Vlast de Peter Higgins


La journée fantastique

Vous le savez déjà, le 28 du mois chez Collectif Polar c’est notre journée SFFF.

Aujourd’hui c’est un peu spécial car une alors vous proposé une double chronique.

J’ai je l’avoue un peu obligé notre Jumelle infernale à lire ce titre que j’avais énormément aimé.

Alors c’est partie pour le double chronique de Vlast 1/2


Le livre :Vlast de Peter Higgins. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Arnaud Demaegd. Paru le 19 mars 2014 au éditions Bragelonne. 20€ ; (505 p.) ; 21 x 14 cm.

4e de couv :

La corruption règne à Mirgorod.

Entre agents du parti et révolutionnaires fanatiques, cabarets décadents et exécutions sommaires, survivre est un défi quotidien dans la gigantesque capitale du Vlast. Lorsque l’inspecteur Vissarion Lom est chargé d’arrêter un terroriste qui menace le parti, il ne se doute pas encore que son enquête va le mener jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, et lui faire découvrir un secret lié à son propre passé. Sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme, Maroussia, proche du criminel qu’il est censé traquer, achève de faire basculer Lom dans un monde de faux-semblants, ambigu et vénéneux…

 

L’auteur :Peter Higgins a enseigné l’anglais à Oxford, a été chercheur et a travaillé dans la haute administration britannique. À mi-chemin entre Boulgakov et John Le Carré, unanimement salué par la critique, Vlast nous entraîne dans les bas-fonds d’un univers crépusculaire et envoûtant.

 

 

 

Extrait : 
C’est le futur. Un futur qui requiert de nouveaux modes de pensée : une nouvelle philosophie, une nouvelle moralité, un nouveau genre d’hommes. Tout ce qui est vieux et inutile doit être détruit pour laisser la place à l’avenir.

La journée fantastique  de Ge

La journée fantatisque est un peu spéciale aujourd’hui.

En effet, je vais vous parler d’un roman que je qualifierais de transgenre.

De plus en plus les genres SF et polar se mélangent. L’anticipation devient elle aussi un nouveau genre du roman policier.

On va au-delà de la simple critique sociale, on projette celle-ci pour imaginer le monde de demain et tenter de décrypter ses dérives possibles.

Dans une Russie soviétique imaginaire l’inspecteur Lom traque un terroriste. Il côtoiera des agents du parti, des révolutionnaires fanatiques, des anges, des géants… Entre les éléments déchaînés et les exécutions sommaires il découvrira les secrets les mieux gardés. Et découvrant la corruption qui gangrène la ville, le policier décide de rejoindre la résistance. Un roman dense et déroutant basé sur l’histoire et les mythes de la Russie. Un roman comme je les aime, mélangeant les genres, les détournant. Jouant avec tous les codes connus pour nous faire vivre une aventure épique et singulière. Une Urban Fantasy très réussi, un excellent premier roman , il n’est pas sans me rappeler « The City and the City » de China Mieville.

Vlast de Peter Higgins : le souffle et l’âme russe entre légendes et roman noir.

 

Les petits + de Collectif Polar

C’est le premier titre de la nouvelle collection de Bragelonne : L’Autre.

« Il y a toujours eu dans notre catalogue des ouvrages différents de l’image générale de Bragelonne : des romans littéraires, hybrides et originaux. Des romans qui ne correspondent pas exactement à un genre, une cible, une catégorie. Soit parce qu’ils mélangent les genres, les références et les inspirations au point de ne pouvoir être rangés sous aucune des étiquettes habituelles (SF, Fantasy, fantastique, policier etc.). Soit parce que les éléments imaginaires n’y sont qu’un mince prétexte, se fondent dans le récit plutôt que d’être développés et explorés, et servent à déclencher et mettre en valeur une histoire essentiellement humaine et universelle. Ce sont des romans fusion, inclassables, étonnants, qui surprennent et provoquent, mais savent aussi toucher et convaincre le grand public par leur puissance, leur personnalité et leur sensibilité littéraire. L’Autre Bragelonne est la collection qui réunit désormais ces ouvrages. » (cf. Le blog de Bragelonne).

Petite précision de votre porte flingue :

Vlast et le premier tome d’une trilogie. Mais les deux tomes suivant ne sont toujours pas édité en français. Alors si Bragelonne nous entend, s’il vous plais, faites que la suite de Vlast soit vite disponible pour les lecteurs car nous sommes tous, je suis très impatiente de lire le suite et la fin de cet opus qui déjà semble être une oeuvre majeur.

