Le cercle des impunis de Paul Merault


Le livre : Le cercle des impunis de Paul Merault. Paru le 07 novembre 2018 Edition Fayard  (326 pages) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture : Des brumes de Londres au soleil éclatant de Marseille, des policiers sont assassinés dans la plus sordide des mises en scène, avec un même symbole tatoué sur la langue. Scotland Yard et la police française s’allient pour remonter la piste de ces vengeances diaboliques. Des deux côtés de la Manche, les meilleurs enquêteurs associent leurs méthodes pour traquer celui qui les humilie en s’attaquant aux plus grands flics. Quelle folie humaine peut réussir à « opérer » avec une telle expertise chirurgicale ?

 

 

L’auteur : Paul Merault est un officier de police en poste à Toulouse.
Commandant divisionnaire spécialiste des quartiers sensibles et des situations extrêmes, il dirige la police de la division Mirail, qui regroupe les principaux quartiers sensibles de l’agglomération. Il a été précédemment, pendant plusieurs années le chargé de communication et des relations presse de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de la Haute-Garonne. Il est intervenu plusieurs fois dans les médias pour témoigner des problèmes de délinquance dans sa ville et suggérer des pistes pour y remédier.
Paul Merault a reçu le prix du quai des Orfèvres 2019 pour son premier roman : « Le cercle des impunis », un polar qui se déroule entre Marseille et Londres et deux services de police, l’un français, l’autre britannique
Extrait : Ce n’était pas tant d’avoir administré la mort qui le rendait monstrueux, mais sa complaisance à profaner la partie a plus expressive et la plus personnelle du corps humain, le visage. Ann se représenta Patterson penché sur le corps de Peter James, en train d’insérer un fœtus dans son ventre……

Note de flingeuse :

 Créé en 1946, le prix du Quai des Orfèvres, qui récompense chaque année un roman policier, est décerné par un jury composé de 22 policiers, magistrats et journalistes Après avoir entendu Paul Merault chez Pradel échanger sur son métier et son livre j’avais envie de le lire. Et par un pur hasard il m’a été offert pour mon anniversaire.

Chronique d’une flingueuse

Le cercle des impunis de Paul Merault par Sylvie K

Dans un quartier de Londres un corps est retrouvé par le superintendant Perkins avec une inscription très étrange et tatouée sur la langue, il s’avère que c’est son ancien partenaire.

De l’autre côté de la Manche Caradec, un flic du 36 Quai des Orfèvres à la suite d’une enquête médiatique est muté à Marseille ville de son enfance. Il arrive à point nommé quand le chef de la criminelle est retrouvé mort avec la langue tatouée. Il le remplace d’office.  

Mais outre l’inscription sur les corps ceux-ci font l’objet d’une macabre mise en scène.

L’adjointe de Perkins Anne est envoyée en France pendant que Perkins est sur la piste d’un psychopathe, un prédateur sans aune conscience. Trouver la concordance entre les deux meurtres mais entre Londres et Marseille les pistes se croisent et un autre meurtre est commis. Les indices convergent vers une demeure à Mérindol village du Lubéron qui a un passé historique. Des siècles plus tard, s’arguer le droit de punir ceux que l’on nomme les impunis. La fin de l’histoire nous le livrera !

Des chapitres très courts, une intrigue bien amenée, on passe de Londres à Marseille sans se perdre. On sent à ses écrits que l’auteur est du milieu. Il oscille entre l’enquête, les personnages et y distille un peu de trhiller. Cependant, je m’attendais à une fin différente justement à cause du personnage du tueur psychopathe…

Ce premier roman est une réussite même si j’émet une réserve sur la fin (ne pas spoiler) peut être fallait-il juste glisser des passages sur l’histoire du village, pensé dans la tête du tueur ou revécut par le tueur ….. Quoi qu’il en soit, j’ai passé un très bon moment et attends le deuxième roman de Paul Merault !

  Prix du Quai des Orfèvres 2019.

TAGS : Londres, Marseille, langue tatouée, fœtus, équipes, chandelier, tueur.

Enfin (tous) réunis d’Annabelle Léna


Le livre : Enfin (tous) réunis  d’Annabelle Léna. Paru le 21 septembre 2013 aux ed. du Caïman. 12€ ; (254 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Marseille, nowadays. Les maquereaux tombent les uns après les autres, un couteau planté dans le coeur. Le commissaire Rognes est chargé de l’enquête mais il s’en fout, comme il se fout de tout.

Sur le lieu d’un des meurtres, une photo sépia attire son attention. Une photo toute simple mais qui l’obsédera jusqu’à lui faire affrontée son propre album de famille.

