La Parole du Chacal de Clarence Pitz


Aujourd’hui c’est Papote de Flingueuse.

On retrouve Maud et Ophélie nos jumelles Flingueuses autour d’une lecture commune.


Le livre : La Parole du Chacal de Clarence Pitz. Paru le 15 août 2018 chez Le Lys Bleu. 20€20, (340 pages) ; 15 x 21 cm

Présentation de l’éditeur

« Partez à la découverte du Mali ! Rencontrez son célèbre peuple, les Dogons, et partagez leur vie durant trois semaines ! Célébrez avec eux le fameux Sigui, fête religieuse qui n’a lieu que tous les soixante ans ! Profitez d’un voyage unique et exclusif en petit groupe. Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont limitées. Dogons 2027, l’expérience d’une vie. »Claire aurait dû suivre son intuition et renoncer à ce voyage. L’ombre fantomatique qu’elle a aperçue au milieu des tombes dogons dans un documentaire ne présageait rien de bon. Surtout qu’Armand, guide charismatique et anthropologue renommé, était resté curieusement évasif lorsqu’elle lui avait posé des questions sur ces caveaux. Armand dont le coup de volant a plongé leur camionnette dans un marigot. Tout ça pour éviter un foutu chacal ! Le village dans lequel ils ont échoué après cet accident est peuplé d’habitants craintifs et entouré d’une nature hostile. Un village isolé et désuet où le temps semble s’être arrêté. Un véritable tombeau à ciel ouvert dont il est impossible de sortir. Dire qu’elle a entraîné Sacha, son fils de dix ans, dans cet enfer? Et que, chaque nuit, un mystérieux visiteur vient déposer d’étranges objets près du garçon.

 L’auteur : Clarence Pitz est une auteure belge qui partage sa vie entre Bruxelles, la Savoie et la Touraine. Professeure d’Histoire de l’Art et d’Anthropologie, dévoreuse insatiable de thrillers et passionnée de voyages, elle se lance dans l’écriture en 2017 et entame une série de romans où elle mêle culture et suspense. La parole du chacal a fait partie des finalistes du concours VSD-RTL du meilleur thriller 2018.

 

 

 

Extrait :
« Captivée, elle caresse distraitement les cheveux fins de Sacha. Les danseurs évoluent à l’écran sous des angles divers. Certains sont filmés de très près, à tel point que l’on peut deviner le regard des hommes qui se cachent derrière les masques et leur donnent vie. On aperçoit ensuite un plan plus vaste, offrant une vue panoramique sur les danses folkloriques.

Le regard de Claire se promène du village au ciel bleu, des spectateurs aux danseurs, des maisons traditionnelles à la roche. Une multitude d’anfractuosités au sommet de la falaise vient titiller sa curiosité. Scrutant ces ouvertures, hypnotisée par les miracles de la nature, la jeune femme ne peut s’empêcher, face à cette érosion millénaire, de se rappeler que, en fin de compte, l’humanité n’est qu’un bref intermède sur l’échelle du temps.

Soudain, elle sursaute, cognant la tête Sacha qui s’était assoupi. Au milieu de la roche, dans un des interstices, elle a cru apercevoir une ombre étrange, une sorte de silhouette blanche au visage fantomatique. Une forme cadavérique à vous donner la chair de poule. La fugacité de l’apparition la laisse dans le doute. »

 

Papote de Flingueuse.

Maud et Ophélie nous parle de La Parole du Chacal de Clarence Pitz

Maud : Coucou Ophélie, alors toi aussi tu as lu La Parole du Chacal de Clarence Pitz?

Ophé Lit : Coucou Maud. Oui je l’ai lu et je dois bien dire que ce premier roman m’a bluffé.

Qu’en as-tu pensé?

Maud : Toi aussi, c’est super !!

Moi j’ai beaucoup l’histoire, l’intrigue et les personnages et leur évolution

et toi ?

Ophé Lit : : Pareil. J’ai aimé l’histoire, très originale. Les personnages sont bien construits et attachants.

J’ai ouïe dire que certains ne le qualifie pas de thriller. Qu’en penses-tu?

Maud : Oui ça pour être originale elle l’est 

Pour moi il rentre dans la case « thriller » dans le sens, des morts sans enquêtes de policiers

et toi ?

Ophé Lit : Pour moi aussi. D’autant que les morts ne surviennent pas que dans de banals accidents comme on pourrait le croire. Dans la mesure où il s’agit bien d’homicides, qu’il y a un vrai suspens avec une explication ensuite, pour moi c’est réellement un thriller. Un thriller différent mais il respecte les codes du genre tout en étant original.

Maud : Entièrement d’accord !!!

Ophé Lit : D’ailleurs j’aime beaucoup la manière dont Clarence définit elle-même ce roman: ethno-thriller

Maud : Justement j’ai apprécié de mélange dans l’intrigue entre accident et homicide.