L’Enfant et la Louve de Henri Loevenbruck


Le livre : La Moïra : le cycle des loups l’Intégrale, tome 1 L’Enfant et la Louve de Henri Loevenbruck. Paru le 4 Octobre 2017 aux éditions J’Ai Lu. 15€ ; (957 p.) 19 x 13 cm

4ème de couverture :
Agée de treize ans, Aléa est une orpheline solitaire vivant de menus larcins. Mais, en dérobant un jour un anneau, elle hérite de pouvoirs étranges. Serait-elle appelée à devenir le Samildanach, l’élu des druides à qui revient la charge de façonner l’avenir du monde ? Chassée par des hommes qui la craignent ou la vénèrent, Aléa doit d’abord apprendre à maîtriser ses nouveaux pouvoirs au plus vite… Pendant ce temps, dans la forêt, Imala erre, seule. Rejetée par les siens, mise au ban de sa meute, cette louve blanche cherche aussi sa place dans le monde. L’espoir de triompher d’un futur incertain réunira la louve et l’enfant. Car c’est à une destinée de légende que sont promis ces deux parias..

L’auteur : Henri Loevenbruck est né à Paris en 1972. Il est écrivain, anthologiste, journaliste et traducteur. Il est l’auteur de plusieurs scénarios pour le cinéma et d’un thriller haletant, Le Testament des Siècles. Avec La Moïra, il met en scène un univers mythologique et naturaliste proche de celui que peint Le Seigneur des Anneaux, dans lequel se révèle sa passion pour les loups, dont il a étudié les mœurs.

 

 

 

 

Extraits :
« La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges oubliés où se croisaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent. Et si, un soir d’été, l’âme bienveillante vous vous allongez dans l’herbe et vous les écoutez le cœur ouvert, vous entendrez peut-être cette histoire d’un autre temps, au pays de Gaelia; celle de la louve blanche et de l’enfant qu’on appelait Aléa.»

La Journée Fantastique  par
Les Lectures de Maud :


 

Dès les premières pages, me voici entraînée vers une autre monde « Gaélia », composé de plusieurs royaumes Harcourt, Sarre, Galatie, Bisagne et Terre-Brune, sous la houle d’un Roi, plus préocupé actuellement par son mariage que par ses sujets. Aléa, jeune adolescente, orpheline, tente de vivre et survivre dans la ville de Saratea. Sa vie va être totalement bouleversée lorsque que sur une plage elle s’empare de la bague d’une mort. Que va lui conférer cette possession ? Des pouvoirs, en effet mais aussi de gros ennuis. Elle va faire la connaissance de Mjolln, un nain, Faith une barde et Phelim un druide. Ensemble ils vont s’unir autour de la jeune fille pour la protéger des puissances qui souhaiteraient s’emparer d’elle et de son bien. Elle va devoir grandir malgré elle plus vite qu’elle ne l’aurait dû, apprendre à se battre et à maîtriser la flamme qui grandit en elle. Elle est attachante, et assoiffée de connaissances. Elle va d’abord les apprivoiser ses compagnons de routes avant de leur faire confiance.

Le Royaume doit également faire face aux Tuathanns, qui chassés il y a plusieurs décennies de l’île, souhaitent revenir sur leurs Terres. Une guerre se prépare, les alliances se font et se défont selon certains critères pas forcément logiques dans un premier temps. Les jalousies et méprises resurgissent.

Imala, louve blanche, a dû elle aussi faire face à de multiples mésaventures, porter ses louveteaux, être chassée de sa meute. Rencontrer des Verticaux qui vont tour à tout être agréables ou sanguinaires. Elle se sent différentes des autres, à la fois solitaire et attirée par une force.

Que se passera-t-il lors de sa rencontre avec Aléa ?

L’auteur, signe ici un magnifique premier volet, un univers même si proche du Seigneurs des Anneaux, n’en est pas moins original et différent. Proche d’un conte, avec ses nombreuses références à la magie, à la natures, aux croyances ancestrales, cet opus n’en est pas moins puissant tant pas son histoire qui intrigue et qui donne très envie de se plonger dans la suite, que par cette écriture littéraire et délicate, très envoûtante.

Après cette découverte je ne manquerais pas de me plonger dans la suite, La guerre des Loups et finir avec La Nuit de la Louve.

Version lue : Broché

Le Dompteur de Pluie – 1 – La Légende des Klungs de Wendall Utroi.


le dompteur de pluie(1)Le livre : Le Dompteur de Pluie – 1 – La Légende des Klungs de Wendall Utroi. Ré édition le 28.02.2019 aux éditions Independent Publishing Platform. 328 pages.

