Autopsie en huis clos : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.


Autopsie en huis clos

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

Au collectif Polar, on vous a initié à la double (voire triple) chronique.

Poussons le bouchon un peu plus loin…

Et si on chroniquait avec un auteur sur un autre auteur ?

Une fois n’est pas coutume : Geneviève valide le projet.

Il nous faut un binôme de flingueuses : Dany et Miss Aline et un auteur.

Pour cette troisième édition d’Autopsie en huis clos

c’est Samuel Delage qui a répondu présent.

Après une discussion on est tous d’accord pour…. une autopsie en huis clos autour de

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.


le livre : Paru le 29 mars 2017 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  7,80 € ; (491 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

L’auteur : Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le quartier de la Nation, où il a passé toute son enfance et son adolescence. Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens.
Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Editions Francophones d’Amnesty International, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures populaires avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre pendant deux ans, il publie à 25 ans son premier roman aux éditions Baleine, un polar futuriste où l’on devine l’influence manifeste de Philip K. Dick… Cette fois, son choix est fait, il décide de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra et Gallica, lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays). Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome CopernicLe Rasoir d’Ockham…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Membre fondateur de la Ligue de l’imaginaire aux côtés, entre autres, de Bernard Werber, Franck Thilliez, Bernard Minier et Maxime Chattam, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté rencontre un joli succès médiatique et fait à présent l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique avec l’un des plus grands réalisateurs français.
Passionné par l’histoire de la contre-culture américaine en générale, et du mouvement biker en particulier, Henri Lœvenbruck tient une rubrique historique dans le mensuel Freeway. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture et l’assouvissement de ses deux passions : la moto et la collection de montres cassées…
Extraits :
« Plus le temps passe,plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abimer comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches , »pour son bien ».J’ai le sentiment que,chaque jour,une nouvelle loi sort du chapeau d’un magicien drôlement sadique pour règlementer encore un peu plus toutes nos petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins »

 

« Parce qu’en vrai Oscar avait raison, on nageait dans la merde depuis le jour de notre naissance, et il n’y avait pas un seul enfoiré pour nous jeter une bouée de sauvetage, et c’était fatigant, à force, de faire semblant de croire encore à quelque chose »

 

« J’ai caressé lentement la couverture et fait tourner les pages jaunies.C’était une édition vraiment ancienne, du genre originale peut-être.Les vieux bouquins, on a beau les essuyer ou les secouer comme on veut, on a toujours l’impression qu’il reste de la poussière dessus-dedans.Et plus ils sont anciens, plus ils ont cette heureuse odeur d’humidité moisie qui est comme une promesse d’aventures. »


Autopsie en huis clos.

Monsieur Delage, prenez le scalpel … c’est parti pour l’autopsie d’un roman en huis clos.

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

 

Miss Aline : Bonjour Samuel, bonjour Danièle et bonjour Geneviève
Samuel, nous allons « explorer » ta facette lecteur. Nous allons parler d’un livre qui t’a marqué : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

Samuel : 👍

Dany : Bonjour vous … Coucou Samuel

10:32

Samuel : Hello !
J’étais embarqué dans mon écriture… et le temps à filé !

Miss Aline : ce n’est pas grave Samuel. Veux tu que l’on reporte à ce soir ou un autre jour.?

Samuel : Non non, ce sera parfait 😉

Miss Aline : Qu’est ce qui t’a amené à faire ce choix de lecture ?

Samuel : J’ai toujours adoré les livres de cet auteur. Séduit par son univers, par la force de ses lignes, de ses mots, et sa fabuleuse façon de structurer les récits. Il a l’art et la manière, il raconte, l’émotion est à vif sur la peau, et c’est le frisson.

Miss Aline : que penses-tu de cette histoire en particulier ?

Samuel : Celle-ci, elle dégage peut-être davantage que toutes les autres. On y perçoit la sensibilité de l’auteur avec une touche autobiographique. Un univers qui lui colle à la peau, l’humain, tout ce qui le caractérise et qui émane de lui.

Miss Aline : Hugo est un personnage fort, dense. qu’en penses tu ?

Samuel : Hugo, on le découvre page à page, et l’auteur est un malin qui nous attrape sans qu’on s’en aperçoive. Il part de loin avec ce héros, et il nous le donne à voir, à grandir, et  nous attache à lui.
Une épopée puissante le fait vivre cheveux au vent, capable d’encaisser tous les coups de la vie, et son besoin de liberté devient le nôtre.

Miss Aline : pourquoi encaisse-t-il autant ? Sa vision du monde, de l’amitié est une vision hors du commun .

Samuel : C’est peut-être une vision du monde, et quel que soit notre parcours, les valeurs humaines restent les plus importantes mais aussi le respect de notre liberté. C’est une énergie touchante qui habite ce récit. Chaque personnage y a sa place. Chacun a subit des coups, et a fait en sorte de les transformer pour vivre. Certains y sont arrivés mieux que d’autres. On découvre aussi que les dérapages ne sont pas gratuits, et qu’il faut savoir les assumer.

Miss Aline : c’est quoi justement cette liberté ? Assumer ses choix, vivre selon son propre code…?

Samuel : C’est un savant mélange des deux, une forme de respect du libre arbitre pour soit et pour les autres. Savoir partir pour revenir, savoir laisser partir sans retenir. Se suivre et se retrouver.
Ce livre a une force intemporelle, c’est brillant, et ce qu’il dégage se diffuse longtemps après la lecture.
Ce livre, c’est un Goncourt. Il aurait dû tout rafler.

Miss Aline : il laisse en effet une très forte impression qui dure encore et encore.
Est ce le livre que tu aurais aimé écrire ?

Samuel : Clairement, à 100%… mais je ne pense pas que je l’aurais aussi bien réussi. C’est donc une chance extraordinaire pour moi d’être un lecteur et de le découvrir.

Miss Aline : je suis ravie aussi de l’avoir découvert et ne pas être passée à côté. Outre la liberté il est aussi question de code d’honneur, de parole donnée dans ce roman.

Samuel : 👍

Samuel : Et puis ce livre, c’est Henri Loevenbruck, ce loup au grand cœur, cette âme de rocker et de rider, bagues aux doigts et tatouages sur la peau, cuir sur le dos, gang à motos.

Miss Aline : Loup et motard un code à part, une meute, on se lie  et on vit pour le bien de la meute.

Samuel : Ça sent l’huile et la mécanique, l’amour des pièces détachées comme les coups pris dans la gueule, et les soudures comme les poignées de mains avec les potes.

Miss Aline :👍

Samuel : Il y a comme un écho à notre programmation génétique d’être et de vivre ensemble, tout en sachant survivre en solo.
on n’existe par et dans le regard de l’autre.