Ophé Lit : Moi aussi

Maud : Marquée par la dimension malienne, la références aux différentes tribus, leurs rites et leurs coutumes

D’ailleurs les personnages évoluent aussi il y a l’avant et l’après accident

Ophé Lit : Concernant la dimension Malienne, je trouve ça très enrichissant et bien pensé. Clarence nous fait découvrir un pays mais surtout un peuple, les Dogons, avec leurs traditions et leurs croyances. ce côté ethnique m’a beaucoup plus. Concernant les personnages oui, il y a une réelle évolution après l’accident et tout un travail autour de la culpabilité qui est très intéressant.

Maud : Oui tout l’aspect culturel de ce livre est intéressant. J’adore ce mélange de stéréotypes de profils lors de voyage organisé. Puis les instincts vont se réveiller, la survie prime sur le reste, dans un premier temps

Ophé Lit : Oui tout à fait. Ce besoin de survie et les réactions des personnages sont vraiment bien abordés et ne souffrent pas d’à peu près. Les stéréotypes m’ont fait sourire, surtout la vieille aigrie 

Maud : Sans être lourds, ces personnages au profil et origine différentes vont se trouver confronter au même problème, c’est leur manière de le gérer qui va les différencier. Oui la vieille acariâtre et son mari toutou 

Après la survie la prise de conscience et vient comme tu le soulignes justement la culpabilité. Là encore la manière dont chacun va gérer la sienne, ca va du déni de responsabilité jusqu’à l’apitoiement

Ophé Lit : Tout à fait. Et c’est bien ce qui est bluffant sur ce premier roman. Pour une jeune auteur, Clarence a pensé à brosser les différents aspects de ses personnages en fonction de leurs caractères, les faisant évoluer et sans tomber dans la facilité. Elle aurait pu choisir un chemin unique mais non, elle décrit leur évolution de manière distincte et cet aboutissement est à noter.

Ophé Lit : Que penses-tu du style général, l’écriture?

Maud : Chacun évolue différemment oui c’est vrai en fonction de ses priorités et de ses ressentis. L’environnement hostile dans lequel ils échouent et la Nature sont pour moi également des personnages à part entière du livre

Ophé Lit : Tout à fait oui pour les paysages et la nature

Maud : J’ai trouvé l’écriture et le style fluide. Tout s’enchaîne très bien, le suspense est bien maintenu !! Un régal de lecture

L’impression que la Nature répond aux Hommes d’une certaine manière

Une forme de personnification

Ophé Lit : Pour le style et l’écriture effectivement c’est fluide, assez percutant aussi parfois. Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est l’emploi d’un vocabulaire assez moderne et sans chichi. Je trouve que c’est assez ancré dans une certaine réalité notamment dans les dialogues. En fait par moment tu ne te dis pas « on ne parle pas comme ça dans la vraie vie ». Au contraire, j’ai eu tendance à oublier l’aspect littéraire parfois et à avoir eu le sentiment d’être une petite souris participant à des conversations. Je ne sais pas si je suis claire mais en gros, le vocabulaire utilisé permet de se projeter réellement dans le livre et au Mali.

Comme tu le notes effectivement il y a une personnification de la Nature qui fait écho aux Hommes. Et c’est aussi ce qui contribue justement à cette projection je pense.

Maud : Aucune fioriture, aucun superflu, juste l’histoire, les relations humaines, pas de superflu

Le style direct donne aussi un rythme au livre

Ophé Lit : Oui c’est ça.

Qu’as-tu pensé des passages où Sacha, le petit garçon de onze ans écrit dans son cahier? As-tu trouvé ses propos adapté à son âge?

Maud : Les croyances aussi, ce côté « exotique » avec une notion de ni trop et ni pas assez, nous dépayse

Ophé Lit : Complètement oui

Maud : N’ayant pas d’enfant difficile de répondre mais oui j’ai trouvé le discours de Sacha cohérent pour son âge

Ophé Lit : Moi aussi. Et comme tu le sais j’ai un fils du même âge. Il est évident qu’un enfant de cet âge ferait des fautes mais ces passages auraient-ils pu être un exact reflet des écrits d’un enfant de onze ans? Je ne le pense pas. Je pense que ça aurait perturbé certains lecteurs. Après c’est, je pense, difficile de faire l’unanimité sur ce point. En revanche je trouve le vocabulaire et le mode d’expression assez bien adapté.

Maud : Les discours ou pensées de Sacha sont simples et directs, factuels. Moi j’ai bien ressenti que c’était un enfant

Ophé Lit : Oui je te rejoins une fois encore.

Nous ne parlons que de choses positives. Y a-t-il des aspects négatifs que tu souhaites évoquer?

Maud : Je n’en ai pas eu… je l’avoue et toi ?

Ophé Lit : Moi oui mais qui n’est pas à attribuer à l’auteur. Autant le dessin sur la couverture est original, autant ce qu’en a fait la maison d’édition est assez moche. Je trouve ça dommage vu la qualité du roman.

Maud : Je l’ai trouvé à la fois intrigante et mystérieuse cette couverture

Ophé Lit : Le dessin oui, ou plutôt l’image en visuel. Par contre le reste non. je pense que les couvertures ont un rôle important. Elles attirent ou pas le lecteur. C’est essentiel qu’elles soient de qualité. mais comme tu le dis souvent Avisdemoiquinengagequemoi 

Maud : Je ne dis pas qu’elle est jolie mais qu’elle reflète la part de mystère, des traditions et croyances, présentes dans le livre

Ophé Lit : Ça oui nous sommes d’accord

Maud : Piqueuse de phrase, mille rires 

Globalement tu recommandes ?