4ème de couverture :
Vous êtes-vous posé la question de savoir ce que serait votre vie si vous aviez toujours, oui toujours, respecté les règles ? Ce matin-là, Kalyn n’y a pas songé un instant, et sur un coup de tête, ou poussé par on ne sait quelle impulsion, il a bravé les interdits. Pouvait-il imaginer que cette action, si folle soit-elle, puisse transformer une vie et de nombreuses autres ? On pourrait appeler cela l’effet papillon, ou le destin, ou la chance. Moi, je crois qu’il s’agit d’une phase de l’évolution. Pour quel devenir ? La ruine, le chaos, le renouveau ou la gloire ? Tout peut si vite basculer dans un monde où survivre ne tient qu’à un fil. Une aventure qui plaira à tous les âges, pleines de rebondissements et de suspense.

wendall utroiL’auteur : Tout d’abord, un grand merci pour votre passage sur ma page auteur, soyez les bienvenus !
Auteur autoédité, j’ai publié mon premier roman en 2014, sans trop savoir ce qu’était ce monde, ni si mes histoires plairaient. Aujourd’hui, après six titres, je sais que j’ai trouvé dans cette activité une passion qui submerge toutes celles que j’avais auparavant. Auteur qui aime se frotter à des registres différents, j’aime tout particulièrement les parcours de vies, qui nous parlent un peu de nous les hommes et les femmes, avec nos forces, nos faiblesses, mais toujours avec beaucoup d’humanité.
Quand j’écris, je me fixe trois objectifs :
– Ne pas m’ennuyer ni ennuyer le lecteur.
– Prendre plaisir à partager des histoires où se nichent les émotions.
– Et surtout parvenir à vous happer jusque la dernière ligne.
Dans mon premier roman, que l’on peut qualifier de Thriller psychologique, je tente de dépeindre l’Homme tel qu’il est; imparfait, perfectible, hésitant, et parfois capable des pires, comme des meilleures choses.
Poussé par l’envie de poursuivre cette aventure, j’ai écrit un second roman, puis un autre pour ne plus m’arrêter

 

Extraits :
«Il pleut depuis trois jours et trois nuits sur le village des Klungs. Pas une minute sans que les gouttes ne frappent les toits de feuilles dans un bruit sourd. Trois jours sans sortir, c’est interminable. Kalyn s’exaspère :
— Mam ! Sérieux, laisse-moi retourner au centre d’apprentissage, je m’ennuie trop ici !
          — Kalyn ne fait pas l’enfant ! Tu sais que tu ne peux pas sortir par ce temps. Tu veux fondre ?
          — Fondre ! Arrête avec ce mensonge disant qu’on peut fondre sous l’eau, j’ai passé l’âge, c’est pour les bambins cette histoire, j’ai passé l’âge ? On a les coques de feuilles de corne, elles protègent très bien, tu le sais, sinon, on n’en ferait pas les toits de nos maisons et les armures aussi. Si ce n’est que ça, j’ai juste à emprunter le chemin couvert ! »

 

Note de l’auteur pour l’achat :

Toute personne effectuant un don à une association telle que Sos médecin, les resto, Unicef, croix rouge etc de trois euros et m’envoyant la preuve de don par mail à wendallutroi@gmail.com recevra le roman en version epub ou mobi ou Pdf. Ils peuvent bien entendu donner plus, c’est à leur discrétion. Ils peuvent également cacher leur vrai nom sur le bulletin de don, s’ils ne veulent pas le communiquer. Ce mode d’achat est valable jusqu’au 20 mars.

Les Lectures de Maud :

carte

Découvrez la carte de OyaThaan « La terre des esprits ».

Nous découvrons à travers ce premier volet, l’Histoire des Klungs, qui sont-ils et leur passé. Les croyances et les peurs ancestrales sont de mise, se transmettant de génération en génération sans que personne ne viennent les remettre en cause.

Pourtant lorsque Kalyn va braver un des interdits, se mettant en danger, risquant ainsi la mort ; quelle n’est pas sa surprise de découvrir qu’il n’en est rien. Il n’est pas mort et a survécu, la pluie n’est donc pas toujours mortelle. Lorsque cette révélation va être faite au clans, chacun va y aller de son interprétation. Jeune Klung de quelques cadran, le voici propulsé chef de famille avec toutes les conséquences liées à cette tâche.

Un personnage très attachant qui ne va avoir de cesse de prouver que bien équipés ils peuvent braver les dangers et ainsi sauver la colonie. En effet les moissons sont de moins en moins bonnes et le rendement moins importants. Pourtant certains ne voient pas en cette révolution une réelle avancée…Redoublant de courage et de témérité il va prendre sa charge à bras le corps. Le danger guette mais surement pas qu’à l’extérieur du clan. Lorsque les secrets s’effritent, Kalyn va se rendre compte que les Sages gardent pour eux la vérité… Sur qui va-t-il pouvoir s’appuyer ? A qui va-t-il pourvoir faire confiance ? Ses épaules seront-elles assez solides pour supporter l’espoir de son peuple ?