Les intrigues se croisent, entre vengeance des prostituées du quartier et introspection d’un homme trop seul. Bien sûr, pour être heureux, il lui suffirait de rassembler les siens…

Mais comment faire ?

 

L’auteur : Annabelle Léna est née le 25 juillet 1979 à Marseille. Elle grandit à la campagne où, à l’abri d’un saule pleureur, elle s’assoit et reve durant des heures. Petite, elle veut devenir caissière indépendante mais ne trouva aucun débouche, à Page adulte. À défaut, et après des études bien ennuyeuses, elle devient donc contrôleur de gestion mais trop d’histoires se bousculaient dans sa tête en réclamant à sortir. Annabelle se fâcha alors avec les chiffres pour acheter un stylo quatre couleurs et écrire. Écrire, encore écrire. Elle fit ainsi la fortune de certaines papeteries et remplit ses tiroirs de feuillets fiévreusement raturés. Depuis elle a publié 2 romans. « A tort ou à raison » chez Eastern Editions. Et celui ci , Enfin (tous) réunis aux ed. du Caïman.

 

Extrait : « Rognes avait tout compris. Et il s’en maudissait.
Il se maudissait car peu importait si ces deux bonnes femmes se détestaient, se tripotaient ou bien s’echangeaient des secrets sur les méthodes d’epilation à la cire. Ce qu’il devait déchiffrer, lui, c’était pourquoi le coeur du type à terre avait été transperce par un couteau en G-10, c’est-à-dire en fibre de carbone avec résine, laminé en multicouche, soit un petit bijou dont le prix affichait plusieurs zéros et n’intéressait que les cultelluphilistes, le tout incliné en suivant un angle sud / sud-ouest impeccable.
Mais ça, Rognes n’en savait rien…
Et surtout, il s’en foutait. »

Le Post-It de Ge

 

A Marseille le commissaire Rognes enquête sur la mort de plusieurs souteneurs. Une vieille photographie découverte à côté de l’un des cadavres va l’obséder.

Enfin (tous) réunis est son deuxième  roman noir. Le ton y est incisif, les personnages torturés.

Annabelle Léna nous fait vivre la descente au enfer d’un flic torturé, dépressif, sans conteste. Un mec pas forcément sympa, il peut même être carrément odieux. C’est vrai, on lui trouve des excuses, il a perdu sa femme et sa fille, alors depuis il a une obsession. Il cherche à se recréer une famille. Et c’est aussi sans doute pour cela qu’il est attiré par les photos des autres. Peut-être cherche-t-il a ce composer un album digne de la famille qu’il aurait aimé avoir.

Alors on va suivre l’odieux commissaire Rogue dans son enquête marseillaise, à la poursuite d’un tueur en série s’en prenant aux proxénètes . Mais notre policier, il faut le dire ne met guère de cœur à l’ouvrage pour résoudre cette affaire qui secoue de la cité phocéenne.

La cité phocéenne, parlant en, c’est bel et bien le deuxième personnage de ce roman, même si sous la plume de l’auteur la ville est fantasmée voire magnifiée. On l’a découvre tantôt belle et enjouée et d’autres fois, sordide, sale ou encore misérable.

Vous l’aurez compris, Annabelle Lena nous propose un roman noir sans nuance, elle excelle quand elle nous parle et décortique l’âme humaine, quand elle compose ces personnages. Sa plume est alerte et sait se monter parfois ironique et aime jouer avec l’humour. Un humour noir, grinçant, il va sans dire.

Et même si l’intrigue policière passe au second plan, cela me m’a pas gênée dans ma lecture tellement le style et la maîtrise de l’écriture sont au rendez vous. Ce roman, je vous le dis, est une formidable découverte.

Extrait :
Quoi ? Vingt-quatre cadavres de filles dans la salle de bains ? Pourquoi n’ai-je pas été prévenu plus tôt ?
 Heu… non, commissaire. Vingt-quatre passeports…
(…)
Et que ceux, comme Ranc, qui voulaient sa place aillent se faire foutre car vingt-quatre cadavres pouvaient parfaitement s’entasser dans une salle de bains. Découpés en petits morceaux et bien alignés, ça devait tenir. Peut-être en utilisant quelques planches de bois pour éviter l’affaissement de l’édifice. Suffisait simplement d’être organisé, de vider le sang, de se débarrasser des organes spongieux, de réfrigérer la pièce et de s’équiper en formaldéhyde.