Miss Aline : 👍

Samuel : Ce côté primitif nous frappe de plein fouet dans ce roman.

Miss Aline : oui je suis d’accord avec toi. toujours la meute, même quand on s’en éloigne, on y revient

Samuel : 👍

Geneviève : Oui l’homme est un animal grégaire.

Samuel : 👍

Geneviève : Samuel,  ne trouves-tu pas que ce livre sent un peu trop la testostérone ?

Samuel : C’est viril, masculin, en force, mais la place du féminin s’y trouve, avec une audace et une liberté de vivre tout aussi éclatante et complémentaire. C’est une fois encore amené avec justesse, là où beaucoup d’auteurs se seraient sans doute moins habilement démenés. C’est un livre qui plait beaucoup aux lectrices… elles sont nombreuses à l’avoir énormément aimé.

Dany : Je confirme, même lu en octobre 2015 … il laisse des traces !
Le lieu de l’action, est-ce que tu penses qu’elle aurait pu se dérouler ailleurs (hors référence à la justice locale) ?

15:29

Samuel : (j’avais une réunion pour les séries TV… mais me revoilà 😉 )
Je trouve que le lieu de l’action a été parfaitement géré. Les « chapitres » des MC pour se poser, et la route, encore la route, les rencontres, les dérives… les retrouvailles, la racine point de départ et l’arrivée. Tout cela donne un road movie brillamment mené.
Et c’est dans le vécu qu’on devine de l’auteur que toute la richesse de ce livre prend sa dimension.

Dany : Et l’époque …

Samuel : La façon dont est traité le livre, au niveau du positionnement dans le temps, lui donne d’une certaine façon un côté intemporel ou presque. Ce livre pourra se lire longtemps avec un sentiment de proximité ou une forme d’ancrage idéalisé, qui donne l’impression d’être dans le timing parfait.
J’ai le sentiment que ce livre peut donner à chaque lecteur l’envie de placer ce récit au moment de sa vie qui le fera le plus rêver.

Dany : Une sorte d’universalité

Samuel : 👍

Samuel : Avec 3 temps. Le premier, l’adolescence, puis le passage à l’âge adulte et une forme de sagesse poignante vers la fin du récit.
Une sorte de quête initiatique tout au long du récit.
Notre héros du départ donne l’impression d’avoir plus de cheveux gris à la fin

Dany : Avec la fougue de l’auteur, tu peux comprendre qu’il ait mis 3 ans à produire son dernier (mais pas ultime) bébé ?

Samuel : Chacun de ses livres donne le sentiment d’être muri, gorgé du meilleur de son fruit, c’est un plaisir à lire.

Dany : Si tu devrais donner 3 bonnes raisons de lire ce livre …

Samuel : Découvrir une définition au mot liberté
Découvrir une nouvelle définition au mot égalité
Découvrir une nouvelle définition au mot fraternité

Dany : …  Bigre … à retenir !

Samuel : Étonnant ces mots qui sonnent comme républicain et qui pourtant sont si humain et présent dans ce roman.

Dany : 3 adjectifs pour qualifier ce roman 

Samuel : Authentique, vivant, inoubliable

Dany : Et l’auteur …

Samuel : bagué, tatoué, talentueux

Dany : Tu as lu d’autres roman de Loevenbruck, y trouves-tu une « filiation »?

Samuel : Il est différent de tous les autres celui-ci. Là, l’auteur a exprimé autre chose enfoui en lui.
Et il l’a exprimé avec le talent qu’on lui connait, et franchement, ça claque.

Dany : Plus intime ?

Samuel : Incontestablement oui

Dany : Un modèle ?

Samuel Une figure de la littérature française. Rares sont les auteurs contemporains capables de se distinguer ainsi.
Je suis vraiment séduit par sa plume, sa justesse, et sa capacité à raconter des histoires aussi habilement construites.

Dany : Nous l’accordéon une petite pause café …. ou chocolat …
Accordons et pas accordéon bien sûr ……..correcteur automatique !!!

Samuel : Pause chocolat en accordéon, ça fait guinguette sympathique avant l’heure 😉

Dany : 😆

Samuel : (j’vous mets pas le plus moche 😉 )

Dany : 😆

Geneviève : Dis moi Samuel, tu me donnerai presque envie de le relire là ! 😉

Miss Aline : À moi aussi ça me donne envie de le relire.
As tu quelque chose à ajouter sur ce roman ou son auteur ?

Samuel : Lisez le suivant 😉

Dany : je valide, le suivant prends tout autant aux tripes mais sur un autre registre
je ne sais plus où j’ai lu que le prochain était un retour vers le suspense historique mais pas moyenâgeux … j’irai aux infos à la source le 11 mai !!!

Samuel : 👍

Miss Aline : Merci Samuel pour cet échange encore une fois intéressant et constructif.

Samuel : Merci à toutes ! C’était un plaisir de parler lecture … et excellente lecture même 😉

Dany : Oui merci Samuel pour ce partage d’émotions. A bientôt !

Miss Aline : Le plaisir est partagé sois en certain.
On te rend à tes mille et une activité.
À très bientôt.

Samuel : 👍

Geneviève : Merci cher Samuel, merci les flingueuses, encore un beau boulot. Je suis sans doute une des seule lectrice à avoir peu apprécié ce titre, mais là je l’avoue, Samuel tu m’as donné envie de revoir mon jugement.

Et vous chers lecteurs et chères lectrices, l’avez vous lu ?

Vous en avez pensez quoi ?

Et nous Samuel, on se retrouve à Saint Maur en Poche 😉😆

Luca – Franck Thilliez


Aujourd’hui c’est double chronique.

Et c’est nos flingueuses alsaciennes qui nous donnent leur avis sur le dernier Thilliez.

Après la chronique de So sur Luca, ce soir c’est Marc qui s’y colle.

Le livre : Luca de Franck Thilliez. Paru le 2 mai 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir. 22€90 ; (550p) ; 14x21cm.

4ème de couverture :

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

L’auteur :  Franck THILLIEZ est né en 1973 à Annecy. Il était ingénieur en nouvelles technologies, il se consacre maintenant à l’écriture. Il vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire. Il est l’auteur de 17 romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia Rêver et Sharko. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko. Après Sharko où on retrouvait le duo de flics, il revient avec un one shot Le manuscrit inachevé. Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« Le silence.
Le même silence religieux qui avait envahi les couloirs du 36 quai des Orfèvres, un jour de novembre, lorsque les terroristes avaient frappé à plusieurs endroits de la capitale. Comme une vague qui se retire avec une infinie discrétion après s’être fracassée sur la plage, et qu’on regarde avec l’espoir de ne plus devoir affronter ça. Mais la vague finit toujours par revenir, c’est sa raison d’être. »

 

L’arrêt du sur image de Marc

« Luca » …ça sonne comme un uppercut !! de ceux qui vous laissent à terre, dont on ne se relève pas tellement c’est un chef d’œuvre. Une plongée dans le monde connecté qui est notre quotidien à tous aujourd’hui. Un monde rempli de travers qui font que l’homme dérive doucement vers une décérébration progressive.