Je découvre l’auteur dans son antre de science-fiction, cette histoire même si imaginaire, soulève bien des problèmes qui nous sont contemporains. En effet, les découvertes et avancées ne sont pas toujours bien vues, surtout si elles remettent en cause les croyances et les lois. De plus en maintenant les gens dans la vision d’un certain danger à franchir les limites, n’est ce pas une manière de les garder le contrôle ? De plus, dans cette organisation des Klung, l’auteur soulève également la place de chacun dans cette tribu très bien organisée et autonome. Une lecture qui m’a ravie, il me tarde de connaître la suite !!! J’espère ne pas patienter trop longtemps !!!

Version lue : Numérique

planche

 

Kahena de Margot Aguerre


Le livre: La Dynastie du Royaume de Floss  vol 1 : Kahena de Margot Aguerre, publié en auto-édition et sorti le 01 septembre 2014. 492 pages; 15,90 euros;  24 x 16 cm   

4eme de couverture :

Kahena est une jeune fille intrépide et solitaire qui vit avec sa famille en Altarine, un pays épargné par la guerre que mène Jaliorga, un sorcier haineux qui a décimé de nombreux peuples. Pourtant le temps presse. Kahena devra maîtriser la magie qui sommeille en elle pour faire face à cette terrifiante menace. Elle apprendra à se battre pour découvrir son identité et trouver sa place dans la résistance qui s’organise. Entre drame et espoir, Kahena est un livre pour les curieux en mal d’aventure et les rêveurs intrépides. Laissez-vous entraîner et séduire par ce premier volet de la trilogie de La Dynastie du Royaume de Floss.
L’auteur Margot Aguerre est une jeune auteure passionnée d’écriture depuis ses dix ans. Les mondes fantastiques remplis de magie et de mystère la fascinent. Ecrire est plus qu’un exutoire, c’est une nécessité tout comme le partage qu’elle veut instaurer avec ses lecteurs. Kahena est le premier roman de sa trilogie fantasy La Dynastie du Royaume de Floss. Après un master en économie gestion à l’école de Neoma, elle se lance dans l’aventure de l’autoédition pour partager son premier roman avec le plus grand nombre. Le but est d’échanger autour de son univers et de l’expérience d’être son propre éditeur avec les bons et les moins bons côtés mais aussi montrer qu’être autoéditée ne rime pas forcément avec mauvais. Pendant son temps libre elle aime lire de la fantasy mais aussi écrire des contes pour enfants et des nouvelles, quand elle ne travaille pas sur le Tome 2 de sa trilogie.
Extrait:
« Elias, un garçon plus âgé que Kahena, esquissa un petit sourire en la regardant de biais. La jeune fille sentait son estomac se nouer lorsque leurs yeux se croisèrent. Il était brunb avec des cheveux mi-longs, une barbe naissante, la peau mate et les yeux bleus. En bref, il faisait chavirer le cœur de toutes les filles de Bojuare et Kahena ne faisait pas partie des exceptions, sans pour autant l’afficher.Son frère aîné Nael était tout autant charmeur, peut-être même plus, mais il ne venait plus aux leçons d’escrime ayant passé l’âge ».

La ch’tite chronique de Gabriele

Kahena, Margot Aguerre

Ce livre est l’histoire d’une jeune femme, Kahena qui vit en paix. Un jour, un jour son meilleur ami est attaqué, et Kahena découvre qu’il est blessé. Il lui apprend qu’il a été attaqué par une étrange créature. Kahena va devoir apprendre à contrôler ses pouvoirs pour se défendre.

Dans ce livre j’ai tout aimé, la magie, les créatures démoniaques, la description des personnages, le fait qu’il ait des peuples différents. J’ai beaucoup aimé le Prince Tronze car il est chanteur de gemmes: quand il chante il développe le pouvoir des pierres. J’ai aimé aussi Louftag qui est le roi des fées parce que son nom est marrant. Enfin j’ai adoré Robin parce qu’il a un dragon trop stylé qui s’appelle Ruberonis.

J’ai réussi à imaginer les pensées du Dragon et de Kahena et pourtant quand je lis d’habitude, je n’arrive pas à imaginer les choses. C’est sans doute pour ça que j’ai aimé ce livre.

C’est la première fois que je lis un livre aussi long.

J’ai hâte de lire la suite.