Ophé Lit : Oui c’est un livre que je recommande et sans aucune hésitation! Un thriller original qui sort des sentiers battus, un style agréable. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture.

Oui je te pique tes phrases cultes ahahaha

Maud : Je pense pareil, je surveillerai les prochaines sorties de l’auteur !!!

Je vois ça je vais les déposer mes phrases cultes 

Avant de se quitter tu peux dire ce que tu lis ?

Ophé Lit : Moi de même! Et mon petit doigt me dit qu’on en entendra bientôt parler! 

Maud : Oui oui

Ophé Lit : Alors je viens de commencer Crow de Roy Braverman à paraître le 14 mars 2019 chez Hugo Thriller. Deuxième opus d’une trilogie dont le premier tome, Hunter est paru l’année dernière. Et toi?

Maud : Je viens de finir Par Deux Fois Tu mourras d’Eric Fouassier et je vais commencer Sois-toi même les autres sont déjà pris de David Zaoui 

Ophé Lit : Chouette! Un peu de bonne humeur dans tout ce noir Je te souhaite une belle lecture alors ma jumelle!

Maud : Merci, très bel après-midi à toi aussi !!!

Ophé Lit : Merci 

Vengeances et mat, Ben Choquet & Thomas Dansor


Le livre Vengeances et mat, Ben Choquet & Thomas Dansor. Paru le 19 avril 2018  aux Editions Du Pays Noir. 15€ ; 256 pages ; 15 x 21 cm

 4ème de couverture :

Charleroi, son riche passé industriel causa son déclin, le Pays Noir n’était plus. Mais ce passé récent est voué à disparaître grâce aux nombreux projets de redynamisation qui y fleurissent.

En son cœur, Claire, femme flic, et Aaron, chirurgien cardiaque, y résident, y travaillent et participent, à leur manière, au renouveau carolo. Leur union est aussi soudée et passionnelle que leur enfance ne fut terne.

Quand Charleroi sert de laboratoire grandeur nature, c’est au travers de leurs yeux que Vengeances et Mat vous entraînera dans la lutte contre une criminalité brutale et impitoyable.

Dans ce combat sans merci, le cadre légal ne suffit pas et vous oblige à faire des choix. Des choix dont on ne mesure pas toujours le prix…

Les auteurs : Ben Choquet & Thomas Dansor, diplômés en Sciences Economiques et de Gestion, sont respectivement Coordinateur Communication tandis que l’autre évolue dans le monde financier. L’écriture les appelle et leur offre une belle rencontre et la naissance d’un livre à quatre mains. Ben Choquet fonde les Editions du Pays Noir afin de vivre l’aventure pleinement.
    Extrait :
« Le temps ralentit comme si chaque seconde était en suspension. Ma cigarette se décroche des lèvres, mon arme se lève. Une détonation claque, le tireur est touché au genou. Ma cigarette touche le sol. Nos regards se croisent, nos flingues aussi. Je n’ai pas d’autres choix. Deux balles en plein thorax transpercent la menace. »

 

 

L’accroche de Miss Aline :

Vengeances et mat, Ben Choquet & Thomas Dansor

Une soirée entre amis qui déraille.  Claire, flic de son état, doit se rendre sur place. L’affaire va plus loin que le triangle amoureux. Elle prend une dimension surprenante mais pas impossible. Le mal est sournois. Il n’a pas de visage et pourtant il tue. Charleroi comme un vaste labo expérimental. Comment est-ce possible ? Et pourtant…

Claire est un bon élément, un tantinet borderline mais gérable. La vie ne lui a pas fait de cadeau mais elle a sût se relever avec l’aide de son conjoint Aaron. Etre sur cette  enquête difficile va l’ébranler. Elle va se retrouver au sol. Mais elle est forte Claire, elle va se relever, continuer. Vouloir la vérité, la justice. A quel prix Claire ? Que/qui vas-tu laisser derrière toi ? Te rends-tu comptes des frontières que tu franchis ? Pour quoi au final ?

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire. Pourtant les chapitres sont courts et bien aérés. Il y a beaucoup de dialogue. Le rythme est là. Puis Claire me touche, il y a quelque chose que l’on ne nous dit pas. On sent la fêlure subjacente. A partir de ce moment : page turner… L’enquête s’emballe, les rebondissements te percutent.

Tu ressens les personnages, leur caractères, leurs défauts, leurs générosités. Tu ressens cette forte cohésion qui unit le groupe. L’amitié, la loyauté, le soutien indéfectible. Il y a tout cela dans Vengeances et mat. Il y a aussi la douleur, la peur, la menace, la mort, la perfidie, la manipulation.

Les pages défilent et je regarde Claire évoluer ou s’enfoncer, au choix.  Vers quoi part –elle,  va-t-elle s’en sortir ? Il me reste 10 pages à lire, je me demande comment les auteurs vont conclure. Lectrice au sol ! Non impossible.  Dans les dernières lignes,  les ultimes mots, je rage contre ces messieurs. J’avais envisagé tous les scénarios mais pas celui là. Surtout pas celui là. Vite la suite : La vie a une fin, la vengeance pas.