Franck Thilliez a focalisé l’essentiel du livre sur l’intrigue, et c’est une réussite sans faille. Le premier qualificatif qui me vient à l’esprit est ENORME. Les thématiques abordées sont nombreuses, toutes concernent les avancées scientifiques ou technologiques qui prennent doucement, mais de manière insidieuse beaucoup de place dans nos vies. Je ne sais pas comment il a été possible d’écrire un roman aussi complexe sans se perdre, ou se mélanger les pédales. C’est du grand art. Tout s’emboite à la perfection comme un Tetris manipulé par un génie, il n’y a aucun espace dans lequel on pourrait trouver une imperfection. L’enquête et toute l’histoire est violente, oppressante, l’auteur à voulu faire souffrir le lecteur, et c’est ici encore une réussite. Les romans qui m’ont fait vibrer de la sorte sont rares.

Nous sommes bien dans un livre de la saga des Sharko/Hennebelle , mais ces deux personnages sont très en retrait par rapport aux romans précédents. Ils ne prennent guère plus de place que les autres acteurs de l’histoire. Comme je l’ai dit plus haut, l’auteur a choisi de mettre l’intrigue comme héros de ce livre.

Fini aussi le 36 quai des orfèvres, c’est dans les nouveaux locaux ultra modernes, situés 36 rue du bastion, qu’il faut désormais chercher nos policiers favoris.

Pour conclure, je crois que je vais me contenter de dire, que selon moi, c’est le meilleur livre de Franck Thilliez depuis ses débuts.

L’inconnue de l’équation de Xavier Massé


La double Chronique

L’avis de Miss Aline

Le livre : L’inconnue de l’équation de  Xavier Massé. Paru le 16 mai 2019 aux Editions Taurnada, dans la collection Les tourbillons des mots. 9€99 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol. Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes. Accident, meurtre, ou vengeance ? Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

L’auteur : Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 Répercussions qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec L’inconnue de l’équation, un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.
Extrait :
« Ce soir, je ne sais pas si j’ai bien fait de m’engager sur cette voie, mais à ce moment précis, je suis face à ma vie, face à ma mort, et je ne sais absolument pas comment tout ça va se terminer.
Je sais seulement qu’il va me falloir faire un choix… et le bon. »

L’accroche de Miss Aline :

 L’inconnue de l’équation, Xavier Massé

Quatre personnes dont trois armées. Un drame. Deux témoins. Deux salles d’interrogatoire. Quatre heures d’audition en tant que simple témoin ensuite il faudra les relâcher ou signifier une garde à vue.

Salle 1 : l’inspectrice Amandine Binger.

Salle 2 : Mireille la mère de François (l’une des victimes).

Deux versions pour expliquer la mort d’un couple, un adolescent entre la vie et la mort, ainsi qu’un incendie à l’origine douteuse.

Les inspecteurs Migue et Dida vont avoir fort à faire pour démêler les tenants et les aboutissants de cette affaire.

Pourquoi Binger est-elle sur place ? Qui l’a appelé ?

Pourquoi Mireille, avec sa vue défaillante, a-t-elle emmené son petit-fils dans la résidence secondaire de ses parents ? Pourquoi a-t-il voulu rentrer précipitamment en pleine nuit ?

Chacune va apporter des explications sur son rôle, sur la vie de François et Juliette. Plus l’audition avance et plus les nœuds s’emmêlent. Où est la vérité ?

Huis clos que ce roman qui garde en alerte. Dés le départ on est intrigué. Qui parle dans le prologue ? De quelle décision est-il question ?

On est dans la maison, on assiste au drame mais a-t-on tout vu, tout compris ?

On passe d’une salle à une autre et écoutons les témoignages. Entre les deux le récit de la vie de François et Juliette.

Une troisième salle, dans ma tête de lectrice, avec ma propre interprétation, mes interrogations, mes doutes.

L’auteur sait garder le suspens entier, pratiquement jusqu’à la dernière ligne. Il distille des révélations, de nouvelles interrogations avec parcimonie. Toujours au bon moment pour relancer l’enquête et l’attention du lecteur. Il nous entraine vers une fin que l’on n’imaginait pas.

Avec ce roman, se pose la question de l’interprétation d’un fait.  On s’interroge aussi sur ce que les autres nous révèlent d’eux. Est-ce le reflet intégral de la réalité ou juste une partie. Celle qu’ils veulent bien nous montrer, nous faire partager. Combien de masque je porte en fonction de mon « public » ? Quand suis-je moi, entière, complète ? Est-ce que face à moi-même, je porte aussi un masque ? Qui suis-je ?

Je remercie les Editions Taurnada pour ce SP que j’ai dévoré en quelques heures. Merci à Xavier Massé pour m’avoir capturée entre ses lignes et m’avoir offert un excellent moment livresque.

Lu en  Epub 5,99 €  

Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel


La double chronique,

vous connaissez le principe maintenant la double chronique c’est deux avis pour le prix d’un.

Deux Flingueuses vous propose leurs avis respectifs sur une même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et Ge notre porte Flingue qui s’y collent.

Alors bonne lecture.

Allez on Poursuit par la chronique de Mamie Dany


Le livre : Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel. Paru le 27 mars 2019 aux éditions Marabout  dans la collection Black lab . 19.90 € ; (389 p.) ;  15 x 23 cm.

Résumé de l’éditeur

Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais… Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour. Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie. Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ? La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie…

Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang. Un roman choral qui laisse la parole à plusieurs protagonistes : à ceux qui perdent ou ont perdu, à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent ou pensent trouver. Un roman qui est l’histoire de six hommes qui aiment ou croient aimer chacun une femme : celui qui la cherche, celui qui l’aime de loin, celui qui veut la venger, celui qui la bat, celui qui la veut éternelle, et celui qui parle à ses cendres. Un roman parle des femmes comme premières victimes de la folie des hommes, même de ceux qui croient les aimer.