Métamorphosis de Vivianne Perret


Houdini, magicien & détective Volume 1, Metamorphosis de Vivianne Perret. Paru le 5 octobre 2016 aux Ed du Masque.18€ ; (250 p.) ; 23 x 15 cm
Réedité en poche le 5 octobre 2017 chez 10/18 dans la collection Grands Détectives. 7€60 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
Entre mafia chinoise, corruption et tours de magie, un portrait passionnant de Houdini dans une Amérique du XXe siècle en profonde mutation.
San Francisco, juillet 1899. Le jeune magicien Harry Houdini, en tournée en Californie avec sa charmante épouse Bess, fait alors sensation avec son tour Metamorphosis (ou la malle des Indes) et son tout nouveau numéro d’escapologie, où il se débarrasse de dizaines de menottes et de chaînes en quelques minutes.
Après l’un de ses spectacles, Houdini est invité à se rendre à Chinatown chez un riche négociant en soie. Ong Lin Foon, qui n’a aucune confiance en la police, lui demande de retrouver sa nièce, kidnappée à son arrivée à San Francisco. Le marchand craint qu’elle n’ait été enlevée pour aller grossir les bordels de Chinatown. Poussé par Bess qui juge le sort de ces victimes révoltant, Houdini accepte de mener l’enquête. Ce que Bess ignore, c’est que le magicien va également mener en parallèle une mission secrète pour le gouvernement américain…
……………………
L’auteure : Vivianne Perret est historienne, écrivain, journaliste et une insatiable polyglotte globetrotteuse. Fascinée par les coulisses de l’Histoire, elle est une grande spécialiste des Etats-Unis et tout particulièrement incollable sur la figure mythique de Buffalo Bill et sur les Indiens Lakotas. Elle a même poussé sa passion pour les Indiens des plaines jusqu’à apprendre le sioux. Après Metamorphosis, elle offre une suite palpitante aux aventures du magicien Houdini dans Le Kaiser et le roi des menottes, aux éditions Lattès.
……………………
Extrait : 
“Jim n’était pas convaincu par les explications de Houdini ; il insista, vaguement inquiet pour l’avenir du patron.
– Ouais mais imaginez que quelqu’un finisse par comprendre votre truc. Eh ben, votre tour, il est foutu.
Houdini pila net.
– Impossible”
Il embrassa le rue d’un coup d’œil, comme si son regard transperçait les murs de brique et se portait bien plus loin, franchissant les mers.
– Nous sommes à l’aube d’un nouveau siècle et je suis le magicien qui va le marquer de son empreinte.
Tu sais pourquoi ?
Il marqua un petit temps d’arrêt et posa sa main sur l’épaule de Jim. L’adolescent secoua négativement la tête.
– Parce que je suis le meilleur, mon petit Jim. Tout simplement parce que je suis le meilleur.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Métamorphosis de Vivianne Perret

J’ai rencontré Vivianne Perret fin mars, au PolarLens. C’est mon ami Alexis Aubenque qui venait de s’entretenir avec elle qui m’a conseillé d’aller la voir. Je n’ai pas regretté du tout.

Discuter avec une passionnée d’écriture et d’Histoire qui après un début de discussion timide, s’ouvre, et s’illumine en transmettant son émotion fut un instant de pur bonheur !

Mais les écrits allaient-ils être au niveau de ce qu’elle me racontait ?

J’ai toujours aimé les romans qui se déroulent pendant la fin du XIXe siècle ou le début du XXe siècle, voire romans historiques tout simplement.

Ils obligent les auteurs à adopter une écriture très différente, à faire des recherches plus poussées, mais c’est surtout les ambiances qui doivent être sublimées et lorsque le scénario est en adéquation, alors c’est le bonheur…

Amateurs de violence et de sang passez votre chemin… Ce Polar est tout en finesse…

Vivianne Perret, nous entraîne dans un autre monde, tout du moins un monde méconnu. Le Chinatown de San Francisco !

Les chinois qui y vivent sont invisibles aux yeux des américains et sont soumit aux rackets constants sans possibilité d’en sortir au risque d’être agressé, les trafics de tous types, les meurtres et bien sûr le racisme et la prostitution…

Pourquoi est-ce le fameux magicien Houdini, qui mêne l’enquête policière ?… Ça je ne vous le dévoilerait pas !

Je peux juste vous dire que ce n’est pas anachronique du tout et cela fonctionne plutôt bien.

Le maître de l’escapologie, l’illusionniste surdoué pas si étonné que ça, va se retrouver au cœur d’un kidnapping.

L’intrigue policière qui semblait basique au départ et on ne peut plus classique, va au fil des pages s’avérer plus complexe que ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

Personne n’est vraiment ce qu’il semblait être…

La magie de Viviane autant que celle d’Houdini opère, et s’est avec plaisir que son écriture fine et élégante m’amène au dénouement final.

Challenge réussit pour moi. Les personnages sont bien développés et attachants et les surprises éclairent les chapitres au fur et à mesure.

Autant de bonnes raisons de découvrir les tomes suivants.

A lire !