Adessias, Bonne-mère! de Sylvain Dunevon


Le livre : Adessias, Bonne-mère! de Sylvain Dunevon. Paru le  1er décembre 2017 aux Editions D’un autre ailleurs dans la Collection Crimes de Pays. 13€ ; (184 pages) ; 19,5 x 13 cm

4ème de couverture :

Marseille, décembre 1992. Un couple de jeunes truands marseillais envisage de dérober un objet de valeur dans le coffre d’un retraité  » plein aux as « . Pour Olivier, c’est du velours. Pour Christelle, c’est différent; elle a un mauvais pressentiment. Et comme toujours, elle n’a pas tort… Voici les deux comparses emportés dans une tornade d’évènements auxquels ils pourraient bien ne pas échapper, vingt ans plus tard, quand les fantômes du passé feront surface.

 

 

L’auteur :  Né en 1975, Sylvain Dunevon est originaire du quartier de Saint-Loup, à Marseille. Il a grandi au sud d’Aix-en-Provence. Marié, père de deux enfants, il publie son premier roman policier. Dans un subtil dosage de rebondissements, d’embruns et de parfums de garrigue, l’auteur mène son intrigue tambour battant. Pour notre plus grand plaisir.

Extrait : 

« Les premières lueurs de l’aube dévoilent un paysage lunaire. Le vaste plateau parcouru de garrigue rase s’étire à perte de vue. Par endroits, la végétation s’écarte. Un ruisseau chétif se faufile parmi les blocs de calcaire pour se jeter dans l’abîme. Le 4×4 de la section roule à vive allure depuis plusieurs heures. Christelle, le front contre la vitre regarde défiler le ruban de bitume.         Olivier s’est assoupi, la nuque posée sur l’appuie-tête. Un homme en tenue de commando se tient entre eux, sur la banquette arrière. La tension de la nuit s’est dissipée. Les deux complices ont compris qu’ils ne maîtrisaient plus leur destin.»

  

 

Chronique d’une flingueuse

L’avis de Sylvie K

 Les condés face aux engambis vont rencontrer des branquignols, des nervis et même une cagole, peuchère, il faudrait un pastaga pour comprendre tout cela. C’est la toile de fond de l’histoire Marseille et ses quartiers, ses références aux histoires qui ont défrayées la chronique, le foot, Tapie, la course Le Marseille-Cassis, des noms de rue qui chantent, La saint-Baume etc..  Marseille d’hier et d’aujourd’hui à découvrir au fil de cette histoire ou le passé s’invite dans le présent.

 Deux jeunes Christelle, la petite fille de bonne famille et Olivier le mauvais garçon traînent ensemble depuis l’enfance ; on les retrouve vingt ans après en 1992 dans un quartier cossu. Ils agressent chez lui un retraité bourgeois pour le voler. Là, ils se retrouvent battus et ligotés par des hommes en noir sans savoir pourquoi.

2014 Rémi un journaliste doit faire face à la mort de son ami Bertrand Sapin mort accidentellement mais est-ce bien un accident ? Rémi lui aussi sera victime d’un accident. Delavaigne un flic venu du nord de la France va enquêter sur ces accidents suspects quand un certain Malik Achourbi de la DGI lui fait des révélations surprenantes. La femme de Delavaigne Christelle est en danger. Christelle et Olivier se retrouvent, le passé les rattrape sauf que Delavaigne y sera aussi confronté.

Pour les amoureux de Marseille et ceux qui ne connaissent pas une histoire policière pure marseillaise avec en bonus un glossaire pour bien comprendre le marseillais.

Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti


Ghislain Gilberti

sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez le rencontrer


Le livre : Le bal des ardentes de Ghislain Gilberti. Paru le 21 mai 2015  chez  Anne Carrière éditions dans la collection : thriller. 21.5 € ; (398 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez pocket le 13 juillet 2016. 7.90 € ; (505 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Extraits :
 « C’est le problème des hommes de petite taille lorsqu’ils parviennent à des postes de responsabilité. Ils s’abusent comme ils peuvent, en compensant leur faible constitution par le peu de pouvoir dont ils disposent. Ils contredisent les plus forts pour se donner un tant soit peu l’équivalent psychologique du statut de mâle Alpha, mais, au fond, la frustration et l’aigreur les rongent. »
« Bref , la ZR étais une zone autonome de non-droit,ou même la police n’osait se rendre sans un appui sérieux,une enclave clandestine et impénétrable,pleine de personnes inquietants,allant du sociopathe au terroriste fanatique,en passant par le tueur professionnel et le psychopathe « 

 