 

L’auteur : Nicolas Lebel est linguiste, traducteur et enseignant. Il est également auteur de romans policiers.
Nicolas Lebel a fait des études de Lettres et d’anglais puis il s’est orienté vers la traduction. Il est parti en Irlande quelque temps avant de devenir professeur d’anglais. Il enseigne aujourd’hui dans un lycée parisien.
Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins Les Frères du serment.
En 2013, il publie aux Éditions Marabout L’Heure des fous, en 2014, Le Jour des morts, en 2015, Sans pitié, ni remords puis, en 2017,De cauchemar et de feu, quatre romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste. Ces quatre romans mettent en scène le capitaine Mehrlicht.
Finaliste de la Plume de Cristal du FIFP Liège 2013 et finaliste du Prix du meilleur polar francophone Montigny 2013, il vit à Paris.
 Extraits :
« Elle se disait que, pour les femmes, rien n’avait finalement changé. À se demander même si les choses changeraient un jour : il y avait eu les Weinstein, les « MeToo », les « Balance ton porc ». Le monde occidental avait découvert avec effroi, dans un bêlement planétaire, que les femmes du XXIe siècle continuaient de subir harcèlements, insultes, agressions sexuelles et violences à tous les niveaux de la société, parce qu’elles étaient femelles, parce que, depuis le jardin d’Éden, Ève la pécheresse et ses descendantes avaient servi de sac de frappe et d’exutoire fanatique à la moitié couillue de l’humanité, aux Adams revanchards et aux dieux masculins de toutes les civilisations. On avait dès lors posé sur elles tous les anathèmes et tous les tabous, de l’interdiction de paraître en public à celle de jouir de leur corps, de celle d’aller à l’école à celle de parler en leur nom. Ainsi en allait-il depuis toujours de la domination de l’homme sur la femme, sur sa femme comme sur les femmes, au foyer comme au travail ou dans la rue, dans l’espace privé comme dans l’espace public. Il avait fallu qu’une voix célèbre, puis une autre s’élèvent à Hollywood pour que le monde s’offusque benoîtement de sa volontaire cécité. Se frotter aux femmes dans le métro, les insulter dans la rue, les harceler, les frapper, les violer, les opprimer ici ou ailleurs, c’était mal ; il ne fallait pas le faire. Puis le temps avait passé. Quelques championnes du féminisme, à l’acmé de leur ferveur, avaient clamé qu’on pouvait « jouir d’un viol » et qu’« un homme sur deux ou trois était un agresseur ». L’outrance du propos et le scandale médiatisé avaient porté un coup fatal au débat attendu, éteint le vent libérateur, étouffé ce « printemps des femmes ». Et Vincent Demagny avait pu de nouveau tabasser sa femme. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel

Cette fois Nicolas Lebel nous propose une narration chronologique, sans retours arrière comme c’était le cas dans De cauchemar et de feu et avec ce qui ressemble à deux intrigues parallèles et dont le lecteur se demande si elles ont un rapport entre elles. Une résurgence du mythe des vampires côtoie en plein Paris, le bien cruel problème des immigrés en provenance de la Syrie, confrontés au rejet de l’extrême droite.

Mehrlicht fume toujours autant, Dossantos interpelle le lecteur car il est impossible de le détester et pourtant …, Sophie n’en finit pas d’attendre les papiers de Djibril !

Côté détente on apprécie que Daniel se mette à la magie, qu’il n’abandonne pas « questions pour un champion » et surtout et toujours ses sonneries de téléphone.

L’auteur confirme s’il était besoin, son grand talent de conteur, son don du suspense, sa qualité d’écriture et l’attachement particulier à ses personnages.

Mais ne nous trompons pas, au-delà de cette histoire qui a su me captiver, retenir toute mon attention au cours de ses 320 pages, de nombreux thèmes sociétaux actuels sont abordés : l’immigration et la théorie fumeuse du « grand remplacement », les violences conjugales, la dure réalité des services qui ont pour mission d’assurer notre sécurité au quotidien. Un bien beau bouillon de culture dans la tête de Nicolas Lebel, pour notre plus grand plaisir …

Tous mes vœux de bonne santé à Mehrlicht !
Au fait, Nicolas Lebel n’aurait-il pas une affection particulière au Père Lachaise … ?

Lu en version numérique.  14€99 

Autres extraits
« Dans la Seine, on a ça toute l’année ! En marron… Ça s’améliore, mais pour l’eau cristalline, il vaut mieux plonger aux Caraïbes ! Et puis, avec les pluies qu’on a eues en mars, le débit est anormalement élevé pour la saison, ça secoue la vase, on y voit encore moins ! Non. On a un sonar à bord qui nous renvoie sur écran les signatures vidéo des masses immergées : les carcasses de voitures, les vélos… et les corps, qu’ils soient allongés au fond de l’eau ou qu’ils flottent à la verticale. C’est souvent le cas. Des suicides ou des règlements de comptes… Les cadavres sont lestés par les pieds et balancés à la baille. Une fois, on a eu un bonhomme qui s’est jeté d’un pont, son chien en laisse attaché à un pied et une boîte à outils accrochée à l’autre. On a aussi sorti un gars qui avait un sac à dos rempli de grosses pierres… Alors, lui était allongé, conclut le major, presque déçu par cette exception. »
« En une phrase, le type avait réussi à caser tous les éléments de langage chers à l’extrême droite, et à évoquer le grand complot antifrançais sans même parler de complot. En un tour de mots, les Français devenaient les victimes des envahisseurs migrants. Derrière lui, ses troupes continuaient de lancer des pierres et des boulons sur des familles à la rue, et raillaient les premiers blessés. Droit du sol, droit du sang. Où était le droit dans ce lynchage ? Ne restait que le sang sur le sol. Encore. »
« — On va finir par croire que vous portez malheur… Si tous les flics de France tombaient sur autant de cadavres que vous, le pays serait désert en moins de deux ans ! Remarquez, je me plains, mais à ce rythme-là, je pourrais tout aussi bien ouvrir ma boîte, ma start-up ! Ma startopsie ! Startopsie, le numéro un de l’autopsie ! Vue à la télé ! Offre de lancement : deux autopsies achetées, une autopsie offerte ! Parce que vos proches ont droit à une autopsie de qualité ! »

Dans la brume écarlate – Nicolas Lebel.


La double chronique,

vous connaissez le principe maintenant la double chronique c’est deux avis pour le prix d’un.

Deux Flingueuses vous propose leurs avis respectifs sur une même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et Ge notre porte Flingue qui s’y collent.

Alors bonne lecture.

Allez on démarre par la chronique de Ge

Le livre : Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel. Paru le 27 mars 2019 aux éditions Marabout  dans la collection Black lab . 19.90 € ; (389 p.) ;  15 x 23 cm.