Dans les brumes du mal de René Manzor


 Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy dans la Collection Noir. 20€, (400 p.) 15×23 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .
Extrait :
Il poussa la porte de la chambre d’Alyssa qu’il avait remise en ordre et laissa trainer son regard sur toutes ces choses qui avaient une signification particulière pour elle : les posters de ses groupes musicaux préférés, sa collection de coquillages, ses vieilles poupées de chiffon, ses colliers, sa table de maquillage…il attrapa son flacon de parfum et le contempla dans la lumière, comme un philtre magique. Il retira le bouchon, le sentit pour attirer le fantôme d’Alyssa dans la pièce, puis versa quelques gouttes dans sa main et les appliqua sur son cou et sur sa nuque.
Il s’attarda ensuite un moment devant les étagères de son bureau, s’intéressa aux romans qu’elle lisait, TWILIGHT de Stephenie Meyer, GANT OF THRONES de Georges R.R.Martin.
Il sourit tristement en apercevant la girafe en peluche avec laquelle sa fille dormait encore. Et, tout naturellement, il serra le doudou contre lui, ferma les yeux et s’allongea sur ce lit qu’il avait bordé tant de fois…..

 

L’Accroche deMiss Aline

Dans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elles les a quitté il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider.
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !

N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– de Fabrice LIEGOIS


N’Y descendez Jamais ! – Devenu “ABY”– Autoédition – Thriller de Fabrice LIEGOIS

Prologue :
La Louisiane, une Manbo, la voix de la vérité qui fredonne une adoration. Ainsi naquit la légende d’Aby… Le récit d’Aby se fait un soir d’Halloween, le mien aussi…
Toi le cartésien, oublie toutes tes certitudes et rentre dans le cercle des bougies, écoute la voix des Loas, et laisse la magie opérer… Ceci est l’histoire d’Aby. Et lorsque tu seras initié à ton tour tu ne verras plus le monde qui t’entoure de la même façon. Paskemwen te ale nan kavla. Epi, koulye a mwenkonnen! (Car moi je suis descendue dans la cave. Et maintenant je sais !)
Pour mieux m’y accompagner il est important de visionner le long métrage réalisé par Fabrice Liegeois et qui initie le récit via le lien suivant 
Cette histoire, l’auteur l’a construite en 4 actes, comme un opéra. Et la musique qui nous accompagne est le créole. Créole qu’il a pensé à traduire pour ceux qui ne le comprennent pas. J’ai donc conservé ce format pour ma chronique. En revanche, contrairement à lui je n’ai pas appris le Créole (à ma chère Guadeloupe). J’ai utilisé Google Traduction et le Créole Haïtien, le seul à disposition. Pardon aux puristes.
Partie 1 Aby. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 (et oui ce récit ne pouvait que débuter un soir d’Halloween) – En pleine tempête Sandy. 10:13 PM
Une prêtresse âgée, la fin d’un désounien, deux globes de jade qui fascinent… Sa voix qui explique qu’elle a attendu. Qu’elle a espéré et qu’il est temps qu’elle se confesse. Enfin. Et elle va se confesser, du 6 janvier 1939 jusqu’au 1er aout 1943 nous allons découvrir son histoire. Je suis Abigail, l’exécrée – Annonce-t-elle – Des bayous de Louisiane que la famille va fuir, jusqu’à ce quartier d’Harlem où elle se raconte. Elle la bâtarde issue d’un viol, celle de la mauvaise couleur, la couleur quarteron, Lwachabine. Ce reproche vivant. De cette enfance coincée entre amour et violence. De cet amour immense pour sa Jaja, la Bôko, qui va la porter et l’aider à affronter l’indicible. Jaja qui porte le fardeau de sa malédiction, elle qui a choisi de vivre avec son fils pou pi bon kontwole li, wi (pour mieux le surveiller, ça oui). Et puis un soir dans Harlem, le démon va se lier à Aby en emportant un morceau d’elle… Jaja la sauvera.
Partie 2Lwa Racine. New York, quartier d’Harlem – Le 31/10/12 – 10:25 PM
Aby poursuit son récit et raconte la période d’après-guerre, le chômage qui explose, la pauvreté qui s’accroît. Harlem qui devient un ghetto. Aby, qui doit gérer la maison, palier aux absences, même pour les pires tâches. Car la malédiction se poursuit. Encore. Page 164 « Je suis devenue Abigail l’incestueuse … (gémit-elle) ». Et puis les voix qui résonnent en Jaja, de plus en plus fortes, ses délires qui inquiètent Aby. Aby qui au lendemain de son 19ème anniversaire scelle son destin. La transmission a un prix. Un rituel de passage, une folie dévorante. Offrir son âme à l’éthéré. Devenir pourpre comme les pierres de Petro Je-way. P211 « Je suis devenue Abigail l’orpheline. (pleure-t-elle) ». Et puis l’initié jouera une dernière fois son rôle de sauveur. Et les voix seront de plus en plus présentes – Jaja est là à jamais – Et tous les autres aussi.
Partie 3 MarinètBwaChech. New York, quartier d’Harlem – 11:41 AM – 14 Avril 1972
Les BPP s’approprient la rue. Tout va mal. La ville a sombré dans une crise sociale, économique et politique. Harlem se meurt dans un silence hypocrite. Et puis la guerre du Vietnam. Un dernier acte d’amour d’un fils aimant. Puis la folie qui dévore tout, même l’amour. Et la malédiction se poursuit, inéluctablement et avec force. E menmtibebe a inosanapdwepeye (Et même le nourrisson innocent devra payer). Le temps de la vengeance arrive. Eux qui savaient et ont laissé faire vont payer !
Partie 4 Coup N’ame. New York– Le 29/10/12
Mathis vat découvrir ce quartier de Harlem via cette annonce alléchante d’un meublé de deux pièces à louer pile dans son budget. Il échange avec cette voisine. Si bizarre voisine. Puis cette porte condamnée dans le hall. Il a pourtant été prévenu… N’y descendez jamais ! C’est Jaja qui me l’a dit…
Chez Aby 31/10/2012 – 10:07 – P539. Rappelle-toi, elle voit des choses. Son esprit lui montre des visages. Des formes de vie éthérées qu’elle seule est capable de percevoir. Elle est la Mah d’un Djab. Les têtes s’alignent sur la table devant elle.
Paskefen a pata ka lòt. Men, èskefen sa a ? Car la fin ne pouvait être autre. Mais est-ce la fin ?