En attendant, un très grand  merci à  Ben Choquet et Thomas Dansor de m’avoir surprise de bout en bout par une intrigue rondement menée ainsi que  par cet imprévisible retournement de situation final. Un page turner indéniablement. Des auteurs à suivre…

http://vengeancesetmat.be

Un été sans dormir de Bram Dehouck


Un été sans dormir de Bram DehouckUn été sans dormir de Bram Dehouck. Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron. Paru le 20 septembre 2018 chez Mirobole Editions dans la collection Horizons noirs..19€50 ; (250 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

« Les pales découpaient l’air chaud en tranches. Elles n’avaient jamais tourné aussi vite. Comme devenues folles. »

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent… Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désoeuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

AVT_Bram-Dehouck_2668L’auteur : Bram Dehouck est né en 1978, il vit près de Courtrai en Belgique flamande. Publié en Allemagne et en Angleterre, il a reçu des prix importants tels le Schaduwprijs (meilleur premier roman noir néerlandophone) et le Gouden Strop (meilleur polar de langue néerlandaise). Un été sans dormir, son deuxième roman, est sa toute première traduction française.

 

 

Extrait :
« Éveillé désormais comme en plein jour, il poussa
un soupir. Se retourna. Les points orange du volet
laissaient une impression bleutée sur l’écran de ses
paupières. Ils ne dansaient plus : ils vrombissaient
comme des mouches autour d’une bouse de vache.
Et cela durait depuis cinq nuits.
Une semaine plus tôt, à l’inauguration officielle
des dix éoliennes de Windelektrix, l’avenir lui avait
pourtant paru particulièrement radieux. Venue de la
ville et des villages voisins, la foule des grands jours
s ’ était pressée à la fête. Quelle transhumance ! Tout
le monde accourait pour voir les éoliennes, dressées
au point culminant de Windhoek telles des idoles. »

Le post-it de Ge

Un été sans dormir et Bram Dehouck

Ah les couverture des éditions Mirobole, une vrai signature à elles seules.

Quand j’ai eu ce bouquin dans les mains, j’ai tout de suite pensé à la canicule qui avait endormi Paris durant l’été. Enfin quand je dis endormi je devrait plus dire énervé Paris. Oui car en ces mois d’été 2018, punaise que les franciliens étaient fatigués de ne pas assez dormir à cause de la chaleur insupportable la nuit.

Et bien c’est un peu cette ambiance que j’ai retrouvé dans ce livre. Et oui la canicule sévis sauf que là nous sommes dans un village de Flandre Occidentale, et de se coté là en Belgique on a pas forcément l’habitude d’avoir si chaud !

Bon et c’est pas tout voilà que sur la commune de Windhoek, on a installé des éoliennes. Et une fois l’euphorie de l’inauguration passé on s’aperçoit que celles-ci ont des petits inconvénients et quelques nuisances directes qui perturbe aussi la population locale.

Et de ces petites pollutions sonores ne vont pas être sans répercutions sur le quotidiens et la vie de notre bourg à l’instar de notre bouché charcutiers qui doit préparer la fête d’inauguration avec ses fameux Paté Bracke de Windhoecke.

Voilà le postulat de départ de notre roman ! Et c’est avec un humour féroce mais aussi avec avec un brun de burlesque que Bram Dehouck nous conte cette histoire d’où jaillissent des personnages incroyables et pourtant bien ordinaires. 

Je vous avoue que j’ai adoré cette petite pépite où le surréalisme façon belge donne toute sa saveur à ce petite gâterie acidulée où l’absurde et le cruel font excellent ménage !

Un petit bijou d’humour noir grinçant, poétique et  mordant  !

Claustrations de Salvatore Minni 


Ce matin c’est double chronique

Et c’est Clémence te Marie No qui nous parle du même titre.

Le livre :  Claustration de Salvatore Minni . Paru le 19 octobre 2017 aux éditions Nouvelles plumes ; 19 € ; (224 p.) ; 14.2 x 22.6 cm .

4ème de couverture :

Alors que monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, Charles se cloître de son plein gré. Clara, que son amie Françoise recherche depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes. Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras… Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

 

L’auteur : Belge, d’origine italienne, Salvatore Minni , est né le 13 février 1979 à Bruxelles . Dès son plus jeune âge, il est attiré par toutes les formes d’écriture. Il commence à mettre sur papier ses écrits durant l’adolescence : textes lyriques et nouvelles font désormais partie de son quotidien. Il se passionne pour la rhétorique à travers la richesse de la langue française. Fascine par les langues en général, il entreprend des études de traducteur. Le métier de professeur lui permettra ensuite de transmettre sa passion aux étudiants qu’il croisera lors de ses cours. A travers ces années et ses expériences, tant professionnelles que privées, les idées ne cesseront de fuser en grand nombre et donneront finalement naissance à l’écriture d’histoires à multiples facettes …

 

Extrait :
«  L’obscurité. Rien que l’obscurité . La peur . Une peur panique . Son cœur battait à tout rompre . Sa respiration était saccadée . Il tenait sa petite main sur sa bouche pour que l’on ne l’entendit pas respirer . Surtout ne pas faire de bruit . Il n’existait pas . Chhht ! Maman lui avait ordonné de rester là et de n’en sortir que lorsqu’elle le  lui dirait . Il s’assura que son ami « bambi » était auprès de lui . »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Claustrations de Salvatore Minni 

Thriller qui m’a totalement intrigué en lisant le résumé ! Rien que la couverture m’a donné envie de le lire !

