soir, au cours d’une nuit, l’inévitable se mit en marche..

 

5 – LE JOUR DES MORTS /N.LEBEL

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine : un patient vient d’y être empoisonné.

Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie…

Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur : celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse sévit et semble décimer, au hasard, des familles aux quatre coins de France depuis plus de quatre décennies. Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée ?

Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente ? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse – elle est une voisine, une soeur, une ex -, et la chasse aux sorcières s’organise.

Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’oeuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

Le petit avis ICI

 

 6 – TOXIQUE / NIKO TACKIAN

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.

Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.

À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

L’avis de Ge ICI

 

7-  SANS PITIE NI REMORDS / N.LEBEL

9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d’un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s’agit de l’un des yeux d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l’Art ». Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l’apparent suicide d’un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d’une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police. Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement. Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires. Une enquête sous haute tension, dans laquelle débordent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.

Un Drôle avis ICI

 

 8 – BEZIER 1209 /J.AILLON

1208. Guilhem d’Ussel a laissé son fief de Lamaguère sous tutelle et, devenu prévôt de l’Hôtel de Philippe Auguste, vit à Paris. Le roi le charge de découvrir les meurtriers d’une prostituée égorgée dans l’église Saint-Gervais. Sur leurs traces, Guilhem interroge, enquête.

Entre fidèles amitiés et trahisons, pièges et coups du sort, il traversera la France pour élucider un mystère plus obscur qu’il n’y paraît.

Qui tente de l’éloigner de Philippe Auguste alors que le Saint-Père, Innocent III, exerce une pression de plus en plus forte sur le royaume de France afin que ses barons se rassemblent dans une croisade contre les hérétiques albigeois ?

Guilhem parviendra-t-il à identifier ses ennemis et à préserver Lamaguère ? Peut-il encore sauver ceux qu’il aime ?

L’avis d’Eppy ici

 

10- L AFFAIRES DES CORPS SANS TETES  / JC.PORTES

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1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates.

Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-t-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ?

Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution…

L’avis d’Eppy  ICI

11- 24 / JM.LECOCQ

Nous sommes en 1572, le 24 de chaque mois, le cadavre d’un homme est retrouvé dans une église de Paris. Quand certains accusent la Cour des miracles, d’autres mettent en cause les Réformés, d’autres encore les Catholiques ultras. Vincenzo va mener l’enquête, parviendra-t-il à démasquer celui que l’on appelle le Scarificateur ? En même temps qu’un thriller palpitant, ce livre offre au lecteur un panorama de la capitale à la fin du XVIe siècle ainsi qu’une peinture réaliste de la société à la veille de la Saint-Barthélemy.

Et 3 titres douzième ex aequo

12 – LES LARMES NOIRES DE LA TERRE / S.COLETTE

 

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».

La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties. Chaque épave est attribuée à une personne.

Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.

Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.

Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

L’avis de Ge ICI

 

12 -UN CRI SILENCIEUX /  A.LAMIE

Des gouttes d’eau perlant à travers le mur d’une salle de bains, la chose pourrait sembler banale.

Ce phénomène va pourtant conduire Mathilde à s’interroger sur sa santé mentale.

La menant dans une quête d’explications au dénouement insoupçonné.

Et à l’histoire d’une petite fille, Camille…

Un premier roman intime et étonnant, révélateur d’une belle plume.

 

Avis d’Eppy Fanny ICI

 

 

12 – RIEN NE SE PERD / C.MEDHI

« Une vraie révélation. Ne la ratez pas ! »
Bernard Poirette, RTL

Rien ne se perd

Sur les murs de la cité, des tags pleuvent qui pleurent un enfant perdu. Ils clament « Justice pour Saïd », abattu après un contrôle d’identité par un policier jamais condamné.

Abandonné de tous, recueilli par un tuteur au passé louche, Mattia, onze ans, s’interroge sur les drames qui l’assaillent et la sensation de culpabilité qui semble peser toujours plus lourd sur ses épaules.

Dans un monde de menaces incessantes – violences policières, injustice, haines et solitude -, comment lever le voile sur la vérité ?

Si tout finit toujours par se transformer, Mattia le sait : rien ne se perd, jamais.

Et en bonus, les numéro 2 et 9 du top 10 initial

2 – LA DEMOISELLE DES TIC TAC N.HUG

Ses doigts crispés sur mon bras, Mutti halète en scrutant les rues désertes, les papiers qui virevoltent dans la fumée noire, les silhouettes fugitives, les volets claqués à la hâte. Je sens le coeur de Mutti cogner contre ma joue, ses doigts refermés sur mon bras meurtrissent ma chair, mais ce n’est rien en comparaison des mots que ces hommes nous ont crachés à la figure : nous sommes deux sales boches, tout juste bonnes à crever.