Fabrice nous parle d’amour, de douleur, de malédiction, de folie et de traditions.

De la maltraitance faite aux enfants.

De ce dont l’esprit est capable pour surmonter ces souffrances innommables.

De la folie dans laquelle les victimes basculent pour ne pas mourir.

De la schizophrénie qui balaie tout… Et dont certains ne reviendront jamais.

Un récit fort, bouleversant.

Une thérapie et avant tout un acte d’amour pour cette grand-mère formidable qui est la sienne.

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Pour ma part il m’a totalement bouleversée et j’ai eu besoin de quasi un mois de recul pour être capable d’écrire ces lignes.

Ne passez pas à côté de cette pépite littéraire.

Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, Acte 1


Aby : Histoire d’une LC Halloweenesque, Acte 1

 

« Venez, mais venez autour du grand feu, une bonne soupe de citrouille est là aussi pour vous réconforter

Asseyez-vous, venez écouter ce qu’un Fée et une Magicienne ont a vous conter ce soir. »

« Entre Ti Bon Ange, entre et n’ait pas peur »
Ici on va raconter l’histoire d’une enfant
Aby qu’on la nomme
Ici va se jouer le premier acte de sa vie
Mais attention car Aby n’est pas seul
Il y a sa Mah, et aussi ses sœurs
Il y a son Pah, lui non plus n’est pas seul, ils y a des monstres dans sa tête
Il y a aussi sa boko d’amour, oui sa Jaja
Et avec sa Jaja il y a les Loas.
Tu ne connais pas les Loas, aïe, c’est dommage,
Remarque avec la fée Stelphique, on veille, on est là pour vous protéger
Oui parce qu’on te l’a pas dit, on est ici en Louisiane, dans le marais.
Et Aby et sa famille sont des nègres du Sud, de ces enfants descendants d’esclaves.
Et chez eux aussi la magie est très présente, très forte.
Empreinte de catholicisme mais surtout de vaudou
Oui entre Ti Bon Ange
Vient découvrir Aby
Mais suis bien les conseils de Stelphique la Fée et de Ge la Magicienne.
Sinon, tu risque d’y laisser une partie de ton âme « 

@Blog de kujira Poupée vaudou

Autour d’une soupe bien réconfortante au potiron, une Magicienne et une Fée vous font part de leurs impressions sur la première partie de lecture de Aby, de Monsieur Fabrice Liégeois…
(Attention, les parenthèses sont la retranscription d’une voix éthérée qui se mêle de leurs conversations…Nous sommes désolées de la gène occasionnée, surtout si elles suscitent des frissons incontrôlables…)
(Frissonne de peur, je suis un Lwa…)

A la nuit tombée, le Pah devient monstre…Aby, en tremble de peur…

Bizarrement, de grandes forces s’en mêlent…Aby, sent leur puissance…

Yepa! Tous aux abris….Aby, va regarder le Mal dans les yeux…

 Ahhhhhhhhhh les Loas sont là… Bouh, ils vont hanter tout ça…Y‘a plus qu’à se cacher…

(Tu pourrais bien en mourir…)

Une première partie qui pose les bases d’une histoire hantée par des démons de tout genre. On en redemande de ces légendes de la Louisiane, de ce folklore créole, de ce langage « particulier »…

Alors revenez nous voir la semaine prochaine.

 Aby reviendra aussi.

Promis.

En attendant vous pouvez retrouver la Fée Stelphique dans son antre *****Mon féerique blog littéraire!!!!!*****

Mais aussi me retrouvez ICI sur « Collectif Polar, chronique de nuit » et chez » A vos crimes »

Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

Mon Féérique Blog 

 

L’emprise des sens de Sacha Erbel


SACHA ERBEL-L_EMPRISE DES SENSLe livre : L’emprise des sens de Sacha Erbel. Paru le 24 novembre 2016 chez les éditions La Liseuse. 17€99 ;  (244p) ; 23 x 15 cm.