L’auteur : Né le 23/04/1977, Ghislain Gilberti, écrivain belfortain, est auteur de romans noirs, de poésie contemporaine, d’essais et parolier pour plusieurs groupes ( Malevolentia, The Fall of Time, Fuck an Angel, De Lys, Arnaud D). Il va puiser dans les replis les plus sombres du corps social pour en tirer la matière qu’il injecte dans ses textes.
– « Dynamique du chaos » (2008), son premier roman, a été publié en ligne et rencontré un vif succès. C’est un roman viral qu’il était possible de télécharger.
– « Le Festin du Serpent » (2013) est son premier roman a être publié par les éditions Anne Carrière et Pocket (2015). Ce roman a remporté le Grand prix des Lecteurs France Bleu 2013, le Prix Découverte Polar Pourpre 2013 et était finaliste pour le prix du meilleur Polar Francophone (2013).
– « Le Baptême des Ténèbres » (2014) Toujours aux Editions Anne Carrière, sortie nationale le 2 octobre. et La Mécanique Générale en poche (2017). Récompense : Lion d’or du meilleur roman français 2015.
– « Le Bal des Ardentes », sortie prévue en début d’année (2015) aux éditions Anne Carrière et Pocket pour le format poche.
– « Dynamique du Chaos » version intégrale non censurée aux éditions Ring (2017)
– « Dernière Sortie pour Wonderland (2017) aux éditions Ring. « Sa majesté des ombres » (2018) aux éditions Ring, premier tome d’une trilogie annoncée avec une suite pour la fin 20185

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur et nous y retrouvons les personnages du « festin du serpent » du moins ceux qui y ont survécu, il peut néanmoins se lire sans préalable.
Plongée à Marseille dans la lutte « des » milieux commanditaires d’un attentat, qui fait (un peu) penser au « pacte rouge » d’Olivier Descosse au tout début, puis immersion aux Tarterets dans les gangs de banlieues, au fonctionnement similaire à celui décrit dans « territoires » d’Olivier Norek… Étonnamment documenté sur les armes, leur maniement et les drogues ainsi que sur l’organisation du milieu du crime, le style de cet auteur est incomparable de précision et ses héros hors du commun méritent que l’on s’y attache. Encore une fois, pour ceux qui survivent à cette aventure, nous pouvons espérer les retrouver bientôt, pour les autres, la violence dont ils ont été victime nourrit notre horreur et le rythme crescendo nous tient en haleine tout au long de ces 400 pages, sans répit pour le pauvre lecteur. Oui, j’ai beaucoup aimé et … je vais vite lire « le baptême des ténèbres »

 

Maudite – Denis Zott


Le livre : Maudite, Denis Zott. Paru le 7 juin 2018 aux Editions Hugo Thriller. 19,95 € ; 14 x 21 ; 352 pages

4ème de couverture :

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Berreta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème.

Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony.

Et l’argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Lybien, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux Topin. Et même Yasmina, l’infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux.

Impossible pour Luce, d’espérer se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d’elle qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ?

Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

L’auteur : Denis Zott est l’auteur d’un premier thriller publié en 2016 aux éditions du Geste La chute du cafard. Denis Zott travaille par ailleurs comme directeur de la communication et directeur de cabinet à la marie de Saint-Tropez.
Extrait :
 «La chute sera rapide et brève. Je ne percevrai qu’un choc, sans doute le craquement de mes os. Ou bien je sentirai ma tête exploser, mon crâne se disloquer comme un œuf, le jaune et le blanc mélangés, ma cervelle et mes souvenirs mes cauchemars répandus, du mauvais engrais, comme moi, la Maudite. Je ferme les yeux. Mon épaule frôle l’angle de la fenêtre et glisse. Vers le vide. »

 

L’accroche de Miss Aline

Maudite, Denis Zott

 Ce livre c’est un sac de nœuds et de vipères avec au milieu La Maudite, une gamine d’à peine seize ans qui fout un bordel monstre. Elle est « convoitée » par des dealers, des flics pourris, des fausses amies … A part une belle gueule, des fesses qui attirent les regards qu’est-ce qu’elle peut bien avoir pour être le centre de tout ? Parce que, oui, tout tourne autour d’elle. Elle que l’on veut tantôt protéger, tabasser, tuer, violer, voler. Luce n’est pourtant pas une tendre, elle a sa part d’ombre et de mauvaises actions. Seize ans : fugueuse, droguée, dealeuse et mère. Seize ans à peine et tout ce qu’elle se prend dans la tronche la gosse !

Tu ne peux pas t’empêcher de plonger et replonger ta main dans le sac. Les actions se succèdent de façon frénétique. Chaque personnage va se révéler au fil des pages. L’auteur te chahute, ne te laisse pas de repos. La tension va crescendo, les révélations sur les uns et les autres également et d’autres qui sortent de l’ombre pour mieux ajouter à l’énigme.  L’auteur te laisse sur le carreau avec une fin de ouf !