4ème de couverture :

Dans la Brume écarlate

« Il n’y eut pas un bruit dans la rue désolée, dans la ville morte, et pourtant elle sut que quelqu’un, quelque chose était là, qui l’épiait, vorace et concupiscent, avide, alors son coeur détona et elle se mit à courir, son haleine se mêlant à la brume épaisse qui accrochait son corps, ses vêtements, ses cheveux, qui collait à sa vie, la freinait, l’empêchait de fuir ce cauchemar éveillé. Elle hurla dans sa course impossible car quelqu’un, quelque chose était là qui la talonnait, s’enivrait de sa terreur, en voulait à sa vie. »

Paris, XIIe arrondissement. Une étudiante disparaît. À travers la ville engluée dans une brume épaisse, le capitaine Mehrlicht et son équipe mènent une course contre la montre pour retrouver celui qui sème derrière lui des cadavres exsangues.

 

L’auteur : Nicolas Lebel est né à Paris où il vit encore aujourd’hui. Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins : Les Frères du serment, qui sort dans un silence prometteur. En 2013, il publie aux Éditions Marabout L’Heure des fous, en 2014, Le Jour des morts, puis en 2015, Sans Pitié ni remords (2017-Livre de poche), puis en 2017 De Cauchemar et de feu, quatre romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.
Animal carnivore à sang chaud, Nicolas Lebel est un roux émotif, partiellement fumeur, explorateur intrépide des Côtes du Rhône et des Whiskies Islay, une quête que les lecteurs encouragent en lui faisant de nombreux cadeaux dans les festivals
Extrait : 
« Lucie percuta un arbre surgi du brouillard, perdit une chaussure et tomba au sol, hébétée, s’empêtra un instant dans les ombres osseuses des ramures noires, se releva, reprit sa fuite aveugle, des larmes dans les yeux, traversa une ruelle en piaulant à l’aide, boitant sur son pied nu, trouva un hall d’immeuble, une porte fermée, des rangées de boutons d’Interphone, lueurs dans la nuit, pressés du plat de sa main écorchée, des anonymes qui décrochèrent mais n’entendirent que le cri aigu et lointain d’une femme avalée par le brouillard. »

 

 

Le post-it de Ge

Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel.

Quel pied, mais quel pied que ce nouveau roman de Nicolas Lebel.

Décidément je ne regrette en rien d’en avoir fait mon chouchou. Il est vraiment talentueux ce garçon et il a une vraie plume.

Dans la brume écarlate on retrouve le petit capitaine Mehrlicht et son équipe engluée dans de sombres histoires. On retrouve la gouaille de Mehrlicht, son sale caractère. On retrouve ses lieutenants, Dos Santos, ses doutes et ses travers, Latour et son âme d’infirmière toujours au chevet de la veuve et l’orphelin.

Notre joyeuse bande d’enquêteurs, joyeuse pas si sure, va être confronter à de drôles d’enquêtes.

Sa fille, Lucie, une étudiante, n’étant pas rentrée de la nuit, une femme sollicite le capitaine Mehrlicht au commissariat du XIIe arrondissement de Paris. Dans le même temps, son équipe est appelée au cimetière du Père-Lachaise, où les gardiens ont découvert une mare de sang, mais pas de corps. Un peu plus tard, le cadavre exsangue d’une femme est retrouvé dans la Seine.

Avec ce 5e opus des aventures de Merlich, Nicolas Lebel a décidé de rendre hommage au roman gothique. Dans les brume écarlate en utilise tout les codes, un lieu inquiétant, des éléments naturels appropriés, la présence de l’au-délà et et une atmosphère d’angoisse et de mystère.

Notre auteur joue à merveille avec ces codes. Il distille tout au long de cette enquête classique des petites touches de surnaturel. Il soigne ses décors, il s’attache même à ceux ci, les eaux trouble de la seine, les histoires mystérieuses du cimetière du Père-Lachaise …

Mais il n’en oublie pas pour autant la réalité sociale de notre époque. L’Immigrations.  Les migrants sont aussi un de thème de ce roman. La peur de l’autre, la xénophobie, l’invasion de notre pays par des milliers de musulmans potentiels terroristes. Ces émigrés révélateurs de nos peurs ancestrales. L’insécurité sur laquelle surfe quotidiennement l’extrême droite et la droite extrême propageant insidieusement ses idées nauséabondes.

On aborde aussi ici le thème des violence faites aux femmes. Nicolas Lebel se pose en féministe, évoquant la place de la femme dans notre société. La vision que le monde a et a eu de la femme à travers le temps. La femme victime de l’oppressions des hommes et des classes dominantes.

D’ailleurs l’idée du roman gothique est une nouvelle fois bien vu, les femmes, notamment les britannique ayant été les pionnières du genre. On pense à Clara Reeve, Ann Radcliffe, Sophia Lee et Charlotte Smith. De Charlotte Drake à Mary Shelley et son Frankenstein. Ces femmes qui ont façonné la littérature gothique pour en faire une littérature noire.

D’ailleurs il est très plaisant de retrouver des citations de ses œuvres majeures du roman noir anglais tout au long de notre lecture. Mary Shelley bien-sur mais aussi  Bram Stocker et son Dracula ou encore Oscar Wilde et Le Portrait de Dorian Gray. On y entrevoit aussi Edgar Allan Poe mais aussi le docteur Jekyll et son  double M. Hyde. 

Et puis la poésie, l’onirisme sont toujours présent dans les livre de Nicolas Lebel. Les mythes, les légendes aussi. Cette fois c’est vers la Roumanie qu’ils vont nous transporter avec la figure de Vlad l’empaleur et de toutes ses représentations contemporaines.

Bref vous l’aurez compris je me suis régaler à la lecture de ce titre de Nicolas Lebel.

Surtout que notre auteur sait distiller à merveille des petites touches d’humour bienvenues au milieu de toute cette tension. Et croyez moi, vous aussi vous allez vouloir tenter les sélections pour « Question pour un champion. » Mais quelle trouvaille mister Niko….Je ne vous en dis que ça, je ne vous en dis pas plus….

Une lecture enthousiaste comme lorsque je j’avais découvert il y a une petite quinzaine d’année  Les ogres du Gange de Philippe Cavalier , le premier volume de la tétralogie Le siècle des chimères.

Dans la brume écarlate est un roman brillant,  intense , flamboyant un grand roman

Dans la brume écarlate est de ces titres qui vous mettent du baume au cœur et qui vous redonne goût à la lecture. Merci pour cela aussi Nicolas.