Il s’agit d’un huit clos, un vrai !

L’histoire commence par un prologue qui sème déjà le doute quant à la suite des événements ; Et puis tout s’enchaîne ! L’auteur nous invite à suivre le destin de quatre personnes recluses, enfermées.

En premier, il y a Charles et sa femme Rose. On découvre un couple uni qui fait face à une décision du gouvernement atroce : à savoir la géronto-euthanasie. Bien décidée à se battre, Rose va organiser l’isolement parfait de Charles afin de le sauver.

Vient ensuite le personnage de Clara, jeune médecin, qui se réveille enfermée dans une cave sordide où sa seule compagnie est une colonie d’insectes tous plus répugnants les uns que les autres et des geôliers loin d’être tendres. La question est pourquoi ? Je vous laisse découvrir …

Françoise, collègue de Clara, enfermée sans l’être réellement …

Le dernier personnage et, de loin, le plus important, est Mr Concerto hospitalisé en hôpital psychiatrique contre son gré à la demande de sa famille à cause de son comportement agressif envers lui et les autres.

Je ne peux malheureusement en dire plus au risque de vous dévoiler la suite de l’histoire. Je vous laisse apprécier de vous-même et je pense que, tout comme moi, vous serez scotchés par la fin …

Premier thriller pour moi de Mr Salvatore Minni, et c’est une très belle découverte.

Bravo

L’avis de Marie No

 

Je vais vous la faire courte !

Donc, il y a Charles, Rose, Françoise, Clara et enfin Mr Concerto. Chacun de ces personnages a une histoire, mais qu’ont-il en commun ? Pour le savoir il faudra absolument lire CLAUSTRATIONS, je ne peux malheureusement rien dire de plus !

Ce thriller est déstabilisant car il n’y a pas de date, pas d’heure, pas de lieu. Original et intrigant par le déroulement de chacune des histoires et surtout complètement barjot !

Une fois l’avis au lecteur décrit par l’auteur lu, on se demande bien dans quelle histoire on entre car au fil des chapitres on est de plus en plus absorbés.

A un moment je me suis dit, ha ben mais c’est bien sûr ! j’ai compris le délire de Salvatore et ben pas du tout, il m’a bien bernée le belge ! Il m’a malmenée jusqu’au bout car en effet la fin est époustouflante.

Bravo à Salvatore MINNI pour ce premier thriller, ça promet pour la suite….

Citation :
Ce roman a pour objectif de vous déstabiliser, de vous intriguer, de vous… enfermer. De nombreuses questions vont vous assaillir. Vous allez m’adorer et certainement me détester aussi. Peut-être allez-vous même adorer me détester…

 

Voilà j’espère que vous êtes à présent convaincus

Et si ce n’était pas le cas, alors ce soir, Clémence, vous présentera notre auteur, Salvatore Minni.

Back up de Paul Colize


Mes petites lecturesLecture d’avant

 9782070449682,0-1513914Le livre :  BACK UP de Paul Colize Paru le 1er mars 2012 à La Manufacture de livres. 19€90 ; (256 p.) ; 23 x 15 cm.  Réédité en poche chez Pocket ; Prix : 8€ ;  256 pages

 

4e de couv :

Quel rapport entre la mort en 1967 des musiciens du groupe de rock Pearl Harbor et un SDF renversé par une voiture à Bruxelles en 2010 ? Lorsque l’homme se réveille sur un lit d’hôpital, il est victime du Locked-in Syndrome, incapable de bouger et de communiquer. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Des caves enfumées de Paris, Londres et Berlin, où se croisent les Beatles, les Stones, Clapton et les Who, à l’enfer du Vietnam, il se souvient de l’effervescence et de la folie des années 1960, quand tout a commencé…

Paul_ColizeL’auteur : Paul Colize est né en 1953 et vit près de Bruxelles. Quand il n’écrit pas, il est consultant, amateur de badminton et joue du piano.

 

Extrait :
« J’avais une dizaine d’années lorsque j’ai entendu prononcer le mot rock’n’roll pour la première fois.
La disquaire à chignon chez qui nous allions de temps à autre l’avait lâché avec dédain en me tendant le disque de Chuck Berry. Les lèvres pincées, elle avait déclaré que c’était nouveau, qu’on appelait cela du rock’n’roll.
Je n’ai jamais su qui a été le premier vrai rocker ou quelle a été la première chanson rock. Je ne me suis jamais mêlé à ce genre de débat.
Pour moi, le premier rock, c’est Chuck Berry et Maybellene.
Et c’est tout. »

Le post-it de la bibliothécaire

A Bruxelles, en 2010, devant la gare de Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières.