La maudite n’est pas une promenade de santé : drogue, meurtres, viols, tortures, corruptions… La réalité ne peut être aussi pourrie, tu l’espère en tout cas.  Si tu aimes le noir, lecteur/lectrice, tu vas être (bien) servi. Plonge la main dans  le sac et attention aux vipères, ça mord !

Je remercie les Editions Hugo et particulièrement Marie et Célia, pour ce SP bien noir. Merci à Denis Zott qui par son livre me fait apprécier le beau côté de la vie.

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi


Le livre :  On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Paru le 12 octobre 2017.  21€90 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv : 

 

« Les femmes sont souvent plus fortes que les hommes dans mes romans, même lorsqu’elles sont victimes des pires machinations »
Michel Bussi

« Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. »

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits… Un suspense renversant et bouleversant.

 

L’auteur :  Michel Bussi est professeur de géographie à l’Université de Rouen. Il est l’un des auteurs de polars parmi les plus primés en France au cours de ces dernières années. Son roman Omaha Crimes (2007) connaît une consécration nationale en obtenant cinq prix littéraires majeurs. Dans la foulée de ce succès, Mourir sur Seine (2008) est salué par le public et récompensé par le prix Reine Mathilde. Depuis il est le deuxième auteur le plus lu en France en 2016. Michel Bussi a publié aux Presses de la Cité plusieurs romans : Nymphéas noirs (2011) Un avion sans elle (2012), Ne lâche pas ma main (2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2016), Maman a tort (2015) et Le temps est assassin (2016), devenus des best-sellers et traduits dans le monde entier. 
Extrait :
L’occident croit que s’il ne se barricade pas, toute l’Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L’immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu’elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s’en contentent. Il n’y a que quelques fous pour tenter l’aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d’un Africain sur dix mille, et on parle d’invasion ?

Le billet de Carine

💖 MICHEL BUSSI : UNE VALEUR SÛRE 💖

« ON LA TROUVAIT PLUTÔT JOLIE » de Michel Bussi

Michel Bussi est l’un des auteurs de romans policiers les plus lus et les plus primés en France. Ses romans, des page-turner sans surenchère de détails macabres, parviennent à faire la synthèse entre le meilleur de l’atmosphère des romans policiers populaires français et le rythme des romans à suspense américains. Et c’est ce que les lecteurs adorent…

A Port-de-Bouc, près de Marseille, Jules Flores est chargé d’élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d’une association d’aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L’enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d’origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.

J’aime beaucoup Michel Bussi et découvrir un nouveau roman de lui est à chaque fois un immense plaisir. Ici, passé et présent s’entrecroisent afin de nous conter l’incroyable destin de Leyli, une cabossée de la vie.

Un roman totalement différent de ce qu’a pu nous proposer l’auteur jusqu’à présent. Une chose pourtant ne change pas : il nous captive toujours autant. J’ai adoré ce bouquin … une réussite totale !!!!!! Je vous encourage vivement à le découvrir …

 

 

Ce pays qu’on assassine de Gilles Vincent


Aujourd’hui j’ai la chance d’accueillir une nouvelle chroniqueuse dans les rangs de collectif Polar. Et pas n’importe quelle chroniqueuse, puisque c’est Carine Boulay qui nous rejoint.  Carine a longtemps tenu un blog qui nous parlait de polar, Le noir émoi. Un blog que je suivais avec intérêt.

Aujourd’hui, si elle a arrêté son activité de blogueuse, elle reste une grande lectrice de littératures policières. Et puis quand on a tenu un blog, on aime toujours donner son petit avis sur nos lectures. Alors, Carine blogueuse un jour, blogueuse toujours vient aujourd’hui nous parler du dernier opus de Gille Vincent.

Je vous laisse découvrir cela.

 

Le livre : Ce pays qu’on assassine de Gilles Vincent. Paru le 10 février 2017 aux Editions In8.  19€ ; (385 p.) ; 21 x 12 cm

4e de couv :

Au coeur de Marseille, on exécute Tarek Bsarani de trois balles dans la tête. Il était le directeur de campagne d’une jeune députée du Vaucluse, espoir prometteur du Parti National de France. À l’autre bout du pays, on découvre dans la boue les corps meurtris de deux jeunes Érythréennes. Deux migrantes égarées sur les routes dévastées de l’exode.