Rosy et sa mère ont quitté Ludwigshafen en 1937 pour une vie meilleure en France, dans un petit village de Moselle. Or, personne n’a oublié l’annexion de 1871 et rares sont ceux qui leur tendent la main. Il est vrai que Mutti admire Hitler, méprise les curés, les Juifs et les fonctionnaires, et que Mein Kampf est son livre de chevet… Pour Rosy, dix ans, la vie n’est pas drôle tous les jours.
Quand en 1940, Hitler s’empare de la Moselle, leurs conditions de vie s’améliorent. Pas pour longtemps. Entre novembre 1944 et mars 1945, alors que les Alliés pilonnent la région, Rosy et sa mère se terrent à la cave. Pour tenir, Rosy se raccroche à ses souvenirs, avec de maigres provisions et pour toute compagnie une petite poule et de drôles d’araignées aux pattes fines, que son oncle Edy, qu’elle aimait comme un père, surnommait les tic-tac.

 9 – 1000 FEMMES BLANCHES J.FERGUS

Mille femmes blanches

En 1875, le chef cheyenne Little Wolf demande au président Grant, en échange de mille chevaux, de lui offrir mille femmes blanches qui, en épousant mille de ses guerriers, favoriseront l’intégration de son peuple. Les volontaires étant peu nombreuses, on vide les prisons et les asiles d’aliénés pour former un premier convoi.

Enfermée par son père, May Dobb en fait partie. Au-delà de sa liberté retrouvée, cette jeune bourgeoise voit dans cette aventure l’opportunité d’échapper aux carcans de la société puritaine et d’être véritablement une femme libre. Dès son départ en train de Chicago, elle entreprend de tenir son journal, témoignage de sa propre aventure et de celle de ses compagnes.

Des premières appréhensions à la découverte d’un monde inconnu, de leur mariage avec des guerriers – elle-même épousant Little Wolf – à leur intégration à la tribu cheyenne, elle relate dans ses carnets chaque événement de cette aventure hors du commun. S’y dessinent deux visages de l’Amérique, celle des Blancs exterminant les minorités et celle des Indiens, trop idéalistes, trop confiants, trops naïfs, en train de disparaître.

Ben voilà, notre Eppy Fanny nous a tout dévoilé

Demain vous aurez droit à un nouveau

Top 10 d’une Flingueuse pour le Collectif Polar

 

La Millième chasse aux livres # 32 et #33 les coups imprévus !


La Millième chasse aux livres # 32 et #33 les coups imprévus !

Hier soir et ce matin deux livres ont été abandonnés.

Ces deux abandons m’avez pas été programmés.

Mais il faut aussi parfois laisser parler son instinct !


La Millième chasse aux livres # 32

by Ge

Le premier livre abandonné l’a été devant la petite bibliothèque dans mon village natale.

Je voulais profiter de mon passage éclair à Doulevant le château

Pour papoter avec l’agent de la bibliothèque municipale.

Mais quand j’y suis allé, la porte été close.

Et oui les horaire avaient changé.

Aussi pour me venger, j’ai abandonné un polar

Juste devant la bibliothèque

Qui elle aussi semblait abandonnée.

Mais que nenni, c’est ouvert cette aprem !

 

Dommage moi je suis revenue chez les fous

Le livre :

Derniers adieux de Lisa Gardner

Est-ce parce qu’elle attend un enfant que Kimberly Quincy, agent du FBI, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d’une prostituée enceinte ? Depuis quelque temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d’Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s’en préoccuper. Un serial killer s’attaquerait-il à ces filles vulnérables ? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s’agit-il de crimes imaginaires ?

Sans le savoir, la jeune femme s’enfonce dans le piège tendu par un psychopathe. Comme pour sa mère et sa soeur, victimes autrefois d’un tueur en série, le temps des derniers adieux est peut-être arrivé pour Kimberly…

 

 

 


La Millième chasse aux livres # 33

by Kris

La 33e chasse aux livres est elle aussi inopinée

Et c’est lors d’un déplacement imprévu

Que Kris à abandonner son polar.

Elle l’a laisser cet après-midi

Dans le TGV

Entre la gares D’Angoulème

Et la Gare de Massy.

Quel sera l’horreur adoptant de ce titre abandonné.

Peut-être ne le saurons nous jamais

Peut-être finira-t-il aux objets trouvés.

Ce serait vraiment bête.

Car aujourd’hui c’est le grand format que vous offre Kris

Voici l’objet du délit

 

DEPOT DANS TGV 7660 – ANGOULÊME –
ROISSY CHARLES DE GAULLE

AUJOURD’HUI À 13H 45

BONNE CHASSE !!

Le livre :

W3 Le sourire des pendus  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute… Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes. Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire. Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueurs isolés ? Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3. Le premier volet de la nouvelle série démentielle des auteurs de Prédation.

 

 

A très vite pour d’autre nouvelles

Ge porte flingue de Collectif polar