Un roman sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années 1970.

Paul Colize mène un récit à plusieurs voix et à plusieurs époques qui s’entrecroisent en chapitres courts. Une construction méticuleuse qui laisse peu de place au hasard. Comme toujours, c’est très précis, très documenté, et remarquablement agencé.

A la fin du roman, vous trouverez la playlist de tous les morceaux qui accompagnent la vie du héros.

Un excellent roman noir à découvrir immédiatement si ce n’est pas déjà fait !

 

Je sais pas de Barbara Abel


Le livre : Je sais pas de Barbara Abel. Paru le 6 octobre 2016 chez Belfond. 19€90 ; (429 p.) ; 23 x 14 cm

 

4ème de couv
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme…

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

 

 

 

 

Biographie de l’auteur
Née en Belgique en 1969, Barbara Abel est passionnée de théâtre et de littérature. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le Prix du Polar de Cognac. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’innocence des bourreaux (Belfond, 2015), Je sais pas est son onzième roman.

Extrait :

« Cet échange de regards n’a pas échappé à Camille qui en ressent une profonde détresse. Se peut-il que sa propre fille se méfie d’elle ? Est-il possible qu’elle soit à présent tributaire de l’autorisation de Patrick pour pouvoir prendre son enfant dans ses bras ? »

Le petit avis de Kris

Je sais pas de Barbara Abel

 

Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

 Barbara a le don de vous fiche les miquettes !! Et de plus en vous affichant deux visages d’anges, et sur la couverture et le sien. Les miquettes parce que ses histoires peuvent toujours se produire dans la vraie vie (d’ailleurs, quelquefois je me sens un peu voyeuse) Cette si jolie petite fille avec ce visage d’ange ne peut qu’attirer l’œil et donner l’envie de la protéger. En réalité c’est elle qui va vous attirer dans son jeu et vous déstabiliser. Encore une belle réussite au tableau de notre Belge préférée.

Ne sautez pas de Frédéric Ernotte


collectif-emilie
feLe livre : Ne sautez pas de Frédéric Ernotte. Paru le 26 août 2016 aux Editions Lajouanie dans la Collection Roman pas policier mais presque… 19€ ; (291 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv :

Ne sautez pas !

Assis sur le toit d’un gratte-ciel de Bruxelles, Mathias, un laveur de vitre débonnaire, est songeur.

Il réfléchit au travail d’intérêt général que la justice lui a imposé : vendre des gadgets pour une association humanitaire ! Surgit un homme paniqué.

Mathias n’imagine pas à quel point les minutes qui vont suivre bouleverseront sa vie. Un impitoyable engrenage vient de s’enclencher…

Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? En tentant de répondre à cette interrogation existentielle, le héros de Frédéric Ernotte va vivre une aventure pour le moins hors du commun. Un roman délicieusement surprenant, bigrement mouvementé. Émotion, humour et suspense garantis.

frederic-ernotte_5069L’auteur : Frédéric Ernotte est né à Namur, le 28 janvier 1982. Fervent amateur de littérature policière, il a écrit son premier roman pour relever un défi lancé par un de ses professeurs. Une réussite puisque le dit-roman, C’est dans la boîte (Éditions Avant-Propos), a reçu le prix du Balai de la découverte en 2013.
Extrait :
À l’université, il m’a fallu deux semaines pour réaliser que j’avais atterri en enfer. Lire le plan du cours de Biologie des cellules, des organismes et des populationssuffisait à me donner illico mal au crâne. Vous allez me dire qu’il n’y a rien de chinois là-dedans quand on veut être vétérinaire. Je répondrais qu’il n’y a rien de chinois, mais qu’il y a beaucoup d’anglais. On a tenté de me faire croire qu’un article scientifique dans la langue de Shakespeare a plus de gueule qu’un texte en français. Un professeur m’a dit que c’était pour que le savoir soit partagé aux quatre coins du globe. J’ai répondu qu’un globe n’a pas de coin. La discussion était close et je suis rentré chez moi avant la fin du cours.
 Je savais que je n’entretenais pas un amour passionnel avec l’école. Il faut être honnête, je suis passé chaque année par la petite porte avec le sentiment que tout irait mieux plus tard, quand j’étudierais nos amies les bêtes. Étrangement, mes parents se sont dit la même chose. J’avais une telle conviction dans la voix quand je parlais de mon cabinet qu’ils se sont pliés à mon fantasme. J’allais devenir travailleur et brillant du jour au lendemain. C’était clair comme de l’eau de roche.
Bref, en quinze jours, mes belles certitudes ont volé en éclats. Les images de chatons et de chiots dérapant sur ma table glacée se sont effacées peu à peu. Ces langues pendantes, ces gouttelettes de bave et ces poils en pagaille n’ont laissé qu’un immense point d’interrogation dans mon esprit.