Forte de son expérience et d’une équipe soudée, la commissaire Aïcha Sadia tente de dénouer l’affaire marseillaise, tandis qu’au nord, dans ces territoires laminés par la crise, le capitaine Carole Vermeer, flic fragile et vacillante, butte sur la solitude et le mensonge. À mesure que l’échéance électorale approche, la tension politique vient brouiller les pistes…

Des houillères du Pas de Calais aux plaines brûlantes de Camargue, l’auteur livre un roman noir, lyrique, politique et social. Le portrait sans concession d’une terre au bord de l’abîme, un pays sombre et parfois lumineux : le nôtre.

L’auteur :
Gilles Vincent, né le 11 septembre 1958 à Issy-les-Moulineaux. Après 33 ans dans le Nord et onze ans à Marseille, Gilles Vincent décide, en 2003, de poser valises et stylos dans le Béarn. Depuis quinze ans, il consacre le plus dense de sa vie à l’écriture. Il est aussi l’animateur d’ateliers d’écriture en milieu scolaire, en prison, à l’hôpital…
Les pages lues, écrites sont ses poumons, les mots, tout le sang qui l’habite…
Auteur de polars connu et reconnu, il a plusieurs fois été récompensé : prix Europolar 2014 pour Djebel, prix Cezam Inter-CE 2014 pour Beso de la Muerte et prix du Mauvais Genre 2015 du Val Vert du Clain pour Trois heures avant l’aube.

Le mot de Carine

Tarek Bsarani, le directeur de campagne d’une députée du Parti national de France, a été exécuté à Marseille. De l’autre côté du pays, les corps de deux migrantes érythréennes sont retrouvés. La commissaire Aïcha Sadia est chargée de l’enquête sur le meurtre marseillais, pendant que Carole Vermeer s’occupe de l’autre affaire, dans le Pas-de-Calais.

On dit de lui : « Les pages lues, écrites sont ses poumons, les mots, tout le sang qui l’habite … » Je trouve qu’il n’y a pas de meilleure introduction que celle-ci afin de vous parler de cet auteur que j’affectionne tout particulièrement.

Que d’émotions à la lecture de cet ouvrage … Gilles Vincent est doté d’une qualité rare que je trouve tout simplement remarquable côté écriture. Effectivement, qu’il exprime l’amour d’un homme pour sa compagne qui dort à ses côtés, un crime crapuleux, un paysage ou même un attentat il le fait toujours de la même manière. C’est juste ex-cep-tion-nel cette façon très personnelle qu’il a de traiter tous les sujets avec finesse et émotion. Pourtant à la lecture de ce roman vous allez vous prendre la fureur des hommes en pleine gueule ! Et lorsque vous tournerez la dernière page vous vous prendrez également en pleine tête la puissance du titre : ce pays qu’on assassine

Notre Chroniqueuse :

Carine Boulay férue de littérature noire.
Je suis tombée dans la marmite très jeune puisque ma découverte du policier prend sa source au coeur de la bibliothèque verte (on ne se moque pas). Eh oui, j’ai dévoré l’intégralité de la série Alice détective dans laquelle la brillante et non moins sympathique Alice Roy se lançait dans la résolution d’enquêtes toutes plus trépidantes les unes que les autres.
J’ai poursuivi avec des romans en tous genres pendant de nombreuses années avant de glisser progressivement du côté obscur.
La naissance de mes trois enfants a eu raison de mon temps libre mais j’ai replongé dès que j’ai pu au coeur de mes noirs émois.
J’ai approfondi les différents styles qui composent le genre ces dernières années et c’est d’ailleurs incroyable de voir combien mes goûts ont évolué.
À ce jour, je reconnais volontiers avoir un faible pour les auteurs français et je suis ravie de constater qu’une nouvelle vague déferle chez nous, mais pas que.
La lecture fait partie intégrante de ma vie. Synonyme de plaisir, d’émotion, de dépaysement parfois, elle a un pouvoir considérable sur moi : elle contribue à mon bonheur !
Alors merci à nos chers auteurs …

Les vies de Gustave de Gilles Del Pappas


Mes petites lectures
9782919174041,0-1413791Le livre : Les vies de Gustave  de Gilles Del Pappas. Paru le 25 avril 2012 chez Au-delà du raisonnable. 16€90; (260 p.) ; 19 x 13 c

4e de couv :