 

Extraits :
« Aujourd’hui on percevait encore le célibat d’une femme comme la dernière des tares, et chacun de ses proches s’ingéniait à proposer untel, l’ami d’amis, souvent Prince des Tocards ou Archiduc des Blaireaux, parce que à leurs yeux il valait mieux qu’une femme fût mal accompagnée que seule. Il en allait ainsi depuis la nuit des temps : la femme seule ne savait pas se tenir. »
« – Tout ça parce que vous prenez la tangente ? Vous laissez les potos clapoter dans la mistoufle ? La mistoufle ? répéta Matiblout , cueilli . La mistoufle ! Parce qu’on va se dorer la lune dans les sphères . Mais enfin capitaine… Y’a pas de  » capitaine « , patron ! La demande de bornage ! Ca fait deux plombes qu’on l’attend ! Et l’autre jean-foutre de Dubois qui a de la pisse de chat dans les veines et qui tricote des pincettes dès qu’il a une responsabilité ! Les  » pincettes  » ? Mais…et c’est pas avec les quiches qu’on a ici , les Truffeau et consort,qu’on va relever le niveau ! A croire qu’on regroupé tous les décébrés de la police nationale dans le même zoo ! »

 

 

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic


Le livre : De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Albien Michel dans la collection Thrillers. 21€90 ; (420 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

De bonnes raisons de mourir

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment.

Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.

Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée.

Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…

Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

 

L’auteur : Morgan Audic est né à Saint-Malo le 30 janvier 1980 et a grandi à Cancale. Il vit depuis plus de dix ans à Rennes, où il enseigne l’histoire et la géographie en lycée.
Il est l’auteur de « Trop de morts au pays des merveilles« , un thriller publié en 2016.

 

 

 

 

Extrait :
Grincements métalliques, respirations sifflantes.
Il s’éveilla dans une pénombre inquiétante, traversée de flashs vert et bleu chaque fois qu’il clignait les paupières. L’air était lourd, saturé d’une puanteur âcre de corps mal lavés mêlée à des d’odeurs d’antiseptique et d’alcool fort.
Où je suis ?
Ses yeux s’habituèrent à la faible luminosité de la pièce et il aperçut une rangée de lits plaqués contre le mur en face de lui. Ils étaient occupés par des êtres informes et gémissants qui remuaient lentement leurs membres comme des scarabées à demi écrasés agitent leurs pattes avant de s’éteindre.
Bouge !
Une pulsion au fond de son crâne lui criait de fuir. Il essaya de se redresser, mais ses poignets et ses chevilles refusèrent de se décoller du matelas. Avec horreur, il réalisa qu’ils étaient attachés au cadre du lit par des sangles. Il tira de toutes ses forces pour arracher ses liens, mais l’effort lui fit tourner la tête au point qu’il crut s’évanouir. Désorienté, le corps baigné d’une sueur froide et grasse, il tenta de se rappeler comment il était arrivé ici.

 

Le post-it de Ge

De bonnes raisons de mourir – Morgan Audic

Un cadavre mutilé est découvert à Pripiat, ville près de Tchernobyl. Le commandant Melnyk, policier ukrainien animé par le sens du devoir, est chargé d’enquêter tandis qu’Alexandre Rybalko, policier russe a été engagé par le père de la victime pour retrouver l’assassin et le tuer. Leurs investigations se croisent et les conduisent sur la trace d’un double homicide commis la nuit du 26 avril 1986.

J’ai adoré ce bouquin, j’avais déjà beaucoup aimé le premier roman de Morgan Audic Trop de morts au pays des merveilles, qui avait été un de mes coup de coeur 2016.
Mais là quel coup de maître, Morgan Audic nous offre un roman policier parfait. A la fois roman noir, roman d’espionnage, cold case est un formidable thriller. De bonnes raisons de mourir, est la révélation de ce premier semestre 2019.

Je vous le disais, tout y est.
L’intensité de l’intrigue, le charisme des personnages, la véracité des thèmes exploités.
C’est parfait et parfaitement dosé. C’est formidablement maîtrisé. L’écologie, géopolitique, les enjeux économiques rien ne manque. Sans oublier cette guerre larvée au cœur de notre bonne vieille Europe.
Bien mieux qu’un bon documentaire sur ses sujets, ce titres se lit avec un tel plaisir, une telle intensité qu’on ne peut le lâcher
L’écriture et le style de notre auteur en font un magnifique thriller qu’on lit d’une traite malgré ces 420 pages.

C’est très cinématographie, ça s’imprime sur votre rétine et ça reste gravé dans votre cerveau.
Un putain de bouquin, un page turner certes mais qui restera longtemps dans nos esprits.

Surtout ne passez pas à coté.

Vous ne le regrettez pas, foi de porte flingue.

Sans Mobile Fixe de Guillaume Grivet.


Le livre : Sans Mobile Fixe de Guillaume Grivet. Paru le 15 Mars 2019 aux éditions Le Lamantin dans la collection Le Lamantin des profondeurs. 18€ ; (262 pages.) ;  22 x 14 cm

4ème de couverture :
Pour son premier jour à Rennes, le capitaine Barbara Martin hérite d’une mission simple : retrouver un clochard soupçonné d’avoir tué une jeune fille en pleine rue. La policière au physique impressionnant va bénéficier de l’aide de Max, un SDF impliqué malgré lui. Tous deux sont bien placés pour savoir que les apparences peuvent être trompeuses. Ils ne vont pas être déçus.

L’auteur : Né en 1979 à St Malo, Guillaume Grivet vit et travaille près de Rennes, où il est également auteur, acteur et metteur en scène de théâtre. Inspiré tant par les auteurs modernes que par la littérature classique, la culture télévisuelle, le cinéma, la poésie, le rock ou la bande dessinée, il hybride ses influences dans un style aussi singulier qu’efficace. Sans Mobile Fixe est son premier roman, dans lequel il introduit des personnages qu on aura plaisir à retrouver.

 

 

 

Extraits :
«Parfois, comme ça, aux moments les plus inattendus, surgissait encore cette petite étincelle d’humanité qui, si l’on n’y prenait pas garde, vous embarquait sur cette route de l’espoir qui conduit aux désillusions. »

Les Lectures de Maud :

Version  lue : Broché

Mention : Premier Livre

 Sans Mobile Fixe de Guillaume Grivet.

Une enquête qui parait de prima bord, très facile. On connaît le meurtrier, il ne reste plus qu’à Barbara de le trouver et de le mettre en prison. Sous cet aspect, tout paraît simple, et pourtant, en creusant un peu car le Capitaine ne suis pas aveuglement les ordres, elle va mettre en lumière une toute autre affaire…

Barbara Martin, nouvellement nommée à Rennes, prend ses marques avec la ville, s’habitue à la Province et apprend à connaître ses collègues. Son passé la hante, la peur de se retrouver dans la même situation qu’à Paris, lui fait faire des erreurs. Elle n’enquête plus avec ses réflexes d’avant. Elle est sensible, attachante, sort de temps en temps des sentiers battus ; mais n’a qu’un but la vérité, pas celle qu’on lui sert.