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Emilie délivre son avis :

 NE SAUTEZ PAS de Frédéric Ernotte

Le résumé et  Mon avis  :

Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? Assis sur le toit d’un des plus hauts gratte-ciel de Bruxelles, Mathias est songeur. Les jambes du laveur de vitres balancent dans le vide à plus de cent mètres du sol. Alors qu’il réfléchit au travail d’intérêt général que la justice lui a imposé (vendre en porte à porte des gadgets pour une association humanitaire), un homme paniqué surgit derrière lui. Mathias ne le sait pas encore, mais la minute qui va suivre va radicalement changer sa vie. Un engrenage impitoyable vient de s’enclencher…

:
Je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de lire ce livre qui m’a été envoyé gratuitement par les éditions Lajouanie.
Ce livre est excellent. Il a tout bon.
Un personnage attachant, simple et généreux (même si ce n’est pas évident de prime abord).
Une histoire originale, plein d’amour, d’humour et d’émotions.
Un livre plein de suspense et de passion.
Un presque polar qui véhicule un message fort mais sans lourdeur.
Je suis bien heureuse d’avoir sauté à pieds joints (et sans nacelle lol) dans cette très belle histoire.
Je vous la conseille sans réserve.

Bonne lecture 🙂

Lire ICI le dédut de Ne sautez pas

Retour à Montechiarro de Vincent Engel


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97822136089070-52060Le livre : Retour à Montechiarro de Vincent Engel. Paru le 3 avril 2001 chez Fayard. 28€ ; (763 p.) ; 24 x 16 cm.

97822531546240-147957Réédité en poche en 2007 par Le Livre de poche. 9€10 ; (727 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Retour à Montechiarro

1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la propriété du comte Della Rocca, à Montechiarro, en Toscane. Sous sa protection, Adriano va faire des études et s’impliquer dans le destin collectif d’une Italie en pleine unification.

1919. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d’épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées.

1978. Laetitia revient à Montechiarro. Dans l’Italie des « années de plomb », elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité.

Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l’histoire de l’Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels s’entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l’Histoire.

veL’auteur : Vincent Engel vit près de Bruxelles. Auteur d’une vingtaine de titres, dont le très remarqué Retour à Montechiarro (prix Rossel des jeunes et prix des Libraires du Livre de Poche), également dramaturge et scénariste, il collabore régulièrement avec Franco Dragone. Chroniqueur au Soir. Professeur de littérature à l’Université de Louvain et d’histoire à l’Ihecs (Bruxelles)  Son roman, Oubliez Adam Weinberger, vient de recevoir le prix Sander Pierron de l’Académie royale de langue et de littératures françaises de Belgique, et fait l’objet de plusieurs traductions.
 Extrait :
« A présent, sa famille prenait plus de place dans le cimetière que dans les rues de Montechiarro. Adriano suivit le père Baldassare et les quelques villageois qui les avaient accompagnés jusqu’à l’entrée où on l’embrassa encore, mais avec plus d’empressement qu’à l’annonce du décès de ses parents ; la vie, décidément, était impatiente, et il fallait être riche pour pouvoir s’adonner au malheur. »

 

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Le résumé et le petit avis

 En 1855, dans le petit village toscan de Montechiarro, le père Baldassare gravit le chemin de la prestigieuse villa Bosca en compagnie du tout jeune orphelin Adriano Lungo. Cet immense domaine est la propriété du comte Bonifacio Della Rocca, père d’un petit garçon et abandonné par la femme qu’il aimait éperdument : la princesse Lætitia Malcessati.
En 1919, la crise économique frappe l’Italie. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte d’épouser un fils de notable aussi obtus que violent, Salvatore Coniglio, afin de sauver la propriété familiale.
En 1978, Lætitia, l’arrière-arrière-petite-fille de la princesse Malcessati, revient à Montechiarro, ignorant tout des cinq générations de femmes qui s’y sont battues et y ont souffert le pouvoir absurde des hommes en quête de vaines révolutions.

Le Risorgimento, le fascisme, les années de plomb : chacune de ces trois périodes clés de l’histoire italienne sert de cadre à cette magnifique saga où les femmes cherchent à être heureuses et à rendre heureux, tandis que les hommes aspirent à conquérir le pouvoir et la gloire par la force, la ruse ou l’argent.

Au centre de ce triptyque dont le souffle et le charme nostalgique ne sont pas sans rappeler le grand roman de Tomaso di Lampedusa, Le Guépard, s’imposent les personnages d’Agnese Della Rocca et Sébastien Morgan, photographe et bourlingueur de l’histoire contemporaine, qui tenteront tous deux désespérément de mettre un terme à la malédiction qui semble peser sur ce pays et sur ses habitants.

Vincent Engel nous fait revivre toute l’histoire de l’Italie moderne depuis l’unification de la péninsule jusqu’aux années terribles, celles que l’on a nommées de plomb. A travers cette saga familiale nous allons aussi découvrir 5 générations de femmes qui y ont souffert le pouvoir absurde des hommes. Et c’est à travers les portraits de celles-ci que prendra forme la grande histoire. Celle d’ une Italie flamboyante, même si parfois cruelles mais toujours éternelle.