4e de couv :

 
Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, et lui-même confronté à des troubles obsessionnels.

Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ?

Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et à l’amour de Basile seront-ils suffisant pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

L’Emprise des sens, est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre.

safe_imageL’auteur :  Sous le pseudo de Sacha Erbel se cache une fonctionnaire de police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles. Diplomée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la passionne depuis des années, tout comme l’écriture qui permet à son imaginaire de ‘exprimer.
L’emprise des sens est son premier roman.
Extrait :
Vous savez, ici, c’est la Louisiane. La magie a une forte influence sur la vie quotidienne de chacun. Le vaudou, les gris-gris, les sortilèges, même si ce sont des histoires de vieilles bonnes femmes pour la plupart, restent très présents ici, et ce n’est pas seulement du folklore pour attirer le touriste.

Le post-it de Ge

J’ai bien failli ne jamais lire ce titre.

Vous le savez maintenant , de part ma fonction de coordinatrice du comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris, je lis énormément de premier roman. Mais des premiers romans qui sont référencés sur la base de données bibliographiques Electre. Car oui mon employeur et du coup les bibliothèques de Paris sont abonnés à cet outils de travail donc forcément je dois faire avec.

Aussi L’emprise des sens de Sacha Erbel n’est pas répertorié dans cette base, ce qui fait que je ne l’ai pas eu à analyser et encore moins à lire.

Alors quand Hélène Babouot des éditions La liseuse m’a contactée, nous avons parlé de tout ça mais elle a proposé de venir me voir à la bibliothèque. Et là j’ai fait une belle rencontre, avec une passionnée comme je les aime.

sacha-erbel

Du coup je lui ai promis de lire L’emprise des sens , mais pas promis autre chose sauf peut-être si j’aimais le livre.

Et j’ai aimé le livre, alors maintenant je vais tenter de vous en parler.

Que vous dire….

Que c’est un premier roman, un  court roman, que tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont là.

Que l’écriture de l’auteur est franche, sans contour. Un style direct. L’emploi du présent de l’indicatif donne du punch au récit.

J’ai apprécier que ses personnages soient tout en contraste. J’ai eu peur que l’héroïne soit une pauvre jeune femme en détresse. Il n’en est rien.

Talia malgré ses blessures reste une femme déterminée. D’ailleurs les personnage féminins de ce romans sont des femmes de caractère. Les mecs aussi, rassurez-vous.

De plus en plaçant son récit à la Nouvelle Orléans en pays cajun, l’auteur profite de l’histoire de cette ville pour développer l’intrigue autour de celle-ci. Une grosse partie du roman se passe dans le quartier français de cette ville.

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« Cœur français battant en terre américaine, La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des États-Unis. Entre Quartier Français à l’architecture latino-créole, vieille cathédrale, antiquaires, boîtes de jazz et rues en fête, c’est à une tourbillonnante plongée dans l’Amérique Impertinente que convie cette ville à l’ambiance si attachante. »

La Nouvelle Orléans c’est aussi le berceau du jazz. Et dans  le roman de Sacha Erbel, la musique a aussi un rôle important. Entre Blues, Jazz et musique Cajun, le rythme du roman s’emballe.

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De plus la ville est marqué par l’histoire de l’esclavage, La Louisiane plonge le visiteur dans le faste de la période d’avant la guerre de Sécession sur les traces des très riches planteurs de canne à sucre et de coton des années 1850. On découvre l’histoire mouvementée de cet état du « Vieux Sud », le commerce triangulaire et la vie quotidienne dans les plantations.

arton149On ne peux pas non plus parler de La Nouvelle Orléans en passant sous silence la culture Vaudou et sa grande prêtresse Marie Laveau ( the voodoo queen). Et cette culture est elle aussi au centre de notre thriller.  Ce qui en fait un thriller fantastique.

Mais rassurez-vous, il y a aussi une vrai enquête et de vrais flics dans ce polar.

De plus la petite touche romance, apporte un petit plus à l’histoire qui devrait encore rajouter du plaisir de lecture au lectorat féminin. Car on le sais 70% des lecteurs sont des femmes.

Bref, L’emprise des sens est une belle découverte et j’avoue que ce titre n’a pas était sans me rappeler une jeune auteure découverte il y a quelques années, J’ai nommé Claire Favan.

Aussi vous vous doutez bien que du coup, j’attends avec impatience une nouvelle aventure de Talia qui je n’en doute pas doit déjà avoir germé dans le cerveau de notre auteur.

Alors si vous aimez le suspens saupoudré d’une touche de fantastique, alors foncez, ce roman est fait pour vous !

 

Lire ICI le début de L’emprise des sens .

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