Max, SDF, va s’avérer un atout précieux dans cette enquête. Lui également veut connaître la vérité. Il se méfie des flic et pourtant va aller à la rencontre du capitaine afin qu’ensemble ils résolvent ce mystère et qu’un innocent en finissent pas en prison.

Ensemble, ils vont déterrer les pistes et chercher ce mobile de ce meurtre car contre tout apparence ils auraient déjà le coupable sous la main.

Le Monde de l’Art, est presque un personnage à part entière, les rivalités, le monde cruel face à de futurs artiste en mal de reconnaissance.

L’auteur signe ici un excellent premier roman, du rythme, une plume ciselée et dynamique ; le tout avec une fine dose sur les préjugés et les idées préconçues. De nombreux rebondissements tiennent en haleine le lecteur. Aucun temps mort, les personnages ont des failles, des défauts et des qualités ; ce melting-pot amène une crédibilité au récit. L’erreur est aussi de mise. Les valeurs sociétales, les clichés sont très bien abordés dans ce livre, avec finesse et humour. Des personnalités fortes qui se rencontrent, vous réservent quelques scènes explosives. Le respect et la confiance sont également à l’honneur. La vie dans la rue tout comme le secret de Barbara, sont des éléments abordés avec douceur et habilité. Le titre également est un sacré clin d’œil à l’ensemble de ce livre. Un livre à découvrir !!! Je suivrai attentivement les futures sorties de l’auteur.

Je remercie les éditions Le Lamantin pour leur confiance

Que Dieu me Pardonne de Philippe Hauret


Le livre : Que Dieu me Pardonne de Philippe Hauret. Paru le 18 Mai 2017 aux Editions Jigal. Collection : Polar. 18.00 euros. 208 pages. 21 x 14 cm.

Paru en poche 15 Février 2019 aux Editions Jigal. Collection : Polar. 9€s. 240 pages. 17 x 11 cm

4ème de couverture :
Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… A quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa cohorte de jeunes désœuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher. D’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’une vie meilleure… De l’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption. Une cohorte d’âmes perdues qui n’auraient jamais dû se croiser… Des destins qui s’emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !

L’auteur : Philippe Hauret est né en 1963 à Chamalières. Il passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez avant de venir s’installer sur Paris.
Il travaille aujourd’hui pour la bibliothèque d’une université.

 

 

 

 

Extraits :
 « Les gens ne se rendaient pas compte… Il fallait posséder un sacré mental pour passer une vie entière à buller ! L’argent n’évitait pas l’ennui, on pouvait même dire qu’il le favorisait. Que restait-il une fois que vous aviez effectué le tour du monde 5 fois d’affilée, parcouru les greens les plus réputés, que vous vous étiez empiffré des mets les plus raffinés, aviez bu les crus les plus onéreux et aviez sauté toute une colonie de mannequins rachitiques ? En général, un sentiment de grande lassitude commençait à poindre, jusqu’au moment où il gangrenait votre cerveau, vous plongeant dans un état de catatonie absolu dont il était difficile de sortir autrement que par la drogue ou l’abus de boisson. »

Les Lectures de Maud :

Version lue : Broché

Que Dieu me Pardonne de Philippe Hauret

 

Dans cette enquête, deux mondes s’opposent, les riches-les pauvres. Que ce soit leur lieu de résidence ou leur façon de vivre. Globalement tout les oppose !! D’un côté les délinquants chez les pauvres, de l’autre les gentils gens. Que va-t-il se passer lorsque ces deux réalités vont se rencontrer ?

Des personnages, diverses et variés, vont se rencontrer et là, ça va être de la dynamite. Serait-ce forcément les riches les gentils ? C’est ce que l’on va découvrir au travers différents cambriolages et meurtres. Malgré leurs différences sociales, quelque chose à l’air de les réunir, un mal être global, ne pas savoir quoi faire de sa vie, ni comment remplir ses journées, même lot pour les addictions. Ils sont hantés par les mêmes questions, même si suivant de quelle côté on se trouve de la barrière les solutions ou conséquences sont différentes. Et encore, pas si sûre.

Kader et Mélissa ont en commun, outre le fait d’habiter dans la même citée et de ne pas avoir d’emploi : l’appât du gain, le manque d’argent va les amener à faire des choses qu’ils regretteront peut-être plus tard. Leur moral est là.

Rayan, personnage antipathique et détestable au possible qui se permet de prendre tout le monde de haut et de ne se sentir concernée que par sa petite personne, sa position  et son confort uniquement. Pour lui l’argent arrange tous les problèmes, seul Dieu a le pouvoir de le punir.

Mattis va se retrouver à gérer un enquête qui va l’emmener au-delà du pensable, mais aussi il va être confronté à la responsabilité de ses choix. De plus, il n’est pas très en phase avec l’attitude d’un des enquêteurs. Une vie personnelle quelque peu chahutée. Suivant son intuition, il va habilement faire le tri entre le vrai et le faux. Ne va-t-il pas se brûler les ailes ?

L’auteur signe ici un polar magistral, au-delà de l’enquête il souligne les fameux clichés. Il bouscule les idées reçues, par exemple : les délinquants sont pauvres, habitent en cité et sont issus de l’immigration. Il soulève également la notion de moyen qui fait parfois pencher la balance d’un côté ou de l’autre de la justice, meilleure défense car avocat plus onéreux. La différence de prise en compte de la parole est aussi très savamment soulignée. Croirait-on plus un riche, qu’un pauvre ? Sur la pointe des pieds et tout en finesse, il est aussi question de la violence et du racisme dans la police. J’ai dévoré ce livre, happée par le thème, l’écriture, le rythme et les différentes composantes de cette histoire. Je vous recommande très vivement cette lecture !!!

Je remercie Geneviève de m’avoir permis de découvrir ce livre !!

Thérianthrope, Michaël Fenris 


La triple chronique 2/3

On fait de plus en plus fort chez les Flingueuses.

Trois avis pour le prix d’un.

Trois Flingueuses que l’on entend peu en plus, vous avez de la chance !