Une véritable fresque, Retour à Montéchiarro est à la fois un roman d’aventure , un roman historique mais aussi une aventure intérieure doublé d’une allégorie du XXe siècle

Ecouter le début : 

 Françoise Licourt lit en studio Retour à Montechiarro de Vincent Engel une oeuvre qui retrace l’épopée toscane d’une lignée de femmes à travers les siècles

La petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils


Mes petites lectures
9782714452009,0-1299294Le livre : La petite fêlée aux allumettes de  Nadine Monfils. Paru le 16 février 2012 chez Belfond. 19€; (259 p.) ; 23 x 14 cm.

9782266233934,0-1568248Réédité en poche  le 7 mars 2013 chez Pocket dans la collection Mémé Cornemuse. 6€30 ; (249 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

À Pandore, il se passe de drôles de choses… Chaque fois que Nake, une jeune fille un peu barrée, craque une allumette, elle a des visions affreuses de petites filles assassinées déguisées en Blanche Neige ou en Chaperon rouge. Mais là où ça se corse, c’est quand elle découvre le lendemain dans les journaux que ces crimes ont bien eu lieu…

L’inspecteur Cooper, qui a de curieuses manies, et son collègue Michou, flic le jour travelo la nuit, vont mener l’enquête. Tout irait bien si l’infernale mémé Cornemuse ne venait pas flanquer la pagaille. Fan d’Annie Cordy et amoureuse de Jean-Claude Van Damme, avec qui elle «cause» depuis ses vacances avec un serial killer, l’horrible punaise sans scrupules revient, pire que jamais. Ça va barder !

À propos des Vacances d’un serial killer

«Ce livre est un régal, jamais vulgaire, toujours drôle, inventif. Nadine Monfils est une surdouée de l’humour noir, la reine de l’incongru… La fille d’Audiard et de Lautner.» Gérard Collard

«J’ai emporté Les Vacances d’un serial killer chez moi, je l’ai trouvé très drôle et si astucieux !» Patricia MacDonald

 

ob_7d59ca8e92e0c9ac3967adc76ac75276_nadine-monfilsL’auteur : Nadine Monfils (née à Etterbeek le 12 février 1953) est une écrivaine et réalisatrice belge, vivant à Montmartre. Elle est l’auteur d’une quarantaine de romans dont les polars à succès Monsieur Émile et Une petite douceur meurtrière, parus dans la collection «Série noire» de Gallimard. Également cinéaste, elle a réalisé Madame Édouard, dans lequel elle met en scène le commissaire Léon, héros de sa série policière incarné par Michel Blanc. Elle a publié chez Belfond Babylone Dream, prix Polar 2007 au salon Polar & Co de Cognac, Nickel Blues, prix des Lycéens de Bourgogne 2008, Tequila frappée (2009), Coco givrée, prix de la Ville de Limoges 2010, et Les Vacances d’un serial killer, grand succès de librairie en 2011.

Derrière la haine de Barbara Abel par Jean Luc Groner


Chronique de lecteurs

Jean Luc revient sur un titre déjà chroniqué dans ces pages.

Mais  ne boudant  pas notre plaisir, tellement ce livre a été un de mes plus gros coup de cœur en 2012

Jean Luc Groner.

unnamed (16)Depuis tout jeune, je suis un lecteur, ce petit défaut avec l’âge s’est encore affirmé, j’ai commencé par l’aventure, la SF (Le Club des cinq, Jules Vernes, John Brunner et d’autres encore) et maintenant à plus de 50 ans, salarié dans un grand groupe de télécommunication, sortir de la routine et participer à un blog  pour partager mes coups de cœur est devenu l’une de mes marottes.

Avec environ 70 romans lus dans une année dont un roman policier sur deux, j’ai décidé de donner mon avis de lecteur en toute indépendance et en toute impartialité, et donc voici mes avis…

9782266239462,0-1568233 9782265094185,0-1325463Le livre : Derrière la Haine de Barbara Abel. Paru le 12 avril 2012 chez Fleuve Noir.  18,50€ ;  (315 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité en poche le 14 mars 2013 chez Pocket  6,80€  ;  (342 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Ce qui sépare l’amitié de la haine ? Parfois, une simple haie de jardin…

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge.

Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côte à côte dans une harmonie parfaite.

Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

L’avis de Jean Luc sur Derrière la haine de Barbara Abel

Barbara Abel est une auteure que j’ai découvert très récemment et je dois dire que j’ai été à chaque fois scotché par ses romans. Son roman « Derrière la Haine » est admirable, l’histoire est à proprement dite, diabolique et surtout très inquiétante puisque, et c’est là tout le génie de Barbara, crédible.

Sans rentrer dans le détail, il s’agit de l’histoire de deux jeunes couples de voisins avec deux jeunes enfants du même âge, l’un des couples va connaître une tragédie en perdant son enfant et c’est là que va commencer un complot machiavélique.

C’est savamment orchestré parce qu’on ne s’est pas où va nous emmener l’auteure, et jusqu’à la fin il y a du suspense et beaucoup de surprise. Impossible d’en dire plus sans dévoiler l’histoire.

Je vous recommande vivement la lecture de ce petit bijoux, et à noter qu’il y a une suite à ce roman intitulée « Après la fin »

Vous pouvez aussi retrouvez la chronique d’ Anne-Ju ICI