Hiver 1949, au large de Marseille. Les pieds dans le béton, Gustave coule dans la grande bleue, soumis au destin des petits malfrats qui ont choisi le mauvais camp pendant la guerre, celui de la collaboration. Rejaillissant par miracle de l’eau, Gustave court nu vers Notre-Dame-de-la-Garde dans la nuit glaciale et le vent célèbre, éberlué par la douleur et le froid. Recueilli et caché par le curé, Justin, une nouvelle vie commence pour lui, et si sa défroque de truand lui colle à la peau, les regrets et la découverte de l’art l’accompagnent désormais dans sa rédemption. Mais comment échapper au passé qui le course dans la cité en pleine reconstruction et se laisser aller à l’amour ? Le Marseille de la pègre n’efface pas si facilement l’ardoise. Surtout quand vient le temps de se battre pour la plus grosse part du gâteau de l’après-guerre. Mauvais garçons, héros du quotidien et vrais salauds peuplent cette histoire. Une histoire de sauvetage, sous les yeux de la Bonne Mère, et celle de la naissance de la French Connection… dans son dos.

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L’auteur : Gilles Del Pappas est né en 1949 dans le quartier du Racati, à Marseille. Photographe, réalisateur et grand voyageur, il se consacre depuis quinze ans à l’écriture. Lauréat du Grand Prix de Provence pour l’ensemble de son oeuvre, riche de plus de trente romans, c’est l’auteur méditerranéen incontournable.

 

Extrait :
Le printemps n’avait pas duré très longtemps. Juste le temps d’un soupir, un sanglot, une larme !
C’était ainsi par ici. Il caillait des meules, maître mistral rabotait les cœurs et les corps des hommes, puis il y avait comme un tremblement de terre dans l’air, et d’un coup, vlang ! Tout basculait et c’était l’été.
Le vrai été.
Walou-macache-bono-bezef, le printemps ! Passé à la trappe, la saison du renouveau, celle des bourgeons, des amours et tout le bataclan ! L’hiver-l’été ! C’était comme ça on n’y pouvait rien. 

 

Résumé et petit avis :

1430427826-13-Marseille-Vallon-des-AuffesFin des années 1940, un malfrat paie ses choix jeté les pieds dans le béton au large de Marseille. Parvenant à en réchapper, Gildas Girodeau est embringué malgré lui dans l’enquête sur la mort d’un ex-milicien franquiste.

Gilles Del Pappas nous fait découvrir le Marseille d’après-guerre et les débuts de la French Connexion.

Il élabore un tableau passionnant d’une ville et d’une époque.

A Marseille, ville d’ombre et de lumière, la tragédie n’est jamais très très loin…

Et Gustave dans tout cela, allez vous me dire ?

? Et bien Gustave est mort pour tous ceux qui le connaissent. Et….Il est le seul à savoir que c’est faux.

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A vous de découvrir cet auteur, chef de file d’un courant noir méridional, à la plume généreuse et à la langue ample et directe.

Le gouaille de Del Pappas est unique et nourrie son récit de sons, d’odeurs, de visions qui nous semblent presque perceptibles à le lecture de celui-ci.

Franco est mort jeudi / Maurice Gouiran


Mes petites lectures

$$&9782914704908,0-1422475Le livre : Franco est mort jeudi / Maurice Gouiran. Paru en 2010 et en poche en 2012 chez Jigal collection Polar. (398 p.) : 17 x 11 cm

4e  de couv :

Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu’Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c’est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement.

L’été 1936 à Madrid, l’hiver 1938 à Barcelone, la Retirada – cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l’Espagne et parqués sur la plage glaciale d’Argelès – la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l’Armée Populaire Républicaine… Une foule d’images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits…

35 ans plus tard, Élisa n’est plus et l’Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C’est Manu, son fils, un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d’Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n’aurait sans doute pas été bien loin si sa route n’avait croisé celle de Clovis Narigou…

Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l’écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso… Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile…

220px-Maurice_Gouiran_2009L’auteur :

Maurice Gouiran est né le 21 mars 1946 au Rove  dans les Bouches du Rhône, dans une famille de bergers. Spécialiste de l’informatique appliquée aux risques et à la gestion des feux de forêts il a été consultant pour l’ONU avant de se consacrer entièrement à la littérature.

Maurice Gouiran, romancier, humaniste et militant, s’insurge, se révolte et transcrit sa rage à travers ses intrigues et ses romans… forcément noirs ! Il apporte un sang et un souffle nouveaux dans le monde du polar méditerranéen.

Du grand art ! (Pol’Art Noir).

Citation :
Ces gars mal fagotés étaient plus précieux que tous les bouquins savants écrits par de grosses tronches endimanchées dans le confort de leurs lofts parisiens

Résumé et avis :

Trente-cinq ans après la mort de Franco, tandis que l’Espagne met au jour les charniers du franquisme, Manu reçoit une lettre destinée à sa mère disparue, Elisa, une réfugiée espagnole. De Marseille à Madrid, avec l’aide de Clovis Narigou, il tente de percer les mystères entourant sa famille.