Vous avez eu ce matin le retour de Marc, maintenant celui de Sylvie et enfin ce soir l’avis de Fanny

Allez place à l’avis de Sylvie K


 

Le livre : Thérianthrope de Michaël Fenris .  Paru le le 22 novembre 2018 aux éditions Prisma – 19.95 € (397 pages) ; format  15 x 23cm

 4ème de couverture :

A Denver, l’inspecteur Ernesto Guzman espérait avoir une fin de carrière paisible. Quand on l’envoie sur une scène de crime particulièrement sordide, il comprend que la retraite va devoir attendre : la victime a été massacrée, et en partie dévorée par son assassin… Alors que les corps affreusement mutilés se multiplient, l’identité du serial killer ne fait plus aucun doute : Mitchell Hiker, ancien garde forestier tout juste échappé d’un asile psychiatrique. L’homme est persuadé d’être un loup-garou, et une petite voix dans sa tète lui souffle de tuer. Une traque sans merci va commencer

L’auteur :  Michael Fenris est le pseudonyme d’un médecin généraliste qui vit en région parisienne, il aime les thrillers et a publié sous ce nom ses premiers romans, Feuilles et Le syndrome Noah. Michael Fenris, médecin de jour et écrivain la nuit est aussi passionné de littérature américaine.

 

 

 

 

 

Extrait :
« Le patriarche  raisonna à toute vitesse. Il était pris entre le choc de l’information, la mort d’un homme apprécié de tous, et le fait qu’en vieux chasseur connaissant les lieux et la faune locale il ne voyait pas quel animal pouvait avoir dévoré quelqu’un. M$eme un ours grizzly en était en théorie incapable. »

 

Chronique d’une flingueuse :

L’avis de Sylvie K

Thérianthrope, Michaël Fenris

La couverture et le titre interpelle. Bon ça m’a l’air d’être un poil du fantastique une histoire de loup-garou mais ayant aimé Feuilles du même auteur, sans hésiter je m’y mets. Des voix qui enjoignent Mitchell à tuer. Dès le début de l’histoire nous savons qu’il est le tueur !  L’inspecteur Guzman se voyait en retraite mais des cadavres à moitiés dévorés vont l’occuper, l’agent Tosaga du FBI un poil t l’aidera à traquer ce sérial-killer.

On sait qui est le tueur, on assiste à sa traque dans la première partie de l’histoire mais celle-ci s’avère plus complexe. La petite ville de Denver cache bien des secrets. La chimère ne peut pas s’arrêter de tuer voir dévorer, les cadavres s’accumulent dans la petite ville. Quand une petite fille disparaît….

Un trhiller écrit par Michael n’en serait pas un s’il n’y avait pas cette touche de fantastique tout en crédibilité.  L’auteur sait transporter son lecteur dans une histoire captivante, pleine de suspens et de moments forts.

Un épilogue comme je les aime surprenant vous savez, le mal rôde mais il peut se nicher n’importe où !……..

et psstt pour le titre  Thérianthrope c’est comme  lycantropie….

Merci aux Editions Prisma pour l’envoi de ce livre.

On a tous une bonne raison de tuer de Pétronille Rostagnat


Aujourd’hui c’est » double chronique ».

Enfin presque

 Trois flingueuses vous donnent leur avis sur une même lecture.

Ce matin c’est notre second mister Flingueuse, Mister Marc qui nous offre son regard acéré

Il y a un mois et demi  c’était Fanny et miss Aline qui vous accrochaient avec ce même titre :

On a tous une bonne raison de tuer de Pétronille Rostagnat

On a tous une bonne raison de tuer – Pétronille Rostagnat

Demain soir Miss Aline reviendra, mais cette fois elle laissera la parole à l’auteure.


Le livre : On a tous une bonne raison de tuer de Pétronille Rostagnat. Paru le 19 janvier 2019 aux  21€ ; (344 p.) ; 22 x 14.5 cm

4ème de couverture :

« Gabrielle est découverte dans son bain les poignets tranchés. Tout laisse croire à la tentative de suicide d’une mère au foyer désœuvrée, mais Gabrielle n’a aucun souvenir de son acte. Poursuivie par la désagréable impression d’être en permanence observée, elle est presque sûre d’avoir été, en réalité, victime d’une tentative de meurtre.

Après avoir installé des caméras chez elle, elle surprend la visite d’une jeune inconnue puis découvre, lors d’un cocktail organisé dans le cabinet d’avocats de son mari, qu’il s’agit d’une proche collaboratrice de celui-ci. Trois jours plus tard, cette dernière est retrouvée assassinée.

Commandant au 36 quai des Orfèvres, Alexane Laroche se retrouve impliquée de plein fouet dans cette affaire. Son mari Charles est l’un des associés du cabinet et personne ne peut être exclu de la liste des suspects… »

L’auteur :  Pétronille Rostagnat a vécu en Chine et à Dubaï et vit désormais à Lyon. Mère de trois enfants, elle a été responsable marketing pendant une dizaine d’années avant de se consacrer à l’écriture de romans policiers.

 

 

 

 

 

 

Extrait :
Arrivée en bas du cabinet, elle eut un mouvement d’hésitation. Que penseraient ses collègues de son intrusion dans les locaux au début de l’enquête ? D’un côté, elle serait elle-même amenée à témoigner dans cette affaire, et était avant tout, et surtout à cet instant, femme de l’avocat touché par cette histoire, plus que commandant à la brigade criminelle de Paris.

L’arrêt sur image de Marc  :

On a tous une bonne raison de tuer de Pétronille Rostagnat

 

Je n’ai pas eu à tourner beaucoup de pages dans ce livre pour comprendre que j’allais passer un très bon moment de lecture. L’écriture est plaisante, pas de pertes de temps inutiles, l’auteure sait apporter les précisions utiles sans se perdre dans de longues pages inutiles.

Deux avocats ont fondé leur cabinet il y a plus de 25 ans, et ils ont réussi à se faire un nom et une réputation. Ils sont également amis dans la vie, les deux familles sont très proches. Deux évènements, qui à priori ne semblent avoir aucun entre lien entre eux, va venir chambouler l’équilibre qui était bien installé depuis de longues années entre eux. La femme d’un des deux avocats a essayé de se suicider, et une des employées du cabinet est retrouvée assassinée. C’est à partir de là que des secrets vont monter à la surface, que tout le monde va se méfier de tout le monde, même de son, propre conjoint. Alexane, l’épouse du second avocat est commandant à la crim. Elle va essayer d’enquêter de son coté pour découvrir la vérité.

Je ne vais pas parler plus de l’intrigue, afin de dévoiler le moins de chose possible. Mais j’ai adoré l’évolution de l’histoire. Plusieurs fois j’ai pensé savoir qui était l’assassin, et plusieurs fois j’ai changé d’avis. Au final à aucun moment j’ai eu juste. C’est dans les toutes dernières pages que l’on découvre le coupable.

Et c’est d’ailleurs dans cet aspect précis de l’histoire que j’émets mon seul bémol. Une fin finalement sans originalité, et un coupable qui tombe un peu là comme ça, parce qu’il en fallait un. Malgré cette petite déception finale, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, je le conseillerais sans hésiter à ceux qui veulent une histoire prenante et passionnante à suivre.