L’auteur nous livre une magnifique peinture de la société espagnole durant le franquisme, et plus particulièrement durant la guerre civile. Il pose aussi un regard très humain sur tous ses personnages, qui nous les rendent attachants. Mais pas seulement car l’intrigue est double. Elle ne sera pas ici dévoilée, au risque de gâcher votre plaisir de lecture

Maurice Gouiran  nous dévoile une des périodes les plus noires de l’Histoire du XXe siècle, celle du premier combat des antifascistes contre la bête… Un roman engagé, riche et émouvant.

Une belle histoire d’amour de Phillippe Carrese


Lecture d’avant&

9782265076020,0-1615459782266141604,0-193277Le livre : Une belle histoire d’amour de Phillippe Carresse.  Paru le 11 septembre 2003 chez Fleuve Noir.  12€30 ; (249 p.) ; 22 x 15 cm.
Réédité en poche chez Pocket  le 10 juin 2004. 6€70 ; (307 p.) ; 18 x 11 cm
C’est deux ouvrages ne sont plus commercialisé, vous ne les trouverez qu’en occas.
4e de couv :

Ingrédients pour une belle histoire d’amour :

une riche héritière, un musicien de jazz paumé, un pot de yaourt, un couteau à cran d’arrêt,le clone du pape, un psychopathe jaloux, un gong en fa, quatre pots de farine, quelques marmottes, un condor qui passe, un dancing pour vieux, un colt 45 de 1911, un adepte de la variété italienne en perfusion, un camion-frigo, quatre pots de sucre, un taureau de combat aux yeux de diamant, un cuistot culturiste en manque de neurones, un pot d’huile, une manif de taxis marseillais, Honorine en string, un sachet de levure, quelques crétins mémorables et un caniche nain royal. Laissez mijoter, et ne demandez pas où est le pain dur. Pindur, c’est le nom du mec qui raconte cette belle histoire d’amour…

téléchargement (27)L’auteur : Philippe Carrese né à Marseille le 06 avril 1956, est réalisateur et écrivain.

Philippe Carrese a entamé il y a une vingtaine d’années une double, voire triple carrière artistique, à la fois cinématographique, musicale et littéraire : réalisateur-télé, il a aussi signé pour le cinéma un long métrage en cours de distribution ; amateur de jazz et de rock, il a monté un combo familial et amical qui tourne régulièrement ; enfin en tant qu’auteur, si Carrese a débuté dans la mouvance de ce qu’on a pu appeler le « polar marseillais », il s’en est vite détaché pour livrer d’abord des récits drôles et acides.

Extrait : 

– Pindur ?
– Quoi ?
– Je ne vois pas le rapport entre tes affligeants repas dominicaux et l’histoire de Gisèle ?
– Normal ! Y’en a pas.
– Tu étais parti pour me raconter la belle histoire d’amour de Gisèle, non ?
– Oui. Sauf que pour l’instant il n’est pas question de Gisèle. Il est question de Cindy.
– Cindy ?
– Laisse-moi finir avec Cindy. Après je te raconte Gisèle.

Résumé et avis :

Pindur, alias Jean-Do, est chargé d’une mission par son patron, Max, petit caïd marseillais. Jean Dominique est un musicien de jazz raté. Il a tout du looser. Il va d’échecs en échecs, et son divorce m’a rien amélioré à l’affaire, il boit et prends de la dope Son employeur, patron du restaurant « Les matins perdus » l’a enrôlé. Il doit récupérer Gisèle, une jeune femme dont Max est tombé amoureux mais qui le fait attendre. Enfin il doit éliminer cette dernière car elle a eu l’outrecuidance de quitter Max, son amant. Pindur, accompagné de Caruso, exécute les ordres mais quand il ramène Gisèle, il s’avère que celle-ci n’est pas la vraie Gisèle de Brémont. Pindur se lance dans une folle équipé pour démêler cet imbroglio. Et dans sa chasse à l’héritière, les cadavres vont s’accumuler sur son passage.

Philippe Carrese est devenu en dix ans un des incontournables de la littérature noire française. Une belle histoire d’amour est son treizième roman.

 Il nous propose un intrigue déconcertante même si parfois l’histoire semble farfelue voire décousue.  Autour de personnages fascinants et haut en couleur, l’auteur nous propose un récit drôle et violent. Avec son style efficace, sa verve méridionale et son humour ravageur, il met en scène Marseille  dans un thriller effrayant à hurler de rire. Et une nouvelle fois Marseille et Philippe Carrese c’est forcément une belle histoire d’amour.